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Novo Nordisk du sommet boursier à la tourmente

650 Mds $ de valorisation boursière en 2024, –60 % en moins d’un an : Novo Nordisk victime de spéculation… ou d’une vraie dégradation de ses fondamentaux ?


Pour comprendre cette baisse, il faut s’intéresser au marché du traitement contre l’obésité, principal moteur de la valorisation de Novo.

  • Deux révisions successives à la baisse des prévisions de résultats pour 2025, ce qui a fortement réduit la confiance des investisseurs.
  • Annonce du départ anticipé du CEO Lars Fruergaard Jørgensen le 16 mai 2025
  • Concurrence accrue d’Eli Lilly, dont le traitement contre l’obésité dépasse désormais celui de Novo en prescriptions aux États-Unis, faisant craindre une perte de terrain pour le géant danois.
  • Novo est confronté à des contrefaçons de Wegovy, fabriquées à partir de versions mélangées ou recomposées en pharmacie

Malgré ces freins :


Novo Nordisk reste un leader du traitement de l’obésité et a enregistré une croissance solide de +18 % de ses ventes au premier semestre 2025.

Goldman Sachs estime depuis plusieurs mois que la réaction des investisseurs est exagérée et a émis des recommandations d’achat, tout en réduisant ses prévisions de hausse, jugeant que la reprise prendra plus de temps que prévu.

La guerre de l’innovation pour proposer le traitement anti-obésité le plus efficace déterminera le futur leader mondial. Si Novo parvient à s’imposer durablement sur ce marché estimé à 130 Mds $ d’ici 2030 (Goldman Sachs), son titre pourrait retrouver une trajectoire de hausse.

Selon vous, Novo Nordisk réussira-t-il à conserver son avance face à la concurrence grandissante d’Eli Lilly ?

Sources :

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Marchés : faits marquants du 25 au 29 août 2025

La dernière semaine d’août a été rythmée par un recul du dollar, une amélioration fragile en zone euro, une inflation toujours tenace en Asie et de nouvelles tensions commerciales. Les marchés actions américains ont atteint de nouveaux sommets, portés par la technologie et l’industrie, tandis que les rendements obligataires se sont tendus aux États-Unis et au Royaume-Uni, traduisant la persistance d’anticipations restrictives. Dans le même temps, le pétrole est resté soutenu par l’escalade en Ukraine et les métaux industriels ont trouvé un plancher grâce à la stabilisation européenne.

Devises majeures

Dollar américain (USD)

Le billet vert a perdu 0,36 %. Les chiffres de croissance du T2 sont restés solides, mais les signaux avancés s’affaiblissent : l’indice LEI a reculé et la confiance des consommateurs s’est dégradée. L’inflation ralentit graduellement avec un PCE global à 2,5 % et un cœur PCE à 2,6 %. Les inscriptions au chômage (229 000) confirment un marché de l’emploi qui se détend légèrement. La Fed reste prudente : deux baisses de taux sont anticipées d’ici fin 2025, dont une possible dès septembre.

Euro (EUR)

L’euro s’est apprécié (+0,52 %). L’indice Ifo en Allemagne est remonté à 89,0, au plus haut depuis mai 2024, malgré une consommation toujours déprimée. L’inflation allemande a atteint 2,2 % en août. En France, la confiance des ménages a chuté à 87, son plus bas depuis octobre 2023. La BCE reste en retrait, mais une première baisse de taux en 2025 n’est pas exclue.

Livre sterling (GBP)

La livre a reculé (–0,37 %). Aucun chiffre majeur n’a été publié, et l’économie reste confrontée à une faible croissance et à une inflation élevée. La Banque d’Angleterre n’envisage pas d’assouplissement avant 2026.

Yen japonais (JPY)

Le yen s’est légèrement renforcé (–0,07 % sur USDJPY). L’économie japonaise reste fragile : la production industrielle a chuté de –1,6 % en juillet, les ventes au détail n’ont progressé que de +0,3 %. L’inflation de Tokyo atteint 2,9 % et reste alimentée par les prix alimentaires (+7,4 %). La BoJ demeure coincée entre croissance molle et inflation tenace.

Franc suisse (CHF)

Le franc est resté stable. La croissance au T2 (+0,1 %) n’est quasi nulle, l’industrie a chuté (–2,4 %) et les exportations se sont repliées (–2,7 %). Le rôle refuge du CHF reste son principal moteur.

Dollar canadien (CAD)

Le CAD a progressé (+0,44 %). Le PIB du T2 a reculé de –0,4 %, principalement en raison de l’effondrement des exportations (–7,5 %), touchées par les droits de douane américains. La demande intérieure reste robuste (+0,9 %), soutenant la monnaie.

Dollar australien (AUD)

L’AUD a signé la meilleure performance du G10 (+0,56 %). La RBA a abaissé ses taux à 3,60 % mais l’inflation a surpris en hausse en juillet (2,8 % contre 1,9 % en juin). Le marché anticipe désormais une seule baisse de taux supplémentaire d’ici fin 2025.

Dollar néo-zélandais (NZD)

Le NZD a gagné 0,23 %. La confiance des entreprises s’améliore, mais l’activité propre recule et l’emploi reste faible. L’inflation reste stable à 2,6 %. Le différentiel de taux défavorable vis-à-vis de l’AUD limite l’attrait du NZD.

Géopolitique

Commerce mondial

Washington a doublé ses droits de douane sur l’Inde à 50 %, en réponse aux importations de pétrole russe. Les États-Unis menacent également l’Union européenne de mesures punitives face aux taxes numériques. En parallèle, un accord avec la Corée du Sud est proche et des discussions avec la Chine sont prévues pour l’automne.

Russie – Ukraine

L’Ukraine a intensifié ses frappes de drones contre les infrastructures énergétiques russes, ciblant notamment des terminaux gaziers et des raffineries. Moscou a riposté en bombardant Kiev, endommageant des bâtiments liés à l’Union européenne. La situation militaire et diplomatique reste bloquée, renforçant la prime de risque sur le pétrole.

Asie

La Chine reste en retrait avant les négociations commerciales avec Washington. Le Japon a vu une visite diplomatique annulée, tandis que la Corée du Sud renforce sa coopération économique et sécuritaire avec les États-Unis.

Obligations souveraines

Aux États-Unis, le 10 ans s’est établi à 4,4 %, son plus haut niveau en six semaines. La courbe reste inversée (2 ans–10 ans : –25 pb) mais l’inversion se réduit, signe d’une consommation résiliente.

En zone euro, le Bund a évolué autour de 2,2 %, les spreads périphériques (Italie, Espagne) se resserrant légèrement grâce à une détente commerciale avec Washington.

Au Royaume-Uni, le 10 ans gilt a atteint 4,3 %, tiré par une inflation persistante et l’absence de perspective de baisse de taux.

Au Japon, le 10 ans JGB est resté proche de 0,9 %, la BoJ maintenant une politique ultra-accommodante.

Le 10 ans canadien a évolué à 3,6 %, influencé par la contraction du PIB.

En Australie, le 10 ans ACGB a tourné autour de 3,9 %, malgré une RBA en pause prolongée.

En Nouvelle-Zélande, les rendements se sont fortement détendus, avec un 2 ans en baisse, reflétant l’anticipation de nouvelles baisses de taux.

En Suisse, le 10 ans est resté à 0,9 %, soutenu par le rôle refuge du franc.

