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Entreprises

Comment savoir si une entreprise est solvable ? Analyse du ratio de solvabilité

La solvabilité des entreprises est sans nul doute l’information financière la plus prisée des banques mais aussi des partenaires commerciaux, fournisseurs ou autre..

Concrètement, la solvabilité des entreprises est la capacité d’une entreprise à être en mesure de rembourser, à court ou à long terme, ses dettes auprès des banques, de ses fournisseurs et de l’Etat, elle met en évidence leur santé financière.

S’agissant du crédit entre entreprise, il est très courant, surtout en période de crise, qu’une entreprise ne puisse pas se faire payer. Ces impayés sont d’ailleurs la principale cause des défaillances d’entreprises…

D’ailleurs, les entreprises dont le chiffre d’affaires est généré par quelques gros clients sont fortement exposées à ce risque, leur pérennité dépendant de la santé financière de ces clients.

Parlons Finance vous explique pourquoi et comment vérifier la solvabilité de vos clients et fournisseurs grâce au ratio de solvabilité:

  • Ratio de solvabilité:

Ce ratio mesure l’autonomie financière de l’entreprise. C’est-à-dire que l’on va chercher à comparer les capitaux propres (ou fonds propres) par rapport au total du bilan.

Plus ce ratio est élevé, plus l’entreprise est autonome financièrement et donc, plus l’endettement est faible.

En revanche, plus ce ratio est bas, plus l’entreprise dépend de financement externe. En règle générale, on considère qu’une entreprise est solvable dès lors que ce ratio est égal ou supérieur à 20% mais pour la plupart des spécialistes, l’indépendance financière n’est solide qu’à partir de 30 à 35%.

A noter qu’un ratio inférieur à 10% est généralement symptomatique d’une structure dangereusement déséquilibrée, sachant que si le ratio est négatif, cela signifie que l’entreprise ne dispose plus de fonds propres suffisants pour la production.

En effet, si ce ratio est trop faible, cela risque de compliquer les possibilités de trouver des financements externes car il indique que l’entreprise est dépendante des entités qui la financent et ne dispose que de très peu de marge de manœuvre générée par ses fonds propres.

Il définit l’autonomie de gestion. Il est fonction du type d’actionnariat. S’il s’agit d’une entreprise familiale, elle sera désireuse de préserver son autonomie donc d’avoir un ratio se situant entre 1/2 et 1.

Idéalement, il faudrait que ce ratio soit supérieur à 1 puisqu’il est important pour les banquiers (avant/après) un octroi de crédit.

En résumé, la solvabilité permet de savoir à la fois si une entreprise a la capacité financière de payer ses factures, mais aussi, si elle le fait réellement.

H.N

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Banque & Finance

Connaissez-vous la Banque Nationale de Belgique ? Nous vous l’expliquons brièvement

Depuis 1850, la Banque nationale est la banque centrale de la Belgique. Les missions dont s’acquitte la BNB sont généralement des missions d’intérêt général sur les plans tant belge qu’international.

La Banque est tout à la fois autorité et établissement financier, mais aussi entreprise.

Elle fait partie du Système européen de banques centrales et compose, avec les banques centrales des autres États membres de la zone euro et la Banque centrale européenne, l’Eurosystème.

Le statut et le fonctionnement de la Banque sont régis en grande partie par la législation belge spécifique, mais aussi par la réglementation de l’Union européenne.

Dans certains domaines, les règles communes s’appliquent également à elle (marchés publics, fiscalité, législation sociale, environnement, etc.).
Le capital est détenu à 50% par l’Etat belge et 50% est cotée sur le marché Euronext Brussels.

Organe de la BNB

  • Gouverneur: désigné par le Roi pendant 5 ans (mandat renouvelable)
  • Vice-Gouverneur: Subordonné au gouverneur
  • Directeurs: 5
  • Conseil de régence: responsable des questions générales, de la politique
  • Commission des sanctions: habilité à donner des amendes administratives

Missions de la BNB

  • Politique monétaire
  • Emission de billets
  • Centre d’études et d’information
  • Stabilité financière
  • Missions internationales
  • Services à l’Etat, au public et au secteur financier
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Entreprises

Réforme du code des sociétés, quels changements en vue ? (Interview)

Le 1er mai 2019 la réforme du code des sociétés et des associations entrera en vigueur. Pour ce faire, nous avons rencontré un membre de Bibtax, société de consulting spécialisée en fiscalité et dans le droit des affaires qui a répondu à nos questions. Bonne lecture !

  • Bonjour, comme vous le savez plusieurs modifications seront apportées en termes de droits de sociétés, pourriez-vous nous expliquer quels seront les changements ?

En effet, au 1er mai 2019, le droit des sociétés sera réformé et ainsi, le nombre de formes juridiques diminuera mais d’autres implications sont également à observer.

Les associations et les sociétés seront regroupées sous un seul Code des Sociétés et des Associations.

