LWR9rz0B5_jWJo9zQZbgVIzLEtN8wMZi5qCPMc-5KxU
Catégories
Banque & Finance Success story

Interview avec Aymeric Lang, Directeur de la Gestion chez Erasmus Gestion

Les petites et moyennes capitalisations (small et mid caps) sont souvent ignorées par les grands acteurs financiers… à tort. Derrière leur volatilité perçue, ces entreprises recèlent un potentiel de croissance et de diversification unique, à condition de savoir les analyser.

Dans cette interview, Aymeric Lang, Directeur de la Gestion chez Erasmus Gestion, revient sur l’expertise historique de la société dans cet univers de marché sous-exploité. Il nous éclaire sur les raisons de la sous-valorisation actuelle des small caps, les opportunités à saisir en 2025, et les conseils clés pour les investisseurs souhaitant intégrer cette classe d’actifs dans leur stratégie patrimoniale.

1. Pouvez-vous présenter Erasmus Gestion et expliquer ce qui fait de vous un acteur incontournable sur la classe d’actifs des small caps en Europe ?

Créé par deux figures emblématiques de la finance, Jean-Pierre Gaillard, chroniqueur boursier, et Jean-François Gilles, gérant reconnu fort de plus de 40 ans d’expérience sur les marchés financiers.

Erasmus Gestion s’est construit sur un choix fort : se spécialiser sur l’investissement dans les petites et moyennes capitalisations (small et mid caps) en Europe, un segment de marché souvent délaissé par les grandes institutions financières mais qui offre des opportunités intéressantes. 

Pourquoi ? 

Cet univers étant moins suivi par les analystes externes car générant moins de commissions pour les banques et courtiers, il arrive fréquemment que la valeur boursière d’une Small Cap ne soit pas du tout cohérente par rapport à sa valeur réelle. C’est  ce qu’on appelle une inefficience de marché. Mais pour pouvoir pleinement en bénéficier, il faut savoir les identifier. 

Erasmus Gestion a fait le choix stratégique de développer sa propre recherche en interne pour exploiter ces inefficiences, avec une équipe dédiée à l’analyse des small et mid caps européennes.

Depuis notre création, nous avons toujours compté entre trois et six analystes spécialisés sur ce segment. Cette approche rigoureuse nous a permis de développer un processus de gestion fondé sur une analyse fondamentale approfondie. Nous avons plus de 200 modèles internes ce qui nous permet de repérer les inefficiences et de les exploiter pour délivrer une surperformance dans la durée par rapport à notre indice de référence.

Sur le long terme, notre performance s’établit autour de 10 % par an, surpassant notre indice de référence, avec une volatilité moindre. 

En parallèle de cette expertise Small & Mid Caps, en 2019, nous avons élargi nos services en proposant une offre de gestion sous mandat destinée aux Conseillers en Gestion de Patrimoine (CGP), leur permettant de bénéficier de notre expertise en allocation d’actifs. 

2. Les small et mid caps offrent-elles un bon compromis entre performance et risque ?

Les small et mid caps peuvent être comparées à des voitures de sport qui ont malgré tout une bonne tenue de route.

Leur moteur est plus imposant que celui des grandes capitalisations : historiquement, les petites et moyennes valeurs surperforment les grandes capitalisations d’environ 2 % par an.

Cet écart peut paraître faible, mais avec l’effet composé, il devient colossal sur plusieurs années. Pourquoi ? 

Ces sociétés sont souvent en phase de forte croissance, positionnées sur des marchés de niche, et plus réactives aux opportunités économiques.

Leur capacité à faire progresser leur bénéfice est supérieure à celle des grandes entreprises, ce qui explique, dans la durée, la surperformance boursière.

Mais leur tenue de route reste, contrairement à ce qu’on pourrait penser, excellente. La volatilité des small caps est en moyenne de 19 % contre 18 % pour les grandes capitalisations. Cet écart est marginal au regard de la prime de performance qu’elles offrent.

L’autre intérêt dans le cadre d’une allocation globale, c’est qu’elles constituent un excellent vecteur de diversification grâce à une corrélation limitée par rapport aux grandes valeurs, réduisant ainsi le risque global d’un portefeuille.

