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Fouad Ahidar (Team Ahidar): « La priorité pour Bruxelles est de créer des emplois pour les Bruxellois »

Dans le cadre de notre série d’interviews avec les acteurs politiques influents de Bruxelles, nous avons eu l’honneur de rencontrer Fouad Ahidar, fondateur de « Team Fouad Ahidar ». Avec plus de deux décennies d’expérience en politique, Ahidar partage avec nous sa vision pour une région bruxelloise plus prospère, inclusive et dynamique

Fouad Ahidar, merci de nous accorder cette interview. Pour commencer, pourriez-vous vous présenter, nous parler de votre parcours ainsi que des motivations qui vous ont conduit à créer « Team Fouad Ahidar » et à vous présenter aux élections régionales de Bruxelles ?

Je suis en politique depuis 1999 et élu depuis 20 ans. J’ai été membre du parti socialiste flamand, sous divers noms comme Spirit, SP.a et Vooruit. J’ai également été vice-président du parlement de Bruxelles-Capitale et président de la Commission du Conseil Flamand.

Récemment, je ne me sentais plus en phase avec les idées de mon parti, notamment sur la question de l’abattage rituel. Pour n’avoir pas suivi les instructions du parti flamand à Anvers et avoir voté selon mes propres principes et valeurs, j’ai été exclu des réunions du bureau politique.

Me sentant exclu, j’ai décidé de créer la Team Fouad Ahidar. Nous avons rassemblé une série de candidats pour trois niveaux de parlement : fédéral, régional bruxellois et flamand.

Quelles sont les principales initiatives économiques que « Team Fouad Ahidar » envisage de mettre en place pour stimuler la croissance économique dans la région bruxelloise ?

Bruxelles représente déjà 20 % de l’activité économique belge pour seulement 10 % de la population, mais seule la moitié des emplois sont occupés par des Bruxellois. Nous devons stimuler la participation des Bruxellois à cette économie. À cause de la fiscalité immobilière et automobile, beaucoup d’entrepreneurs formés à Bruxelles se domicilient en dehors de la région tout en continuant à bénéficier de son dynamisme économique.

Nous devons améliorer le niveau de diplôme et la connaissance des langues, notamment le néerlandais, pour rendre les Bruxellois plus concurrentiels. De plus, il est crucial de réformer la fiscalité pour inciter les entrepreneurs à rester domiciliés à Bruxelles, augmentant ainsi les revenus de la région.

Comment « Team Fouad Ahidar » prévoit-il de soutenir les PME/entrepreneurs et de favoriser leur développement dans un environnement concurrentiel à Bruxelles ?

Les PME sont le moteur de notre économie locale. Nous mettrons en place un fonds de soutien pour les PME à fort potentiel, offrant des prêts à faible taux d’intérêt et des garanties pour faciliter l’accès au financement. Nous proposerons des programmes de formation pour les entrepreneurs afin de les aider à acquérir les compétences nécessaires pour réussir dans un environnement concurrentiel.

Nous simplifierons les démarches administratives pour réduire les obstacles au développement des PME, notamment en rendant l’information administrative plus accessible en plusieurs langues pour notre population diversifiée. Nous créerons également des incubateurs et des programmes de soutien pour les jeunes entrepreneurs et les startups, offrant des aides financières et des formations en gestion d’entreprise.

Nous nous opposons également à certaines politiques de mobilité, comme le plan Good Move, qui ne prend pas suffisamment en compte l’avis des commerçants et de leurs clients.

Quels secteurs clés identifiez-vous comme ayant le plus grand potentiel de création d’emplois à Bruxelles, et quelles politiques spécifiques proposez-vous pour atteindre cet objectif ?

La priorité pour Bruxelles est de créer des emplois pour les Bruxellois, dans des secteurs comme les services de proximité, le bâtiment, les soins et les transports. Nous devons améliorer le niveau de la langue maternelle pour faciliter l’accès aux études supérieures.

Pour les individus venant de l’étranger, il est crucial de faciliter l’équivalence des diplômes et l’évaluation des compétences. Nous devons permettre aux professionnels diplômés à l’étranger, comme les avocats, médecins et infirmiers, de passer des examens pour obtenir des diplômes belges sans reprendre les études à zéro. En renforçant l’évaluation des compétences, nous pourrons valoriser des expériences utiles pour notre économie.

Nous devons également accélérer les démarches administratives pour permettre aux nouveaux arrivants de se mettre rapidement au travail, notamment dans les métiers en pénurie. Je pense aux trop longs délais qui existent pour obtenir tous les papiers pour pouvoir travailler dans un métier en pénurie tel que chauffeur ou encore dans l’horeca.

De plus, nous allons encourager plusieurs secteurs clés pour la création d’emplois à Bruxelles notamment au sein des secteurs économiques où la Belgique excelle (chimie, agroalimentaire, pharmacie etc.). Cela sans oublier le secteur des énergies renouvelables pour lequel nous comptons proposer des incitations fiscales pour les entreprises qui investiraient pour créer des emplois.

Pouvez-vous expliquer votre approche de la gestion des finances publiques et les priorités budgétaires de « Team Fouad Ahidar » pour Bruxelles ?

Notre approche repose sur la rigueur et la transparence. Nous devons établir des priorités claires pour les dépenses publiques, en mettant l’accent sur l’éducation, la santé et les infrastructures. Nous publierons régulièrement des rapports financiers pour assurer la transparence des dépenses publiques et mettrons en place des mécanismes de contrôle efficaces pour éviter les gaspillages.

De plus, nous devons comparer les projets de développement pour choisir ceux qui contribuent le mieux à l’amélioration du train de vie des Bruxellois. Nous nous engageons à optimiser les dépenses publiques en choisissant des projets qui apportent un réel bénéfice aux habitants.

Quelles mesures votre parti propose-t-il pour réduire la dette publique et assurer une gestion financière durable à Bruxelles ?

Pour réduire la dette publique, nous adopterons une gestion stricte des finances publiques en optimisant les dépenses et en augmentant les recettes sans mettre à contribution les Bruxellois. Nous explorerons des partenariats public-privé pour financer certains projets d’infrastructure, consolidant ainsi Bruxelles comme le poumon économique de la Belgique.

Nous lutterons également contre les constructions fiscales permettant à certaines entreprises et citoyens de ne pas payer d’impôts en Belgique. Nous devons augmenter les recettes fiscales en luttant contre l’évasion fiscale, sans augmenter les impôts des Bruxellois.

Avez-vous des propositions pour réformer le système fiscal bruxellois afin de le rendre plus équitable et efficace ?

Nous proposons de réformer le système fiscal pour éliminer la concurrence fiscale entre les régions et rendre Bruxelles compétitive. Nous ne trouvons pas normal que les biens immobiliers et les véhicules soient taxés différemment à Bruxelles et dans les deux autres régions.

Nous voulons réduire les niches fiscales inutiles et encourager les investissements durables avec des incitations fiscales. Nous lutterons contre les constructions fiscales injustes et encouragerons les projets écologiques et à forte valeur ajoutée. Nous tenons à rendre la région de Bruxelles-Capitale à nouveau compétitive avec les autres régions pour que les Bruxellois restent habiter la capitale une fois au travail.

Quelles mesures spécifiques votre parti propose-t-il pour assurer la transparence et la bonne gouvernance des finances publiques à Bruxelles ?

La transparence et la bonne gouvernance sont au cœur de notre programme. Nous mettrons en place des audits réguliers des dépenses publiques et publierons les résultats pour que les citoyens puissent suivre l’utilisation de leurs impôts.

Nous renforcerons les mécanismes de lutte contre la corruption et encouragerons la participation citoyenne dans les décisions budgétaires. Nous proposerons des ordonnances pour que chaque citoyen puisse bénéficier de tous les documents utiles pour contrôler comment les dépenses sont évaluées, choisies et finalement décidées.

Quelle est votre vision à long terme pour l’économie de Bruxelles et quels sont les objectifs principaux de « Team Fouad Ahidar » pour les prochaines décennies ?

Nous visons une région dynamique, innovante et inclusive. Nous transformerons Bruxelles en une région attrayante pour les investissements, pleinement intégrée avec les autres régions. Nous réduirons les inégalités économiques en mettant en place des politiques de redistribution efficaces et en augmentant le salaire minimum.

