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Rapport weekly : faits marquants du 01-05 sept. 2025

La rentrée des marchés financiers a été marquée par un choc venu des États-Unis : le rapport sur l’emploi d’août n’a révélé que 22 000 créations de postes et un chômage à 4,3 %, son plus haut depuis quatre ans. Les investisseurs anticipent désormais un assouplissement monétaire de la Fed dès le 17 septembre. Les taux obligataires se sont repliés en fin de semaine et l’or a atteint un nouveau record. En Europe, l’inflation proche de la cible maintient la BCE en attente. Au Royaume-Uni, la flambée des coûts d’emprunt alimente les craintes budgétaires. Côté matières premières, l’OPEP+ prépare une hausse de production qui pèse déjà sur le pétrole.

Devises majeures

États-Unis : Dollar américain (USD)

Le dollar a reculé, affecté par la détérioration du marché du travail. Les créations de postes se sont effondrées à 22 000 en août, contre plus de 150 000 en moyenne mensuelle sur le premier semestre, et le taux de chômage a progressé à 4,3 %. Les salaires horaires ont certes augmenté de 0,3 % sur un mois, mais sans compenser la faiblesse globale. L’ISM manufacturier est resté en contraction (48,7) et l’ISM services a conservé une dynamique molle. L’ensemble de ces données renforce la probabilité d’une première baisse de taux de 25 points de base dès septembre, ce qui pèse mécaniquement sur le billet vert.

Zone euro : Euro (EUR)

L’euro a profité de l’affaiblissement du dollar pour s’apprécier, même si la zone euro reste confrontée à une conjoncture fragile. L’inflation flash d’août est ressortie à 2,1 %, légèrement supérieure aux attentes, confirmant que la BCE doit maintenir une ligne prudente. Les taux longs européens ont reculé en fin de semaine, entraînant une détente relative des spreads périphériques. La devise conserve ainsi un biais positif, sans toutefois refléter une amélioration nette des fondamentaux.

Royaume-Uni : Livre sterling (GBP)

La livre a évolué sans tendance forte. L’attention s’est portée sur le marché obligataire : le rendement du gilt à trente ans a atteint son plus haut depuis 1998 en début de semaine, avant de refluer vendredi. Les ventes au détail se sont révélées décevantes, avec une progression limitée à 0,4 % contre 0,9 % attendu. Cette combinaison maintient la devise dans un équilibre fragile, prisonnière d’une inflation persistante et d’un contexte budgétaire incertain.

Japon : Yen japonais (JPY)

Aucune statistique majeure n’a été publiée au Japon cette semaine. Le yen est resté guidé par l’aversion au risque internationale et par la baisse des rendements américains, qui a limité la pression à la baisse sur la devise. Le statut de valeur refuge du yen a été préservé, sans mouvement brusque.

Suisse : Franc suisse (CHF)

Le franc a légèrement progressé, bénéficiant d’un contexte global de prudence. Aucun indicateur domestique majeur n’a été diffusé, mais la perspective d’une communication prochaine de la Banque nationale suisse a contribué à soutenir la devise.

Canada : Dollar canadien (CAD)

Les chiffres de l’emploi ont montré 9 400 créations de postes, insuffisantes pour empêcher une hausse du chômage à 7,0 %. L’indice Ivey PMI a reculé à 53,1, traduisant un ralentissement de l’activité. Le recul du pétrole a accentué la pression sur le dollar canadien, qui a terminé la semaine en repli.

Australie : Dollar australien (AUD)

L’AUD a résisté, porté par l’affaiblissement global du dollar et par des flux positifs vers les matières premières industrielles. Aucun chiffre domestique notable n’a été publié, et la devise a surtout reflété le différentiel de politique monétaire, la RBA restant moins accommodante que la RBNZ.

Nouvelle-Zélande : Dollar néo-zélandais (NZD)

Le NZD est resté en retrait, sans catalyseur macroéconomique. La politique très dovish de la RBNZ pèse toujours sur la monnaie, qui s’est contentée de suivre les arbitrages régionaux.

Géopolitique et contexte global

Chine

La Chine a attiré l’attention avec la progression spectaculaire des financements sur marge, qui ont atteint un record de 2,29 trillions de yuans, soit environ 320 milliards de dollars. Ce recours massif à l’endettement pour spéculer en bourse suscite des craintes de volatilité accrue, sans réaction réglementaire immédiate.

Europe

Le marché a suivi de près la flambée des rendements longs au Royaume-Uni et en France, perçue comme un signal de vulnérabilité budgétaire. La détente en fin de semaine a été permise par l’impact des données américaines, mais les interrogations sur la soutenabilité de la dette publique restent présentes.

Russie – Ukraine

Aucun événement militaire d’ampleur n’a marqué la semaine. Le conflit reste figé dans une logique d’attrition, et la prime de risque géopolitique sur les marchés de l’énergie n’a pas diminué. Les regards sont tournés vers la réunion de l’OPEP+ du 8 septembre.

Obligations souveraines

États-Unis

Les Treasuries ont réagi brutalement au rapport emploi. Le rendement du 10 ans a reculé vers 4,09 %, effaçant une partie de la hausse observée plus tôt dans la semaine, tandis que le 2 ans est retombé autour de 3,5 %. La courbe s’est légèrement pentifiée, traduisant l’anticipation d’un assouplissement imminent.

Zone euro

Le Bund à 10 ans a reculé à 2,7 % en fin de semaine, après avoir atteint un sommet de cinq mois. La détente a également concerné les dettes périphériques, soutenues par la perspective d’une Fed plus accommodante.

