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Atos en crise : Comment le géant technologique peut-il se réinventer ?

L’action Atos traverse actuellement une période mouvementée, marquée par des défis majeurs et des ajustements stratégiques décisifs. La situation financière de l’entreprise a suscité de nombreuses interrogations sur sa capacité à se redresser à court terme, notamment dans un contexte de restructuration et de difficultés économiques.

1. Capitalisation et chiffres clés

Au 5 septembre 2024, Atos SE affiche une capitalisation boursière de 79,48 millions d’euros, soit une chute de près de 90 % sur un an. Ce déclin dramatique reflète en partie des retards contractuels et un environnement économique difficile. Le prix par action a atteint 0,72 €, à la suite d’une perte nette de 1,9 milliard d’euros au premier semestre 2024, en raison de dépréciations d’actifs et d’une baisse des ventes​

Trade Republic

Atos gère une dette significative de 5,87 milliards d’euros, contre une trésorerie limitée à 767 millions d’euros. Ces indicateurs financiers fragiles sont accompagnés d’une marge bénéficiaire de -47,15 % et d’un flux de trésorerie libre négatif de -1,58 milliard d’euros, accentuant la pression sur l’entreprise​.

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2. Volatilité et révisions stratégiques (2024-2027)

L’action Atos subit une volatilité liée à plusieurs révisions stratégiques pour la période 2024-2027. Les performances récentes montrent un recul de 4 % des revenus, atteignant environ 9,7 milliards d’euros pour 2024, tandis que la marge opérationnelle est révisée à 2,4 %, en baisse par rapport aux attentes​ en cours inclut la renégociation de la dette, des réductions de coûts et un programme de recapitalisation prévu pour fin 2024.

Cette phase a provoqué des hésitations chez les investisseurs quant à l’évolution des revenus à court terme. Cependant, Atos anticipe une reprise progressive à partir de 2026, avec une croissance prévue de 9,1 % dans ses segments Cloud et Digital​

3. Incertitudes à court terme

La dilution des actionnaires, une conséquence de la restructuration, inquiète les investisseurs, car elle pourrait affecter la valeur de l’action à court terme. Cependant, l’entreprise espère une stabilisation financière d’ici 2027, après la mise en œuvre de son plan de redressement​

4. Nos recommandations

La prudence reste de mise à court terme, la dette élevée et les pertes cumulées pèsent lourdement sur la capacité de redressement. Nous recommandons d’adopter une attitude négative à court terme. Cependant, le plan de refinancement de 1,82 milliard d’euros pourrait offrir un répit si les initiatives de transformation réussissent​

À suivre…


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Les réformes fiscales proposées par M. Harris pourraient peser sur le S&P 500 à hauteur de 5 %

La proposition de la vice-présidente américaine et candidate démocrate à l’élection présidentielle Kamala Harris d’augmenter l’impôt sur les sociétés avant les élections présidentielles de novembre pourrait faire baisser les bénéfices des entreprises de l’indice de référence S&P 500 d’environ 5 %, selon les analystes de Goldman Sachs.

Le mois dernier, Mme Harris a proposé de faire passer le taux d’imposition des sociétés de 21 % à 28 % et de veiller à ce que « les grandes entreprises paient leur juste part », si elle remporte l’élection face à son rival républicain Donald Trump. Goldman a estimé qu’avec un taux d’imposition de 28 %, les bénéfices des entreprises du S&P 500 seraient réduits de 5 %.

L’ajout de l’imposition des revenus étrangers et l’augmentation du taux de l’impôt minimum alternatif, qui passerait de 15 % à 21 %, pourraient réduire les bénéfices de 8 %, selon les analystes.

En revanche, l’allègement proposé par M. Trump du taux légal fédéral d’imposition des sociétés à 15 %, contre 21 % actuellement, augmenterait « arithmétiquement » les bénéfices de l’indice S&P 500 d’environ 4 %.

« Le taux d’imposition légal actuel des sociétés américaines sur le revenu national est de 26 %, mais le taux d’imposition effectif total payé par la société type du S&P 500 est de 19 % », a ajouté la maison de courtage.

Goldman prévoit que chaque variation d’un point de pourcentage du taux d’imposition national statutaire aux États-Unis entraînerait une modification du bénéfice par action (BPA) du S&P 500 d’un peu moins de 1 %, soit environ 2 $ du BPA du S&P 500.

L’accession de Mme Harris à la tête du ticket démocrate a redynamisé une campagne démocrate qui avait nourri des doutes sur les chances de Joe Biden. Les sondages montraient que M. Trump avait pris de l’avance sur M. Biden, mais Mme Harris a depuis lors devancé le candidat républicain dans certains sondages d’opinion nationaux.

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L’Impact de la politique monétaire sur les rendements des Bons du Trésor

En temps normal, les bons du Trésor américain sont devenus un investissement incontournable pour les investisseurs recherchant une faible prise de risque tout en profitant des taux d’intérêt élevés.

La politique monétaire joue un rôle essentiel dans l’évolution des rendements des bons du Trésor. Depuis 2022, ces rendements ont augmenté de 5 %, marquant une tendance significative dans le contexte économique actuel.