Nous devons développer les infrastructures nécessaires pour les nouvelles technologies, notamment une approche intégrée de tous les moyens de transport. Nous voulons réduire les inégalités économiques et optimiser les dépenses pour soutenir la croissance économique et améliorer la qualité de vie des habitants.

Comment votre parti prévoit-il de lutter contre les inégalités économiques et d’assurer une meilleure redistribution des richesses à Bruxelles ?

Nous réformerons le système fiscal pour le rendre plus équitable, augmenterons les investissements dans l’éducation et la formation, et soutiendrons les PME et les entrepreneurs. Nous veillerons à ce que tous les citoyens aient accès à des services publics de qualité, notamment dans les domaines de la santé et du logement.

Nous voulons également encourager les investissements durables en offrant des incitations fiscales pour les entreprises qui s’engagent dans des projets écologiques ou à forte valeur ajoutée pour la Belgique.

Quels sont vos plans pour les investissements dans les infrastructures à Bruxelles et comment ces investissements contribueront-ils à la croissance économique et à l’amélioration de la qualité de vie des habitants ?

Nous continuerons d’investir massivement dans les infrastructures de transport, les logements sociaux et les énergies renouvelables, mais de façon plus intelligente.

Les investissements doivent stimuler la croissance économique en créant des emplois et en attirant de nouveaux clients pour les entreprises. Ils doivent également améliorer la qualité de vie des habitants en réduisant la pollution, en facilitant la mobilité et en offrant plus de logements abordables.

Merci beaucoup, Fouad Ahidar. Avant de conclure, avez-vous un dernier message pour nos lecteurs ?

Merci à vous. Bruxelles a un potentiel immense et nos intérêts sont parfois oubliés par les partis dirigés de Flandre ou de Wallonie. Ensemble, nous pouvons reprendre en main la gestion de la capitale et construire une ville où l’innovation, la solidarité et la justice sociale sont au cœur de notre développement.

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Christophe De Beukelaer (Les Engagés), « Je veux préparer la société aux opportunités offertes par la cryptomonnaie. »

Dans cette interview exclusive, Christophe De Beukelaer, tête de liste des Engagés et pionnier du Bitcoin en politique, partage sa vision pour revitaliser l’économie belge. Il aborde la réduction du chômage des jeunes, l’intégration des nouvelles technologies, et les réformes fiscales nécessaires. Découvrez les propositions audacieuses des Engagés pour un avenir économique durable et innovant.

1. Peux-tu te présenter et parler un peu de ton parcours ?

J’ai fait mes études secondaires en néerlandais et ensuite, j’ai étudié ingénieur de gestion. Après mes études, j’ai décidé de faire un tour du monde à vélo pour rencontrer d’autres cultures. Ce voyage a transformé ma perception de la société et du monde. Chaque 100 km, nous étions accueillis dans une nouvelle famille et c’est enrichissant.

À mon retour, j’ai mené une analyse sur les raisons expliquant le faible taux d’entrepreneurs en Belgique et rencontré des entrepreneurs partout. J’ai ensuite donné une série de conférences pour partager nos découvertes. J’ai rejoint la politique après ma rencontre avec Benoît Cerexhe, ministre de l’Économie et de l’Emploi, qui m’a convaincu de me présenter. J’ai été échevin à Woluwe-Saint-Pierre puis député au parlement bruxellois.

Aujourd’hui, je suis tête de liste pour les Engagés. J’ai toujours eu un pied dans le secteur privé, car je considère la politique comme un engagement. J’ai cofondé une entreprise de livraison de fruits frais en entreprise et une autre dans la finance décentralisée, Bruxelles Blockchain Week. J’ai envie d’avoir un impact sur la société. La politique représente 50% de nos revenus que nous payons à l’État, il faut des entrepreneurs en politique qui ont le goût du risque et qui osent prendre des décisions fortes.

2. Quelle est votre vision pour l’économie belge dans les cinq prochaines années et comment comptez-vous y parvenir ?

Nous pensons qu’une économie florissante est essentielle, avec un marché de l’emploi redynamisé. Bien que le taux de chômage s’améliore, nous sommes encore loin de nos objectifs. Nous visons une Belgique et un Bruxelles entrepreneuriaux, notamment dans une ville aussi multiculturelle. Nous croyons en l’insertion par le travail et nous nous concentrerons sur la réduction du chômage des jeunes de moitié.

Nous avons besoin d’une stratégie technologique solide. Par exemple, la FrenchTech en France a investi 20 millions d’euros par an, et les Pays-Bas ont investi 50 millions dans TechLeap, deux succès notables. Chez nous, aucun gouvernement n’a été capable de financer les maigres 500 000 euros par an demandés par les entrepreneurs pour lancer une Be-Tech.

3. Pouvez-vous détailler les trois principaux objectifs économiques de votre campagne ?

  • Réduction du chômage : Nous visons à réduire de moitié le chômage à Bruxelles, principalement chez les jeunes. Cela implique la réforme d’Actiris, sa décentralisation, le développement du mentorat (de 1200 duos à 5000 d’ici 2030 et 10000 d’ici 2035).
  • Stratégie technologique : Nous avons besoin d’une Be-TECH d’envergure en Belgique.
  • Réduction de la pression fiscale : La Belgique est trop taxée. Nous devons alléger cette charge.

4. Comment envisagez-vous d’intégrer les nouvelles technologies pour stimuler la croissance économique ?

Aujourd’hui, le législateur et le public ne comprennent pas bien la technologie. Nous devons retrouver le goût du risque. Je soutiens les sandbox régulatoires, où l’innovation se fait dans un environnement contrôlé, permettant une législation progressive. L’intelligence artificielle, par exemple, pourrait améliorer de nombreux secteurs comme la médecine et la justice.

5. Que pensez-vous de l’euro numérique ?

Nous ne pouvons pas déployer l’euro numérique sans un système financier décentralisé. Le cash physique est une forme de liberté financière qu’il faut maintenir. L’euro numérique peut être bénéfique s’il est accompagné d’une alternative décentralisée.

6. Vous avez un lien notable avec le Bitcoin. En janvier 2022, vous êtes devenu le premier politicien européen à convertir son salaire en Bitcoin, une démarche que vous avez maintenue pendant toute l’année 2022.

Je vois le Bitcoin comme une manière d’échanger de la valeur digitale sans intermédiaire, de façon sécurisée. La blockchain permet un transfert de valeur sans intermédiaire, moins cher et plus rapide. En tant qu’homme politique, je veux préparer la société aux opportunités offertes par la cryptomonnaie.

7. En tant que politique, comment percevez-vous l’impact du Bitcoin sur l’économie belge et quelles sont vos propositions pour réguler son utilisation ?

L’impact se verra dans les décennies à venir. Le Bitcoin et les cryptomonnaies représentent un monde en pleine évolution. Cela aura un impact majeur et infiltrera l’ensemble de la société. Partout où il y a de l’argent, il y aura de la crypto. Je pense qu’il y aura deux mondes financiers parallèles : centralisé et décentralisé. Les deux seront utiles, mais la question est de savoir comment les faire cohabiter.

La régulation arrive par l’Europe, avec MICA (règlement européen qui classifie les cryptos). Là où nous devons agir urgemment, c’est en clarifiant les règles fiscales. Aujourd’hui, des gens possèdent de gros montants et n’attendent que de pouvoir rapatrier leurs fonds, mais ils aimeraient savoir à quelle sauce ils vont être mangés, combien de taxes ils auront à payer.

Il faut équiper nos régulateurs de cette connaissance et des outils techniques et technologiques nécessaires.

En tant qu’homme politique, j’aimerais préparer la société à comprendre les opportunités que cela offre… Tous les emplois, opportunités, et changements sociétaux qui en découlent. Il faut frapper un grand coup pour sensibiliser sur ce sujet et poser un acte politique fort.

8. Quelles mesures spécifiques proposez-vous pour encourager l’entrepreneuriat, en particulier chez les jeunes ?

  • Généraliser le système des mini-entreprises dans toutes les écoles.
  • Promouvoir le statut d’étudiant entrepreneur, actuellement majoritairement utilisé en Flandre.
  • Permettre de toucher le chômage en une fois pour lancer une entreprise, sous conditions.
  • Simplifier les démarches administratives pour créer une entreprise en quelques clics.