Royaume-Uni

Le gilt à 30 ans a touché un plus haut depuis 1998, avant de se replier vendredi. Le marché a sanctionné les doutes budgétaires, mais a fini par s’aligner sur le mouvement de détente américain.

Autres zones

Au Japon, le 10 ans JGB est resté stable à 0,9 %. En Suisse, les taux ont peu évolué mais bénéficient de flux refuge. Au Canada, le 10 ans a suivi le mouvement de repli américain. En Australie et en Nouvelle-Zélande, les obligations ont évolué sans catalyseur propre, avec une légère détente en fin de semaine.

Actions

États-Unis

Après de nouveaux records jeudi, les indices ont cédé du terrain vendredi. Le S&P 500 a terminé la semaine en hausse de 0,3 % et le Nasdaq de 1,1 %. Les valeurs technologiques ont été soutenues par la détente des taux, avec un bond de Broadcom sur fond d’optimisme lié à l’intelligence artificielle. Tesla a progressé après des débats sur la rémunération de son management, tandis que Lululemon a chuté à la suite de ventes décevantes. La faiblesse de l’emploi a toutefois limité l’appétit global pour le risque.

Europe

Les marchés européens ont progressé en début de séance vendredi, portés par la perspective d’une Fed accommodante, mais ont terminé prudemment en l’absence de catalyseur domestique.

Asie-Pacifique

Les marchés asiatiques ont profité de la baisse des rendements mondiaux, mais la Bourse australienne a mis fin à une série de quatre semaines consécutives de hausse, faute de soutien domestique.

Matières premières

Énergie

Les cours du pétrole ont reculé, pénalisés par les anticipations d’une hausse de production de l’OPEP+ dès le 8 septembre et par une augmentation surprise des stocks de brut américains. Le Brent a clôturé sous 66 dollars le baril, en baisse de plus de 2 % sur la semaine.

Métaux précieux

L’or a inscrit un record historique à près de 3 600 dollars l’once. La combinaison d’un marché du travail américain affaibli et d’anticipations de baisse de taux a renforcé la demande pour le métal jaune. L’argent et le platine ont suivi cette dynamique, soutenus à la fois par leur rôle de valeur refuge et par la perspective d’une baisse des rendements réels.

Métaux industriels et agriculture

Le cuivre et l’aluminium se sont stabilisés, essentiellement guidés par le recul du dollar et l’évolution du sentiment sur la croissance mondiale. Aucun mouvement particulier n’a été constaté sur les matières premières agricoles, dont les prix sont restés fermes.

Taux d’intérêt et banques centrales

Réserve fédérale

Le marché price désormais à près de 100 % une baisse de 25 points de base en septembre. La faiblesse du marché du travail a alimenté le scénario d’une série de coupes pouvant s’étendre jusqu’en 2026. Les rendements courts ont fortement baissé, confirmant cette lecture.

Banque centrale européenne

Aucune réunion cette semaine. L’inflation à 2,1 % en août conforte l’idée d’un statu quo à court terme. Les discussions sur un assouplissement graduel se poursuivent, mais restent conditionnées à une amélioration nette des perspectives économiques.

Banque d’Angleterre

Pas de communication majeure. Le marché a toutefois sanctionné en début de semaine la sensibilité de la dette britannique aux doutes budgétaires, rappelant que la BoE n’est pas en position d’assouplir sa politique avant un reflux durable de l’inflation.

Autres banques centrales

La Banque du Japon, la Banque du Canada, la RBA, la RBNZ et la BNS n’ont rien annoncé de nouveau cette semaine. Leurs marchés obligataires ont essentiellement suivi les mouvements américains.

Calendrier économique à venir

Semaine du 8 au 12 septembre 2025

  • Lundi 8 septembre : réunion OPEP+ (JMMC)
  • Mardi 9 septembre : nouveaux prêts bancaires en Chine, intervention du président de la BNS Martin Schlegel
  • Mercredi 10 septembre : inflation et prix à la production en Chine, prix à la production aux États-Unis
  • Jeudi 11 septembre : discours du gouverneur adjoint de la RBNZ Hawkesby, décision de la BCE et conférence de presse, inflation CPI aux États-Unis, inscriptions au chômage hebdomadaires
  • Vendredi 12 septembre : PIB mensuel du Royaume-Uni, indice de confiance du Michigan (préliminaire) et anticipations d’inflation aux États-Unis

Sources

https://www.reuters.com/business/us-unemployment-rate-near-4-year-high-labor-market-hits-stall-speed-2025-09-05

https://www.wsj.com/livecoverage/jobs-report-august-stock-market-today-09-05-2025

https://www.reuters.com/business/energy/oil-prices-settle-down-more-than-2-after-weak-us-jobs-report-2025-09-05

https://www.reuters.com/world/india/gold-hits-record-high-nears-3600oz-weak-us-jobs-data-fuels-rate-cut-bets-2025-09-05

https://ec.europa.eu/eurostat/web/products-euro-indicators/w/2-02092025-ap

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Marchés : faits marquants du 25 au 29 août 2025

La dernière semaine d’août a été rythmée par un recul du dollar, une amélioration fragile en zone euro, une inflation toujours tenace en Asie et de nouvelles tensions commerciales. Les marchés actions américains ont atteint de nouveaux sommets, portés par la technologie et l’industrie, tandis que les rendements obligataires se sont tendus aux États-Unis et au Royaume-Uni, traduisant la persistance d’anticipations restrictives. Dans le même temps, le pétrole est resté soutenu par l’escalade en Ukraine et les métaux industriels ont trouvé un plancher grâce à la stabilisation européenne.