Face à l’augmentation continue de la dette publique aux États-Unis, JPMorgan prévoit une baisse du taux à trois mois, passant de 5,4 % à 3,5 % au cours des 18 prochains mois. Cette projection est particulièrement pertinente alors que la Réserve fédérale (Fed) envisage des baisses de taux potentielles dès septembre. Les investisseurs doivent donc se préparer à une diminution des rendements.

Cependant, si l’économie montre des signes de faiblesse, certains analystes de JPMorgan estiment que la baisse des taux pourrait être plus prononcée. Dans un contexte de récession, où la Fed assouplit sa politique monétaire, les investisseurs seraient avisés de se tourner vers les grandes capitalisations américaines et les actions de croissance. En revanche, les actions internationales, les valeurs de rendement, et les petites capitalisations tendent à être plus vulnérables.

En dépit de la baisse des rendements des bons du Trésor, les actions américaines continuent d’afficher des performances historiques, générant des gains significatifs pour les investisseurs. Cette dynamique contraste fortement avec la tendance observée sur les marchés obligataires, soulignant l’importance de diversifier ses investissements en fonction des conditions économiques et des prévisions monétaires.

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Le Point sur les Marchés: Semaine du 26 Août 2024

La semaine dernière a été marquée par une volatilité accrue sur les marchés financiers, principalement en raison des anticipations concernant les prochaines décisions des banques centrales et des données économiques cruciales attendues cette semaine.

Performances des Marchés

Marchés Américains : Les marchés boursiers américains ont montré une certaine résilience, malgré les incertitudes entourant les taux d’intérêt. Le S&P 500 a légèrement progressé, tandis que le Nasdaq a connu une volatilité accrue, principalement due à la performance fluctuante des valeurs technologiques. Les petites capitalisations, représentées par le Russell 2000, ont également enregistré de bons résultats grâce aux anticipations d’une stabilisation des taux d’intérêt

Marchés Européens : En Europe, les marchés ont été plus contrastés. Le CAC 40 à Paris et le DAX à Francfort ont clôturé la semaine en légère baisse, impactés par les préoccupations économiques en Allemagne et une inflation plus élevée que prévu en France. Le FTSE 100 à Londres a mieux résisté, soutenu par les secteurs défensifs tels que les services publics et les
biens de consommation essentiels

Sur le marché obligataire, les rendements des obligations d’État en Europe ont été volatils, notamment en Allemagne, où les attentes concernant une politique monétaire plus restrictive ont fait grimper les rendements du Bund. En parallèle, la BCE reste sous pression pour ajuster sa politique face à une inflation toujours supérieure à son objectif de 2%

Points clés de la semaine

Inflation (CPI) : Le rapport sur l’inflation de juillet, attendu cette semaine, sera crucial. Aux États-Unis, les économistes s’attendent à une stabilisation de l’inflation annuelle à 3,0 %, tandis qu’en Europe, l’inflation reste un sujet de préoccupation majeur, notamment en Allemagne où elle pourrait influencer les prochaines décisions de la BCE.

Taux d’Intérêt : La Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne (BCE) se trouvent à des carrefours critiques. Alors que la Fed pourrait envisager de réduire les taux si les données montrent un ralentissement continu de l’inflation, la BCE pourrait être contrainte de maintenir une politique stricte pour contenir l’inflation dans la zone euro.

Focus sur l’action de la semaine : NVIDIA

NVIDIA (NVDA) continue de capter l’attention des investisseurs après ses résultats trimestriels exceptionnels. La demande pour ses puces, alimentée par l’essor de l’intelligence artificielle et des centres de données, a permis à l’entreprise de surpasser les attentes de Wall Street. La performance de NVIDIA cette semaine sera un indicateur clé pour le secteur technologique dans son ensemble, surtout dans un contexte de volatilité accrue.

En résumé, les marchés sont dans l’attente d’indicateurs économiques majeurs cette semaine, qui détermineront l’orientation des politiques monétaires à venir. Les investisseurs devront rester vigilants face aux éventuels mouvements de la Fed et aux performances des entreprises clés comme NVIDIA.

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L’impact des taux d’intérêt sur vos investissements : Ce que vous devez savoir

Les taux d’intérêt jouent un rôle crucial dans l’économie et influencent fortement les décisions d’investissement. Que vous soyez un investisseur en actions, en obligations, en immobilier ou même en matières premières, comprendre comment les taux d’intérêt affectent vos placements est essentiel pour optimiser vos stratégies et anticiper les mouvements du marché.

Cet article explore l’impact des taux d’intérêt sur différents types d’investissements, explique pourquoi les investisseurs suivent de près les annonces des banques centrales, et offre des conseils pour ajuster votre portefeuille en fonction des évolutions des taux.

Qu’est-ce qu’un taux d’intérêt ?

Le taux d’intérêt est le coût de l’emprunt d’argent, généralement exprimé en pourcentage du montant qu’on désire emprunter. Il est fixé par les banques centrales, comme la Réserve fédérale aux États-Unis ou la Banque centrale européenne en Europe, pour réguler l’économie. Les taux d’intérêt influencent les coûts des emprunts, les rendements des investissements et la valeur des devises.

Pourquoi les investisseurs suivent-ils les annonces des Banques Centrales ?