Toutefois, investir dans ce segment requiert une expertise pointue. Il est essentiel d’effectuer une recherche approfondie et d’avoir une stratégie d’investissement disciplinée. C’est pourquoi nous recommandons aux investisseurs particuliers de bien maîtriser l’analyse financière s’ils souhaitent s’aventurer seuls sur ce marché complexe. Dans le cas contraire, s’appuyer sur un fonds ouvert reste la meilleure option.  

3. Pourquoi les small caps sont-elles sous-évaluées aujourd’hui selon vous ?

Pour reprendre l’analogie automobile, les small caps manquent aujourd’hui de carburant. Depuis 2018, les flux d’investissement vers cette classe d’actifs se sont massivement retournés, entraînant une décollecte représentant environ 40 % des actifs totaux depuis 2017. Cette dynamique a conduit à une sous-performance moyenne de 8 % par an ces dernières années en Europe, ce qui ne peut pas durer.

Plusieurs facteurs ont pesé sur ce segment :

  • Hausse des taux d’intérêt : Les small caps sont perçues, à tort, comme plus endettées que les grandes entreprises. Bien que cette idée soit dépassée, elle continue d’affecter leur valorisation.
  • Incertitudes économiques : Depuis 2021, le ralentissement économique, les problèmes de chaîne d’approvisionnement et les doutes sur la croissance en Europe ont freiné l’intérêt des investisseurs.
  • Contexte politique : En France, en Italie et en Allemagne, les incertitudes politiques ont davantage pesé sur les small caps, qui sont plus exposées à l’économie domestique que les grandes valeurs.

Aujourd’hui, les small caps se négocient avec une décote moyenne de 30 % par rapport à leur valorisation historique. Alors qu’elles se traitaient historiquement avec une prime de 10% par rapport aux Large Caps, justifiée par une croissance supérieure, elles se paient aujourd’hui 20% moins cher ! 

PER moyen par région entre les small caps et les larges caps

C’est une aberration de marché et s’il y a bien une vérité qui demeure au cours des trois siècles d’histoire boursière, c’est que les aberrations de marché ne durent jamais bien longtemps !  

Autre façon de présenter l’opportunité qui s’offre à nous aujourd’hui : historiquement, quand le marché des Small Caps s’est traité à des multiples aussi faibles, dans les cinq années qui suivaient, leur performance moyenne était de 15 % par an.

D’autant que les planètes semblent s’aligner pour une accélération du cycle économique européen : les multiples annonces de plans de relance massifs devraient permettre aux petites valeurs de connaître une croissance significative des bénéfices.

4. Quels conseils donneriez-vous aux investisseurs particuliers souhaitant diversifier leur portefeuille ?

Deux conseils essentiels me viennent à l’esprit. 

D’abord, la diversification. C’est un levier hyper puissant pour réduire le risque d’une allocation, sans réduire le potentiel de performance. C’est le seul « repas gratuit » en finance, alors autant en profiter au maximum. Ce levier doit être activé de plusieurs façons différentes, avec une diversification par classe d’actifs, par géographie, par secteur mais aussi par taille de capitalisation.

Le deuxième conseil est de ne jamais oublier que nous sommes souvent notre pire ennemi en Bourse. L’investisseur particulier a tendance à vendre au pire moment et à acheter de manière irrationnelle. Il est donc primordial de faire preuve de discipline et d’objectivité.

Fort de ce constat, nous allons lancer d’ici quelques semaines un fonds fermé, investi dans les micro capitalisations européennes. Il va permettre à nos clients de s’exposer à la reprise européenne, durablement, tout en évitant les biais comportementaux. Grâce à cette structure, nous allons gérer activement la montée en puissance du portefeuille et ajuster la pondération en fonction des opportunités et des niveaux de valorisation du marché.

Ce fonds fermé sera lancé avant l’été et permettra aux investisseurs de bénéficier pleinement de l’opportunité historique qui s’offre à nous sur le marché des petites valeurs cotées.

Catégories
Banque & Finance Nos analyses

Votre épargne dort ? Voici comment la mettre au travail !

