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Les différents types d’ETF à connaitre avant d’investir

Dans cet article, nous allons explorer les divers types d’ETF (Exchange-Traded Funds) disponibles sur le marché. Que vous soyez un investisseur débutant ou chevronné, comprendre les différentes catégories d’ETF peut vous aider à diversifier votre portefeuille et à atteindre vos objectifs financiers.

Pour rappel, un ETF ou fonds négocié en bourse, est un panier d’actifs qui se négocie en bourse comme une action. Les ETF offrent une diversification instantanée, des frais réduits et une grande flexibilité, ce qui en fait un choix populaire parmi les investisseurs, mais il en existe une multitude que nous allons vous présenter !

Les différents types d’ETF

  1. ETF Actions: Les ETF actions sont les plus courants et suivent la performance d’un indice boursier. Voici quelques sous-catégories :
    • ETF Indice : Ces ETF reproduisent les performances d’indices majeurs comme le S&P 500, le CAC 40 ou le FTSE 100.
    • ETF Sectoriels : Ils se concentrent sur des secteurs spécifiques comme la technologie, la santé ou l’énergie.
    • ETF Pays/Régions : Ces ETF ciblent des marchés géographiques particuliers, comme les marchés émergents ou les marchés développés d’une région spécifique.
  2. ETF Obligations: Les ETF obligations investissent dans des portefeuilles d’obligations, ce qui offre une alternative aux investisseurs qui cherchent des revenus fixes et une diversification du risque.
    • ETF Obligations d’État : Ils investissent dans des obligations émises par des gouvernements.
    • ETF Obligations d’Entreprises : Ces ETF se concentrent sur les obligations émises par des entreprises.
    • ETF Obligations à Haut Rendement : Ils investissent dans des obligations à rendement élevé mais à risque plus élevé.
  3. ETF Commodities (Matières Premières): Les ETF commodities permettent d’investir dans des matières premières sans avoir à les acheter physiquement (pratique non ?).
    • ETF Métaux Précieux : Ils suivent les performances de métaux précieux comme l’or, l’argent ou le platine.
    • ETF Énergie : Ces ETF se concentrent sur des matières premières énergétiques telles que le pétrole ou le gaz naturel.
    • ETF Agricoles : Ils investissent dans des matières premières agricoles comme le blé, le maïs ou le soja.
  4. ETF Thématiques: Les ETF thématiques investissent dans des entreprises liées à une tendance spécifique ou à un thème d’avenir.
    • ETF Technologies Vertes : Ils se concentrent sur les entreprises qui développent des solutions énergétiques durables.
    • ETF Santé : Ces ETF investissent dans des entreprises du secteur de la biotechnologie, de la pharmaceutique ou des technologies médicales.
    • ETF Intelligence Artificielle et Robotique : Ils ciblent les entreprises innovantes dans le domaine de l’IA et de la robotique.
  5. ETF ESG (Environnement, Social et Gouvernance): Les ETF ESG investissent dans des entreprises respectant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.
    • ETF Bas Carbone : Ils se concentrent sur les entreprises à faible empreinte carbone.
    • ETF Impact Social : Ces ETF investissent dans des entreprises ayant un impact social positif, comme celles impliquées dans l’éducation ou la santé.
  6. ETF Inverses et à Effet de Levier: Ces ETF sont destinés aux investisseurs avancés cherchant à tirer profit des mouvements de marché à court terme.
    • ETF Inverses : Ils visent à obtenir des rendements opposés à ceux de l’indice sous-jacent.
    • ETF à effet de levier : Ces ETF amplifient les rendements de l’indice sous-jacent, que ce soit à la hausse ou à la baisse.

Comment choisir le bon type d’ETF ?

Choisir le bon ETF dépend de vos objectifs d’investissement, de votre tolérance au risque et de votre horizon temporel. Voici quelques étapes pour vous aider à faire le bon choix :

  1. Définir vos objectifs : Que recherchez-vous ? Croissance à long terme, revenus réguliers, diversification géographique ou sectorielle ?
  2. Évaluer votre tolérance au risque : Les ETF actions peuvent offrir des rendements élevés mais avec plus de volatilité, tandis que les ETF obligations sont plus stables mais avec des rendements potentiellement plus faibles.
  3. Considérer les Frais : Comparez les ratios de frais de différents ETF pour vous assurer de maximiser vos rendements nets.

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  1. Analyser la performance et la liquidité : Recherchez des ETF avec une bonne performance historique et un volume de transactions élevé pour assurer une bonne liquidité.

Conclusion

Les ETF offrent une variété d’options pour répondre à presque tous les besoins d’investissement. Que vous cherchiez à diversifier votre portefeuille, à vous exposer à des tendances de marché spécifiques ou à investir de manière responsable, il existe probablement un ETF adapté à vos objectifs. Faites vos recherches, évaluez vos options et commencez à investir dans les ETF pour atteindre vos objectifs financiers.

Merci de nous avoir lus sur Parlons Finance ! N’hésitez pas à laisser vos questions ou commentaires ci-dessous. À bientôt pour de nouveaux articles sur la gestion financière et les stratégies d’investissement.


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Les investissements en ETF : Un guide facile à comprendre

Nous allons explorer le monde des ETF (Exchange-Traded Funds) et découvrir pourquoi ils deviennent de plus en plus populaires parmi les investisseurs. Que vous soyez un débutant en matière de finance ou un investisseur aguerri, cet article vous offrira un aperçu clair et concis des ETF et de leurs avantages.