Les banques centrales jouent un rôle central dans l’économie en contrôlant les taux d’intérêt, qui sont un outil majeur de politique monétaire. Les annonces de taux d’intérêt par les banques centrales sont suivies de près par les investisseurs pour plusieurs raisons :

  1. Impact sur les coûts d’emprunt : Les modifications des taux d’intérêt influencent directement le coût de l’emprunt pour les entreprises et les particuliers. Un taux d’intérêt plus élevé augmente les coûts d’emprunt, ce qui peut réduire les dépenses des entreprises, ralentir la croissance économique et peser sur les bénéfices des entreprises, affectant ainsi les marchés boursiers.
  2. Indicateur de la santé économique : Les décisions des banques centrales sur les taux d’intérêt sont souvent basées sur leur évaluation de l’économie. Par exemple, une hausse des taux peut indiquer que la banque centrale cherche à freiner l’inflation dans une économie en surchauffe, tandis qu’une baisse des taux peut signaler un effort pour stimuler une économie en ralentissement. Les investisseurs interprètent ces décisions pour ajuster leurs stratégies en fonction des perspectives économiques.
  3. Influence sur le marché des obligations : Les taux d’intérêt et les rendements obligataires sont inversement corrélés. Lorsque les taux d’intérêt augmentent, les prix des obligations existantes baissent, car les nouvelles émissions d’obligations offrent des rendements plus élevés. Cela affecte directement la valeur des portefeuilles obligataires des investisseurs.
  4. Impact sur les devises : Les changements de taux d’intérêt influencent la valeur des devises. Un taux d’intérêt plus élevé dans un pays attire les investisseurs étrangers cherchant à bénéficier de rendements plus élevés, ce qui peut renforcer la devise locale. Cela affecte les entreprises exportatrices et les investissements internationaux.
  5. Réaction des marchés : Les annonces de taux d’intérêt peuvent déclencher des mouvements rapides sur les marchés financiers. Une décision inattendue ou un changement de direction dans la politique monétaire peut provoquer de la volatilité, avec des réactions immédiates des investisseurs qui ajustent leurs positions en fonction des nouvelles informations.

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Comment les taux d’intérêt affectent les différents types d’investissements

1. Actions

Les taux d’intérêt affectent les actions de différentes manières. En général, lorsque les taux d’intérêt augmentent, les coûts d’emprunt pour les entreprises augmentent également, ce qui peut réduire leurs bénéfices et donc faire baisser le cours de leurs actions. En revanche, lorsque les taux d’intérêt sont bas, les entreprises peuvent emprunter à moindre coût pour financer leur expansion, ce qui peut stimuler la croissance des actions.

Exemple : Les secteurs comme les technologies ou les services aux consommateurs, qui reposent sur des financements importants pour la croissance, peuvent être plus sensibles aux variations des taux d’intérêt.

2. Obligations

Les obligations ont une relation inverse avec les taux d’intérêt. Lorsque les taux augmentent, la valeur des obligations existantes diminue. Cela s’explique par le fait que les nouvelles obligations émises offriront des rendements plus élevés, rendant les obligations existantes moins attractives. À l’inverse, lorsque les taux d’intérêt baissent, la valeur des obligations augmente.

Exemple : Un investisseur qui détient une obligation avec un taux fixe de 2 % verra la valeur de son obligation diminuer si les nouveaux titres sont émis à un taux de 3 %.

3. Immobilier

Le marché immobilier est également influencé par les taux d’intérêt. Des taux bas rendent les prêts hypothécaires plus abordables, ce qui peut stimuler la demande pour l’immobilier et faire monter les prix. En revanche, des taux d’intérêt élevés rendent les emprunts plus coûteux, ce qui peut freiner la demande et stabiliser, voire faire baisser les prix de l’immobilier.

Exemple : Un taux d’intérêt bas pourrait encourager davantage de personnes à acheter une maison, augmentant ainsi les prix de l’immobilier dans les zones populaires.

4. Matières Premières

Les taux d’intérêt influencent les matières premières de manière plus indirecte. Par exemple, un taux d’intérêt élevé peut renforcer une devise, rendant les matières premières, souvent libellées en dollars, plus chères pour les acheteurs étrangers. Cela peut réduire la demande et faire baisser les prix.

Exemple : Si le dollar américain se renforce en raison d’une hausse des taux d’intérêt, les matières premières comme l’or ou le pétrole peuvent voir leur prix diminuer sur le marché mondial.

Conclusion

Les taux d’intérêt ont un impact profond sur tous les types d’investissements. Que vous soyez investi en actions, obligations, immobilier ou matières premières, il est crucial de comprendre comment les fluctuations des taux peuvent affecter vos rendements. En ajustant votre portefeuille en fonction des cycles de taux d’intérêt, vous pouvez non seulement protéger vos actifs, mais aussi profiter des opportunités offertes par les changements économiques.

Investir intelligemment signifie être attentif aux tendances macroéconomiques, dont les taux d’intérêt font partie intégrante. Gardez ces principes à l’esprit pour prendre des décisions éclairées et optimiser vos investissements.


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Maximisez vos économies avec Trade Republic : Un taux d’intérêt de 3,75 % sans aucune condition !