L’épargne est essentielle pour faire face aux imprévus et préparer l’avenir. Mais si elle reste simplement sur un compte bancaire à faible rendement, elle perd de la valeur avec l’inflation. Alors, comment optimiser son épargne et la faire fructifier ?

Voici quelques pistes pour mettre votre argent au travail efficacement.

1. Comprendre l’impact de l’inflation

L’inflation dévalue progressivement la valeur de votre épargne. Par exemple, avec une inflation de 3 % par an, 10 000 € d’épargne aujourd’hui auront une valeur réelle inférieure dans 10 ans. Il est donc crucial de rechercher des placements offrant un rendement au moins équivalent à l’inflation.

2. Optimiser son épargne de précaution

Avant d’investir, assurez-vous d’avoir une épargne de sécurité, soit l’équivalent de 3 à 6 mois de dépenses courantes. Cette somme doit être facilement accessible, placée sur un compte à vue ou un livret épargne offrant un minimum de rendement, comme le Livret A ou le LDDS.

3. Diversifier ses investissements

Une fois l’épargne de précaution constituée, il est temps d’envisager des placements plus dynamiques. Voici quelques options :

a) Les livrets et comptes à terme

Des solutions comme le Livret A, le LDDS ou les comptes à terme garantissent la sécurité de l’argent avec un faible rendement, mais restent un bon complément à court terme.

b) L’assurance-vie

Un outil de préparation à long terme avec deux grands types de supports :

  • Les fonds en euros : capital garanti mais rendement faible (~2 % en moyenne).
  • Les unités de compte (UC) : plus risquées mais potentiellement plus rentables.

c) Le Plan d’Épargne en Actions (PEA), les actions et les ETF

Investir en bourse via un PEA ou un compte-titres permet d’accéder aux marchés financiers avec un cadre fiscal avantageux (exonération d’impôt sur les plus-values après 5 ans pour le PEA).

  • Les actions : elles offrent un potentiel de rendement élevé sur le long terme, mais avec une volatilité plus importante. Idéal pour les investisseurs ayant une bonne tolérance au risque.
  • Les ETF (Exchange-Traded Funds) : ces fonds indiciels permettent d’investir dans un large panel d’actions en répliquant un indice boursier (S&P 500, MSCI World, etc.). Ils offrent une diversification immédiate, des frais réduits et sont adaptés aux stratégies d’investissement passives.

d) L’immobilier locatif

Investir dans l’immobilier via l’achat locatif ou des SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) offre une source de revenus passifs tout en profitant d’une valorisation du bien sur le long terme.

e) L’investissement en obligations et crowdfunding

Les obligations (corporate ou souveraines) offrent des rendements modérés avec un risque plus faible que les actions. Le crowdlending permet d’investir directement dans des entreprises ou des projets avec des rendements souvent attractifs.


Cet article est sponsorisé par Trade Republic. Si vous êtes intéressé par l’investissement et que vous souhaitez commencer à investir dans vos premiers ETF avec une plateforme fiable et reconnue, inscrivez-vous sur Trade Republic dès aujourd’hui via ce lien:

J’ouvre mon compte Trade Republic 📈 Revenons à notre sujet ! 👇


4. Adopter une stratégie d’investissement adaptée

a) Définir son profil d’investisseur

Êtes-vous prudent, équilibré ou dynamique ? La répartition de vos placements dépendra de votre tolérance au risque et de votre horizon de placement.

b) Investir progressivement

Le DCA (Dollar-Cost Averaging) consiste à investir une somme régulière, quel que soit le contexte du marché, réduisant ainsi le risque de mauvais timing.

c) Optimiser la fiscalité

Utilisez les avantages fiscaux de certains placements (PEA, assurance-vie, SCPI en nue-propriété) pour limiter la pression fiscale sur vos gains.

Conclusion

Ne laissez pas votre épargne dormir ! Avec une approche adaptée à votre situation, il est possible de faire fructifier votre capital tout en gérant intelligemment les risques. L’essentiel est de diversifier et de commencer progressivement. Alors, par où allez-vous commencer ?

