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Qu’entendent les financiers et investisseurs par « Market Timing » ?

Beaucoup d’investisseurs vous le diront : « investir en bourse est simple, il suffit d’acheter l’action quand son prix est au plus bas et la revendre quand il est au plus haut ».

Cependant, cette stratégie, aussi basique qu’elle puisse paraître, est très difficile à mettre en œuvre. Chercher le moment opportun pour acheter ou vendre s’appelle « le Market timing ».

Le market timing consiste à analyser plusieurs indicateurs liés à l’instrument financier que l’on veut acheter ou vendre. Parmi les éléments étudiés, on y retrouve par exemple le prix, les volumes d’échange ou encore les bénéfices futurs. Cela implique l’utilisation de l’analyse technique et fondamentale (voir article « analyse technique vs analyse fondamentale »).

Concrètement, l’objectif est de répondre à la question suivante « est-ce le bon moment ? ».

Les conclusions tirées du Market Timing n’étant valables qu’à un instant précis, il est difficile d’être performant sur une longue durée. Pourtant, entrer dans un marché à certains moments de l’année peut s’avérer très significatif sur la rentabilité d’un investissement pour celui qui sait profiter des fortes variations du marché.

Quelques belles opportunités ont vu le jour ces derniers temps : le cours de change de la devise anglaise suite à l’annonce des résultats de vote dans le pays ou la reprise des marchés dès le début de l’année 2019.

Enfin, d’autres stratégies viennent s’opposer au market timing, dont une en particulier appelée « buy and hold ». Celle-ci consiste en l’achat d’une action, peu importe le moment choisi, et de la garder assez longtemps (quelques années) pour obtenir une performance supérieure au market timing. Cette technique demande patience et sang-froid et un peu de flair. 🙂

Le market timing est une méthode qui requiert de la précision et de la rapidité, ce qui est possible de nos jours grâce au trading à haute fréquence. Cependant, l’investissement à long terme reste une valeur sûre pour celui qui veut profiter de belles performances.

Comme Warren Buffet l’a dit un jour, “If you aren’t thinking about owning a stock for 10 years, don’t even think about owning it for 10 minutes.”

Warren Buffet – Investisseur boursier américain
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Qu’est-ce qu’une « Option » ?

Nos derniers sujets sur les bases de la Finance portaient sur les actions, les obligations et les ETF. Aujourd’hui, nous aborderons un produit moins connu, les options.

Les options font partie de la famille des produits dérivés, ces actifs dont la valeur dépend (dérive) d’un autre actif financier (que l’on appelle le sous-jacent et qui peut être, par exemple, une action ou une matière première).

Prenons un exemple simple qui nous servira de fil conducteur : un fabricant de vêtements souhaite se couvrir contre la variation du prix du coton (prix = 10 $ dans notre exemple) pour l’année 2020. Il se positionne donc en tant qu’acheteur d’une option qui lui donnera le droit d’acheter du coton à 13 $ d’ici un an. Nous retrouvons ici plusieurs spécificités :

  • Le type : l’option peut donner le droit d’acheter (Call) ou de vendre (Put) un actif.
  • Le droit : Le détenteur d’une option n’est pas obligé d’acheter l’instrument financier si les conditions ne lui sont pas favorables (ex. la valeur du sous-jacent est moins chère sur le marché que sur le contrat d’option). Dans notre exemple, si le prix du coton est de 12 $ sur le marché, l’acheteur ne va pas activer son option.
  • L’obligation : De son côté, le vendeur a l’obligation de vendre (pour un call) ou d’acheter (le put) l’actif sous-jacent si l’acheteur applique son option.
  • Le prix d’exercice : Le prix indiqué dans le contrat est représentatif des croyances de l’acheteur et du vendeur. En se donnant le droit d’acheter à 13 $ le prix du coton dans un an, le fabricant anticipe une hausse du prix du coton et veut s’en protéger.
  • La durée : le droit d’exercer une option a une durée limitée. Au-delà de celle-ci, elle n’est plus possible. Notre fabricant a donc un an pour l’activer.
  • Le coût : Une option a un coût, sous forme de prime, qu’il est important de prendre en considération. Elle est le reflet de la combinaison entre la valeur intrinsèque de l’option (le prix d’exercice par rapport à la valeur du sous-jacent) et sa valeur temporelle (le temps qu’il reste pour pouvoir exercer celle-ci).
  • La stratégie : Dans notre exemple, le fabricant souhaite se couvrir d’une hausse du prix du coton. D’autres achètent des options pour spéculer sur le prix du sous-jacent.