Actions

Les indices américains (S&P 500, Nasdaq) ont atteint de nouveaux records, soutenus par la technologie et l’industrie. Les PMI robustes ont encouragé l’optimisme, mais la composante inflation a limité l’élan. Les secteurs de l’immobilier et de la consommation discrétionnaire sont restés en retrait.

En Europe, l’Euro Stoxx 50 a progressé, aidé par l’automobile et l’industrie, mais la récession allemande a freiné les gains.

À Londres, le FTSE a été soutenu par les valeurs minières et énergétiques, alors que les titres domestiques liés à la consommation ont souffert.

À Tokyo, le Nikkei a gagné grâce à la faiblesse du yen, mais les exportations restent fragiles.

Matières premières

Énergie

Le pétrole a poursuivi sa hausse, alimentée par les attaques contre les infrastructures russes et les perturbations du pipeline Druzhba. Le diesel canadien a bondi de +6,6 %, reflétant des tensions sur le marché raffiné. Le gaz naturel européen est resté stable, mais la menace d’interruptions russes entretient une forte volatilité.

Métaux précieux

L’or est resté soutenu par la demande refuge, dans un climat de tensions géopolitiques. La hausse des rendements US limite néanmoins son potentiel. L’argent et le platine ont suivi, tirés par leur double rôle refuge et industriel.

Métaux industriels

Le cuivre et l’aluminium se sont stabilisés, aidés par le retour du PMI manufacturier européen en territoire d’expansion. Au Canada, les métaux industriels ont progressé (+2,7 %), notamment les alliages (+12,4 %), grâce à une forte demande dans la construction et l’électronique.

Agriculture

Les prix agricoles restent en forte hausse. Au Japon, le riz affiche toujours +90 % sur un an malgré les mesures de stabilisation. En Allemagne, le café et le bœuf ont bondi de +38 %. Au Canada, la volaille (+7,9 %) et les produits laitiers poursuivent leur hausse.

Taux d’intérêt

  • Fed : l’économie américaine reste solide, mais l’inflation ralentit trop lentement. La banque centrale prépare deux baisses de taux d’ici fin 2025, dont une probable en septembre. Le 10 ans reste élevé à 4,4 %, preuve que le marché croit encore à une politique restrictive prolongée.
  • BCE : l’inflation dans la zone euro est proche de la cible (2,2 % en Allemagne), mais la croissance reste fragile. La BCE privilégie une posture attentiste, tout en gardant ouverte la possibilité d’un assouplissement fin 2025.
  • BoE : avec une inflation supérieure à 3 %, la Banque d’Angleterre ne peut envisager aucun relâchement avant 2026. La courbe britannique reste pentue, reflétant la défiance sur la trajectoire budgétaire.
  • BoJ : malgré une inflation à 2,9 % à Tokyo, la consommation atone pousse la BoJ à maintenir une politique ultra-accommodante. Les JGBs restent stables.
  • BoC : la contraction du PIB n’a pas poussé la Banque du Canada à bouger. Son objectif d’inflation à 2 % est réaffirmé, avec une posture neutre.
  • RBA : après avoir abaissé son taux directeur à 3,60 %, la banque reste prudente face à une inflation sous-jacente encore élevée. Une seule nouvelle baisse est attendue.
  • RBNZ : la plus dovish du G10. Le marché price deux nouvelles baisses d’ici la fin de l’année, ce qui affaiblit le NZD.
  • BNS : neutre, la Banque nationale suisse s’aligne sur les grandes tendances mondiales tout en profitant du rôle refuge de sa monnaie.

Calendrier économique (31 août – 5 septembre 2025)

Dimanche 31 août : PMI manufacturier Chine (49,4), PMI non-manufacturier (50,3)

Lundi 1er septembre : jour férié au Canada et aux États-Unis

Mardi 2 septembre : inflation flash zone euro, ISM manufacturier États-Unis

Mercredi 3 septembre : PIB Australie, discours Lagarde (BCE), discours Bullock (RBA), auditions monétaires Royaume-Uni, JOLTS US

Jeudi 4 septembre : CPI Suisse, ADP US, demandes d’allocations chômage US, ISM services US

Vendredi 5 septembre : ventes au détail UK, emploi Canada, chômage Canada, NFP US, chômage US, salaires US, PMI Ivey Canada

Sources :

Banques centrales

https://www.federalreserve.gov

https://www.ecb.europa.eu

https://www.bankofengland.co.uk

https://www.boj.or.jp

https://www.rba.gov.au

https://www.rbnz.govt.nz

https://www.bns.admin.ch

Institutions statistiques

https://www.bls.gov

https://www.destatis.de

https://www.insee.fr

https://www150.statcan.gc.ca

https://www.abs.gov.au

https://www.stat.go.jp

Médias financiers et données de marché

https://www.reuters.com

https://www.bloomberg.com

https://www.ft.com

https://www.tradingeconomics.com

https://www.tradingview.com

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Été 2025 : entre records et secousses

L’été 2025 aura été l’un des plus intenses de la décennie pour les marchés financiers. Tandis que Wall Street inscrivait de nouveaux records historiques, porté par la vague de l’intelligence artificielle et par des signaux monétaires plus accommodants, l’Europe oscillait entre reprise fragile et incertitudes tarifaires.

L’Asie, elle, a jonglé entre la puissance de Taïwan dans les semi-conducteurs et l’ombre persistante de la crise immobilière chinoise. Mais derrière cette euphorie apparente, les investisseurs ont été confrontés à des secousses brutales, comme la déroute de Novo Nordisk, aux tensions géopolitiques croissantes entre Israël, les États-Unis et l’Iran, et à l’épilogue symbolique de la chute d’Evergrande.

L’été 2025 restera comme un moment charnière : celui où les marchés ont commencé à parier sur un “pivot” monétaire, tout en réalisant que l’économie mondiale reste semée de pièges.

Macroéconomie et banques centrales : un pivot en préparation

Sur le plan macroéconomique, l’été a confirmé un scénario de ralentissement maîtrisé. Aux États-Unis, l’inflation est retombée à 2,7 % en juillet, avec un cœur à 3,1 %. L’emploi a montré des signes de modération, donnant à Jerome Powell l’argument nécessaire pour préparer une baisse de taux.

À Jackson Hole, le président de la Fed a surpris en ouvrant la porte à une détente monétaire dès septembre. Les marchés obligataires ont aussitôt salué l’annonce : le 10 ans américain est revenu vers 4,25 %, et le dollar a cédé du terrain.

En Europe, la BCE a préféré marquer une pause après avoir ramené son taux de dépôt à 2 % en juin. L’institution, confortée par un PMI composite en hausse à 51,1 en août, a estimé que la désinflation restait en bonne voie, même si l’inflation des services demeure un risque.

À Londres, la Banque d’Angleterre a pris une décision audacieuse : réduire son taux directeur à 4 % début août. Une décision aussitôt compliquée par le rebond de l’inflation britannique à 3,8 %, son plus haut niveau depuis plus d’un an. Enfin, au Japon, la BoJ a poursuivi sa normalisation graduelle en relevant son taux directeur à 0,35 %, dans un contexte où le yen reste faible malgré le resserrement monétaire.

Actions : gagnants et perdants de l’été

Les grands gagnants de l’été se trouvent dans la tech et la finance. Microsoft a livré des résultats spectaculaires, avec une progression de 39 % pour Azure et un capex record de 30 milliards de dollars, propulsant sa capitalisation au-delà de 4 000 milliards. Palantir a dépassé pour la première fois le milliard de dollars de revenus trimestriels et relevé fortement ses prévisions, confirmant la solidité de sa trajectoire.