Alors que les investisseurs belges se préparent à la libération de 22 milliards d’euros suite à l’échéance du bon d’État d’un an en septembre, beaucoup recherchent le meilleur endroit pour réinvestir leur argent !

L’Agence fédérale de la dette procédera à une nouvelle émission d’un bon d’État d’une durée d’un an en septembre. Pour permettre aux souscripteurs de l’émission de septembre 2023 de réitérer leur investissement, la période de souscription débutera le 5 septembre 2024.

Les nouvelles obligations d’État offriront des rendements moins attractifs en raison d’un impôt à la source plus élevé, il est donc crucial de trouver une alternative sécurisée et rentable. C’est là qu’intervient Trade Republic, la néo-banque allemande, avec une offre imbattable : un taux d’intérêt de 3,75 % sur tous les comptes, versé chaque mois, et sans aucune condition.

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Comprendre le taux d’intérêt de 3,75 %

Le taux d’intérêt de 3,75 % offert par Trade Republic n’est pas seulement compétitif ; c’est l’un des plus élevés du marché. Ce qui rend ce taux encore plus attractif, c’est qu’il est versé mensuellement, vous permettant ainsi de bénéficier plus fréquemment des intérêts composés. Contrairement aux comptes d’épargne traditionnels qui peuvent comporter des conditions complexes, Trade Republic simplifie les choses : pas de conditions, juste un taux d’intérêt élevé et direct.

Pourquoi c’est le moment idéal pour investir

Avec le gouvernement belge proposant de nouvelles obligations d’État avec des conditions moins favorables, et avec 22 milliards d’euros qui vont être injectés sur le marché, il n’y a jamais eu de meilleur moment pour décider où faire fructifier votre argent. Le taux de 3,75 % de Trade Republic, combiné à la sécurité de la garantie des dépôts jusqu’à 100 000 euros par personne, en fait un choix idéal pour ceux qui cherchent à maximiser leurs rendements dans un environnement à faible risque.

Comment Trade Republic peut offrir un taux aussi compétitif :

Vous vous demandez peut-être comment Trade Republic peut proposer un taux d’intérêt aussi compétitif. Leur modèle est simple : en reversant directement à leurs clients les taux d’intérêt de la BCE, ils considèrent que cet argent appartient aux clients dont les fonds génèrent ces intérêts. Cela permet à Trade Republic d’offrir un rendement nettement supérieur à celui des comptes d’épargne traditionnels, sans frais ni conditions.

Conclusion

Alors que la compétition entre les banques belges pour attirer les 22 milliards d’euros libérés s’intensifie, Trade Republic se distingue par une offre simple, transparente et très avantageuse. Si vous cherchez à faire fructifier vos économies avec un taux d’intérêt attrayant et sans compromis, le compte de Trade Republic est une option à ne pas manquer. Profitez de cette opportunité avant la prochaine réunion de la BCE le 12 septembre, et assurez-vous que votre argent travaille vraiment pour vous.


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Comment débuter en investissant avec un petit budget ?

Investir avec un petit budget peut sembler limité, mais c’est en réalité une opportunité d’apprendre les fondamentaux de l’investissement tout en construisant un portefeuille solide. L’important est de se concentrer sur des stratégies qui maximisent la croissance de votre capital dès le départ.

Voici quelques approches pour tirer le meilleur parti de votre budget, même modeste.

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1. Investissez dans des actions fractionnées avec Trade Republic

Avec les actions fractionnées, vous pouvez investir dans des entreprises de premier plan sans avoir à acheter une action entière, souvent coûteuse. Par exemple, au lieu de dépenser plus de 656 euros pour une action LVMH, vous pouvez investir 50 ou 100 euros et posséder une fraction de cette action. Cela vous permet de diversifier votre portefeuille et d’accéder à des entreprises leaders du marché dès le début.

2. Focus sur les ETF pour diversifier votre portefeuille

Les ETF (Exchange-Traded Funds) sont des outils puissants pour ceux qui commencent avec un budget limité. En investissant dans un ETF, vous obtenez une exposition à un ensemble diversifié d’actions ou d’obligations, ce qui répartit le risque et maximise les opportunités de croissance. Par exemple, un ETF sur le S&P 500 vous donne une part dans les 500 plus grandes entreprises américaines, ce qui est un excellent point de départ pour tout investisseur.

3. Investissez automatiquement chaque mois

Adoptez une approche de l’investissement régulier en mettant en place un plan d’investissement automatique qui est simplement programmable avec Trade Republic. En choisissant de transférer automatiquement une petite somme de votre compte courant vers votre compte d’investissement chaque mois, vous pouvez lisser les coûts d’achat et bénéficier de la méthode du dollar-cost averaging. Cela vous permet de construire lentement mais sûrement un portefeuille solide, sans avoir à surveiller constamment les marchés.

4. Exploitez les comptes fiscalement avantageux

Profitez des comptes d’investissement fiscalement avantageux pour maximiser vos rendements. Par exemple, le Plan d’Épargne en Actions (PEA) ou l’Assurance Vie en France permettent non seulement de faire fructifier vos investissements, mais aussi de bénéficier d’avantages fiscaux intéressants sur le long terme. Cela vous permet d’optimiser la croissance de votre capital, même en investissant de petites sommes.