Devises majeures

Dollar américain (USD)

Le billet vert a perdu 0,36 %. Les chiffres de croissance du T2 sont restés solides, mais les signaux avancés s’affaiblissent : l’indice LEI a reculé et la confiance des consommateurs s’est dégradée. L’inflation ralentit graduellement avec un PCE global à 2,5 % et un cœur PCE à 2,6 %. Les inscriptions au chômage (229 000) confirment un marché de l’emploi qui se détend légèrement. La Fed reste prudente : deux baisses de taux sont anticipées d’ici fin 2025, dont une possible dès septembre.

Euro (EUR)

L’euro s’est apprécié (+0,52 %). L’indice Ifo en Allemagne est remonté à 89,0, au plus haut depuis mai 2024, malgré une consommation toujours déprimée. L’inflation allemande a atteint 2,2 % en août. En France, la confiance des ménages a chuté à 87, son plus bas depuis octobre 2023. La BCE reste en retrait, mais une première baisse de taux en 2025 n’est pas exclue.

Livre sterling (GBP)

La livre a reculé (–0,37 %). Aucun chiffre majeur n’a été publié, et l’économie reste confrontée à une faible croissance et à une inflation élevée. La Banque d’Angleterre n’envisage pas d’assouplissement avant 2026.

Yen japonais (JPY)

Le yen s’est légèrement renforcé (–0,07 % sur USDJPY). L’économie japonaise reste fragile : la production industrielle a chuté de –1,6 % en juillet, les ventes au détail n’ont progressé que de +0,3 %. L’inflation de Tokyo atteint 2,9 % et reste alimentée par les prix alimentaires (+7,4 %). La BoJ demeure coincée entre croissance molle et inflation tenace.

Franc suisse (CHF)

Le franc est resté stable. La croissance au T2 (+0,1 %) n’est quasi nulle, l’industrie a chuté (–2,4 %) et les exportations se sont repliées (–2,7 %). Le rôle refuge du CHF reste son principal moteur.

Dollar canadien (CAD)

Le CAD a progressé (+0,44 %). Le PIB du T2 a reculé de –0,4 %, principalement en raison de l’effondrement des exportations (–7,5 %), touchées par les droits de douane américains. La demande intérieure reste robuste (+0,9 %), soutenant la monnaie.

Dollar australien (AUD)

L’AUD a signé la meilleure performance du G10 (+0,56 %). La RBA a abaissé ses taux à 3,60 % mais l’inflation a surpris en hausse en juillet (2,8 % contre 1,9 % en juin). Le marché anticipe désormais une seule baisse de taux supplémentaire d’ici fin 2025.

Dollar néo-zélandais (NZD)

Le NZD a gagné 0,23 %. La confiance des entreprises s’améliore, mais l’activité propre recule et l’emploi reste faible. L’inflation reste stable à 2,6 %. Le différentiel de taux défavorable vis-à-vis de l’AUD limite l’attrait du NZD.

Géopolitique

Commerce mondial

Washington a doublé ses droits de douane sur l’Inde à 50 %, en réponse aux importations de pétrole russe. Les États-Unis menacent également l’Union européenne de mesures punitives face aux taxes numériques. En parallèle, un accord avec la Corée du Sud est proche et des discussions avec la Chine sont prévues pour l’automne.

Russie – Ukraine

L’Ukraine a intensifié ses frappes de drones contre les infrastructures énergétiques russes, ciblant notamment des terminaux gaziers et des raffineries. Moscou a riposté en bombardant Kiev, endommageant des bâtiments liés à l’Union européenne. La situation militaire et diplomatique reste bloquée, renforçant la prime de risque sur le pétrole.

Asie

La Chine reste en retrait avant les négociations commerciales avec Washington. Le Japon a vu une visite diplomatique annulée, tandis que la Corée du Sud renforce sa coopération économique et sécuritaire avec les États-Unis.

Obligations souveraines

Aux États-Unis, le 10 ans s’est établi à 4,4 %, son plus haut niveau en six semaines. La courbe reste inversée (2 ans–10 ans : –25 pb) mais l’inversion se réduit, signe d’une consommation résiliente.

En zone euro, le Bund a évolué autour de 2,2 %, les spreads périphériques (Italie, Espagne) se resserrant légèrement grâce à une détente commerciale avec Washington.

Au Royaume-Uni, le 10 ans gilt a atteint 4,3 %, tiré par une inflation persistante et l’absence de perspective de baisse de taux.

Au Japon, le 10 ans JGB est resté proche de 0,9 %, la BoJ maintenant une politique ultra-accommodante.

Le 10 ans canadien a évolué à 3,6 %, influencé par la contraction du PIB.

En Australie, le 10 ans ACGB a tourné autour de 3,9 %, malgré une RBA en pause prolongée.

En Nouvelle-Zélande, les rendements se sont fortement détendus, avec un 2 ans en baisse, reflétant l’anticipation de nouvelles baisses de taux.

En Suisse, le 10 ans est resté à 0,9 %, soutenu par le rôle refuge du franc.

Actions

Les indices américains (S&P 500, Nasdaq) ont atteint de nouveaux records, soutenus par la technologie et l’industrie. Les PMI robustes ont encouragé l’optimisme, mais la composante inflation a limité l’élan. Les secteurs de l’immobilier et de la consommation discrétionnaire sont restés en retrait.

En Europe, l’Euro Stoxx 50 a progressé, aidé par l’automobile et l’industrie, mais la récession allemande a freiné les gains.

À Londres, le FTSE a été soutenu par les valeurs minières et énergétiques, alors que les titres domestiques liés à la consommation ont souffert.

