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Christophe De Beukelaer (Les Engagés), « Je veux préparer la société aux opportunités offertes par la cryptomonnaie. »

Dans cette interview exclusive, Christophe De Beukelaer, tête de liste des Engagés et pionnier du Bitcoin en politique, partage sa vision pour revitaliser l’économie belge. Il aborde la réduction du chômage des jeunes, l’intégration des nouvelles technologies, et les réformes fiscales nécessaires. Découvrez les propositions audacieuses des Engagés pour un avenir économique durable et innovant.

1. Peux-tu te présenter et parler un peu de ton parcours ?

J’ai fait mes études secondaires en néerlandais et ensuite, j’ai étudié ingénieur de gestion. Après mes études, j’ai décidé de faire un tour du monde à vélo pour rencontrer d’autres cultures. Ce voyage a transformé ma perception de la société et du monde. Chaque 100 km, nous étions accueillis dans une nouvelle famille et c’est enrichissant.

À mon retour, j’ai mené une analyse sur les raisons expliquant le faible taux d’entrepreneurs en Belgique et rencontré des entrepreneurs partout. J’ai ensuite donné une série de conférences pour partager nos découvertes. J’ai rejoint la politique après ma rencontre avec Benoît Cerexhe, ministre de l’Économie et de l’Emploi, qui m’a convaincu de me présenter. J’ai été échevin à Woluwe-Saint-Pierre puis député au parlement bruxellois.

Aujourd’hui, je suis tête de liste pour les Engagés. J’ai toujours eu un pied dans le secteur privé, car je considère la politique comme un engagement. J’ai cofondé une entreprise de livraison de fruits frais en entreprise et une autre dans la finance décentralisée, Bruxelles Blockchain Week. J’ai envie d’avoir un impact sur la société. La politique représente 50% de nos revenus que nous payons à l’État, il faut des entrepreneurs en politique qui ont le goût du risque et qui osent prendre des décisions fortes.

2. Quelle est votre vision pour l’économie belge dans les cinq prochaines années et comment comptez-vous y parvenir ?

Nous pensons qu’une économie florissante est essentielle, avec un marché de l’emploi redynamisé. Bien que le taux de chômage s’améliore, nous sommes encore loin de nos objectifs. Nous visons une Belgique et un Bruxelles entrepreneuriaux, notamment dans une ville aussi multiculturelle. Nous croyons en l’insertion par le travail et nous nous concentrerons sur la réduction du chômage des jeunes de moitié.

Nous avons besoin d’une stratégie technologique solide. Par exemple, la FrenchTech en France a investi 20 millions d’euros par an, et les Pays-Bas ont investi 50 millions dans TechLeap, deux succès notables. Chez nous, aucun gouvernement n’a été capable de financer les maigres 500 000 euros par an demandés par les entrepreneurs pour lancer une Be-Tech.

3. Pouvez-vous détailler les trois principaux objectifs économiques de votre campagne ?

  • Réduction du chômage : Nous visons à réduire de moitié le chômage à Bruxelles, principalement chez les jeunes. Cela implique la réforme d’Actiris, sa décentralisation, le développement du mentorat (de 1200 duos à 5000 d’ici 2030 et 10000 d’ici 2035).
  • Stratégie technologique : Nous avons besoin d’une Be-TECH d’envergure en Belgique.
  • Réduction de la pression fiscale : La Belgique est trop taxée. Nous devons alléger cette charge.

4. Comment envisagez-vous d’intégrer les nouvelles technologies pour stimuler la croissance économique ?

Aujourd’hui, le législateur et le public ne comprennent pas bien la technologie. Nous devons retrouver le goût du risque. Je soutiens les sandbox régulatoires, où l’innovation se fait dans un environnement contrôlé, permettant une législation progressive. L’intelligence artificielle, par exemple, pourrait améliorer de nombreux secteurs comme la médecine et la justice.

5. Que pensez-vous de l’euro numérique ?

Nous ne pouvons pas déployer l’euro numérique sans un système financier décentralisé. Le cash physique est une forme de liberté financière qu’il faut maintenir. L’euro numérique peut être bénéfique s’il est accompagné d’une alternative décentralisée.

6. Vous avez un lien notable avec le Bitcoin. En janvier 2022, vous êtes devenu le premier politicien européen à convertir son salaire en Bitcoin, une démarche que vous avez maintenue pendant toute l’année 2022.

Je vois le Bitcoin comme une manière d’échanger de la valeur digitale sans intermédiaire, de façon sécurisée. La blockchain permet un transfert de valeur sans intermédiaire, moins cher et plus rapide. En tant qu’homme politique, je veux préparer la société aux opportunités offertes par la cryptomonnaie.

7. En tant que politique, comment percevez-vous l’impact du Bitcoin sur l’économie belge et quelles sont vos propositions pour réguler son utilisation ?

L’impact se verra dans les décennies à venir. Le Bitcoin et les cryptomonnaies représentent un monde en pleine évolution. Cela aura un impact majeur et infiltrera l’ensemble de la société. Partout où il y a de l’argent, il y aura de la crypto. Je pense qu’il y aura deux mondes financiers parallèles : centralisé et décentralisé. Les deux seront utiles, mais la question est de savoir comment les faire cohabiter.

La régulation arrive par l’Europe, avec MICA (règlement européen qui classifie les cryptos). Là où nous devons agir urgemment, c’est en clarifiant les règles fiscales. Aujourd’hui, des gens possèdent de gros montants et n’attendent que de pouvoir rapatrier leurs fonds, mais ils aimeraient savoir à quelle sauce ils vont être mangés, combien de taxes ils auront à payer.

Il faut équiper nos régulateurs de cette connaissance et des outils techniques et technologiques nécessaires.

En tant qu’homme politique, j’aimerais préparer la société à comprendre les opportunités que cela offre… Tous les emplois, opportunités, et changements sociétaux qui en découlent. Il faut frapper un grand coup pour sensibiliser sur ce sujet et poser un acte politique fort.

8. Quelles mesures spécifiques proposez-vous pour encourager l’entrepreneuriat, en particulier chez les jeunes ?

  • Généraliser le système des mini-entreprises dans toutes les écoles.
  • Promouvoir le statut d’étudiant entrepreneur, actuellement majoritairement utilisé en Flandre.
  • Permettre de toucher le chômage en une fois pour lancer une entreprise, sous conditions.
  • Simplifier les démarches administratives pour créer une entreprise en quelques clics.

9. Quel rôle l’éducation jouera-t-elle dans votre stratégie économique, et comment comptez-vous renforcer la littératie financière ?

La finance est un enjeu capital et social ! La connaissance financière est le privilège des riches, des populations aisées à qui on apprend les codes pour gérer un budget, etc. J’aimerais amener cette connaissance financière chez les jeunes. C’est une lutte d’émancipation sociale. Quand les élèves sortent de l’université sans être capables de faire la différence entre une obligation et une action, c’est problématique.

Il y a un enjeu majeur pour le pays. Nous vivons dans un monde qui se financiarise. Il faut éduquer la population et les jeunes à l’école. Il y a une ignorance totale sur le sujet des cryptomonnaies, tandis que les grandes banques se goinfrent de crypto.

La connaissance financière doit être accessible à tous, dès l’école. Nous plaidons pour l’intégration de cours de gestion budgétaire et de finance dès le plus jeune âge.

10. Comment comptez-vous équilibrer les besoins de financement de l’État avec la compétitivité fiscale du pays ?

  • Réduire les charges sur le travail pour créer une différence d’au moins 450 euros entre le chômage et le travail.
  • Baisser les charges sur le travail de 20 à 25% pour dynamiser l’économie.
  • Supprimer les niches fiscales tel que la voiture de société
  • Lutter contre la fraude sociale et fiscale.
  • Réformer la fiscalité immobilière pour rendre l’achat de logements plus accessible. En étalant le droit d’enregistrement dans le temps et le baisser.

