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Seul Bitcoin performe ? Comment se positionner sur le marché crypto à deux vitesses 

Alors que bitcoin a de nouveau dépassé les 106 500 dollars, le marché des cryptomonnaies demeure fragmenté. En dehors du BTC, la grande majorité des cryptomonnaies affiche des performances nettement inférieures, avec des valorisations stagnantes ou en progression marginale.

Alors, dans ce marché à deux vitesses, comment construire une allocation stratégique qui permette de capter la croissance de plusieurs crypto-actifs, tout en prenant compte des risques associés à leur degré respectif de volatilité ?  

  1. La hausse du bitcoin, de 75 000 à 105 000 dollars  

Commençons par un bref état des lieux du marché.  

Mai a débuté sous de bons auspices, porté par une reprise du prix du bitcoin, passé de 75 000 à plus de 106 500 dollars, s’approchant de son précédent sommet historique (109 00 dollars en janvier dernier). 

L’Ether (ETH) a quant à lui gagné 1 000 dollars en trois semaines. Mais malgré cette hausse, ETH reste loin de son record de 4 800 dollars atteint en novembre 2021. Toujours est-il, ce retour dans le vert insuffle un regain d’optimisme chez les investisseurs.  

Quant au reste des cryptomonnaies, que l’on appelle les « altcoins » (« cryptomonnaies alternatives » en français), une petite partie d’entre elles a également progressé, mais dans des proportions bien plus modestes. En effet, la progression globale n’est pas suffisante pour évoquer une véritable « altseason », cette phase de marché où les altcoins surpassent bitcoin. C’est justement le sujet que nous analyserons aujourd’hui.  

La dominance du bitcoin dépasse désormais les 63 %, un nouveau plus haut dans ce cycle. Cela signifie que bitcoin représente à lui seul 63 % de la valorisation totale du marché des cryptomonnaies.  

Progression de la dominance du bitcoin 

Autrement dit, le BTC est encore largement privilégié par les investisseurs. Et pour cause, Bitcoin ayant enregistré les meilleures performances ces derniers mois voire années, les investisseurs voient peu de raisons de prendre davantage de risques en s’exposant à d’autres cryptomonnaies, qui plus est si cela ne leur permet pas d’obtenir davantage de gains.  

  1. Les raisons derrière la hausse des cryptomonnaies 

Il n’y a pas une seule raison, mais plutôt un faisceau d’indices qui nous livre un début d’explication.  

La baisse des tensions entre la Chine et les États-Unis  

D’abord bien sûr, l’accalmie entre la Chine et les États-Unis. Pour les 90 prochains jours, les taxes ont été respectivement réduites : de 145 % à 30 % pour les taxes américaines sur les produits chinois, et de 125 % à 10 % pour les taxes chinoises sur les produits américains. Les marchés traditionnels comme le marché crypto ont réagi positivement à l’annonce de cette trêve.  

Les avancées réglementaires aux États-Unis  

La clarification de la régulation américaine penche en faveur des cryptomonnaies. En particulier, le projet de loi GENIUS Act consacré aux stablecoins, présenté récemment, vise à encadrer leur émission. Un cadre qui pourrait faciliter l’utilisation de ces cryptomonnaies stables de plus en plus plébiscitées par les géants de la finance eux-mêmes comme Mastercard, Visa, PayPal, Société Générale, et bien d’autres.  

L’entrée en fonction d’un président de la SEC favorable aux cryptomonnaies 

Le 21 avril 2025, Paul Atkins a officiellement pris la tête de la Securities and Exchance Commission (SEC), s’engageant à faire des USA « le lieu le plus sûr au monde pour investir et faire des affaires ». Durant son mandat, Atkins devra notamment se prononcer sur plusieurs dizaines de demandes d’ETFs crypto. Des réponses positives pourraient être des catalyseurs pour les cryptomonnaies concernées, parmi lesquelles XRP, SOL, LIT, et bien d’autres.  

L’ensemble de ces nouvelles positives s’est traduit par des flux nets entrant positifs sur les ETFs bitcoin, signalant l’intérêt renforcé des investisseurs institutionnels pour cet actif.  

Évolution des flux sur les ETF Bitcoin depuis janvier 2024 

Coinglass  

Pourtant, à l’heure actuelle, le marché des cryptomonnaies reste fragmenté. En dehors de bitcoin, la majorité des cryptomonnaies affichent des performances bien plus modestes.  

Cette dynamique soulève une question essentielle : pourquoi les altcoins — toutes les cryptomonnaies autres que Bitcoin — peinent-ils à suivre le rythme, alors même que les conditions semblent favorables à un bull run ? 

  1. Pourquoi les autres cryptomonnaies ne performent-elles pas ?  

Le fonctionnement du marché crypto   

Rappelons que, comme sur les marchés actions, les cryptomonnaies sont hiérarchisées selon leur capitalisation : high cap, mid cap, low cap. Aujourd’hui, bitcoin est le crypto-actif le plus capitalisé, le plus liquide et le moins volatil. Il est le seul à bénéficier d’une véritable confiance de la part des institutionnels et concentre donc une part écrasante de la demande.  

Derrière lui, l’ETH, deuxième cryptomonnaie la plus capitalisée du marché, convainc beaucoup d’investisseurs également, notamment en raison de son rôle central dans l’écosystème blockchain. Rappelons en effet que la blockchain Ethereum est la fondation indispensable à bien des projets construits sur celle-ci. Pourtant, contrairement aux cycles précédents, ETH ne surperforme pas BTC. Et les altcoins, eux, restent encore plus en retrait.  

Cette faible performance surprend, car historiquement, les marchés haussiers étaient marqués d’un schéma identifiable : Bitcoin initiait le mouvement, suivi par Ethereum, puis par une phase d’euphorie sur les altcoins — communément appelée « altseason ». Ce schéma semble aujourd’hui s’être interrompu. 

Schéma historique d’une « altseason » :  
Quand et comment la liquidité se répartit sur les différents articles 

Trois raisons significatives à la sous-performance des altcoins  

La dominance de Bitcoin : Avec une dominance supérieure à 63 %, Bitcoin accapare la majorité de la capitalisation totale du marché. Or, historiquement, une véritable « altseason » n’a eu lieu que lorsque cette domination recule, libérant des flux vers des actifs plus risqués. 

La concentration des flux institutionnels sur les ETFs : Les investissements institutionnels, bien que croissants, se concentrent sur les actifs pour lesquels les véhicules réglementés — tels que les ETF — existent. Ce biais favorise mécaniquement Bitcoin, et dans une moindre mesure Ethereum.  

De surcroît, investir via des ETFs ne permet pas une agilité aussi importante que celle dont bénéficient les investisseurs interagissant directement via leur propre portefeuille directement sur la blockchain. En d’autres termes, les réallocations sont limitées via les ETF.  

Une offre démesurée par rapport à la demande : Depuis 2024, le nombre de cryptomonnaies en circulation (plus de 44 millions, toutes blockchains confondues) dépasse très largement la demande qui, elle, reste limitée. Le marché regorge de projets, souvent concurrents sur un même segment d’usage.

La demande n’étant pas aussi importante, cette abondance ne permet pas à chaque token de se valoriser. Seuls quelques projets tirent leur épingle du jeu, et les autres peinent à capter la liquidité nécessaire à leur croissance. 

Évolution du nombre de cryptomonnaies depuis 2021 

Les quelques altcoins qui parviennent bel et bien à tirer leur épingle du jeu sont la plupart du temps les plus capitalisés au sein d’une même « narrative ».  

Une narrative, dans le jargon crypto, désigne un sous-segment de l’écosystème rassemblant des projets axés sur un même cas d’usage ou une même problématique. 

  1. Seuls les leaders de quelques narratives performent 

Parmi les altcoins, seuls les leaders des segments les plus porteurs — ou « narratives » — enregistrent une performance significative. Les narratives les plus profitables ont tendance à évoluer au fil des cycles de marché, mais tandis que certaines sont passagères, d’autres sont plus établies et continuent de se développer depuis plusieurs années.  