Qu’est-ce qu’un ETF ?

Un ETF, ou Exchange-Traded Fund, est un type de fonds d’investissement coté en bourse, comparable à une action. Il regroupe un ensemble d’actifs, tels que des actions, des obligations, des matières premières ou un mélange de ces derniers. L’objectif principal d’un ETF est de reproduire les performances d’un indice spécifique, comme le CAC 40 en France ou le S&P 500 aux États-Unis.

Un ETF fonctionne en suivant passivement un indice de référence. Par exemple, un ETF qui suit le CAC 40 va chercher à reproduire les performances des 40 plus grandes entreprises cotées en bourse à Paris. L’ETF achète donc les actions composant cet indice dans les mêmes proportions. Ainsi, si l’indice progresse, la valeur de l’ETF augmente, et inversement.

Les Avantages des ETF

  • Diversification :

En investissant dans un ETF, vous obtenez une exposition à un large éventail d’actifs avec un seul achat. Cela réduit le risque lié à la détention d’une seule action ou obligation.

  • Frais Réduits :

Les ETF sont généralement moins coûteux que les fonds gérés activement. Les frais de gestion sont plus bas car ils suivent simplement un indice sans nécessiter de gestion active.

  • Accessibilité :

Les ETF se négocient en bourse comme des actions, ce qui signifie qu’ils sont faciles à acheter et à vendre à tout moment pendant les heures de marché. Cela offre une grande liquidité et flexibilité aux investisseurs.

  • Transparence :

Les ETF sont transparents, car ils publient régulièrement la liste des actifs qu’ils détiennent. Cela permet aux investisseurs de savoir exactement dans quoi ils investissent.

  • Fiscalité avantageuse :

Dans certains pays, les ETF bénéficient d’une fiscalité avantageuse par rapport aux fonds traditionnels. Cela peut réduire l’impact fiscal sur vos gains.

Les Risques Associés aux ETF

Comme tout investissement, les ETF comportent des risques. Les principaux risques incluent :

  • Risque de Marché : Si l’indice suivi par l’ETF baisse, la valeur de l’ETF diminuera également.
  • Risque de Liquidité : Bien que les ETF soient généralement liquides, certains ETF plus spécialisés peuvent avoir des volumes de transactions plus faibles, ce qui peut rendre la vente plus difficile.
  • Risque de Traçage : Il peut y avoir une légère différence entre la performance de l’ETF et celle de l’indice qu’il suit, en raison des frais de gestion et autres coûts.

Comment Investir dans des ETF ?

Investir dans des ETF est simple. Voici les étapes de base :

  1. Ouvrir un compte de courtage: Vous aurez besoin d’un compte de courtage pour acheter des ETF. Il existe de nombreuses plateformes en ligne qui offrent des frais compétitifs et des outils de recherche.

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  2. Choisir un ETF : Sélectionnez un ETF qui correspond à vos objectifs d’investissement et à votre tolérance au risque. Utilisez des critères tels que le type d’actifs, les frais de gestion, la performance historique et la liquidité.
  3. Passer un Ordre : Une fois que vous avez choisi un ETF, passez un ordre d’achat via votre compte de courtage. Vous pouvez acheter des ETF de la même manière que vous achetez des actions.

En effet, les ETF sont un excellent outil pour diversifier votre portefeuille à moindre coût et avec une grande flexibilité. Ils conviennent aussi bien aux investisseurs débutants qu’aux investisseurs expérimentés cherchant à optimiser leur stratégie d’investissement. Comme pour tout investissement, il est important de faire vos recherches et de comprendre les risques avant de prendre une décision.

Nous espérons que cet article vous a aidé à mieux comprendre les ETF et leur fonctionnement. N’hésitez pas à laisser vos questions ou commentaires ci-dessous. Nous reviendrons avec un nouvel article d’investissement très prochainement !

Bonne chance dans vos investissements !


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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L’Euro Numérique expliqué par Florian Christiaens, expert à la Banque Nationale de Belgique

Dans cette interview exclusive, nous avons eu l’opportunité de rencontrer Florian Christiaens, Digital Euro Policy expert à la Banque Nationale de Belgique. Membre de l’Eurosystème, la Banque Nationale de Belgique joue un rôle crucial dans la coordination et la mise en œuvre du Digital Euro sur le sol belge. Découvrez les enjeux, les défis et les perspectives de cette révolution monétaire à travers les insights d’un expert de premier plan.

  • Quels sont les principaux avantages de l’introduction d’un euro numérique pour les consommateurs ?

L’euro numérique devrait combiner le meilleur des deux mondes : en alliant la confidentialité, la possibilité d’utilisation hors ligne[i], l’acceptation obligatoire et l’uniformité à travers l’Europe de l’argent liquide à la praticité des solutions de paiement électronique modernes.

Il promet une utilisation universelle pour tout type de paiement, qu’il s’agisse de transactions entre particuliers, d’achats en magasin, en ligne, ou de paiements aux administrations publiques. En somme, il deviendrait un véritable billet virtuel intégré dans les applications bancaires, que nous pourrions utiliser pour nos paiements électroniques en toutes circonstances : dans toute la zone euro, pour tout et avec tout le monde, sans jamais plus devoir se demander si notre type de carte sera acceptée par les commerçants.

  • L’espèce/le cash est-il menacé ?