9. Quel rôle l’éducation jouera-t-elle dans votre stratégie économique, et comment comptez-vous renforcer la littératie financière ?

La finance est un enjeu capital et social ! La connaissance financière est le privilège des riches, des populations aisées à qui on apprend les codes pour gérer un budget, etc. J’aimerais amener cette connaissance financière chez les jeunes. C’est une lutte d’émancipation sociale. Quand les élèves sortent de l’université sans être capables de faire la différence entre une obligation et une action, c’est problématique.

Il y a un enjeu majeur pour le pays. Nous vivons dans un monde qui se financiarise. Il faut éduquer la population et les jeunes à l’école. Il y a une ignorance totale sur le sujet des cryptomonnaies, tandis que les grandes banques se goinfrent de crypto.

La connaissance financière doit être accessible à tous, dès l’école. Nous plaidons pour l’intégration de cours de gestion budgétaire et de finance dès le plus jeune âge.

10. Comment comptez-vous équilibrer les besoins de financement de l’État avec la compétitivité fiscale du pays ?

  • Réduire les charges sur le travail pour créer une différence d’au moins 450 euros entre le chômage et le travail.
  • Baisser les charges sur le travail de 20 à 25% pour dynamiser l’économie.
  • Supprimer les niches fiscales tel que la voiture de société
  • Lutter contre la fraude sociale et fiscale.
  • Réformer la fiscalité immobilière pour rendre l’achat de logements plus accessible. En étalant le droit d’enregistrement dans le temps et le baisser.

11. Comment planifiez-vous d’investir dans les infrastructures pour soutenir la croissance économique ?

Nous devons distinguer investissement et dépense. L’État doit réduire ses dépenses de 600 millions d’euros en simplifiant les structures administratives et en réduisant le nombre d’élus politiques. Nous devons maintenir l’investissement dans les transports en commun et les réseaux informatiques.

12. Comment votre politique économique va-t-elle promouvoir la finance durable et responsable ?

Nous voulons une plus grande justice fiscale en établissant une clause miroir aux portes de l’Europe. Il faut que nous ayons des standards sociaux et environnementaux élevés en Europe. Tout ce que nous importons en Belgique doit respecter ces mêmes standards, sinon il faut taxer aux portes de l’Europe pour éviter des problèmes de concurrence déloyale.

Nous aimerions introduire le concept d’entreprise à mission, qui existe déjà en France. Il s’agit de reconnaître les entreprises en fonction de leur progression sur le plan environnemental et social. Cela peut encourager les sociétés à se fixer des objectifs ambitieux.

Nous proposons également de remplacer et de modifier la TVA par la TVE (taxe sur la valeur environnementale), une TVA modulée selon l’impact environnemental des produits et services.

Mot de la fin

Nous sommes les seuls à proposer un plan chiffré avec des objectifs étalés dans le temps pour relever Bruxelles avec une vision à long terme. Nous adoptons une posture politique visant à unir plutôt qu’à diviser.

Un grand merci Christophe De Beukelaer pour cette interview ! Bonne chance.

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Entretien exclusif avec l’échevin des affaires économiques et de la Smart City à la Ville de Bruxelles

Bonjour Fabian Maingain, merci de nous accorder cette interview. Pour commencer, pourriez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ainsi que de vos responsabilités actuelles au sein de la Ville de Bruxelles et du parti DéFI ?

Bonjour Hamza ! Je suis échevin des affaires économiques, de l’emploi, de la Smart City et de la simplification administrative à la Ville de Bruxelles depuis 2019. Je suis également président bruxellois du parti DéFI et j’ai été député bruxellois. Mon rôle consiste à élaborer et mettre en œuvre des politiques pour stimuler l’économie locale, améliorer les opportunités d’emploi et intégrer des technologies intelligentes pour rendre la ville plus efficace et agréable à vivre.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours personnel et universitaire ?

Bien sûr. Je suis un Bruxellois pur jus !

J’ai grandi et vécu à Bruxelles, fait mes études secondaires à Saint-Michel à Etterbeek, puis à l’ICMES, aujourd’hui le centre Eddy Merckx à Woluwé-Saint-Pierre. J’ai commencé mes études universitaires en sciences économiques, mais n’étant pas très matheux, j’ai finalement opté pour les sciences politiques, me spécialisant en administration publique et en marchés publics. Mon parcours académique m’a donné une solide base pour comprendre les enjeux économiques et administratifs complexes auxquels une ville comme Bruxelles est confrontée.

Le développement économique est crucial pour la prospérité d’une ville. Nous aimerions savoir quelles actions concrètes ont été entreprises pour renforcer l’économie locale. Quelles initiatives majeures avez-vous mises en place pour stimuler l’économie locale à Bruxelles ?

Le développement économique est un enjeu important et nous le savons. Nous avons d’abord voulu créer un terreau favorable au développement économique. Les entrepreneurs ont besoin d’une ville dynamique, qui bouge et qui est attractive que ce soit sur le plan international et commercial.

En gros, nous avons travaillé sur plusieurs fronts pour créer un environnement favorable aux entrepreneurs, avec des espaces publics de qualité et un marketing urbain fort. Ensuite, il a fallu soutenir les acteurs économiques. Nous avons collaboré avec les associations commerçantes pour développer des stratégies par quartier, chacune ayant son identité propre. Il a fallu créer une stratégie par quartier, un schéma de développement commercial pour apporter ce soutien.

Durant la crise du Covid-19, nous avons investi plus de 15 millions d’euros dans un plan de relance économique pour soutenir les secteurs en difficulté. Nous avons également cette volonté de montrer la fierté de nos commerces locaux. Donc, on a toute une politique de city marketing tournée autour de la promotion du commerce local notamment grâce à notre guide local lancé par la Ville de Bruxelles mettant en avant le commerce de proximité.

Nous avons également lancé des campagnes de promotion pour encourager les achats locaux, comme l’initiative « Anti-Black Friday » pour inciter les consommateurs à soutenir les commerces de proximité ou à travers une politique de labellisation.

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont souvent considérées comme le pilier de l’économie. Comment DéFI prévoit-il de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) dans les prochaines années ?

Les PME souffrent principalement de la pression fiscale et des charges administratives. Nous plaidons pour une réduction de cette pression fiscale et la simplification administrative. Par exemple, une PME n’a pas, voire moins, les capacités d’absorber les coûts liés à un congé maladie en interne qu’un grand groupe.

Le deuxième enjeu pour les TPE/PME, mis en avant par l’union des classes moyennes (UCM), reste le coût de la charge administrative. Les chiffres de la charge administrative sont excessivement élevés, nous parlons entre 5 et 6 milliards d’euros, soit 1% du PIB qui pèse sur les TPE/PME.

Une des grandes propositions de DéFI par rapport à ça, est la simplification administrative partout, la création de guichet unique pour les entreprises afin de centraliser les démarches administratives, la création d’une banque de données unifiée pour éviter aux entreprises de fournir plusieurs fois les mêmes informations et un test PME pour évaluer les procédures administratives du point de vue des entrepreneurs.

Les priorités des entrepreneurs peuvent changer à ce sujet en fonction de si vous êtes un investisseur par exemple. Ce même investisseur rencontrera des difficultés administratives liées par exemple aux permis d’urbanisme qui prennent plus de 5 ans à être délivrés en Région Bruxelles. Ça crée une incertitude, des coûts et beaucoup de frustrations pour nos acteurs actifs.

On a créé à ce titre « openpermit » qui permet de numériser le processus. Cette question urbanistique freine souvent les entrepreneurs. Il y a également le cas de devoir refournir les données que l’administration possède déjà, d’où l’enjeu du guichet unique.

Il y a aussi un enjeu de la justification des dépenses. Aujourd’hui, on n’offre pas, d’un point de vue fiscal, assez de confiance. Dans le cadre d’un contrôle fiscal, si tout s’est bien passé la première fois, nous devrions pouvoir ne plus, sauf indication de fraude, interpeller à nouveau et développer une relation de confiance avec les entrepreneurs.

Attirer des investissements étrangers est crucial pour dynamiser l’économie locale et créer des opportunités. Quelles stratégies envisagez-vous pour attirer davantage d’investissements étrangers à Bruxelles ?

