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ONG et crypto-actifs : innovation incontournable ou illusion technologique ?

Tandis que les actifs numériques gagnent du terrain dans le monde de la finance digitale, un secteur inattendu se montre prudent et intéressé : celui des organisations non gouvernementales (ONG). Promesses d’agilité, nouvelles possibilités de financement, transparence accrue… tout en faisant face à des risques liés à la conformité, aux erreurs stratégiques et aux dérives éthiques. L’emploi des actifs numériques dans le domaine humanitaire suscite une discussion qui va au-delà d’un simple engouement technologique.

Un outil qui séduit par sa rapidité et son accessibilité

Dans les zones affectées par des conflits ou des catastrophes naturelles, le système bancaire traditionnel peut parfois être inopérant : infrastructures détruites, sanctions, limitations sur le transfert de fonds, hyperinflation. Les actifs numériques apparaissent donc comme une addition intéressante :

  • des transferts quasi immédiats,
  • Réception depuis tout pays.
  • Autonomie partielle des systèmes bancaires locaux.

L’événement ukrainien de 2022 a démontré la force de cet outil : des dizaines de millions de dollars ont été collectés en quelques semaines par le biais des crypto-monnaies. Un phénomène inédit par son ampleur et sa vitesse.

Transparence financière… mais pas sans nuance

La blockchain permet une traçabilité totale des transactions. Pour les ONG, cette transparence représente un potentiel important :

  • rassurer les donateurs,
  • limiter certains risques de détournement,
  • faciliter les audits.

Cependant, cette transparence théorique cache des limites souvent absentes du discours dominant :
les adresses blockchain ne révèlent pas automatiquement l’identité réelle des donateurs. Les ONG doivent donc investir dans des outils d’analyse spécialisés (Chainalysis, TRM Labs) et dans des processus complets afin de respecter les normes AML/KYC, sous peine d’enfreindre la législation contre le financement du terrorisme.

Une solution utile dans les zones sans infrastructures bancaires… mais pas universelle

Certaines ONG ont distribué de l’aide via des stablecoins dans des pays en crise bancaire (Venezuela, Liban).
Pour les bénéficiaires, cela permet parfois de contourner l’hyperinflation et de recevoir de l’aide rapidement.

Mais cette approche reste limitée par plusieurs contraintes concrètes:

  • accès irrégulier à internet ou à l’électricité,
  • besoin d’appareils compatibles,
  • nécessité de former les équipes et les bénéficiaires,
  • difficulté à convertir les crypto-actifs en monnaie locale.

Ces obstacles montrent que les crypto-solutions ne sont pas toujours adaptées au terrain, malgré leur potentiel.

Les risques souvent sous-estimés : conformité, réputation, cybersécurité

Conformité réglementaire (AML/CFT)

Les ONG sont déjà surveillées pour éviter les détournements de fonds en zones sensibles.
L’arrivée des crypto-actifs complique leur position :
elles doivent désormais vérifier l’origine des fonds, analyser les flux et documenter leurs choix technologiques.

Risque réputationnel

Pour le grand public, les cryptomonnaies sont encore associées à la fraude, au blanchiment ou à la spéculation.
Une ONG mal préparée pourrait créer de la méfiance parmi ses donateurs, même si ses intentions sont bonnes.

Cybersécurité

Les ONG disposent rarement des mêmes moyens que les entreprises privées.
Or, la sécurité des portefeuilles crypto exige un niveau élevé :
clé privée compromise, phishing, erreurs de manipulation… un incident peut faire perdre 100 % des fonds, sans recours possible.

Pour finir les ONG peuvent bénéficier des actifs cryptographiques pour leur rapidité, leur résistance en situation de crise bancaire, leur transparence améliorée et l’élaboration de nouveaux systèmes d’aide planifiée. Néanmoins, les risques sont tout autant réels : complexité liée à la conformité, infrastructures techniques fragiles, enjeux de confidentialité pour les bénéficiaires, perception publique incertaine.

Les ONG ne visent pas à adopter ces outils de manière inconsidérée, mais plutôt à réaliser des investissements judicieux : former leurs collaborateurs, renforcer leur cybersécurité, instaurer des processus de conformité solides et établir des partenariats technologiques de confiance.

Les entités qui parviendront à intégrer ces technologies de façon judicieuse, plutôt qu’en succombant à une mode éphémère, disposeront d’un avantage stratégique majeur pour répondre aux défis humanitaires à venir, dans un univers où la finance numérique est en train de se révéler essentielle.

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L’essor de la DeFi : quel avenir pour les banques ?

Depuis 2020, la Finance Décentralisée (DeFi) s’est développée à un rythme rapide. Elle repose sur la technologie blockchain et est soutenue par des protocoles avant-gardistes, transformant profondément les pratiques du secteur bancaire traditionnel en offrant un accès direct à divers services financiers tels que le prêt, l’emprunt, le trading et l’épargne, sans intermédiaire bancaire.

Toutefois, malgré des rendements potentiellement élevés, la DeFi présente également des risques significatifs et pose des questions quant au futur du domaine bancaire.


Qu’est-ce que la DeFi ?


La Finance Décentralisée s’appuie sur des smart contracts, qui sont des programmes informatiques déclenchés automatiquement au sein de la blockchain. Les institutions financières traditionnelles sont substituées par ces contrats: l’absence de conseiller bancaire ou d’intermédiaire devient la norme, car la gestion est assurée par le code et la clarté des
registres publics.

Quelques exemples concrets :

● Prêts et emprunts : Sur Aave ou Compound, un utilisateur peut prêter ses cryptomonnaies et percevoir des intérêts (souvent supérieurs à ceux proposés par une banque), tandis qu’un autre peut emprunter en déposant une garantie.
● Trading décentralisé (DEX) : Uniswap, Curve ou SushiSwap permettent d’échanger des actifs directement entre utilisateurs, sans intermédiaire central.
● Épargne et rendements : Les mécanismes de staking (bloquer ses cryptos pour sécuriser un réseau) ou de yield farming (fournir de la liquidité à un protocole) offrent des rendements parfois à deux chiffres.

En résumé, la DeFi ambitionne de créer un système financier mondial, ouvert et transparent, accessible avec une simple connexion Internet et un portefeuille numérique.

Des rendements attractifs… mais à quel prix ?


L’un des grands arguments de la DeFi réside dans ses rendements élevés (APY – Annual Percentage Yield). Alors que les comptes épargne en banque offrent en moyenne 2 à 4 % par an, certains protocoles DeFi affichent des taux allant de 10 % à plus de 100 %, selon les actifs et la demande.

Mais ces rendements s’expliquent par :

● La volatilité des cryptomonnaies : les gains en tokens peuvent perdre rapidement de la valeur si le marché chute.
● Le risque technologique : une faille dans un smart contract peut entraîner le piratage de millions de dollars.
● Le risque systémique : certains protocoles reposent sur des stablecoins (comme l’USDT ou l’USDC). Si la confiance disparaît, l’écosystème entier peut vaciller.
● Le risque réglementaire : de nombreux États commencent à surveiller la DeFi, ce qui peut entraîner des restrictions ou interdictions.

Autrement dit, les rendements élevés vont de pair avec des risques considérables, souvent mal compris par les nouveaux investisseurs.

Un modèle qui menace les banques traditionnelles ?


La DeFi remet en question le rôle historique des banques :

● Dépôts et épargne : pourquoi laisser son argent à 2 % à la banque quand certains protocoles promettent 10 % ou plus ?
● Prêts : dans la DeFi, pas besoin de vérifier votre dossier de crédit, seule la garantie déposée compte.
● Frais : les services bancaires facturent des commissions, alors que la DeFi se contente des frais de réseau et des protocoles.
Cependant, les banques conservent plusieurs atouts qui leur permettent de rester compétitives face à la DeFi.

Elles offrent avant tout la sécurité des dépôts, garantie par l’État dans de nombreux pays, comme avec le Fonds de Garantie des Dépôts en Europe qui protège l’épargnant en cas de faillite bancaire. Elles assurent également une stabilité structurelle, puisqu’elles ne risquent pas de disparaître du jour au lendemain à cause d’une faille informatique ou d’un piratage massif.

Enfin, elles bénéficient d’un capital essentiel : la confiance des clients. Malgré certains scandales financiers, la majorité des particuliers préfère encore confier son argent à une banque régulée plutôt qu’à un protocole anonyme géré uniquement par du code.Malgré certains scandales financiers, la majorité des particuliers préfère encore confier son argent à une banque régulée plutôt qu’à un protocole anonyme géré uniquement par du code.

Pour conclure

la finance décentralisée représente l’une des innovations les plus disruptives du secteur financier depuis l’apparition d’Internet. Elle propose une vision radicalement nouvelle : un monde où chacun peut prêter, emprunter, investir sans intermédiaire. Mais ses rendements mirobolants cachent des risques élevés, encore mal maîtrisés.