Un euro numérique coexisterait avec les espèces, sans s’y substituer. Il existerait parallèlement aux espèces pour répondre à la préférence croissante de nos concitoyens pour les paiements numériques rapides et sûrs. Les espèces resteraient disponibles dans la zone euro, de même que les autres moyens de paiement électroniques privés utilisés actuellement.

Par ailleurs, une proposition de législation européenne (le ‘Single Currency Package’ – traitant à la fois de l’euro numérique et des espèces) visant à renforcer le statut des espèces en harmonisant son acceptation et son utilisation dans toute la zone euro, a été publiée par la Commission européenne en Juin 2023 et est actuellement examinée par le Parlement européen et le Conseil de l’UE.

De son côté, la Banque nationale de Belgique (ci-après ‘BNB’) a également récemment réaffirmé son engagement envers les espèces, illustré par la construction d’un nouveau centre de traitement à Zellik.

  • Comment pensez-vous que l’introduction de l’euro numérique pourrait impacter le système financier européen?

L’introduction d’un euro numérique devrait encourager la compétitivité et stimuler l’innovation, en rééquilibrant notamment l’influence des géants technologiques (‘BigTech’) en Europe.

En effet, le projet repose sur une infrastructure publique numérique à l’échelle de la zone euro. Les banques et autres prestataires de paiements, qui devraient jouer les intermédiaires entre l’utilisateur et l’Eurosystème (Banque centrale européenne et Banques centrales nationales de la zone euro), auront donc la possibilité de développer des produits et services à valeur ajoutée, favorisant ainsi leur expansion et la capture de nouvelles parts de marché.

En parallèle, la mise en œuvre d’une limite de détention pour l’euro numérique chez les consommateurs et les commerçants vise à atténuer l’impact potentiel sur les dépôts bancaires traditionnels. Cette approche est conçue pour maintenir une expérience utilisateur optimale, autorisant des dépassements temporaires de cette limite pour les transactions, à travers des mécanismes automatiques de retrait ou de dépôt du montant supplémentaire sur les comptes bancaires associés.

Cette flexibilité assure que la limite de détention ne devienne pas une limite de transaction, garantissant ainsi l’utilisation de l’euro numérique comme un instrument de paiement et non comme moyen auxiliaire de placement permanent.

  • Quels sont les risques potentiels associés à l’adoption généralisée de l’euro numérique, notamment en ce qui concerne la sécurité et la confidentialité des données ? Quid des cyberattaques ?

La conception d’un euro numérique reposerait sur l’utilisation des technologies les plus avancées afin de créer un système qui soit à la fois cyber-résilient et à l’épreuve du temps. L’écosystème de l’euro numérique (y compris les intermédiaires) serait soumis à un cadre de gouvernance complet en matière de cyber-résilience, conçu pour garantir que tous les acteurs disposent des contrôles et des processus nécessaires – y compris la surveillance continue des nouvelles menaces – pour atténuer les cyber-risques et garantir la sécurité des données.

La confidentialité de ces mêmes données est quant à elle placée au cœur de la conception de l’euro numérique. L’Eurosystème n’a aucun intérêt à exploiter les données personnelles des Européens en matière de paiement et ne sera donc pas en mesure d’identifier des personnes à partir des paiements qu’elles effectuent.

Par ailleurs, les paiements en ligne pourront être effectués sans partager ses données avec des tiers, sauf celles qui sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de l’euro numérique ou la prévention d’activités illégales, conformément aux réglementations européennes. Les paiements hors ligne quant à eux devraient offrir un niveau de confidentialité encore supérieur, qui sera comparable aux retraits de billets dans les distributeurs automatiques de billets et à l’utilisation des espèces.

  • Comment voyez-vous l’euro numérique coexister avec les cryptomonnaies existantes ou encore les stablecoins ?

Tout d’abord, il est essentiel de rappeler que l’euro numérique et les crypto-actifs, y compris les stablecoins, occupent des sphères distinctes et ne devraient pas être confondus malgré l’utilisation commune du terme « monnaies numériques ». Il est important de distinguer deux aspects principaux des crypto-actifs : leurs objectifs ou utilisations ainsi que la technologie sous-jacente.

Contrairement aux crypto-actifs comme le Bitcoin, qui sont souvent vus comme des investissements spéculatifs et qui ne servent pas de moyen d’échange ou d’unité de compte dans la vie quotidienne, l’euro numérique se présente comme une version numérisée de notre monnaie courante. Il remplira toutes les fonctions traditionnelles de la monnaie (intermédiaire des échanges, unité de compte et réserve de valeur), tout en étant émis et garanti par la BCE.

D’un point de vue technologique et pour faire le lien avec la question précédente, il est possible l’euro numérique puisse adopter certaines méthodes inspirées de la cryptographie, telles que le ‘hashing’ ou la ‘tokenisation’, afin de garantir la plus haute confidentialité technologiquement possible.

Cependant le parallèle n’ira pas plus loin car l’infrastructure ‘euro numérique’ devrait être centralisée autour de la BCE, ce qui distingue fondamentalement l’euro numérique des crypto-monnaies, qui opèrent sur des réseaux (semi) décentralisés.

  • Quelles mesures sont nécessaires pour garantir que l’euro numérique soit accessible à tous, y compris aux populations non bancarisées ou sous-bancarisées ?

En tant que bien public, l’euro numérique garantirait que les paiements soient accessibles à tous et ne laissent personne de côté. Par exemple, la BCE devrait développer une application facile à utiliser, avec des fonctionnalités spécifiques pour les personnes handicapées et disponible dans toutes les langues.