TSMC a annoncé un bénéfice net record, en hausse de 60 % sur un an, consolidant son rôle central dans l’économie de l’IA. Les banques UBS et Santander se sont distinguées en publiant des bénéfices solides, portés par la bonne tenue de leurs activités commerciales et par une gestion prudente des coûts.

À l’inverse, plusieurs géants ont connu un été difficile. Novo Nordisk a vu sa capitalisation s’évaporer après un plongeon de plus de 10 % en août, les investisseurs doutant de sa capacité à maintenir son avance dans l’obésité. Dans le luxe, Kering a été sanctionné avec un recul de 15 % de ses ventes au T2, dont un plongeon de 25 % pour Gucci, tandis que LVMH a mieux résisté.

Renault a affiché une perte nette de plus de 11 milliards d’euros liée à une dépréciation sur Nissan et a abaissé ses prévisions de marge et de cash-flow. Enfin, l’éolien offshore européen a souffert de retards et de coûts persistants, avec Ørsted en première ligne.

Matières premières et obligations : l’or roi, le pétrole stable

Sur le marché des matières premières, l’or a confirmé son statut de valeur refuge ultime. Le métal jaune a franchi le seuil symbolique des 3 000 dollars l’once début août, stimulé par la perspective d’une baisse des taux américains et par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le pétrole, en revanche, est resté étonnamment stable.

Le Brent a évolué autour de 67-68 dollars le baril, coincé entre une demande estivale soutenue et la prudence des investisseurs face aux incertitudes mondiales.

Côté obligations, la détente des rendements a permis aux actifs sensibles aux taux de respirer. Les small caps américaines et l’immobilier coté ont connu un rebond marqué après Jackson Hole. Les investisseurs ont commencé à rallonger leurs positions de duration, anticipant que l’ère des taux élevés touche à sa fin.

Géopolitique : un été sous haute tension

Si les marchés financiers ont fêté Jackson Hole, ils n’ont pas pu ignorer la montée des tensions au Moyen-Orient. Dès juillet, Israël a multiplié les signaux de fermeté à l’égard de l’Iran, accusé de soutenir des groupes armés régionaux. Les États-Unis ont affiché leur soutien inconditionnel à Tel-Aviv, tout en affirmant ne pas vouloir d’une extension du conflit.

Mais à Washington comme à Jérusalem, le message a été clair : toute attaque iranienne sera suivie de représailles.

Dans ce contexte, les investisseurs ont retrouvé de vieux réflexes. L’or a été plébiscité comme valeur refuge, et les flux vers les actifs jugés sûrs se sont intensifiés. Le risque géopolitique est redevenu un facteur central, rappelant que les marchés restent vulnérables aux soubresauts diplomatiques.

À l’autre bout de l’Asie, la radiation d’Evergrande de la Bourse de Hong Kong, fin août, a marqué l’épilogue symbolique d’une crise immobilière qui secoue la Chine depuis plusieurs années. Ce geste, hautement symbolique, a ravivé les craintes sur la solidité du modèle économique chinois, malgré un PIB affiché à +5,2 % au deuxième trimestre.

Perspectives : un automne sous surveillance

À la veille de la rentrée, trois grandes questions se posent. La première est monétaire : la Fed concrétisera-t-elle une première baisse de taux en septembre ? Si oui, le marché pourrait prolonger sa dynamique haussière, mais un chiffre d’inflation ou d’emploi mal orienté pourrait raviver la volatilité.

La deuxième est géopolitique : les tensions au Moyen-Orient, associées aux incertitudes commerciales, constituent une menace immédiate. Une escalade entre Israël, l’Iran et les États-Unis aurait des répercussions directes sur l’énergie et sur la confiance des marchés.

Enfin, la troisième est microéconomique : la vague de l’IA doit continuer de se traduire par des résultats tangibles. Si Microsoft, Palantir et TSMC ont montré la voie, les prochaines publications diront si cette tendance se diffuse à l’ensemble du secteur.

En résumé, l’été 2025 a été celui des contrastes : des marchés actions au zénith, des banques centrales qui amorcent leur pivot, mais aussi des chocs d’entreprises et des menaces géopolitiques qui rappellent la fragilité de cette euphorie. L’automne dira si la promesse d’un atterrissage en douceur peut tenir face aux secousses du monde réel.

Sources
https://www.reuters.com/markets/us/powell-signals-september-rate-cut-jackson-hole-2025-08-22/
https://www.reuters.com/markets/europe/ecb-leaves-interest-rates-unchanged-amid-tariff-uncertainty-2025-07-24/
https://www.reuters.com/world/uk/bank-england-cuts-rates-4-after-narrow-5-4-vote-2025-08-07/
https://www.reuters.com/markets/us/us-consumer-inflation-cools-more-than-expected-july-2025-08-14/
https://www.reuters.com/markets/commodities/gold-hits-record-high-above-3300-rate-cut-hopes-build-2025-08-21/
https://www.ft.com/content/microsoft-capex-30bn-ai-2025
https://www.reuters.com/business/palantir-lifts-annual-revenue-forecast-again-ai-demand-accelerates-2025-08-04/
https://www.reuters.com/business/healthcare-pharmaceuticals/novo-nordisk-shares-plunge-obesity-drugs-2025-08-06/
https://www.reuters.com/business/autos-transportation/renault-h1-loss-guidance-nissan-impairment-2025-07-26/
https://www.bloomberg.com/news/articles/2025-07-30/kering-sales-slump-gucci-down-25-lvmh-resilient
https://www.reuters.com/sustainability/boards-policy-regulation/ubs-beats-expectations-with-24-billion-second-quarter-profit-2025-07-30/
https://www.reuters.com/business/finance/santanders-q2-net-profit-rises-7-same-period-2024-2025-07-30/
https://www.reuters.com/world/middle-east/white-house-american-people-not-seek-wider-war-2025-08-14/
https://www.reuters.com/world/middle-east/us-ready-strike-back-mid-east-attack-ambassador-2025-08-20/
https://www.reuters.com/world/china/evergrande-delist-hong-kong-2025-08-25/

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Faits marquants des marchés – 18 au 22 août 2025

Conjoncture macro & géopolitique

La semaine a été marquée par un contraste fort entre la vigueur économique américaine et les signaux fragiles en Europe. Aux États-Unis, les PMI flash ont confirmé une activité robuste, tant dans l’industrie que dans les services, avec une accélération de l’inflation sous-jacente qui complique la tâche de la Réserve fédérale. En Europe, le retour du PMI manufacturier en expansion pour la première fois depuis trois ans a apporté un souffle d’optimisme, mais l’Allemagne a replongé en récession au deuxième trimestre.

Sur le plan géopolitique, la guerre en Ukraine a de nouveau dominé l’actualité. La Russie a lancé une attaque massive par drones et missiles, tandis que l’Ukraine poursuit sa quête de garanties de sécurité. La suspension de l’oléoduc Druzhba a renforcé les craintes sur la sécurité énergétique de l’Europe centrale. Par ailleurs, la Corée du Nord a accentué son soutien symbolique à Moscou, et la Chine a laissé entendre que Xi Jinping ne participerait pas au sommet de l’ASEAN, réduisant les perspectives d’un rapprochement avec Washington.