Voici quelques exemples de narratives structurantes qui concentrent la majeure partie de la demande : 

  • La finance décentralisée (DeFi) : en expansion constante depuis 2019, elle ambitionne de recréer l’infrastructure financière traditionnelle sur la blockchain.  
    (La DeFi représente 118 milliards de dollars de capitalisation) 
  • La tokenisation d’actifs réels (RWA) : elle permet de représenter des actifs du monde réel — immobilier, actions, matières premières, etc. — sur la blockchain, favorisant ainsi l’efficacité et le suivi des transactions. 
    (Les RWA représentent 41,7 milliards de dollars de capitalisation) 
  • Les stablecoins : ces cryptomonnaies indexées sur des devises fiat connaissent une croissance continue depuis 2020. Leur capitalisation est passée de 14 milliards à plus de 240 milliards de dollars en cinq ans. 
  • L’intelligence artificielle appliquée à la blockchain : une tendance émergente depuis 2021, avec un fort potentiel spéculatif et technologique. 
    (L’IA représente 29,8 milliards de dollars de capitalisation) 

Dans chacun de ces secteurs, seuls les projets les plus robustes — ceux disposant d’un produit fonctionnel, d’un avantage compétitif clair et d’une traction utilisateur réelle — parviennent à attirer durablement des capitaux. 

Ce bref état des lieux des altcoins nous permet de constater qu’à l’heure actuelle, il semble moins risqué pour un investisseur de se concentrer sur le.s vainqueur.s d’une narrative porteuse, plutôt que sur les plus petites capitalisations. Du moins, pour un investisseur qui souhaite diversifier son portefeuille.  

  1. Quelle stratégie adopter pour diversifier un portefeuille au-delà de BTC et ETH  ? 

Comme pour toute classe d’actif, le degré de diversification d’un portefeuille dépend avant tout du profil de l’investisseur concerné et de son aversion au risque. Vous l’aurez compris, moins une cryptomonnaie est capitalisée, plus ses variations sont importantes, donc plus le risque de perte en capital l’est également.  

Voici quelques pistes pour orienter une allocation stratégique : 

Bitcoin est désormais perçu comme une réserve de valeur émergente. Le BTC se prête à une approche d’investissement long terme et passive, par exemple via des achats récurrents (stratégie DCA – dollar cost averaging). En cela, Bitcoin est la cryptomonnaie qui s’adresse à la plupart des profils investisseurs.  

Ether, bien que volatil, conserve un potentiel technologique significatif. Il peut être un actif stratégique à moyen terme, mais sa place dans un portefeuille doit être pondérée selon le profil de risque de son détenteur.  

Lesaltcoins sont davantage des opportunités d’investissement à court et à moyen terme. Leur forte volatilité implique une gestion active : sélection rigoureuse des projets, surveillance des flux, prises de bénéfices régulières. L’objectif est de maximiser l’exposition aux tendances porteuses tout en restant attentif aux risques liés à la volatilité. 

Enfin, quelle que soit la nature de l’actif, il convient de rappeler que les corrections font partie intégrante du cycle de marché. Une gestion prudente — sécurisation progressive des plus-values, rééquilibrage de portefeuille, et réactivité lors des phases de baisse — reste indispensable.  

  1. Conclusion : vers une transformation structurelle du marché des cryptomonnaies  

Le marché crypto entre dans une phase de maturité : les flux institutionnels s’intensifient, les cadres réglementaires s’éclaircissent, et la logique auparavant essentiellement spéculative cède peu à peu la place à une gestion d’allocation raisonnée. Dans ce nouvel environnement, Bitcoin s’impose comme un actif stratégique, de plus en plus perçu comme une réserve de valeur émergente.

Même avec une faible pondération, il peut légitimement intégrer un portefeuille diversifié. À l’inverse, les altcoins requièrent une approche plus tactique et sélective, car seuls quelques projets solides, positionnés sur des narratives porteuses, attirent durablement le capital. Désormais, plus qu’un simple pari sur la technologie, investir dans ces plus petites cryptomonnaies exige une lecture fondamentale du risque, des usages et des flux. 


Article rédigé par Meria  

Meria est une plateforme d’investissement en cryptomonnaies française leader depuis sa création en 2017 par Owen Simonin. Meria vous permet d’acheter, d’échanger et d’investir vos cryptomonnaies afin de générer des rendements passifs et réguliers. Meria est une société française, enregistrée PSAN auprès de l’AMF (E2021-016). 

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Bourse Cryptomonnaies En vedette Nos analyses

Bitcoin plus résilient que la Bourse américaine : comment s’adapter ? 

Les « tariffs » répétés et contradictoires des dernières semaines n’ont épargné aucun marché et n’ont laissé aucun investisseur indifférent. La politique commerciale des États-Unis a entraîné un pic d’incertitudes provoquant une correction marquée des actions. Et contre toute attente, bien que les cryptomonnaies aient aussi accusé une baisse, Bitcoin en particulier a su démontrer une certaine résilience. Quels enseignements devons-nous en tirer en tant qu’investisseur ? 

  1. Le marché des cryptomonnaies est sensible aux facteurs macroéconomiques  

Rappelons que depuis l’institutionnalisation du bitcoin, le BTC est corrélé aux événements macroéconomiques. Les décisions des États et des institutions financières ont désormais des répercussions directes sur le marché des cryptomonnaies.  

De même, les événements géopolitiques récents ont eu un impact sur les marchés, suivis par la politique tarifaire de Donald Trump d’abord offensive, puis subitement plus conciliante.  

En effet, il aura suffi que les droits de douane – censés être appliqués à plus de 180 pays – soient mis en pause pour 90 jours par Donald Trump lui-même (excepté pour la Chine), pour que bitcoin rebondisse au-delà des 82 000 dollars et se stabilise, après avoir brièvement baissé en dessous de 75 000 dollars deux jours auparavant.  

  1. Bitcoin plus résilient que la Bourse américaine 

Bien qu’il s’agisse d’actifs risqués, naturellement volatils en période d’incertitude, les cryptomonnaies, et en premier lieu Bitcoin, ont été plus résilientes que les actions américaines.  

Dès la première semaine d’avril, les indices boursiers ont enregistré des pertes significatives : 
•  Plus de 6 00 milliards évaporés en 48 heures 
• – 11 % sur le NASDAQ 
• – 17 % pour le S&P500 depuis son sommet de février 
•  Et enfin, le VIX « l’indice de la peur » a atteint 52 points, un niveau inédit depuis 2020 

Notons que pour la première fois, la volatilité du S&P500 a égalé la volatilité du bitcoin :  

En outre, les obligations américaines également, pourtant considérées comme l’un des actifs les plus sûrs du monde, ont fluctué. Les obligations à 10 ans sont passées de 4 % à 4,5 % en 7 jours, une première depuis les années 2000.  

Bitcoin, lui, est resté au-dessus du seuil des 75 000 dollars et a regagné 6,2 % suite au revirement de situation du 9 avril. Nous avions d’ores et déjà observé une réaction similaire lors de la pandémie de Covid : une correction vive, avant de rebondir presque immédiatement.  

  1. La demande pour Bitcoin reste soutenue, portée par les institutionnels 

Ajoutons que malgré les turbulences de ce début d’année, la demande pour Bitcoin reste stable du côté des investisseurs traditionnels qui poursuivent leur stratégie d’accumulation, preuve d’une confiance sur le long terme : 

  • Startegy₿ (anciennement MicroStrategy) a acquis 911 bitcoins, portant son total à plus de 506 000 BTC, soit un demi-million.  Et l’entreprise prévoit un nouvel achat de 1 milliard de dollars.  
  • Metaplaneta renforcé ses positions avec 150 BTC, atteignant désormais 3 350.   
  • Le Salvador, premier pays à s’être constitué une réserve nationale de bitcoin, a poursuivi sa stratégie d’accumulation et atteint un total de 6 127 BTC.    
  • Tether, la société émettrice de l’USDT a acheté 8 888 BTC, devenant le sixième plus gros détenteur.  

Retenons donc que le silence des médias lorsque Bitcoin baisse – ou au contraire la surmédiatisation marquée par des titres alarmistes – peut à tort nous faire oublier la tendance globale favorable à l’adoption du bitcoin et des cryptomonnaies. Un phénomène symptomatique qui permet systématiquement aux investisseurs réguliers de renforcer leur position, profitant de points d’entrée intéressants.    

Une croissance soutenue du côté des stablecoins 

Parallèlement, la capitalisation des stablecoins continue de progresser, atteignant un record à 233,58 milliards de dollars. Un autre témoin de l’institutionnalisation, de plus en plus d’acteurs institutionnels faisant leur entrée sur les marchés via ces cryptomonnaies stables.  

  1. Bitcoin, potentiel rempart contre l’inflation ? 

Alors que les droits de douane et la guerre commerciale alimentent des pressions inflationnistes potentiellement plus importantes que prévu, le bitcoin qui est par nature un actif rare (limité à 21 millions d’unité, d’où son surnom d’ « or numérique ») pourrait légitimement être perçu comme une réserve de valeur.  