Les banques, loin d’être condamnées, pourraient tirer parti de cette révolution en adaptant leurs modèles. Demain, la frontière entre finance traditionnelle et finance décentralisée pourrait bien s’estomper, au bénéfice des utilisateurs.

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Faits marquants des marchés : 11–15 août 2025

La semaine écoulée a été marquée par une intensification des incertitudes macroéconomiques, dans un contexte où les marchés cherchent un cap clair avant une série d’échéances majeures.

Aux États-Unis, les signaux d’inflation sont restés contradictoires, alimentant le débat sur la trajectoire monétaire de la Fed. En Europe, la croissance reste atone et la Banque centrale européenne maintient une ligne restrictive, malgré un environnement industriel fragile.

Le Japon, en revanche, a surpris positivement avec une croissance plus soutenue qu’anticipé au deuxième trimestre, renforçant les spéculations sur une normalisation progressive de la politique monétaire de la BOJ. Les matières premières ont reculé dans l’ensemble, les taux d’intérêt se sont tendus, et les investisseurs se préparent désormais à une semaine charnière dominée par la publication de données d’inflation, d’indicateurs d’activité, et par le symposium de Jackson Hole.

Marchés des changes (FX)- Analyse par devise

USD – Dollar américain

La semaine a été dominée par la publication contrastée des données d’inflation. L’indice des prix à la consommation (CPI) est resté conforme aux attentes, signalant une inflation modérée. Mais le choc est venu de l’indice des prix à la production (PPI), en forte hausse et marquant son rythme le plus élevé depuis près de trois ans. Ce contraste a eu deux effets majeurs :

1. Les anticipations d’un assouplissement agressif de la Fed en septembre ont été revues à la baisse.

2. Les rendements obligataires américains se sont redressés, entraînant une correction sur l’or et pesant sur les marchés actions.

Les indices boursiers américains ont terminé en ordre dispersé : le Dow Jones a atteint un nouveau sommet intraday, preuve de la résilience de certains secteurs, tandis que le S&P 500 a stagné et que le Nasdaq a cédé du terrain, pénalisé par les valeurs technologiques sensibles aux taux.

EUR – Euro

La situation économique de la zone euro demeure préoccupante. La production industrielle de juin a reculé, confirmant la faiblesse persistante du secteur manufacturier. Ce ralentissement vient accentuer la fracture entre une activité industrielle atone et une Banque centrale européenne qui maintient sa politique restrictive, insistant sur la nécessité de contenir une inflation encore au-dessus de la cible.

Sur les marchés, les actions européennes ont consolidé leurs gains récents et terminé la semaine en baisse, reflétant un sentiment de prudence. Les rendements des Bunds allemands, eux, sont restés à des niveaux élevés, illustrant la crédibilité du discours « higher for longer » de la BCE.

GBP – Livre sterling

La livre a évolué de manière hésitante au cours de la semaine, dans un contexte où les données macroéconomiques britanniques n’ont pas fourni de signaux clairs. Les investisseurs attendent désormais avec attention la publication de l’indice des prix à la consommation (CPI) ainsi que des PMI, qui donneront une vision plus précise de la dynamique inflationniste et de l’activité au Royaume-Uni.

Les marchés obligataires britanniques ont suivi la tendance mondiale : les rendements des Gilts se sont tendus, en ligne avec la remontée des taux américains, ce qui a contribué à soutenir temporairement la livre. Néanmoins, la prudence domine sur la devise britannique, faute de catalyseurs économiques nets et dans l’attente des prochaines publications.

JPY – Yen japonais

Le Japon a surpris positivement cette semaine avec une croissance du PIB au deuxième trimestre supérieure aux attentes (+0,3 % en variation trimestrielle, soit +1 % en rythme annualisé). Ce résultat est venu confirmer une reprise modeste mais réelle, portée par les exportations et par un investissement public résilient.

Cette donnée a ravivé les spéculations sur une possible normalisation de la politique monétaire de la Banque du Japon (BOJ). Si la banque centrale maintient encore un discours prudent, les marchés commencent à anticiper un relèvement des taux d’ici la fin de l’année. Les rendements des obligations d’État japonaises (JGB) se sont ainsi raffermis, renforçant l’attrait du yen.

CAD – Dollar canadien

Le dollar canadien a principalement suivi deux dynamiques :

1. L’évolution du prix du pétrole, en recul en fin de semaine.

2. Le ton globalement défensif des marchés.

Ces deux facteurs ont légèrement pesé sur la devise, qui reste en position d’attente avant des publications majeures la semaine prochaine, notamment l’inflation (CPI) et les ventes au détail. Ces chiffres seront décisifs pour évaluer la marge de manœuvre de la Banque du Canada, dont le discours reste aligné sur une prudence vis-à-vis de l’inflation.

AUD – Dollar australien

La banque centrale australienne (RBA) a réduit son taux directeur de 25 points de base, le ramenant à 3,60 %. Cette décision s’accompagne d’une révision à la baisse des perspectives de croissance, signe que l’économie australienne ralentit sous l’effet du resserrement monétaire passé et du contexte mondial moins porteur.

Le dollar australien a logiquement reculé après cette annonce. Les investisseurs anticipent que la RBA pourrait encore intervenir si la dynamique de croissance continue de se détériorer. Le marché de l’emploi, dont les chiffres sont attendus la semaine prochaine, constituera un test crucial pour jauger de la capacité de l’économie à absorber le ralentissement en cours.

NZD – Dollar néo-zélandais

L’économie néo-zélandaise reste fragilisée, comme l’a illustré l’indice PMI manufacturier, toujours en territoire de contraction. La croissance est faible et les perspectives de demande extérieure demeurent limitées.

Le dollar néo-zélandais est ainsi resté orienté à la baisse, évoluant surtout en fonction des mouvements du dollar américain. Le prochain rendez-vous majeur sera la réunion de la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ), où les investisseurs attendent un discours prudent, voire ouvert à de nouvelles mesures accommodantes si la situation ne s’améliore pas.

CHF – Franc suisse

Le franc suisse a conservé son rôle traditionnel de valeur refuge, dans un environnement marqué par l’incertitude sur l’inflation et les banques centrales. L’absence de publications domestiques notables a limité son mouvement autonome, laissant la devise évoluer principalement au gré des croisements avec l’euro et le dollar.

Le franc reste ainsi soutenu par la prudence des investisseurs, mais dépendant des dynamiques extérieures, en particulier de la zone euro.

Marchés financiers globaux

Equities

  • • États-Unis : Dow Jones en record intraday, Nasdaq en repli, S&P 500 stable.
  • • Europe : Consolidation en fin de semaine, secteur manufacturier fragile.
  • • Asie : Nikkei soutenu par la croissance, bourses chinoises en repli.

Obligations

  • • États-Unis : Hausse des rendements après le PPI.
  • • Europe : Bunds stables à des niveaux élevés, spreads périphériques contenus.
  • • Japon : JGB en hausse modérée, alimentés par les spéculations BOJ.

Commodities

  • • Pétrole : Repli en fin de semaine.
  • • Or : Correction face à la hausse des rendements.
  • • Cuivre : Pressions baissières liées à la Chine.

Crypto

  • • Bitcoin : Consolidation sous résistance clé.
  • • Ethereum : Sous-performance sur fond d’incertitudes réglementaires.

Données à venir (19–23 août 2025)

Mardi 19 août :

  • Canada : Indice des prix à la consommation (CPI m/m, Median, Trimmed, Common y/y)
  • Chine : Taux préférentiel de prêt (1 an et 5 ans)

Mercredi 20 août :

  • • Nouvelle-Zélande : Décision de la RBNZ, communiqué et conférence de presse
  • • Royaume-Uni : CPI (y/y)
  • • États-Unis : Minutes du FOMC, discours du gouverneur Waller

Jeudi 21 août :

  • Zone euro : PMI flash (France, Allemagne, zone euro – manufacturier et services)
  • Royaume-Uni : PMI flash
  • États-Unis : Inscriptions hebdomadaires au chômage, indice Philly Fed, PMI S&P, ventes de logements existants
  • Tous : Symposium de Jackson Hole (jour 1)

Vendredi 22 août :

  • Royaume-Uni : Ventes au détail (m/m)
  • Canada : Ventes au détail, ventes au détail principales (m/m)
  • États-Unis : Discours de Jerome Powell, symposium de Jackson Hole (jour 2)

Samedi 23 août :

  • Tous : Symposium de Jackson Hole (jour 3)
  • Zone euro : Discours de Christine Lagarde (BCE)
  • Royaume-Uni : Discours d’Andrew Bailey (BOE)

Conclusion

La semaine du 11 au 15 août a confirmé un environnement mondial fragmenté et incertain. Le contraste entre les États-Unis (inflation toujours problématique mais croissance résiliente), l’Europe (croissance atone et BCE restrictive) et le Japon (croissance plus forte, mais politique monétaire encore prudente) illustre des divergences profondes. Les matières premières reculent, les obligations réajustent leurs rendements, et les marchés actions restent en équilibre fragile.