11. Comment planifiez-vous d’investir dans les infrastructures pour soutenir la croissance économique ?

Nous devons distinguer investissement et dépense. L’État doit réduire ses dépenses de 600 millions d’euros en simplifiant les structures administratives et en réduisant le nombre d’élus politiques. Nous devons maintenir l’investissement dans les transports en commun et les réseaux informatiques.

12. Comment votre politique économique va-t-elle promouvoir la finance durable et responsable ?

Nous voulons une plus grande justice fiscale en établissant une clause miroir aux portes de l’Europe. Il faut que nous ayons des standards sociaux et environnementaux élevés en Europe. Tout ce que nous importons en Belgique doit respecter ces mêmes standards, sinon il faut taxer aux portes de l’Europe pour éviter des problèmes de concurrence déloyale.

Nous aimerions introduire le concept d’entreprise à mission, qui existe déjà en France. Il s’agit de reconnaître les entreprises en fonction de leur progression sur le plan environnemental et social. Cela peut encourager les sociétés à se fixer des objectifs ambitieux.

Nous proposons également de remplacer et de modifier la TVA par la TVE (taxe sur la valeur environnementale), une TVA modulée selon l’impact environnemental des produits et services.

Mot de la fin

Nous sommes les seuls à proposer un plan chiffré avec des objectifs étalés dans le temps pour relever Bruxelles avec une vision à long terme. Nous adoptons une posture politique visant à unir plutôt qu’à diviser.

Un grand merci Christophe De Beukelaer pour cette interview ! Bonne chance.

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Entretien exclusif avec Karine Lalieux, ministre des Pensions et de la lutte contre la pauvreté à Bruxelles

Dans cet entretien exclusif, Karine Lalieux, ministre des Pensions, de l’Intégration sociale, en charge des personnes en situation de handicap, de la lutte contre la pauvreté et de Beliris à Bruxelles, nous dévoile les réformes majeures qu’elle a mises en place pour améliorer la vie des citoyens belges. Elle aborde des sujets cruciaux tels que la revalorisation des pensions, les mesures pour lutter contre la pauvreté, et les initiatives pour renforcer l’emploi.

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ? Quel est votre parcours professionnel et comment êtes-vous devenue ministre des Pensions et de l’Intégration sociale ?

Je suis Karine Lalieux, ministre des Pensions, de l’Intégration sociale, en charge des personnes en situation de handicap, de la lutte contre la pauvreté et de Beliris. J’ai étudié la sociologie et suis criminologue de formation.

J’ai commencé ma carrière à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) en tant que chercheuse assistante, puis chargée de cours. Engagée en politique à l’ULB, je militais chez le groupe socialiste et, progressivement, j’ai été proposée comme candidate par le parti.

En mai 2000, grâce à l’initiative d’Elio Di Rupo d’équilibrer la représentation des femmes et des hommes sur les listes, je suis devenue députée fédérale. En 2007, j’ai été élue échevine à la Ville de Bruxelles, en charge de l’informatique, de la propreté, de la culture et présidente du CPAS. En octobre 2020, Paul Magnette m’a appelée pour devenir ministre alors que j’étais présidente du CPAS de Bruxelles.

Quelles sont les principales réformes que vous avez mises en œuvre ou que vous comptez mettre en œuvre dans le domaine des pensions ?

  • Revalorisation des pensions : Nous avons augmenté la pension minimum à 1641 euros par mois, affirmant que nos aînés méritent une vie digne. En quatre ans, toutes les pensions minimums ont augmenté de 30%, représentant une augmentation de 350 euros nets par mois pour un pensionné isolé avec une carrière complète. Plus d’un million de personnes touchent une pension minimum, dont 60% de femmes. Nous voulons des réformes positives pour les travailleurs d’aujourd’hui et les futurs pensionnés, sans augmenter l’âge de la pension de manière punitive.
  • Réintroduction du bonus pension : En réponse à la droite qui proposait un malus pension, nous avons introduit un bonus. Les personnes qui, à l’âge de la pension, choisissent de continuer à travailler peuvent recevoir un montant net en versement unique pouvant atteindre 22.400 euros.
  • Pensions pour les femmes : Nous travaillons à réduire l’écart de 20% entre les pensions des hommes et des femmes, en tenant compte des carrières souvent irrégulières des femmes. Les femmes sont souvent pénalisées par des interruptions de carrière dues à des raisons personnelles, ce qui impacte leurs pensions.
  • Indépendants : Nous avons supprimé le coefficient de correction injuste pour les indépendants, de sorte qu’une année de travail indépendant équivaut désormais à une année de salarié. Cela permet aux indépendants de bénéficier des mêmes droits à la pension que les salariés.

À l’horizon 2070, la réforme des pensions permet de réduire de 0,2% du PIB le coût du vieillissement. Donc nous ne maîtrisons pas seulement ce coût, nous le diminuons ! Il est donc tout à fait possible d’allier le bien-être de nos pensionnés et des finances saines. C’est le choix que j’ai fait. D’autres, à droite, auraient opté pour réduire le pouvoir d’achat de nos aînés. Chacun sa manière de faire de la politique.

Comment évaluez-vous l’impact de la crise sanitaire sur l’économie belge et sur le pouvoir d’achat des pensionnés ?

La crise sanitaire a creusé notre déficit, mais nous avons soutenu l’économie via le droit au chômage économique, le droit passerelle et des mesures spécifiques pour l’HoReCa.

Selon l’OCDE, la Belgique a bien résisté en termes de croissance et de pouvoir d’achat. Nous avons élargi le tarif social, réduit la TVA sur le gaz et l’électricité à 6%, et renforcé les liens sociaux pour les personnes âgées. Le taux de croissance de la Belgique a même dépassé celui de l’UE, avec un taux de chômage historiquement bas. En outre, nous avons préservé le pouvoir d’achat des citoyens en augmentant les pensions et en soutenant les travailleurs via l’enveloppe bien-être.

Quelles sont les mesures que vous avez prises ou que vous envisagez de prendre pour lutter contre la pauvreté, notamment à Bruxelles ?

Nous avons augmenté le revenu d’intégration sociale de 30%, soit 329 euros de plus pour un isolé, et l’allocation de remplacement de revenus pour les personnes en situation de handicap a augmenté de 32%, soit 362 euros de plus pour une personne isolée. Nous avons lancé un plan transversal de lutte contre la pauvreté et fait voter une loi imposant aux futurs gouvernements de faire de même.

À Bruxelles, nous nous concentrons sur l’emploi de qualité, la revalorisation du salaire minimum à 2800 euros brut par mois (17 euros brut/heure, et 2400 euros nets par mois en tenant compte de l’augmentation du bonus à l’emploi) et l’accompagnement des chômeurs et des femmes au CPAS.

Grâce à Pierre-Yves Dermagne, nous avons déjà augmenté le salaire minimum de 400 euros nets par mois sous cette législature, alors que le salaire minimum n’avait plus été revalorisé depuis 2008 (hors indexation). Nous voulons aussi un Actiris plus performant, centré sur les jeunes et les chômeurs de longue durée. Nous mettons en place des mesures pour accompagner les personnes vers l’emploi, tout en sanctionnant celles qui refusent de s’engager dans cette démarche.

Comment conciliez-vous les objectifs de solidarité sociale et de soutenabilité budgétaire dans votre politique ?