5. Concentrez-vous sur les secteurs en croissance

Identifiez les secteurs en pleine expansion, comme les technologies de l’information, les énergies renouvelables, ou les soins de santé, et dirigez vos investissements vers ces domaines. Même avec un petit budget, investir dans des secteurs porteurs peut offrir des rendements élevés à long terme. Par exemple, un petit investissement dans un ETF technologique pourrait croître de manière significative au fil des années, si le secteur continue de se développer.

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Commencer à investir avec un petit budget n’est pas un obstacle, mais plutôt une opportunité de bâtir une base solide pour votre avenir financier. En adoptant des stratégies comme l’investissement dans des actions fractionnées, l’utilisation des ETF, et l’exploitation des comptes fiscalement avantageux, vous pouvez maximiser la croissance de votre capital même avec de petites sommes. L’important est de rester régulier, d’exploiter les bons outils, et de se concentrer sur la croissance à long terme.

Chaque euro investi aujourd’hui peut se transformer en une somme significative demain, alors ne laissez pas un petit budget vous empêcher de commencer à investir !


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ETF Capitalisant vs ETF Distribuant : Lequel choisir ?

Dans le monde de l’investissement en ETF (Exchange-Traded Funds), il existe deux types principaux de fonds : les ETF capitalisants et les ETF distribuants. Bien que ces deux types d’ETF puissent sembler similaires, ils diffèrent dans la manière dont ils traitent les revenus générés par les actifs sous-jacents, tels que les dividendes ou les intérêts.

Comprendre ces différences est essentiel pour choisir la meilleure option en fonction de vos objectifs financiers.

Qu’est-ce qu’un ETF Capitalisant ?

Un ETF capitalisant (aussi appelé « accumulatif ») réinvestit automatiquement les revenus générés par les actifs sous-jacents, comme les dividendes ou les intérêts, dans le fonds. Cela signifie que, au lieu de recevoir des paiements réguliers en espèces, ces revenus sont réinvestis pour acheter plus d’actifs au sein du fonds. Ci-dessous la grille d’information de l’ETF dans laquelle lire s’il s’agit bien d’un ETF accumulatif/capitalisant.

Avantages :

  • Effet de composition : En réinvestissant automatiquement les revenus, les ETF capitalisants profitent de l’effet de composition, ce qui peut accélérer la croissance de votre investissement à long terme.
  • Gestion simplifiée : Vous n’avez pas à vous soucier de réinvestir manuellement les dividendes ou les intérêts.
  • Fiscalité : Dans certaines juridictions, les ETF capitalisants peuvent être plus efficaces sur le plan fiscal, car les revenus réinvestis ne sont pas immédiatement imposables.

Inconvénients :

  • Pas de revenu régulier : Si vous avez besoin de revenus réguliers, un ETF capitalisant ne sera pas adapté, car les gains sont automatiquement réinvestis.

Qu’est-ce qu’un ETF Distribuant ?

Un ETF distribuant verse régulièrement les revenus générés par les actifs sous-jacents aux investisseurs sous forme de dividendes ou d’intérêts. Ces paiements sont généralement effectués sur une base trimestrielle, semestrielle ou annuelle. Ci-dessous la grille d’information de l’ETF dans laquelle lire s’il s’agit bien d’un ETF distribuant.

Avantages :

  • Revenu régulier : Les investisseurs reçoivent des paiements réguliers en espèces, ce qui peut être idéal pour ceux qui recherchent un flux de revenu stable.
  • Flexibilité : Vous pouvez choisir de réinvestir les dividendes ou de les utiliser comme revenu, selon vos besoins.

Inconvénients :

  • Moins de croissance à long terme : Comme les revenus ne sont pas réinvestis automatiquement, le potentiel de croissance via l’effet de composition est moindre comparé à un ETF capitalisant.
  • Potentiel d’imposition immédiate : Dans certains cas, les dividendes ou les intérêts distribués peuvent être soumis à l’impôt, ce qui pourrait réduire votre rendement net.

Quelle option choisir ?

Le choix entre un ETF capitalisant et un ETF distribuant dépend de vos objectifs financiers, de votre situation fiscale, et de vos besoins en liquidité.

  • Si vous cherchez à maximiser la croissance à long terme et que vous n’avez pas besoin de revenus réguliers, un ETF capitalisant peut être plus approprié en raison de l’effet de composition.
  • Si vous avez besoin de revenus réguliers pour financer vos dépenses courantes, un ETF distribuant est probablement le meilleur choix, car il vous fournit un flux de revenus en espèces.

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Conclusion

Le choix entre un ETF capitalisant et un ETF distribuant est une décision stratégique importante qui doit être alignée avec vos objectifs d’investissement. Prenez en compte vos besoins en liquidité, votre horizon d’investissement, et votre situation fiscale pour faire le choix qui vous convient le mieux.

Merci de nous avoir lus sur Parlons Finance ! N’hésitez pas à partager vos questions ou commentaires ci-dessous. À bientôt pour plus de conseils et d’analyses sur l’investissement et la gestion financière.


