LWR9rz0B5_jWJo9zQZbgVIzLEtN8wMZi5qCPMc-5KxU
Catégories
Economie Nos analyses

Qu’est-ce que l’inflation ?

L’inflation… cela vous dit peut-être quelque chose. Ce concept que l’on tente désespérément d’appliquer et de maintenir à un certain niveau pour relancer notre économie à bout de souffle. Cette inflation qui était sans cesse dans la bouche de l’ancien président de la Banque Centrale européenne, Mario Draghi, et qui hantait (un peu) son esprit.

Mais qu’est-ce que l’inflation ?

L’inflation représente l’augmentation généralisée des prix des biens la consommation et des services. C’est-à-dire que l’on ne parle pas d’inflation lorsqu’un secteur en particulier voit ses prix augmenter sensiblement. Elle est exprimée en pourcentage et sur une durée de 12 mois (ou « inflation annuelle »).

En effet, elle se mesure annuellement et se présente sous forme de pourcentage. Lorsque l’inflation augmente, le pouvoir d’achat de chaque euro que vous avez en votre possession diminue d’autant

Ce sont les biens et services utilisés couramment par les ménages qui permet le calcul de l’inflation. On y retrouve les produits d’usage quotidien (comme l’alimentation ou l’essence), les biens durables (comme les électroménagers et les vêtements) ainsi que les services (assurances ou transports en commun).

L’impact de l’inflation est considérable, en voici quelques cas :

  • La valeur de votre argent déprécie d’année en année. Il a pour effet d’inciter les ménages à consommer aujourd’hui, plutôt qu’à attendre plus tard.
  • La dette des pays baisse également d’année en année et les nouveaux emprunts perdront de leur poids à leur échéance.
  • Pour compenser la perte de pouvoir d’achat lié à l’augmentation des tarifs, les salaires augmentent également.

Il existe d’autres phénomènes liés à l’inflation, comme l’hyperinflation, la déflation ou encore la stagflation.

L’hyperinflation est mauvaise pour l’économie, car la hausse des prix est trop rapide par rapport aux salaires. Le meilleur exemple est celui de l’Allemagne dans années 20 où le prix du pain augmenté de 2000 % en quelques mois.

La déflation concerne une baisse généralisée des prix, dans ce cas l’économie s’enraye, car les consommateurs retardent leur achat puisqu’ils considèrent que les prix peuvent encore baisser.

Enfin, la stagflation représente une inflation combinée à une stagnation de la croissance qui s’affaiblit. Ainsi, on parle d’une situation économique d’un pays caractérisée par la stagnation de l’activité, de la production, et par l’inflation des prix.

L’inflation reste un élément clé pour la croissance mondiale, chaque acteur y joue un rôle important. C’est pour cela qu’il restera un objectif majeur pour Christine Lagarde lors les prochaines années. Elle tentera de maintenir le taux d’inflation à 2 %, seuil très difficile à atteindre puisque la dernière fois où cela s’est présenté… c’était en 2012.

Actualité:

Selon Eurostat, l’inflation dans la zone euro s’est légèrement accélérée en janvier, conformément aux attentes, avec la hausse des prix des produits alimentaires, des boissons alcoolisées, du tabac et de l’énergie.

Les prix à la consommation ont baissé de 0,1% par rapport à décembre mais augmenté de 1,4% par rapport à janvier 2019. Le taux d’inflation en rythme annuel était de 1,3% en décembre après 1,0% en novembre.

Les prix des produits alimentaires, des boissons alcoolisées et du tabac ont affiché une hausse de 2,2% sur un an, ceux de l’énergie une progression de 1,8%.

L’inflation dite de base, c’est à dire hors produits alimentaires non transformés et énergie, a ralenti à 1,3% en rythme annuel en janvier après 1,4% en décembre.

Catégories
Banque & Finance Economie

Vous voulez comprendre les taux d’intérêt négatif en quelques lignes ? Lisez ceci !

Depuis quelques mois, nous parlons constamment des taux t’intérêt négatifs et cela prend une ampleur légitime à l’égard de l’opinion publique. Nous avons décidé de vous expliquer en quoi ça consiste mais également pourquoi les taux sont si historiquement bas.

En effet, depuis toujours, le temps a représenté un coût. Autrement dit, l’intérêt est la somme perçue par le prêteur qui renonce temporairement à l’usage de son argent et préfère le dédier à un placement rémunérateur. Ainsi, le taux négatif est la négation de l’échelle de temps et de l’échelle des risques.

Normalement, c’est le prêteur qui vous demande de l’argent mais aujourd’hui c’est devenu littéralement l’inverse et c’est donc le prêteur qui vous rémunère pour prêter son argent.

Dans l’objectif de pouvoir stimuler l’inflation et la croissance, les banques centrales ont tout d’abord ramené leur taux directeur à zéro. Ensuite, certaines ont fini par prendre en compte et instaurer des taux d’intérêt négatifs. Cette pratique s’est progressivement généralisée, sauf pour les États-Unis, qui ont tendance à pencher pour le rehaussement de leurs taux directeurs.

Le maintien d’une politique de taux nul ou négatif est la dernière tactique des banques centrales disposent pour relancer l’économie. Ainsi, les institutions monétaires cherchent à relancer l’activité en incitant les banques à prêter aux entreprises et aux particuliers. Elles espèrent aussi que cette injection de liquidités soutiendra les prix et écartera le risque de déflation. De plus, cela permettra également aux ménages de consommer plus puisque l’argent qu’ils ont stocké ne rapporte plus grand chose.

Du côté des Etats, ça leur permettent d’emprunter à taux négatifs, ce qui réduit le coût de leur financement et le poids de leur dette.

Si les taux négatifs profitent aux emprunteurs, ils pénalisent en revanche les épargnants, à qui leurs placements rapportent de moins en moins. 

Les emprunts à taux négatifs pénalisent également les banques, dont ils rognent les marges, et les assureurs, qui doivent honorer les taux positifs de leurs produits à « revenus garantis » malgré la chute des rendements obligataires.

– Quid de la Belgique ?

Le ralentissement économique actuel préoccupe les Banques centrales (Fed et BCE) et toutes deux ont annoncé être prêtes à agir pour relancer l’économie. Cela signifie qu’elles sont prêtes à baisser leurs taux directeurs, les taux d’intérêt au jour le jour.

Notons tout d’abord que la Belgique n’est pas la seule concernée. La Suisse, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas empruntent également à taux négatifs. La Belgique suit donc la tendance de la baisse.

Le faible taux d’intérêt a également des conséquences pour le consommateur. C’est une bonne nouvelle pour ceux qui veulent emprunter. C’est une mauvaise nouvelle pour l’épargne. Le nombre de comptes d’épargne sur lesquels on gagne encore un rendement supérieur au minimum légal diminue chaque jour.

A noter que sur l’épargnant belge, ça n’a pas réellement d’impact puisqu’en Belgique une loi impose que le taux de rendement soit de minimum 0,11%.