Notre réforme des pensions maîtrise les coûts et ne les augmente pas à l’horizon 2070. Nous finançons nos programmes par de nouvelles recettes sur le capital, évitant de couper dans les dépenses publiques essentielles.

Par exemple, nous prévoyons une taxe sur les plus-values et l’augmentation de la taxe sur les comptes-titres pour les plus riches. Nous évaluons également les aides à l’emploi pour les réorienter selon les besoins spécifiques de notre tissu économique, différent de celui de la Flandre, en soutenant la Wallonie et Bruxelles.

Quelle est votre vision de l’avenir du système de pension belge, face aux défis du vieillissement de la population, de la transition écologique et de la digitalisation ?

Nous devons soutenir nos aînés, augmenter le taux de remplacement (différence entre le dernier revenu et la pension), et généraliser le second pilier des pensions. Il est crucial de développer les services de soins et les habitats intergénérationnels adaptés.

La transition numérique doit inclure des mesures contre la fracture numérique, avec 30 millions d’euros du plan de relance européen dédiés à cet enjeu. La transition écologique ne doit pas être punitive, mais doit soutenir les initiatives d’isolation des logements et les projets collectifs de quartier.

En parallèle, il est essentiel de préserver et d’étendre l’indexation automatique à tous les travailleurs, un acquis socialiste quasi unique au monde, mis en place par le ministre socialiste Joseph Wauters en 1921.

Quel est votre avis sur la proposition de créer un revenu universel de base ?

Je suis contre. Un revenu universel de base profiterait surtout aux riches et réduirait les droits sociaux comme le chômage et les soins de santé. Il est préférable de cibler les politiques de soutien pour ceux qui en ont vraiment besoin. Les politiques ciblées permettent une meilleure allocation des ressources disponibles et garantissent une aide efficace pour ceux qui en ont le plus besoin.

Comment comptez-vous renforcer la participation et l’intégration des personnes issues de l’immigration dans la société belge, notamment sur le marché du travail ?

Nous luttons contre les discriminations par des contrôles et des mesures de sensibilisation. Nous devons améliorer le taux d’emploi des personnes en situation de handicap, le plus faible d’Europe, en mettant en place des conditions favorables pour leur intégration. Cela inclut des stages, des échanges et des mesures d’accompagnement pour surmonter les préjugés et les obstacles.

Offrir un accompagnement individualisé et plus rapide dès le premier jour d’inscription au chômage est également essentiel pour éviter les délais d’attente de plusieurs mois, qui font perdre du temps précieux pour la remise à l’emploi.

Quels sont les principaux enjeux et opportunités que vous identifiez pour le développement économique et social de Bruxelles, en tant que capitale de l’Europe et de la Belgique ?

Nous devons améliorer l’emploi des Bruxellois, en particulier les jeunes. Nous soutenons la création d’entreprises et la formation des jeunes, avec un accent sur les startups et les femmes entrepreneuses. Le travail est la clé pour le développement économique.

Nous devons créer un climat positif pour l’investissement et accompagner les entrepreneurs dans leurs démarches. Cela inclut la réduction des délais pour les permis d’urbanisme et l’intensification des outils de soutien pour le développement des entreprises. Nous avançons aussi vers une réduction collective du temps de travail, avec embauche compensatoire et transmission des savoirs, en commençant par les plus de 50 ans (35 heures de travail) et pour les plus de 55 ans et les métiers pénibles (32 heures de travail).

Quels sont les projets ou les initiatives que vous soutenez ou que vous souhaitez mettre en place pour promouvoir l’éducation financière et la culture économique des citoyens ?

Nous soutenons l’éducation financière via la FSMA, la lutte contre le surendettement, et les initiatives de prévention des dépendances. Nous promouvons des cours citoyens couvrant la sécurité

sociale, l’éducation financière, numérique, et la prévention des addictions. Ces initiatives visent à renforcer la résilience économique des citoyens et à les protéger contre les risques financiers.

Un dernier message pour nos lecteurs ?

Je suis déterminée à remplir mes mandats et à réaliser notre programme socialiste. Nous nous battons pour plus d’égalité, une société juste au niveau social et fiscal. Votez utile pour un parti qui prendra ses responsabilités pour les cinq prochaines années. Ensemble, nous pouvons construire une société plus solidaire et équitable.

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Voici pourquoi l’indice S&P 500 a une performance historique remarquable

Le S&P 500, ou Standard & Poor’s 500, est un indice boursier qui comprend 500 des plus grandes entreprises cotées en bourse aux États-Unis. Il est largement considéré comme l’un des meilleurs indicateurs de la performance des actions américaines et de la santé économique globale du pays.

Cet indice couvre une large gamme de secteurs économiques, ce qui en fait un outil de diversification et un baromètre fiable du marché boursier américain. Le S&P 500 est souvent considéré comme un indicateur clé de la performance économique des États-Unis et un choix populaire pour les investisseurs. Voici pourquoi il est si intéressant :

Diversification
Le S&P 500 comprend 500 des plus grandes entreprises américaines cotées en bourse, couvrant une large gamme de secteurs tels que la technologie, la santé, la finance, et la consommation. Cette diversification réduit le risque pour les investisseurs, car la performance globale n’est pas trop dépendante d’un seul secteur ou d’une seule entreprise .

Représentation économique
Il est souvent utilisé comme baromètre de l’économie américaine en raison de sa couverture de diverses industries. Les entreprises incluses représentent environ 80% de la capitalisation boursière totale du marché américain, ce qui en fait un indicateur fiable de la santé économique globale du pays .

Gestion passée et coûts réduits
Investir dans un fonds indiciel S&P 500 est souvent moins coûteux que d’investir dans des fonds gérés activement. Les fonds indiciels et les ETF (Exchange-Traded Funds) qui suivent le S&P 500 ont généralement des frais de gestion inférieurs, ce qui peut augmenter les rendements nets pour les investisseurs .

Accès à des entreprises leaders
Le S&P 500 comprend certaines des entreprises les plus prospères et les plus influentes au monde, comme Apple, Microsoft, et Amazon. En investissant dans le S&P 500, les investisseurs obtiennent une exposition aux leaders du marché qui sont souvent à l’avant-garde de l’innovation et de la croissance économique .

Transparence et liquidité
Le S&P 500 est un indice très suivi, avec une grande transparence dans ses critères de sélection et sa composition. De plus, les fonds et les ETF qui suivent le S&P 500 sont extrêmement liquides, permettant aux investisseurs d’acheter et de vendre facilement leurs parts .

Performance historique
Historiquement, le S&P 500 a offert des rendements solides sur le long terme. En moyenne, le marché boursier américain, représenté par le S&P 500, a généré un rendement annuel d’environ 10% depuis sa création, bien qu’il puisse y avoir des fluctuations importantes à court terme . L’indice S&P 500 a une performance historique remarquable. Voici quelques points saillants :

  • En 2024, l’indice a augmenté de 9,47 % jusqu’à présent.
  • En 2023, il a enregistré une hausse impressionnante de 24,23 %.
  • En 2022, il a chuté de 19,44 %.
  • En 2021, il a grimpé de 26,89 %.

Conclusion

Le S&P 500 est bien plus qu’un simple indice boursier, il est le reflet de la vitalité économique américaine et un outil indispensable pour les investisseurs. Sa diversification, sa représentation économique, ses performances historiques solides, ses coûts de gestion réduits, et son accès à des entreprises leaders en font un choix judicieux pour ceux qui cherchent à équilibrer rendement et risque.

De plus, sa transparence et sa liquidité offrent une tranquillité d’esprit aux investisseurs, leur permettant de naviguer les marchés financiers avec confiance. En somme, le S&P 500 reste un pilier essentiel pour quiconque souhaite investir intelligemment dans le marché boursier américain.