  1. Quels indicateurs surveiller et quelle vision adopter sur le long-terme ?  

Au sein du marché des cryptomonnaies, bitcoin demeure incontestablement le crypto actif le plus largement adopté par les acteurs de la finance traditionnelle, ce qui renforce sa légitimité et souligne son potentiel à long terme.  

Ainsi, bien que la volatilité à court terme nourrisse la peur, cela ne doit pas occulter une tendance de fond qui, nous l’avons vu, est haussière et favorable à une adoption grandissante sur le long terme.  

Ces prochaines semaines, il sera intéressant d’observer les prises de position des acteurs majeurs. En particulier, la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (la FED), et sa décision concernant une éventuelle baisse des taux qui inciterait les investisseurs à privilégier les actifs plus risqués.  

Dans tous les cas, ces dernières semaines tumultueuses ont souligné l’importance de diversifier ses positions et d’accorder une place à de nouveaux actifs résilients afin de sécuriser son patrimoine.  

En rédaction avec Meria 

Meria est une plateforme d’investissement en cryptomonnaies française leader depuis sa création en 2017 par Owen Simonin. Meria vous permet d’acheter, échanger et d’investir vos cryptomonnaies afin de générer des rendements passifs et réguliers. Meria est une société française, enregistrée PSAN auprès de l’AMF (E2021-016).

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Cryptomonnaies En vedette Nos analyses

Le marché crypto en février 2025 : ce qu’il faut retenir 

L’un des rares mois de février dans le rouge   

Les investisseurs crypto ont débuté le mois de février avec beaucoup d’espoir, notamment vis-à-vis de la tant attendu “alt season”, ce moment où la plupart des altcoins, c’est-à-dire toutes les cryptomonnaies autres que bitcoin, prennent de la valeur, souvent après que le bitcoin ait atteint son dernier record (ATH).   

De plus, ces espoirs étaient nourris par le souvenir des mois de février qui, depuis 2014, étaient (presque) toujours dans le vert, exception faite de 2020.   

 Néanmoins, comme on le rappelle souvent, les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Et de fait, ce mois de février 2025 a été marqué par une baisse de 20 % du BTC qui est passé de 102 000 dollars à 84 000 dollars.   

Alors que s’est-il passé ? Et à quoi doit-on s’attendre dans les jours et les semaines à venir ? C’est ce que l’on vous explique dans cet article.   

Les prémices d’une guerre commerciale   

Depuis l’institutionnalisation du bitcoin en 2024, les événements macro-économiques et politiques ont un impact significatif sur le marché des cryptomonnaies. C’est ce que nous avons pu observer dès le début du mois de février lors des annonces de taxes douanières de Donald Trump (25 % pour le Canada et le Mexique, 20 % pour la Chine et 25 % envisagés pour certains produits européens). Bitcoin, l’ensemble du marché crypto mais aussi du marché action ont accusé le coup. Finalement, seul l’or a atteint un nouveau record à plus de 2 900 dollars l’once.   

Quant au bitcoin, celui-ci est tantôt corrélé aux indices technologiques du marché américain (notamment au Nasdaq et au S&P500), tantôt à l’or et d’autres fois à aucune de ces valeurs.   

Une chose est sûre, les variations du bitcoin dépendent du sentiment des investisseurs, et lorsque l’incertitude règne, ces derniers se détournent des actifs jugés risqués. Cela explique notamment les sorties sur les ETF Bitcoin qui ont dépassé le milliard de dollars le 25 février, ne faisant qu’amplifier la chute.  

Les investisseurs institutionnels continuent d’accumuler du Bitcoin  

Rappelons toutefois que depuis leur lancement en janvier 2024, les ETF Bitcoin Spot ont enregistré plus de 730 milliards de dollars de volume total. La différence entre les volumes entrants et sortants permet donc d’arriver à un solde net de 40 milliards de dollars.   

En outre, les particuliers ne sont pas les seuls à investir via ces ETF. C’est également le cas des investisseurs institutionnels, et ce mois de février, des derniers ont continué d’accumuler du bitcoin dans leurs réserves, notamment :   

  • La banque américaine Goldman Sachs : + 120 % sur son exposition au bitcoin, soit un total de 2,05 milliards  
  • La banque britannique Barclays : 131 millions de dollars de bitcoin  
  • La multinationale Startegy₿ qui détient désormais près de 2,5 % de l’offre totale des BTC en circulation  
  • Mais aussi l’État du Salvador qui a ajouté 11 BTC à sa réserve nationale.   

En bref, lorsque l’investisseur particulier ne sait plus quoi faire, les acteurs institutionnels y voient l’opportunité de renforcer leurs positions. En tant que particulier, il est crucial de ne pas trop s’exposer aux multiples sources, au risque de se retrouver pris au piège d’un brouhaha qui empêche la prise de décisions éclairées, en accord avec un plan d’investissement initial.  

Record de capitalisation de stablecoins   

En février, les stablecoins (ces cryptomonnaies dont la valeur est adossée à celle d’une valeur stable comme une monnaie fiduciaire ou autre actif financier) ont atteint une capitalisation totale record supérieur à 234 milliards de dollars. Un indicateur que de nombreux investisseurs réservent de la liquidité à investir lorsqu’ils jugeront le marché plus favorable.   

Reste donc à savoir quand le marché sera jugé plus favorable. À ce sujet, bien qu’il soit impossible de prédire l’avenir, plusieurs bonnes nouvelles se profilent dans l’ombre et laissent entrevoir potentielle éclaircies.   

Plusieurs réserves nationales de bitcoin en attente  

Depuis que Donald Trump a annoncé son intention de créer une réserve nationale de bitcoin pour les États-Unis, de nombreux États américains comme le Texas, l’Utah, l’Illinois et bien d’autres envisagent de faire de même, suivis par plusieurs pays comme la République Tchèque, Hong Kong, la Russie ou encore l’Allemagne, pour ne citer qu’eux.   

Et bien qu’il ne s’agisse que d’annonces pour le moment, il va sans dire qu’à partir du moment où les USA auront créé leur réserve, beaucoup seront susceptibles de suivre. Quant aux pays qui ne le feront pas, ces derniers devront justifier leur décision.   

Si plusieurs pays comme les États-Unis commenceront probablement par nationaliser les bitcoins collectés lors de saisies judiciaires (près de 200 000 BTC actuellement), ils devront également en acquérir, entraînant inévitablement une pression acheteuse notamment sur les ETF Bitcoin, et donc une éventuelle hausse du prix du bitcoin.   

Des demandes d’ETF en attente pour plusieurs cryptomonnaies   

Actuellement, seul le BTC et l’ETH ont leurs ETF. Des demandes sont en cours pour plusieurs autres tokens notamment LTC, SOL, XPR et DOGE. Celles-ci ont toutefois été déposées en 2024, on peut donc s’attendre à ce que la nouvelle soit déjà “pricée”, c’est-à-dire que le prix actuel des actifs les prenne déjà en compte et que leur approbation n’entraîne pas une hausse spectaculaire. Toujours est-il, ces différentes approbations seraient autant de signaux positifs pour le développement de l’écosystème crypto.   

 La SEC abandonne les poursuites contre plusieurs entreprises crypto  

Ces dernières années, la Securities and Exchange Commission, le gendarme boursier américain, était dirigée par Gary Gensler connu pour ses politiques anti-crypto, lesquelles se sont traduites par de nombreux procès à l’encontre des entreprises du secteur.   

Nombre des poursuites ont toutefois été abandonnées au cours du mois de février, maintenant que la SEC est dirigée par Mark T. Uyeda plus favorable au secteur. Ainsi, les actions contre Gemini, Coinbase, Kraken, Uniswap, OpenSea et Yugalabs ont pris le mois dernier, ce qui devrait permettre à l’écosystème crypto d’aller de l’avant dans un climat plus favorable.   

La fin du mois ponctuée de nouvelles incertitudes  

La fin du mois de février a tout de même été marqué de nouvelles incertitudes et donc de nouvelles baisses.   

Le hack de la plateforme d’échange Bybit  

Le 21 février, la plateforme d’échange de cryptomonnaies ByBit s’est fait dérober 1,46 milliard de dollars d’Ether par le groupe nord-coréen Lazarus. Et bien que l’entreprise ait géré au mieux cette situation en remboursant l’intégralité des clients en quelques jours, les auteurs du hack vendent désormais les ETH volés, entraînant une pression vendeuse et donc la baisse du prix.   

