Entrer dans la vie pro, c’est gagner en liberté… et découvrir des pièges d’argent bien réels. Voici les 10 erreurs les plus courantes chez les moins de 30 ans, avec des solutions concrètes, simples et actionnables.
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Le piège : Sans matelas, la moindre panne ou perte d’emploi se transforme en dette chère. À la place : Constitue un coussin de 3 à 6 mois de dépenses sur des supports sûrs et disponibles (Livret A/LDDS/LEP selon éligibilité, voire fonds euros). Commence par un premier palier de 1 000 €, puis automatise un virement juste après la paie.
2) Confondre épargner et investir
Le piège : Tout laisser sur livret « par sécurité » fait perdre du pouvoir d’achat à long terme ; investir de l’argent dont tu auras besoin dans 12 mois est tout aussi risqué. À la place : Épargne pour les objectifs < 3 ans ; investis (ETF diversifiés, immobilier papier, obligations) pour ≥ 5–10 ans. Ouvre une enveloppe adaptée (PEA, assurance-vie en unités de compte, CTO) et programme des versements mensuels.
3) Vivre au-dessus de ses moyens
Le piège : Abonnements oubliés, achats impulsifs, « je me ferai plaisir ce mois-ci ». À la place : Mets en place un budget 50/30/20 (besoins/plaisirs/épargne). Prélève l’épargne en premier (« pay yourself first ») et fais un audit d’abonnements trimestriel. Astuce : règle tes dépenses variables par carte/compte dédié pour les voir clairement.
4) Utiliser le crédit conso pour l’ordinaire
Le piège : Le revolving et les mini-crédits grignotent ton futur revenu. À la place : Évite le crédit pour consommer. Si tu as déjà des dettes, choisis une méthode de remboursement :
Avalanche (du TAEG le plus élevé au plus faible) = coût total minimal.
Snowball (du plus petit au plus gros) = motivation maximale. Automatise les échéances, coupe la source (applications d’achats impulsifs) et renforce le coussin pour ne pas rechuter.
5) Oublier la retraite… à 25 ans
Le piège : « On verra plus tard ». Le temps qui passe est l’ennemi n°1. À la place : Lance un investissement régulier, même modeste (ex. 50–150 €/mois) sur un ETF Monde. L’effet des intérêts composés fait la différence : commencer 10 ans plus tôt change tout. Bonus possible via un PER si tu es imposé et que tu acceptes l’indisponibilité jusqu’à la retraite.
6) Mal assurer les vrais risques
Le piège : Payer des assurances inutiles mais négliger l’essentiel (RC habitation, santé, prévoyance). À la place :
Indispensable : RC habitation (et souvent obligatoire), mutuelle adaptée.
À considérer : prévoyance si ton revenu dépend de toi (indépendant, variable).
À éviter : doublons (assurance moyens de paiement + carte premium, garanties smartphone redondantes).
7) Payer trop de frais bancaires et de placement
Le piège : Frais de tenue de compte, carte « prestige » inutile, fonds maison chargés. À la place : Choisis une banque/néobanque sobre, compare les frais de courtage et privilégie les ETF à bas coûts. Un point de frais en moins sur 20 ans = gros capital en plus.
8) Se laisser guider par le FOMO et les réseaux
Le piège : Paris « magiques », promesses de 15 %/mois, influenceurs traders. À la place : Écris une stratégie (objectifs, horizon, règles d’entrée/sortie). Fais un portefeuille cœur-satellite : 80–90 % en ETF diversifiés, 10–20 % maximum pour des paris que tu acceptes de voir bouger. Méfie-toi des rendements « garantis ».
9) Oublier l’impôt… et les aides
Le piège : Mauvaise enveloppe (CTO au lieu de PEA), ne pas déclarer, ignorer ses droits. À la place : Utilise les bonnes enveloppes (PEA pour actions/ETF UE, assurance-vie pour la flexibilité et l’antériorité fiscale). Vérifie chaque année tes droits (prime d’activité, APL, aides locales) via les simulateurs officiels.
10) Ne pas augmenter son taux d’épargne quand le salaire monte
Le piège : Le niveau de vie gonfle à chaque hausse… l’épargne stagne. À la place : Mets en place une règle d’indexation : à chaque augmentation/prime, 50 % vers l’épargne/les investissements, 50 % pour le confort de vie. Tu accélères sans te priver.
Plan d’action en 30 jours (simple et réaliste)
Semaine 1 – Sécurité. Liste tes dépenses fixes, calcule un objectif d’épargne de précaution et crée un virement automatique le lendemain de la paie. Semaine 2 – Hygiène. Audit d’abonnements, fermeture des comptes inutiles, renégociation de la banque/carte. Semaine 3 – Long terme. Ouvre/optimise PEA et/ou assurance-vie, choisis un ETF large (Monde) et programme un versement mensuel. Semaine 4 – Cap & contrôle. Écris ta stratégie (objectifs, horizon, répartition), installe un tableau de suivi (revenus, dépenses, patrimoine) et fixe une revue trimestrielle.
Mini-FAQ
Combien mettre en épargne de précaution ? Entre 3 et 6 mois de dépenses. Plutôt 6 si tu es indépendant ou que tes revenus sont volatils. ETF, c’est risqué ? La valeur varie, oui. Mais sur un horizon long et en étant diversifié, l’investisseur augmente ses chances d’atteindre ses objectifs. Assurance vie = capital garanti ? Non, seul le fonds euros offre une garantie. Les unités de compte fluctuent. Immobilier locatif dès 25 ans ? Possible, mais attention au taux d’endettement, aux frais et à la gestion. Commence par un socle financier solide.
En résumé
La bonne stratégie n’est pas « parfaite » ; elle est tenable. Bâtis un coussin, automatise, diversifie, garde le cap. Tu auras déjà fait mieux que 90 % des gens.
La semaine du 22 au 26 septembre 2025 s’est inscrite dans une atmosphère de rééquilibrage prudent : après un début de mois marqué par les anticipations de coupes de taux « agressives », les investisseurs ont dû composer avec des données macro favorables aux États-Unis (révision à la hausse du PIB T2, consommation robuste, PCE conforme aux attentes) qui ont actualisé les attentes de la Fed vers un profil plus modéré et conditionnel. Sur les marchés financiers, cette semaine a créé des vagues les devises majeures ont affiché des divergences notables, les courbes de taux ont réagi à la fois aux tensions budgétaires (notamment au Royaume-Uni) et à la lecture des anticipations inflationnistes, et les actions ont oscillé entre prises de bénéfice et rebonds en fin de semaine. Le tout dans un cadre géopolitique morcelé (tarifs US, tensions russes / ukrainiennes, incertitudes budgétaires européennes) qui a servi de fil conducteur aux flux de capitaux.
Devises — Analyse détaillée des huit principales monnaies
USD (Dollar américain)
Le dollar a confirmé sa position de force dominante cette semaine, clôturant sur une deuxième semaine consécutive de gains face à la majorité de ses pairs. Plusieurs éléments ont alimenté sa trajectoire :
La révision à la hausse du PIB américain pour le deuxième trimestre (à +3,8 % annualisé) a surpris favorablement le marché, renforçant l’idée que l’économie demeure résiliente.
Le rapport PCE d’août, qui constitue la mesure favorite de la Fed pour juger de l’inflation, est ressorti en ligne avec les attentes, ce qui a freiné le repli anticipé des taux.
Face à des données macro soutenues, les marchés ont ajusté leur pricing de coupes de taux, désormais plus conditionnelles ; le dollar en a bénéficié par arbitrage de portefeuilles.
Sur la semaine, l’indice dollar (DXY) est remonté vers des niveaux d’environ +0,6 à 0,7 % selon les paires — par exemple, le dollar a atteint un plus haut sur deux semaines face à l’euro.
Toutefois, en début de semaine, le dollar avait montré une faiblesse ponctuelle face à l’euro et au franc suisse, dans l’attente des commentaires de la Fed et des indicateurs à venir.
Cette dynamique renforce le narratif selon lequel la devise américaine reste le baromètre central du cycle monétaire mondial dans ce contexte d’ajustements graduels.
EUR (Euro)
L’euro a souffert d’un double handicap : un dollar robuste et des signes de croissance intérieure encore fragile. Sur cette semaine :
Les PMI flash de la zone euro ont donné un élan modéré ; le composite atteignant en rythme annualisé un plus haut de 16 mois (≈ 51,2), mais le manufacturier repassant en zone contraction (≈ 49,5). La France, notamment, a fortement déçu avec un PMI autour de 48,4.
L’écart de momentum entre l’économie américaine et l’Europe s’est accentué, renforçant les flows vers le dollar.