Nous avons deux chances aujourd’hui, déjà la marque « Bruxelles » est très connue à l’international. Nous menons une politique de city marketing offensive et collaborons avec des attachés économiques pour cibler les bons marchés. Nous pensons que la Wallonie et Bruxelles devraient mieux développer leur tissu international via leurs ambassades.

Deuxièmement, il y a un enjeu d’attractivité fiscale en Belgique. Nous avons également renforcé le dispositif du tax shelter pour attirer les investissements, notamment dans les secteurs audiovisuels et du gaming. Nous devrions renforcer le tax shelter vers les TPE/PME pour aider et améliorer le ratio de financement international dans Bruxelles. Concrètement, ça se traduirait par une augmentation du montant maximum qui peut être revu.

De plus, nous faisons vraiment confiance aux entrepreneurs qui connaissent mieux leur client et leur potentiel de croissance. Par exemple, nous travaillons en étroite collaboration avec des experts comme Pierre Marcolini pour développer des stratégies ciblées vers des marchés spécifiques, comme l’Asie. Par exemple, nous avons accueilli des influenceurs de Singapour pour promouvoir Bruxelles et ses commerces de luxe.

La gestion efficace du budget est essentielle pour assurer le bon fonctionnement des services publics et le développement de la ville. Pouvez-vous expliquer votre approche de la gestion du budget de la Ville de Bruxelles ?

Évidemment, ça a été une mandature particulière avec le Covid. On a eu des budgets très ambitieux en termes d’investissement public pour créer ce terreau favorable que ce soit le réaménagement de l’espace public ou encore de l’enseignement. Il y a cet enjeu-là d’avoir un budget qui cumule aujourd’hui 1 milliard d’euros et on est chaque année à plus de 100 millions d’investissements publics.

Avec le Covid, on a dû puiser dans nos réserves d’abord avant même de toucher à la fiscalité et il y a eu cet enjeu de revenir dans une trajectoire budgétaire d’équilibre dès 2023. Ce dont on est fier à la Ville, car il n’y a plus de déficit comme on a connu durant les années Covid. Cela grâce à plusieurs opérations dont :

  • Réduction des dépenses : Nous avons réduit de près de 10 % les dépenses de fonctionnement en interne.
  • Bouclier fiscal : On a pas touché à l’impôt sur les personnes physiques ni le précompte immobilier. On a augmenté les taxes d’occupation de l’espace public pour se mettre dans la moyenne régionale ce qui nous a permis de retrouver l’équilibre.

Prioriser les dépenses publiques peut grandement influencer la qualité de vie des citoyens. Quelles sont vos priorités en matière de dépenses publiques pour les prochaines années ?

Au fédéral, on va retrouver le secteur de la santé et de la sécurité. Le secteur de la santé fera la prospérité des villes de demain, il permettra un haut taux d’emploi, des budgets de recherche et des hautes zones d’attractivité. La sécurité doit être davantage développée, la justice, la police également pour assurer ce climat positif nécessaire.

Au niveau régional, il faut le retour à l’équilibre budgétaire qui va être compliqué. Il y a 1,5 milliard d’euros à trouver. Ça devra passer par les mécanismes apportés à la ville, voir où sont les économies dans les coûts de l’administration et les frais de fonctionnement. Nous pourrions améliorer les taxes régionales et améliorer leurs perceptions. Il faudra voir comment cibler les investissements avec un retour important.

La transparence et la bonne gouvernance sont des éléments cruciaux pour maintenir la confiance des citoyens dans les institutions. Quelles mesures avez-vous prises pour assurer la transparence et la bonne gouvernance des finances publiques à Bruxelles ?

La transparence et la bonne gouvernance sont essentielles. Nous avons mis en place une plateforme open data pour les subsides publics et appliqué des ordonnances de transparence. Nous évaluons régulièrement nos politiques publiques pour nous assurer qu’elles sont efficaces et atteignent leurs objectifs. Depuis 2019, nous avons renforcé les mécanismes de contrôle interne et de reporting, ce qui nous permet de suivre de près l’utilisation des fonds publics et de garantir qu’ils sont dépensés de manière responsable.

La transformation numérique est un levier majeur pour moderniser les services publics et améliorer la vie des citoyens. Pouvez-vous nous parler de la stratégie Smart City de Bruxelles et des principaux objectifs de cette initiative ?

D’abord, j’ai été le premier échevin de la ville dédié à la Smart City. Avant, il y avait des échevins de l’informatique et du coup, je suis le premier à porter et donner une vraie vision du développement d’une ville intelligente pour Bruxelles.

Nous avons mis en place une stratégie transversale Smart City à l’horizon 2030, visant à intégrer la transition numérique dans toutes nos politiques publiques, que ce soit dans l’enseignement, l’économie ou la gestion de nos objectifs climatiques.

Ensuite, nous avons voulu revoir complètement le mode de fonctionnement de nos administrations et notre manière d’entrer en contact avec le citoyen. Nous avons développé une plateforme, MyBXL, pour simplifier l’accès aux services administratifs et centraliser la gestion des données. Nous formons également les jeunes aux métiers de l’IA et développons des infrastructures numériques pour soutenir ces initiatives.

L’innovation et les projets numériques peuvent transformer la façon dont les villes fonctionnent. Quels projets innovants avez-vous lancés dans le cadre de cette stratégie pour améliorer la qualité de vie des citoyens ?

Nous sommes le premier pouvoir public à avoir un CRM/CMT coordonné avec une vraie architecture citizen-centric. Nous avons également d’autres enjeux en place. Un projet phare est l’ouverture prochaine d’un centre de formation dédié aux métiers de l’IA, en partenariat avec des entreprises technologiques dont Molengeek, pour répondre aux besoins croissants en compétences numériques.

Quel est votre message pour nos lecteurs concernant le parti DéFI ?

DéFI a prouvé son sérieux dans la gestion publique, que ce soit au niveau communal ou régional. Nous avons un projet clair pour Bruxelles et nous défendons les intérêts des Bruxellois. Nous aspirons à avoir un meilleur rapport de force au sein du gouvernement pour pouvoir agir de manière plus efficace.

Notre engagement est de continuer à travailler pour une ville plus dynamique, inclusive et prospère, en mettant l’accent sur l’innovation, la transparence et le soutien aux entreprises locales.

Merci beaucoup, Fabian, pour cet entretien enrichissant.

Merci à vous. C’était un plaisir de discuter de ces sujets importants.

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Voici pourquoi l’indice S&P 500 a une performance historique remarquable

Le S&P 500, ou Standard & Poor’s 500, est un indice boursier qui comprend 500 des plus grandes entreprises cotées en bourse aux États-Unis. Il est largement considéré comme l’un des meilleurs indicateurs de la performance des actions américaines et de la santé économique globale du pays.

Cet indice couvre une large gamme de secteurs économiques, ce qui en fait un outil de diversification et un baromètre fiable du marché boursier américain. Le S&P 500 est souvent considéré comme un indicateur clé de la performance économique des États-Unis et un choix populaire pour les investisseurs. Voici pourquoi il est si intéressant :

Diversification
Le S&P 500 comprend 500 des plus grandes entreprises américaines cotées en bourse, couvrant une large gamme de secteurs tels que la technologie, la santé, la finance, et la consommation. Cette diversification réduit le risque pour les investisseurs, car la performance globale n’est pas trop dépendante d’un seul secteur ou d’une seule entreprise .

Représentation économique
Il est souvent utilisé comme baromètre de l’économie américaine en raison de sa couverture de diverses industries. Les entreprises incluses représentent environ 80% de la capitalisation boursière totale du marché américain, ce qui en fait un indicateur fiable de la santé économique globale du pays .

Gestion passée et coûts réduits
Investir dans un fonds indiciel S&P 500 est souvent moins coûteux que d’investir dans des fonds gérés activement. Les fonds indiciels et les ETF (Exchange-Traded Funds) qui suivent le S&P 500 ont généralement des frais de gestion inférieurs, ce qui peut augmenter les rendements nets pour les investisseurs .