Devises (G8)

  • Dollar américain (USD) : Soutenu par des PMI très solides (55,4, plus haut en 8 mois) et une inflation persistante, le billet vert reste ferme. Les propos de Powell à Jackson Hole, orientés vers un ciblage flexible de l’inflation, confirment que la Fed reste vigilante.
  • Euro (EUR) : PMI composite de la zone euro à 51,1, au plus haut depuis 15 mois, mais l’Allemagne s’enfonce en récession (–0,3 % au T2). L’euro reste sous pression, pris entre stabilisation régionale et faiblesse allemande.
  • Livre sterling (GBP) : Le PMI a surpris à la hausse (53,0), porté par les services, mais l’inflation a accéléré à 3,8 %. La BoE devrait maintenir une posture hawkish jusqu’en 2026.
  • Yen japonais (JPY) : PMI modeste (51,9), inflation ralentissant à 3,1 % mais toujours au-dessus de la cible. Le yen reste affaibli par la divergence avec la Fed.
  • Dollar canadien (CAD) : Les ventes au détail de juin ont surpris à la hausse (+1,5 %), mais l’estimation de juillet pointe une contraction (–0,8 %). Le CAD demeure dépendant de l’énergie et du risque global.
  • Dollar australien (AUD) : Croissance robuste (PMI 53,8), emploi toujours en hausse. La RBA reste en pause prolongée.
  • Dollar néo-zélandais (NZD) : La RBNZ a abaissé son taux directeur à 3 %, quatrième baisse consécutive. Biais fortement dovish, pression baissière persistante sur le NZD.
  • Franc suisse (CHF) : Léger affaiblissement dans un climat de marchés plus risk-on. La BNS reste discrète.

Marchés actions

Les marchés actions ont évolué de manière contrastée :

  • États-Unis : S&P 500 et Nasdaq ont atteint de nouveaux records historiques, portés par la tech et l’industrie, mais la composante inflation des PMI a limité la progression. Immobilier et consommation restent pénalisés par les taux.
  • Europe : Euro Stoxx 50 soutenu par les PMI, mais l’ombre de la récession allemande maintient une prudence générale.
  • Royaume-Uni : FTSE aidé par les services et les valeurs liées aux matières premières.
  • Japon : Nikkei en hausse grâce au yen faible, mais exportations en repli.
  • Canada : Soutien des valeurs de consommation et de l’énergie.
  • Australie : L’ASX a progressé avec un PMI solide.
  • Nouvelle-Zélande : Marchés sous-performants, pénalisés par la politique monétaire accommodante.

Obligations

  • US Treasuries : Rendements en hausse, le 10 ans au-dessus de 4,4 %, reflétant les anticipations d’une Fed plus hawkish. La courbe reste inversée mais l’écart se réduit.
  • Zone euro : Bund 10 ans autour de 2,2 %. PMI encourageants mais PIB allemand négatif. Spreads périphériques en resserrement.
  • Gilts britanniques : Forte vente après la surprise inflation. 10 ans proche de 4,3 %.
  • JGB japonais : Stabilité des rendements, 10 ans autour de 0,9 %.
  • Canada : 10 ans proche de 3,6 %, trajectoire guidée par les Treasuries.
  • Australie : Rendements stables, 10 ans autour de 3,9 %.
  • Nouvelle-Zélande : Forte détente obligataire après la baisse des taux de la RBNZ.
  • Suisse : 10 ans proche de 0,9 %, profil refuge inchangé.

Matières premières

  • Énergie : Le pétrole soutenu par la coupure de l’oléoduc Druzhba. Diesel en forte hausse au Canada (+6,6 %). Gaz européen stable mais exposé aux risques géopolitiques.
  • Métaux précieux : Or et argent recherchés pour leur rôle refuge, mais freinés par le dollar fort et la hausse des taux US. Platine et palladium en hausse modeste.
  • Métaux industriels : Cuivre stabilisé, aluminium et acier soutenus par l’amélioration industrielle européenne. Au Canada, les alliages ont bondi (+12,4 %).
  • Agriculture : Riz toujours très cher au Japon (+90 % a/a), mais stabilisation grâce aux stocks d’urgence. Alimentation en forte inflation : volaille au Canada (+7,9 %), café et bœuf en Allemagne (+38 % chacun).

Taux & Banques centrales

  • Fed (États-Unis) : Powell a acté un pivot stratégique : fin du rattrapage inflationniste, retour à un ciblage flexible. Le marché réduit ses anticipations de baisse en septembre, mais la porte reste ouverte.
  • BCE (Zone euro) : Ton attentiste. Nagel souligne l’absence d’arguments pour une baisse immédiate, malgré la faiblesse allemande.
  • BoE (Royaume-Uni) : Inflation persistante à 3,8 %. Pas de baisse attendue avant 2026.
  • BoJ (Japon) : Inflation >3 %, exportations en recul. Politique inchangée, prudence maximale.
  • BoC (Canada) : Données contrastées, banque centrale en observation.
  • RBA (Australie) : Pause prolongée, économie solide mais inflation en repli.
  • RBNZ (Nouvelle-Zélande) : Biais dovish marqué, taux directeur réduit à 3 %, nouvelles baisses attendues.
  • BNS (Suisse) : Pas de mouvement, suit le climat global.

Données à venir (25–29 août 2025)

  • États-Unis : Commandes de biens durables (25/08), PIB révisé T2 (27/08), déflateur PCE (29/08).
  • Zone euro / Allemagne : IFO (26/08), inflation (29/08).
  • Royaume-Uni : Ventes au détail (28/08).
  • Japon : Production industrielle (29/08).
  • Canada : PIB (29/08).
  • Australie : Ventes au détail (27/08).
  • Suisse : Indicateur KOF (28/08).

Conclusion

La semaine confirme la robustesse américaine, qui maintient la Fed dans une position hawkish, tandis que l’Europe navigue entre reprise timide et récession allemande. Les devises reflètent ces divergences : USD et GBP restent solides, NZD sous pression. Les matières premières, tirées par l’énergie et l’agriculture, alimentent encore l’inflation

Sources

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21 août 2025 : résilience et tensions inflationnistes

Géopolitique et tensions internationales

La journée du 21 août a été dominée par une intensification du conflit en Ukraine. Plus de 570 drones et 40 missiles russes ont frappé le pays, tandis que Kiev poursuit ses efforts pour obtenir des garanties de sécurité dans les jours à venir. Washington a annoncé un projet de drones d’une valeur de 50 milliards de dollars sur cinq ans, destiné à renforcer la capacité de production technologique face à Moscou.

Sur le front diplomatique, les perspectives de dialogue restent minces. L’Ukraine refuse toute reconnaissance juridique de l’occupation russe, alors même que Budapest est envisagé comme lieu potentiel de négociation. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a dénoncé l’absence de volonté ukrainienne de parvenir à un accord durable, tandis que Vladimir Poutine a réaffirmé être disposé à rencontrer Volodymyr Zelensky, sous réserve que toutes les questions soient préalablement clarifiées. Ces divergences maintiennent un climat d’incertitude prolongée en Europe de l’Est.

Dynamique économique mondiale

Les publications macroéconomiques de la journée du 21 août mettent en évidence un contraste marqué entre les grandes zones économiques.