Par ailleurs, la BCE a confirmé qu’elle reste dans une posture de politique monétaire inchangée, à l’écoute des données, ce qui ne plaide pas pour un soutien agressif de l’euro.
À l’échelle technique, l’euro a reculé vers des paliers de support autour de 1,1650 USD, flirtant avec des zones de vulnérabilité si le dollar continue d’étendre son biais haussier.
Au total, l’euro a été l’un des paires les plus impactées cette semaine par le différentiel de dynamique macro entre les États-Unis et la zone euro.
JPY (Yen japonais)
Le yen est resté sous pression tout du long :
Le rebond du dollar a été particulièrement accusé face au yen : USD/JPY a grimpé vers ~149,7 lors de pics, soit un niveau élevé pour la paire.
Aucun catalyseur interne significatif au Japon n’a soutenu le JPY, et la perspective d’un resserrement monétaire japonais demeure lointaine.
Dans ce contexte, la paire a accentué sa volatilité, notamment autour des annonces macro US.
GBP (Livre sterling)
La livre a été en proie à des mouvements plus marqués à la baisse :
Le marché a réagi négativement aux craintes budgétaires britanniques : lors d’une adjudication de gilts, le ratio offre-couverture a été faible, traduisant une demande limitée pour les obligations souveraines. Cela a fragilisé la confiance sur le financement public.
Le discours politique demeure ambigu, et certains membres de la BoE, comme Dhingra, ont appelé à des baisses de taux plus rapides que ce que le marché imaginait.
La livre s’est maintenue stable à certains moments (par exemple $1,34495) mais inquiète les investisseurs du fait des tensions structurelles sur les taux et le budget.
CHF (Franc suisse)
La Suisse a opté pour la stabilité relative :
La BNS a maintenu son taux directeur à 0 % (pas de relèvement ni de baisse), justifiant cette pause par les risques externes ; notamment les incertitudes liées aux nouveaux tarifs américains.
Le franc a subi des fluctuations modérées, sans dynamique claire, retenu par le dollar plus fort et l’absence d’élément de différenciation positif.
L’anticipation d’interventions éventuelles sur le marché des changes reste un élément de discipline pour le franc.
AUD (Dollar australien)
L’AUD a suivi le mouvement général de reflux des devises « à risque » :
L’appétit pour le dollar US, combiné à l’absence de catalyseur pro-australien cette semaine, a pénalisé l’AUD.
Le marché scrute déjà la prochaine réunion RBA du 30 septembre, où un statu quo est attendu, ce qui limite le potentiel haussier immédiat.
La résilience relative de l’économie australienne (domestique) n’a pas suffi à contrer la force du dollar.
NZD (Dollar néo-zélandais)
La trajectoire du NZD s’est alignée avec celle de l’AUD, mais avec une plus grande faiblesse :
Le NZD/USD a reculé vers ~0,58, sous la pression combinée de flows vers les États-Unis et d’un contexte macro international moins favorable.
Comme pour l’AUD, l’absence de données nationales suffisamment solides pour contrebalancer le dollar a rendu la paire vulnérable.
CAD (Dollar canadien)
Le dollar canadien est la devise la plus affaiblie du lot :
Le CAD a subi une forte baisse hebdomadaire (~ –1,1 %), amplifiée par le différentiel de taux face aux États-Unis.
Bien que le PIB canadien pour juillet ait montré une légère surperformance, cela n’a pas suffi à résister à la rotation de capitaux vers les actifs américains.
Le CAD a aussi rivalisé avec les devises « matières premières » : l’absence de catalyseur spécifique (prix du pétrole, etc.) a accentué sa vulnérabilité.
Géopolitique et événements de marché
La semaine a été ponctuée de facteurs géopolitiques et macro-réglementaires structurants :
Les nouveaux tarifs imposés par les États-Unis sur certains biens de consommation et industriels restent une source d’incertitude importante pour les échanges globaux, suscitant des réactions dans divers secteurs (automobile, technologie).
Les tensions militaires Russie-Ukraine, avec des frappes ciblées sur des infrastructures stratégiques, ont alimenté l’aversion au risque et soutenu les prix du pétrole.
Au Royaume-Uni, la fragilité de la demande sur les adjudications de la dette et l’appréhension autour du budget à venir ont exacerbé les risques souverains.
Enfin, le risque institutionnel d’un shutdown américain en fin septembre demeure dans les esprits et pourrait impacter les publications de données (notamment le rapport emploi).
Actions (Equities)
États-Unis : après trois séances consécutives de records, les indices ont fléchi en milieu de semaine mais ont rebondi vendredi, soutenus par des chiffres PCE en ligne. Le S&P 500 et le Nasdaq restent proches de leurs sommets, mais l’inversion interne du marché indique une prudence latente.
Europe : la Bourse européenne a traversé une semaine incertaine, marquée par des variations sectorielles fortes. Le STOXX 600 affiche une performance neutre à légèrement négative sur la semaine. Le secteur financier a bénéficié d’un regain de taux, tandis que les secteurs exposés au commerce international ont pâti des incertitudes tarifaires.
Les prises de bénéfices dans les valeurs de croissance ont été contrebalancées par des rotations vers des valeurs à plus forte bêta.
Matières premières (Commodities)
Pétrole : les cours ont progressé sur la semaine, portés par les tensions géopolitiques et des draws de stocks américains surprenants. Le Brent s’est stabilisé au-delà de 69 $ le baril à la clôture hebdomadaire.
Or / Métaux précieux : l’or a gagné du terrain (~+1,5 à +1,8 %) en tant que valeur refuge face aux incertitudes globales. L’argent a également bénéficié de ce mouvement.
Cuivre : le cuivre a été soutenu par les anticipations d’un resserrement des perspectives d’offre (notamment des perturbations minières), ce qui atténue les attentes d’un excès d’offre pour fin 2025.
Taux d’intérêt & Obligations
États-Unis
Les Treasuries ont connu des mouvements contrastés : face à des données fortes, les rendements longs ont été vendus, tandis que les maturités plus courtes (2 ans) ont dans certains moments rebondi, commençant à refléter les primes de path dépendant.
Le 10 ans américain s’est ancré autour de 4,20 %, avec des pics intrajournaliers au-delà.
Le Fed, dans ses commentaires, est resté prudent et dépendant des données, ce qui tempère la volatilité extrême sur les taux moyens.
Zone euro
Les rendements souverains européens ont légèrement baissé, notamment sur le Bund 10 ans, dans un contexte d’apaisement du rythme de hausse anticipé de taux européens.
L’€STR reste respecté comme référence, et la BCE continue de privilégier une approche « meeting‐by‐meeting ».
Royaume-Uni
Les gilts ont été très volatils, en lien direct avec les tensions budgétaires : les coûts de financement se sont tendus, augmentant la prime de risque et accentuant la pression sur la livre.
Le marché s’interroge sur la capacité de la BoE à soutenir le marché obligataire tout en gérant la trajectoire des taux.
Suisse
Les taux suisses ont eu une dynamique davantage neutre, avec peu de mouvement malgré la politique monétaire inchangée et une légère compression de la liquidité.
Conclusion
La semaine du 22 au 26 septembre 2025 a confirmé que le dollar reste au cœur du jeu monétaire mondial : dans un contexte de données macro favorables aux États-Unis, il bénéficie du flux de capitaux et de l’arbitrage des taux. Les grandes devises ont affiché des trajectoires divergentes, reflétant les différences de fondamentaux et de politique monétaire. Le marché obligataire a montré sa sensibilité aux signaux inflationnistes et aux tensions souveraines, notamment au Royaume-Uni. Enfin, les matières premières et le compartiment actions ont navigué entre nervosité et rebonds opportunistes.
Dans les jours à venir, le point focal sera le rapport emploi américain (NFP) et les discours de la Fed, lesquels pourront redéfinir les subtilités d’un cycle monétaire jugé désormais plus “data-dependent” que jamais.
En 2025, les taux d’emprunt se sont repliés par rapport à leurs pics, sans retrouver les niveaux ultra-bas des années 2010. Côté immobilier, les rendements bruts restent hétérogènes et la contrainte énergétique alourdit les budgets travaux ; côté Bourse, la diversification mondiale via ETF n’a jamais été aussi simple… mais la volatilité demeure. Alors, où mettre son prochain euro ?
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Pourquoi : enveloppe souple pour objectifs 3–10 ans, arbitrages internes, clause bénéficiaire.
Fiscalité : après 8 ans, abattement annuel sur les gains 4 600 € / 9 200 € (célibataire / couple), puis imposition au choix (PFU/barème).
Fonds euros : capital garanti, rendement variable selon l’assureur (utile comme poche défensive).