Accès à des entreprises leaders
Le S&P 500 comprend certaines des entreprises les plus prospères et les plus influentes au monde, comme Apple, Microsoft, et Amazon. En investissant dans le S&P 500, les investisseurs obtiennent une exposition aux leaders du marché qui sont souvent à l’avant-garde de l’innovation et de la croissance économique .

Transparence et liquidité
Le S&P 500 est un indice très suivi, avec une grande transparence dans ses critères de sélection et sa composition. De plus, les fonds et les ETF qui suivent le S&P 500 sont extrêmement liquides, permettant aux investisseurs d’acheter et de vendre facilement leurs parts .

Performance historique
Historiquement, le S&P 500 a offert des rendements solides sur le long terme. En moyenne, le marché boursier américain, représenté par le S&P 500, a généré un rendement annuel d’environ 10% depuis sa création, bien qu’il puisse y avoir des fluctuations importantes à court terme . L’indice S&P 500 a une performance historique remarquable. Voici quelques points saillants :

  • En 2024, l’indice a augmenté de 9,47 % jusqu’à présent.
  • En 2023, il a enregistré une hausse impressionnante de 24,23 %.
  • En 2022, il a chuté de 19,44 %.
  • En 2021, il a grimpé de 26,89 %.

Conclusion

Le S&P 500 est bien plus qu’un simple indice boursier, il est le reflet de la vitalité économique américaine et un outil indispensable pour les investisseurs. Sa diversification, sa représentation économique, ses performances historiques solides, ses coûts de gestion réduits, et son accès à des entreprises leaders en font un choix judicieux pour ceux qui cherchent à équilibrer rendement et risque.

De plus, sa transparence et sa liquidité offrent une tranquillité d’esprit aux investisseurs, leur permettant de naviguer les marchés financiers avec confiance. En somme, le S&P 500 reste un pilier essentiel pour quiconque souhaite investir intelligemment dans le marché boursier américain.

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Entreprises Success story

mozzeno : La fintech Belge qui révolutionne la Finance Collaborative

Dans un paysage financier traditionnel où les démarches administratives sont souvent lentes, les frais de gestion élevés, et la transparence rare, une fintech belge a décidé de changer la donne. mozzeno, fondée en 2017 par Xavier et Frédéric, offre une alternative novatrice au système bancaire traditionnel avec sa plateforme de prêt collaboratif… d’une simplicité !

Une Idée Innovante

L’idée de mozzeno est née de l’observation des limites du système bancaire traditionnel. Xavier et Frédéric, alors engagés dans le développement d’un système de traitement des paiements en ligne, ont réalisé que le monde du crédit souffrait de lenteurs administratives, de frais élevés et d’un manque de transparence. Inspirés par le succès de la finance participative à l’étranger, ils ont décidé d’allier leur expertise technologique et entrepreneuriale pour créer la première alternative au système bancaire en Belgique : le prêt collaboratif.

mozzeno, avec son modèle centré sur l’humain, réinvente le crédit en proposant une alternative équitable et transparente au système bancaire traditionnel. Grâce à sa croissance rapide et son engagement envers ses utilisateurs, mozzeno s’affirme comme un acteur majeur dans le paysage financier belge, offrant à ses investisseurs un rendement potentiel attractif et à ses emprunteurs une solution de financement moderne et efficace.

La Révolution de mozzeno

mozzeno se positionne comme le principal acteur belge qui offre une alternative tellement plus simple que ce qu’on a l’habitude d’expérimenter notamment via les banques !

Depuis son lancement il y a un peu plus de 7 ans, mozzeno a financé une gamme variée de projets personnels, de la rénovation de logements à l’achat de véhicules d’occasion, en mettant en relation “indirectement emprunteurs et investisseurs particuliers via la plateforme. Tout le monde en sort gagnant !

Comme pour toutes choses, le chemin n’a pas été sans obstacles. Les fondateurs ont dû surmonter les réticences initiales, mais le succès de mozzeno a rapidement dissipé les doutes. Grâce à un système de scoring crédit performant, la fintech maintient un taux de défaut de paiement conforme au marché.

En parlant de scoring, mozzeno n’en est pas resté là puisqu’avec son expertise éprouvée dans l’évaluation du comportement financier des consommateurs et l’analyse du risque de crédit, la maison mère de la fintech, mozzeno services, a étendu ses services en lançant récemment MyTrusty, une plateforme entièrement digitale et automatisée qui permet d’évaluer rapidement la santé financière de clients potentiels !

Par exemple, si vous êtes loueur de voiture longue durée et que vous souhaitez évaluer la fiabilité d’un client, il vous suffit de faire appel à ce service abordable (disponible pour seulement 10 euros) et MyTrusty vous fournira une analyse complète de la solvabilité de votre locataire en un temps record ! De quoi éviter tout risque crédit duquel on préfère toujours se passer !

Une Croissance Exponentielle

Depuis ses débuts, mozzeno connaît une croissance exponentielle. Grâce à des innovations telles que le préfinancement des prêts, la fintech a triplé ses chiffres entre fin 2017 et fin 2018. Aujourd’hui, elle a déjà octroyé plus de 220 millions d’euros de prêts, avec plus de 33 250 investisseurs et emprunteurs satisfaits.

Les investisseurs peuvent espérer un rendement “potentiel” brut moyen de près de 5,5% et après déduction du précompte de 30 %, de 3,85 % net. Il n’y a pas de rendement sans risque. Néanmoins, mozzeno a mis en place différentes mesures pour le limiter dont l’assurance PROTECT disponible sur une majorité de série de Notes et qui couvre le défaut de l’emprunteur.

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Comment Ça Marche ? 

Chez mozzeno, le prêt personnel est collaboratif, financé indirectement par des particuliers, des sociétés et des indépendants. Toutes les démarches, de la demande à la signature du contrat, se font en ligne, garantissant une efficacité optimale et une disponibilité rapide des fonds.

Ce modèle unique en Belgique est centré sur l’humain et rend à la finance son rôle de moteur de l’économie locale. Ainsi mozzeno tend à vouloir être équitable en partageant la valeur créée avec les investisseurs via les intérêts et octroyer une récompense aux emprunteurs à la fin de leurs remboursements. 

  • Résultat : un système très efficace où la somme empruntée est mise à votre disposition généralement dans les 48 heures.

Ah oui ! Pour bénéficier d’un prêt personnel chez mozzeno, il faut être résident en Belgique, avoir au moins 18 ans et ne pas avoir de défaut de crédit. 

Parlons Finance : mais alors, comment s’est financée la fintech ?

Concernant le financement de la fintech elle-même, mozzeno a réalisé plusieurs levées de fonds, lui permettant de développer ses activités et de répondre à une demande croissante.  

En 2018, elle a levé un million d’euros auprès du fonds privé Tharsos et du fonds d’investissement wallon W.IN.G et en 2020, la fintech a levé 3 millions d’euros auprès de ses actionnaires historiques dont le fonds W.IN.G ainsi qu’auprès de Fédérale Assurance. La plateforme est désormais rentable depuis 2022 !

Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas un conseil financier professionnel. Les lecteurs sont encouragés à consulter un professionnel qualifié pour obtenir des conseils adaptés à leur situation spécifique. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs et les investissements comportent des risques. L’auteur et le site web déclinent toute responsabilité pour les pertes ou dommages résultant de l’utilisation des informations fournies.

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Entreprises Monde

Le D2C en Inde : une opportunité de marché de plus de 100 milliards de dollars d’ici 2025 !


Qu’est-ce que c’est le D2C ? Le D2C, ou Direct-to-Consumer en anglais, est un modèle commercial où les entreprises vendent leurs produits directement aux consommateurs finaux, sans passer par des intermédiaires comme les distributeurs ou les détaillants.

Ces dernières années, le modèle de vente directe au consommateur (D2C) a émergé comme une force perturbatrice dans le secteur du commerce électronique. De plus en plus d’entreprises prennent en charge toutes les étapes de la chaîne de valeur, de la conception à la livraison, en contournant les intermédiaires traditionnels.

Que ce soit des startups nativement numériques ou des entreprises établies, le D2C permet à ces entreprises de commercialiser et de vendre leurs produits directement aux clients. Cela par l’intermédiaire de leurs propres plateformes en ligne, sans passer par des détaillants traditionnels.