En décembre 2020, si le prix du coton atteint 15 $, notre fabricant activera son droit de l’acheter a 13 $ et le vendeur de l’option sera dans l’obligation de le lui vendre. Dans le cas contraire (11 $), le détenteur de l’option achètera du coton sur le marché.

Quel est l’intérêt pour le vendeur d’une option ?

L’encaissement des primes tout au long de la période. La durée limitée de l’option et la probabilité que la valeur du sous-jacent ne dépasse pas le prix d’exercice sont à l’avantage du vendeur d’option, qui perçoit les primes durant cette période.

Les options peuvent être échangés directement entre investisseurs (marché de gré à gré), avec un organisme bancaire (warrant) ou sur un marché standardisé. En Belgique, il est possible d’acheter des options en passant par des organismes financiers.

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Qu’est-ce que la vente à découvert d’action ou « short-selling » ?

La technique la plus connue sur les marchés boursiers est le fait de parier sur la hausse du cours d’une action, c’est à dire, d’acheter une action et espérer que son cours va monter pour pouvoir revendre l’action à un prix plus élevé.

Que faire lorsque l’on aimerait parier sur la baisse future d’une action ? Il existe une technique utilisée par certains investisseurs mais qui reste très peu connue ou très incomprise : la vente à découvert.

La VAD ou « short-selling » (en anglais) consiste à parier sur la baisse d’une action en vendant des actions à un prix élevé et ensuite à les racheter à prix plus faible en faisant un bénéfice. En principe, vous vendez des actifs que vous ne possédez pas …

– Mais alors… comment vendre des actions que l’on ne possède pas?

Tout simplement en les empruntant à de grosses sociétés aux portefeuilles stables (c’est à dire qu’ils ne vont pas vendre les actions qu’ils possèdent et dont le nombre d’actions dans leurs portefeuilles ne change presque pas).

Les sociétés avec ce type de portefeuille d’actions sont souvent les assurances, les fonds de pensions, les fonds de placement… Toutefois, il existe quelques limitations à la VAD (possible que sur les actions appartenant au SRD et certaines entreprises interdisent la vente à découvert de leurs titres).

– Ah d’accord… mais pourquoi cette technique n’est-elle pas appréciée par les entreprises ?

Malgré que cela leur rapporte beaucoup d’argent (puisque leurs actions sont échangées sur le marché boursier), certaines entreprises n’aiment pas la VAD car il en existent qui ignorent totalement les transactions qui sont faites avec leurs titres et ce manque de transparence inquiète ces sociétés.

–> Exemple:

La valeur de l’entreprise « P.F » est cotée 20 euros en janvier 2020. Nous pensons que la conjoncture est mauvaise et que le titre va suivre une tendance baissière. Ainsi, nous n’allons surtout pas en acheter mais nous allons faire une vente à découvert pour parier sur la baisse de cette action.

En mai 2020, notre anticipation de l’avenir était juste et nous a donné raison… L’action « P.F » est cotée 12 €. Notre scénario s’est donc réalisé, la valeur a baissé.

A ce moment, nous aimerions récupérer nos bénéfices et pour cela, il nous suffit d’acheter « P.F » afin de solder notre position de vente à découvert. Dans cet exemple, nous avons encaissé : 20 euros – 12 euros = 8 euros par action.

– Un peu d’actualité

Dernièrement, le fonds de pension public japonais GPIF (un des plus gros du monde) a interdit la VAD avec ses titres. En 2018, la VAD avait rapporté près de 300 millions de dollars de commissions nettes au GPIF (government pension investment fund), qui a malgré cela décidé de l’interdire.

« Bravo, excellente initiative! La vente à découvert devrait être illégale », voilà comment a réagi le patron de Tesla, Elon Musk, à la suite à cette annonce.