4) PER (optimisation fiscale si TMI élevée)
Pourquoi :déduction des versements du revenu imposable (plafond ≈ 10 % de tes revenus d’activité, plancher forfaitaire), en contrepartie d’un blocage jusqu’à la retraite (sauf sorties prévues par la loi).
À privilégier si TMI ≥ 30 % ou si abondement d’entreprise intéressant. (Sortie en capital imposable comme pension pour la part déduite.)
5) Pierre-papier (SCPI/OPCI/REITs) pour diversifier sans gérer
Intérêt : accès à l’immobilier avec petit ticket, gestion externalisée, possible via assurance-vie. Vigilances :frais, revenus non garantis, valeur des parts qui varie, risque de liquidité documenté par l’AMF.
6) Immobilier locatif en direct (si ta situation est stable)
Atouts :effet de levier du crédit, loyers potentiellement indexés sur l’IRL, capacité à créer de la valeur (travaux, LMNP, colocation…).
Contexte 2025 : taux moyens autour de ~3,07 % (été 2025), en fort repli vs 2024 ; production de crédits en nette reprise.
Contraintes clés :frais d’acquisition élevés, aléas locatifs, encadrement des loyers dans de nombreuses communes, DPE G interdit à la location depuis le 01/01/2025 (travaux possibles).
7) Bonus à (très) haut ROI : toi
Formations, langues, code, certifs : sur 10 ans, c’est souvent le meilleur « placement » (hausse de revenus et d’employabilité). (Et garde une épargne projets souple sur livrets si horizon < 2–3 ans.)
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Hypothèses : tu as un filet de sécurité en place ; tu vises un budget d’épargne 20 % de ton net (à adapter). Les montants sont mensuels.
A) Début de carrière / budget serré (ex. net 1 800 € → 360 € à épargner)
La semaine du 15 au 19 septembre 2025 a été marquée par une série d’événements majeurs mêlant décisions de politique monétaire, publications macroéconomiques et tensions géopolitiques accrues. Les évolutions de marché se sont articulées autour de la décision de la Réserve fédérale américaine de réduire son taux directeur, des signaux de stabilité économique en zone euro et de discours plus nuancés de la Banque du Japon. Les devises, les marchés actions, les obligations souveraines et les matières premières ont été influencés par ces dynamiques, tandis que les banques centrales ont poursuivi un délicat exercice d’équilibre entre maîtrise de l’inflation et soutien à l’activité.
Devises (FX)
Le dollar américain a oscillé tout au long de la semaine, dans un contexte marqué par la baisse de 25 points de base opérée par la Fed le 17 septembre. Si la devise a d’abord reculé, pénalisée par une contraction de l’avantage de rendement, elle a regagné du terrain en fin de semaine grâce à des ventes au détail robustes, révélant une consommation toujours solide. La volatilité est demeurée contenue mais les interrogations persistent quant à l’ampleur de l’assouplissement futur.
L’euro s’est apprécié modérément, soutenu par une BCE restée en retrait et par une légère hausse de l’inflation sous-jacente. Le discours de Christine Lagarde a insisté sur la vigilance face aux risques d’inflation importée, alors même que les tensions énergétiques à l’est fragilisent la production industrielle. La réduction de l’écart de taux avec les États-Unis a renforcé l’attractivité relative de la monnaie unique, malgré des divergences budgétaires toujours présentes entre États membres.
La livre sterling a bénéficié d’un contexte domestique contrasté. La Banque d’Angleterre a maintenu son taux à 4 %, tout en soulignant la nécessité de rester prudente face aux pressions salariales. Les chiffres du marché du travail ont confirmé la solidité de l’emploi, contrebalançant un ralentissement manufacturier. Les progrès partiels des négociations commerciales post-Brexit ont également soutenu la devise, malgré des incertitudes fiscales persistantes.
Le yen s’est renforcé après des déclarations de la Banque du Japon laissant entrevoir un possible ajustement futur de la courbe des taux, conditionné à la trajectoire de l’inflation. Cette inflexion, couplée à des exportations meilleures qu’attendu, a attiré des flux vers la devise nippone, déjà soutenue par son statut de valeur refuge dans un climat international instable.
Le franc suisse est demeuré recherché, porté par des flux défensifs face aux incertitudes régionales. L’inflation stable et l’approche attentiste de la Banque nationale suisse confortent ce rôle, même si la force de la devise pèse sur la compétitivité des exportations. L’approche de la réunion trimestrielle de la BNS a maintenu les investisseurs attentifs à toute indication d’intervention.
Le dollar canadien a connu une semaine heurtée, suivant de près l’évolution du pétrole. Les chiffres de l’inflation ont montré un ralentissement, permettant à la Banque du Canada de maintenir une posture d’attente. Le rebond des cours du brut en fin de semaine a permis au loonie de limiter ses pertes initiales, malgré l’impact de l’assouplissement monétaire américain sur le différentiel de taux.
Le dollar australien a progressé, porté par la reprise des exportations de matières premières, notamment vers la Chine. Les minutes de la RBA ont confirmé la stabilité du taux directeur à 3,6 %, tout en soulignant une vigilance accrue sur les salaires. Les perspectives de croissance et la solidité de l’emploi ont soutenu la confiance domestique, contribuant à l’appréciation de la devise.
Enfin, le dollar néo-zélandais a profité de la stabilisation des prix laitiers et d’estimations de croissance confirmant une reprise modérée, portée par le tourisme. La banque centrale a maintenu une ligne prudente, mais le kiwi a été soutenu par un regain d’appétit pour le risque sur les marchés actions mondiaux.
Géopolitique
La semaine a été dominée par une nouvelle intensification du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine, marqué par l’instauration de droits de douane supplémentaires sur le secteur technologique. Cette escalade a ravivé les craintes de fragmentation durable des chaînes d’approvisionnement. En Europe, les tensions à l’est ont accentué les inquiétudes sur l’approvisionnement énergétique, renforçant la volatilité des marchés des matières premières. Au Moyen-Orient, les tentatives de cessez-le-feu n’ont pas suffi à dissiper les risques liés aux routes pétrolières, maintenant les flux défensifs vers les actifs refuges.
Actions
Les marchés actions ont poursuivi leur progression, soutenus par des politiques monétaires plus accommodantes et des publications de résultats globalement solides. Aux États-Unis, le S&P 500 a atteint de nouveaux sommets, tiré par le secteur technologique et la consommation. En Europe, les indices ont bénéficié de données manufacturières plus encourageantes et d’un redressement de l’énergie, tandis que le FTSE 100 a progressé plus modestement en raison de contraintes budgétaires. Le Nikkei japonais a enregistré une forte hausse, profitant d’un yen affaibli en début de semaine et d’une dynamique d’exportations favorable.
Obligations souveraines
Les rendements obligataires ont évolué de manière contrastée. Aux États-Unis, le 30 ans a atteint 4,75 %, reflet des inquiétudes fiscales malgré l’assouplissement de la Fed. Les Bunds allemands ont vu leurs rendements se comprimer, portés par la recherche de sécurité. Les gilts britanniques ont au contraire enregistré une hausse significative de leurs taux longs, sous l’effet des tensions politiques et de pressions salariales persistantes. Au Japon, le 10 ans est monté à 1,63 %, conséquence des signaux de normalisation de la BoJ.
Matières premières
Le pétrole a connu une trajectoire hésitante, pénalisé par les inquiétudes sur la demande asiatique avant de rebondir grâce à une baisse des stocks américains et au maintien de la discipline de l’OPEP. L’or a poursuivi son rally, franchissant de nouveaux sommets à 3 682 dollars l’once, porté par les flux refuges et la baisse des taux réels. Le gaz naturel est resté plus stable, tandis que les métaux industriels, notamment le cuivre, ont progressé dans le sillage de signaux positifs en Chine et en Europe.
Taux d’intérêt
La décision de la Fed de réduire ses taux à 4,25 % a recentré l’attention sur le rythme futur de l’assouplissement. La BCE et la Banque d’Angleterre ont maintenu leur statu quo, insistant sur leur dépendance aux données. La Banque du Japon a conservé ses paramètres inchangés tout en laissant entrevoir de possibles ajustements graduels. La Banque nationale suisse, la Banque du Canada, la RBA et la RBNZ ont maintenu leur ligne, dans un contexte où les marchés intègrent une orientation globale plus accommodante, mais conditionnée aux chiffres d’inflation.