La semaine à venir sera déterminante : avec des CPI cruciaux, des PMI européens et britanniques, et le symposium de Jackson Hole, les investisseurs disposeront de nouveaux repères pour ajuster leurs anticipations de politique monétaire et leur positionnement de marché pour la rentrée.

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Été haussier pour les cryptomonnaies : euphorie ou intégration durable ? 

Alors que la période estivale marque traditionnellement une accalmie sur les marchés financiers, l’été 2025 déroge à la règle. L’activité est soutenue, portée par une dynamique haussière historique amorcée par Bitcoin, suivi d’Ethereum et de plusieurs altcoins.

L’accélération de l’intérêt institutionnel témoigne de la consolidation du secteur des crypto-actifs. L’enthousiasme est palpable, et les investisseurs semblent agir avec de plus en plus de certitude. Pourtant, certains signaux doivent toujours être regardés de prêt pour anticiper une éventuelle correction. C’est ce que nous vous proposons d’analyser dans cet article, en croisant actualités, indicateurs et signaux faibles de potentiels mouvements à moyen terme. 

1. Bitcoin à 123 120 $ : le nouveau record qui porte le marché 

Le 14 juillet, le prix du Bitcoin a atteint un nouveau sommet historique : 123 120 dollars. Soit une progression de plus de 88 % sur un an. Depuis, le bitcoin se stabilise autour des 115 000 dollars.  

Loin d’être un épiphénomène, cet ATH s’inscrit dans la dynamique soutenue par des flux institutionnels constants, catalysés par la montée en puissance des ETFs Bitcoin Spot, en particulier de l’ETF IBIT de BlackRock qui dépasse désormais les 84 milliards de dollars sous gestion. 

Cet essor de l’investissement institutionnel dans Bitcoin confirme son statut d’actif à part entière, désormais intégré dans des enveloppes réglementées.  

Ce mouvement se confirme aussi auprès des entreprises cotées en Bourse qui poursuivent leur stratégie d’accumulation pour se constituer une trésorerie en BTC. 

Outre les entreprises américaines emblématiques telles que Strategy₿ (anciennement MicroStrategy), Metaplanet ou Tesla, deux entreprises françaises majeures illustrent cette stratégie d’ampleur : Sequans Communications et Capital₿ – anciennement The Blockchain Group – qui figurent désormais aux 22e et 27e rangs des 30 premières entités cotées détentrices de Bitcoin. 

➡️ À quoi peut-on s’attendre désormais ? 

Si cette adoption à grande échelle se poursuit, contribuant à la réduction de l’offre de bitcoin, le BTC pourrait maintenir sa trajectoire haussière. Cela étant dit, ce qui peut s’apparenter à un emballement ne doit pas occulter d’éventuelles corrections ponctuelles, notamment en cas de retournement macroéconomique, de hausse des taux ou d’importantes prises de profits.  

2. Ethereum performe et rejoint les trésoreries d’entreprise à son tour  

Longtemps resté dans l’ombre de Bitcoin, l’Ether (ETH) a de nouveau performé, atteignant 3 934 dollars, soit une progression de + 40,5 % en 30 jours. Ce rebond a notamment été alimenté par : 

  • Des flux massifs vers les ETFs Ethereum Spot, avec des journées record à 726 et 534 millions les 16 et 23 juillet ; 
  • L’accumulation d’ETH par les Ethereum Treasury Companies, ces entreprises qui investissent massivement leur trésorerie en Ether.  

Parmi elles, SharpLink Gaming se distingue : l’entreprise détient déjà 280 700 ETH  – près d’un milliard de dollars – et a récemment recruté Joseph Chalom, ex-responsable des cryptomonnaies chez BlackRock. Une décision qui illustre une volonté claire : faire de l’ETH un actif de trésorerie structurant à long terme. 

De son côté, The Ether Machine prévoit également de détenir plus de 400 000 ETH, tout en capitalisant sur le staking et le restaking, pour générer un rendement passif. 

➡️ À quoi peut-on s’attendre concernant les ETF Ethereum ? 

L’intégration du staking au sein des ETFs ETH est très attendue. Déjà demandée par BlackRock, elle permettrait de coupler performance de l’ETH et revenus passifs réguliers obtenus via le placement de ces derniers. Ce changement renforcerait significativement la pertinence d’inclure cet ETF dans les stratégies de diversification patrimoniale.  

3. Aux États-Unis : un cadre législatif structurant et un tournant patrimonial à venir ? 

En pleine « Crypto Week » courant juillet, les États-Unis ont adopté trois lois majeures : 

  • Le GENIUS Act, qui encadre l’émission des stablecoins (cryptomonnaies stables adossées au dollar ou autre monnaie fiduciaire) ainsi que les réserves associées. 
  • Le Digital Asset Market Clarity Act, qui redistribue les rôles entre SEC et CFTC, afin d’éviter les contentieux passés.  
  • L’Anti-CBDC Surveillance State Act, qui interdit l’émission d’une monnaie numérique de banque centrale. 

Enfin, un projet de décret en discussion viserait à autoriser l’intégration des crypto-actifs dans le principal plan d’épargne retraite, le plan 401(k), aux côtés des métaux précieux et du private equity. La concrétisation de cette mesure consacrerait la reconnaissance des cryptomonnaies comme instruments d’épargne long terme. 

➡️ À quoi peut-on s’attendre aux États-Unis puis en Europe ?  

Les États-Unis prennent une avance considérable. Et si actuellement, l’Europe suit un chemin également réglementé, mais plus restrictif, il est légitime d’anticiper que la dynamique américaine puisse initier des discussions similaires de notre côté de l’Atlantique. 

4. Altcoins : reprise confirmée ou faux départ ? 

La dominance du BTC est passée sous les 62 %, pouvant indiquer que les investisseurs réinvestissent leurs capitaux précédemment consacrés au bitcoin sur d’autres cryptomonnaies alternatives, les « altcoins », à plus faible capitalisation et donc à plus fort potentiel de croissance. Rappelons bien entendu que parmi les plus de 40 millions de cryptomonnaies actuellement sur le marché, toutes ne se valent pas, mais que les plus importantes du top 100 et des secteurs les plus porteurs enregistrent à nouveau des performances notables ces 30 derniers jours : 

  • Les cryptomonnaies liées à l’Intelligence artificielle : + de 30 milliards de dollars de capitalisation ; 
  • Les projets liés à la Finance décentralisée (DeFi) : près de 146 milliards de dollars, au-delà des sommets de 2022 ;  
  • La tokenisation des actifs du monde réel (RWA) : 49 milliards de dollars, avec un engouement croissant des banques et fonds d’investissement. 

Les cryptomonnaies du top 10 affichent de fortes hausses également ces 30 derniers jours :  

  • Dogecoin (DOGE) : + 23,3 % 
  • XRP (Ripple) : + 35,1 % 
  • Cardano (ADA) : + 27,4 % 
  • Binance Coin (BNB) : + 15,4 %, atteignant un nouvel ATH à 860 $
  • Solana (SOL) : + 10,1 %, porté par l’attente d’un ETF Solana 

Ce graphique réalisé par Kaiko, société française spécialisée dans l’analyse de données du marché crypto, illustre l’évolution des cours du Bitcoin, des dix principales cryptomonnaies en termes de liquidité et de capitalisation (KT10) ainsi que du S&P500. Il met en évidence les épisodes de surperformance des principaux altcoins par rapport au Bitcoin, et surtout l’écart croissant entre les cryptomonnaies et l’indice boursier le plus tradé au monde. 

Certaines hausses invitent toutefois à la prudence  

La récente hausse du XRP illustre l’importance d’observer les signaux faibles en période d’euphorie. Dernièrement, le cofondateur de Ripple (XRP), Chris Larsen, a vendu 50 millions de tokens, contribuant à une correction d’environ 20 %. De quoi susciter des interrogations sur les intentions des fondateurs, lesquelles pourraient avoir un impact direct sur l’évolution du XRP. 

À cela s’ajoute le mécanisme de token unlock mensuel : chaque mois, 1 milliard de tokens jusqu’alors bloqués sont débloqués (unlockés), permettant aux détenteurs de les vendre s’ils le souhaitent. Bien qu’une partie serve à assurer les frais de l’entreprise, cela alimente des craintes de potentielles manipulations des cours. 

➡️ À quoi peut-on s’attendre pour XRP ?  

Deux principaux scénarios se dessinent pour XRP, l’un étant plus favorable à une hausse du cours que l’autre. L’approbation d’un ETF XRP pourrait générer un second souffle haussier. À l’inverse, de nouvelles ventes des fondateurs pourraient peser durablement sur le cours. 