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Qu’est-ce qu’une « obligation » ?

La dernière fois, nous avons abordé les actions dans notre série sur les bases de la finance. Aujourd’hui, nous allons aborder les obligations.

Une autre manière pour les entreprises de lever des capitaux est l’émission d’obligations. Dans ce cas, l’investisseur achète une obligation à son émetteur (l’entreprise) qui lui promet de rembourser son capital à l’échéance.

De plus, pour le remercier de lui avoir prêté de l’argent, l’émetteur verse des intérêts réguliers, appelés coupons. L’obligation peut être vue comme une sorte de prêt réglementé.

Ainsi, une obligation peut se différencier d’une autre sur plusieurs éléments :

  • Sa nature : Obligation d’État (émis par des États), bon de caisse (émis par une banque), Obligation structurée (émis par des entreprises ou des banques)
  • Sa durée : l’échéance d’une obligation est connue (ex. : 6 ans)
  • Sa devise : Euro ou autres devises
  • Le marché : l’obligation peut être achetée directement à l’entreprise (marché primaire) ou à une personne qui la détient (marché secondaire)
  • Son coupon : il s’agit de l’intérêt versé par l’émetteur. Il est toujours exprimé en pourcentage du nominal (ex. : 5 % de 100 € = 5 €).
  • Son taux d’intérêt : il dépend directement des taux fixés par la BCE. Il permet de savoir si une obligation apportera un rendement satisfaisant.
  • Son prix : Le prix d’une obligation n’est pas toujours égal à 100 %. Il est le reflet des éléments repris ci-dessus. De plus, tous les investisseurs ne seront pas d’accord sur le prix d’une obligation.

Quels sont les avantages ?

  • Idéal pour les personnes qui souhaitent récupérer leur capital à l’échéance.
  • Idéal pour diversifier et sécuriser son portefeuille sur la durée.
  • L’entreprise ne dilue pas son actionnariat lorsqu’elle émet des obligations.
  • Variété d’émetteurs comme les pays, les banques et les entreprises.
  • Prise de risque plus faible…

Quels sont les désavantages ?

  • … mais prise de risque quand même, comme le risque de faillite de l’émetteur. Ainsi, prêter à la Grèce ne présente pas le même risque que de prêter à l’Allemagne.
  • Rendement souvent plus faible que le marché des actions.

Il existe une multitude d’obligations aux caractéristiques particulières. Certaines, par exemple, peuvent être converties en actions, d’autres sont à taux variables. Les notes structurées possèdent un mécanisme de protection du capital et d’intérêts variables.

Frais et Fiscalité ?

  • Une commission de courtage (qui dépend du montant ainsi que la durée restante de l’obligation)
  • Un précompte mobilier de 30 % sur les coupons (sauf si la vente se fait avant l’échéance sur le marché primaire)
  • Une taxe sur les opérations boursières (0,12 % si la vente se réalise sur le marché secondaire)

En Belgique, il est possible de souscrire des obligations en passant par des organismes financiers. L’investisseur qui investit en obligation souhaite avant tout protéger son capital ou diversifier un portefeuille existant.

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Spotify: Du transfert des richesses à l’accès aux richesses (3/5)

Spotify a connu une ascension fulgurante depuis sa fondation puisqu’elle est présente dans 58 pays et compte 100 millions d’utilisateurs actifs, dont 20 millions sont des abonnés payants. Malgré cela, l’entreprise n’a toujours pas atteint la rentabilité.

Spotify, c’est cette plate-forme de Streaming musical sous la forme d’un logiciel que nous installons innocemment dans notre smartphone ou pc. Une fois mise en place, elle nous permet d’écoute de manière instantanée d’innombrables fichiers musicaux.

Fondée par Daniel Ek et Martin Lorentzon en 2006 en Suède et lancée en 2008, Spotify est le seul géant du Streaming musical européen a l’instar de ses concurrents Américains.

Actuellement, en termes de chiffre d’affaires, Spotify a généré près de 1,50 milliards de dollars de revenus en 2018. Quant à sa valorisation boursière, elle équivaut à 20,73 milliards de dollars à Wall Street pour une cotation à 115,33 USD (octobre 2019). En 2017, la société a subit une perte opérationnelle de 378 millions d’euros…

Ceci étant, il est important de préciser que Spotify n’est pas une entreprise tout à fait rentable et ne risque pas de l’être très vite, compte tenu de son business model propre au Streaming musical.