Catégories
Entreprises Fiscalité

Grève des experts-comptables en Belgique ? Le vice-président de l’ITAA réponds à nos questions

Alors que des experts-comptables belges menacent de se mettre en grève, un climat de tension s’installe entre la profession et l’administration fiscale. Problèmes techniques, délais serrés, manque de communication : les frustrations s’accumulent et mettent sous pression ces professionnels essentiels à l’économie belge.

Dans cet entretien exclusif, le vice-président de Institut des Conseils Fiscaux et des Experts-Comptables (ITAA) partage les inquiétudes de la profession, les revendications des experts-comptables et les solutions envisagées pour éviter une crise aux conséquences potentielles sur les recettes de l’État.

Bonjour, Monsieur Delvaux. Pourriez-vous nous expliquer les principaux facteurs qui ont poussé certains experts-comptables à envisager une grève ?

Vice-Président de l’ITAA, Vincent Delvaux : Bien sûr. Le contexte actuel est difficile pour de nombreux experts-comptables. Nous faisons face à un nombre croissant d’obligations toutes avec des deadlines, obligations déclaratives via des applications qui rencontrent des problèmes, associés à des problèmes techniques constants au niveau des outils numériques mis à disposition par l’administration fiscale.

En cette période de rush, avec successivement les déclarations fiscales des sociétés, celles des personnes physiques, celles des non-résidents, sans oublier entretemps les déclarations TVA, les systèmes du SPF Finances présentent de nombreux bugs rendant les conditions vraiment insupportables. Cela crée des frustrations importantes au sein de la profession, car ces problèmes ajoutent une pression supplémentaire dans un contexte déjà exigeant.

Depuis combien de temps ces tensions existent-elles, et quelles actions ont été entreprises pour instaurer un dialogue avec le fisc ?

Ces tensions ne datent pas d’hier. Cela fait des années que nous tentons de collaborer avec l’administration pour résoudre ces difficultés. Un protocole a été signé il y a quelques années entre l’ITAA et le Ministre des Finances, avec des engagements notamment améliorer les contacts et les relations entre l’administration et les membres, faciliter l’introduction des déclarations par voie électronique et fixer des délais de disponibilité des services ainsi que les deadlines

Cependant, malgré les promesses, plusieurs mesures clés restent à être implémentées, comme des lignes téléphoniques dédiées pour les experts-comptables et une meilleure stabilité des plateformes numériques. Le dialogue existe, mais les résultats tardent à se concrétiser.

Quels sont les effets concrets de ce climat de travail sur les experts-comptables et sur leurs clients ?

La situation actuelle pèse lourdement sur les professionnels et leurs clients. Les retards et dysfonctionnements des administrations peuvent engendrer des préjudices divers dont des pénalités pour nos clients. Cela impacte directement non seulement la relation de confiance avec nos clients, qui nous mandatent pour les aider à rester en conformité mais surtout les relations entre les administrations, les contribuables et leurs experts.

Ces dysfonctionnements augmentent également notre charge de travail, car il nous faut souvent corriger des erreurs ou relancer des procédures.

Quelles sont les principales revendications des experts-comptables et conseillers fiscaux vis-à-vis de l’administration fiscale ?

Nos demandes sont claires et se concentrent sur trois points principaux. Premièrement, nous demandons une stabilisation des outils numériques mis à disposition pour les déclarations fiscales et autres dès lors que les bugs techniques sont de plus en plus fréquents. Ensuite, nous demandons qu’un délai  (proportionné aux préjudices) supplémentaire soit automatiquement/spontanément accordé lorsque des problèmes techniques surviennent en période de déclaration.

Enfin, nous souhaitons la mise en place d’une ligne de contact dédiée aux experts-comptables pour faciliter le traitement des dossiers. Ce sont des mesures essentielles pour alléger notre charge de travail et assurer une qualité et une efficience des services pour nos clients.

Si une grève des experts-comptables avait lieu, quel serait l’impact sur les recettes fiscales de l’État belge ?

Une grève de la profession aurait un impact considérable sur les finances publiques, principalement en ce qui concerne la TVA puisque celle-ci n’est versée qu’après interventions des professionnels; pour les autres impôts, il y a généralement les prélèvements à la source (les précomptes) ou par anticipation ce qui réduira l’impact

Une interruption de nos services pourrait engendrer une perte de plusieurs milliards d’euros en recettes fiscales.