5. Les Français sont prêts à intégrer les cryptomonnaies à leur patrimoine ? 

Face à de tels mouvements haussiers, principalement menés par l’adoption des acteurs institutionnels, se pose la question de l’adoption par les investisseurs particuliers. Pour y répondre, Kraken a mené une étude révélant que 64 % des Français qui ne détiennent pas encore de cryptomonnaies envisagent un premier achat. 

Parmi les signaux les plus intéressants : 

  • 31 % des Français interrogés détiennent déjà des cryptomonnaies ; 
  • 35 % investiraient une rentrée d’argent imprévue de 1 000 € en cryptomonnaies ; 
  • 34 % souhaitent intégrer les cryptomonnaies à leur stratégie d’épargne ou de préparation à la retraite.  

Ce troisième point corrobore la perspective d’investissement long terme qui accompagne désormais les achats de cryptomonnaies, bien au-delà de la spéculation à court terme.  

6. Après un an et demi de structuration du marché crypto : que doit-on attendre ?  

Sans conteste, l’approbation des ETFs Bitcoin Spot en janvier 2024 a marqué un tournant. En favorisant l’arrivée d’acteurs institutionnels, elle a profondément transformé la structure du marché, désormais plus stable — en particulier pour le BTC, qui ne cesse de s’apprécier.  

Face à ce marché de plus en plus mature, certains analystes sonnent déjà la fin des cycles explosifs à forte volatilité, marqués par les fameux bull run et bear market de la décennie passée. Selon ces analystes optimistes, ces derniers mois annonceraient une tendance haussière durable sur le long terme.  

Toutefois, à court terme, ces scénarios optimistes ne doivent pas occulter les risques de corrections qui demeurent, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, comme sur tout marché, les investisseurs historiques peuvent prendre leur profit, entraînant des variations du cours. Le récent mouvement de 80 000 BTC, après 14 ans d’inactivité du portefeuille qui les détenait, pourrait en être un exemple. 

Aussi, l’éventuel retour de tensions géopolitiques pourrait sonner la fin de cet effet d’euphorie et le retour du sentiment de peur, tant vis-à-vis des conflits en cours, que vis-à-vis des droits de douane dont les négociations sont toujours en cours entre les USA et l’Europe et l’Asie. Par ailleurs, la très attendue baisse des taux de la part de la Fed a une nouvelle fois été repoussée par Jerome Powell, qui n’a pas insisté sur sa possibilité en septembre, ce qui pourrait également perturber les marchés. Enfin, il est de bon ton de rappeler que plusieurs semaines haussières s’ensuivent généralement d’une respiration à court terme.  

Le contexte reste donc favorable à une intégration croissante du bitcoin et d’autres cryptomonnaies majeures dans les stratégies patrimoniales, mais ne doit en aucun cas faire oublier la nécessité de faire preuve de prudence. 

Article rédigé par Meria   

Meria est une plateforme d’investissement en cryptomonnaies française leader depuis sa création en 2017 par Owen Simonin. Meria vous permet d’acheter, d’échanger et d’investir vos cryptomonnaies afin de générer des rendements passifs et réguliers. Meria est une société française, enregistrée PSAN auprès de l’AMF (E2021-016).  

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Seul Bitcoin performe ? Comment se positionner sur le marché crypto à deux vitesses 

Alors que bitcoin a de nouveau dépassé les 106 500 dollars, le marché des cryptomonnaies demeure fragmenté. En dehors du BTC, la grande majorité des cryptomonnaies affiche des performances nettement inférieures, avec des valorisations stagnantes ou en progression marginale.

Alors, dans ce marché à deux vitesses, comment construire une allocation stratégique qui permette de capter la croissance de plusieurs crypto-actifs, tout en prenant compte des risques associés à leur degré respectif de volatilité ?  

  1. La hausse du bitcoin, de 75 000 à 105 000 dollars  

Commençons par un bref état des lieux du marché.  

Mai a débuté sous de bons auspices, porté par une reprise du prix du bitcoin, passé de 75 000 à plus de 106 500 dollars, s’approchant de son précédent sommet historique (109 00 dollars en janvier dernier). 

L’Ether (ETH) a quant à lui gagné 1 000 dollars en trois semaines. Mais malgré cette hausse, ETH reste loin de son record de 4 800 dollars atteint en novembre 2021. Toujours est-il, ce retour dans le vert insuffle un regain d’optimisme chez les investisseurs.  

Quant au reste des cryptomonnaies, que l’on appelle les « altcoins » (« cryptomonnaies alternatives » en français), une petite partie d’entre elles a également progressé, mais dans des proportions bien plus modestes. En effet, la progression globale n’est pas suffisante pour évoquer une véritable « altseason », cette phase de marché où les altcoins surpassent bitcoin. C’est justement le sujet que nous analyserons aujourd’hui.  

La dominance du bitcoin dépasse désormais les 63 %, un nouveau plus haut dans ce cycle. Cela signifie que bitcoin représente à lui seul 63 % de la valorisation totale du marché des cryptomonnaies.  

Progression de la dominance du bitcoin 

Autrement dit, le BTC est encore largement privilégié par les investisseurs. Et pour cause, Bitcoin ayant enregistré les meilleures performances ces derniers mois voire années, les investisseurs voient peu de raisons de prendre davantage de risques en s’exposant à d’autres cryptomonnaies, qui plus est si cela ne leur permet pas d’obtenir davantage de gains.  

  1. Les raisons derrière la hausse des cryptomonnaies 

Il n’y a pas une seule raison, mais plutôt un faisceau d’indices qui nous livre un début d’explication.  

La baisse des tensions entre la Chine et les États-Unis  

D’abord bien sûr, l’accalmie entre la Chine et les États-Unis. Pour les 90 prochains jours, les taxes ont été respectivement réduites : de 145 % à 30 % pour les taxes américaines sur les produits chinois, et de 125 % à 10 % pour les taxes chinoises sur les produits américains. Les marchés traditionnels comme le marché crypto ont réagi positivement à l’annonce de cette trêve.  

Les avancées réglementaires aux États-Unis  

La clarification de la régulation américaine penche en faveur des cryptomonnaies. En particulier, le projet de loi GENIUS Act consacré aux stablecoins, présenté récemment, vise à encadrer leur émission. Un cadre qui pourrait faciliter l’utilisation de ces cryptomonnaies stables de plus en plus plébiscitées par les géants de la finance eux-mêmes comme Mastercard, Visa, PayPal, Société Générale, et bien d’autres.  

L’entrée en fonction d’un président de la SEC favorable aux cryptomonnaies 

Le 21 avril 2025, Paul Atkins a officiellement pris la tête de la Securities and Exchance Commission (SEC), s’engageant à faire des USA « le lieu le plus sûr au monde pour investir et faire des affaires ». Durant son mandat, Atkins devra notamment se prononcer sur plusieurs dizaines de demandes d’ETFs crypto. Des réponses positives pourraient être des catalyseurs pour les cryptomonnaies concernées, parmi lesquelles XRP, SOL, LIT, et bien d’autres.  

L’ensemble de ces nouvelles positives s’est traduit par des flux nets entrant positifs sur les ETFs bitcoin, signalant l’intérêt renforcé des investisseurs institutionnels pour cet actif.  

Évolution des flux sur les ETF Bitcoin depuis janvier 2024 

Coinglass  

Pourtant, à l’heure actuelle, le marché des cryptomonnaies reste fragmenté. En dehors de bitcoin, la majorité des cryptomonnaies affichent des performances bien plus modestes.  

Cette dynamique soulève une question essentielle : pourquoi les altcoins — toutes les cryptomonnaies autres que Bitcoin — peinent-ils à suivre le rythme, alors même que les conditions semblent favorables à un bull run ? 

  1. Pourquoi les autres cryptomonnaies ne performent-elles pas ?  

Le fonctionnement du marché crypto   

Rappelons que, comme sur les marchés actions, les cryptomonnaies sont hiérarchisées selon leur capitalisation : high cap, mid cap, low cap. Aujourd’hui, bitcoin est le crypto-actif le plus capitalisé, le plus liquide et le moins volatil. Il est le seul à bénéficier d’une véritable confiance de la part des institutionnels et concentre donc une part écrasante de la demande.  

Derrière lui, l’ETH, deuxième cryptomonnaie la plus capitalisée du marché, convainc beaucoup d’investisseurs également, notamment en raison de son rôle central dans l’écosystème blockchain. Rappelons en effet que la blockchain Ethereum est la fondation indispensable à bien des projets construits sur celle-ci. Pourtant, contrairement aux cycles précédents, ETH ne surperforme pas BTC. Et les altcoins, eux, restent encore plus en retrait.  

Cette faible performance surprend, car historiquement, les marchés haussiers étaient marqués d’un schéma identifiable : Bitcoin initiait le mouvement, suivi par Ethereum, puis par une phase d’euphorie sur les altcoins — communément appelée « altseason ». Ce schéma semble aujourd’hui s’être interrompu. 