Spotify s’est vu qualifié très rapidement du « Netflix » de la musique, avec quelques 100 millions d’abonnées premium et 200 millions d’utilisateurs mensuel à travers 78 pays.

En effet, la société Suédoise, dont le siège se trouve à Luxembourg, est en tête du marché du Streaming musical. La richesse du contenu et le coté intuitif de la plate-forme rendent le service de musique incontournable sur le marché.

Deux services sont offerts, il s’agit du côté « freemium » mais limité par la pub, et « premium » pour les payeurs sans pub… on est VIP, monsieur ! De cela, en découlent deux sources de revenu que sont la publicité et le paiement régulier de votre abonnement.

En effet, les algorithmes de Spotify sont à la pointe et c’est complètement bluffants ! Les ‘Daily Mix’ ainsi que les ‘découvertes de la semaine’, tant de playlist que l’on apprécie particulièrement, car elles sont faites spécialement pour nous, après avoir analysé nos comportements via le phénomène de « science des données ».

« En analysant vos données de Streaming, nous découvrons sans arrêt de nouvelles habitudes d’écoute qui nous en disent plus sur la façon dont vous streamez. C’est ce que nous appelons « Comprendre les utilisateurs grâce à la musique ». « Vous pensez connaître votre profil musical ? Connectez-vous sur Spotify.me pour découvrir vos habitudes d’écoute. »

Ainsi, Spotify est lié à trois majors musicals que sont: Warner, Universal et Sony Music. A noter que près de 75 % des revenus sont dus à ces majors en droit d’auteurs.

Ce qu’il y a de remarquable, c’est que Spotify ne crée aucun contenu à l’inverse de Netflix et son‘ Netflix Originals’, aucune richesse n’est donc créée par Spotify qui met simplement sa musique à disposition à travers son Cloud !

On ne parle plus d’artiste, d’album, mais de stream, Spotify a clairement révolutionné la consommation de musique à travers son Business Model en proposant le compromis optimal.

Peut-on ainsi penser que le succès de ce type de plate-forme s’explique par le fait que ces entreprises se serait inspirées directement du model de plate-forme de téléchargement illégal de l’époque ? En offrant un service su mesure et riche en contenu ? La question mérite réflexion …

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Netflix: Du transfert des richesses à l’accès aux richesses (2/5)

Le développement d’internet, a permis d’augmenter la consommation de contenu audiovisuel qui, in fine, s’est tournée progressivement au cours de la dernière décennie vers le dématérialisé. Nous voilà passé de la location de DVD à la plate-forme qui donne le ‘la’ en matière de contenu vidéo streaming à succès.

Netflix, c’est cette plate-forme de vidéo à la demande (SVOD) fondée en 1997 à Los Gatos en Californie. Ce service permet la diffusion en streaming et permet à ses quelques de 150 millions d’abonnés présent dans 190 pays de regarder une grande variété de séries TV, films et documentaires.

A l’époque, il existait plusieurs services qui proposaient un modèle économique classique basé sur l’achat ou la location à l’unité, Netflix a décidé de changer les habitudes et de proposer un abonnement unique pour une consommation illimitée à un tarif très compétitif.

Actuellement, en termes de chiffre d’affaires, Netflix a généré près de 15,8 milliards dollars de revenus en 2018. Quant à sa valorisation boursière, elle équivaut à 127 milliards de dollars à Wall Street pour une cotation à 290,17 USD (septembre 2019).

Ainsi, Netflix, est devenu la société audiovisuelle la mieux valorisée devant Disney en se plaçant numéro un mondial du streaming.

Force est de constater que « Netflix n’est pas née à Hollywood dans le berceau du cinéma mais à la Silicon Valley » !

Le nom annonce directement la couleur « NET » pour internet et « FLIX » pour flicks qui désigne un synonyme argotique du mot film en anglais. Soit « Film via internet ».En effet, la société fait ces débuts, avec un service de location de dvd via internet, qui est toujours actif d’ailleurs mais uniquement aux Etats-Unis (www.dvd.com).