À Tokyo, le Nikkei a gagné grâce à la faiblesse du yen, mais les exportations restent fragiles.

Matières premières

Énergie

Le pétrole a poursuivi sa hausse, alimentée par les attaques contre les infrastructures russes et les perturbations du pipeline Druzhba. Le diesel canadien a bondi de +6,6 %, reflétant des tensions sur le marché raffiné. Le gaz naturel européen est resté stable, mais la menace d’interruptions russes entretient une forte volatilité.

Métaux précieux

L’or est resté soutenu par la demande refuge, dans un climat de tensions géopolitiques. La hausse des rendements US limite néanmoins son potentiel. L’argent et le platine ont suivi, tirés par leur double rôle refuge et industriel.

Métaux industriels

Le cuivre et l’aluminium se sont stabilisés, aidés par le retour du PMI manufacturier européen en territoire d’expansion. Au Canada, les métaux industriels ont progressé (+2,7 %), notamment les alliages (+12,4 %), grâce à une forte demande dans la construction et l’électronique.

Agriculture

Les prix agricoles restent en forte hausse. Au Japon, le riz affiche toujours +90 % sur un an malgré les mesures de stabilisation. En Allemagne, le café et le bœuf ont bondi de +38 %. Au Canada, la volaille (+7,9 %) et les produits laitiers poursuivent leur hausse.

Taux d’intérêt

  • Fed : l’économie américaine reste solide, mais l’inflation ralentit trop lentement. La banque centrale prépare deux baisses de taux d’ici fin 2025, dont une probable en septembre. Le 10 ans reste élevé à 4,4 %, preuve que le marché croit encore à une politique restrictive prolongée.
  • BCE : l’inflation dans la zone euro est proche de la cible (2,2 % en Allemagne), mais la croissance reste fragile. La BCE privilégie une posture attentiste, tout en gardant ouverte la possibilité d’un assouplissement fin 2025.
  • BoE : avec une inflation supérieure à 3 %, la Banque d’Angleterre ne peut envisager aucun relâchement avant 2026. La courbe britannique reste pentue, reflétant la défiance sur la trajectoire budgétaire.
  • BoJ : malgré une inflation à 2,9 % à Tokyo, la consommation atone pousse la BoJ à maintenir une politique ultra-accommodante. Les JGBs restent stables.
  • BoC : la contraction du PIB n’a pas poussé la Banque du Canada à bouger. Son objectif d’inflation à 2 % est réaffirmé, avec une posture neutre.
  • RBA : après avoir abaissé son taux directeur à 3,60 %, la banque reste prudente face à une inflation sous-jacente encore élevée. Une seule nouvelle baisse est attendue.
  • RBNZ : la plus dovish du G10. Le marché price deux nouvelles baisses d’ici la fin de l’année, ce qui affaiblit le NZD.
  • BNS : neutre, la Banque nationale suisse s’aligne sur les grandes tendances mondiales tout en profitant du rôle refuge de sa monnaie.

Calendrier économique (31 août – 5 septembre 2025)

Dimanche 31 août : PMI manufacturier Chine (49,4), PMI non-manufacturier (50,3)

Lundi 1er septembre : jour férié au Canada et aux États-Unis

Mardi 2 septembre : inflation flash zone euro, ISM manufacturier États-Unis

Mercredi 3 septembre : PIB Australie, discours Lagarde (BCE), discours Bullock (RBA), auditions monétaires Royaume-Uni, JOLTS US

Jeudi 4 septembre : CPI Suisse, ADP US, demandes d’allocations chômage US, ISM services US

Vendredi 5 septembre : ventes au détail UK, emploi Canada, chômage Canada, NFP US, chômage US, salaires US, PMI Ivey Canada

Sources :

Banques centrales

https://www.federalreserve.gov

https://www.ecb.europa.eu

https://www.bankofengland.co.uk

https://www.boj.or.jp

https://www.rba.gov.au

https://www.rbnz.govt.nz

https://www.bns.admin.ch

Institutions statistiques

https://www.bls.gov

https://www.destatis.de

https://www.insee.fr

https://www150.statcan.gc.ca

https://www.abs.gov.au

https://www.stat.go.jp

Médias financiers et données de marché

https://www.reuters.com

https://www.bloomberg.com

https://www.ft.com

https://www.tradingeconomics.com

https://www.tradingview.com

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Faits marquants des marchés – 18 au 22 août 2025

Conjoncture macro & géopolitique

La semaine a été marquée par un contraste fort entre la vigueur économique américaine et les signaux fragiles en Europe. Aux États-Unis, les PMI flash ont confirmé une activité robuste, tant dans l’industrie que dans les services, avec une accélération de l’inflation sous-jacente qui complique la tâche de la Réserve fédérale. En Europe, le retour du PMI manufacturier en expansion pour la première fois depuis trois ans a apporté un souffle d’optimisme, mais l’Allemagne a replongé en récession au deuxième trimestre.

Sur le plan géopolitique, la guerre en Ukraine a de nouveau dominé l’actualité. La Russie a lancé une attaque massive par drones et missiles, tandis que l’Ukraine poursuit sa quête de garanties de sécurité. La suspension de l’oléoduc Druzhba a renforcé les craintes sur la sécurité énergétique de l’Europe centrale. Par ailleurs, la Corée du Nord a accentué son soutien symbolique à Moscou, et la Chine a laissé entendre que Xi Jinping ne participerait pas au sommet de l’ASEAN, réduisant les perspectives d’un rapprochement avec Washington.