Calendrier à venir (22 au 26 septembre 2025)
La décision de la Banque nationale suisse du 25 septembre retiendra l’attention, en particulier sur d’éventuelles mesures liées à la force du franc. Le même jour, la publication du PIB américain T2 définitif apportera une lecture clé sur la dynamique de croissance. Le 26 septembre, les chiffres de l’inflation japonaise ainsi que l’indice PCE américain seront scrutés pour affiner les anticipations de politique monétaire. Les PMI flash européens publiés le 23 septembre permettront de prendre le pouls de l’activité manufacturière et des services dans la zone euro, tandis que des interventions de membres de la Banque d’Angleterre pourraient clarifier les perspectives domestiques.
En 2025, les taux d’emprunt se sont repliés par rapport à leurs pics, sans retrouver les niveaux ultra-bas des années 2010. Côté immobilier, les rendements bruts restent hétérogènes et la contrainte énergétique alourdit les budgets travaux ; côté Bourse, la diversification mondiale via ETF n’a jamais été aussi simple… mais la volatilité demeure. Alors, où mettre son prochain euro ?
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Revenu mensuel régulier → l’immobilier locatif (direct ou pierre-papier) reste adapté, à condition d’accepter la gestion et la fiscalité.
Capital long terme et liquidité → la Bourse (ETF actions/obligations) est souvent plus efficace.
Optimisation fiscale → en actions, le PEA et l’assurance-vie ; en immobilier, le LMNP, le déficit foncier ou la SCPI dans une enveloppe.
2) Immobilier : forces et faiblesses en 2025
Atouts. Effet de levier bancaire unique, revenus potentiellement indexés sur l’inflation, sentiment de contrôle sur un actif tangible. En direct, on peut créer de la valeur (travaux, colocation, division). Les SCPI/OPCI/REITs permettent d’externaliser la gestion et d’accéder à des parcs diversifiés avec un ticket d’entrée réduit.
Points de vigilance. Frais d’entrée élevés dans l’ancien (souvent 7–8 % de notaires), aléas locatifs, encadrements des loyers dans certaines villes, DPE et travaux d’efficacité énergétique pouvant peser, fiscalité des revenus fonciers parfois lourde selon ta tranche. La liquidité est faible (revente longue et incertaine). En pierre-papier, la valeur part peut fluctuer et les revenus ne sont pas garantis.
Quand c’est pertinent. Tu peux emprunter dans de bonnes conditions, tu maîtrises un marché local précis, tu vises un cash-flow stabilisé sur 15–20 ans et acceptes de gérer (ou de déléguer avec un coût).
3) Bourse : forces et faiblesses en 2025
Atouts. Frais faibles, diversification mondiale immédiate (ETF Monde), liquidité quotidienne, mise en place simple d’un DCA (versements programmés). Fiscalité optimisable : PEA (actions/ETF UE) ou assurance-vie (abattements après 8 ans, clause bénéficiaire).
Points de vigilance.Volatilité parfois forte (baisse temporaire de 20–30 % possible), risque de comportements émotionnels (FOMO, panique), nécessité de tenir l’horizon (≥ 8–10 ans pour les actions).
Quand c’est pertinent. Tu veux faire croître un capital, sans immobiliser des mois en revente, et tu acceptes de laisser le temps compenser la volatilité.
4) Comparatif express (axes clés)
Rendement net : immobilier dépend de l’emplacement, des charges et de l’impôt ; les ETF actions visent la prime de risque à long terme, lissée par le DCA.
Risque : immobilier = risque locatif + concentration ; Bourse = risque de marché mais diversification mondiale.
Liquidité : forte en Bourse, limitée en immobilier.
Levier : naturel et puissant en immobilier ; plus rare et risqué en Bourse (à éviter pour débuter).
Temps/gestion : immobilier direct prend du temps ; ETF demande peu d’entretien.
Ticket d’entrée : élevé en direct, faible en ETF/REITs/SCPI.
5) Trois chemins concrets selon le profil
Jeune actif (budget serré). Épargne de précaution, puis PEA + ETF Monde en DCA. Pierre-papier légère (SCPI via AV) si tu veux diversifier sans te sur-endetter.
Objectif revenu complémentaire. Un bien ciblé (rendement net, vacance faible, DPE correct) + gestion déléguée. En parallèle, renforce un portefeuille d’ETF pour lisser le risque global.
Patrimoine déjà constitué. Mix 60/40 (au sens risque) : UC/ETF monde + fonds euros/obligataire, et une poche pierre-papier diversifiée. Rééquilibrage annuel, arbitrages fiscaux (PEA/AV, LMNP/déficit foncier).
6) Méthode simple pour décider en 2025
Objectif & horizon : revenu vs capital, 5 ans, 10 ans, 20 ans.
Capacité d’endettement : si elle est bonne et stable, l’immobilier peut accélérer.
Tolérance à l’illiquidité : es-tu prêt à rester bloqué plusieurs mois ?
Temps disponible : pour rénover, gérer, optimiser ?
Fiscalité : choisis l’enveloppe (PEA/AV/PER côté Bourse ; LMNP/déficit/pierre-papier côté immo).
Règle pratique. Tant que ton épargne de précaution n’est pas en place et que ta capacité d’endettement est incertaine, privilégie la Bourse via ETF. Dès que ta situation est stabilisée, un projet immo bien chiffré peut compléter efficacement.
Conclusion
Il n’y a pas de vainqueur unique. La Bourse excelle pour construire un capital liquide, à frais réduits, sur longue durée. L’immobilier brille pour créer du levier et générer un revenu récurrent, au prix d’une gestion et d’une fiscalité plus lourdes. En 2025, la stratégie robuste reste hybride : cœur en ETF mondiaux, complété d’une poche immobilière (directe ou pierre-papier) quand la situation personnelle le permet.
Les premiers mois de 2025 auront confirmé une impression paradoxale : une économie américaine à la fois secouée par les vents contraires du protectionnisme, du ralentissement démographique et des tensions politiques, mais qui continue d’afficher une capacité de résistance hors norme.
Si les chiffres de l’emploi ont envoyé des signaux d’alerte, la dynamique de consommation des ménages et les flux d’investissement, notamment dans l’intelligence artificielle, redessinent le paysage macroéconomique et laissent entrevoir un cycle moins fragile qu’il n’y paraît.
En effet, si la perte de dynamisme est réelle, il est également modeste et ne semble plus s’aggraver. La croissance annualisée du PIB de 1,4 % enregistrée par l’Amérique au premier semestre constituerait une heureuse surprise pour beaucoup en Europe. Et la croissance de 2 % enregistrée par l’Amérique au cours de l’année écoulée semble encore meilleure en comparaison.
Concernant la suite, l’estimation du modèle GDPNow pour la croissance réelle du PIB (taux annuel corrigé des variations saisonnières) au troisième trimestre 2025 est de 3,1 % au 10 septembre, contre 3,0 % au 4 septembre.
Après les récentes publications du Bureau of Labor Statistics des États-Unis et du Bureau du recensement des États-Unis, les augmentations des prévisions immédiates de la croissance des dépenses de consommation personnelle réelles et de la croissance de l’investissement intérieur privé brut réel de 2,1 % et 6,0 %, respectivement, à 2,3 % et 6,2 %, ont été en partie compensées par une baisse des prévisions immédiates de la contribution des exportations nettes à la croissance du PIB de 0,28 point de pourcentage à 0,23 point de pourcentage.
De plus les Américains continuent de dépenser. Les derniers chiffres, portant sur juillet, suggèrent que la consommation réelle des ménages a légèrement progressé après un début d’année poussif. Les enquêtes sur l’activité des services suggèrent une tendance similaire, les ventes au détail sont restées solides tout au long de l’année.
L’indicateur de suivi de la Fed d’Atlanta indique que les composantes clés du PIB, dépenses privées et investissement, sont en passe de progresser à un taux annualisé de plus de 2 % au troisième trimestre.
Les ventes au détail et des services alimentaires aux États-Unis pour juillet 2025, ont connu une hausse de 0,5 % par rapport au mois précédent et de 3,9 % par rapport à juillet 2024. La variation en pourcentage de mai 2025 à juin 2025 a été révisée, passant de +0,6 % à +0,9%.
Celles-ci sont soutenues par une croissance des salaires qui reste très résiliente et avec des salaires réels qui restent positifs malgré la récente hausse de l’inflation.
Le facteur clé est le marché du travail « ressenti ». Derrière la faiblesse des créations d’emplois, le taux de chômage reste bas à 4,3 %, proche des niveaux de plein emploi des années 2010. De plus, les marchés financiers, dopés par les anticipations de baisses de taux, créent un effet richesse qui soutient la consommation.
À court terme, la consommation pourrait même bénéficier d’un cocktail stimulant : crédit toujours accessible, Fed sur le point d’assouplir sa politique, et fiscalité moins incertaine après la stabilisation des recettes douanières. Mais la question demeure : cette dépense est-elle soutenable sans apport migratoire, donc sans croissance de la population active ?