  • États-Unis : L’activité repart fortement avec un PMI composite à 55,4, son plus haut niveau en huit mois. Le secteur manufacturier atteint 53,3, un sommet inédit depuis plus de trois ans, et les services se maintiennent à un rythme solide. L’emploi progresse, mais cette vigueur s’accompagne d’une inflation plus marquée : l’indice des prix de sortie grimpe à 59,3, son plus haut en trois ans. La Réserve fédérale fait face à une équation complexe : l’économie reste robuste, mais les pressions inflationnistes limitent toute marge de manœuvre pour un assouplissement rapide.
  • Zone euro : Le PMI composite ressort à 51,1, au plus haut depuis quinze mois, signalant une sortie de contraction industrielle (50,5) et une reprise timide des services (50,7). L’emploi poursuit sa progression, mais les coûts des intrants continuent de peser sur les marges. Pour la BCE, cette dynamique relance le dilemme entre accompagner la reprise et maintenir la pression contre l’inflation.
  • Royaume-Uni : Le PMI composite atteint 53,0, son plus haut en un an, porté par une forte expansion des services (53,6). L’industrie reste en contraction à 47,3, ce qui freine la croissance globale. La Banque d’Angleterre, malgré un regain d’optimisme, pourrait retarder tout mouvement d’assouplissement afin de contenir les tensions inflationnistes.
  • Canada : Les prix à la production progressent de 0,7 % sur un mois et de 2,6 % sur un an, tirés par l’énergie et les matières premières. Le diesel (+6,6 %) et les métaux précieux (+2,7 %) illustrent une tendance haussière qui pourrait alimenter de nouvelles tensions sur les prix finaux. La Banque du Canada devra rester vigilante face à une inflation concentrée mais persistante.
  • Australie et Japon : Les économies affichent une croissance modérée mais stable. En Australie, le PMI composite s’élève à 53,8, porté par les services, tandis que le Japon progresse légèrement à 51,9, soutenu par la demande intérieure.
  • France et Allemagne : Les indicateurs nationaux restent contrastés. En France, le PMI composite ressort à 49,8, traduisant une stagnation économique. En Allemagne, l’indice remonte également à 49,8, son plus haut niveau depuis plusieurs mois, grâce à une stabilisation manufacturière. Toutefois, la demande demeure atone et les perspectives restent prudentes.

Confiance des consommateurs en Europe

Les enquêtes de confiance se dégradent à nouveau, reculant de 0,3 point dans l’Union européenne et de 0,8 point dans la zone euro. Le sentiment des ménages reste affecté par la persistance de l’inflation et l’incertitude sur l’orientation des politiques monétaires, freinant un éventuel rebond de la consommation.

Conclusion

La journée 21 août met en lumière une dynamique mondiale à double vitesse. Les États-Unis confirment une reprise vigoureuse, mais au prix d’un retour marqué des tensions inflationnistes. En Europe, une timide amélioration conjoncturelle se dessine, mais la faiblesse de la demande et l’érosion de la confiance limitent les perspectives. Les banques centrales, de Washington à Francfort et Londres, se retrouvent face au même dilemme : accompagner la croissance ou contenir l’inflation.

La résilience de l’activité économique contraste ainsi avec la persistance de pressions sur les prix, laissant augurer d’une rentrée placée sous le signe de l’incertitude monétaire et géopolitique.

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ETF, actions, immobilier : quelle stratégie débuter ?

Se lancer dans l’investissement peut sembler complexe. Entre les ETF, les actions en direct et l’immobilier, il est facile de se perdre. Pourtant, chaque option répond à des objectifs précis, avec ses avantages et ses contraintes.

Voici comment choisir selon son profil et son capital.

Mais avant de plonger dans le sujet, un petit mot sur notre sponsor Trade Republic qui facilite l’investissement dès 1€ et qui permet également d’investir automatiquement un montant fixe sans devoir s’y attarder ! Rejoignez la plateforme dès aujourd’hui et démarrez votre investissement !

Les ETF : la simplicité de la diversification

Les ETF (Exchange Traded Funds) sont des fonds indiciels cotés qui répliquent un indice comme le CAC 40, le S&P 500 ou le MSCI World. En un seul achat, ils permettent d’investir dans des dizaines voire des centaines d’entreprises.

Exemple concret :

  • Un ETF MSCI World vous donne accès à plus de 1 500 entreprises dans 23 pays développés.
  • Même avec 100 €, vous êtes exposé à Apple, Microsoft, Nestlé, Toyota, etc.

Avantages :

  • Diversification immédiate avec un petit capital.
  • Frais très faibles (souvent < 0,3 % par an).
  • Accessible dans un PEA, une assurance vie ou un compte-titres.
  • Idéal pour un investissement passif à long terme.

Limites :

  • Pas de surperformance individuelle (vous suivez l’indice).
  • La performance dépend entièrement du marché global choisi.

💡 Pour qui ?
Débutants cherchant à investir progressivement sans avoir à choisir eux-mêmes chaque entreprise. Parfait pour mettre en place un plan d’investissement programmé (ex. : 100 € par mois sur un ETF mondial).

Les actions en direct : miser sur des entreprises précises

Investir en actions en direct consiste à acheter les titres d’une entreprise pour profiter d’une éventuelle hausse de leur valeur et/ou de dividendes.

Exemple concret :

  • Vous achetez 50 actions TotalEnergies à 60 € → coût 3 000 €.
  • Si le cours monte à 70 €, votre plus-value est de 500 €.
  • Avec un dividende annuel de 3,5 €, vous recevez aussi 175 € par an.

Avantages :

  • Potentiel de gains supérieurs si vous choisissez les bons titres.
  • Dividendes réguliers, pouvant constituer un revenu passif.
  • Liberté de sélectionner vos secteurs favoris (tech, santé, énergie…).

Limites :

  • Risque plus élevé : une seule entreprise peut fortement chuter.
  • Demande du temps pour analyser et suivre les résultats.
  • Nécessite des connaissances en analyse fondamentale et technique.

💡 Pour qui ?
Investisseurs motivés à se former et à suivre l’actualité économique, prêts à assumer plus de volatilité.

L’immobilier est souvent considéré comme la base d’un patrimoine solide. Il peut prendre plusieurs formes :

  • Achat locatif (classique ou meublé)
  • SCPI (Société Civile de Placement Immobilier)
  • Crowdfunding immobilier (financement participatif de projets)

Exemple concret :

  • Achat d’un appartement à 150 000 € financé à 100 % par un crédit.
  • Loyer mensuel : 700 € → remboursement du prêt en grande partie par le locataire.
  • Valeur du bien qui peut augmenter dans le temps.

Avantages :

  • Revenus réguliers grâce aux loyers.
  • Effet de levier du crédit (vous investissez l’argent de la banque).
  • Actif tangible, souvent perçu comme plus stable que la bourse.

Limites :

  • Immobilisation importante du capital.
  • Gestion chronophage (ou frais si gestion déléguée).
  • Moins liquide : vendre prend du temps.

💡 Pour qui ?
Investisseurs avec un capital ou une capacité d’emprunt, cherchant des revenus passifs et une diversification hors marché boursier.

Comment prioriser quand on débute ?

Le choix dépend surtout de votre capital initial, votre tolérance au risque et votre horizon d’investissement.

  • Petit capital (< 5 000 €) : privilégier un ETF mondial pour diversifier immédiatement.
  • Capital intermédiaire (5 000 € – 50 000 €) : combiner ETF pour la base et quelques actions ciblées pour dynamiser la performance.
  • Capital élevé ou accès au crédit : intégrer progressivement l’immobilier locatif ou les SCPI pour diversifier les revenus.