Schéma historique d’une « altseason » :  
Quand et comment la liquidité se répartit sur les différents articles 

Trois raisons significatives à la sous-performance des altcoins  

La dominance de Bitcoin : Avec une dominance supérieure à 63 %, Bitcoin accapare la majorité de la capitalisation totale du marché. Or, historiquement, une véritable « altseason » n’a eu lieu que lorsque cette domination recule, libérant des flux vers des actifs plus risqués. 

La concentration des flux institutionnels sur les ETFs : Les investissements institutionnels, bien que croissants, se concentrent sur les actifs pour lesquels les véhicules réglementés — tels que les ETF — existent. Ce biais favorise mécaniquement Bitcoin, et dans une moindre mesure Ethereum.  

De surcroît, investir via des ETFs ne permet pas une agilité aussi importante que celle dont bénéficient les investisseurs interagissant directement via leur propre portefeuille directement sur la blockchain. En d’autres termes, les réallocations sont limitées via les ETF.  

Une offre démesurée par rapport à la demande : Depuis 2024, le nombre de cryptomonnaies en circulation (plus de 44 millions, toutes blockchains confondues) dépasse très largement la demande qui, elle, reste limitée. Le marché regorge de projets, souvent concurrents sur un même segment d’usage.

La demande n’étant pas aussi importante, cette abondance ne permet pas à chaque token de se valoriser. Seuls quelques projets tirent leur épingle du jeu, et les autres peinent à capter la liquidité nécessaire à leur croissance. 

Évolution du nombre de cryptomonnaies depuis 2021 

Les quelques altcoins qui parviennent bel et bien à tirer leur épingle du jeu sont la plupart du temps les plus capitalisés au sein d’une même « narrative ».  

Une narrative, dans le jargon crypto, désigne un sous-segment de l’écosystème rassemblant des projets axés sur un même cas d’usage ou une même problématique. 

  1. Seuls les leaders de quelques narratives performent 

Parmi les altcoins, seuls les leaders des segments les plus porteurs — ou « narratives » — enregistrent une performance significative. Les narratives les plus profitables ont tendance à évoluer au fil des cycles de marché, mais tandis que certaines sont passagères, d’autres sont plus établies et continuent de se développer depuis plusieurs années.  

Voici quelques exemples de narratives structurantes qui concentrent la majeure partie de la demande : 

  • La finance décentralisée (DeFi) : en expansion constante depuis 2019, elle ambitionne de recréer l’infrastructure financière traditionnelle sur la blockchain.  
    (La DeFi représente 118 milliards de dollars de capitalisation) 
  • La tokenisation d’actifs réels (RWA) : elle permet de représenter des actifs du monde réel — immobilier, actions, matières premières, etc. — sur la blockchain, favorisant ainsi l’efficacité et le suivi des transactions. 
    (Les RWA représentent 41,7 milliards de dollars de capitalisation) 
  • Les stablecoins : ces cryptomonnaies indexées sur des devises fiat connaissent une croissance continue depuis 2020. Leur capitalisation est passée de 14 milliards à plus de 240 milliards de dollars en cinq ans. 
  • L’intelligence artificielle appliquée à la blockchain : une tendance émergente depuis 2021, avec un fort potentiel spéculatif et technologique. 
    (L’IA représente 29,8 milliards de dollars de capitalisation) 

Dans chacun de ces secteurs, seuls les projets les plus robustes — ceux disposant d’un produit fonctionnel, d’un avantage compétitif clair et d’une traction utilisateur réelle — parviennent à attirer durablement des capitaux. 

Ce bref état des lieux des altcoins nous permet de constater qu’à l’heure actuelle, il semble moins risqué pour un investisseur de se concentrer sur le.s vainqueur.s d’une narrative porteuse, plutôt que sur les plus petites capitalisations. Du moins, pour un investisseur qui souhaite diversifier son portefeuille.  

  1. Quelle stratégie adopter pour diversifier un portefeuille au-delà de BTC et ETH  ? 

Comme pour toute classe d’actif, le degré de diversification d’un portefeuille dépend avant tout du profil de l’investisseur concerné et de son aversion au risque. Vous l’aurez compris, moins une cryptomonnaie est capitalisée, plus ses variations sont importantes, donc plus le risque de perte en capital l’est également.  

Voici quelques pistes pour orienter une allocation stratégique : 

Bitcoin est désormais perçu comme une réserve de valeur émergente. Le BTC se prête à une approche d’investissement long terme et passive, par exemple via des achats récurrents (stratégie DCA – dollar cost averaging). En cela, Bitcoin est la cryptomonnaie qui s’adresse à la plupart des profils investisseurs.  

Ether, bien que volatil, conserve un potentiel technologique significatif. Il peut être un actif stratégique à moyen terme, mais sa place dans un portefeuille doit être pondérée selon le profil de risque de son détenteur.  

Les altcoins sont davantage des opportunités d’investissement à court et à moyen terme. Leur forte volatilité implique une gestion active : sélection rigoureuse des projets, surveillance des flux, prises de bénéfices régulières. L’objectif est de maximiser l’exposition aux tendances porteuses tout en restant attentif aux risques liés à la volatilité. 

Enfin, quelle que soit la nature de l’actif, il convient de rappeler que les corrections font partie intégrante du cycle de marché. Une gestion prudente — sécurisation progressive des plus-values, rééquilibrage de portefeuille, et réactivité lors des phases de baisse — reste indispensable.  

  1. Conclusion : vers une transformation structurelle du marché des cryptomonnaies  

Le marché crypto entre dans une phase de maturité : les flux institutionnels s’intensifient, les cadres réglementaires s’éclaircissent, et la logique auparavant essentiellement spéculative cède peu à peu la place à une gestion d’allocation raisonnée. Dans ce nouvel environnement, Bitcoin s’impose comme un actif stratégique, de plus en plus perçu comme une réserve de valeur émergente. 

Même avec une faible pondération, il peut légitimement intégrer un portefeuille diversifié. À l’inverse, les altcoins requièrent une approche plus tactique et sélective, car seuls quelques projets solides, positionnés sur des narratives porteuses, attirent durablement le capital. Désormais, plus qu’un simple pari sur la technologie, investir dans ces plus petites cryptomonnaies exige une lecture fondamentale du risque, des usages et des flux. 


Article rédigé par Meria  

Meria est une plateforme d’investissement en cryptomonnaies française leader depuis sa création en 2017 par Owen Simonin. Meria vous permet d’acheter, d’échanger et d’investir vos cryptomonnaies afin de générer des rendements passifs et réguliers. Meria est une société française, enregistrée PSAN auprès de l’AMF (E2021-016). 

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Bitcoin plus résilient que la Bourse américaine : comment s’adapter ? 

Les « tariffs » répétés et contradictoires des dernières semaines n’ont épargné aucun marché et n’ont laissé aucun investisseur indifférent. La politique commerciale des États-Unis a entraîné un pic d’incertitudes provoquant une correction marquée des actions. Et contre toute attente, bien que les cryptomonnaies aient aussi accusé une baisse, Bitcoin en particulier a su démontrer une certaine résilience. Quels enseignements devons-nous en tirer en tant qu’investisseur ? 

  1. Le marché des cryptomonnaies est sensible aux facteurs macroéconomiques  

Rappelons que depuis l’institutionnalisation du bitcoin, le BTC est corrélé aux événements macroéconomiques. Les décisions des États et des institutions financières ont désormais des répercussions directes sur le marché des cryptomonnaies.  

De même, les événements géopolitiques récents ont eu un impact sur les marchés, suivis par la politique tarifaire de Donald Trump d’abord offensive, puis subitement plus conciliante.  

En effet, il aura suffi que les droits de douane – censés être appliqués à plus de 180 pays – soient mis en pause pour 90 jours par Donald Trump lui-même (excepté pour la Chine), pour que bitcoin rebondisse au-delà des 82 000 dollars et se stabilise, après avoir brièvement baissé en dessous de 75 000 dollars deux jours auparavant.  

  1. Bitcoin plus résilient que la Bourse américaine 

Bien qu’il s’agisse d’actifs risqués, naturellement volatils en période d’incertitude, les cryptomonnaies, et en premier lieu Bitcoin, ont été plus résilientes que les actions américaines.  

Dès la première semaine d’avril, les indices boursiers ont enregistré des pertes significatives : 
•  Plus de 6 00 milliards évaporés en 48 heures 
• – 11 % sur le NASDAQ 
• – 17 % pour le S&P500 depuis son sommet de février 
•  Et enfin, le VIX « l’indice de la peur » a atteint 52 points, un niveau inédit depuis 2020 

Notons que pour la première fois, la volatilité du S&P500 a égalé la volatilité du bitcoin :  

En outre, les obligations américaines également, pourtant considérées comme l’un des actifs les plus sûrs du monde, ont fluctué. Les obligations à 10 ans sont passées de 4 % à 4,5 % en 7 jours, une première depuis les années 2000.  