Couplé au fait que les performances de l’Ether ne répondant déjà pas aux attentes des investisseurs, le phénomène de FUD* ne fait que s’amplifier. (On parle de FUD pour « Fear, Uncertainty and Doubt » c’est-à-dire un sentiment de marché qui concentre de la peur, de l’incertitude et du doute, émotions qui se traduisent par des ventes importantes.)   

L’incertitude macroéconomique se poursuit  

Le contexte géopolitique largement abordé tout au long de ce cours mois de février sur Parlons Finance ne s’est pas amélioré, principalement dû aux tensions entre les États-Unis et le reste du monde.   

Les investisseurs sont incertains, en atteste l’indice de la peur et de la cupidité (fear and greed index) qui a atteint son niveau le plus bas depuis 2 ans. La tendance est donc au repli.   

Finalement : une correction pas si surprenante   

En prenant du recul, on réalise également que cette correction du BTC en dessous de 80 000 dollars est saine, après une hausse de 120 % en seulement 5 mois. En effet, les investisseurs retirent des bénéfices, potentiellement afin de réinvestir le marché à l’avenir.   

Pour les autres cryptos en revanche, la situation est plus préoccupante. La plupart ont atteint un cours que l’on n’avait pas observé depuis plusieurs mois. Pour ne pas citer ETH qui a perdu plus de 20 % les 30 derniers jours.   

XRP, SOL et ADA ont connu un rebond suite à un tweet de Donald Trump au sujet de la potentielle réserve de cryptomonnaies le 2 mars. Bitcoin et Ethereum ont également été mentionnées, mais il semblerait que ce ne soit plus les seules sur la liste. Là encore, il ne s’agit que d’annonces, les réserves officielles ne sont pas encore mises en place.    

Une chose est sûre, le marché des cryptomonnaies est à fleur de peau et les investisseurs ont tendance à surinterpréter les nouvelles et à surréagir. Ainsi, tandis que certains attendant un BTC à 150 000 dollars dans les prochains mois, d’autres annoncent un retracement à 70 000 dollars. Nous vous tiendrons informés. Malgré cette volatilité à court terme, finalement pas si surprenant sur le marché des cryptomonnaies nos convictions à long terme restent intactes.   


Article co-rédigé avec Meria, la plateforme d’investissement en cryptomonnaies française leader depuis sa création en 2017 par Owen Simonin, Meria vous permet d’acheter, échanger mais également d’investir vos cryptomonnaies via le staking, afin de générer des rendements passifs et réguliers.  Meria est une société française, enregistrée PSAN auprès de l’AMF (E2021-016) 

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Cryptomonnaies En vedette Nos analyses

L’institutionnalisation du bitcoin en 2024 : Et après ?

Janvier 2024 : Arrivée et adoption massive des ETF   

Pour bien comprendre le marché actuel des cryptomonnaies, revenons sur ce point de bascule : l’approbation des ETF Bitcoin aux États-Unis en janvier 2024, suivis des ETF Ethereum en juillet.   

 À partir de ce moment-là, l’institutionnalisation du bitcoin s’est accélérée et une nouvelle typologie d’investisseur s’est imposée sur le marché. En effet, désormais les investisseurs crypto ne sont plus uniquement des technophiles ou des particuliers. Aussi, au-delà des plus des grosses entreprises comme Tesla et MicroStrategy qui ont investi plusieurs millions de leur trésorerie en BTC depuis 2021, aujourd’hui, ce sont les acteurs historiques de la finance et du monde bancaire traditionnel qui entrent sur le marché.   

Nous pouvons notamment citer la banque britannique Barclay qui a acquis 131 millions de dollars de bitcoin via l’ETF BlackRock, suivie par la Banque de Montréal et ses 150 millions de dollars, pour ne citer qu’elles.     

  Évolution de l’achat de bitcoin par les entreprises privées (bleu), les entreprises publiques (gris) les gouvernements (violet), et les fonds d’investissement (orange) de janvier 2021 à mars 2025  

Tout au long de l’année 2024 : La campagne présidentielle de Donald Trump  

Tout au long de sa campagne présidentielle, Donald Trump a brandi Bitcoin comme un élément phare de son programme, et a notamment répété qu’il l’intégrerait dans les réserves nationales américaines. Tout en insistant sur son intention de faciliter l’innovation dans le secteur des cryptomonnaies de manière générale.  

Novembre 2024 : L’élection Donald Trump  

Depuis son élection le 4 novembre 2024, Donald Trump a mis en place plusieurs mesures pour tenir ses promesses. Le président des États-Unis a notamment créé un groupe de travail dédié à ce sujet, dirigé par Bo Hines.   

Il s’agira désormais de rester attentif au fil des mois, afin de voir si des mesures concrètes en ressortent. Enfin, ajoutons que la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme financier américain, est désormais dirigé par Mark T. Uyeda, favorable aux cryptomonnaies, contrairement à son prédécesseur Gary Gensler.   

Décembre 2024 : Bitcoin atteint les 100 000 dollars   

Les facteurs énoncés précédemment, couronnés par l’élection de Donald Trump participent à expliquer la hausse du prix du bitcoin, et le passage tant attendu des 100 000 dollars.  

En un an à peine, le bitcoin est passé de 42 000 $ au 1er janvier 2024, à 73 000 deux mois après l’annonce des ETF, puis à plus de 90 000 $ à la suite de l’élection de Donald Trump. Avant de conclure l’année en beauté avec un prix le plus haut* à 106 000 $.   

*ATH, acronyme de l’expression « All Time High » fait référence au « prix le plus haut » d’un actif, en français.   

Février 2025 : Bitcoin chute en dessous de 80 000 dollars  

Pourtant, nous verrons dans un prochain article que cette hausse s’en est suivi quelques mois plus tard, dès le début de l’année 2025, d’une nouvelle baisse. Alors que le marché et les investisseurs commençaient à s’habituer à un bitcoin à six chiffres, celui-ci redescend.  

Et il n’est pas le seul. Car rappelons-le, si bitcoin est considéré comme le métronome du marché crypto, de nombreuses autres cryptomonnaies sont également en jeu, notamment les altcoins qui ne répondent pas toujours aux attentes des investisseurs.  

Nous y consacrerons un nouvel article dans quelques jours, afin de suivre l’évolution de ces classes d’actifs et des réglementations du marché à l’international.  


Article co-rédigé avec Meria, la plateforme d’investissement en cryptomonnaies française leader depuis sa création en 2017 par Owen Simonin, Meria vous permet d’acheter, échanger mais également d’investir vos cryptomonnaies via le staking, afin de générer des rendements passifs et réguliers.  Meria est une société française, enregistrée PSAN auprès de l’AMF (E2021-016) 

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Pourquoi les institutions financières ont-elles adopté le Bitcoin ?

Un changement radical est en marche, et il cache bien des mystères. BlackRock, autrefois critique féroce du Bitcoin, qualifiant cette monnaie de « l’indice du blanchiment d’argent », est désormais l’un de ses plus grands supporters avec le lancement des ETF Spot.

Mais ce n’est que la surface de l’iceberg. Selon son PDG, Larry Fink, ce n’est que le début.

À première vue, on pourrait penser que la finance institutionnelle a enfin compris les avantages du Bitcoin, facilitant une inclusion financière à grande échelle. Tout semble parfait dans ce nouveau monde numérique.

Mais attention, ne vous laissez pas tromper par les apparences : le projet d’ETF crypto n’est peut-être pas aussi bénéfique qu’il y paraît. Vous allez comprendre pourquoi.

La source de toutes les inquiétudes.

Bitcoin Magazine a récemment publié un article intitulé « Les plans de BlackRock pour posséder le monde fractionné ». Mark Goodwin et Whitney Webb, les auteurs, ont fait un travail remarquable et détaillé pour comprendre les réelles intentions derrière les projets des grandes institutions visant à garder le contrôle sur le marché des cryptomonnaies.

En suivant la logique des auteurs, on comprend comment des produits financiers comme les ETF Bitcoin peuvent potentiellement corrompre la cryptomonnaie.

Il ne faut pas se leurrer, sans l’influence de BlackRock, ces instruments financiers n’auraient probablement jamais vu le jour.

Les externalités négatives des ETF cryptos, calculées ?