En Amérique du Nord, la plus grande proportion de marques D2C exclusivement numériques est observée. Aux États-Unis, on estime que les marques établies ont généré environ 135 milliards de dollars américains de ventes en ligne en 2023, tandis que les marques natives du numérique ont réalisé environ 35 milliards de dollars de ventes. On prévoit que d’ici 2025, ces chiffres augmenteront respectivement à 187 milliards et 40 milliards de dollars.

Qui de l’Inde ?

En Inde, le marché D2C a connu une croissance exceptionnelle et compte atteindre 100 milliards de dollars d’ici 2025. Les startups fashion dominent le segment D2C, avec un potentiel de marché estimé à 43,2 milliards de dollars d’ici 2025.

Plusieurs facteurs, comme la pandémie Covid, la haute pénétration d’internet, la croissance d’infrastructure digitale, l’augmentation des millennials, et autres, sont la cause de la croissance des marques D2C.

L’Inde compte plus de 190 millions d’adeptes du shopping en ligne, ce qui représente un tiers de la base mondiale d’acheteurs en ligne. Les marques D2C visent à capitaliser sur l’appétit croissant des consommateurs indiens pour l’innovation et la perte de fidélité envers les acteurs traditionnels.

Le D2C peut être un modèle commercial très efficace, mais il nécessite une planification et une exécution minutieuses.

Et vous, seriez-vous intéressé à lancer votre marque D2C en Inde ?

Rédigé par: Haroon Shabir

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Cryptomonnaies

HALVING: Ce que vous devez savoir sur le Halving du Bitcoin !

Le halving du bitcoin est un événement crucial dans le monde des #cryptomonnaies ayant lieu tous les 4 ans dans le cas de la blockchain Bitcoin (BTC).

Le halving du bitcoin, ou “réduction de moitié”, est un mécanisme automatique intégré au protocole Bitcoin qui réduit de moitié la récompense des mineurs pour chaque bloc validé. Cet événement se produit tous les 210 000 blocs minés, soit environ tous les quatre ans. Voici les point clés à comprendre:

  • Qu’est-ce que le halving ? Le halving, également appelé “réduction de moitié”, se produit environ tous les quatre ans. Lorsque le réseau Bitcoin atteint un certain nombre de blocs minés (environ tous les 210 000 blocs), la récompense accordée aux mineurs est divisée par deux. Cela signifie que la quantité de nouveaux bitcoins créés diminue de moitié.
  • Date du prochain halving : Le prochain halving du bitcoin est prévu dans 10 heures (20 avril 2024). 🕒
  • Rareté Accrue : Chaque halving rend le bitcoin plus rare, ce qui pourrait potentiellement augmenter sa valeur si la demande reste constante ou augmente. De plus, la récompense pour la découverte d’un nouveau bloc est divisée par deux, ce qui diminue l’offre de nouveaux bitcoins sur le marché.
  • Impact sur le prix du bitcoin : Historiquement, chaque halving a été suivi d’une hausse significative du prix du bitcoin. Par exemple, après le premier halving en 2012, le prix est passé de 12 à 1 200 dollars en quelques mois. En 2020, le prix a augmenté de 10 000 à plus de 60 000 dollars après le dernier halving. Cependant, une étude récente suggère que cette fois-ci, les effets pourraient être différents. 🚀

Certains observateurs estiment que d’autres facteurs, tels que les conditions macroéconomiques, pourraient également influencer le prix du bitcoin.

En résumé, le halving du bitcoin est un événement majeur qui peut avoir un impact significatif sur le marché des cryptomonnaies. Les investisseurs et les passionnés de cryptos surveillent de près cette période pour anticiper les mouvements de prix. 💡

✌️ Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez pas à les partager ! 

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Cet outil qui utilise l’IA permet de contester les amendes routières pour seulement 1,99€ !

Un nouvel outil novateur émerge dans le paysage bruxellois, promettant de contester les amendes routières en un temps record grâce à l’intelligence artificielle. La plateforme, encore en version bêta mais déjà intrigante, offre une solution rapide et précise pour annuler les amendes de stationnement, les excès de vitesse et les violations de la signalisation.

Mehdi Desmet, Romain Goossens et Marouane Bezdi sont les brillants esprits à l’origine de cette ingénieuse idée, fondée sur trois constats majeurs:

  • Amendes injustifiées: Près de 2.500 amendes de stationnements injustifiées seraient chaque jour à Bruxelles.
  • Manque de connaissance: Un nombre significatif de personnes à Bruxelles ne maîtrisent pas suffisamment les méthodes de contestation ou les lois pour se prémunir efficacement d’une amende routière injustifiée.
  • Oubli ou négligence: Beaucoup de gens ignorent ou ne prennent pas la peine de contester leurs amendes, souvent par manque d’accessibilité aux ressources juridiques.

Mehdi Desmet, un des fondateurs nous présente la plateforme, nommée www.contestation-amende.com, et nous précise qu’elle a pour objectif d’interroger l’utilisateur sous forme d’un formulaire intuitif, adapté au type d’infraction concernée.

Il ajoute que grâce à un entraînement sur des bases légales solides comprenant des articles de loi, de la jurisprudence et l’expertise d’un avocat, l’IA génère des contestations optimisées en quelques minutes. Les utilisateurs peuvent également modifier ensuite certains éléments avant d’envoyer leur contestation à l’administration compétente, de quoi épargner un temps colossal !

Comparé à d’autres outils, les créateurs soulignent que leur IA est spécifiquement formée pour ce contexte juridique spécifique, évitant ainsi les réponses génériques que l’on pourrait soi-même obtenir en utilisant des outils tel que ChatGpt. Des améliorations futures incluent l’affichage d’une probabilité de succès de la contestation, pour garantir que les utilisateurs investissent de manière judicieuse.

Tarif

Actuellement, la tarification prévue est de 2 euros par amende contestée. À l’avenir, l’offre pourrait s’étendre aux clients professionnels avec un modèle d’abonnement. Bien que la plateforme soit actuellement opérationnelle à Bruxelles et en Wallonie, une expansion future est envisagée.

Enfin, les créateurs insistent sur la sécurité des données des utilisateurs, conformément au RGPD, et prévoient une campagne publicitaire de lancement pour recueillir rapidement des retours et améliorer leur produit.

En résumé, cet outil novateur promet une solution rapide et efficace pour contester les amendes routières, offrant aux utilisateurs une opportunité précieuse d’accéder à la justice de manière accessible et efficace.

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Sortlist : De la Startup dans un Garage à la Plateforme B2B Leader en Europe

Aujourd’hui, Parlons Finance est allé à la rencontre de Sortlist, cette société de mise en relation entre entreprises et prestataires. Fondée en 2014 à Wavre, en Belgique, et déjà présente en France, en Espagne, en Allemagne, aux Pays-Bas mais également aux États-Unis, elle a su séduire les clients locaux et internationaux, ainsi que les prestataires et les investisseurs !

  • Bonjour Nicolas, tout d’abord, peux-tu te présenter brièvement et nous parler de ton parcours avant de cofonder SORTLIST ?

Moi c’est Nicolas Finet, j’ai 33 ans, je me considère comme street-entrepreneur. Il faut savoir que je n’ai jamais travaillé dans une grande entreprise auparavant. Issu d’une boîte étudiante, nous avons commencé dans un « garage » et aujourd’hui, Sortlist compte plus de 100 employés et nous accompagnons des clients dans 140 pays.

D’un point de vue plus personnel, je suis père de 3 enfants et passionné de course à pied. Je suis naturellement curieux et j’apprécie le côté ludique des choses. Nous sommes 4 associés dans l’aventure Sortlist et il va sans dire que nous avons connu des hauts et des bas, comme tout projet entrepreneurial.

Au début de notre vision, nous étions nous-mêmes sur le terrain, ce qui a donné naissance à Sortlist. Nous allions voir les entreprises, identifiions leurs problématiques et agissions en tant que Gestionnaires de Projet. Nous étions bien sûr rémunérés pour cela. Nous nous sommes principalement rémunérés avec le faible chiffre d’affaires généré, puis nous avons basculé vers le modèle de plateforme de services.

  • Comment les fondateurs se sont-ils formés dans les métiers technique et comment gérer les équipes ?