Aux États-Unis, les coûts de rémunération des travailleurs civils ont augmenté de 0,9 % au deuxième trimestre 2025, soit le même taux qu’au cours de la période précédente, légèrement au-dessus des prévisions du marché qui tablaient sur une hausse de 0,8 %
Emploi et immigration : un marché du travail en trompe-l’œil
Les données publiées par le Bureau of Labor Statistics (BLS), moins de 30 000 créations de postes par mois en moyenne cet été, semblent indiquer une décélération brutale. Pourtant, replacées dans le contexte démographique, ces statistiques changent de signification.
La véritable rupture provient du front migratoire. Le Congressional Budget Office (CBO) a révisé son estimation de solde migratoire net pour 2025 à seulement 400 000 personnes, contre 2 millions anticipés auparavant.
Des chercheurs de l’American Enterprise Institute et de la Brookings Institution, deux groupes de réflexion, estiment ce chiffre entre -500 000 et 100 000. Les douanes et la protection des frontières n’ont signalé que 8 000 « rencontres » avec des migrants illégaux à la frontière sud en juillet, contre 100 000 le même mois l’an dernier et près de 200 000 l’année précédente.
L’immigration a été le principal moteur de la croissance de la population active américaine au cours des 20 dernières années, selon les données du Bureau du recensement des États-Unis. Entre 2000 et 2022, les personnes nées à l’étranger ont représenté près des trois quarts de la croissance totale de la population active civile d’âge moyen (25 à 54 ans).
Avec le vieillissement de la population américaine et le départ à la retraite d’un nombre croissant de résidents nés aux États-Unis, l’immigration deviendra de plus en plus importante pour stimuler la croissance de la population active. En raison du vieillissement de la population, le nombre de personnes nées aux États-Unis en âge de travailler (25 à 54 ans) a peu évolué entre 2000 et 2022.
En revanche, le nombre de personnes nées à l’étranger en âge de travailler a augmenté de près de 7 millions au cours de cette période. Et la population âgée née aux États-Unis (65 ans et plus) a augmenté de près de 18 millions au cours de la même période.
Rien qu’en 2023, le personnel des douanes et de la protection des frontières (CBP) a rencontré 2,54 millions de migrants à la frontière sud-ouest. Ce chiffre est à peu près identique aux 2,58 millions de migrants enregistrés en 2022, une année record. À titre de comparaison, la moyenne annuelle prépandémique était de 500 000 migrants.
Depuis le début de la pandémie aux États-Unis en février 2020, le CBP a enregistré près de 8 millions de rencontres à la frontière sud-ouest, ainsi que près de 2 millions de rencontres à la frontière nord, à la frontière côtière et dans les aéroports.
Bien que le nombre de rencontres ne se traduise pas nécessairement directement par le nombre de migrants admis aux États-Unis, une proportion plus faible de migrants sont refoulés qu’auparavant.
En 2023, moins d’un quart des rencontres à la frontière sud-ouest des États-Unis se sont soldées par un refus d’entrée aux États-Unis, et 58 % des rencontres ont abouti à la libération ou à la libération conditionnelle de migrants vers l’intérieur des terres.
Il s’agit d’un renversement de situation par rapport aux neuf années précédentes, lorsque plus de la moitié des 8,7 millions de migrants appréhendés à la frontière sud n’ont pas été admis aux États-Unis, et moins d’un quart ont été autorisés à entrer.
La situation difficile et la dégradation des conditions de vie dans de nombreux pays d’Amérique latine et des Caraïbes, dont Cuba, Haïti, le Nicaragua et le Venezuela, ont incité le gouvernement américain à étendre des programmes tels que la libération conditionnelle humanitaire pour les ressortissants de ces pays.
De nombreux migrants prennent le risque de voyager non seulement pour échapper à des situations difficiles, mais aussi parce qu’ils croient pouvoir entrer aux États-Unis grâce à des mesures humanitaires.
Un autre facteur d’attraction est la disponibilité du travail et la hausse des salaires. Après la pandémie, le marché du travail américain était extrêmement tendu, en particulier dans les secteurs qui ont tendance à dépendre de la main-d’œuvre immigrée.
Le taux d’offres d’emploi, ou le nombre de postes vacants rapporté à l’emploi total d’un secteur, a atteint des niveaux records en 2021 et 2022, notamment dans les secteurs de l’hébergement et de la restauration, du commerce de détail, de la santé et de l’aide sociale.
En effet, en 2024, les travailleurs nés à l’étranger étaient plus susceptibles que les travailleurs nés au pays d’être employés dans professions de services (22% contre 15,1%) ; ressources naturelles, construction et professions de maintenance (13,9% contre 7,7%) ; et la production, le transport et professions liées au transport de matériaux (15,5 % contre 11,6 %).
Les travailleurs nés à l’étranger étaient moins susceptibles que les travailleurs nés au pays d’être employés dans la gestion, les professions libérales et les secteurs connexes professions (35,4% contre 45,9%) et dans les professions de la vente et de bureau (13,2% contre 19,8%).
Les salaires ont également augmenté plus rapidement dans les professions et les secteurs à forte proportion d’immigrants que dans ceux qui en comptaient une plus faible proportion. Des études ont montré que les conditions du marché du travail américain sont l’un des principaux moteurs de l’immigration clandestine.
Avec cette récente vague d’immigration, la population active née à l’étranger s’est complètement remise de la baisse due à la pandémie, dépassant même ce qui aurait été attendu en l’absence de pandémie. Selon l’Enquête sur la population active (Current Population Survey), la population active née à l’étranger a atteint son niveau de février 2020 en novembre 2021 et a dépassé la croissance tendancielle en août 2022.
En 2024, les personnes nées à l’étranger représentaient 19,2 % de la main-d’œuvre civile américaine, en hausse contre 18,6% en 2023.
L’afflux d’immigrants prêts à travailler a stimulé la croissance démographique, la population active et l’emploi dans l’économie américaine post-pandémique. Selon les estimations du Hamilton Project, une immigration accrue a stimulé la croissance des emplois salariés de 70 000 emplois par mois en 2022, puis de 100 000 emplois par mois en 2023 et jusqu’en 2024. La limite supérieure de la fourchette de croissance de l’emploi a doublé, passant de 100 000 emplois par mois à 200 000, sans l’afflux d’immigration.
Il n’est pas rare que l’immigration contribue largement à la croissance de l’emploi. Avant la pandémie, de 2010 à 2019, la part de la croissance de l’emploi attribuable à l’immigration s’élevait en moyenne à 45 %.
Dans les années qui ont suivi la COVID, sous l’administration Biden, elle a atteint un sommet de 70 %. En 2022, 70 % de la croissance totale de la population active provenait de travailleurs étrangers. Ce chiffre a ralenti pour atteindre des niveaux encore très élevés en 2023, à 60 % du total.
La hausse de l’emploi, conjuguée à la consommation de biens et services par les immigrants aux États-Unis, stimule également la croissance du PIB. Selon l’étude du Projet Hamilton, la hausse de l’immigration a contribué à hauteur d’environ 0,1 point de pourcentage à la croissance annuelle du PIB en 2022 et 2023, et devrait continuer à le faire en 2024.
Cette évolution modifie la « barre de soutenabilité » (nécessaire pour maintenir la stabilité du taux d’emploi) du marché de l’emploi. Les estimations démographiques de l’année dernière du Bureau du recensement suggèrent que 90 000 nouveaux emplois seraient nécessaires pour atteindre ce taux, selon les calculs de Jed Kolko du Peterson Institute for International Economics, un autre groupe de réflexion.
Mais avec les nouvelles hypothèses du CBO, ce seuil chute à 50 000, voire 30 000 en cas de solde migratoire nul. Autrement dit, même les créations actuelles, faibles en apparence, suffisent à maintenir l’équilibre.
Les économistes de Barclays qui suivent ces tendances estiment que la croissance « potentielle » des salaires privés non agricoles, ou le niveau d’emplois supplémentaires qui peuvent être créés sans entraîner de pénurie de main-d’œuvre, pourrait tomber à moins de 10 000 par mois d’ici la fin de l’année prochaine, contre plus de 100 000 aujourd’hui.
Ces chiffres sont assez frappants si l’on considère que la croissance mensuelle moyenne des salaires privés a été d’environ 172 000 au cours des deux dernières années.
Dans le même temps, Barclays affirme s’attendre à ce que les effets du vieillissement de la population « s’intensifient très bientôt », exerçant une pression à la baisse encore plus forte sur la croissance de l’emploi.