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Economie Monde Nos analyses

Décryptage de l’accord historique entre l’UE et l’Égypte

L’Union européenne et l’Égypte ont scellé un accord historique d’un montant de 7,4 milliards d’euros. Ce partenariat stratégique vise à renforcer la collaboration en matière de gestion des migrations, illustrant l’engagement actif de l’Europe à relever le défi migratoire qui touche le continent depuis plusieurs années.

Introduction

Le 17 mars 2024, une délégation européenne de haut niveau s’est rendue au Caire pour signer un accord migratoire avec l’Égypte. La délégation était composée de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, de la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, du Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, du Premier ministre autrichien, Karl Nehammer, du président chypriote, Níkos Christodoulides, et du Premier ministre belge, Alexander De Croo. La présence du Premier ministre De Croo était due à la présidence tournante du Conseil européen, qui est actuellement assurée par la Belgique jusqu’en juin 2024.

Image: Egyptian Presidency/AFP

Cet accord s’inscrit dans le cadre de la nouvelle approche de l’Europe en matière de migration, qui vise à s’attaquer au défi migratoire en dehors des frontières européennes. L’objectif est de limiter les flux migratoires avant qu’ils n’atteignent l’Europe. On note que l’Egypte compte aujourd’hui 9 millions de réfugiés sur son territoire, dont 4 millions venus du Soudan. 

Il est aussi important de noter que cet accord n’est pas uniquement un accord migratoire, mais aussi un accord économique. Il vise à stimuler la croissance économique en Égypte dans un certain nombre de secteurs clés, tels que l’énergie et le numérique.

Cet accord entre l’Union Européenne et l’Egypte n’est par ailleurs pas le premier dans son genre. On le rappelle, l’UE a conclu des accords similaires avec la Turquie, la Tunisie et la Mauritanie dans le passé.

Contexte Géopolitique

Il est essentiel de prendre en compte le contexte géopolitique entourant cet accord. La pression exercée sur les gouvernements européens par les flux migratoires est considérable, influençant fortement leur agenda politique. On observe en Europe une montée significative des partis d’extrême droite, dont les programmes se concentrent essentiellement sur la question de l’immigration.

Ces formations politiques, telles que le parti “Fratelli d’Italia” de Meloni en Italie, le “Fidesz” d’Orban en Hongrie, ou d’autres, ont accédé au pouvoir dans divers pays européens. Leur point commun est une position fortement anti-immigration.

Par ailleurs, la thématique de l’immigration demeure un enjeu crucial sur l’agenda européen, particulièrement en vue des prochaines élections européennes prévues entre le 6 et le 9 juin. Cet accord marque une prise de position significative de l’Europe et de ses dirigeants en matière de politique migratoire.

L’Europe a connu une augmentation substantielle des flux migratoires ces dernières années, notamment suite à l’arrivée de réfugiés syriens en été 2015. Depuis, la question migratoire occupe une place prépondérante dans la politique européenne. L’Afrique du Nord, et en particulier l’Égypte, joue un rôle stratégique dans cette problématique, ce qui en fait un partenaire clé pour l’Union Européenne.

En outre, un point important dans cet accord est l’investissement dans l’énergie égyptienne. Cet aspect est particulièrement important pour l’Europe qui vise à se défaire de sa dépendance au gaz russe.

La situation humanitaire à Gaza et les attaques des Houthis dans la mer Rouge jouent également un rôle dans cet accord. Ces derniers ont diminué le trafic dans le canal de Suez et ont eu un impact négatif sur l’économie égyptienne.

Détails de l’Accord

L’accord, d’un montant total de 7,4 milliards d’euros, sera déployé en plusieurs phases s’étalant de 2024 à 2027. Parmi cette somme, 5 milliards d’euros seront alloués sous forme de prêts destinés à dynamiser l’économie égyptienne. Par ailleurs, 1,8 milliard d’euros seront consacrés au financement de projets axés sur la transition écologique et numérique du pays, ainsi qu’au secteur de l’énergie, comme mentionné ci-dessus.

En outre, une enveloppe de 400 millions d’euros de cet accord sera investie dans des projets bilatéraux. Enfin, 200 millions d’euros seront affectés à la sécurisation des frontières égyptiennes avec le Soudan et la Libye.

Implications Économiques

L’Égypte est confrontée à un certain nombre de défis économiques, notamment une croissance démographique rapide, une inflation croissante ayant atteint les 70% et un taux de chômage persistant. Face à cette situation, le gouvernement égyptien déploie d’importants efforts pour dynamiser son économie et alléger la pression sur ses finances publiques.

Dans ce contexte, le Fonds Monétaire International a récemment étendu son programme en Égypte, permettant ainsi au pays d’accéder à plus de 20 milliards d’euros de financements via le FMI. En outre, l’Égypte a conclu récemment un accord d’un montant de 35 milliards de dollars avec ADQ, l’un des trois principaux fonds souverains émiratis, dont le premier versement a été effectué plus tôt cette année

Par ailleurs, la Banque Centrale d’Égypte a procédé ce mois-ci à une dévaluation de la livre égyptienne visant à stimuler l’économie. Cet accord avec l’Union Européenne s’inscrit donc dans un ensemble de mesures macroéconomiques initiées par le gouvernement égyptien.

L’objectif de cet accord signé le 17 mars dernier est donc de stimuler l’activité économique en Égypte afin d’encourager la jeune génération à rester dans le pays au lieu d’émigrer. Certains secteurs clés sont visés dans cet accord, tels que les énergie renouvelables et la transition numérique.

Critiques

Des voix critiques se sont élevées concernant cet accord, principalement en raison du bilan peu reluisant de l’Égypte en matière de droits de l’homme sous le régime de Sissi. Les détracteurs de cet accord expriment leur préoccupation quant à l’absence de garanties suffisantes pour le respect des droits de l’homme. Sous la présidence de Sissi, l’Égypte compterait plus de 60 000 prisonniers politiques, et les cas de corruption au sein du gouvernement semblent monnaie courante.

La Commission réponds à ces critiques en assurant l’importance du respect des droits de l’homme dans cet accord bilateral. 

Une autre préoccupation soulevée concerne l’efficacité de ce genre d’accord et les défis associés à sa mise en œuvre. Bien que de tels accords puissent se révéler efficaces à court terme, leur succès à long terme n’est pas garanti, comme en témoigne l’expérience du pacte conclu avec la Turquie.

Conclusion

En résumé, les dirigeants européens, ainsi que la Commission, déploient des efforts considérables pour renforcer leurs frontières, et ce, bien au-delà de leur propre territoire. Cet accord marque une étape cruciale dans la gestion des migrations en Europe. Son efficacité pour atteindre les objectifs fixés reste une question ouverte. Il sera intéressant d’observer si cet accord modifie le cours des migrations vers l’Europe, ou s’il ne sera qu’une goutte dans l’océan des défis migratoires.

À l’approche des élections, l’Union Européenne cherche à projeter une image résolue auprès des électeurs, démontrant une prise en charge sérieuse de la question migratoire. À quelques mois des élections européennes, cet accord tombe-t-il à point nommé ?

Sources: 

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Investir son argent en bourse ? Lisez ça d’abord !

Nous avons tous cette excitation lorsque l’on parle d’investissement avec nos amis ou nos collègues, cependant, il existe encore une quantité énorme de personnes qui ne prêtent pas attention aux précautions nécessaires avant même d’engager leurs investissements.