Quelle que soit la stratégie, commencez petit, investissez régulièrement et laissez le temps jouer en votre faveur.

Conclusion

ETF, actions et immobilier ne sont pas des choix exclusifs : ils peuvent se compléter. Si vous êtes débutant, vous avez tout intérêt à commencer simple avec un ETF, à apprendre progressivement, puis à ajouter des actions ou de l’immobilier selon son évolution financière et ses objectifs.

L’investissement, ce n’est pas « choisir le bon produit une fois pour toutes », c’est mettre en place une stratégie évolutive, adaptée à votre vie et au marché.

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Les inégalités économiques : nature ou société ?

L’inégalité économique figure parmi les phénomènes les plus durables et manifestes de nos sociétés modernes. Dans la mesure où les distinctions des revenus et des biens entre les individus, les classes et les pays sont tellement prononcées, elles suscitent des interrogations, de l’indignation et de nombreuses hypothèses.

La méritocratie au cœur de la différentiation

Certains courants, souvent plus ou moins libéraux, considèrent au contraire que les inégalités ne peuvent être qu’une conséquence logique des différences de talents, d’efforts ou de prise de risques. L’économie de marché, sous cet angle, est à l’image de la Nature : elle récompense innovateurs, entrepreneurs ou investisseurs.

Les inégalités ne seraient alors qu’un constat, voire une nécessité à l’effet incitatif d’une “méritocratie” active et dynamique. 

Cette vision s’appuie toutefois sur une hypothèse ignorée : l’inégalité de départ. Personne ne naît avec le même capital éducatif, social, financier. Cette “méritocratie” peut donc tout aussi bien n’être qu’une illusion recoupant des privilèges hérités bien plus que conquis.

Une construction sociale et politique des inégalités

Sous la plume de nombreux sociologues et économistes, de Pierre Bourdieu allant à Thomas Piketty et Amartya Sen, les inégalités économiques ne sont ni naturelles ni inéluctables. Elles dépendent de choix de société : celui du modèle fiscal, de l’éducation, de la redistribution, des politiques salariales, du rapport de force entre capital et travail.

L’État joue alors le rôle clé. Un régime dans lequel la fiscalité est progressive, la redistribution est active et les services publics puissants génèrent inévitablement des inégalités parce que cela ne suffit pas à compenser socialement. À l’inverse, un régime très libéral qui se refuse à la régulation renforce la dynamique de concentration de la richesse entre les mains d’une minorité.

Keynes, en particulier, a plaidé pour une intervention active de l’État afin de réguler les cycles économiques et soutenir la demande, considérant que les marchés livrés à eux-mêmes ne garantissent ni plein emploi ni équité.

Image : John Maynard Keynes

Aujourd’hui, cette tension traverse encore les débats politiques contemporains, illustrée par les propositions de certains politiciens comme de Jean-Luc Mélenchon, qui appelle à une refondation radicale du modèle redistributif.

Inégalité et représentations comme produits culturels et symboliques

En dehors des données numériques, les inégalités jouent également un rôle dans la représentation : il est stigmatisant d’être pauvre et agréable d’être riche. Les normes sociales justifient la structure économique générale : méritocratie, volonté de risquer, moralité du travail. Le symbolique justifie l’inégalité en validant ces inégalités en les vendant comme résultats individuels et non comme produits du choix collectif.

Un contraste entre un pays développé et émergent

Dans le contexte de la lutte des classes, un comparatif intéressant soulignant une inégalité entre un pays développé comme la France et un pays émergent marqué par une histoire politique forte à savoir le Brésil, met en lumière une inégalité structurelle qui mérite une analyse profonde de cette dissonance sociale et historique.  

La pauvreté va au-delà des limitations financières ; elle prive d’opportunités. Des millions de Brésiliens sont confrontés à des obstacles en matière d’éducation, de soins de santé et de mobilité ascendante, perpétuant ainsi des cycles d’inégalités qui se répercutent d’une génération à l’autre.

Que ce soit sur le plan de l’éducation, de la richesse ou encore sur la santé.

En France, l’accès à l’éducation est garanti à tous, avec une  transmission du savoir dès le  plus jeune âge jusqu’à la majorité. Ce système basé sur l’obligation scolaire vise à instaurer une égalité des chances en assurant à chacun une formation commune.

En effet chaque enfant a le droit à l’éducation et à une place dans un établissement scolaire. À contrario dans un pays émergent tel que le Brésil un enfant est souvent confronté à des difficultés en matière d’éducation. La pauvreté du pays donne naissance à des situations auxquelles certains jeunes sont contraints d’aller travailler au lieu de suivre un cursus scolaire.

Le système social de la France donne la possibilité de se faire rembourser nos soins médicaux. De plus, les normes d’hygiène et de soins sont de rigueur dans ces hôpitaux et pour cause la France applique les normes ISO.

Quelle société voulons-nous?

Admettre que ces inégalités sont sociales revêt la possibilité de les modifier. Cela nécessite de revoir notre politique publique, nos aspirations communes, notre rapport à l’emploi, la fortune et le droit.

Devons-nous prétendre à l’égalité totale? Sans doute pas. Mais il apparaît clair que réduire ces inégalités parmi les moins tenables est un préalable à une société moins secouante, encore plus solidaire et libre.

Sources

Thomas Piketty – Site de Paris School of Economics
https://piketty.pse.ens.fr

Amartya Sen – UNDP sur le développement humain
https://hdr.undp.org/fr

OCDE – Éducation et inégalités
https://www.oecd.org/fr/education/

INSEE – Données sur les inégalités en France

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2381474

OMS – Accès aux soins au Brésil
https://www.who.int/fr/countries/bra

Ministère de l’Éducation nationale (France)
https://www.education.gouv.fr

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L’essor de la DeFi : quel avenir pour les banques ?

Depuis 2020, la Finance Décentralisée (DeFi) s’est développée à un rythme rapide. Elle repose sur la technologie blockchain et est soutenue par des protocoles avant-gardistes, transformant profondément les pratiques du secteur bancaire traditionnel en offrant un accès direct à divers services financiers tels que le prêt, l’emprunt, le trading et l’épargne, sans intermédiaire bancaire.

Toutefois, malgré des rendements potentiellement élevés, la DeFi présente également des risques significatifs et pose des questions quant au futur du domaine bancaire.


Qu’est-ce que la DeFi ?


La Finance Décentralisée s’appuie sur des smart contracts, qui sont des programmes informatiques déclenchés automatiquement au sein de la blockchain. Les institutions financières traditionnelles sont substituées par ces contrats: l’absence de conseiller bancaire ou d’intermédiaire devient la norme, car la gestion est assurée par le code et la clarté des
registres publics.

Quelques exemples concrets :

● Prêts et emprunts : Sur Aave ou Compound, un utilisateur peut prêter ses cryptomonnaies et percevoir des intérêts (souvent supérieurs à ceux proposés par une banque), tandis qu’un autre peut emprunter en déposant une garantie.
● Trading décentralisé (DEX) : Uniswap, Curve ou SushiSwap permettent d’échanger des actifs directement entre utilisateurs, sans intermédiaire central.
● Épargne et rendements : Les mécanismes de staking (bloquer ses cryptos pour sécuriser un réseau) ou de yield farming (fournir de la liquidité à un protocole) offrent des rendements parfois à deux chiffres.

En résumé, la DeFi ambitionne de créer un système financier mondial, ouvert et transparent, accessible avec une simple connexion Internet et un portefeuille numérique.