L’un des grands changements sera que les ASBL pourront à l’avenir réaliser des bénéfices ou encore avoir une activité commerciale principale. A la différence que les sociétés pourront toujours distribuer leur bénéfice tandis que les associations devront le doter à leur but non lucratif.

Dès son entrée en vigueur, il n’y aura plus de distinction entre les sociétés civiles et commerciales. Ce changement découle de réformes précédentes concernant le droit de l’insolvabilité et du droit des sociétés.

Désormais, les associations et les sociétés seront considérées comme des « entreprises » et pourront être déclarées en faillite par le Tribunal de l’entreprise, anciennement Tribunal du commerce.

  • J’ai également appris qu’il existe un nombre inférieur de formes de sociétés, quelles sont-elles ?

Après la réforme, vous pourrez fonder une société uniquement sous ces 5 formes:

  1. La Société civile professionnelle ou SCP, qui est la seule forme de société sans personnalité juridique, càd qu’elle ne jouit pas de droits et obligations distincts.
  2. La Société à responsabilité limitée ou SRL, remplacera la SPRL avec quelques changements. Le capital minimum de 18 550€ sera aboli, il sera toutefois exigé des fondateurs un plan financier détaillant leurs sources de financement.
  3. La Société anonyme ou SA, conserve son capital minimum de 61 500€ puisqu’elle s’adresse aux grandes entreprises.
  4. La Société coopérative ou SC, devra compter un minimum de 3 actionnaires qui auront tous une responsabilité limitée.
  5. Personnes morales à responsabilité illimitée où tous les associés seront responsables des dettes de la société sur l’intégralité de leur patrimoine privé. 
  • Quelles sont les autres nouveautés ?

Actuellement, il vous était impossible de constituer une société seul sauf pour la SPRLU. A partir du 1er mai, vous pourrez créer une SRL et une SA.

La responsabilité des administrateurs dépendra du chiffre d’affaire et du bilan de l’entreprise durant les 3 dernières années.

La SRL se rapprochera de la SA puisqu’elle pourra transmettre ses actions librement et les sociétés pourront être cotées en bourse.

Enfin, désormais lorsqu’une société belge transférera son siège statutaire dans un autre pays, le droit des sociétés étranger s’appliquera.

  • Qu’en est-il des sociétés déjà existantes ?

A partir du 1er mai 2019, toute personne voulant constituer une nouvelle société devra choisir parmi les formes précitées.

Les sociétés existantes auront comme échéance le 1er janvier 2024 afin de modifier volontairement la forme juridique actuelle. Une fois ce délai écoulé, elles se verront attribuer la forme la plus proche.

Néanmoins, à partir du 1er janvier 2020, les administrateurs seront tenus de la faire dès la modification suivantes des statuts. Il est préférable de faire ce changement spontanément, faute de quoi les administrateurs pourraient être tenus responsables  d’erreurs y afférent.  

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Banque & Finance

Comment les banques gagnent-elles de l’argent ?

Vous vous êtes surement déjà tous posé la question de savoir comment une banque gagne-t-elle de l’argent ? Ben, nous allons tenter de vous éclairer sur le sujet…

Déjà, vous devez savoir qu’il existe différents types de banques dont notamment les banques commerciales, centrales ou encore les banques d’affaires. En fonction du type de banque, les façons de gagner de l’argent peuvent varier.

D’ailleurs, la plupart des banques commerciales ou banques de détail facturent des frais pour les différents services qu’elles proposent à leurs clients. Les services vendus peuvent être des frais de cartes bancaires ou encore les frais de virements… Ces frais permettent donc aux banques de gagner de l’argent mais ça ne représente pas la plus grosse part des entrées.

Ce n’est pas tout car les banques gagnent aussi de l’argent en prêtant l’argent des déposants (vous et moi) sur lequel elle perçois un intérêt débiteur.

Concrètement, la banque utilise l’argent déposé par ses clients sur différents comptes épargne dans le but de prêter cet argent à d’autres clients qui paieront le prix du prêt.

La banque rémunère ainsi les clients qui ont déposés de l’argent à un certain taux d’intérêt pour les gratifier d’avoir déposé de l’argent.

Par ailleurs, la banque fait payer un taux d’intérêt supérieur aux clients à qui elle prête de l’argent. La différence entre ces deux taux d’intérêt représente la rémunération de la banque, ce qu’on appelle la « Marge d’intermédiation ».

D’autres parts, les banques d’investissement placent de l’argent sur les marchés financiers. Elles achètent des actions ou des obligations qu’elles revendent ensuite avec un bénéfice, dans le meilleur des cas.

Via ces mécanismes financiers et aux dividendes qu’elles perçoivent, les banques gagnent de l’argent.

Il existe également des banques d’affaires qui accompagnent les grandes entreprises. Celles-ci proposent par exemple des analyse comptable ou des conseils stratégiques et financiers via des calculs assez complexes.