Bitcoin, lui, est resté au-dessus du seuil des 75 000 dollars et a regagné 6,2 % suite au revirement de situation du 9 avril. Nous avions d’ores et déjà observé une réaction similaire lors de la pandémie de Covid : une correction vive, avant de rebondir presque immédiatement.  

  1. La demande pour Bitcoin reste soutenue, portée par les institutionnels 

Ajoutons que malgré les turbulences de ce début d’année, la demande pour Bitcoin reste stable du côté des investisseurs traditionnels qui poursuivent leur stratégie d’accumulation, preuve d’une confiance sur le long terme : 

  • Startegy₿ (anciennement MicroStrategy) a acquis 911 bitcoins, portant son total à plus de 506 000 BTC, soit un demi-million.  Et l’entreprise prévoit un nouvel achat de 1 milliard de dollars.  
  • Metaplanet a renforcé ses positions avec 150 BTC, atteignant désormais 3 350.   
  • Le Salvador, premier pays à s’être constitué une réserve nationale de bitcoin, a poursuivi sa stratégie d’accumulation et atteint un total de 6 127 BTC.    
  • Tether, la société émettrice de l’USDT a acheté 8 888 BTC, devenant le sixième plus gros détenteur.  

Retenons donc que le silence des médias lorsque Bitcoin baisse – ou au contraire la surmédiatisation marquée par des titres alarmistes – peut à tort nous faire oublier la tendance globale favorable à l’adoption du bitcoin et des cryptomonnaies. Un phénomène symptomatique qui permet systématiquement aux investisseurs réguliers de renforcer leur position, profitant de points d’entrée intéressants.    

Une croissance soutenue du côté des stablecoins 

Parallèlement, la capitalisation des stablecoins continue de progresser, atteignant un record à 233,58 milliards de dollars. Un autre témoin de l’institutionnalisation, de plus en plus d’acteurs institutionnels faisant leur entrée sur les marchés via ces cryptomonnaies stables.  

  1. Bitcoin, potentiel rempart contre l’inflation ? 

Alors que les droits de douane et la guerre commerciale alimentent des pressions inflationnistes potentiellement plus importantes que prévu, le bitcoin qui est par nature un actif rare (limité à 21 millions d’unité, d’où son surnom d’ « or numérique ») pourrait légitimement être perçu comme une réserve de valeur.  

  1. Quels indicateurs surveiller et quelle vision adopter sur le long-terme ?  

Au sein du marché des cryptomonnaies, bitcoin demeure incontestablement le crypto actif le plus largement adopté par les acteurs de la finance traditionnelle, ce qui renforce sa légitimité et souligne son potentiel à long terme.  

Ainsi, bien que la volatilité à court terme nourrisse la peur, cela ne doit pas occulter une tendance de fond qui, nous l’avons vu, est haussière et favorable à une adoption grandissante sur le long terme.  

Ces prochaines semaines, il sera intéressant d’observer les prises de position des acteurs majeurs. En particulier, la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (la FED), et sa décision concernant une éventuelle baisse des taux qui inciterait les investisseurs à privilégier les actifs plus risqués.  

Dans tous les cas, ces dernières semaines tumultueuses ont souligné l’importance de diversifier ses positions et d’accorder une place à de nouveaux actifs résilients afin de sécuriser son patrimoine.  

En rédaction avec Meria 

Meria est une plateforme d’investissement en cryptomonnaies française leader depuis sa création en 2017 par Owen Simonin. Meria vous permet d’acheter, échanger et d’investir vos cryptomonnaies afin de générer des rendements passifs et réguliers. Meria est une société française, enregistrée PSAN auprès de l’AMF (E2021-016).

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Le marché crypto en février 2025 : ce qu’il faut retenir 

L’un des rares mois de février dans le rouge   

Les investisseurs crypto ont débuté le mois de février avec beaucoup d’espoir, notamment vis-à-vis de la tant attendu “alt season”, ce moment où la plupart des altcoins, c’est-à-dire toutes les cryptomonnaies autres que bitcoin, prennent de la valeur, souvent après que le bitcoin ait atteint son dernier record (ATH).   

De plus, ces espoirs étaient nourris par le souvenir des mois de février qui, depuis 2014, étaient (presque) toujours dans le vert, exception faite de 2020.   

 Néanmoins, comme on le rappelle souvent, les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Et de fait, ce mois de février 2025 a été marqué par une baisse de 20 % du BTC qui est passé de 102 000 dollars à 84 000 dollars.   

Alors que s’est-il passé ? Et à quoi doit-on s’attendre dans les jours et les semaines à venir ? C’est ce que l’on vous explique dans cet article.   

Les prémices d’une guerre commerciale   

Depuis l’institutionnalisation du bitcoin en 2024, les événements macro-économiques et politiques ont un impact significatif sur le marché des cryptomonnaies. C’est ce que nous avons pu observer dès le début du mois de février lors des annonces de taxes douanières de Donald Trump (25 % pour le Canada et le Mexique, 20 % pour la Chine et 25 % envisagés pour certains produits européens). Bitcoin, l’ensemble du marché crypto mais aussi du marché action ont accusé le coup. Finalement, seul l’or a atteint un nouveau record à plus de 2 900 dollars l’once.   

Quant au bitcoin, celui-ci est tantôt corrélé aux indices technologiques du marché américain (notamment au Nasdaq et au S&P500), tantôt à l’or et d’autres fois à aucune de ces valeurs.   

Une chose est sûre, les variations du bitcoin dépendent du sentiment des investisseurs, et lorsque l’incertitude règne, ces derniers se détournent des actifs jugés risqués. Cela explique notamment les sorties sur les ETF Bitcoin qui ont dépassé le milliard de dollars le 25 février, ne faisant qu’amplifier la chute.  

Les investisseurs institutionnels continuent d’accumuler du Bitcoin  

Rappelons toutefois que depuis leur lancement en janvier 2024, les ETF Bitcoin Spot ont enregistré plus de 730 milliards de dollars de volume total. La différence entre les volumes entrants et sortants permet donc d’arriver à un solde net de 40 milliards de dollars.   

En outre, les particuliers ne sont pas les seuls à investir via ces ETF. C’est également le cas des investisseurs institutionnels, et ce mois de février, des derniers ont continué d’accumuler du bitcoin dans leurs réserves, notamment :   

  • La banque américaine Goldman Sachs : + 120 % sur son exposition au bitcoin, soit un total de 2,05 milliards  
  • La banque britannique Barclays : 131 millions de dollars de bitcoin  
  • La multinationale Startegy₿ qui détient désormais près de 2,5 % de l’offre totale des BTC en circulation  
  • Mais aussi l’État du Salvador qui a ajouté 11 BTC à sa réserve nationale.   

En bref, lorsque l’investisseur particulier ne sait plus quoi faire, les acteurs institutionnels y voient l’opportunité de renforcer leurs positions. En tant que particulier, il est crucial de ne pas trop s’exposer aux multiples sources, au risque de se retrouver pris au piège d’un brouhaha qui empêche la prise de décisions éclairées, en accord avec un plan d’investissement initial.  

Record de capitalisation de stablecoins   

En février, les stablecoins (ces cryptomonnaies dont la valeur est adossée à celle d’une valeur stable comme une monnaie fiduciaire ou autre actif financier) ont atteint une capitalisation totale record supérieur à 234 milliards de dollars. Un indicateur que de nombreux investisseurs réservent de la liquidité à investir lorsqu’ils jugeront le marché plus favorable.   

Reste donc à savoir quand le marché sera jugé plus favorable. À ce sujet, bien qu’il soit impossible de prédire l’avenir, plusieurs bonnes nouvelles se profilent dans l’ombre et laissent entrevoir potentielle éclaircies.   

Plusieurs réserves nationales de bitcoin en attente  

Depuis que Donald Trump a annoncé son intention de créer une réserve nationale de bitcoin pour les États-Unis, de nombreux États américains comme le Texas, l’Utah, l’Illinois et bien d’autres envisagent de faire de même, suivis par plusieurs pays comme la République Tchèque, Hong Kong, la Russie ou encore l’Allemagne, pour ne citer qu’eux.   

Et bien qu’il ne s’agisse que d’annonces pour le moment, il va sans dire qu’à partir du moment où les USA auront créé leur réserve, beaucoup seront susceptibles de suivre. Quant aux pays qui ne le feront pas, ces derniers devront justifier leur décision.   

Si plusieurs pays comme les États-Unis commenceront probablement par nationaliser les bitcoins collectés lors de saisies judiciaires (près de 200 000 BTC actuellement), ils devront également en acquérir, entraînant inévitablement une pression acheteuse notamment sur les ETF Bitcoin, et donc une éventuelle hausse du prix du bitcoin.   