De plus, une carte de paiement devrait également être fournie pour ceux qui trouvent les téléphones mobiles complexes. En outre, la proposition législative abordée plus avant dans l’interview inclut des mesures d’assistance en présentiel pour faciliter l’utilisation de l’euro numérique.

  • Quelles sont les étapes concrètes que l’Union européenne devrait prendre pour avancer vers la mise en œuvre de l’euro numérique, et quel est le calendrier prévu pour cela ?

L’Eurosystème se concentre désormais sur la phase de préparation, la phase d’investigation portant sur les questions clés relatives à la conception et à la distribution de l’euro numérique (qui ont été expliquées tout au long de cette interview) s’étant achevée le 18 octobre 2023. Cette nouvelle phase vise d’abord à finaliser les règles nécessaires à son émission.

Elle doit également permettre d’approfondir l’analyse des différentes composantes de la plateforme qui devra être mise en place, ainsi que de définir les entités privées et publiques chargées de fournir ces composants.

Par ailleurs, le législateur européen a également franchi des étapes décisives avec la publication du ‘Single Currency Package’ par la Commission européenne en juin 2023 (abordée plus avant dans l’interview).

La partie de cette proposition dédiée à l’euro numérique aborde la mise en place de la base juridique nécessaire à son émission, le modèle de compensation, mais aussi les aspects liés à la vie privée. La décision d’émettre ou non un euro numérique reviendra au Conseil des Gouverneurs de la BCE une fois le travail législatif terminé.

La BNB apporte son soutien aux travaux menés par la BCE, en collaboration étroite avec les autres banques centrales nationales de la zone euro, depuis le lancement du projet en 2020. En parallèle, elle s’efforce de coordonner les efforts sur le sol belge, en travaillant conjointement avec tous les acteurs du marché, y compris les représentants des consommateurs, les universitaires, et les membres du National Retail Payments Committee (NRPC).

Cette collaboration vise à aligner les pratiques nationales avec les objectifs plus larges de l’euro numérique. La création d’une cellule autonome dédiée au sein de la BNB, nommée « Digital Euro and Payments Policy », souligne l’importance croissante de ce projet.


[i] Les terminaux de paiements classiques nécessitent une connexion Internet pour pouvoir fonctionner.

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Analyse technique vs. Analyse fondamentale : Deux approches pour évaluer les actions

Dénicher une action peu valorisée avec un fort potentiel de croissance est l’objectif de nombreux investisseurs, qu’ils soient professionnels ou boursicoteurs. Cependant, trouver ces perles rares ne se fait pas sans préparation. Deux principales méthodes d’analyse sont couramment utilisées : l’analyse technique et l’analyse fondamentale.

1. L’Analyse Technique

L’analyse technique repose sur l’étude empirique des graphiques et des statistiques. Son objectif est de comprendre les tendances futures en se basant sur les informations récoltées lors des années précédentes. Voici les principaux éléments de l’analyse technique :

a. Les Couloirs de Prix

Les analystes techniques identifient des couloirs dans lesquels les cours évoluent. Deux zones clés sont observées :

  1. Zone de Résistance : Il s’agit d’un seuil que l’action n’arrive pas à dépasser pendant une longue période (par exemple, 100 ). Chaque fois que le prix atteint ce seuil, le cours chute à nouveau. Les investisseurs estiment que l′action se trouve aux alentours de 90 et qu’elle ne vaut pas plus pour l’instant.
  2. Zone de Soutien : À l’inverse, un seuil baissier (par exemple, 80 $) existe en dessous duquel l’action ne descend pas durant une longue période.

b. Signaux de Marché

Le volume de transaction est également scruté, car il peut envoyer des signaux significatifs sur les années à venir. Si le prix de l’action franchit l’une de ces lignes de couloir, cela peut être interprété comme un signe d’accélération ou de baisse des marchés.

2. L’Analyse Fondamentale

L’analyse fondamentale vise à estimer la valeur intrinsèque d’une action en se basant sur une multitude d’indicateurs. Voici les principaux éléments de l’analyse fondamentale :

  • Indicateurs Macroéconomiques : Niveau de chômage, PIB, inflation.
  • Secteur d’Activité : Concurrence, croissance du marché.
  • Entreprise elle-même : Management, services proposés, bénéfices attendus, niveau d’endettement.

3. Complémentarité des Méthodes

Les deux méthodes sont souvent confrontées par les analystes. Alors que les fondamentalistes soulignent l’aspect scientifique et rigoureux de leurs études, les adeptes de l’analyse technique mettent en avant la répétition des cycles économiques et du comportement humain. Cependant, ces deux méthodes peuvent être complémentaires : un fondamentaliste peut vérifier son étude sur base des cycles passés.

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David Leisterh (MR): « Je propose de réduire l’impôt des sociétés à 15% »

Dans cette interview exclusive, nous avons rencontré David Leisterh, la tête de liste du Mouvement Réformateur (MR) à Bruxelles, pour discuter de ses projets et de sa vision pour l’avenir de la capitale belge.

Pouvez-vous tout d’abord vous présenter et nous parler de votre parcours ?

Je m’appelle David Leisterh, j’ai 40 ans et je suis la tête de liste du Mouvement Réformateur (MR) à Bruxelles. Mon parcours est diversifié : je suis indépendant dans les secteurs des services et de l’horeca, professeur de langues et actif en politique. J’ai été président du CPAS et conseiller auprès de Didier Reynders.

