Catégories
En vedette Entreprises

Comment Chris & Tiffen ont accompagné un chef d’entreprise dans la structuration de son patrimoine

À l’approche de la retraite, les décisions patrimoniales deviennent stratégiques. Entre transmission, fiscalité et prévoyance, chaque choix compte. C’est dans ce contexte que Monsieur et Madame BENEF, à la tête d’une PME familiale depuis plus de 30 ans, ont fait appel à Chris & Tiffen pour les accompagner dans une étape clé de leur vie entrepreneuriale… et familiale.

Quand Monsieur BENEF a poussé la porte de Chris & Tiffen, Partners chez Union Conseils & Associés, il ne cherchait pas simplement un conseil fiscal. Il cherchait à préparer la suite, la transmission, la sérénité. À 58 ans, fondateur d’une PME de BTP florissante, il savait que les années à venir seraient décisives. Sa femme, coassociée, responsable administrative de l’entreprise depuis plus de 15 ans, partageait ses interrogations.

Ensemble, ils avaient tout construit.

Mais comment préserver ? Comment transmettre sans créer de déséquilibres entre leurs deux fils ? Comment préparer une retraite digne, sans risquer une pression fiscale excessive ? Comment diversifier un patrimoine qui reposait essentiellement sur leur entreprise et l’immobilier ?

Autant de questions… qui demandaient plus que des réponses techniques. Elles demandaient une stratégie sur-mesure.

Le profil : un couple d’entrepreneurs soudés et prévoyants

Mariés depuis 1987 sans contrat de mariage, Monsieur et Madame BENEF ont deux enfants. Monsieur a fondé une SARL de BTP en 1990, dont il détient 70 % du capital. Son épouse, détentrice de 30 %, y occupe depuis 15 ans un poste clé d’administratif.

Ils sont également coassociés d’une SCI, créée pour détenir les murs de leur entreprise, mais aussi plusieurs biens locatifs.

Le patrimoine professionnel est conséquent, le patrimoine immobilier aussi. Et avec une TMI (taux marginal d’imposition) à 41 %, chaque euro optimisé compte.

Les problématiques : transmission, fiscalité, et sérénité

Les objectifs étaient clairs :

  • Préparer la retraite de Monsieur
  • Optimiser la rémunération du couple… et de leurs salariés fidèles
  • Transmettre l’entreprise à leur fils aîné, sans léser le cadet
  • Préserver l’équilibre du patrimoine immobilier… tout en évitant l’IFI

Le défi ? Structurer ce patrimoine de manière cohérente, durable, et fiscalement avantageuse.

L’approche Chris & Tiffen : 360°, personnalisée, évolutive

L’accompagnement a débuté par une étude patrimoniale globale : régime matrimonial, fiscalité, placements financiers, SCI, SARL… rien n’a été laissé de côté.

🔸 Côté SARL :

  • Mise en place d’une épargne salariale pour optimiser la rémunération du couple et motiver les salariés.
  • Versement stratégique de dividendes : calcul précis pour limiter l’impact des cotisations sociales tout en optimisant la fiscalité.
  • Placement sur assurance-vie en parallèle : rendement de 4 % net, avec horizon à 8 ans pour profiter des abattements.
  • Diversification via l’or, l’art et un groupement foncier viticole (un clin d’œil à la passion du vin de Monsieur).

Ainsi, ils ont pu générer des revenus alternatifs stables, préparer sereinement la retraite, tout en engageant les collaborateurs.

🔸 Transmission de l’entreprise :

  • Préconisation du Pacte Dutreil : pour bénéficier d’un abattement de 75 % sur les droits de donation.
  • Donation-partage avec soulte pour ne pas léser le second fils, non impliqué dans l’entreprise.
  • Création d’une holding pour le fils repreneur afin de structurer le rachat des parts et financer la soulte via un prêt bancaire.

De ce fait, ils ont permis d’éviter les conflits familiaux, de sécuriser la transmission, et de protéger les intérêts de chacun.

🔸 Côté SCI :

  • Vente du local professionnel à la SARL : pour limiter l’exposition à l’IFI à la retraite.
  • Préservation du compte courant d’associé de Madame : pour maintenir un passif utile dans le calcul de l’IFI.
  • Projection fiscale à la retraite : pour anticiper une baisse de la TMI à 30 %… mais une pression fiscale sur les revenus fonciers à 47,2 %.

Ainsi, ils ont pu protéger les revenus futurs, anticiper l’IFI et optimiser la fiscalité du couple.

Les résultats

Monsieur et Madame BENEF ont aujourd’hui une vision claire de leur patrimoine, un plan structuré pour la transmission et des investissements alignés avec leurs objectifs.

Ils se disent « soulagés et confiants ». Le poids des incertitudes a laissé place à une stratégie.