La conclusion est que l’offre de travail s’est effondrée. Cela signifie que nous ne sommes tout simplement plus en mesure de créer des emplois au même rythme qu’auparavant, ce qui correspond au seuil de rentabilité, qui est tombé en dessous des niveaux de 2016. En outre, le vieillissement de la population et le faible taux de participation amplifient cette dynamique. Autrement dit, si le chômage n’explose pas, ce n’est pas parce que la demande de travail est forte, mais parce que l’offre se réduit.
En parallèle, la demande de main-d’œuvre a peut-être été temporairement affaiblie par le fait que les employeurs ont retardé l’embauche jusqu’à la tourmente tarifaire de Trump. Mais on ne constate pas de licenciements massifs.
En résumé, l’immigration a eu un impact sur l’offre et la demande de main-d’œuvre. L’offre de travailleurs disponibles a fortement diminué en raison de l’immigration, ce qui entraîne naturellement une baisse des créations d’emplois.
Le marché du travail ne peut tout simplement pas croître au rythme de ces dernières années, faute de main-d’œuvre. La demande a ralenti, conséquence naturelle de l’immigration, mais aussi du choc majeur que nous avons subi en début d’année.
On n’écarte pas la possibilité d’un nouveau ralentissement, voire d’une contraction, de la croissance de l’emploi. Cependant, je ne pense pas qu’il faille exclure non plus la possibilité d’une amélioration par rapport aux niveaux très bas observés une fois le choc passé.
Gardez ceci à l’esprit : malgré la croissance de l’emploi, certes infime, stagnante ces trois derniers mois, et malgré la plus forte hausse historique du nombre de nouveaux chômeurs le mois dernier, le taux de chômage est resté à 4,3%.
C’est le signe d’un resserrement du marché du travail, ce qui pourrait bien se produire si le pire du choc d’incertitude est derrière nous et que la demande de travail, même si elle n’atteint pas des niveaux attrayants, dépasse l’offre anémique. Un point à considérer.
C’est précisément ce piège que la Fed doit éviter. Powell doit concilier deux objectifs contradictoires : préserver la crédibilité anti-inflation, menacée par des anticipations en hausse, des prix importés qui accélèrent et des salaires privés encore dynamiques ; et ne pas fermer la porte à un assouplissement si les prochains indicateurs, notamment sur l’emploi et l’inflation d’août, venaient à se dégrader.
Le revers de la médaille est cependant clair : en freinant l’immigration, moteur structurel de la croissance américaine depuis les années 1990, Washington compromet le potentiel de long terme. Moins de main-d’œuvre signifie aussi moins d’innovation, moins de dynamisme entrepreneurial et une pression accrue sur certains secteurs en tension, santé, construction, services aux ménages. L’équation politique du court terme (réduire la pression migratoire) se paie en affaiblissant le socle de croissance future.
L’IA comme pilier de l’investissement et relais de croissance
Si le socle démographique s’effrite, c’est du côté de la productivité que les États-Unis cherchent un second souffle. L’investissement privé, mesuré par l’indicateur de suivi de la Fed d’Atlanta, se maintient à un rythme supérieur à 2 % annualisé au troisième trimestre. Une large partie de cette dynamique est portée par les dépenses massives dans l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques.
Les big techs continuent d’annoncer des plans d’investissement colossaux dans les data centers, les semi-conducteurs et les modèles d’IA générative. Cette vague constitue à la fois une réponse aux tensions sur l’offre de travail (substituer le capital au travail) et un pari sur l’avenir : restaurer la productivité totale des facteurs, en berne depuis une décennie.
Au deuxième trimestre, les catégories liées aux technologies ont contribué à hauteur de 4,3 points de pourcentage à la croissance globale de l’investissement, compensant les baisses observées ailleurs.
Le secteur du matériel informatique a dominé la croissance, avec des investissements en ordinateurs et équipements connexes en hausse de 41 % sur l’année, reflétant une forte augmentation des commandes de serveurs et de systèmes GPU. La construction de centres de données a atteint un taux annuel record de 40 milliards de dollars en juin, en hausse de 30 % par rapport à l’année dernière – un point positif dans un contexte de construction par ailleurs difficile.
Cette forte hausse des investissements est due aux hyperscalers (Meta, Alphabet, Microsoft, Amazon et Oracle), qui devraient consacrer 342 milliards de dollars aux dépenses d’investissement en 2025, soit une augmentation de 62 % par rapport aux 67 % de l’année dernière. Des entreprises privées comme OpenAI et Anthropic réalisent également des investissements similaires pour soutenir le développement de nouveaux modèles de pointe.
Du point de vue du PIB, l’impact est encore modeste, mais il devrait évoluer. Les données officielles reflètent principalement la première phase d’investissement dans l’IA, mettant l’accent sur les puces, les serveurs et les équipements réseau.
La phase suivante cible les infrastructures de soutien telles que les centrales électriques et la modernisation du réseau, dont la planification, l’obtention des permis et la construction peuvent prendre des années. Les premiers signes de cette phase apparaissent, mais son impact complet est probablement à venir.
Des chercheurs de Pantheon Macroeconomics ont constaté que les dépenses liées à l’IA ont représenté une différence de 0,5 point de pourcentage dans la croissance annualisée du PIB au premier semestre. Sans ces dépenses, Pantheon estime que l’économie américaine aurait progressé de moins de 1 %, signe que les entreprises technologiques soutiennent une économie en difficulté.
Le contraste avec l’Europe est saisissant : alors que les économies du Vieux Continent peinent à dépasser 0,5 % de croissance, l’Amérique investit dans les technologies qui définiront le prochain cycle. Même si les effets productifs sont encore incertains et concentrés dans quelques secteurs, la trajectoire est claire : compenser un déficit de main-d’œuvre par un surcroît d’innovation.
Politique monétaire et risque politique
La Fed, confrontée à un ralentissement modeste mais réel, s’apprête à enclencher une série de baisses de taux. Les marchés anticipent trois assouplissements d’ici décembre. Pourtant, le diagnostic n’est pas celui d’une récession : spreads de crédit faibles, disponibilité du financement bancaire, inflation au-dessus de 2 %. L’assouplissement apparaît davantage comme une réponse politique et préventive qu’un geste de sauvetage.
La vraie incertitude réside ailleurs : la pression directe exercée par Donald Trump sur la banque centrale. Ses tentatives de limoger une gouverneure de la Fed rappellent que l’indépendance monétaire est fragile.
Or, dans un régime de déficits budgétaires massifs et d’inflation sous-jacente encore élevée, une Fed compromise ne pourrait plus ancrer les anticipations. Le risque n’est donc pas tant la croissance que la crédibilité future de la politique monétaire.
Conclusion : une économie en mutation lente, pas en crise
Le pessimisme ambiant repose sur des signaux réels, ralentissement de l’emploi, tensions politiques, protectionnisme, mais il néglige trois amortisseurs puissants :
Le marché du travail ajusté au nouveau contexte migratoire, qui relativise la faiblesse des créations d’emplois,
La consommation et les ventes au détail, encore robustes malgré l’incertitude,
L’investissement massif dans l’IA et les infrastructures numériques, vecteur potentiel de productivité future.
L’Amérique de 2025 n’est pas une économie en effondrement, mais une économie en recomposition : moins ouverte à l’immigration, plus dépendante de sa demande intérieure, et en quête de nouveaux moteurs via l’intelligence artificielle. Le défi sera d’équilibrer ces trois dimensions, tout en préservant l’indépendance d’une Fed plus que jamais au centre du jeu.
La semaine écoulée a été rythmée par la publication de l’inflation américaine, la réunion de la Banque centrale européenne, ainsi que de nouveaux signaux de faiblesse en provenance de la Chine. Le dollar s’est renforcé, soutenu par une inflation légèrement supérieure aux attentes malgré une révision massive à la baisse des créations d’emplois. L’euro a évolué de manière volatile après la BCE, tandis que la livre sterling a souffert d’une croissance atone. Les marchés actions, obligataires et de matières premières ont reflété un environnement dominé par des politiques monétaires restrictives et par la persistance de tensions géopolitiques.
Devises majeures
Dollar américain (USD)
Le billet vert a progressé à la suite de la publication du CPI d’août, ressorti à +0,4 % en global et +0,3 % en core. Les pressions sur le logement, l’énergie et l’alimentation demeurent présentes, tandis que l’impact des nouveaux tarifs douaniers reste limité pour l’instant. En parallèle, une révision massive de -911 000 créations de postes sur l’année écoulée a mis en évidence la fragilité du marché du travail. Ce contraste entre inflation persistante et emploi en repli ouvre une fenêtre d’assouplissement à la Réserve fédérale. Les marchés anticipent une baisse de 25 points de base dès septembre, suivie possiblement d’un second mouvement en octobre. Le 10 ans US est resté stable autour de 4,04 %, le dollar s’est raffermi et les indices actions ont progressé modestement.