Actuellement, je suis président du MR à Bruxelles. J’ai étudié à l’ISTI et j’enseigne à l’université. Je parle plusieurs langues, ce qui est un atout pour communiquer efficacement dans une ville cosmopolite comme Bruxelles.

Quels sont les principaux axes de votre programme économique pour Bruxelles et la Belgique, et comment prévoyez-vous de stimuler la croissance économique dans la région ?

Un des défis majeurs est le taux d’emploi, particulièrement bas en comparaison avec la Flandre. Pour y remédier, il faut augmenter ce taux en s’assurant que davantage de personnes travaillent. Cela générerait un retour de 20 milliards d’euros pour le budget fédéral, permettant ainsi de réduire les charges sur les employeurs et les employés.

Je propose de réduire l’impôt des sociétés de 25% à 20%, voire à 15%. De plus, il est essentiel de garantir que tous les travailleurs ne paient pas plus de 50% de leurs revenus en impôts, ce qui n’est pas le cas actuellement. Enfin, nous devons adopter des méthodes efficaces comme celles appliquées en Flandre pour améliorer l’emploi à Bruxelles.

Quelles sont vos propositions pour la fiscalité des entreprises et des particuliers à Bruxelles ? Envisagez-vous des réformes fiscales pour rendre la région plus attractive pour les investisseurs nationaux et étrangers ?

En réalité, les entreprises quittent Bruxelles principalement à cause de problèmes de sécurité, de mobilité et de propreté, plutôt que de la fiscalité. Cependant, je propose d’exonérer le paiement du précompte immobilier pour les bâtiments en rénovation.

Il est crucial de baisser les droits d’enregistrement de 12,5% à 3%, comme en Flandre, pour maintenir la classe moyenne à Bruxelles. Nous devons également rationaliser les taxes diverses et les amendes qui pèsent lourdement sur les entreprises.

Comment votre programme soutient-il les entrepreneurs et les startups à Bruxelles ? Quelles mesures spécifiques proposez-vous pour faciliter la création et la croissance des entreprises ?

Je propose de réduire l’impôt des sociétés à 15% et d’augmenter le plafond forfaitaire des déductions pour investissement. Il est vital de baisser les charges patronales et sociales pour aider les entreprises à démarrer.

Nous devons également réduire les délais de délivrance des permis, qui sont actuellement beaucoup plus longs qu’en Flandre et en Wallonie. Il faut parfois 3 à 4 fois plus de temps pour recevoir un permis par rapport à la Wallonie ou la Flandre. C’est un frein pour les investisseurs !

En outre, il est nécessaire de maintenir l’exonération des charges patronales sur le premier emploi pour encourager l’embauche. Nous pourrions également envisager d’exonérer les charges sociales.

Quels sont vos plans pour réduire le chômage à Bruxelles et quelles initiatives envisagez-vous pour créer de nouveaux emplois, notamment dans les secteurs innovants et technologiques ?

Nous devons appliquer les méthodes efficaces de la Flandre, où les offres d’emploi sont rapidement proposées aux demandeurs d’emploi. En cas de refus répétés sans justification, la solidarité devrait être reconsidérée, avec des sanctions à la clé. Cela a permis à la Flandre de maintenir un taux d’emploi élevé et un faible taux de chômage.

Quelles actions comptez-vous entreprendre pour renforcer l’attractivité de Bruxelles en tant que centre financier et économique en Europe, surtout en post-Brexit ?

Outre la réduction des charges, il est essentiel de rendre Bruxelles plus sûre, accessible et propre. Il est également crucial de réduire le temps de délivrance des permis.

Les finances de Bruxelles étant limitées voire vides, nous devons collaborer avec le secteur privé pour financer les projets d’infrastructure ambitieux, comme la liaison entre les gares et le développement du canal en créant un espace de loisir attractif.

Comment votre programme aborde-t-il la question de l’éducation et de la formation professionnelle pour s’assurer que les citoyens de Bruxelles sont prêts à relever les défis du marché du travail moderne ?

Nous devons réduire le catalogue de formations pour ne conserver que celles menant à un emploi. Il est également important de respecter et de soutenir les enseignants en leur donnant plus de liberté dans leur travail.

Quels sont vos projets pour encourager l’innovation et l’adoption de nouvelles technologies dans les entreprises bruxelloises ? Avez-vous des plans pour des incubateurs ou des programmes de soutien à la recherche et au développement ?

Je propose de soutenir les initiatives d’incubateurs et de favoriser la collaboration entre les secteurs public et privé pour encourager l’innovation.

Le coût de la vie à Bruxelles est une préoccupation pour de nombreux résidents. Comment comptez-vous aborder les problèmes liés au logement abordable et au coût de la vie dans la ville ?

Nous devons augmenter l’offre de logements en accélérant les processus de délivrance de permis. Il est crucial de construire davantage de logements pour répondre à la demande croissante. Il y a 3.000 nouveaux logements disponibles sur Bruxelles par an alors qu’il en faudrait 40.000, vous voyez l’écart, les prix flambent !

Quels sont vos plans pour assurer une gestion responsable et efficace du budget de Bruxelles ? Comment envisagez-vous de réduire la dette publique et d’améliorer l’efficacité des dépenses publiques ?

Je vise à équilibrer le budget et à réduire la dette en optimisant les dépenses publiques et en attirant des investissements privés.