Devises (G8)

  • Dollar américain (USD) : Soutenu par des PMI très solides (55,4, plus haut en 8 mois) et une inflation persistante, le billet vert reste ferme. Les propos de Powell à Jackson Hole, orientés vers un ciblage flexible de l’inflation, confirment que la Fed reste vigilante.
  • Euro (EUR) : PMI composite de la zone euro à 51,1, au plus haut depuis 15 mois, mais l’Allemagne s’enfonce en récession (–0,3 % au T2). L’euro reste sous pression, pris entre stabilisation régionale et faiblesse allemande.
  • Livre sterling (GBP) : Le PMI a surpris à la hausse (53,0), porté par les services, mais l’inflation a accéléré à 3,8 %. La BoE devrait maintenir une posture hawkish jusqu’en 2026.
  • Yen japonais (JPY) : PMI modeste (51,9), inflation ralentissant à 3,1 % mais toujours au-dessus de la cible. Le yen reste affaibli par la divergence avec la Fed.
  • Dollar canadien (CAD) : Les ventes au détail de juin ont surpris à la hausse (+1,5 %), mais l’estimation de juillet pointe une contraction (–0,8 %). Le CAD demeure dépendant de l’énergie et du risque global.
  • Dollar australien (AUD) : Croissance robuste (PMI 53,8), emploi toujours en hausse. La RBA reste en pause prolongée.
  • Dollar néo-zélandais (NZD) : La RBNZ a abaissé son taux directeur à 3 %, quatrième baisse consécutive. Biais fortement dovish, pression baissière persistante sur le NZD.
  • Franc suisse (CHF) : Léger affaiblissement dans un climat de marchés plus risk-on. La BNS reste discrète.

Marchés actions

Les marchés actions ont évolué de manière contrastée :

  • États-Unis : S&P 500 et Nasdaq ont atteint de nouveaux records historiques, portés par la tech et l’industrie, mais la composante inflation des PMI a limité la progression. Immobilier et consommation restent pénalisés par les taux.
  • Europe : Euro Stoxx 50 soutenu par les PMI, mais l’ombre de la récession allemande maintient une prudence générale.
  • Royaume-Uni : FTSE aidé par les services et les valeurs liées aux matières premières.
  • Japon : Nikkei en hausse grâce au yen faible, mais exportations en repli.
  • Canada : Soutien des valeurs de consommation et de l’énergie.
  • Australie : L’ASX a progressé avec un PMI solide.
  • Nouvelle-Zélande : Marchés sous-performants, pénalisés par la politique monétaire accommodante.

Obligations

  • US Treasuries : Rendements en hausse, le 10 ans au-dessus de 4,4 %, reflétant les anticipations d’une Fed plus hawkish. La courbe reste inversée mais l’écart se réduit.
  • Zone euro : Bund 10 ans autour de 2,2 %. PMI encourageants mais PIB allemand négatif. Spreads périphériques en resserrement.
  • Gilts britanniques : Forte vente après la surprise inflation. 10 ans proche de 4,3 %.
  • JGB japonais : Stabilité des rendements, 10 ans autour de 0,9 %.
  • Canada : 10 ans proche de 3,6 %, trajectoire guidée par les Treasuries.
  • Australie : Rendements stables, 10 ans autour de 3,9 %.
  • Nouvelle-Zélande : Forte détente obligataire après la baisse des taux de la RBNZ.
  • Suisse : 10 ans proche de 0,9 %, profil refuge inchangé.

Matières premières

  • Énergie : Le pétrole soutenu par la coupure de l’oléoduc Druzhba. Diesel en forte hausse au Canada (+6,6 %). Gaz européen stable mais exposé aux risques géopolitiques.
  • Métaux précieux : Or et argent recherchés pour leur rôle refuge, mais freinés par le dollar fort et la hausse des taux US. Platine et palladium en hausse modeste.
  • Métaux industriels : Cuivre stabilisé, aluminium et acier soutenus par l’amélioration industrielle européenne. Au Canada, les alliages ont bondi (+12,4 %).
  • Agriculture : Riz toujours très cher au Japon (+90 % a/a), mais stabilisation grâce aux stocks d’urgence. Alimentation en forte inflation : volaille au Canada (+7,9 %), café et bœuf en Allemagne (+38 % chacun).

Taux & Banques centrales

  • Fed (États-Unis) : Powell a acté un pivot stratégique : fin du rattrapage inflationniste, retour à un ciblage flexible. Le marché réduit ses anticipations de baisse en septembre, mais la porte reste ouverte.
  • BCE (Zone euro) : Ton attentiste. Nagel souligne l’absence d’arguments pour une baisse immédiate, malgré la faiblesse allemande.
  • BoE (Royaume-Uni) : Inflation persistante à 3,8 %. Pas de baisse attendue avant 2026.
  • BoJ (Japon) : Inflation >3 %, exportations en recul. Politique inchangée, prudence maximale.
  • BoC (Canada) : Données contrastées, banque centrale en observation.
  • RBA (Australie) : Pause prolongée, économie solide mais inflation en repli.
  • RBNZ (Nouvelle-Zélande) : Biais dovish marqué, taux directeur réduit à 3 %, nouvelles baisses attendues.
  • BNS (Suisse) : Pas de mouvement, suit le climat global.

Données à venir (25–29 août 2025)

  • États-Unis : Commandes de biens durables (25/08), PIB révisé T2 (27/08), déflateur PCE (29/08).
  • Zone euro / Allemagne : IFO (26/08), inflation (29/08).
  • Royaume-Uni : Ventes au détail (28/08).
  • Japon : Production industrielle (29/08).
  • Canada : PIB (29/08).
  • Australie : Ventes au détail (27/08).
  • Suisse : Indicateur KOF (28/08).