Il est vrai que toute action du quotidien comporte un risque qu’il s’agisse d’acheter un véhicule d’occasion, de souscrire à un abonnement ou encore d’investir dans l’immobilier. Placer son argent signifie que vous faites confiance à la cible et que vous acceptez le risque de tout perdre dans l’espoir de (beaucoup) gagner. Alors avant de vous y mettre, je vous ai écrit quelques conseils qu’il est bon de garder en tête !

Tout d’abord, prenez conscience que le monde de l’investissement est débordant de fraudes, de mauvaises intentions mais aussi de risques lorsqu’il n’est pas question de fraude. En effet, beaucoup d’investisseurs y ont déjà laissé des plumes et parfois même, toutes leurs plumes ! Alors soyez prêts et lisez ces recommandations:

  • Consultez le registre de l’autorité des marchés financiers

Un courtier ou encore un « ami » vous propose ses services ? Sachez que les entreprises ou les personnes qui donnent des conseils financiers ou vendent des produits financiers doivent être inscrits au registre tenu par l’Autorité des marchés financier (AMF), pour la France, et à la Financial Services and Markets Authority (FSMA), en Belgique.

Le rôle de l’autorité est de réguler la place financière du pays en question et les acteurs qui y sont enregistrés. Elle veille aussi à la bonne information des investisseurs et s’alignent notamment au niveau européen mais aussi international pour faire progresser la réglementation.

L’objectif est donc de bien vérifier que l’acteur en question est bien agréé pour ainsi, dans les cas graves, pouvoir bénéficier du fonds d’indemnisation des consommateurs victimes de fraude.

  • Tenez-vous informé(e)

Se tenir informé(e) des marchés financiers est essentiel pour prendre des décisions éclairées en matière d’investissement. Lisez et suivez les fluctuations sur les marchés (d’ailleurs, suivez Parlons Finance sur nos réseaux sociaux pour vous tenir informé(e)). Il est important de noter que les marchés financiers sont complexes et peuvent être influencés par de nombreux facteurs, tenez vous donc à jour des événements influents.

  • Prenez garde des gains « assurés »

Rien n’est sûr. Ne l’oubliez pas. « Quand c’est trop beau pour être vrai, le risque est trop vrai pour être beau. »

Prêtez y davantage attention de nos jours surtout que l’information nous parvient par tous les canaux en même temps. Plusieurs représentants, légitimes ou pas, font même la publicité de l’investissement rapide initié par des marchés technologiques en ébullition poussant des projets par milliers à voir le jour sur base de l’argent des petits porteurs guidés par leur cupidité… Longue phrase mais le sens y est !

  • Définissez vos objectifs

Avez-vous pour ambition d’investir sur le long terme ou plutôt sur le court terme ? Quel est le projet dans lequel vous voudriez investir ? Est-ce pour vos prochaines vacances à Bali ou votre retraite à Marrakech ? Tant de questions que vous devriez vous poser avant même d’engager un investissement quelconque.

Ainsi, qu’importe le projet, il n’y a pas de recette miracle, votre stratégie de placement doit tenir compte de vos objectifs mais aussi de votre situation de vie.

  • Déterminez votre profil d’investisseur

Généralement, il existe des profils plus à risque tandis que d’autres sont bien plus prudents. En fonction de cela, vous pourrez ainsi déterminer votre profil d’investisseur et vous interroger sur votre tolérance au risque. Ne l’oubliez pas, plus le rendement est élevé, plus le risque l’est également.

Voici trois facteurs qui influencent le degré de tolérance au risque :

  1. L’horizon de placement : Il s’agit du temps que vous vous donnez pour atteindre vos objectifs. Si votre horizon de placement est éloigné, vous pouvez donc prendre davantage de risques.
  2. Besoin de liquidité : Il s’agit de votre besoin d’argent sur le moment. Votre nécessité à pouvoir convertir votre investissement en argent liquide.
  3. Attitude face aux fluctuations du marché : C’est davantage psychologique que rationnel, vous aurez des réactions plus ou moins différents face aux pertes et aux fluctuations qu’une autre personne et cela déterminera votre résistance à la pression.
  • Informez-vous sur les types de placements

Plusieurs types de placements vont vous permettre d’investir pendant une période déterminée. Chaque type de placement prévoit une rentabilité en fonction du risque pris. Vous pouvez passer du rendement lié à l’épargne classique (rendement faible ; risque faible) à l’investissement en actions (rendement élevé ; risque élevé) selon le type d’entreprise dans lequel vous investissez et les risques inhérents.

Il existe toutefois la possibilité de mettre votre argent dans des fonds de couverture (Hedge Funds), des produits dérivés ou encore des contrats à terme qui sont tous des produits financiers complexes et parfois comportant un risque très élevé.

Notez bien entendu que toute émission de titres financiers est accompagnée d’un prospectus. Une fois que vous achetez une action ou une obligation, vous pouvez demander ce document qui renseigne les informations essentielles de l’émetteur et sur les risques du titre.

  • Diversification :

La diversification est essentielle pour réduire les risques. « Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. » Il est ainsi d’usage de répartir les investissements entre différentes classes d’actifs, secteurs et parfois même géographies.

  • Consultez un professionnel :

Si vous vous sentez peu armé(e) ou sûr(e) de vos décisions d’investissement, n’hésitez pas à consulter un conseiller financier qualifié qui vous apportera sa vision et son expérience. Il pourra ainsi vous aider à élaborer une stratégie d’investissement adaptée à vos besoins et à votre situation financière.

Merci Trade Republic qui sponsorise ce contenu pour vous aider à prendre vos investissements en main alors inscrivez-vous en cliquant ici et investissez facilement comme nous ! 🥰

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Nos analyses

Découvrez 5 actions intéressantes à ajouter à votre portefeuille dès maintenant !

Investir en bourse peut être une aventure tumultueuse, mais il existe des entreprises qui se distinguent par leur capacité à générer des résultats solides à long terme. Si vous cherchez des actions sur lesquelles vous pouvez compter, ne cherchez pas plus loin !

Voici cinq entreprises dans lesquelles investir quelques euros peut vous offrir des opportunités de croissance, des revenus de dividendes fiables et une stabilité rassurante.

1. Microsoft (NASDAQ: MSFT)

Dans le monde de la technologie, Microsoft est une force incontestable. Microsoft se démarque parmi les entreprises technologiques en raison de l’ampleur de ses produits et services, formant un écosystème diversifié sans équivalent parmi les géants de la tech.

Contrairement à de nombreuses entreprises qui dépendent fortement d’un produit phare ou d’un service spécifique, tels que l’iPhone d’Apple ou la publicité de recherche de Google chez Alphabet, Microsoft a créé une gamme diversifiée.

Cette diversification, combinée au nombre élevé de clients corporatifs qu’elle dessert, confère à Microsoft une couche supplémentaire de protection pendant les périodes économiques difficiles et les baisses du marché. Renoncer aux derniers produits électroniques ou réduire les dépenses publicitaires peut être plus réalisable que de se priver des services cloud, de se passer de Microsoft Office ou de négliger LinkedIn pour le recrutement.

De nombreuses entreprises du monde entier dépendent de Microsoft pour leurs opérations, ce qui offre à l’entreprise des perspectives à long terme prometteuses.

2. Apple (NASDAQ: AAPL)

Apple a fait la une ces dernières semaines en dépassant une capitalisation boursière de 3.000 milliards de dollars, un niveau qu’elle n’avait pas atteint depuis août. Les actions de l’entreprise ont augmenté de 48% depuis le début de l’année, malgré des baisses répétées dans ses segments de produits qui ont entraîné une baisse de 3% du chiffre d’affaires d’une année sur l’autre lors de son exercice 2023.