Cependant, l’ITAA n’encourage pas une telle action. Une grève pénaliserait avant tout les clients, qui subiraient les conséquences dont recevoir des amendes et des taxations d’office. Les experts-comptables sont conscients de cette responsabilité et savent que l’impact serait néfaste pour toutes les parties concernées. Ils n’oublient pas qu’ils sont les mandataires de leurs clients dans l’accomplissement de leurs obligations.

Pensez-vous qu’une réforme structurelle du fonctionnement de l’administration fiscale est nécessaire ? Quelles seraient les priorités de l’ITAA en matière de réformes ?

Absolument. Une réforme structurelle s’impose pour améliorer le fonctionnement de l’administration et alléger les contraintes sur notre profession.

Les priorités sont nombreuses; elles passent par des simplifications administratives (l’ITAA a transmis quelques idées), par l’allègement des mesures LAB (Loi dite anti-blanchiment qui a construit une usine à gaz) mais aussi par la nécessité de garantir un continuité dans le traitement des dossiers.

Actuellement, un même dossier peut être traité par différents agents, ce qui complexifie le suivi et multiplie les erreurs. Nous souhaitons également que chaque dossier puisse avoir un interlocuteur unique de l’administration, ce qui permettrait de faciliter les échanges et de limiter les frustrations des deux côtés. Enfin, la profession plaide pour des améliorations aux systèmes informatiques et pour des outils plus stables et plus performants.

Comment les membres de l’ITAA réagissent-ils à la menace de grève ? Y a-t-il un large soutien pour cette action au sein de la profession ?

Une minorité d’experts-comptables et de conseillers fiscaux soutient l’idée d’une grève; celle-ci a été lancée à un moment où les professionnels sont vraiment acculés d’obligations et exaspérés, frustrés en raison des manquements techniques de l’administration

Cependant, la majorité de nos membres est consciente des risques associés à une grève, notamment, que je l’ai dit, pour les clients qui pourraient en subir directement les conséquences. L’ITAA, en tant que seul organisme officiel, n’appelle pas à la grève.

Nous estimons que la solution réside dans le dialogue et la réforme, et non dans une action qui pourrait nuire aux clients que nous servons, dont nous sommes les mandataires de confiance.

Pensez-vous qu’il existe des moyens alternatifs pour faire entendre les revendications des experts-comptables, en dehors de la grève ?

Oui, bien sûr. Nous pensons que des actions de sensibilisation auprès du grand public et des autorités peuvent être efficaces pour attirer l’attention sur nos difficultés. La communication dans les médias généralistes pourrait aussi jouer un rôle pour informer quant aux défis que rencontre notre profession.

L’ITAA rencontre également très régulièrement, vraiment, les cabinets ministériels et leurs administrations; nous ne manquons jamais de remonter les doléances des membres, de partager nos difficultés et de mettre sur la table des pistes de solution. Plusieurs politiques sont par ailleurs personnellement à notre écoute; regardez récemment M. Georges-Louis Bouchez qui a interpellé le Ministre des Finances Vincent Van Peteghem

Enfin, quel message souhaitez-vous adresser à vos membres et aux autorités dans ce contexte difficile ?

À nos membres, je veux dire que nous sommes pleinement engagés à défendre les intérêts de la profession et à alléger les contraintes que nous rencontrons. Nous continuons de dialoguer avec l’administration et les ministères pour obtenir les améliorations nécessaires.

Aux autorités, j’aimerais rappeler que les experts-comptables et les conseillers fiscaux jouent un rôle essentiel dans l’économie et que leur bien-être professionnel est aussi dans l’intérêt de l’État.

Une relation plus humaine et plus respectueuse avec les fonctionnaires de l’administration fiscale, ainsi qu’un soutien technique accru, sont des éléments clés pour renforcer cette collaboration.

Catégories
Immobilier

Voici les 6 étapes principales avant l’achat d’un bien immobilier !