Conclusion

La semaine confirme la robustesse américaine, qui maintient la Fed dans une position hawkish, tandis que l’Europe navigue entre reprise timide et récession allemande. Les devises reflètent ces divergences : USD et GBP restent solides, NZD sous pression. Les matières premières, tirées par l’énergie et l’agriculture, alimentent encore l’inflation

Sources

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Energie Monde

Le Japon achète du pétrole russe à des prix supérieurs au plafond au grand dam des alliés occidentaux

Le Japon a commencé à acheter du pétrole russe à des prix supérieurs au plafond fixé par les États-Unis et ses alliés occidentaux, ce qui montre que Tokyo continue de renforcer ses liens avec Moscou malgré la pression internationale pour isoler la Russie.

Alors que de nombreux pays européens se sont passés du pétrole russe en réponse à l’invasion de l’Ukraine, le Japon a augmenté ses achats de gaz naturel russe.

En effet, le Japon ne possède pratiquement pas de combustibles fossiles, et dépend fortement des importations pour la plupart de ses besoins énergétiques. Certains analystes estiment que cette dépendance a fortement influencé l’hésitation du Japon à soutenir pleinement l’Ukraine contre la Russie. À ce jour, le Japon est le seul membre du Groupe des Sept à ne pas avoir fourni d’armes létales à l’Ukraine.

Malgré cette concession, les importations de gaz naturel russe vers le Japon sont relativement faibles, représentant environ un dixième de l’approvisionnement du Japon et une fraction de la production russe, selon le Wall Street Journal. La majeure partie des importations russes vers le Japon provient du projet Sakhaline-2, dans l’Extrême-Orient russe.

Les pays du G7 et l’Australie se sont mis d’accord sur un plafond de 60 dollars par baril pour le pétrole brut russe transporté par mer, afin de réduire les revenus de la Russie provenant de la vente de pétrole tout en évitant une flambée des prix du pétrole sur le marché mondial.

Ce plafond permet aux pays non membres de l’UE de continuer à importer du pétrole brut russe, mais interdit aux compagnies de transport maritime, d’assurance et de réassurance de manutentionner des cargaisons de pétrole brut russe dans le monde entier, à moins qu’elles ne soient vendues à un prix inférieur au plafond.

Les pays ont accordé une exception au plafond de 60 dollars le baril jusqu’en septembre pour le pétrole acheté par le Japon. Au cours des deux premiers mois de l’année, le Japon a acheté environ 748 000 barils de pétrole russe pour environ 70 dollars le baril.

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Energie

Une première mondiale pour la Danemark qui va construire une île énergétique !

Le Danemark a l’ambition de monter en puissance sur la scène énergétique mondiale !

L’idée derrière est de construire la première île énergétique dans la mer du Nord, qui produira et stockera assez d’énergie verte pour couvrir les besoins en électricité de 3 millions de ménages européens.

L’île artificielle, d’une superficie de l’équivalent de 18 terrains de football, sera reliée à des plusieurs centaines d’éoliennes offshore et fournira de l’électricité domestique et de l’hydrogène vert pour la navigation, l’aviation, l’industrie et les transports lourds.

L’objectif est ambitieux mais sera d’atteindre une capacité de 10 gigawatts, ce qui permettra d’assurer la consommation énergétique de 10 millions de ménages.

Le coût de l’opération est électrisant et est évalué à près de 210 milliards de couronnes danoises soit 28,25 milliards d’euros.

Ce projet représente une avancée majeure vers  l’objectif du Danemark de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 70% d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990, l’un des plus ambitieux au monde.

Pour rappel, le Danemark abrite le fabricant d’éoliennes Vestaset le géant constructeur de parcs éoliens offshore Orsted qui bénéficient d’un environnement météorologique propice à la réussite de ce type d’activités.

Petite pause financière, Vestas a enregistré des résultats nets en hausse de 10% en 2020 en dégageant un bénéfice net de 771 millions d’euros, malgré la crise sanitaire. Son chiffre d’affaires a atteint un pic avec 14,82 milliards d’euros, soit un bond de 22%.

En décembre, le pays a pris la décision difficile mais nécessaire d’arrêter la recherche de pétrole et de gaz dans la partie danoise de la mer du Nord et espère lui permettre de devenir un incontournable pour les énergies renouvelables et le stockage du carbone.

A noter que le ministre compétent Dan Jørgensen a précisé la mise en terre de cette île est le plus grand projet de construction de l’histoire du Danemark…

Par NAQI Hamza.

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Energie Nos analyses

L’éolien offshore: le futur des compagnies pétrolières ?

Avec un cours du pétrole de moins en moins stable (avec une chute sous la barre des 40 dollars le baril WTI le 9 septembre), une consommation mondiale d’or noir qui ne devrait plus augmenter et une énergie qui est « en déclin » selon le géant pétrolier BP, tous les acteurs du secteur pétrolier préparent leurs transitions énergétiques !

Pour le moment, la technologie qui attire le plus les compagnies pétrolières est l’éolien en mer. La production de cette énergie devrait exploser d’ici 2040 dans le monde et pourrait permettre d’atteindre la neutralité carbone en se hissant à la première place concernant les sources d’électricité dans l’Union européenne, actuellement leader de la technologie éolienne en mer.

Ce marché, très prometteur, peut compter sur ses perspectives de croissance et sur la constance des rendements de certains projets en mer pour attirer les plus grands groupes pétroliers à investir en elle.