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L’Interview exclusive avec le fondateur de 2HoursStudio : Révéler les secrets de la visibilité CEO

Plongez dans le monde dynamique de la production vidéo pour entreprises avec Thierry Huart-Eeckhoudt, fondateur de Startup VIE et 2H Studio, l’agence de personal branding qui propulse la visibilité des CEOs !

Venu de Bruxelles , Thierry partage avec nous son parcours, des premières étincelles d’idées à la concrétisation de deux entreprises florissantes. Découvrez comment l’innovation, l’expérience et une approche sans compromis ont façonné le succès de ces entreprises, défiant les normes et ouvrant de nouvelles voies dans le paysage médiatique contemporain.

Peux-tu raconter l’histoire de la création de ton/tes entreprises, depuis l’idée initiale jusqu’à sa réalisation concrète ?

Je suis Thierry, originaire de Bruxelles et passionné d’entrepreneuriat depuis deux décennies. Après mes débuts dans le secteur culturel, j’ai pivoté vers l’entrepreneuriat technologique il y a 10 ans. Malgré le succès initial de ma première startup, je n’ai pas pu aller aussi loin que je l’espérais.

Ensuite, j’ai dirigé un fonds d’investissement axé sur l’attraction numérique, où nous avons lancé Startup Vie. Il s’agit d’un média axé sur l’entrepreneuriat, produisant des vidéos explicatives qui ont rencontré un succès progressif, attirant des millions de vues. Nous avons également proposé des formations pour les startups. Plus récemment, nous avons lancé 2H studio pour combler un manque d’initiative similaire en Belgique, inspiré par les pratiques observées en France et au Royaume-Uni.

Pour information, j’ai été classé top 10 Belgique sur Linkedin en 2023 sur les sujets liés à l’entrepreneuriat.

Quelles ont été les principales difficultés que tu as rencontrées lors du lancement de ton entreprise, et comment les as-tu surmontées ?

L’un des défis était de convaincre que 2H studio était le bon acteur pour cette initiative. De plus, le processus opérationnel, comme les réunions et la signature des premiers clients, a été long et parfois difficile. En Belgique, il y a une tendance à la discrétion, ce qui nécessite une certaine persuasion pour inciter les gens à se lancer et à devenir plus visibles publiquement.

Quels sont les éléments clés qui ont contribué au succès de ton entreprise ?

Notre expérience préalable dans la production audiovisuelle et notre présence notable sur LinkedIn font de nous un acteur de confiance dans le domaine. La qualité de nos vidéos, notre expertise et notre exposition publique ont également été des facteurs clés de succès. Notre service simple et efficace est également un atout majeur. Tout se passe en seulement quatre étapes :

  1. Nous trouvons les sujets et établissons des recherches sur vos posts. Ensuite nous proposons les meilleurs sujets à traiter
  2. Nous organisons le tournage soit dans notre studio à Bruxelles soit dans vos locaux. Cela prend 2 heures ! (2hoursStudio ;))
  3. Notre équipe créative monte les vidéos et apportent les animations nécessaires pour maximiser l’impact
  4. Nous diffusons et publions le tout sur vos profils.

Comment as-tu réussi à te démarquer dans un marché déjà saturé ou compétitif ?

Nous avons établi des partenariats solides avec des agences de communication et nous disposons d’une équipe expérimentée de monteurs, ce qui nous permet de produire des vidéos de qualité rapidement et efficacement. L’activité est très récente mais nous avons déjà dans nos clients les personnalités suivantes :

  • Benoît Deper (Aerospacelab)
  • Stéphanie Reniers (Gentis)
  • Muriel Bernard (eFarmz)
  • Emna Everard (Kazidomi)
  • Manuel Pallage (NSI),
  • Clarisse Ramakers (Agoria Wallonie)
  • Florence Loumaye (Student.be)
  • Thomas Angerer (BeInfluence)
  • Caroline Cleppert (UCM)
  • Dominique Pellegrino (Vertuoza)

Quel rôle joue l’innovation dans votre entreprise, et comment la cultives tu au sein de tonéquipe ?

Nous restons à la pointe de l’innovation en utilisant des technologies telles que l’intelligence artificielle pour améliorer nos processus de montage. Nous sommes constamment à l’affût de nouvelles fonctionnalités et de nouveaux outils pour rester compétitifs.

Quelle est ta vision à long terme pour l’entreprise, et comment penses-tu continuer à l’adapter aux évolutions du marché ?

Nous aspirons à devenir la référence en matière de production vidéo pour les entreprises, en restant curieux et en élargissant nos compétences, notamment dans la formation au montage vidéo et l’adoption de nouvelles technologies.

Quels sont les tarifs appliqués ?

Nous proposons deux offres : une offre avec accompagnement et message à 3500€ par mois si engagement annuel. Et une offre de tournage, montage et envoi pour 2000€.

Comment gères tu le stress et les pressions liés à la direction d’une entreprise prospère ?

Privilégiez les moments de déconnexion et apprenez à déléguer pour réduire la pression sur vous-même.

Quels ont été les moments les plus gratifiants de ton parcours entrepreneurial jusqu’à présent ?

Les moments les plus gratifiants sont les lancements réussis et les retours positifs des clients, comme lorsque quelqu’un trouve un emploi grâce à nos formations.