Et ce n’est qu’un début : leurs deux fils, désormais conscients des enjeux patrimoniaux, ont eux aussi démarré un accompagnement avec Chris & Tiffen.

Aujourd’hui : sérénité et vision familiale

Ce que Monsieur et Madame BENEF ont gagné dans cette démarche ? Une chose simple, mais essentielle : la tranquillité d’esprit.

Ils ont une stratégie claire, des enfants impliqués, un patrimoine mieux protégé. Et une feuille de route pour les années à venir, construite avec soin, précision et une vraie vision humaine.

« Ce qui nous a marqué chez Chris & Tiffen, confie Monsieur, c’est leur capacité à rendre clairs des sujets complexes. On se sent écouté, accompagné, jamais jugé. »

Aujourd’hui, ce sont leurs fils qui prennent le relais. Preuve que transmettre, ce n’est pas seulement une affaire de parts sociales : c’est aussi une affaire de confiance.

Ce cas concret montre qu’une structuration patrimoniale intelligente ne se limite pas à réduire les impôts. C’est une démarche profonde, qui touche à l’identité de l’entrepreneur, à la transmission des valeurs, à la vision d’une vie après l’entreprise.

Catégories
Economie Fiscalité

COMMENT SONT UTILISÉS NOS IMPÔTS EN 2021 ?

Chaque année, de nombreux concitoyens reçoivent leur proposition (simplifiée) de déclaration fiscale qui reprend l’ensemble des revenus imposables de l’année précédente. Ce document nous donne également un aperçu sur la manière dont notre argent est dépensé par le Royaume.

Dans un rapport publié par l’OCDE en 2021 mesurant le taux d’imposition sur les salaires, la Belgique arrivait en tête du classement pour plusieurs catégories. Ce rapport prend en compte l’impôt sur le revenu en lui-même, ainsi que les cotisations sociales payées par l’employeur et l’employé.

Ainsi, sur le total de ces éléments, la Belgique prélève sur une personne célibataire et sans enfants 51,5% d’impôts, dépassant l’Allemagne (49%), la France (46,6%) ou l’Italie (46%). La moyenne de l’OCDE, quant à elle, est de 34,6%.

En analysant plus précisément la charge totale d’imposition, nous pouvons constater que 19,2% du salaire est prélevé par l’impôt sur le revenu, 11% relèvent de la participation de l’employé aux cotisations sociales et 21,3% par l’employeur.

À titre de comparaison, la totalité des impôts prélevés sur le salaire des Danois (35,4%) provient uniquement de l’impôt sur le revenu. En Espagne, la plus grosse charge revient à l’employeur (23%) tandis que le revenu est imposé à 11% et la participation de l’employé à 4%.

Ailleurs dans le monde, Les États-Unis ont un taux d’imposition de 28,3%, le Japon 32,7 %, la Suisse 22,1 %. Le Chili, quant à lui, se situe en bas du classement avec « seulement » 7 % de prélèvement sur le salaire. La palme du pays le plus « généreux » revient à la Colombie, qui ne prélève tout simplement pas d’impôts de ses citoyens (ces derniers doivent quand même souscrire quelques assurances obligatoires).

(À noter également que l’impact fiscal est différent en fonction de la situation familiale de la personne.)

Source : OCDE (2021). Rapport Les impôts sur le salaire 2021.
  • Mais où vont nos impôts ?

Sur les 247,9 milliards d’euros que la Belgique a prélevés en 2018 (source : Eurostat 2019), 36 % ont été consacrés à notre système de sécurité sociale (89,9 Mds €), 33% du budget fut alloué aux régions et communautés (81,7 Mds €), 13 % pour les communes et les provinces (32,6 Mds €) et enfin 18 % pour l’autorité fédérale (43,7 Mds €).

Parmi les principales dépenses, nous retrouvons :

  1. Les pensions : 52,5 Mds €
  2. Le secteur des soins de santé : 36,1 Mds €
  3. L’enseignement : 29,3 Mds €
  4. Les transports : 13,6 Mds €
  5. Le chômage et autres allocation sociales : 11,2 Mds €
  6. L’environnement : 6,1 Mds €
  • La propagation du Covid-19 a relevé au grand jour plusieurs manquements :

Tout d’abord, elle met sous pression les finances publiques des États. Partout dans le monde, les gouvernements ont dû puiser dans leurs réserves, ou emprunter, pour éviter la faillite d’un système économique, qui déjà tenait sous assistance respiratoire.

Ensuite, malgré un investissement élevé dans le secteur des soins de santé, soit près de 36,1 milliards d’euros pour la Belgique (Eurostat, 2019), celui-ci s’est avéré être sous-équipé et mal préparé aux situations de crise. Entre temps, le regard à changé sur ce secteur et de nombreux investissement sont attendus dans les prochaines années.