Elles peuvent aussi accompagner les entreprises sur des projets de fusions-acquisitions (M&A). Pour tous ces services, les banques d’affaires touchent de l’argent en guise de rémunération.

Nous reviendrons sur la création monétaire réalisée par les banques via l’intérêt et le crédit octroyé dans un article futur …

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Economie

Bientôt plus de cash ? A qui cela profiterait ?

Vous avez probablement tous constater la montée étonnante des différents moyens de paiements alternatifs (paiement mobile, PayPal ou encore les cartes sans contact).

Ainsi, vous remarquerez que le cash devient progressivement vétuste de par sa nature risquée.

Les arguments allant dans le sens de la dématérialisation de nos modes de paiement sont nombreux puisque l’aspect pratique de ces solutions plaisent ainsi que la facilité et la rapidité des transactions lors de nos achats en ligne.

A Londres, par exemple, il y a une généralisation de l’usage de la carte bancaire et une disparition progressive de l’argent liquide qui s’est déjà opéré depuis belle lurette. Les gens ont pris l’habitude de payer tout par carte, certains restaurants n’acceptent plus les pièces et les billets.

De plus, un certain nombre d’adresses pour déjeuner dans la City, centre névralgique de la finance, n’acceptent plus du tout les pièces et billets !

Ainsi, supprimer l’argent liquide de nos sociétés pourrait être très négatif surtout pour les classes de ménages moyen et pauvres.

Des arguments comme la lutte contre le terrorisme ou la drogue sont parfois invoqués au nom de la suppression progressive du liquide.

Fini les petits boulots entre amis ou encore les achats/ventes sur les sites de vente en ligne ou encore rendre votre vie plus vivable en arrondissant vos fins de mois avec l’une ou l’autre activité hors-circuit.

A noter qu’il sera davantage possible pour les Etats d’imposer des taxes sur la majorité de vos mouvements d’argent puisque tout sera su, au moindre achat…

Les établissements bancaires et l’Etat auront une vue sur absolument tout en passant par ce que vous mangez, visitez ou encore investissez et cela en temps réel.

  • La question est surtout de savoir à qui est-ce que ce plan de la suppression du liquide profite ?

Si nous raisonnons de manière totalement logique, ceux qui en tireraient le plus grand bénéfice seraient certainement les banques puis les Etats.

  1. D’une part, les banques s’épargneront des frais de transaction pour les opérations en d’argent liquide.
  2. Elles ne devront plus mettre à disposition de distributeur automatique de billets.
  3. L’argent ne devra plus être imprimé et les banques gagneront aux transactions.

Il s’agit là d’une affaire de plusieurs milliards. De plus, le chemin serait d’autant plus libre pour des intérêts négatifs donc des taxes qui pénalisent l’épargnant.

La logique de ce système de taux d’intérêt négatif conduit à proposer aux banques commerciales de se voir servies un taux d’intérêt négatif pour les liquidités qu’elles laissent en dépôts auprès des banques.

En effet, supprimer l’argent liquide signifie également que nous n’aurons plus aucun moyen de paiement anonyme, ce qui porterait atteinte à notre vie privée.

Dés lors, nous pouvons penser que la vraie motivation des autorités étatiques est d’exercer un contrôle complet des flux de paiement des citoyens.

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Banque & Finance

Près de 5.000 banquiers et traders gagnent plus d’un million d’euros par an en Europe !

Près de 5.000 du secteur bancaire en Europe ont perçu un salaire équivalent au moins à un million d’euros en 2017, selon une étude de l’Autorité bancaire européenne (ABE).

Ceux-ci vivent principalement au Royaume-Uni (73%). La France e trouve à la troisième place juste derrière l’Allemagne avec 233 financiers dépassant le million annuel.

Mais l’année 2018 fut moins faste compte tenu de la performance médiocre sur les marchés boursiers depuis 10 ans mais également des chutes de plus de 30% des cours des valeurs bancaires européennes.

Presque 3/4 de ces « high earners » (hauts salaires) vivent au Royaume-Uni, soit 3.567 personnes.

Ce chiffre révèle la place dominante de Londres comme centre financier de l’Union européenne.

Par ailleurs, la Norvège connait la progression la plus forte avec 25 hauts revenus issus du secteur bancaire, suivie de l’Allemagne (+54%), deuxième pays en nombre de banquiers « millionnaires », 390 au total devant la France avec 233 salariés dépassant le million annuel (+13,6%).

Les métiers de la banque d’investissement (M&A, émissions de dettes et d’actions, activités de marchés) sont ceux qui ont connu le plus grand nombre parmi les millionnaires avec 2.541 personnes, soit plus de la moitié.

Ensuite, il y a les salariés exerçant des fonctions de haut encadrement (861 personnes).

Le rapport portant sur les chiffres pour 2018 sera publié d’ici au début de l’année 2020.