Euro (EUR)
L’euro a été animé par la réunion de la BCE. Si les taux ont été maintenus inchangés, Christine Lagarde a réaffirmé la nécessité de conserver une politique restrictive afin d’ancrer la trajectoire désinflationniste. Le ton hawkish a temporairement soutenu la monnaie unique, mais les perspectives économiques fragiles en zone euro limitent son potentiel d’appréciation.
Livre sterling (GBP)
La livre a été fragilisée par la publication d’un PIB mensuel stagnant, confirmant l’absence de croissance au Royaume-Uni. Cette faiblesse structurelle entretient les doutes quant à la capacité de la Banque d’Angleterre à resserrer davantage sa politique monétaire. Les investisseurs se tournent désormais vers la réunion décisive de la semaine prochaine.
Yen japonais (JPY)
Le yen a évolué au gré des différentiels de taux et du sentiment global de risque. La devise est restée sous pression face au dollar et à l’euro, mais a regagné de l’attrait lors des phases de repli des marchés. La prochaine réunion de la Banque du Japon, prévue le 19 septembre, sera déterminante pour la trajectoire de la politique monétaire.
Dollar canadien (CAD)
Le dollar canadien est resté stable, faute de données domestiques. La devise a suivi les tendances globales, en attendant les publications d’inflation et la décision de la Banque du Canada attendues la semaine prochaine.
Dollar australien (AUD)
L’AUD a subi la pression des signaux déflationnistes venus de Chine, principal partenaire commercial. En l’absence de catalyseurs domestiques, la devise a reflété les inquiétudes sur la demande mondiale de matières premières.
Dollar néo-zélandais (NZD)
Le kiwi est resté sans dynamique propre malgré une intervention de la RBNZ. La banque centrale a maintenu une posture prudente et dépendante des données, laissant la devise évoluer au gré des tendances régionales et du dollar américain.
Franc suisse (CHF)
Le franc suisse a évolué de manière neutre. Les déclarations du président de la BNS n’ont pas apporté de nouveauté, laissant la devise réagir principalement au sentiment global de risque.
Géopolitique
Moyen-Orient : Les tensions dans le Golfe continuent d’alimenter une prime de risque sur le marché pétrolier, rappelant la vulnérabilité des routes d’approvisionnement énergétiques.
Europe de l’Est : Le conflit Russie–Ukraine se poursuit sans évolution stratégique majeure. Les infrastructures énergétiques et logistiques demeurent exposées, maintenant une prime de risque pour les marchés européens.
Asie-Pacifique : La Chine a intensifié sa coopération militaire avec la Russie à travers des exercices conjoints, ce qui accroît les inquiétudes des partenaires occidentaux. Par ailleurs, les tensions commerciales avec les États-Unis et l’Europe s’accentuent.
OPEP+ et commerce mondial : Les discussions au sein de l’OPEP+ sur d’éventuels ajustements de production maintiennent une incertitude élevée. Les flux commerciaux stratégiques restent sensibles aux tensions géopolitiques globales.
Actions
États-Unis : Les indices ont clôturé de manière contrastée. Le S&P 500 et le Nasdaq ont bénéficié de la résilience du secteur technologique, tandis que le Dow Jones est resté plus fragile.
Europe : Les marchés européens ont évolué prudemment, dominés par la réunion de la BCE. Le ton ferme de Christine Lagarde a limité l’appétit pour le risque.
Asie : Les actions chinoises ont reculé après de nouvelles données décevantes, tandis que Tokyo a bénéficié d’un yen faible qui soutient les exportateurs.
Matières premières
Énergie : Le pétrole est resté volatil, partagé entre inquiétudes sur la demande mondiale et incertitudes liées à l’OPEP+ et au Moyen-Orient.
Métaux précieux : L’or a été recherché comme valeur refuge, soutenu par la volatilité obligataire et les tensions géopolitiques.
Métaux industriels : Le cuivre et l’aluminium ont reculé, affectés par la faiblesse persistante de la demande chinoise.
Obligations souveraines
États-Unis : Les rendements à court terme se sont tendus après l’inflation, tandis que le 10 ans est resté stable autour de 4,04 %. La courbe demeure inversée.
Zone euro : Les Bunds ont été volatils après la BCE, avec des taux courts en hausse et des taux longs contenus par la faiblesse économique.
Royaume-Uni : Les Gilts restent sous pression, les maturités longues reflétant l’incertitude budgétaire et monétaire.
Japon & Suisse : Stabilité des JGBs avant la réunion de la BoJ ; légère baisse des rendements suisses confirmant leur statut refuge.
Canada, Australie, Nouvelle-Zélande : Peu de mouvements autonomes, les marchés suivant les dynamiques américaines.
Taux d’intérêt
Réserve fédérale (Fed) : Le marché anticipe une baisse de 25 points de base en septembre, avec une probabilité croissante d’un second mouvement en octobre.
Banque centrale européenne (BCE) : Taux inchangés mais ton hawkish, confirmant un statu quo prolongé.
Banque d’Angleterre (BoE) : Dilemme entre croissance nulle et inflation élevée. La réunion de la semaine prochaine sera décisive.
Banque du Japon (BoJ) : En attente de la réunion du 19 septembre, où des ajustements du YCC pourraient intervenir.
Banque du Canada (BoC) : Attentisme avant la décision à venir.
RBA, RBNZ, BNS : Pas de changement, profils attentistes.
Trois noms reviennent souvent dans les sphères d’influence : Brookings Institution, Heritage Foundation ou encore l’Institut Montaigne.
Ces organisations, appelées think tanks produisent rapports, tribunes, analyses économiques ou sociales, et sont omniprésentes dans les médias comme dans les coulisses du pouvoir. Derrière leur apparente neutralité intellectuelle se cache une véritable force politique, souvent bien plus influente qu’un parti minoritaire ou qu’un syndicat.
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Un think tank ne rédige pas de lois, mais il fabrique les idées qui les inspirent. En fournissant des analyses « expertes » aux décideurs politiques, il contribue à définir ce qui est perçu comme une solution rationnelle ou nécessaire.
Cette influence est d’autant plus puissante qu’elle agit en amont : avant même que le débat politique ne commence. Aux États-Unis, la Heritage Foundation a joué un rôle clé dans l’élaboration du programme économique de Ronald Reagan dans les années 1980. Plus récemment, des think tanks comme l’American Enterprise Institute ont pesé dans les réformes fiscales ou les politiques de dérégulation.
En France, l’Institut Montaigne, souvent présenté comme modéré et libéral, propose régulièrement des réformes sur l’éducation, la santé ou le marché du travail, qui finissent par inspirer des politiques publiques. Quand Emmanuel Macron arrive à l’Élysée en 2017, plusieurs de ses conseillers viennent directement du monde des think tanks, notamment de Terra Nova ou de Montaigne.
Le pouvoir de ceux qu’on n’élit pas
Contrairement aux partis politiques ou aux syndicats, les think tanks ne sont soumis à aucun contrôle démocratique. Leurs experts ne sont pas élus, mais invités dans les médias, consultés par les ministères ou appelés à témoigner devant les assemblées.
Leur autorité repose sur leur capacité à produire des rapports solides, bien présentés, souvent appuyés par des chiffres… mais dont l’objectivité est parfois très relative. La question qui se pose est donc simple : qui finance ces idées ?
Une neutralité souvent illusoire
Beaucoup de think tanks se veulent indépendants, mais leurs sources de financement orientent inévitablement leurs travaux. Lorsqu’un institut est financé par de grandes entreprises, des banques ou des milliardaires, ses propositions tendent logiquement à refléter ces intérêts.
Le Cato Institute, par exemple, financé par les frères Koch magnats du pétrole aux États-Unis – défend des idées ultralibérales, opposées à toute régulation environnementale ou intervention de l’État. En Europe, certains think tanks sont également soutenus par des fonds privés ou même étrangers, ce qui soulève la question de leur réelle autonomie intellectuelle.
Même en France, où le financement est parfois plus opaque, plusieurs instituts reçoivent d’importants dons privés ou des subventions publiques. Les idées mises en avant comme la baisse des dépenses publiques ou la réforme du code du travail ne sont donc pas neutres : elles servent une vision économique bien spécifique.