Des demandes d’ETF en attente pour plusieurs cryptomonnaies   

Actuellement, seul le BTC et l’ETH ont leurs ETF. Des demandes sont en cours pour plusieurs autres tokens notamment LTC, SOL, XPR et DOGE. Celles-ci ont toutefois été déposées en 2024, on peut donc s’attendre à ce que la nouvelle soit déjà “pricée”, c’est-à-dire que le prix actuel des actifs les prenne déjà en compte et que leur approbation n’entraîne pas une hausse spectaculaire. Toujours est-il, ces différentes approbations seraient autant de signaux positifs pour le développement de l’écosystème crypto.   

 La SEC abandonne les poursuites contre plusieurs entreprises crypto  

Ces dernières années, la Securities and Exchange Commission, le gendarme boursier américain, était dirigée par Gary Gensler connu pour ses politiques anti-crypto, lesquelles se sont traduites par de nombreux procès à l’encontre des entreprises du secteur.   

Nombre des poursuites ont toutefois été abandonnées au cours du mois de février, maintenant que la SEC est dirigée par Mark T. Uyeda plus favorable au secteur. Ainsi, les actions contre Gemini, Coinbase, Kraken, Uniswap, OpenSea et Yugalabs ont pris le mois dernier, ce qui devrait permettre à l’écosystème crypto d’aller de l’avant dans un climat plus favorable.   

La fin du mois ponctuée de nouvelles incertitudes  

La fin du mois de février a tout de même été marqué de nouvelles incertitudes et donc de nouvelles baisses.   

Le hack de la plateforme d’échange Bybit  

Le 21 février, la plateforme d’échange de cryptomonnaies ByBit s’est fait dérober 1,46 milliard de dollars d’Ether par le groupe nord-coréen Lazarus. Et bien que l’entreprise ait géré au mieux cette situation en remboursant l’intégralité des clients en quelques jours, les auteurs du hack vendent désormais les ETH volés, entraînant une pression vendeuse et donc la baisse du prix.   

Couplé au fait que les performances de l’Ether ne répondant déjà pas aux attentes des investisseurs, le phénomène de FUD* ne fait que s’amplifier. (On parle de FUD pour « Fear, Uncertainty and Doubt » c’est-à-dire un sentiment de marché qui concentre de la peur, de l’incertitude et du doute, émotions qui se traduisent par des ventes importantes.)   

L’incertitude macroéconomique se poursuit  

Le contexte géopolitique largement abordé tout au long de ce cours mois de février sur Parlons Finance ne s’est pas amélioré, principalement dû aux tensions entre les États-Unis et le reste du monde.   

Les investisseurs sont incertains, en atteste l’indice de la peur et de la cupidité (fear and greed index) qui a atteint son niveau le plus bas depuis 2 ans. La tendance est donc au repli.   

Finalement : une correction pas si surprenante   

En prenant du recul, on réalise également que cette correction du BTC en dessous de 80 000 dollars est saine, après une hausse de 120 % en seulement 5 mois. En effet, les investisseurs retirent des bénéfices, potentiellement afin de réinvestir le marché à l’avenir.   

Pour les autres cryptos en revanche, la situation est plus préoccupante. La plupart ont atteint un cours que l’on n’avait pas observé depuis plusieurs mois. Pour ne pas citer ETH qui a perdu plus de 20 % les 30 derniers jours.   

XRP, SOL et ADA ont connu un rebond suite à un tweet de Donald Trump au sujet de la potentielle réserve de cryptomonnaies le 2 mars. Bitcoin et Ethereum ont également été mentionnées, mais il semblerait que ce ne soit plus les seules sur la liste. Là encore, il ne s’agit que d’annonces, les réserves officielles ne sont pas encore mises en place.    

Une chose est sûre, le marché des cryptomonnaies est à fleur de peau et les investisseurs ont tendance à surinterpréter les nouvelles et à surréagir. Ainsi, tandis que certains attendant un BTC à 150 000 dollars dans les prochains mois, d’autres annoncent un retracement à 70 000 dollars. Nous vous tiendrons informés. Malgré cette volatilité à court terme, finalement pas si surprenant sur le marché des cryptomonnaies nos convictions à long terme restent intactes.   


Article co-rédigé avec Meria, la plateforme d’investissement en cryptomonnaies française leader depuis sa création en 2017 par Owen Simonin, Meria vous permet d’acheter, échanger mais également d’investir vos cryptomonnaies via le staking, afin de générer des rendements passifs et réguliers.  Meria est une société française, enregistrée PSAN auprès de l’AMF (E2021-016) 

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L’institutionnalisation du bitcoin en 2024 : Et après ?

Janvier 2024 : Arrivée et adoption massive des ETF   

Pour bien comprendre le marché actuel des cryptomonnaies, revenons sur ce point de bascule : l’approbation des ETF Bitcoin aux États-Unis en janvier 2024, suivis des ETF Ethereum en juillet.   

 À partir de ce moment-là, l’institutionnalisation du bitcoin s’est accélérée et une nouvelle typologie d’investisseur s’est imposée sur le marché. En effet, désormais les investisseurs crypto ne sont plus uniquement des technophiles ou des particuliers. Aussi, au-delà des plus des grosses entreprises comme Tesla et MicroStrategy qui ont investi plusieurs millions de leur trésorerie en BTC depuis 2021, aujourd’hui, ce sont les acteurs historiques de la finance et du monde bancaire traditionnel qui entrent sur le marché.   

Nous pouvons notamment citer la banque britannique Barclay qui a acquis 131 millions de dollars de bitcoin via l’ETF BlackRock, suivie par la Banque de Montréal et ses 150 millions de dollars, pour ne citer qu’elles.     

  Évolution de l’achat de bitcoin par les entreprises privées (bleu), les entreprises publiques (gris) les gouvernements (violet), et les fonds d’investissement (orange) de janvier 2021 à mars 2025  

Tout au long de l’année 2024 : La campagne présidentielle de Donald Trump  

Tout au long de sa campagne présidentielle, Donald Trump a brandi Bitcoin comme un élément phare de son programme, et a notamment répété qu’il l’intégrerait dans les réserves nationales américaines. Tout en insistant sur son intention de faciliter l’innovation dans le secteur des cryptomonnaies de manière générale.  

Novembre 2024 : L’élection Donald Trump  

Depuis son élection le 4 novembre 2024, Donald Trump a mis en place plusieurs mesures pour tenir ses promesses. Le président des États-Unis a notamment créé un groupe de travail dédié à ce sujet, dirigé par Bo Hines.   

Il s’agira désormais de rester attentif au fil des mois, afin de voir si des mesures concrètes en ressortent. Enfin, ajoutons que la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme financier américain, est désormais dirigé par Mark T. Uyeda, favorable aux cryptomonnaies, contrairement à son prédécesseur Gary Gensler.   

Décembre 2024 : Bitcoin atteint les 100 000 dollars   

Les facteurs énoncés précédemment, couronnés par l’élection de Donald Trump participent à expliquer la hausse du prix du bitcoin, et le passage tant attendu des 100 000 dollars.  

En un an à peine, le bitcoin est passé de 42 000 $ au 1er janvier 2024, à 73 000 deux mois après l’annonce des ETF, puis à plus de 90 000 $ à la suite de l’élection de Donald Trump. Avant de conclure l’année en beauté avec un prix le plus haut* à 106 000 $.   

*ATH, acronyme de l’expression « All Time High » fait référence au « prix le plus haut » d’un actif, en français.   

 Février 2025 : Bitcoin chute en dessous de 80 000 dollars  

Pourtant, nous verrons dans un prochain article que cette hausse s’en est suivi quelques mois plus tard, dès le début de l’année 2025, d’une nouvelle baisse. Alors que le marché et les investisseurs commençaient à s’habituer à un bitcoin à six chiffres, celui-ci redescend.  

Et il n’est pas le seul. Car rappelons-le, si bitcoin est considéré comme le métronome du marché crypto, de nombreuses autres cryptomonnaies sont également en jeu, notamment les altcoins qui ne répondent pas toujours aux attentes des investisseurs.  

Nous y consacrerons un nouvel article dans quelques jours, afin de suivre l’évolution de ces classes d’actifs et des réglementations du marché à l’international.  


Article co-rédigé avec Meria, la plateforme d’investissement en cryptomonnaies française leader depuis sa création en 2017 par Owen Simonin, Meria vous permet d’acheter, échanger mais également d’investir vos cryptomonnaies via le staking, afin de générer des rendements passifs et réguliers.  Meria est une société française, enregistrée PSAN auprès de l’AMF (E2021-016) 

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Pourquoi les institutions financières ont-elles adopté le Bitcoin ?

Un changement radical est en marche, et il cache bien des mystères. BlackRock, autrefois critique féroce du Bitcoin, qualifiant cette monnaie de « l’indice du blanchiment d’argent », est désormais l’un de ses plus grands supporters avec le lancement des ETF Spot.

Mais ce n’est que la surface de l’iceberg. Selon son PDG, Larry Fink, ce n’est que le début.