Nous sommes des entrepreneurs issus du terrain, sans expérience préalable en entreprise. Nous sommes entrés dans le monde des affaires à partir de zéro. Nous avons appris à créer des contacts, à améliorer nos compétences, aussi bien en soft skills qu’en techniques, à convaincre et à négocier. Il ne faut pas se leurrer, au début, nous avons essuyé beaucoup de critiques et subi des échecs.

Mais nous avons toujours été dans un processus d’amélioration constante, avec une culture de l’apprentissage et de la formation personnelle. Nous avons également appris à attirer les clients et à nous former absolument sur le tas ; en d’autres termes, nous avons appris à « faire les choses ». En gros, il est crucial de s’entourer de personnes meilleures que soi et d’avoir beaucoup d’humilité.

Nous cherchions à connaître nos faiblesses, à savoir où nous renforcer et à engager les meilleurs, tant sur le plan technique que personnel. Le succès dépend surtout de la façon dont on s’entoure selon nous. L’équipe fait le travail, nous devons simplement diriger et être proches et ouverts. Ainsi, le nerf de la guerre dans une entreprise technologique ou de marketing comme la nôtre, ce sont les équipes, les personnes et les compétences montantes.

Ce sont elles qui savent créer le bon produit, accompagner, éviter les bugs sur la plateforme ou veiller à ce que tout s’inscrive dans une progression. Il faut également savoir que notre modèle économique a évolué ; il y a deux ans, ce n’était pas du tout le même. Nous avons eu l’humilité de nous demander si nous étions les bonnes personnes à la bonne place.

L’un de nos associés a lui-même été l’un des premiers à comprendre qu’il ne voulait pas manager les équipes, et s’est donc principalement consacré à une contribution individuelle en apportant de l’innovation dans le cadre de ses compétences, et cela fonctionne bien ainsi !

  • Quelle est votre vision pour Sortlist ?

Sortlist a une vision liée à un monde des affaires en pleine transition. Autrefois, les gens achetaient des produits et services chez le voisin. Avec le numérique, la concurrence est devenue mondiale. Nous avons vu le potentiel de cette évolution. Les entreprises doivent se réinventer pour devenir des leaders de marché en exploitant le numérique.

Sortlist est une entreprise jeune qui a révolutionné des industries. Les entreprises peuvent survivre en s’entourant de talents et de partenaires de qualité. À nos débuts, avec mes associés, nous prenions les entreprises, cherchions à comprendre leurs problématiques et les guidions vers les fournisseurs adéquats.

En gros, nous jouions les intermédiaires. Ensuite, les catégories ont progressivement grandi au sein de notre entreprise. Nous nous sommes développés pour accompagner les entreprises dans tous les aspects de leurs besoins en services (sécurité informatique, communication, web, etc.). Les choses ont tellement changé qu’à titre d’anecdote, je peux dire qu’auparavant, les gens parlaient principalement de la nécessité d’être présents sur Facebook, mais maintenant, ils veulent des prestataires qui se sont réinventés et développés dans des sujets plus complexes.

  • Comment votre entreprise se distingue-t-elle des autres solutions sur le marché ?

Lorsqu’on recherche des prestataires de services, l’alternative la plus connue était l’annuaire jaune, qui est presque obsolète aujourd’hui. Nous avons voulu améliorer l’expérience de recherche plutôt que de simplement remplacer les pages HTML.

Chez Sortlist, nous ne réalisons pas le travail nous-mêmes ; nous nous considérons comme une plateforme de mise en relation, une sorte de « Matchmaking ». Nous orientons les clients vers des prestataires qui répondent à leurs besoins, en nous basant sur des avis clients, etc.

Pour nous assurer que les prestataires ont prouvé leur capacité à répondre aux besoins, nous agissons comme un tiers de confiance. Notre catalogue de prestataires de services évolue quotidiennement. Notre plateforme est disponible en 5 langues.

Par ailleurs, nos habitudes d’achat ont également évolué. Nous nous sommes habitués aux standards établis par Amazon. Le processus d’achat a changé de manière radicale, ce qui est une évolution sans précédent dans le domaine du B2B. Nous avons des listes interminables où il est difficile de trouver ce que l’on cherche. En tant que client, nous sommes rois, mais face à une liste de prestataires, c’est l’inverse qui se produit. Sortlist vise à ré-inverser cette tendance et à remettre le client au centre de l’attention. En gros, notre objectif est d’avoir le même impact dans le B2B que celui qu’Amazon a eu dans le B2C.

Nous avons développé un produit simple d’utilisation, accompagné de conseillers experts qui assistent les entreprises. Nous mettons à jour en continu une grande quantité de données que nous traitons. Ces conseillers sont payés pour guider les entreprises parmi les solutions de prestataires de services.

  • Peux-tu nous expliquer le fonctionnement de votre service en résumé?

Du côté du client:

  1. L’entreprise se rend sur le site web et entre en contact direct via chat, e-mail, etc.
  2. Soit elle tape « agence de communication à Bruxelles » sur Google, et dans la plupart des cas, elle tombe sur le site Sortlist. Les clients y trouvent un formulaire pour clarifier leurs besoins : qui êtes-vous ? Quel est votre budget ? Dans quelle industrie évoluez-vous ? Des questions sont posées pour mieux orienter vers un conseiller spécialiste en fonction des besoins, et pour aider à rédiger le briefing. Une fois que l’accord est conclu, nous vérifions les disponibilités pour organiser des rencontres avec les prestataires qui correspondent le mieux. Une IA parcourt ensuite la base de données et sélectionne les prestataires les plus adaptés en fonction des critères. Les meilleurs viennent ensuite vers le client, avec des devis déjà prêts dans les 48 heures. Toutes ces étapes sont gratuites à 100 %.
  3. Troisième moyen : Il est possible d’accéder à la base de données de Sortlist pour filtrer les prestataires en fonction du budget ou des critères spécifiques. On peut ainsi rechercher le prestataire idéal. À noter que 80 % des clients rédigent leur briefing.

Du côté du prestataire :

Le prestataire crée un profil sur la plateforme. S’il souhaite être plus visible et avoir accès à un profil plus détaillé, il peut opter pour une certification, etc.

  • Comment envisagez-vous l’évolution de Sortlist à l’avenir ?

Notre moteur est de continuer à nous amuser et à travailler avec les meilleurs talents qui partagent nos valeurs et pensent grand. Nous poursuivrons notre mission de révolutionner l’achat de services dans le B2B. Nous restons humbles, mais gardons tout de même cet esprit de conquête, en croissant à un rythme constant. La start-up emploie actuellement plus de 100 personnes. Nous prévoyons de doubler nos effectifs actuels et de compter plus de 200 employés d’ici deux à trois ans.

  • Du coup, Parlons Finance, qu’en est-il de votre activité ?

Nous sommes ravis de connaître une croissance d’environ 40 % chaque année depuis l’année dernière. Nous souhaitons un développement rapide mais sain, afin d’avoir un impact mondial et d’apporter une plus-value dans l’industrie des services. Sortlist se rapproche des 10 millions d’euros de revenus récurrents annuels et ambitionne d’atteindre les 16 millions dans les prochaines années.

La Belgique francophone représente 5 % du chiffre d’affaires total.

  • Comment Sortlist se rémunère-t-il ?

Notre service est gratuit pour les entreprises clientes ; Sortlist se rémunère uniquement auprès des prestataires. Nous avons également mis en place un badge de vérification Sortlist, facturé 1500 € par an. Le client paie le service rendu, ce qui permet à Sortlist de se rémunérer sans que le client ait à se soucier de payer une charge préalable à la mise en relation.

Les prestataires paient au moment de présenter leur projet à Sortlist. Il existe des plateformes similaires aux États-Unis, mais uniquement là-bas, alors que Sortlist est leader en Europe et dans la région MENA.

  • Comment avez-vous financé ce projet ?

Au départ, le financement était principalement en propre et grâce au chiffre d’affaire généré. Une fois que l’entreprise s’est davantage développé et que nous avions besoin d’agrandir nos équipes pour croître, nous sentions avoir besoin de davantage de fonds. Pour financer ce projet, au fur et à mesure nous avions des besoins de plus en plus conséquent pour assurer la pérennité de l’activité et maintenir sa croissance, du coup, nous avions préparer plusieurs levées de fonds

Il faut savoir qu’il y a eu des moments où nous ne nous payions pas. Ainsi, nous avons rapidement envisagé et effectué notre première levée de fonds de 550 000 €, puis 2 millions pour nous développer en Europe, et ensuite une levée de 10 millions pour continuer à croître et à nous ouvrir au Royaume-Uni et aux États-Unis. Nous avons principalement été investis par des investisseurs belges. Parmi les 4 associés, 2 ont étudié à la prestigieuse Solvay et nous nous occupons de l’aspect business, tel que le marketing et la finance, ainsi que de l’élaboration du business plan.