Apple a construit une fidélité à la marque presque inégalée dans le domaine technologique. Son écosystème interconnecté de produits dissuade simultanément les gens d’utiliser des appareils concurrents et encourage les utilisateurs à explorer progressivement les autres offres d’Apple.

La popularité des produits d’Apple lui a permis d’obtenir des parts de marché leaders dans plusieurs industries, détenant une part de marché de 55% sur le marché américain des smartphones. Cependant, il s’agit d’Apple, la société la plus précieuse au monde qui a enregistré une croissance boursière de 345% au cours des cinq dernières années.

3. Procter & Gamble (NYSE: PG)

Basée à Cincinnati, Ohio, P&G, géant des produits de consommation, brille sur la scène mondiale. Avec des opérations dans 70 pays et cinq segments commerciaux, l’entreprise a vu ses actions augmenter de 42,04% depuis son ajout à la liste Zacks en mars 2020, atteignant 145,49 $. Avec des marques bien connues telles que Tide et Pampers, Procter & Gamble offre une stabilité inégalée.

Les prévisions sont également prometteuses, avec une révision à la hausse des bénéfices pour 2024, portant l’estimation à 6,38 $. P&G maintient une moyenne de surprise de bénéfices de 2,4%. Avec une croissance projetée de 8,1% pour cette année fiscale, P&G offre aux investisseurs une opportunité unique. Restez informés sur notre blog, car P&G continue de tracer son chemin vers le succès financier.

Cette entreprise est considérée comme résistante aux récessions et elle maintient une croissance constante depuis des décennies.

4. Berkshire Hathaway (NYSE: BRK.B, BRK.A)

Berkshire Hathaway (BRK.B, BRK.A) est un conglomérat parmi les entreprises les plus précieuses au monde, avec une capitalisation boursière de plus de 750 milliards de dollars. Dirigée par Warren Buffett et son équipe exceptionnelle, la société a construit des participations importantes dans des géants tels qu’Apple, Bank of America, Coca-Cola et American Express.

La performance de Berkshire Hathaway est remarquable, surpassant régulièrement le S&P 500, un objectif courant pour les investisseurs individuels. Sur les dix dernières années, elle a dépassé le S&P 500 pendant sept années, affichant un taux de croissance annuel composé de 19,8% de 1965 à 2022, comparé à 9,9% pour le S&P 500.

Avec un secteur d’assurance prospère, des activités logistiques florissantes, et des milliards de dollars de revenus passifs provenant des dividendes de ses participations, Berkshire Hathaway promet de rester une puissance financière incontournable pour l’avenir prévisible.

5. Visa (NYSE: V)

Visa (V) se positionne en tant que leader mondial du traitement des paiements, offrant un exemple concret de l’efficacité d’un avantage concurrentiel pour une entreprise. Dans le cas de Visa, cet avantage se manifeste à travers sa portée mondiale, avec plus de 4,3 milliards de cartes en circulation et une acceptation par plus de 130 millions de commerçants à l’échelle mondiale.

La majeure partie des investissements nécessaires pour étendre la portée de Visa ont déjà été réalisés, permettant à l’entreprise de récolter les bénéfices aujourd’hui. Visa génère des revenus en prenant un pourcentage sur les transactions effectuées sur son réseau ou avec ses cartes, éliminant ainsi les coûts supplémentaires associés à la vente de produits physiques. Cela se traduit par des marges bénéficiaires impressionnantes, avec un taux de marge brute de 80%, une performance que peu d’entreprises peuvent égaler.

À mesure que le monde évolue progressivement vers des transactions numériques et sans numéraire, l’importance de Visa ne fera que se renforcer. C’est une action dans laquelle je me sens à l’aise d’investir et d’ajouter régulièrement à long terme.

Quelles actions avez-vous dans votre radar en ce moment ? Partagez vos réflexions dans les commentaires et n’oubliez pas de consulter nos autres articles pour rester informé sur les dernières tendances du marché !

Disclaimer

Bien que ces actions offrent des perspectives attrayantes, nous vous rappelons qu’il ne s’agit pas d’un conseil en investissement, il est essentiel de faire vos propres recherches avant d’investir. N’oubliez pas que les marchés sont dynamiques, et la diversification reste la clé du succès financier à long terme !

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Energie Monde

Le Japon achète du pétrole russe à des prix supérieurs au plafond au grand dam des alliés occidentaux

Le Japon a commencé à acheter du pétrole russe à des prix supérieurs au plafond fixé par les États-Unis et ses alliés occidentaux, ce qui montre que Tokyo continue de renforcer ses liens avec Moscou malgré la pression internationale pour isoler la Russie.

Alors que de nombreux pays européens se sont passés du pétrole russe en réponse à l’invasion de l’Ukraine, le Japon a augmenté ses achats de gaz naturel russe.

En effet, le Japon ne possède pratiquement pas de combustibles fossiles, et dépend fortement des importations pour la plupart de ses besoins énergétiques. Certains analystes estiment que cette dépendance a fortement influencé l’hésitation du Japon à soutenir pleinement l’Ukraine contre la Russie. À ce jour, le Japon est le seul membre du Groupe des Sept à ne pas avoir fourni d’armes létales à l’Ukraine.

Malgré cette concession, les importations de gaz naturel russe vers le Japon sont relativement faibles, représentant environ un dixième de l’approvisionnement du Japon et une fraction de la production russe, selon le Wall Street Journal. La majeure partie des importations russes vers le Japon provient du projet Sakhaline-2, dans l’Extrême-Orient russe.

Les pays du G7 et l’Australie se sont mis d’accord sur un plafond de 60 dollars par baril pour le pétrole brut russe transporté par mer, afin de réduire les revenus de la Russie provenant de la vente de pétrole tout en évitant une flambée des prix du pétrole sur le marché mondial.

Ce plafond permet aux pays non membres de l’UE de continuer à importer du pétrole brut russe, mais interdit aux compagnies de transport maritime, d’assurance et de réassurance de manutentionner des cargaisons de pétrole brut russe dans le monde entier, à moins qu’elles ne soient vendues à un prix inférieur au plafond.

Les pays ont accordé une exception au plafond de 60 dollars le baril jusqu’en septembre pour le pétrole acheté par le Japon. Au cours des deux premiers mois de l’année, le Japon a acheté environ 748 000 barils de pétrole russe pour environ 70 dollars le baril.

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Banque & Finance Nos analyses

La Finance islamique en plein boom dans la région MENA, qu’en est-il ?

Lorsque Humayon Dar donne une conférence au sujet de la faisabilité d’un projet financier, la chance d’en tirer un nouvel enseignement est certaine. Le fondateur et directeur général de la London-based Cambridge Institute of Islamic Finance affirmait dans une de ses dernières sorties que : « La finance islamique n’est pas seulement un produit financier, mais aussi une philosophie de vie. Elle peut contribuer à la réalisation de l’équité sociale, de la stabilité économique et de la croissance durable dans le monde entier. »

Le présent article se propose d’analyser la pratique liée à la finance islamique dans son environnement le plus adapté, à savoir au sein des États de la région MENA. Il s’agirait aussi d’explorer le champ des possibles qu’offre le modèle, et de prendre conscience des enjeux liés à son implémentation au sein d’une économie dominée par un système bancaire occidentalo-centré depuis le 17ème siècle. 

Il est parfois très difficile de comprendre tous les termes techniques du jargon financier … qu’en advient-il alors si l’on vient prospecter sa branche islamique dont l’origine nous vient du Moyen-Orient ?  