À première vue, on pourrait penser que la finance institutionnelle a enfin compris les avantages du Bitcoin, facilitant une inclusion financière à grande échelle. Tout semble parfait dans ce nouveau monde numérique.

Mais attention, ne vous laissez pas tromper par les apparences : le projet d’ETF crypto n’est peut-être pas aussi bénéfique qu’il y paraît. Vous allez comprendre pourquoi.

La source de toutes les inquiétudes.

Bitcoin Magazine a récemment publié un article intitulé « Les plans de BlackRock pour posséder le monde fractionné ». Mark Goodwin et Whitney Webb, les auteurs, ont fait un travail remarquable et détaillé pour comprendre les réelles intentions derrière les projets des grandes institutions visant à garder le contrôle sur le marché des cryptomonnaies.

En suivant la logique des auteurs, on comprend comment des produits financiers comme les ETF Bitcoin peuvent potentiellement corrompre la cryptomonnaie.

Il ne faut pas se leurrer, sans l’influence de BlackRock, ces instruments financiers n’auraient probablement jamais vu le jour.

Les externalités négatives des ETF cryptos, calculées ?

En intégrant les Bitcoins dans un ETF, beaucoup pensent que cela peut les réduire à un simple actif spéculatif ou une réserve de valeur, comme de l’or numérique, et non une monnaie utile pour les transactions. Pourtant, l’objectif du réseau Bitcoin est de servir de base à un système financier alternatif, un système de cash électronique “peer-to-peer”. Les gros flux d’argent entrant dans le Bitcoin peuvent altérer sa vraie nature.

Tous les tokens accumulés par les gros investisseurs restent bloqués dans des portefeuilles “de garde” pour soutenir des Bitcoins papiers, des ETF, sans aucune utilité monétaire (comme valeur d’échange).

On en est encore au stade de la possibilité, mais c’est un risque réel. Plus la part de Bitcoin statique (bloqué dans des ETF) augmente, moins il y aura de liquidités pour alimenter des protocoles nécessaires au fonctionnement de la cryptomonnaie (comme le Lightning Network).

Actuellement, la répartition des Bitcoins est largement en faveur des investisseurs ordinaires à travers le monde. Les ETF en détiennent environ 4 %, mais ce qui compte, c’est la dynamique et non un chiffre à un instant précis.

4 %, c’est déjà beaucoup. Ces Bitcoins, qui sont sur les fonds (ETF) d’un asset manager presque étatique comme BlackRock, sont maintenant sous le contrôle des régulateurs américains, dont le département de la justice, la SEC, le Trésor et la Réserve fédérale.

Sur l’image, vous pouvez voir où en est la répartition des 21 millions de Bitcoins, sachant que les données datent de février. Nous étions seulement au tout début des ETF. Au passage, il est intéressant de noter que plus de 17 % des Bitcoins sont perdus. Faites bien attention à vos clés privées et à la manière dont vous conservez vos précieuses cryptos.

Le véritable intérêt des institutionnels.

La dynamique de cette accumulation par les institutionnels sera cruciale à surveiller dans les années à venir. Aujourd’hui, ce sont les plus grands acteurs du dollar américain qui se précipitent sur les ETF pour en proposer à leurs clients.

Cependant, ce même système du dollar perd de sa valeur si le protocole Bitcoin répond aux besoins transactionnels quotidiens de milliards de personnes dans le monde. Les plus grands acteurs du système financier comprennent bien que les ETF peuvent neutraliser le Bitcoin en tant que monnaie viable. Les méthodes et la mise en œuvre des institutionnels seraient donc claires : le Bitcoin doit rester un atout, et tous les efforts pour le faire évoluer en tant que monnaie doivent être orientés vers le dollar.

Pourquoi cela pose-t-il problème ?

Parce que les intérêts de BlackRock et des gouvernements ne sont pas forcément les mêmes que ceux des particuliers. La liberté, la vie privée, le droit de faire des transactions librement : tout cela n’est pas vraiment leur priorité. De plus, le Bitcoin est un actif décentralisé sur lequel il est impossible d’appliquer une politique monétaire, donc incontrôlable.

Larry Fink (fondateur de BlackRock) en 2012 : « Les marchés aiment les gouvernements totalitaires, les démocraties sont très désordonnées. »

Un autre problème majeur : la manipulation du marché.

L’article de Bitcoin Magazine explique aussi comment BlackRock pourrait facilement manipuler les ETF.

Pour commencer, il y a une clause qui stipule que l’ETF peut être liquidé à tout moment. Par exemple, en cas de contrainte réglementaire, l’ETF peut être supprimé, et les investisseurs remboursés en dollars. Imaginez la liquidation massive que cela provoquerait sur l’ensemble du marché. Sans refaire toute l’histoire de BlackRock, sachez quand même qu’ils sont plutôt proches du gouvernement américain. La crise de 2008 et même l’épisode Covid le démontrent bien.

Autre point de manipulation possible : le prix. BlackRock a choisi la méga-banque JP Morgan comme l’une des contreparties pour son ETF Bitcoin. Mais cette banque n’est pas exempte de scandales financiers. Elle a été condamnée à payer 920 millions de dollars d’amende pour manipulation des cours de l’or en 2020. C’est véritablement un danger. Le pire, c’est que cela se faisait en utilisant de l’or papier et donc des ETF, comme les ETF Bitcoin…

Pour Jamie Dimon, son PDG : « Bitcoin est une fraude et il n’y a aucun espoir pour le Bitcoin en tant que monnaie. »

Que faut-il retenir de tout ça ?

Notre sujet, c’est la volonté de BlackRock et des institutionnels américains de garder le contrôle sur les cryptomonnaies pour préserver la force du dollar.

Car oui, le Bitcoin est un véritable ovni dans le monde financier, avec la prétention de devenir la base d’un nouveau système financier plus libre et inclusif, mais surtout incontrôlable.

En 2024, le Bitcoin est encapsulé dans des ETFs, transformé en simple actif spéculatif dormant sur des portefeuilles de garde. Pour lancer ces fameux ETFs, des acteurs comme BlackRock travaillent main dans la main avec de grandes banques comme JP Morgan et Goldman Sachs, plusieurs fois condamnées pour manipulation.

Pour finir, ces banques lancent des blockchains privés, rien de comparable au Bitcoin public, pour garder le contrôle. La “tokenisation” de tous les actifs confondus – littéralement du monde – est un autre sujet lié qu’il sera important de détailler dans un futur article.

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Le Bitcoin pourrait bientôt atteindre le sommet historique de 100.000$ suite à l’élection de Donald Trump

Le Bitcoin a récemment franchi la barre des 90 000 dollars, atteignant ainsi un sommet historique. Cette hausse spectaculaire coïncide avec la réélection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, événement qui a considérablement influencé les marchés financiers et le secteur des cryptomonnaies.

L’impact de l’élection de Donald Trump sur le Bitcoin

La victoire de Donald Trump a eu un effet immédiat sur le cours du Bitcoin. Dès l’annonce de sa réélection, la cryptomonnaie a connu une augmentation significative, dépassant les 75 000 dollars et poursuivant son ascension jusqu’à atteindre 90 000 dollars.

Cette réaction du marché s’explique par les positions pro-cryptomonnaies affichées par Trump durant sa campagne. Il a notamment promis de faire des États-Unis la « capitale mondiale du Bitcoin et des cryptomonnaies » et de créer une réserve stratégique de Bitcoin ​​.

Réactions des marchés financiers

Outre le Bitcoin (<– lien pour lire l’histoire du BTC), les marchés financiers ont également réagi positivement à l’élection de Donald Trump. La Bourse de New York a ouvert en forte hausse, avec le Dow Jones et le S&P 500 atteignant de nouveaux records ​​. Les actions de sociétés liées aux cryptomonnaies, telles que Coinbase et Robinhood Markets, ont également enregistré des gains notables ​​.

Perspectives pour les investisseurs

Cette hausse du Bitcoin offre des opportunités intéressantes pour les investisseurs. Cependant, il est essentiel de considérer les éléments suivants :

  • Volatilité : Malgré cette augmentation, le Bitcoin reste un actif volatil. Les investisseurs doivent être prêts à faire face à des fluctuations de prix importantes.
  • Réglementation : Bien que Donald Trump ait exprimé son soutien aux cryptomonnaies, le cadre réglementaire pourrait évoluer. Il est donc crucial de rester informé des développements législatifs.
  • Diversification : Comme pour tout investissement, il est recommandé de diversifier son portefeuille pour minimiser les risques.

Le franchissement du seuil des 90 000 dollars par le Bitcoin, en lien avec l’élection de Donald Trump, marque une étape significative dans l’histoire des cryptomonnaies. Cette situation offre des perspectives intéressantes pour les investisseurs, tout en rappelant l’importance de la prudence et de la diversification dans toute stratégie d’investissement.​​