  • Peux-tu nous expliquer la manière dont s’est déroulée la levée de fonds ?

Nous avons commencé avec NEST’UP (incubateur devenu Startup camp), et à la fin de ce programme, le Lean Fund a fourni le premier chèque. Ensuite, nous avons sollicité le Friends, Family and Fools (FFF). Pour la gestion des levées, la création des documents, c’était en tandem avec Thibault (finance). Il nous arrivait bien sûr de solliciter les services de nos prestataires Sortlist pour déléguer une partie du travail, et nous étions très satisfaits du résultat !

Une levée de fonds implique un roadshow complet ; il faut être capable de créer une histoire, de clarifier le besoin de financement, la raison de ces fonds, les objectifs à atteindre, et savoir à quel prix. C’est un processus de vente. Au départ, nous avons dressé une liste de tous les investisseurs en fonction du stade dans lequel nous nous trouvions et du secteur d’activité. Ensuite, nous avons contacté certains d’entre eux pour les « pitcher » et solliciter leur entrée au capital. Au début, vous essuyez beaucoup de refus… C’est un processus très énergivore de se concentrer sur la levée de fonds.

Psychologiquement, il faut être prêt à encaisser des revers. 95 % des réponses sont négatives. Certains investisseurs ont d’autres raisons de refuser, parfois ils cherchent à mettre en lumière nos faiblesses. Pour la dernière levée de fonds, la plus importante, nous avons été accompagnés par une banque d’affaires pour mettre en place le dossier, afin que nous puissions nous concentrer sur les opérations et la gestion, ayant déjà la gestion de 60 collaborateurs.

  • À combien avez-vous été dilués ?

Sortlist ne communique pas à ce sujet. Mais en général, lors d’un tour de financement, il faut s’attendre à une dilution d’environ 20 %.

  • Pour finir, quels conseils donnerais-tu aux jeunes qui voudraient entreprendre ?

En Belgique, nous avons tendance à avoir un complexe d’infériorité. Nous avons le potentiel, les talents, le capital, etc. Il ne faut pas avoir peur de cela. Il faut avoir conscience que personne ne sait exactement ce qu’il fait fondamentalement.

Chacun prend les meilleures décisions possibles. Il est normal d’avoir des doutes ou le syndrome de l’imposteur. Tout le monde prend des décisions du mieux qu’il peut. Il faut essayer, s’améliorer en continu. C’est la clé. Comme le dit Bezos : « Nous sommes toujours au premier jour. » Il ne faut pas se limiter à ce que l’on s’impose à soi-même.

Pensez grand.

Nicolas Finet, co-fondateur de Sortlist
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Tenways : Un acteur majeur de la mobilité 2.0 !

Dans l’énergique panorama de la mobilité urbaine, une mutation significative s’opère, offrant des avantages considérables aux citadins et aux investisseurs visionnaires ! Cette évolution prend forme dans l’essor impressionnant des vélos électriques, communément appelés e-bikes.

Une Croissance Électrisante

Après une légère baisse en 2021, principalement due à des problèmes logistiques, le marché belge du vélo a rebondi avec force en 2022, enregistrant une croissance de 19%, atteignant ainsi 695 871 exemplaires selon la fédération du secteur de la mobilité, Traxio. La progression la plus marquée concerne les vélos électriques.

Dans le royaume des deux-roues, les e-bikes gagnent de plus en plus en popularité. L’année dernière, 101 786 unités supplémentaires ont trouvé preneurs en Belgique, marquant une augmentation remarquable de 45%. Bien que les ventes de vélos mécaniques connaissent également une augmentation, leur croissance reste plus discrète (+2,6%).

Traxio souligne un « important glissement du marché », avec le vélo électrique représentant 91,7% de la croissance totale du marché. En seulement quatre ans, sa part de marché est passée de 30% à près de la moitié des vélos électriques (47,2%).

En France, les chiffres sont tout aussi impressionnants, avec 738 454 vélos à assistance électrique (VAE) vendus en 2022, contribuant à un marché global de 3,6 milliards d’euros, englobant tous les types de vélos, services de maintenance et accessoires.

L’Ascension de Tenways

Plongeons maintenant dans l’univers de Tenways, une marque de vélos électriques néerlandaise qui captive l’attention par son expansion rapide et son positionnement stratégique dans le royaume des Vélos à Assistance Électrique (VAE). Basée aux Pays-Bas, Tenways dispose d’une chaîne de fabrication et d’approvisionnement mondiale, solide et intégrée verticalement, lui permettant d’être au cœur de tous les processus de fabrication des vélos électriques.

En 2021, Tenways a marqué les esprits avec un projet Indiegogo autour de son eBike, une initiative audacieuse visant à concevoir un vélo urbain au design sportif, 40% plus léger que les VAE du marché et significativement plus abordable. Cette démarche témoigne de l’engagement de Tenways dans la démocratisation d’une mobilité électrique élégante et accessible à tous.

La Success Story de Tenways

Quels sont les secrets de la réussite éclatante de Tenways sur ce marché en pleine mutation ? Les raisons sont multiples, transcendant les aspects environnementaux et physiques pour embrasser les sphères financières. Alors que le secteur électrique connaît une croissance spectaculaire, portée par l’essor des e-bikes, Tenways se démarque en proposant des modèles équipés de composants haut de gamme, le tout à des prix compétitifs oscillant autour des 2000€.

Les e-bikes, ces catalyseurs discrets de la mobilité urbaine durable, offrent une alternative financièrement avantageuse aux déplacements en voiture. En évitant les coûts de carburant et de stationnement tout en minimisant l’impact environnemental, ils captivent une génération soucieuse tant de son portefeuille que de la planète. Cette prise de conscience croissante des enjeux environnementaux incite les consommateurs à adopter des modes de vie plus durables, attirant ainsi l’attention des investisseurs sensibles aux tendances sociétales.

De plus, la marque a remporté de multiples concours pour plusieurs de ses modèles de vélos, devenant ainsi l’une des premières marques de vélos électriques urbains, avec une présence dans plus de 400 points de vente en Europe en l’espace d’un an.

Ainsi, le groupe de passionnés derrière Tenways aspire à rendre les trajets quotidiens sans effort, rapides, écologiques et amusants.

L’Offre Alléchante de Tenways

Tenways propose une gamme diversifiée de quatre vélos, avec des cadres alu fermés ou ouverts. Leurs designs rappellent de manière stratégique des marques établies telles que le belge Cowboy, le néerlandais VanMoof, voire le français Moustache.

Pour séduire les clients, Tenways mise sur des prix compétitifs, proposant les modèles CGO (600 et 800) entre 1600 et 1900 euros, et le dernier-né, l’Ago X, polyvalent et équipé d’un moteur Bafang de 80Nm et d’une transmission Shimano 10 vitesses, à 2400 euros.

Avantageux en termes de prix, ces vélos conservent l’essentiel, avec une batterie amovible intégrée dans le cadre, une autonomie allant de 70 à 100 kilomètres, des freins à disque, une courroie Carbon Gates, des éclairages intégrés et une application pour la géolocalisation et l’itinéraire.

Dès l’instant où vous achetez un vélo électrique TENWAYS, vous devenez membre de notre communauté croissante et diversifiée. Une excellente assistance à la clientèle est fournie à travers nos canaux en ligne et hors ligne à tout moment, garantissant que les heureux propriétaires d’un TENWAYS se sentent satisfaits et soutenus.

Tenways s’impose donc comme un acteur incontournable dans cette révolution à deux roues, défiant la concurrence tout en propulsant la mobilité vers de nouveaux horizons. Une véritable success story qui allie performance, durabilité et accessibilité, confirmant ainsi que le futur de la mobilité urbaine est bel et bien électrique et entre les mains de Tenways.