Quelles mesures proposez-vous pour réduire les inégalités économiques et sociales à Bruxelles ? Comment votre programme prévoit-il d’aider les populations les plus vulnérables ?

Il est essentiel de garantir que les écoles offrent des formations de qualité et que les emplois soient accessibles et activables pour tous. Nous devons également veiller à ce que les enseignants soient respectés et soutenus dans leur travail.

Un mot pour conclure ?

En conclusion, avec notre programme, nous proposons de tout changer, de transformer Bruxelles en une ville plus attractive, dynamique et prospère, en me concentrant sur des réformes économiques, fiscales et sociales essentielles. L’objectif sera de remettre le budget à l’équilibre car la dette a explosé !

Un grand merci David et bonne chance !

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Politique

Fouad Ahidar (Team Ahidar): « La priorité pour Bruxelles est de créer des emplois pour les Bruxellois »

Dans le cadre de notre série d’interviews avec les acteurs politiques influents de Bruxelles, nous avons eu l’honneur de rencontrer Fouad Ahidar, fondateur de « Team Fouad Ahidar ». Avec plus de deux décennies d’expérience en politique, Ahidar partage avec nous sa vision pour une région bruxelloise plus prospère, inclusive et dynamique

Fouad Ahidar, merci de nous accorder cette interview. Pour commencer, pourriez-vous vous présenter, nous parler de votre parcours ainsi que des motivations qui vous ont conduit à créer « Team Fouad Ahidar » et à vous présenter aux élections régionales de Bruxelles ?

Je suis en politique depuis 1999 et élu depuis 20 ans. J’ai été membre du parti socialiste flamand, sous divers noms comme Spirit, SP.a et Vooruit. J’ai également été vice-président du parlement de Bruxelles-Capitale et président de la Commission du Conseil Flamand.

Récemment, je ne me sentais plus en phase avec les idées de mon parti, notamment sur la question de l’abattage rituel. Pour n’avoir pas suivi les instructions du parti flamand à Anvers et avoir voté selon mes propres principes et valeurs, j’ai été exclu des réunions du bureau politique.

Me sentant exclu, j’ai décidé de créer la Team Fouad Ahidar. Nous avons rassemblé une série de candidats pour trois niveaux de parlement : fédéral, régional bruxellois et flamand.

Quelles sont les principales initiatives économiques que « Team Fouad Ahidar » envisage de mettre en place pour stimuler la croissance économique dans la région bruxelloise ?

Bruxelles représente déjà 20 % de l’activité économique belge pour seulement 10 % de la population, mais seule la moitié des emplois sont occupés par des Bruxellois. Nous devons stimuler la participation des Bruxellois à cette économie. À cause de la fiscalité immobilière et automobile, beaucoup d’entrepreneurs formés à Bruxelles se domicilient en dehors de la région tout en continuant à bénéficier de son dynamisme économique.

Nous devons améliorer le niveau de diplôme et la connaissance des langues, notamment le néerlandais, pour rendre les Bruxellois plus concurrentiels. De plus, il est crucial de réformer la fiscalité pour inciter les entrepreneurs à rester domiciliés à Bruxelles, augmentant ainsi les revenus de la région.

Comment « Team Fouad Ahidar » prévoit-il de soutenir les PME/entrepreneurs et de favoriser leur développement dans un environnement concurrentiel à Bruxelles ?

Les PME sont le moteur de notre économie locale. Nous mettrons en place un fonds de soutien pour les PME à fort potentiel, offrant des prêts à faible taux d’intérêt et des garanties pour faciliter l’accès au financement. Nous proposerons des programmes de formation pour les entrepreneurs afin de les aider à acquérir les compétences nécessaires pour réussir dans un environnement concurrentiel.

Nous simplifierons les démarches administratives pour réduire les obstacles au développement des PME, notamment en rendant l’information administrative plus accessible en plusieurs langues pour notre population diversifiée. Nous créerons également des incubateurs et des programmes de soutien pour les jeunes entrepreneurs et les startups, offrant des aides financières et des formations en gestion d’entreprise.

Nous nous opposons également à certaines politiques de mobilité, comme le plan Good Move, qui ne prend pas suffisamment en compte l’avis des commerçants et de leurs clients.

Quels secteurs clés identifiez-vous comme ayant le plus grand potentiel de création d’emplois à Bruxelles, et quelles politiques spécifiques proposez-vous pour atteindre cet objectif ?

La priorité pour Bruxelles est de créer des emplois pour les Bruxellois, dans des secteurs comme les services de proximité, le bâtiment, les soins et les transports. Nous devons améliorer le niveau de la langue maternelle pour faciliter l’accès aux études supérieures.

Pour les individus venant de l’étranger, il est crucial de faciliter l’équivalence des diplômes et l’évaluation des compétences. Nous devons permettre aux professionnels diplômés à l’étranger, comme les avocats, médecins et infirmiers, de passer des examens pour obtenir des diplômes belges sans reprendre les études à zéro. En renforçant l’évaluation des compétences, nous pourrons valoriser des expériences utiles pour notre économie.

Nous devons également accélérer les démarches administratives pour permettre aux nouveaux arrivants de se mettre rapidement au travail, notamment dans les métiers en pénurie. Je pense aux trop longs délais qui existent pour obtenir tous les papiers pour pouvoir travailler dans un métier en pénurie tel que chauffeur ou encore dans l’horeca.