En intégrant les Bitcoins dans un ETF, beaucoup pensent que cela peut les réduire à un simple actif spéculatif ou une réserve de valeur, comme de l’or numérique, et non une monnaie utile pour les transactions. Pourtant, l’objectif du réseau Bitcoin est de servir de base à un système financier alternatif, un système de cash électronique “peer-to-peer”. Les gros flux d’argent entrant dans le Bitcoin peuvent altérer sa vraie nature.

Tous les tokens accumulés par les gros investisseurs restent bloqués dans des portefeuilles “de garde” pour soutenir des Bitcoins papiers, des ETF, sans aucune utilité monétaire (comme valeur d’échange).

On en est encore au stade de la possibilité, mais c’est un risque réel. Plus la part de Bitcoin statique (bloqué dans des ETF) augmente, moins il y aura de liquidités pour alimenter des protocoles nécessaires au fonctionnement de la cryptomonnaie (comme le Lightning Network).

Actuellement, la répartition des Bitcoins est largement en faveur des investisseurs ordinaires à travers le monde. Les ETF en détiennent environ 4 %, mais ce qui compte, c’est la dynamique et non un chiffre à un instant précis.

4 %, c’est déjà beaucoup. Ces Bitcoins, qui sont sur les fonds (ETF) d’un asset manager presque étatique comme BlackRock, sont maintenant sous le contrôle des régulateurs américains, dont le département de la justice, la SEC, le Trésor et la Réserve fédérale.

Sur l’image, vous pouvez voir où en est la répartition des 21 millions de Bitcoins, sachant que les données datent de février. Nous étions seulement au tout début des ETF. Au passage, il est intéressant de noter que plus de 17 % des Bitcoins sont perdus. Faites bien attention à vos clés privées et à la manière dont vous conservez vos précieuses cryptos.

Le véritable intérêt des institutionnels.

La dynamique de cette accumulation par les institutionnels sera cruciale à surveiller dans les années à venir. Aujourd’hui, ce sont les plus grands acteurs du dollar américain qui se précipitent sur les ETF pour en proposer à leurs clients.

Cependant, ce même système du dollar perd de sa valeur si le protocole Bitcoin répond aux besoins transactionnels quotidiens de milliards de personnes dans le monde. Les plus grands acteurs du système financier comprennent bien que les ETF peuvent neutraliser le Bitcoin en tant que monnaie viable. Les méthodes et la mise en œuvre des institutionnels seraient donc claires : le Bitcoin doit rester un atout, et tous les efforts pour le faire évoluer en tant que monnaie doivent être orientés vers le dollar.

Pourquoi cela pose-t-il problème ?

Parce que les intérêts de BlackRock et des gouvernements ne sont pas forcément les mêmes que ceux des particuliers. La liberté, la vie privée, le droit de faire des transactions librement : tout cela n’est pas vraiment leur priorité. De plus, le Bitcoin est un actif décentralisé sur lequel il est impossible d’appliquer une politique monétaire, donc incontrôlable.

Larry Fink (fondateur de BlackRock) en 2012 : « Les marchés aiment les gouvernements totalitaires, les démocraties sont très désordonnées. »

Un autre problème majeur : la manipulation du marché.

L’article de Bitcoin Magazine explique aussi comment BlackRock pourrait facilement manipuler les ETF.

Pour commencer, il y a une clause qui stipule que l’ETF peut être liquidé à tout moment. Par exemple, en cas de contrainte réglementaire, l’ETF peut être supprimé, et les investisseurs remboursés en dollars. Imaginez la liquidation massive que cela provoquerait sur l’ensemble du marché. Sans refaire toute l’histoire de BlackRock, sachez quand même qu’ils sont plutôt proches du gouvernement américain. La crise de 2008 et même l’épisode Covid le démontrent bien.

Autre point de manipulation possible : le prix. BlackRock a choisi la méga-banque JP Morgan comme l’une des contreparties pour son ETF Bitcoin. Mais cette banque n’est pas exempte de scandales financiers. Elle a été condamnée à payer 920 millions de dollars d’amende pour manipulation des cours de l’or en 2020. C’est véritablement un danger. Le pire, c’est que cela se faisait en utilisant de l’or papier et donc des ETF, comme les ETF Bitcoin…

Pour Jamie Dimon, son PDG : « Bitcoin est une fraude et il n’y a aucun espoir pour le Bitcoin en tant que monnaie. »

Que faut-il retenir de tout ça ?

Notre sujet, c’est la volonté de BlackRock et des institutionnels américains de garder le contrôle sur les cryptomonnaies pour préserver la force du dollar.

Car oui, le Bitcoin est un véritable ovni dans le monde financier, avec la prétention de devenir la base d’un nouveau système financier plus libre et inclusif, mais surtout incontrôlable.

En 2024, le Bitcoin est encapsulé dans des ETFs, transformé en simple actif spéculatif dormant sur des portefeuilles de garde. Pour lancer ces fameux ETFs, des acteurs comme BlackRock travaillent main dans la main avec de grandes banques comme JP Morgan et Goldman Sachs, plusieurs fois condamnées pour manipulation.

Pour finir, ces banques lancent des blockchains privés, rien de comparable au Bitcoin public, pour garder le contrôle. La “tokenisation” de tous les actifs confondus – littéralement du monde – est un autre sujet lié qu’il sera important de détailler dans un futur article.

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Cryptomonnaies

Le Bitcoin pourrait bientôt atteindre le sommet historique de 100.000$ suite à l’élection de Donald Trump

Le Bitcoin a récemment franchi la barre des 90 000 dollars, atteignant ainsi un sommet historique. Cette hausse spectaculaire coïncide avec la réélection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, événement qui a considérablement influencé les marchés financiers et le secteur des cryptomonnaies.

L’impact de l’élection de Donald Trump sur le Bitcoin

La victoire de Donald Trump a eu un effet immédiat sur le cours du Bitcoin. Dès l’annonce de sa réélection, la cryptomonnaie a connu une augmentation significative, dépassant les 75 000 dollars et poursuivant son ascension jusqu’à atteindre 90 000 dollars.

Cette réaction du marché s’explique par les positions pro-cryptomonnaies affichées par Trump durant sa campagne. Il a notamment promis de faire des États-Unis la « capitale mondiale du Bitcoin et des cryptomonnaies » et de créer une réserve stratégique de Bitcoin ​​.

Réactions des marchés financiers

Outre le Bitcoin (<– lien pour lire l’histoire du BTC), les marchés financiers ont également réagi positivement à l’élection de Donald Trump. La Bourse de New York a ouvert en forte hausse, avec le Dow Jones et le S&P 500 atteignant de nouveaux records ​​. Les actions de sociétés liées aux cryptomonnaies, telles que Coinbase et Robinhood Markets, ont également enregistré des gains notables ​​.

Perspectives pour les investisseurs

Cette hausse du Bitcoin offre des opportunités intéressantes pour les investisseurs. Cependant, il est essentiel de considérer les éléments suivants :

  • Volatilité : Malgré cette augmentation, le Bitcoin reste un actif volatil. Les investisseurs doivent être prêts à faire face à des fluctuations de prix importantes.
  • Réglementation : Bien que Donald Trump ait exprimé son soutien aux cryptomonnaies, le cadre réglementaire pourrait évoluer. Il est donc crucial de rester informé des développements législatifs.
  • Diversification : Comme pour tout investissement, il est recommandé de diversifier son portefeuille pour minimiser les risques.

Le franchissement du seuil des 90 000 dollars par le Bitcoin, en lien avec l’élection de Donald Trump, marque une étape significative dans l’histoire des cryptomonnaies. Cette situation offre des perspectives intéressantes pour les investisseurs, tout en rappelant l’importance de la prudence et de la diversification dans toute stratégie d’investissement.​​

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L’histoire du Bitcoin de la création à l’adoption mondiale

Le Bitcoin, première cryptomonnaie décentralisée au monde, a vu le jour en 2008 avec la publication d’un livre blanc intitulé Bitcoin: A Peer-to-Peer Electronic Cash System.

Ce document a suscité de nombreuses interrogations, notamment en raison de l’anonymat de son créateur, connu uniquement sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto.

Dans ce livre, l’auteur propose une monnaie numérique reposant sur la technologie de la blockchain, qui était alors peu connue du grand public. Cette innovation révolutionnaire permettait de réaliser des transactions financières, ou autres, sans l’intervention d’une autorité centrale.