Pour vulgariser la compréhension des principes de la finance islamique, le mieux serait de procéder par équivalence en prenant le système classique des banques commerciales comme point de référence. En associant à chacune des activités bancaires classiques son homologue en terme de finance islamique, on en conclut le jeu de correspondance suivant : 

  • Acceptation de dépôts : les banques islamiques offrent à leurs clients la possibilité de disposer de leurs liquidités dans des comptes de dépôt. Nonobstant, il ne faut pas espérer bénéficier d’intérêt annuel sur ces dépôts, les intérêts étant considérés comme une pratique non-licite en Islam. Au lieu de cela, la banque procède à l’investissement de ces fonds dans des domaines qui respectent les principes de la charia. Le client peut par ailleurs négocier avec la banque des secteurs d’investissement qui l’intéresse (éducation, infrastructures publiques, énergies, agriculture…). Ces comptes dits comptes Mudaraba génèrent des bénéfices qui sont partagés entre la banque et le client selon une répartition convenue à l’avance. Autrement, le client peut simplement décider de faire de son compte de dépôt un simple « coffre-fort » pour thésauriser son argent, c’est la Wadiah ou «dépôt de confiance ».
  • Prêt aux particuliers et aux entreprises : quatre contrats participatifs sont proposés par les banques islamiques pour pallier le non-recours au prêt à intérêt. Le contrat de Murabaha, la banque acquiert le bien ou le produit de consommation pour le compte du client en fixant une marge de majoration à la revente. Le client s’acquitte de son devoir contractuel par le remboursement échelonné du montant prédéfini (en prenant compte, le cas échéant, de l’appréciation de la valeur du bien). Dans le cadre du financement d’un projet entrepreneurial, les deux parties peuvent signer un contrat de Musharaka. La banque et le client participent en tant que partenaires dans le financement du projet en se partageant les bénéfices, ou en assumant mutuellement les pertes. Le contrat de Mudarabah est une alternative au contrat de Musharaka pour lequel le client n’investit pas de capital, mais engage son expertise et mobilise son temps pour la gestion du projet. Enfin, pour le contrat d’Ijarah, la banque islamique acquiert le bien et le loue au client pour une période prédéfinie avec option d’achat.
  • Emission et gestion de carte de crédit et de débit : les banques dites islamiques proposent à leur clientèle des cartes de débit prépayés ou des cartes de crédit sans intérêt.
  • Service de change et devises étrangères : les banques islamiques traitent les transactions de change en utilisant un système basé sur le principe d’achat et de vente, sans aucune forme de spéculation ou d’intérêt.
  • Services de gestion de trésorerie pour les entreprises / de comptes d’épargne et de comptes courants / de portefeuilles de placement pour les clients : les banques islamiques proposent également des services de gestion classique comparables à ceux des banques commerciales classiques dans le cadre de l’éthique conventionnelle défini par les contrats de Mudaraba et de Musharaka.
  • Services de conseils en matière d’investissement et de gestion financière : les banques islamiques proposent des services de conseil en matière d’investissement et de gestion financière qui sont conformes aux principes de la charia. Ces services proposent des projets d’investissements qui sont en conformité avec les principes de l’Islam, en prenant compte de l’interdiction de l’usure et de la spéculation, ainsi qu’en encourageant la promotion de l’investissement dans des projets socialement responsables. Les investissements proposés par les banques islamiques sont rigoureusement examinés pour s’assurer qu’ils sont conformes aux principes de la Charia. Par exemple, les investissements dans des entreprises impliquées dans des industries telles que l’alcool ou le jeu sont évités. Les investissements doivent également respecter les principes d’équité et de responsabilité sociale.
  • Services de paiement en ligne et mobiles : les banques islamiques peuvent proposer des services de paiement en ligne et mobiles qui respectent les principes de la Charia dans le cadre du traitement des transactions opérées. Par ailleurs, la démocratisation croissante de la culture start-up pousse les banques islamiques à investir dans des projets qui leur permettent de renforcer leur système de services digitalisés ( Liwwa, Al Maali ou prochainement FlouSS).
  • Courtage en bourse et investissement en titres : ces services incluent notamment des investissements dans des actions de sociétés éthiques et responsables, qui sont en accord avec les enseignements islamiques. Les banques islamiques s’engagent à offrir des solutions d’investissement éthiques, qui sont alignées avec les croyances et les valeurs de leurs clients.

Selon les estimations, la part de marché de la finance islamique dans le secteur bancaire de la région MENA représente actuellement environ 20 % du marché. Les pays comme l’Arabie Saoudite (National Commercial Bank), les Émirats arabes unis (Emirates Islamic), le Qatar (Qatar Islamic Bank) et le Koweït (Kuwait Finance House ) sont les leaders dans ce domaine, avec des secteurs financiers islamiques développés qui ont vu leur part de marché croître régulièrement au fil des ans. 

Le développement rapide de secteur est la conséquence d’une demande croissante de la part de la population de la région où le taux de bancarisation reste encore et en moyenne relativement bas par comparaison aux économies occidentales. En effet, les banques islamiques se sont imposées comme une solution alternative au système classique par la possibilité offerte aux consommateurs de rallier leur pratiques religieuses et financières.

La dimension morale prônée par les banques islamique n’est pas le projet du seul vecteur religieux. La question de l’éthique sociale introduit une dimension plus englobante d’égalité, de coopération et de solidarité qui ne fait pas des banques islamiques l’exclusivité monopolistique de la seule clientèle musulmane.

En outre, les plans d’investissement sont majoritairement axés sur des projets à impact social (éducation, santé …) et environnemental (énergies renouvelables, green start-up  … ) qui peuvent intéresser une vaste tranche de la population sans poser la question des croyances.

Les banques islamiques ont pour ambition de participer à la réduction de la pauvreté ainsi qu’à la création d’emplois par l’utilisation des produits de financement participatif, exposés dans les propos susdits, pour les micro-entreprises et les projets à petite échelle, qui sont souvent exclus du système bancaire traditionnel.  

L’avenir de la pratique financière islamique dans la région MENA, et notamment dans la région du Maghreb où l’industrie entame à peine son développement, dépendra essentiellement de l’éducation de la population vis-à-vis de ses fondements. Les banques islamiques peinent à mettre en lumière l’impact social qui demeure, après la question religieuse, la principale proposition de valeur pour leur clientèle potentielle. 

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Quelles conséquences à prévoir après les derniers rapports de la FED ?

Garantir la fin de la hausse des prix reviendrait à crier victoire avant l’heure … mais tout semble déjà présager une bonne entame désinflationniste.  

C’est d’un long combat quadriennal que ressortent Jerome Powell et son équipe dans la lutte contre l’inflation depuis le Covid-19. La perturbation de la chaîne d’approvisionnement et des échanges commerciaux entraînant une hausse importante de coûts des matières premières et des produits manufacturés. Les mesures de confinement limitant les productions industrielles et réduisant l’offre de nombreux biens et services. Le cataclysme économique creusé par la pandémie du Covid avant d’être excavé par la guerre en Ukraine semble pourtant s’estomper au profit d’une entame déflationniste, sinon maturée, au moins bien avancée selon les derniers rapports de la FED.  

Alors que les analystes financiers semblent accorder une attention scrupuleuse aux décisions de Powell, dans quelle mesure les taux directeurs annoncés par la FED permettent-ils de prendre le pouls d’une économie guérissante ?  

Pour rappel, le taux directeur de la FED correspond au taux d’intérêt que les banques commerciales s’appliquent entre elles pour les facilités de prêts marginales au jour le jour. Il représente le taux d’intérêt de base pour l’économie américaine et son influence s’étend à l’ensemble de l’économie mondiale. C’est ainsi que vous constaterez que les agendas des conférences de presse des banques centrales s’organisent en partie selon le programme fixé par Washington. 