De plus, nous allons encourager plusieurs secteurs clés pour la création d’emplois à Bruxelles notamment au sein des secteurs économiques où la Belgique excelle (chimie, agroalimentaire, pharmacie etc.). Cela sans oublier le secteur des énergies renouvelables pour lequel nous comptons proposer des incitations fiscales pour les entreprises qui investiraient pour créer des emplois.

Pouvez-vous expliquer votre approche de la gestion des finances publiques et les priorités budgétaires de « Team Fouad Ahidar » pour Bruxelles ?

Notre approche repose sur la rigueur et la transparence. Nous devons établir des priorités claires pour les dépenses publiques, en mettant l’accent sur l’éducation, la santé et les infrastructures. Nous publierons régulièrement des rapports financiers pour assurer la transparence des dépenses publiques et mettrons en place des mécanismes de contrôle efficaces pour éviter les gaspillages.

De plus, nous devons comparer les projets de développement pour choisir ceux qui contribuent le mieux à l’amélioration du train de vie des Bruxellois. Nous nous engageons à optimiser les dépenses publiques en choisissant des projets qui apportent un réel bénéfice aux habitants.

Quelles mesures votre parti propose-t-il pour réduire la dette publique et assurer une gestion financière durable à Bruxelles ?

Pour réduire la dette publique, nous adopterons une gestion stricte des finances publiques en optimisant les dépenses et en augmentant les recettes sans mettre à contribution les Bruxellois. Nous explorerons des partenariats public-privé pour financer certains projets d’infrastructure, consolidant ainsi Bruxelles comme le poumon économique de la Belgique.

Nous lutterons également contre les constructions fiscales permettant à certaines entreprises et citoyens de ne pas payer d’impôts en Belgique. Nous devons augmenter les recettes fiscales en luttant contre l’évasion fiscale, sans augmenter les impôts des Bruxellois.

Avez-vous des propositions pour réformer le système fiscal bruxellois afin de le rendre plus équitable et efficace ?

Nous proposons de réformer le système fiscal pour éliminer la concurrence fiscale entre les régions et rendre Bruxelles compétitive. Nous ne trouvons pas normal que les biens immobiliers et les véhicules soient taxés différemment à Bruxelles et dans les deux autres régions.

Nous voulons réduire les niches fiscales inutiles et encourager les investissements durables avec des incitations fiscales. Nous lutterons contre les constructions fiscales injustes et encouragerons les projets écologiques et à forte valeur ajoutée. Nous tenons à rendre la région de Bruxelles-Capitale à nouveau compétitive avec les autres régions pour que les Bruxellois restent habiter la capitale une fois au travail.

Quelles mesures spécifiques votre parti propose-t-il pour assurer la transparence et la bonne gouvernance des finances publiques à Bruxelles ?

La transparence et la bonne gouvernance sont au cœur de notre programme. Nous mettrons en place des audits réguliers des dépenses publiques et publierons les résultats pour que les citoyens puissent suivre l’utilisation de leurs impôts.

Nous renforcerons les mécanismes de lutte contre la corruption et encouragerons la participation citoyenne dans les décisions budgétaires. Nous proposerons des ordonnances pour que chaque citoyen puisse bénéficier de tous les documents utiles pour contrôler comment les dépenses sont évaluées, choisies et finalement décidées.

Quelle est votre vision à long terme pour l’économie de Bruxelles et quels sont les objectifs principaux de « Team Fouad Ahidar » pour les prochaines décennies ?

Nous visons une région dynamique, innovante et inclusive. Nous transformerons Bruxelles en une région attrayante pour les investissements, pleinement intégrée avec les autres régions. Nous réduirons les inégalités économiques en mettant en place des politiques de redistribution efficaces et en augmentant le salaire minimum.

Nous devons développer les infrastructures nécessaires pour les nouvelles technologies, notamment une approche intégrée de tous les moyens de transport. Nous voulons réduire les inégalités économiques et optimiser les dépenses pour soutenir la croissance économique et améliorer la qualité de vie des habitants.

Comment votre parti prévoit-il de lutter contre les inégalités économiques et d’assurer une meilleure redistribution des richesses à Bruxelles ?

Nous réformerons le système fiscal pour le rendre plus équitable, augmenterons les investissements dans l’éducation et la formation, et soutiendrons les PME et les entrepreneurs. Nous veillerons à ce que tous les citoyens aient accès à des services publics de qualité, notamment dans les domaines de la santé et du logement.

Nous voulons également encourager les investissements durables en offrant des incitations fiscales pour les entreprises qui s’engagent dans des projets écologiques ou à forte valeur ajoutée pour la Belgique.

Quels sont vos plans pour les investissements dans les infrastructures à Bruxelles et comment ces investissements contribueront-ils à la croissance économique et à l’amélioration de la qualité de vie des habitants ?

Nous continuerons d’investir massivement dans les infrastructures de transport, les logements sociaux et les énergies renouvelables, mais de façon plus intelligente.

Les investissements doivent stimuler la croissance économique en créant des emplois et en attirant de nouveaux clients pour les entreprises. Ils doivent également améliorer la qualité de vie des habitants en réduisant la pollution, en facilitant la mobilité et en offrant plus de logements abordables.

Merci beaucoup, Fouad Ahidar. Avant de conclure, avez-vous un dernier message pour nos lecteurs ?

Merci à vous. Bruxelles a un potentiel immense et nos intérêts sont parfois oubliés par les partis dirigés de Flandre ou de Wallonie. Ensemble, nous pouvons reprendre en main la gestion de la capitale et construire une ville où l’innovation, la solidarité et la justice sociale sont au cœur de notre développement.