Le fonctionnement du Bitcoin

Le Bitcoin fonctionne grâce à la Blockchain, celle ci est un registre décentralisé qui permet d’enregistrer toutes les informations de manière transparente et immuable. Chaque transaction est réalisée sous forme de minage on dit alors qu’on mine du Bitcoin. Le minage consiste à acheter ou vendre du Bitcoin à l’aide de puissants algorithmes cryptographiques.

Les mineurs sont des personnes qui minent le Bitcoin et ces personnes sont essentielles au fonctionnement du réseau. Ils utilisent leur puissance de calcul pour valider les transactions et sécuriser le réseau. En échange, ils sont récompensés en Bitcoins pour chaque bloc validé.

Le Bitcoin attire beaucoup d’investisseurs pour une des raisons c’est qu’il n’est pas soumis à une autorité centrale contrairement aux banques centrales. Cette décentralisation garantit la sécurité et l’intégrité du réseau, évitant ainsi les manipulations.

Le Bitcoin pourrait bien être victime de son succès et pour cause l’offre de Bitcoin est limitée à 21 millions d’unités. Cela crée une rareté similaire à celle de l’or, renforçant son attrait en tant que réserve de valeur.

Ces débuts (2008 – 2012)

Le Bitcoin a émergé dans le contexte de la crise des subprimes en 2008. La perte de confiance des investisseurs envers les marchés financiers traditionnels a favorisé l’idée d’une nouvelle monnaie, indépendante du système financier établi, qui a rapidement séduit de nombreuses personnes.

Les premières transactions en Bitcoin ont eu lieu en 2009, lorsque Nakamoto a miné le bloc de genèse, générant ainsi les 50 premiers Bitcoins. À ses débuts, cette cryptomonnaie avait une faible valeur marchande, avec 1 BTC valant environ 0,003 $.

C’est à partir de ce moment que les premières plateformes ont commencé à émerger, notamment la plateforme Mt. Gox, qui visait à faciliter l’échange de Bitcoin contre d’autres devises.

Expansion et régulations (2013-2017)

Le succès du Bitcoin, tel que nous le connaissons aujourd’hui, a véritablement pris son envol entre 2013 et 2017, marqué par une hausse spectaculaire de son prix, qui a atteint 1 000 $ fin 2013. Cette montée fulgurante a attiré l’attention des investisseurs, mais aussi celle des régulateurs à travers le monde, qui voyaient en cette technologie émergente à la fois des opportunités et des risques.

La question de la régulation est rapidement devenue centrale. Des gouvernements, soucieux de la volatilité des cryptomonnaies et des risques liés à leur utilisation pour des activités illicites, ont commencé à prendre des mesures pour encadrer leur usage.

En 2014, la Chine a imposé ses premières restrictions sévères, interdisant aux institutions financières de traiter des transactions en Bitcoin, ce qui marqua le début d’une série de régulations restrictives dans le pays. Les États-Unis, de leur côté, ont également renforcé leur cadre juridique avec des lois sur la lutte contre le blanchiment d’argent (AML) et l’application des normes de « Know Your Customer » (KYC) pour les plateformes d’échange.

En revanche, le Japon a pris une approche différente. En 2017, le Japon a officiellement reconnu le Bitcoin comme une forme de paiement légale, devenant ainsi l’un des premiers pays à adopter une législation favorable aux cryptomonnaies. Ce cadre réglementaire clair a encouragé l’adoption et l’innovation, consolidant la place du Japon comme un leader dans l’écosystème des cryptomonnaies.

Dans le même temps, le marché du Bitcoin a vu une augmentation spectaculaire de l’intérêt des investisseurs institutionnels et individuels. Des plateformes d’échange comme Coinbase et Kraken ont vu leur popularité exploser, facilitant l’accès au Bitcoin et à d’autres cryptomonnaies pour un public plus large. Cette période a marqué une phase de maturation du marché, avec des débats sur la régulation qui continuaient à se jouer à l’échelle mondiale, tout en ouvrant la voie à la montée de nouvelles cryptomonnaies et technologies sous-jacentes, telles que l’Ethereum et la technologie des contrats intelligents.

Ce cycle d’expansion a également favorisé la diversification des applications de la blockchain, jetant les bases de l’essor du secteur des actifs numériques et de la finance décentralisée (DeFi).

La bulle de 2017 et les années suivantes

En 2017, le Bitcoin a atteint des sommets historiques, culminant à près de 20 000 $ en décembre, ce qui a suscité un engouement mondial sans précédent pour les cryptomonnaies. Cependant, cette hausse spectaculaire s’est rapidement transformée en bulle spéculative. Début 2018, le Bitcoin a subi une chute brutale, perdant plus de 80 % de sa valeur au cours des mois suivants. Cette forte volatilité a ravivé les débats sur la durabilité et la stabilité des cryptomonnaies, certains y voyant une bulle spéculative comparable à d’autres effondrements financiers.

Malgré les doutes et la correction massive des prix, le Bitcoin n’a pas disparu. Au contraire, il a commencé à gagner en légitimité grâce à son adoption croissante par des entreprises et des institutions financières. Des sociétés comme Tesla, MicroStrategy et Square ont investi massivement dans le Bitcoin, le considérant comme une réserve de valeur à long terme. En parallèle, des plateformes de services financiers comme PayPal et Visa ont commencé à intégrer des options d’achat et de paiement en cryptomonnaies.

Cette période post-bulle a vu également l’émergence de nouvelles régulations visant à protéger les investisseurs tout en favorisant l’innovation. Des pays comme les États-Unis ont intensifié leurs efforts pour réguler le secteur, tandis que des initiatives comme le développement des stablecoins et de la finance décentralisée (DeFi) ont transformé l’écosystème des cryptomonnaies, ouvrant la voie à une adoption plus large dans les années suivantes.

L’expansion

Désormais, le Bitcoin est reconnu sur les principales places financières mondiales et est souvent surnommé « l’or numérique ». Cette perception en tant que valeur refuge s’est renforcée grâce au soutien d’entreprises influentes telles que Tesla, PayPal, et BlackRock, qui ont tous adopté ou investi dans cette cryptomonnaie.

En 2021, le Bitcoin a atteint une capitalisation boursière de plus de 1 000 milliards de dollars. Bien que cela reste inférieur à l’or, dont la capitalisation avoisine les 12 000 milliards de dollars, le Bitcoin continue de gagner en légitimité sur les marchés financiers.

Bien que l’OR est connu pour sa stabilité, le Bitcoin quant à lui est victime de beaucoup de volatilité. Malgré cela, son adoption croissante par des entreprises et des institutions financières le rend de plus en plus attractif.

Aujourd’hui, la légitimité du Bitcoin n’est plus remise en question. Il est largement accepté à travers le monde et continue d’avoir un impact majeur sur la mondialisation des échanges financiers et la performance des entreprises. En redéfinissant la notion de monnaie et en transformant les mécanismes de transaction, le Bitcoin joue un rôle essentiel dans la révolution des systèmes financiers modernes. Son influence ne cesse de croître, tant au niveau des portefeuilles d’investissement que dans l’évolution de la finance numérique globale.

Réglementation Globale

Bien que décentralisé, le Bitcoin a incité de nombreux gouvernements à s’intéresser de près à la régulation des cryptomonnaies. Certains pays, comme le Japon, ont adopté une approche favorable, en reconnaissant le Bitcoin comme un moyen de paiement légal et en créant un cadre réglementaire propice à son développement. À l’inverse, des nations comme la Chine ont imposé des restrictions strictes sur l’utilisation et le minage du Bitcoin, invoquant des préoccupations liées à la stabilité financière et aux risques environnementaux associés à son extraction énergétique intensive.

Ainsi, bien que surnommé « l’or numérique » et offrant de nombreux avantages, notamment en termes de popularité et de diversification des investissements, le Bitcoin présente des risques notables. Sa volatilité extrême peut entraîner des fluctuations importantes de sa valeur, tandis que le manque de régulation dans certaines juridictions expose les investisseurs à des incertitudes et à des abus potentiels. Ces défis soulignent la nécessité d’un équilibre entre innovation et régulation pour assurer un développement durable des cryptomonnaies à l’échelle mondiale.


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Cryptomonnaies

HALVING: Ce que vous devez savoir sur le Halving du Bitcoin !

Le halving du bitcoin est un événement crucial dans le monde des #cryptomonnaies ayant lieu tous les 4 ans dans le cas de la blockchain Bitcoin (BTC).