Elle devient très vite un pilier de la mutation de la consommation de contenue audiovisuel, en étant un acteur majeur de la délinéarisation.

Exactement l’inverse de la linéarisation, le mode traditionnel de grille de programmes décidé par les chaines de TV. Le téléspectateur ne suit plus les programmes préétablis mais choisit à sa guise ce qu’il veut regarder quand et où il veut.

En outre, Netflix se démarque avec succès de ses concurrents par la production de contenu ‘ Netflix Originals’.

Pour 2018, notons que près de 12 Milliards de dollars ont étés investi à cet effet, et quelque 15 Milliards ont été alloués au budget pour 2019. De la sorte, Netflix revend par la suite les droits de diffusions à des chaines télévisées.

Concrètement, une connexion internet suffit pour que la magie s’opère, ou que vous soyez vous vous plongerez dans la fiction, tant de films et séries dont tout le monde parle …

N’est-ce pas aguicheur de se dire que pour la modique somme 7,99€ par mois, nous avons accès au pays des merveilles, telle la pilule rouge que Néo choisit pour entrer dans la matrice, nous entrons dans le monde de Netflix ! Tu Dum !

In fine, cela nous donne un aspect libératoire, j’ai payé, donc j’ai accès à tout ! Tel un buffet ouvert à volonté !

Dans une prochaine partie nous développeront les mécanismes qui assurent la réussite du streaming. Effectivement, de nos jours, le succès n’est plus assuré par la qualité artistique ou de réalisation, mais par la maîtrise sociologique et algorithmique, tout doit être ‘à la demande’ et ‘sur mesure’.

Et vous, quelle pilule avez-vous choisi ?

Par Yavuz S.

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Du transfert des richesses, à l’accès aux richesses… (1/5)

Depuis l’ère industrielle, l’homme produit de manière massive. Il crée constamment des richesses et celles-ci ont pour objectif d’être transférées à un moment donné sur un marché spécifique. Le destination est, dès lors, le transfert de « propriété » et le droit d’usage de ce dernier.

A titre d’exemple, la production audio-visuelle a pour vocation d’être mis en produit physique CD, vinyl, DVD ou autre, afin d’être vendu et donc transférée en tant que bien physique pour son acquéreur.

L’heureux acquéreur en a dès lors la propriété et peut en faire usage dans les règles prescrites. Il devient donc maître de son bien. A cet effet, divers circuits de distribution ont pour vocation d’offrir les produits sur le marché afin de dégager, à leur tour, des richesses.

Mais depuis l’avènement de la nouvelle technologie et de la digitalisation, nous assistons à une transformation fondamentale du circuit qui a rendu les modèles économiques des entreprises différents. Le changement de nos habitudes de consommation vers une consommation digitale a obligé les entreprises à modifier leurs modèles d’affaires (business model). 

Ainsi, le digital a fait apparaître de nouvelles tendances sur les marchés en réorientant la manière dont les entreprises créent et capitalisent de la valeur.

En effet, vous l’avez surement constaté, l’époque actuelle se veut au streaming. Prenons l’exemple de Netflix ou encore de Spotify qui sont les deux géants dont les plateformes détiennent les richesses concrètes et vous permettent d’y accéder. Ainsi, Il est intéressant de constater que ces derniers ne produisent que peu voire pas du tout d’oeuvre artistique. On pourrait presque comparer ce modèle économique à celui des abonnements aux chaines de télés payantes.

Ainsi, en échange d’un abonnement mensuel, nous pouvons avoir « accès » aux richesses que proposent ces plateformes, et cela passe par nos séries coups de cœurs aux albums de nos artistes préférés.

Cependant, notons que nous n’en avons nullement un produit dont nous sommes propriétaire tel un DVD que nous pouvons détenir en propre dans notre vidéothèque. In fine, une annulation de l’abonnement annule tout accès…

En définitive, il serait intéressant de savoir, comment est-ce que ces plateformes agissent pour pouvoir aspirer toutes les richesses et en être les détenteurs. Tout cela en ne vous octroyant uniquement l’accès …

Y.S