Comment envisages-tu de maintenir votre avantage concurrentiel dans un paysage commercial en constante évolution ?

Nous nous efforçons d’être des pionniers dans notre domaine et de nous développer rapidement sur de nouveaux marchés.

Parlons Finance. Peux-tu nous donner quelques chiffres concernant l’entreprise ?

Comme l’entreprise est encore nouvelle, je n’ai pas de chiffres à partager à l’heure actuelle mais nous y reviendrons très certainement plus tard ! En tout cas, nous visons 50 clients d’ici la fin de l’année pour 2H studio, ce qui serait une étape importante. La validation du concept avec 30 clients rapporterait environ 100 000€ par mois.

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui envisagent de se lancer dans l’entrepreneuriat, en particulier dans votre domaine d’activité ?

Allez directement vers votre marché et écoutez attentivement vos clients dès le départ pour améliorer votre produit ou service. Vendre ou pré-vendre vos produits est essentiel pour valider leur attractivité sur le marché.

As-tu un slogan qui t’est cher ?

« No Bullshit ».

Thierry Huart-Eeckhoudt

Racontons les défis et les succès. Montrons l’entrepreneuriat dans toute sa complexité.

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L’Euro Numérique expliqué par Florian Christiaens, expert à la Banque Nationale de Belgique

Dans cette interview exclusive, nous avons eu l’opportunité de rencontrer Florian Christiaens, Digital Euro Policy expert à la Banque Nationale de Belgique. Membre de l’Eurosystème, la Banque Nationale de Belgique joue un rôle crucial dans la coordination et la mise en œuvre du Digital Euro sur le sol belge. Découvrez les enjeux, les défis et les perspectives de cette révolution monétaire à travers les insights d’un expert de premier plan.

  • Quels sont les principaux avantages de l’introduction d’un euro numérique pour les consommateurs ?

L’euro numérique devrait combiner le meilleur des deux mondes : en alliant la confidentialité, la possibilité d’utilisation hors ligne[i], l’acceptation obligatoire et l’uniformité à travers l’Europe de l’argent liquide à la praticité des solutions de paiement électronique modernes.

Il promet une utilisation universelle pour tout type de paiement, qu’il s’agisse de transactions entre particuliers, d’achats en magasin, en ligne, ou de paiements aux administrations publiques. En somme, il deviendrait un véritable billet virtuel intégré dans les applications bancaires, que nous pourrions utiliser pour nos paiements électroniques en toutes circonstances : dans toute la zone euro, pour tout et avec tout le monde, sans jamais plus devoir se demander si notre type de carte sera acceptée par les commerçants.

  • L’espèce/le cash est-il menacé ?

Un euro numérique coexisterait avec les espèces, sans s’y substituer. Il existerait parallèlement aux espèces pour répondre à la préférence croissante de nos concitoyens pour les paiements numériques rapides et sûrs. Les espèces resteraient disponibles dans la zone euro, de même que les autres moyens de paiement électroniques privés utilisés actuellement.

Par ailleurs, une proposition de législation européenne (le ‘Single Currency Package’ – traitant à la fois de l’euro numérique et des espèces) visant à renforcer le statut des espèces en harmonisant son acceptation et son utilisation dans toute la zone euro, a été publiée par la Commission européenne en Juin 2023 et est actuellement examinée par le Parlement européen et le Conseil de l’UE.

De son côté, la Banque nationale de Belgique (ci-après ‘BNB’) a également récemment réaffirmé son engagement envers les espèces, illustré par la construction d’un nouveau centre de traitement à Zellik.

  • Comment pensez-vous que l’introduction de l’euro numérique pourrait impacter le système financier européen?

L’introduction d’un euro numérique devrait encourager la compétitivité et stimuler l’innovation, en rééquilibrant notamment l’influence des géants technologiques (‘BigTech’) en Europe.

En effet, le projet repose sur une infrastructure publique numérique à l’échelle de la zone euro. Les banques et autres prestataires de paiements, qui devraient jouer les intermédiaires entre l’utilisateur et l’Eurosystème (Banque centrale européenne et Banques centrales nationales de la zone euro), auront donc la possibilité de développer des produits et services à valeur ajoutée, favorisant ainsi leur expansion et la capture de nouvelles parts de marché.

En parallèle, la mise en œuvre d’une limite de détention pour l’euro numérique chez les consommateurs et les commerçants vise à atténuer l’impact potentiel sur les dépôts bancaires traditionnels. Cette approche est conçue pour maintenir une expérience utilisateur optimale, autorisant des dépassements temporaires de cette limite pour les transactions, à travers des mécanismes automatiques de retrait ou de dépôt du montant supplémentaire sur les comptes bancaires associés.

Cette flexibilité assure que la limite de détention ne devienne pas une limite de transaction, garantissant ainsi l’utilisation de l’euro numérique comme un instrument de paiement et non comme moyen auxiliaire de placement permanent.

  • Quels sont les risques potentiels associés à l’adoption généralisée de l’euro numérique, notamment en ce qui concerne la sécurité et la confidentialité des données ? Quid des cyberattaques ?