Des rendements attractifs… mais à quel prix ?


L’un des grands arguments de la DeFi réside dans ses rendements élevés (APY – Annual Percentage Yield). Alors que les comptes épargne en banque offrent en moyenne 2 à 4 % par an, certains protocoles DeFi affichent des taux allant de 10 % à plus de 100 %, selon les actifs et la demande.

Mais ces rendements s’expliquent par :

● La volatilité des cryptomonnaies : les gains en tokens peuvent perdre rapidement de la valeur si le marché chute.
● Le risque technologique : une faille dans un smart contract peut entraîner le piratage de millions de dollars.
● Le risque systémique : certains protocoles reposent sur des stablecoins (comme l’USDT ou l’USDC). Si la confiance disparaît, l’écosystème entier peut vaciller.
● Le risque réglementaire : de nombreux États commencent à surveiller la DeFi, ce qui peut entraîner des restrictions ou interdictions.

Autrement dit, les rendements élevés vont de pair avec des risques considérables, souvent mal compris par les nouveaux investisseurs.

Un modèle qui menace les banques traditionnelles ?


La DeFi remet en question le rôle historique des banques :

● Dépôts et épargne : pourquoi laisser son argent à 2 % à la banque quand certains protocoles promettent 10 % ou plus ?
● Prêts : dans la DeFi, pas besoin de vérifier votre dossier de crédit, seule la garantie déposée compte.
● Frais : les services bancaires facturent des commissions, alors que la DeFi se contente des frais de réseau et des protocoles.
Cependant, les banques conservent plusieurs atouts qui leur permettent de rester compétitives face à la DeFi.

Elles offrent avant tout la sécurité des dépôts, garantie par l’État dans de nombreux pays, comme avec le Fonds de Garantie des Dépôts en Europe qui protège l’épargnant en cas de faillite bancaire. Elles assurent également une stabilité structurelle, puisqu’elles ne risquent pas de disparaître du jour au lendemain à cause d’une faille informatique ou d’un piratage massif.

Enfin, elles bénéficient d’un capital essentiel : la confiance des clients. Malgré certains scandales financiers, la majorité des particuliers préfère encore confier son argent à une banque régulée plutôt qu’à un protocole anonyme géré uniquement par du code.Malgré certains scandales financiers, la majorité des particuliers préfère encore confier son argent à une banque régulée plutôt qu’à un protocole anonyme géré uniquement par du code.

Pour conclure

la finance décentralisée représente l’une des innovations les plus disruptives du secteur financier depuis l’apparition d’Internet. Elle propose une vision radicalement nouvelle : un monde où chacun peut prêter, emprunter, investir sans intermédiaire. Mais ses rendements mirobolants cachent des risques élevés, encore mal maîtrisés.

Les banques, loin d’être condamnées, pourraient tirer parti de cette révolution en adaptant leurs modèles. Demain, la frontière entre finance traditionnelle et finance décentralisée pourrait bien s’estomper, au bénéfice des utilisateurs.

Sources

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Faits marquants des marchés : 11–15 août 2025

La semaine écoulée a été marquée par une intensification des incertitudes macroéconomiques, dans un contexte où les marchés cherchent un cap clair avant une série d’échéances majeures.

Aux États-Unis, les signaux d’inflation sont restés contradictoires, alimentant le débat sur la trajectoire monétaire de la Fed. En Europe, la croissance reste atone et la Banque centrale européenne maintient une ligne restrictive, malgré un environnement industriel fragile.

Le Japon, en revanche, a surpris positivement avec une croissance plus soutenue qu’anticipé au deuxième trimestre, renforçant les spéculations sur une normalisation progressive de la politique monétaire de la BOJ. Les matières premières ont reculé dans l’ensemble, les taux d’intérêt se sont tendus, et les investisseurs se préparent désormais à une semaine charnière dominée par la publication de données d’inflation, d’indicateurs d’activité, et par le symposium de Jackson Hole.

Marchés des changes (FX)- Analyse par devise

USD – Dollar américain

La semaine a été dominée par la publication contrastée des données d’inflation. L’indice des prix à la consommation (CPI) est resté conforme aux attentes, signalant une inflation modérée. Mais le choc est venu de l’indice des prix à la production (PPI), en forte hausse et marquant son rythme le plus élevé depuis près de trois ans. Ce contraste a eu deux effets majeurs :

1. Les anticipations d’un assouplissement agressif de la Fed en septembre ont été revues à la baisse.

2. Les rendements obligataires américains se sont redressés, entraînant une correction sur l’or et pesant sur les marchés actions.

Les indices boursiers américains ont terminé en ordre dispersé : le Dow Jones a atteint un nouveau sommet intraday, preuve de la résilience de certains secteurs, tandis que le S&P 500 a stagné et que le Nasdaq a cédé du terrain, pénalisé par les valeurs technologiques sensibles aux taux.

EUR – Euro

La situation économique de la zone euro demeure préoccupante. La production industrielle de juin a reculé, confirmant la faiblesse persistante du secteur manufacturier. Ce ralentissement vient accentuer la fracture entre une activité industrielle atone et une Banque centrale européenne qui maintient sa politique restrictive, insistant sur la nécessité de contenir une inflation encore au-dessus de la cible.

Sur les marchés, les actions européennes ont consolidé leurs gains récents et terminé la semaine en baisse, reflétant un sentiment de prudence. Les rendements des Bunds allemands, eux, sont restés à des niveaux élevés, illustrant la crédibilité du discours « higher for longer » de la BCE.

GBP – Livre sterling

La livre a évolué de manière hésitante au cours de la semaine, dans un contexte où les données macroéconomiques britanniques n’ont pas fourni de signaux clairs. Les investisseurs attendent désormais avec attention la publication de l’indice des prix à la consommation (CPI) ainsi que des PMI, qui donneront une vision plus précise de la dynamique inflationniste et de l’activité au Royaume-Uni.

Les marchés obligataires britanniques ont suivi la tendance mondiale : les rendements des Gilts se sont tendus, en ligne avec la remontée des taux américains, ce qui a contribué à soutenir temporairement la livre. Néanmoins, la prudence domine sur la devise britannique, faute de catalyseurs économiques nets et dans l’attente des prochaines publications.

JPY – Yen japonais

Le Japon a surpris positivement cette semaine avec une croissance du PIB au deuxième trimestre supérieure aux attentes (+0,3 % en variation trimestrielle, soit +1 % en rythme annualisé). Ce résultat est venu confirmer une reprise modeste mais réelle, portée par les exportations et par un investissement public résilient.

Cette donnée a ravivé les spéculations sur une possible normalisation de la politique monétaire de la Banque du Japon (BOJ). Si la banque centrale maintient encore un discours prudent, les marchés commencent à anticiper un relèvement des taux d’ici la fin de l’année. Les rendements des obligations d’État japonaises (JGB) se sont ainsi raffermis, renforçant l’attrait du yen.

CAD – Dollar canadien

Le dollar canadien a principalement suivi deux dynamiques :

1. L’évolution du prix du pétrole, en recul en fin de semaine.

2. Le ton globalement défensif des marchés.

Ces deux facteurs ont légèrement pesé sur la devise, qui reste en position d’attente avant des publications majeures la semaine prochaine, notamment l’inflation (CPI) et les ventes au détail. Ces chiffres seront décisifs pour évaluer la marge de manœuvre de la Banque du Canada, dont le discours reste aligné sur une prudence vis-à-vis de l’inflation.