Comme vous le savez, l’achat d’un bien immobilier demande énormément de réflexion puisqu’il s’agit d’un pas de géant dans une vie si pas le plus capital !

Pour ce faire, il est primordial de suivre les étapes essentielles d’un achat immobilier qui sont reprises en seulement six points:

Préparer un budget:

Il est évident que l’étape principale est de s’assurer que nos capacités financières puissent subvenir à un tel achat et permettra également de mieux cibler sa recherche.

En effet, il existe deux possibilités pour l’achat d’un bien, soit nous avons recours aux systèmes bancaires qui s’assureront de vos capacités de remboursement tout en analysant vos revenus et en fonction établir votre plafond d’emprunt.

Soit l’acquéreur possède déjà des fonds et n’a pas recours aux systèmes bancaires, ce qui est généralement plus rare. Il est impératif de ne pas oublier d’y inclure tous les frais liés à l’achat qui s’additionneront au prix de vente conclu (honoraires notaire, droits d’enregistrement, taxes, acte de crédits, …).

La recherche

La deuxième étape est simple mais fastidieuse, la recherche !

Il n’est pas évident de trouver un bien correspondant à ses attentes, surtout si notre budget est limité… De ce fait, faut que vous réfléchissiez longuement sur ce qui vous intéresse pour gagner du temps et affiner la recherche, il pourrait s’agir d’un:

  • un logement neuf ou à rénover
  • un logement en ville ou en dehors
  • un logement tout proche de votre travail ou de votre famille
  • un logement bien desservi au niveau des transports
  • un lieu de vie avec jardin ou terrasse
L’offre

Cela signifie que vous avez trouvé la perle que vous recherchiez et donc vous faites l’offre.

L’offre en elle-même est un compromis, tout d’abord elle est unilatérale, c’est-à-dire qu’elle n’engage que l’offrant par à sa proposition. En revanche, si le vendeur accepte votre offre, elle devient bilatérale et engage les deux parties. On appellera ce type de contrat un contrat synallagmatique.

En général, dans l’offre d’achat, nous mentionnons au préalable les noms des notaires qui instrumenteront la vente. Cette étape-ci peut également être considérée comme étant un pourparler car l’acquéreurs et le vendeur doivent se mettre d’accord sur la chose vendue, le prix et toutes autres conditions liées à la vente.

Signature du compromis

Une fois que tous les accords sont trouvés, nous arrivons à la quatrième étape qui est la signature du compromis. Le compromis de vente se signe toujours dans l’étude du notaire appartenant au vendeur.

Pour que la vente ait lieue, il faudra un accord des parties non seulement sur les éléments essentiels (prix et objet de la transaction) mais également sur les éléments substantiels (responsabilité de chacune des parties, moyens de paiement, …) aussi le notaire doit s’assurer que tous les documents essentiels ont été fournis par le vendeur et que toutes les conditions d’achat soient levées par l’acquéreur sans cela, la vente ne pourra pas être parfaite.

Aussi, avant la signature du compromis, l’acquéreur devra verser une garantie (qui deviendra un acompte après la levée des conditions) d’un montant soit de 5% ou 10% du prix de vente.

Informations annexes

La cinquième étape consiste aux recherches liées au bien. A cette étape-ci, la vente est entre les mains du notaire qui doit effectuer diverses recherches en écrivant à toutes les instances officielles et compétentes telles que les éventuelles inscriptions hypothécaires, les éventuelles dettes du vendeur, etc …

Signature de l’acte authentique

Aussitôt que toutes ces informations ont été obtenues et que le dossier est complet, nous arrivons enfin à la sixième et dernière étape qui consistes à la signature de l’acte authentique de vente. A cette étape-ci, se retrouvent ensemble vendeur et acquéreur qui opéreront l’achat/la vente et l’argent correspondant au montant de la vente du bien sera transféré au vendeur (généralement par transfert bancaire) et le vendeur devra mettre la jouissance du bien à la disposition de l’acquéreur (sauf s’il en a été convenu autrement).

Pour finir, ces étapes sont résumées dans leur ensemble, et vous donnent une indication générale des étapes à suivre, nous reviendrons avec un prochain article sur la valorisation immobilière.

Par Adil NAQI