  • Enfin, nous devons aborder le point du financement. ..

Les recettes de l’État provenant majoritairement des impôts, peut-on continuer à investir davantage sans augmenter ce dernier ? L’aide actuelle de la Banque Centrale européenne n’empêche pas que les gouvernements doivent, dans un avenir proche, repenser leur politique budgétaire et trouver de nouvelles ressources, sous peine de devoir réduire les budgets dédiés à d’autres domaines, jugés « moins essentiels ».

Quel que soit le sentiment que vous éprouvez en consultant votre déclaration d’imposition, c’est la contribution de chaque citoyen qui permet à notre société de prospérer (ou de tenir). Les finances de l’État seront mises à rude épreuve ces prochaines années et nous voyons, déjà, resurgir des idées comme… la taxation sur le capital.

Catégories
Fiscalité

Comment sont utilisés nos impôts ?

Au moment où nous écrivons ces lignes, de nombreux concitoyens reçoivent leur proposition (simplifiée) de déclaration fiscale qui reprend l’ensemble des revenus imposables de l’année 2019. Ce document nous rappelle comment nous contribuons à notre pays ainsi que la manière dont cet argent est dépensé.

Dans un rapport publié par l’OCDE en 2019 mesurant le taux d’imposition sur les salaires, la Belgique arrivait en tête du classement. Ce rapport prend en compte l’impôt sur le revenu en lui-même, ainsi que les cotisations sociales payées par l’employeur et l’employé.

Ainsi, sur le total de ces éléments, la Belgique prélève 52,2% d’impôts, dépassant l’Allemagne (49,4%), la France (46,7%) ou l’Italie (48%). La moyenne de l’OCDE, quant à elle, est de 36%.

En analysant plus précisément la charge totale d’imposition, nous pouvons constater que 20% du salaire est prélevé par l’impôt sur le revenu, 11% relèvent de la participation de l’employé aux cotisations sociales et 21% par l’employeur.

À titre de comparaison, la totalité des impôts prélevés sur le salaire des Danois (35%) provient uniquement de l’impôt sur le revenu. En Espagne, la plus grosse charge revient à l’employeur (23%) tandis que le revenu est imposé à 11% et la participation de l’employé à 4%.

Ailleurs dans le monde, Les États-Unis ont un taux d’imposition de 29,8%, le Japon 32,7 %, la Suisse 22,3 %. Le Chili, quant à lui, se situe en bas du classement avec « seulement » 7 % de prélèvement sur le salaire.

(À noter également que l’impact fiscal est différent en fonction de la situation familiale de la personne.)

  • Mais où vont nos impôts ?

Sur les 239,6 milliards d’euros que la Belgique a prélevés en 2017 (source : Eurostat 2018), 35 % ont été consacrés à notre système de sécurité sociale, 33% du budget fut alloué aux régions et communautés, 13 % pour les communes et les provinces et enfin 18 % pour l’autorité fédérale.

Parmi les principales dépenses, nous retrouvons :

  1. Les pensions : 50 Mds €
  2. Le secteur des soins de santé : 35 Mds €
  3. L’enseignement : 28 Mds €
  4. Les transports : 12 Mds €
  5. Le chômage et autres allocation sociales : 11,7 Mds €
  6. L’environnement : 5,9 Mds €
  • La propagation du Covid-19 a relevé au grand jour plusieurs manquements :

Tout d’abord, elle met sous pression les finances publiques des États. Partout dans le monde, les gouvernements ont dû puiser dans leurs réserves, ou emprunter, pour éviter la faillite d’un système économique, qui déjà tenait sous assistance respiratoire.

Ensuite, malgré un investissement élevé dans le secteur des soins de santé, soit près de 35 milliards d’euros pour la Belgique (Eurostat, 2018), celui-ci s’est avéré être sous-équipé et mal préparé aux situations de crise. Le regard que l’on portera à l’avenir sur ce secteur changera et des promesses d’investissement se font entendre.

  • Enfin, nous devons aborder le point du financement. ..

Les recettes de l’État provenant majoritairement des impôts, peut-on continuer à investir davantage sans augmenter ce dernier ? L’aide actuelle de la Banque Centrale européenne n’empêche pas que les gouvernements doivent, dans un avenir proche, repenser leur politique budgétaire et trouver de nouvelles ressources, sous peine de devoir réduire les budgets dédiés à d’autres domaines, jugés « moins essentiels ».

Quel que soit le sentiment que vous éprouvez en consultant votre déclaration d’imposition, c’est la contribution de chaque citoyen qui permet à notre société de prospérer (ou de tenir). Les finances de l’État seront mises à rude épreuve ces prochaines années et nous voyons, déjà, resurgir des idées comme… la taxation sur le capital.

Par Timur KAZKONDU