AUD – Dollar australien

La banque centrale australienne (RBA) a réduit son taux directeur de 25 points de base, le ramenant à 3,60 %. Cette décision s’accompagne d’une révision à la baisse des perspectives de croissance, signe que l’économie australienne ralentit sous l’effet du resserrement monétaire passé et du contexte mondial moins porteur.

Le dollar australien a logiquement reculé après cette annonce. Les investisseurs anticipent que la RBA pourrait encore intervenir si la dynamique de croissance continue de se détériorer. Le marché de l’emploi, dont les chiffres sont attendus la semaine prochaine, constituera un test crucial pour jauger de la capacité de l’économie à absorber le ralentissement en cours.

NZD – Dollar néo-zélandais

L’économie néo-zélandaise reste fragilisée, comme l’a illustré l’indice PMI manufacturier, toujours en territoire de contraction. La croissance est faible et les perspectives de demande extérieure demeurent limitées.

Le dollar néo-zélandais est ainsi resté orienté à la baisse, évoluant surtout en fonction des mouvements du dollar américain. Le prochain rendez-vous majeur sera la réunion de la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ), où les investisseurs attendent un discours prudent, voire ouvert à de nouvelles mesures accommodantes si la situation ne s’améliore pas.

CHF – Franc suisse

Le franc suisse a conservé son rôle traditionnel de valeur refuge, dans un environnement marqué par l’incertitude sur l’inflation et les banques centrales. L’absence de publications domestiques notables a limité son mouvement autonome, laissant la devise évoluer principalement au gré des croisements avec l’euro et le dollar.

Le franc reste ainsi soutenu par la prudence des investisseurs, mais dépendant des dynamiques extérieures, en particulier de la zone euro.

Marchés financiers globaux

Equities

  • • États-Unis : Dow Jones en record intraday, Nasdaq en repli, S&P 500 stable.
  • • Europe : Consolidation en fin de semaine, secteur manufacturier fragile.
  • • Asie : Nikkei soutenu par la croissance, bourses chinoises en repli.

Obligations

  • • États-Unis : Hausse des rendements après le PPI.
  • • Europe : Bunds stables à des niveaux élevés, spreads périphériques contenus.
  • • Japon : JGB en hausse modérée, alimentés par les spéculations BOJ.

Commodities

  • • Pétrole : Repli en fin de semaine.
  • • Or : Correction face à la hausse des rendements.
  • • Cuivre : Pressions baissières liées à la Chine.

Crypto

  • • Bitcoin : Consolidation sous résistance clé.
  • • Ethereum : Sous-performance sur fond d’incertitudes réglementaires.

Données à venir (19–23 août 2025)

Mardi 19 août :

  • Canada : Indice des prix à la consommation (CPI m/m, Median, Trimmed, Common y/y)
  • Chine : Taux préférentiel de prêt (1 an et 5 ans)

Mercredi 20 août :

  • • Nouvelle-Zélande : Décision de la RBNZ, communiqué et conférence de presse
  • • Royaume-Uni : CPI (y/y)
  • • États-Unis : Minutes du FOMC, discours du gouverneur Waller

Jeudi 21 août :

  • Zone euro : PMI flash (France, Allemagne, zone euro – manufacturier et services)
  • Royaume-Uni : PMI flash
  • États-Unis : Inscriptions hebdomadaires au chômage, indice Philly Fed, PMI S&P, ventes de logements existants
  • Tous : Symposium de Jackson Hole (jour 1)

Vendredi 22 août :

  • Royaume-Uni : Ventes au détail (m/m)
  • Canada : Ventes au détail, ventes au détail principales (m/m)
  • États-Unis : Discours de Jerome Powell, symposium de Jackson Hole (jour 2)

Samedi 23 août :

  • Tous : Symposium de Jackson Hole (jour 3)
  • Zone euro : Discours de Christine Lagarde (BCE)
  • Royaume-Uni : Discours d’Andrew Bailey (BOE)

Conclusion

La semaine du 11 au 15 août a confirmé un environnement mondial fragmenté et incertain. Le contraste entre les États-Unis (inflation toujours problématique mais croissance résiliente), l’Europe (croissance atone et BCE restrictive) et le Japon (croissance plus forte, mais politique monétaire encore prudente) illustre des divergences profondes. Les matières premières reculent, les obligations réajustent leurs rendements, et les marchés actions restent en équilibre fragile.

La semaine à venir sera déterminante : avec des CPI cruciaux, des PMI européens et britanniques, et le symposium de Jackson Hole, les investisseurs disposeront de nouveaux repères pour ajuster leurs anticipations de politique monétaire et leur positionnement de marché pour la rentrée.

Sources

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PPI US : accélération surprise, marché du travail solide… et Powell conforté

PPI de juillet : un choc inflationniste

Les prix à la production aux États-Unis ont bondi en juillet, bien au-delà des attentes.

Le PPI global progresse de 0,9 % sur un mois (contre 0,2 % attendu) et de +3,3 % sur un an (2,5 % attendu), après 2,4 % en juin. Il s’agit de la plus forte hausse mensuelle depuis mai 2022.

Le Core PPI (hors alimentation, énergie et services commerciaux) grimpe de 0,6 % sur un mois, sa plus forte progression depuis mars 2022, et affiche +2,8 % sur un an. Le PPI hors alimentation et énergie atteint même +3,7 % sur un an (2,9 % attendu).

Ces chiffres confirment que les pressions inflationnistes en amont de la chaîne de production restent bien présentes, en particulier dans les services et certains biens manufacturés.


Chômage : toujours aucun signe de faiblesse

Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage reculent à 224 000 (contre 228 000 attendus), tandis que les demandes continues baissent à 1,953 million (1,964 million attendu).

Le marché du travail reste donc robuste, ce qui entretient la pression salariale et, par ricochet, sur les prix.


Trump contre Powell : le contexte politique

Ces données vont à l’encontre des pressions exercées par Donald Trump sur Jerome Powell. Le président exhorte depuis plusieurs semaines la Fed à baisser rapidement ses taux directeurs pour stimuler l’économie avant l’élection.

Or, la surprise haussière sur le PPI, combinée à l’absence de dégradation du marché du travail et à une inflation à la consommation (CPI) encore résiliente mardi, confirme la position prudente de Powell.

Accélérer la baisse des taux dans un tel contexte serait prématuré, car cela risquerait d’alimenter de nouvelles tensions inflationnistes alors que la production américaine se maintient bien et que la consommation reste modérée.


Réaction des marchés

Les marchés ont immédiatement réagi à la publication :

  • Probabilité de baisse de taux en septembre : 93 %, contre 100 % hier.
  • Cumul des baisses anticipées d’ici fin 2025 : 58 points de base, contre 63 avant la publication.

Les indices américains ont ouvert en légère baisse : le S&P 500 recule d’environ 0,4 %, le Nasdaq de 0,5 %, et le Dow Jones de 0,3 %. Le dollar s’est raffermi face aux principales devises, tandis que Bitcoin et Ethereum ont perdu du terrain, pénalisés par la réduction des anticipations de baisse de taux.

En résumé

  • Inflation en amont : plus forte que prévu, via un PPI en accélération.
  • Marché du travail : solide, avec des demandes de chômage en baisse.
  • Contexte politique : les données donnent raison à Powell face aux pressions de Trump.
  • Marchés financiers : repli des indices et hausse du dollar, signe d’une prudence accrue.

Sources