En effet, on a pu voir, par exemple, BP racheter la moitié de la participation du norvégien Equinor dans 2 projets éoliens aux large des côtes New-Yorkaises pour près de 1,1 milliards de dollars ou encore l’acquisition de 51% par Total du plus grand parc d’éolien offshore en mer d’Écosse dont les coûts de construction devraient s’élever à 3 milliards de livres !

Même si « les montants de ces opérations ne sont pas majeurs à l’échelle de l’industrie du pétrole » comme le dit Simon Redmond (directeur senior chez S & P Global), au niveau du marché de l’éolien offshore, ces montants sont énormes ! « Chaque année, le leader du secteur Orsted investit environ 3 milliards d’euros », rajoute le directeur.

Toutefois, malgré l’attrait et l’investissement massif des grandes entreprises pétrolières dans ce marché, ce dernier reste toutefois dominé par des spécialistes du secteur: avec l’entreprise danoise Orsted en leader de marché, suivi de l’entreprise allemande RWE et de la compagnie suédoise Vattenfall.

C’est seulement en quatrième place du secteur que l’on trouve une entreprise pétrolière: Equinor (Norvège).

De plus, s’installer dans ce marché va devenir de plus en plus complexe notamment à cause du nombre limité de projets et des énergéticiens déjà bien installés. On pourrait donc assister à plusieurs projets de fusions dans les prochaines années selon les experts du secteur.

Cependant, cette technologie possède un autre point fort : elle fait partie des valeurs « vertes » sur le marché boursier.

L’éolien offshore bénéficie donc de « l’euphorie » des investisseurs boursiers quant aux perspectives de croissance futures du marché mais aussi du fait qu’il s’agisse d’une technologie du secteur des énergies renouvelables.

Comme l’explique Massimo Schiavo, analyste senior chez S&P Global: « Aujourd’hui l’éolien offshore ne génère qu’à peine 1% du mix énergétique européen. Mais ce marché sera sans aucun doute celui qui affichera la croissance la plus importante dans les années à venir. Il y a un gâteau de plus en plus gros à se partager ».

Par Rayane Zerrad

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Un plan à 7,2 milliards visant à faire de la France un grand acteur mondial de l’hydrogène !

Il y a quelques jours, la France a annoncé son envie de devenir plus verte et plus précisément de devenir un acteur majeur de l’hydrogène au niveau mondial dans avant 2030 !

Mais c’est seulement ce mardi que le gouvernement français a détaillé son plan pour atteindre cet objectif d’ici 2030. Ce plan à 7 milliards d’euros a pour but de faire de ce gaz la source d’énergie principale du pays.

  • Dans un premier temps, ce plan essayera de rendre cette énergie plus « écolo » en utilisant l’hydrogène provenant d’électricité décarbonée par électrolyse de l’eau (renouvelables) au lieu de la prélever dans les hydrocarbures (comme c’est fait aujourd’hui).
  • La deuxième partie de ce plan consistera à réduire les coûts pour rendre cette énergie rentable. En effet, la technologie nécessaire à la décarbonation de l’hydrogène est onéreuse et le gouvernement aurait ainsi détaillé dans ce plan que 1,5 millards d’euros serait consacré à la fabrication d’électrolyseurs (d’une capacité de 6,5 gigawatts) dans le but de réduire les coûts et d’augmenter les volumes de fabrication.

Le gouvernement explique que par la suite le but serait d’utiliser cette énergie dans la mobilité lourde notamment et de permettre aux bus, trains et autres de rouler à l’hydrogène. Toutefois, la technologie permettant de transformer l’hydrogène en électricité dans une pile à combustion est encore loin d’être rentable.

Un milliard d’euros sera utilisé d’ici 2023 dans le but de trouver une solution permettant de rendre cette pile à combustible rentable.

Bruno Le Maire, ministre de l’économie a même insiter sur le fait qu’il croyait en ce projet: « Nous (la France) avons les entreprises, les champions industriels pour le faire » citant au passage Safra (bus), Alstom et la SNCF (train), Faurecia (réservoirs), Symbio (piles à combustible), Air Liquide, Schlumberger ou encore McPhy (production d’hydrogène vert).

Il a toutefois aussi rappelé qu’il comptait aussi sur ces entreprises pour accroître le nombre d’emploi (il en espère 50.000 à 150.000) et d’usines sur le territoire français.

Par Rayane Zerrad

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La fin d’une longue histoire entre Engie et Suez qui coûte 3 milliards à Veolia !

Le géant de l’énergie français Engie va officiellement vendre les dernières parts qu’il lui restait dans Suez. C’est la fin d’une longue histoire…

Leur histoire commence en 2008 lorsque le groupe énergétique français spécialisé dans le transport et la distribution de gaz naturel GDF (Gaz De France) a fusionné avec la société Suez, l’un des leaders mondiaux d’énergie et de l’environnement. Cette fusion donna naissance au groupe « GDF Suez ».

En 2013, GDF SUEZ met fin à son pacte d’actionnaire avec « SUEZ Environnement » (qui s’occupe de la gestion de l’eau et des déchets) mais reste actionnaire de référence du groupe mondial (32%). En 2015, GDF Suez devient « Engie » et Suez environnement devient « SUEZ ».

Depuis lors, tout le secteur énergétique spéculait sur le sort des 32% de part que détient Engie dans Suez. Toutefois, le président du conseil d’administration d’Engie, Jean-Pierre Clamadieu, a affirmé, fin juillet 2020, que les parts étaient à vendre.

« Il faut simplifier le groupe, faire des choix, céder certaines activités et nous concentrer sur nos priorités », explique un des dirigeants d’Engie.