La conception d’un euro numérique reposerait sur l’utilisation des technologies les plus avancées afin de créer un système qui soit à la fois cyber-résilient et à l’épreuve du temps. L’écosystème de l’euro numérique (y compris les intermédiaires) serait soumis à un cadre de gouvernance complet en matière de cyber-résilience, conçu pour garantir que tous les acteurs disposent des contrôles et des processus nécessaires – y compris la surveillance continue des nouvelles menaces – pour atténuer les cyber-risques et garantir la sécurité des données.

La confidentialité de ces mêmes données est quant à elle placée au cœur de la conception de l’euro numérique. L’Eurosystème n’a aucun intérêt à exploiter les données personnelles des Européens en matière de paiement et ne sera donc pas en mesure d’identifier des personnes à partir des paiements qu’elles effectuent.

Par ailleurs, les paiements en ligne pourront être effectués sans partager ses données avec des tiers, sauf celles qui sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de l’euro numérique ou la prévention d’activités illégales, conformément aux réglementations européennes. Les paiements hors ligne quant à eux devraient offrir un niveau de confidentialité encore supérieur, qui sera comparable aux retraits de billets dans les distributeurs automatiques de billets et à l’utilisation des espèces.

  • Comment voyez-vous l’euro numérique coexister avec les cryptomonnaies existantes ou encore les stablecoins ?

Tout d’abord, il est essentiel de rappeler que l’euro numérique et les crypto-actifs, y compris les stablecoins, occupent des sphères distinctes et ne devraient pas être confondus malgré l’utilisation commune du terme « monnaies numériques ». Il est important de distinguer deux aspects principaux des crypto-actifs : leurs objectifs ou utilisations ainsi que la technologie sous-jacente.

Contrairement aux crypto-actifs comme le Bitcoin, qui sont souvent vus comme des investissements spéculatifs et qui ne servent pas de moyen d’échange ou d’unité de compte dans la vie quotidienne, l’euro numérique se présente comme une version numérisée de notre monnaie courante. Il remplira toutes les fonctions traditionnelles de la monnaie (intermédiaire des échanges, unité de compte et réserve de valeur), tout en étant émis et garanti par la BCE.

D’un point de vue technologique et pour faire le lien avec la question précédente, il est possible l’euro numérique puisse adopter certaines méthodes inspirées de la cryptographie, telles que le ‘hashing’ ou la ‘tokenisation’, afin de garantir la plus haute confidentialité technologiquement possible.

Cependant le parallèle n’ira pas plus loin car l’infrastructure ‘euro numérique’ devrait être centralisée autour de la BCE, ce qui distingue fondamentalement l’euro numérique des crypto-monnaies, qui opèrent sur des réseaux (semi) décentralisés.

  • Quelles mesures sont nécessaires pour garantir que l’euro numérique soit accessible à tous, y compris aux populations non bancarisées ou sous-bancarisées ?

En tant que bien public, l’euro numérique garantirait que les paiements soient accessibles à tous et ne laissent personne de côté. Par exemple, la BCE devrait développer une application facile à utiliser, avec des fonctionnalités spécifiques pour les personnes handicapées et disponible dans toutes les langues.

De plus, une carte de paiement devrait également être fournie pour ceux qui trouvent les téléphones mobiles complexes. En outre, la proposition législative abordée plus avant dans l’interview inclut des mesures d’assistance en présentiel pour faciliter l’utilisation de l’euro numérique.

  • Quelles sont les étapes concrètes que l’Union européenne devrait prendre pour avancer vers la mise en œuvre de l’euro numérique, et quel est le calendrier prévu pour cela ?

L’Eurosystème se concentre désormais sur la phase de préparation, la phase d’investigation portant sur les questions clés relatives à la conception et à la distribution de l’euro numérique (qui ont été expliquées tout au long de cette interview) s’étant achevée le 18 octobre 2023. Cette nouvelle phase vise d’abord à finaliser les règles nécessaires à son émission.

Elle doit également permettre d’approfondir l’analyse des différentes composantes de la plateforme qui devra être mise en place, ainsi que de définir les entités privées et publiques chargées de fournir ces composants.

Par ailleurs, le législateur européen a également franchi des étapes décisives avec la publication du ‘Single Currency Package’ par la Commission européenne en juin 2023 (abordée plus avant dans l’interview).

La partie de cette proposition dédiée à l’euro numérique aborde la mise en place de la base juridique nécessaire à son émission, le modèle de compensation, mais aussi les aspects liés à la vie privée. La décision d’émettre ou non un euro numérique reviendra au Conseil des Gouverneurs de la BCE une fois le travail législatif terminé.

La BNB apporte son soutien aux travaux menés par la BCE, en collaboration étroite avec les autres banques centrales nationales de la zone euro, depuis le lancement du projet en 2020. En parallèle, elle s’efforce de coordonner les efforts sur le sol belge, en travaillant conjointement avec tous les acteurs du marché, y compris les représentants des consommateurs, les universitaires, et les membres du National Retail Payments Committee (NRPC).

Cette collaboration vise à aligner les pratiques nationales avec les objectifs plus larges de l’euro numérique. La création d’une cellule autonome dédiée au sein de la BNB, nommée « Digital Euro and Payments Policy », souligne l’importance croissante de ce projet.


[i] Les terminaux de paiements classiques nécessitent une connexion Internet pour pouvoir fonctionner.