Verum est, quelques jours après la dernière sortie de Powell, Lagarde rapplique en annonçant une hausse équivalente des taux d’intérêt de la BCE, et il en est de même du côté du Canada, de l’Inde, du Maroc …   Lorsque la FED opte pour une hausse de ses taux d’intérêt, cela engendre un effet domino qui se traduit comme suit :  

Sur le plan Macro : 

  • Les banques commerciales obtiennent moins de liquidités (ou, fixant les quantités de transferts, des prêts à intérêts plus élevés) 
  • Les agents économiques empruntent à des taux plus élevés 
  • La demande pour les crédits de consommations diminue et moins de ménages souhaitent financer leurs projets 
  • Moins d’entreprises s’endettent pour financer leur développement
  • Cela entraînera donc une baisse des crédits dans l’économie et une baisse de la quantité de monnaie en circulation 
  • Sans ajustement rapide de l’offre, le niveau des prix diminue   

À l’échelle des marchés financiers : 

  • Des taux d’intérêts plus élevés attirent les investisseurs internationaux en quête de meilleurs rendements 
  • Le marché financier constate une diminution de la demande d’actions et d’actifs à risques au profit de placements obligataires
  • Les entreprises gourmandes en dette dans le cadre du financement de leurs opérations peuvent expérimenter une chute de leur valorisation boursière en raison des coûts plus élevés des prêts

Au niveau du commerce international :

  • La hausse des taux d’intérêt, engendrant une hausse de la demande pour la monnaie nationale (USD), implique son appréciation par rapport aux devises étrangères
  • Cette appréciation implique à son tour la hausse du prix des exports relativement à celui des imports. La balance commerciale penche  du côté d’une tendance déficitaire (si excédentaire elle était)
  • Les pays émergents constatent une augmentation de la valeur de leur dette étant donné la dépréciation de leur devise face au Dollar américain (dans le cadre du remboursement des prêts émis par le FMI et de la BM)

La stratégie entamée par la FED semble jusque-là battre toute prévision, même optimiste, grâce au génie et à l’expérience de Powell dans le quadrillement de l’inflation. L’annonce faite des 25 points de base amenant les taux d’interêt à leur niveau le plus élevé depuis 2007 permet aux experts d’affirmer, avec plus ou moins de confiance, que le pic inflationniste est désormais derriere nous.

La FED continuera-t-elle d’alimenter cette escalade des taux d’intérêt ? Affaire à suivre … seule l’accommodation (ou pas) du marché nous permettra d’en tirer les conclusions nécessaires. Dans tous les cas, si votre concessionnaire de voitures affiche une période de soldes, sachez que ce n’est pas plus un acte de générosité de sa part qu’il n’est la conséquence mécanique d’une régulation administrée du marché.     

« Nous allons être prudents avant de déclarer la victoire et d’envoyer des signaux indiquant que nous pensons que la partie est gagnée, car nous avons un long chemin à parcourir », a déclaré le président de la FED, Jerome Powell, aux journalistes américains lors de sa dernière sortie médiatique.

Source : Financial Times, 2023
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Profiter de l’engouement de ChatGPT en Bourse, c’est possible !

ChatGPT est en passe de devenir la référence historique qui offrira son moment de consécration à l’industrie de l’IA, et la création des équipes OpenAI ne manque pas de monopoliser l’actualité tech.

Derrière le projet gutemberguesque de deux milliardaires qui ont su anticiper l’évolution centenaire avenir, celle entamée par des chatbots et qui aujourd’hui s’enflamme dans les systèmes les plus complexes de sécurité et de transport, Elon Musk et Sam Altman sont restés réalistes en demandant l’impossible par la création d’une association à but non-lucratif en y insufflant un « petit » capitale d’une centaine de millions de dollars valorisée à l’heure actuelle par Thrive Capital et Founders Fund à près de quelques 29 milliards de dollars. 

Mais à l’heure actuelle, surfer sur le succès fulgurant de la start-up californienne reste un privilège confiné au domaine des gros joueurs auquel vous et moi n’avons pas accès, ou du moins, pas pour le moment.   

Dans les prochaines années, la révolution IA continuera non seulement à prendre une forme de plus en plus concrète dans nos vies, mais elle orchestrera les fluctuations des grands indices boursiers, en prêtant à ce mastodonte de l’industrie technologique l’humilité de ne pas espérer constituer son propre nouvel indice de capitalisation.  

Mais alors quel serait le vecteur motivant une telle résilience face à l’entrée en bourse d’OpenAI ?

Tout d’abord, il est nécessaire de préciser qu’une absence publique des marchés financiers ne signifie en aucun cas l’inexistence d’actions OpenAI. Certaines compagnies (Uber, AirBnB, Affirm …) préfèrent rester à l’ombre de Wall Street, et ce, pour quatre raisons essentielles :  

  • OpenAI tel que l’entreprise fonctionne actuellement permet à ses équipes de jouir d’une grande flexibilité en termes de prise de décisions, de planifications stratégiques et d’opérations puisqu’elles ne sont pas soumises au même niveau d’examen public et de réglementation que les entreprises publiques.  
  • Les principaux actionnaires de l’entreprise possèdent un contrôle total leur permettant de tracer les grandes lignes directrices et de définir les orientations futures d’OpenAI.  
  • La confidentialité : Les entreprises privées ne sont pas tenues de divulguer autant d’informations financières que les entreprises publiques, ce qui leur permet de préserver la confidentialité de leurs opérations commerciales et de leurs résultats financiers.  
  • Si ChatGPT est la star-tech de ce début d’année, OpenAI se doit, sinon de pondre une nouvelle innovation, au moins de tenir le cap de son succès sur le moyen terme pour assurer et rassurer les investisseurs quant à leurs placements… une question donc de timing.  

Cela étant dit, c’est en prenant connaissance des principales parties prenantes qui se partagent les parts du gâteau californien qu’il serait possible de s’inviter à la fête. Effectivement, et sans grande surprise, Microsoft figure sur la liste V.I.P avec l’annonce d’un nouvel investissement de 10 milliards de dollars succédant au premier milliard reçu par OpenAI en 2019 de la part de la multinationale ; pour rappel, GPT-3 fait l’objet d’une licence exclusive pour Microsoft et de son service cloud Azure. Si vous cherchez à parier sur l’avenir du cours de l’action OpenAI et de l’intelligence artificielle en général, l’achat d’actions Microsoft est probablement la meilleure option.

Le confectionneur américain de cartes graphiques, Nvidia, semble lui aussi constituer un bon moyen d’investissement indirect pour exposer son portfolio au boom de l’industrie de l’intelligence artificielle. Tous les modèles GPT-3 ont été entraînés sur les GPU de Nvidia puisque l’entreprise dispose d’une infrastructure matérielle et logicielle parmi les plus avancées en matière d’IA. Il est donc probable que la valeur de ses actions augmente à mesure que le secteur progresse.

Enfin, l’idée serait de prendre conscience du fait que le domaine n’est encore qu’à ses débuts, qu’OpenAI n’est qu’un précurseur et que les compétiteurs entament eux aussi leur montée en puissance.

DeepMind de Google est également l’une des sociétés d’IA les plus avancées, avec des modèles qui rivalisent avec ceux de GPT3, d’autant plus que les actions Alphabet continuent de prendre en valeur depuis l’annonce faite par Sundar Pichai de vouloir renforcer la présence de son groupe sur le marché de l’IA.    

Les prochaines semaines risquent de marquer un tournant décisif pour l’industrie de la tech … et les marchés financiers semblent bien se préparer à accueillir ce bouleversement avec un début 2023 dans le vert pour les investisseurs !