Le halving du bitcoin, ou “réduction de moitié”, est un mécanisme automatique intégré au protocole Bitcoin qui réduit de moitié la récompense des mineurs pour chaque bloc validé. Cet événement se produit tous les 210 000 blocs minés, soit environ tous les quatre ans. Voici les point clés à comprendre:

  • Qu’est-ce que le halving ? Le halving, également appelé “réduction de moitié”, se produit environ tous les quatre ans. Lorsque le réseau Bitcoin atteint un certain nombre de blocs minés (environ tous les 210 000 blocs), la récompense accordée aux mineurs est divisée par deux. Cela signifie que la quantité de nouveaux bitcoins créés diminue de moitié.
  • Date du prochain halving : Le prochain halving du bitcoin est prévu dans 10 heures (20 avril 2024). 🕒
  • Rareté Accrue : Chaque halving rend le bitcoin plus rare, ce qui pourrait potentiellement augmenter sa valeur si la demande reste constante ou augmente. De plus, la récompense pour la découverte d’un nouveau bloc est divisée par deux, ce qui diminue l’offre de nouveaux bitcoins sur le marché.
  • Impact sur le prix du bitcoin : Historiquement, chaque halving a été suivi d’une hausse significative du prix du bitcoin. Par exemple, après le premier halving en 2012, le prix est passé de 12 à 1 200 dollars en quelques mois. En 2020, le prix a augmenté de 10 000 à plus de 60 000 dollars après le dernier halving. Cependant, une étude récente suggère que cette fois-ci, les effets pourraient être différents. 🚀

Certains observateurs estiment que d’autres facteurs, tels que les conditions macroéconomiques, pourraient également influencer le prix du bitcoin.

En résumé, le halving du bitcoin est un événement majeur qui peut avoir un impact significatif sur le marché des cryptomonnaies. Les investisseurs et les passionnés de cryptos surveillent de près cette période pour anticiper les mouvements de prix. 💡

✌️ Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez pas à les partager ! 

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Quelle est l’influence de la Blockchain sur les services financiers ?

Développée en 2008, la technologie blockchain se démarque par l’enregistrement de données dans un réseau décentralisé qui est un grand livre ouvert et distribué dont les informations sont infalsifiables et inaltérables.

La blockchain ou encore cette technologie de registre distribués, plus communément appelée Distributed Ledger Technologies (DLT), vise à améliorer la sécurité, accroître la rapidité et assurer l’efficacité opérationnelle des institutions financières sans qu’il n’y ait d’autorité centrale contrôlante.

Elle peut s’appliquer dans plusieurs domaines d’activités tel que les paiements, la gestion des actifs, la relation client ou encore la protection des données.

La technologie est composée de blocs de données individuels dont chacun contient un stock d’informations liés les uns aux autres de manière immuable, ce qui accroît la confiance des utilisateurs par rapport au réseau.

Pour visualiser cela de manière plus concrète, la blockchain permet à ses utilisateurs de partager des données sans qu’il y ait la nécessité d’un intermédiaire puisqu’elle gère les transactions d’informations en les sécurisant au fur et à mesure qu’elles se produisent. Ces transactions sont ensuite validées par des Smart Contracts et synchronisées avec chaque nœud de l’écosystème.

Il est utile de préciser que depuis sa création, le réseau Blockchain n’a jamais été piraté !

Dans un rapport publié en décembre 2018, l’Assemblée nationale sur les usages des chaînes de blocs et autres technologies de certification de registre donne la définition suivante de la blockchain :

« Une blockchain est un registre, une grande base de données qui a la particularité d’être partagée simultanément avec tous ses utilisateurs, tous également détenteurs de ce registre, et qui ont également tous la capacité d’y inscrire des données, selon des règles spécifiques fixées par un protocole informatique très bien sécurisé grâce à la cryptographie. »

Pour rappel, les utilisations de cette technologie ne se limitent pas au monde financier et/ou à celui des paiements. La plupart des premiers projets ont été développés dans d’autres secteurs que celui des services financiers. 

La blockchain, cet atout utile pour les services financiers

Et s’il fallait choisir une industrie qui bénéficierait grandement des avantages de la blockchain, il s’agirait de l’industrie des services financiers.

Au sein de cette industrie, les acteurs connaissent une lutte féroce en vue de réduire les coûts et les soucis liés aux transactions. Voici les points positifs de cette technologie:

  • SECURITE: En effet, dès lors que le registre décentralisé est en application, toutes les transactions réalisées sur le réseau est accessible à tous de manière totalement sécurisée et transparente. Par ailleurs, si le nombre d’acteurs du réseau est élevé, cela favorisera le consensus.
  • FRAUDE: Lorsque des informations transitent par différents intermédiaires financiers, le risque d’interception tout au long du processus est bien réel ce qui s’apparente à une fraude. Il s’agit-là d’un problème dont la solution serait d’apporter des algorithmes cryptographiques prévus par la blockchain afin de sécuriser l’échange d’informations entre les parties.

    Avec la technologie de la blockchain, ce risque pourrait se réduire drastiquement voire disparaître à jamais puisque les paiements et transactions financières sont faites de façon traçable mais pseudonymisée à l’aide d’une adresse qui est une suite aléatoire de chiffres qui représente notre « clé privée » et c’est seulement à partir de cette clé privée que l’algorithme nous crée une clé publique.
  • CONFIANCE: Grâce à une cryptographie avancée, conçue pour résister au piratage informatique et pour accroître la confiance à l’écosystème des transactions, la blockchain permettra de réduire la fraude, les erreurs humaines, d’assurer les transactions de façon rapide et sécurisée mais également de maîtriser les risques du système financier qui vit une transition numérique en accéléré poussant à une interconnexion toujours plus ardente.
  • TRAITEMENT DE DONNEES: Les entreprises de technologie financière (Fintech) et même d’autres entreprises qui collectent de grandes quantités de données ont et auront besoin de la blockchain pour renforcer l’intégrité et le traitement des données, ainsi leur relation avec la blockchain deviendra inévitablement plus forte.
  • DELAI: S’agissant du délai, les transactions se feront à une vitesse bien plus élevée ce qui, aujourd’hui, est un avantage dans un environnement aussi évolutif et un marché plus dynamique.

Quels sont les risques pour ces acteurs?

Le risque pour les institutions financières traditionnelles qui génèrent du revenu principalement sur les frais de transaction est que leur résultat net diminuerait fortement puisque les frais pourraient disparaître avec la blockchain jouant ainsi le rôle de tiers de confiance, sans doute au profit d’un autre coût de fonctionnement.

Quand un client d’une banque doit réaliser un transfert de fonds, il doit faire appel aux banques pour traiter la transaction ce qui engendre un coût mais avec l’adoption de la blockchain, cela pourrait être éviter ce qui causerait la disparation de ce flux financier entrant pour la banque.

La blockchain rendra l’infrastructure bancaire moins essentielle et centrale puisqu’elle n’a de rôle que celui d’intermédiation et de vérification. La finance est, en effet, un secteur dans lequel les acteurs interagissent continuellement et dont la notion de confiance est primordiale voire indispensable dans le réseau d’interaction, ce qui est apporté par la blockchain.

Blockchain et Bitcoin, même combat ?

La technologie a de nombreuses applications qui peuvent être intégrées dans différentes industries, offrant ainsi aux investisseurs de nombreuses opportunités.

Il est vrai que lorsque l’on évoque la technologie blockchain, nous songeons tout de suite au Bitcoin en pensant qu’il s’agirait vraisemblablement de la même chose. En effet, la blockchain est la technologie sous-jacente au Bitcoin qui lui permet d’exister.

Le Bitcoin est la première crypto-monnaie créée et la plus célèbre. Introduit en 2009 par le développeur Satoshi Nakamoto, l’objectif principal était de mettre en place un système de paiement électronique indépendant et décentralisé, basé sur des preuves mathématiques et sur la cryptographie.

Quelques exemples d’institutions financières qui ont fait le choix de la Blockchain

  • Selon un communiqué du 13 décembre 2021, le groupe financier basé à San Francisco Wells Fargo utilisera la plateforme blockchain FX Everywhere développée en 2018 par le groupe bancaire HSBC, pour ses transactions de change interbancaires, suite à la conclusion d’un accord entre les deux entités.

    En effet, Wells Fargo propose plusieurs services financiers tels que des services bancaires, d’investissement, de prêt hypothécaire, etc. Les actifs du groupe s’élèveraient à environ 1 900 milliards de dollars. Un ménage sur trois et plus de 10 % des petites entreprises aux Etats-Unis seraient clients de Wells Fargo.