Veolia, la multinationale française spécialisée dans la gestion optimisée des ressources (c’est à dire gestion du cycle de l’eau,de la valorisation des déchets,…), a directement fait une offre de 3 milliards d’euros à Engie pour récupérer ces parts.

Engie a évidement accepté à cause du peu d’offre reçue, notamment dû aux conséquences du contexte sanitaire actuel.

« Engie aurait du mal à trouver un autre acquéreur pour l’intégralité de la participation […] Le prix proposé est tout à fait honnête étant donné le contexte. » explique un analyste chez Bryan Garnier & Co

Jean-Pierre Clamadieu a expliqué qu’Engie compte réinvestir totalement ce montant dans l’énergie renouvelable et espère accélérer ses projets (notamment celui d’installer 4 gigawatts par an de capacités de génération d’électricité éolienne et solaire) afin de ne pas se faire distancer par les autres acteurs de l’Énergie comme BP, Shell ou encore Total qui investissent de grandes sommes d’argent pour leurs transitions énergétiques.

Il est à noter que Engie est actuellement gérée par un quatuor formé par le président du conseil, Jean-Pierre Clamadieu, et trois autres personnes à la direction intérimaire (Claire Waysand, Judith Hartmann et Paulo Almirante) et recherche encore un CEO.

Par Rayane Zerrad

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L’industrie pétrolière américaine en deuil !

Alors que nous savions déjà en début de pandémie que des dizaines d’exploitants risquaient la faillite suite à une demande mondiale historiquement basse, nous apprenons qu’une 2ème grosse entreprise du secteur est en faillite !

Avec un baril qui ne se vend pas plus cher que 50 dollars, la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis n’est pas rentable et cela peut causer des dommages considérables. 

En effet, la guerre des prix sur le marché du pétrole entre la Russie et l’Arabie Saoudite a impacté les prix qui se sont vu fondre rapidement et qui a fini par causer la faillite d’une société américaine de forage, le groupe texan Diamond Offshore, spécialisé dans les forages en eaux profondes.

Progression du prix du pétrole WTI. Source: Agence internationale de l’énergie

Ce qui illustre bien les difficultés de l’industrie de l’énergie puisque le groupe a déposé le bilan sous la pression de la « guerre des prix » du pétrole et de la pandémie de coronavirus.

Le groupe, qui revendique 5,8 milliards de dollars d’actifs et 2,6 milliards de dettes, s’est placé sous la protection de la loi des faillites, qui aux Etats-Unis permet de se protéger de ses créditeurs en attendant une éventuelle restructuration.

Les principaux pays producteurs de pétrole ont finalement convenus début avril de réduire leurs extractions de près de 10 millions de barils par jour en mai et en juin. Mais, coronavirus et récession à l’horizon obligent, les prix ne sont pas remontés.
Whiting Petroleum Corporation, spécialisée dans les gisements de schiste dans le Dakota du Nord et dans le Colorado (ouest), avait déjà déposé le bilan fin mars. Et plusieurs grandes majors pétrolières ont drastiquement révisé à la baisse leurs dépenses.

Le président américain, Donald Trump, a demandé à son administration de mettre sur pied un plan d’aide d’urgence à l’industrie du gaz et du pétrole.

Son objectif: sauver les centaines de producteurs américains de pétrole de schiste, pour la plupart basés au Texas, et qui soutiennent le Parti républicain.

D’ailleurs, l’Agence internationale de l’énergie précise que 2020 sera la pire année de l’histoire du secteur…

Par Hamza NAQI

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Le monde du pétrole dans la tourmente entre chute des cours (30%) et manque de stockage !

Malgré que l’OPEP ait pris la décision de réduire drastiquement la production de brut, le marché est submergé de pétrole et le prix du baril a plongé à ses niveaux de 1999 !

Avec l’effondrement de la demande de pétrole du à la crise du coronavirus, les restrictions de déplacements, la paralysie de nos économies, la demande en pétrole a chuté et le pétrole s’entasse sur dans les bateaux, les citernes et les raffineries ce qui peut saturer les capacités de stockage, et ce, particulièrement aux États-Unis.

Le prix du baril de pétrole américain (WTI) a plongé en chute libre et a perdu plus de 30% passant sous 13 dollars le baril, son plus bas depuis 1999 ! Les cours subissent de plein fouet l’effondrement de la demande et la saturation des capacités de stockage.

Plus précisément ce baril pour livraison en mai, dont c’est le dernier jour de cotation, est passé de 32,30% à 12,41 dollars un peu avant midi. A titre de comparaison, il valait près de 115 dollars en 2011.

Les premières estimations tablent sur une chute de la consommation de pétrole dans le monde de 20 millions de barils par jour (mb/j) et jusqu’à plus de 30 mb/j pour les plus pessimistes. Avant la pandémie, le marché tournait autour des 100 mb/j.

En effet, le monde du pétrole subit une saturation totale de ses capacité de stockage ce qui mène à un excédent d’or noir dans le monde. Ainsi, tous les pipelines ou tankers en mer sont utilisés comme réserve de pétrole. Les prix de location des navires ont d’ailleurs flambé passant de 30.000 dollars par jour à plus de 150.000 dollars.

Le plus surprenant est d’apprendre, selon Pierre Andurand, gérant de Hedge Fund spécialisé dans le pétrole, qu’« Il n’y a plus de limite à la baisse quand les stocks et les oléoducs sont pleins. Des prix négatifs sont possibles ».

De leur côté, la Chine, l’Inde, la Corée du Sud ou les Etats-Unis tentent de tirer profit de cette chute des cours pour alimenter massivement leurs réserves stratégiques, ce qui permettra de fluidifier et de désencombrer le marché.

Par Hamza NAQI