Quand l’expertise devient un instrument politique
Tout comme les agences de notation transforment une analyse technique en pression politique, les think tanks utilisent leur statut d’expert pour peser sur l’opinion et sur les gouvernements. En période de crise, leurs voix sont souvent les premières que l’on entend dans les médias : on les consulte, on les cite, on leur donne la parole.
Mais derrière le vernis technique, leurs recommandations peuvent entraîner des choix lourds de conséquences : privatisations, réduction des dépenses sociales, baisse des impôts pour les plus riches, limitation du droit du travail. Autant de mesures qui changent concrètement la vie des citoyens, sans qu’ils aient été associés à leur élaboration.
Une influence difficile à réguler
Le problème est aussi structurel : comme le marché de la notation financière, le monde des think tanks est concentré et dominé par quelques grandes institutions. Un petit nombre d’organisations bien financées capte une large part de l’attention politique et médiatique.
Les think tanks alternatifs, progressistes ou écologistes comme l’Institut Rousseau, ATTAC ou le Shift Project peinent à émerger dans cet écosystème saturé. Pourtant, ce sont eux qui proposent d’autres grilles de lecture, d’autres priorités : plus sociales, plus écologiques, plus inclusives.
Les think tanks ne sont pas de simples laboratoires d’idées. Ce sont des acteurs politiques puissants, qui influencent directement les choix de société, sans jamais passer par les urnes. Leur pouvoir, souvent invisible, mérite d’être interrogé. Car à la fin, il faut se poser une question essentielle : ces idées servent-elles vraiment l’intérêt général, ou celui de ceux qui les financent ?
Le 11 septembre 2025, le Bureau of Labor Statistics (BLS) a publié les données d’inflation pour le mois d’août. Très attendu par les marchés financiers, ce rapport sur l’Indice des Prix à la Consommation (CPI) éclaire la dynamique des prix à quelques jours de la réunion de la Réserve fédérale (16-17 septembre), où une baisse des taux est largement anticipée.
Des chiffres en ligne avec les attentes
En août, l’inflation globale (CPI-U) a progressé de 0,4 % sur un mois, soit le double de la hausse de juillet (+0,2 %). En rythme annuel, elle s’établit à 2,9 %, contre 2,7 % en juillet, conformément au consensus.
L’inflation sous-jacente (core CPI), qui exclut l’énergie et l’alimentation, a augmenté de 0,3 % en rythme mensuel et de 3,1 % sur un an. Ces chiffres, attendus, traduisent néanmoins des tensions persistantes dans certains secteurs.
Les moteurs de la hausse des prix
Logement et loyers : principaux contributeurs à l’inflation, confirmant la pression durable des coûts liés à l’immobilier résidentiel.
Alimentation : progression marquée, alimentée par des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement.
Énergie : les prix de l’essence se redressent, reflétant la volatilité des coûts énergétiques.
Biens manufacturés : certains segments, comme l’électroménager, affichent au contraire des baisses de prix.
Les tarifs douaniers introduits par l’administration Trump commencent également à peser sur les biens importés. Pour l’instant, leur impact demeure modéré, mais les économistes anticipent un effet plus marqué dans les prochains mois si la tendance se confirme.
Conséquences pour la Fed et réactions de marché
Ce rapport intervient dans un contexte où la Fed est appelée à assouplir sa politique monétaire afin de soutenir une économie fragilisée.
Malgré la légère accélération de l’inflation, les chiffres ne constituent pas un frein à une baisse des taux, d’autant que les dernières données sur l’emploi ont révélé une révision à la baisse de 911 000 créations de postes sur l’année écoulée.
Les marchés restent confiants : la probabilité d’une baisse de 25 points de base en septembre est largement intégrée, avec 67 % de chances d’un second mouvement en octobre (CME FedWatch).
Les réactions immédiates ont été mesurées :
Le S&P 500 a progressé de 0,2 % en contrats à terme,
Le dollar s’est légèrement renforcé,
Les rendements à 10 ans sont restés stables autour de 4,04 %.
Une trajectoire d’inflation encore incertaine
Si l’inflation globale se maintient dans une zone relativement maîtrisée, l’inflation sous-jacente à 3,1 % reste au-dessus de la cible de la Fed. Plusieurs tendances pourraient cependant limiter les pressions à venir :
Le ralentissement progressif des loyers (données Zillow et Fed de Cleveland),
La récente modération des prix de l’énergie,
Des anticipations d’inflation des ménages stables, évitant un dérapage psychologique.
Conclusion : une fenêtre pour l’assouplissement
Le rapport CPI d’août 2025 confirme un environnement de prix légèrement plus tendu, mais sans remettre en cause la trajectoire de la Fed vers une politique monétaire plus accommodante. L’équilibre reste délicat : soutenir un marché du travail en perte de vitesse tout en préservant la stabilité des prix.
Les prochaines publications, notamment l’indice PCE, indicateur de référence pour la Fed; seront déterminantes pour confirmer la marge de manœuvre dont disposent Jerome Powell et ses collègues dans leur stratégie de normalisation.
Il y a des histoires d’entrepreneurs qui naissent dans un garage, d’autres autour d’un café. Celle de Ramify commence sur les bancs de CentraleSupélec, où deux étudiants passionnés d’ingénierie, Olivier Herbout et Samy Ouardini, se croisent sans encore savoir qu’ils allaient, quelques années plus tard, bousculer un secteur figé depuis des décennies : la banque privée.
Nous sommes donc allés à leur rencontre pour mieux comprendre leur démarche, découvrir les coulisses de ce projet prometteur et vous partager une histoire qui, à coup sûr, saura vous inspirer.
Des bancs d’école à la finance internationale
Après leurs études, chacun suit un parcours prestigieux :
Olivier rejoint Goldman Sachs à New York,
Samy intègre le cabinet de conseil Oliver Wyman.
Forts de plusieurs années dans ces institutions prestigieuses, les deux amis font le même constat : en France, les particuliers sont trop souvent livrés à eux-mêmes face à leur épargne. L’univers de la gestion patrimoniale reste opaque, coûteux et réservé aux initiés.
Une conviction est née : ouvrir l’accès à des solutions patrimoniales de premier plan, dans un cadre digitalisé, transparent et conforme aux attentes des investisseurs modernes.
C’est ainsi qu’en 2021, Ramify voit le jour.
Une plateforme patrimoniale tout-en-un
En trois ans, Ramify a construit une offre complète qui simplifie la vie des investisseurs :
Assurance vie (classique, mineur, luxembourgeoise)
PER
PEA
Private equity
SCPI
Club deals immobiliers
Cryptomonnaies
Art
Produits structurés
Compte à terme
Livret d’épargne
Que demander de plus ?
Des solutions qui étaient autrefois réservées à une minorité, désormais accessibles en quelques clics. Mais au-delà de la variété, Ramify se veut un véritable partenaire de confiance, combinant digitalisation, optimisation fiscale et simplicité d’utilisation.
Des innovations de rupture
Ramify ne se contente pas d’aligner les produits. La plateforme se distingue par des choix audacieux :
Première assurance-vie luxembourgeoise 100 % digitale, accessible dès 100 000 € (contre plus du double auparavant).
Gestion encadrée des crypto actifs, avec le statut officiel de PSAN (Prestataire de Services sur Actifs Numériques).
Lancement du X Fund via leur propre société de gestion (Valhyr Capital), un fonds hybride inspiré du légendaire All Weather Fund de Ray Dalio, combinant marchés publics, privés et alternatifs pour viser une performance stable et diversifiée.
Évidemment, la performance des placements Ramify ne manque pas d’être au rendez-vous. En 2024, leurs portefeuilles standards en gestion pilotée ont affiché des rendements allant de 5,03 % à 27,12 %, selon le niveau de risque choisi :
levé 11 millions d’euros auprès d’acteurs majeurs comme Fidelity International Strategic Ventures,
obtenu +30 labels de référence dans le secteur financier.
De plus, les notes obtenu par ramify auprès de ces clients sont sans appel :
Note Trustpilote : 4,7/5 pour 163 avis
Note Google : 4,9/5 pour 116 avis
Plus qu’une plateforme : une vision
Ce qui distingue vraiment Ramify, c’est sa philosophie. Ne pas simplement proposer des produits financiers, mais offrir une nouvelle manière de penser la finance :
Un avenir où chaque investisseur accède aux standards de l’excellence patrimoniale.
Un univers où les solutions réservées aux élites deviennent accessibles à tous.
Une nouvelle référence d’investissement : claire, transparente et performante.
En somme, Ramify n’est pas qu’une plateforme. C’est une invitation à repenser son avenir financier, et peut-être une opportunité unique de le faire fructifier autrement.
Pour découvrir leurs solutions et commencer à reprendre le contrôle de votre patrimoine : Essayez Ramify dès maintenant !
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