    FX Everywhere sera utilisée pour régler environ 100 transactions par semaine durant la première phase de ce partenariat. Ce taux augmentera progressivement au fil du temps.
  • Barclays PLC, banque britannique, a mené des recherches sur l’influence de la technologie blockchain dans la finance. Elle a testé l’utilisation de « Smart contracts » pour négocier des produits dérivés tels que les contrats à terme et les options. Si les bourses commençaient à utiliser des contrats intelligents pour les produits dérivés, cela pourrait réduire le temps nécessaire à la mise en place de ces contrats. La banque a également déposé une demande de brevet en 2018 pour utiliser la blockchain dans la rationalisation du processus KYC.

    Avec d’autres grandes banques, Barclays est un investisseur dans Fnality, un projet visant à créer des versions en monnaie numérique du dollar américain et de plusieurs autres grandes devises. Son objectif est de tirer profit de la blockchain pour des transactions plus rapides et moins chères.
  • American Express est à la fois un réseau de paiement et une institution financière qui offre des cartes de crédit et de paiement, des services bancaires et des prêts. Ces dernières années, elle a travaillé à l’intégration de la blockchain dans son programme Membership Rewards.

    En collaboration avec la société Hyperledger, American Express a construit sa propre blockchain en interne qu’elle a testée avec Boxed, une plateforme de livraison d’épicerie en ligne. Cette technologie a permis au commerçant d’offrir plus de points en fonction de divers facteurs, comme le produit acheté ou l’heure de la journée. Lorsqu’un client effectuait un achat remplissant les conditions, American Express le créditait de points et facturait le commerçant via un contrat intelligent.
  • Certains pays utilisent la blockchain pour la mise en place de la procédure électorale comme le Danemark, en 2014, qui envisageait la blockchain pour sécuriser les votes. Cette technique permettrait d’obtenir les résultats des urnes en temps réel.
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Cryptomonnaies Success story

Revivez vos meilleurs souvenirs grâce à la réalité virtuelle !

Si LIFETORY ne vous dit rien, vous avez probablement déjà entendu parler des NFTs, ces objets numériques uniques inscrits dans la blockchain et auxquels sont rattachés des droits de propriété.

Le terme NFT provient de l’anglais « Non-Fungible Tokens » et signifie simplement « jetons non-fongibles ». Pour tout vous dire, à leur apogée en août 2021, plus de 6,9 milliards de dollars se sont échangés dans le secteur via les plateformes d’échanges dédiées… D’ailleurs, selon un rapport de CoinGecko, le marché NFT devrait déplacer plus de 800 milliards de dollars au cours des deux prochaines années !

Et c’est bien là qu’intervient LIFESTORY, ce projet qui nous vient du cœur de l’Europe, depuis Bruxelles, et qui ambitionne de s’immiscer parmi les leaders du secteur des NFTs d’utilité dans les 3 prochaines années.

Rendez votre passage sur terre inoubliable avec la blockchain.

Le Metavers est en train de bouleverser les notions d’existence telles que nous les connaissons. Une véritable révolution est en cours: des individus, des marques et des joueurs créent une réalité alternative, transposant dans un monde virtuel tous les beaux moments qui nous définissent. Dans le cadre de cette révolution, plusieurs projets ont transposé des bribes de notre monde dans le Metavers. Aucun, cependant, ne nous permet de conserver nos plus beaux souvenirs et de raconter nos histoires – du moins pas jusqu’à présent…

Un héritage numérique éternel

Chaque jour qui passe, nous créons tous de nouveaux souvenirs. Certains sont heureux, d’autres tristes, mais chacun d’entre eux est spécial pour nous. Et s’il existait un moyen de conserver ces souvenirs à jamais, de les partager avec d’autres et de les revivre à chaque fois que nous le souhaitons ?

Entrez dans LifeStory, un projet unique en son genre qui permet aux gens de raconter leur histoire sur le Metavers, une collection de 5555 planètes permettant à leurs propriétaires de documenter leurs souvenirs dans le « Lifeverse ».

Dans le Lifeverse, vous pouvez stocker vos souvenirs sous forme de NFT. Ces NFT peuvent être publics ou privés, et ils sont stockés sur ce qu’on appelle des « lignes du temps« . Ces lignes de temps peuvent être visitées par les invités qui atterrissent sur votre planète avec leur vaisseau spatial.

Sneak Peek of the Lifeverse

Imaginez que vous puissiez faire un voyage dans le passé ou montrer à vos enfants et petits-enfants ce qu’était votre vie à l’époque.

Peu importe que vous soyez une célébrité, une marque, un scientifique ou un père fier de ses enfants : tout le monde a une histoire à raconter, et Lifestory est la plateforme idéale pour le faire.

Enregistrer la vie de votre enfant

Devenir parent est l’une des expériences les plus enrichissantes de la vie. C’est une période où vous apprenez à vous connaître, à connaître votre partenaire et votre nouvelle famille. Mais c’est aussi un moment où l’on crée des souvenirs, des souvenirs qui dureront toute une vie.

Que votre bébé commence à ramper, fasse ses premiers pas ou obtienne son diplôme universitaire, Lifestory est là pour vous aider à vous souvenir et à partager ces moments spéciaux.

Avec Lifestory, vous pouvez créer une frise chronologique personnalisée qui contient toutes les étapes de la vie de votre bébé. Vous pouvez y ajouter des photos, des vidéos et même des enregistrements audios. Et vous pouvez inviter d’autres personnes à visiter votre planète et à partager leurs propres souvenirs avec vous.

Partager sa passion

À mesure que vous progressez dans votre passion, vous avez sans doute connu de nombreux hauts et bas au fil des ans. Ne serait-il pas formidable d’avoir un endroit où documenter toutes ces expériences et les partager avec d’autres ? En invitant les autres à partager leurs propres souvenirs et histoires, vous créez une communauté de fans et de supporters.

Exploration du Lifeverse

Une fois les 5555 planètes vendues, les utilisateurs pourront obtenir des vaisseaux spatiaux qui leur permettront de se rendre sur une planète où ils seront accueillis dans le lobby de la planète.

  • Le lobby est le premier endroit où les utilisateurs arrivent. C’est un lieu idéal pour passer du temps avec ses amis et apprécier sa planète. Le lobby peut être utilisé pour accéder aux autres zones telles que le musée ou la salle des timelines.
  • Le musée Lifestory est une version moderne du musée traditionnel. C’est un endroit où l’on peut voir les « moments » que l’on a vécus ou achetés à d’autres, exposés de de manière optimisée grâce à la puissance de la VR (« Virtual reality »).
  • La salle des timelines peut donner aux visiteurs l’accès à une ou plusieurs lignes du temps. Certaines d’entre elles vous permettront, à vous et aux invités approuvés, de revivre vos propres souvenirs, ainsi que ceux de vos amis et de votre famille.

D’autres lignes temporelles peuvent retracer l’histoire de votre carrière ou le lien que vous entretenez avec une marque ou l’une de vos passions.

Moments et Skins pour mettre en valeur son histoire.

Les moments sont des « ancrages » numériques qui peuvent être des photos, des vidéos, des fichiers audios ou même du texte. Ils peuvent être réels ou fictifs et constituent des souvenirs numérisés uniques. Si vous le souhaitez, ces moments peuvent être vendus à d’autres utilisateurs via la place de marché intégrée de Lifestory.

Les skins sont des actifs numériques que les utilisateurs peuvent utiliser pour personnaliser des planètes, des lignes de temps, des vaisseaux spatiaux et des moments. Les skins peuvent être vendus et achetés sur la place de marché intégrée ou être utilisés comme investissement pour réaliser des bénéfices. 

S’immerger dans la VR

Avec l’application mobile, vous pouvez créer des lignes du temps et des moments en 2D avec des effets de profondeur. Les fonctionnalités VR de l’application est l’expérience ultime vous permettant de revivre vos souvenirs comme si vous y étiez à nouveau.

Préparez-vous à partager votre histoire

Lifestory est bien plus qu’une plateforme de partage de souvenirs. C’est une nouvelle façon de vivre la vie. Avec Lifestory, vous pouvez voyager dans le temps, explorer d’autres cultures et vous faire de nouveaux amis dans le monde entier. Les planètes Lifestory seront mises en prévente le 8 juin 2022. C’est l’occasion de mettre la main sur l’une des 5555 planètes uniques et de participer à une expérience unique.

Nous vous invitons vivement à les suivre sur leur compte Twitter là où ils sont le plus actif et de visiter leurs site web pour en savoir plus ! Soyez parmi les premiers cette fois !

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