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Christophe De Beukelaer (Les Engagés), « Je veux préparer la société aux opportunités offertes par la cryptomonnaie. »

Dans cette interview exclusive, Christophe De Beukelaer, tête de liste des Engagés et pionnier du Bitcoin en politique, partage sa vision pour revitaliser l’économie belge. Il aborde la réduction du chômage des jeunes, l’intégration des nouvelles technologies, et les réformes fiscales nécessaires. Découvrez les propositions audacieuses des Engagés pour un avenir économique durable et innovant.

1. Peux-tu te présenter et parler un peu de ton parcours ?

J’ai fait mes études secondaires en néerlandais et ensuite, j’ai étudié ingénieur de gestion. Après mes études, j’ai décidé de faire un tour du monde à vélo pour rencontrer d’autres cultures. Ce voyage a transformé ma perception de la société et du monde. Chaque 100 km, nous étions accueillis dans une nouvelle famille et c’est enrichissant.

À mon retour, j’ai mené une analyse sur les raisons expliquant le faible taux d’entrepreneurs en Belgique et rencontré des entrepreneurs partout. J’ai ensuite donné une série de conférences pour partager nos découvertes. J’ai rejoint la politique après ma rencontre avec Benoît Cerexhe, ministre de l’Économie et de l’Emploi, qui m’a convaincu de me présenter. J’ai été échevin à Woluwe-Saint-Pierre puis député au parlement bruxellois.

Aujourd’hui, je suis tête de liste pour les Engagés. J’ai toujours eu un pied dans le secteur privé, car je considère la politique comme un engagement. J’ai cofondé une entreprise de livraison de fruits frais en entreprise et une autre dans la finance décentralisée, Bruxelles Blockchain Week. J’ai envie d’avoir un impact sur la société. La politique représente 50% de nos revenus que nous payons à l’État, il faut des entrepreneurs en politique qui ont le goût du risque et qui osent prendre des décisions fortes.

2. Quelle est votre vision pour l’économie belge dans les cinq prochaines années et comment comptez-vous y parvenir ?

Nous pensons qu’une économie florissante est essentielle, avec un marché de l’emploi redynamisé. Bien que le taux de chômage s’améliore, nous sommes encore loin de nos objectifs. Nous visons une Belgique et un Bruxelles entrepreneuriaux, notamment dans une ville aussi multiculturelle. Nous croyons en l’insertion par le travail et nous nous concentrerons sur la réduction du chômage des jeunes de moitié.

Nous avons besoin d’une stratégie technologique solide. Par exemple, la FrenchTech en France a investi 20 millions d’euros par an, et les Pays-Bas ont investi 50 millions dans TechLeap, deux succès notables. Chez nous, aucun gouvernement n’a été capable de financer les maigres 500 000 euros par an demandés par les entrepreneurs pour lancer une Be-Tech.

3. Pouvez-vous détailler les trois principaux objectifs économiques de votre campagne ?

  • Réduction du chômage : Nous visons à réduire de moitié le chômage à Bruxelles, principalement chez les jeunes. Cela implique la réforme d’Actiris, sa décentralisation, le développement du mentorat (de 1200 duos à 5000 d’ici 2030 et 10000 d’ici 2035).
  • Stratégie technologique : Nous avons besoin d’une Be-TECH d’envergure en Belgique.
  • Réduction de la pression fiscale : La Belgique est trop taxée. Nous devons alléger cette charge.

4. Comment envisagez-vous d’intégrer les nouvelles technologies pour stimuler la croissance économique ?

Aujourd’hui, le législateur et le public ne comprennent pas bien la technologie. Nous devons retrouver le goût du risque. Je soutiens les sandbox régulatoires, où l’innovation se fait dans un environnement contrôlé, permettant une législation progressive. L’intelligence artificielle, par exemple, pourrait améliorer de nombreux secteurs comme la médecine et la justice.

5. Que pensez-vous de l’euro numérique ?

Nous ne pouvons pas déployer l’euro numérique sans un système financier décentralisé. Le cash physique est une forme de liberté financière qu’il faut maintenir. L’euro numérique peut être bénéfique s’il est accompagné d’une alternative décentralisée.

6. Vous avez un lien notable avec le Bitcoin. En janvier 2022, vous êtes devenu le premier politicien européen à convertir son salaire en Bitcoin, une démarche que vous avez maintenue pendant toute l’année 2022.

Je vois le Bitcoin comme une manière d’échanger de la valeur digitale sans intermédiaire, de façon sécurisée. La blockchain permet un transfert de valeur sans intermédiaire, moins cher et plus rapide. En tant qu’homme politique, je veux préparer la société aux opportunités offertes par la cryptomonnaie.

7. En tant que politique, comment percevez-vous l’impact du Bitcoin sur l’économie belge et quelles sont vos propositions pour réguler son utilisation ?

L’impact se verra dans les décennies à venir. Le Bitcoin et les cryptomonnaies représentent un monde en pleine évolution. Cela aura un impact majeur et infiltrera l’ensemble de la société. Partout où il y a de l’argent, il y aura de la crypto. Je pense qu’il y aura deux mondes financiers parallèles : centralisé et décentralisé. Les deux seront utiles, mais la question est de savoir comment les faire cohabiter.

La régulation arrive par l’Europe, avec MICA (règlement européen qui classifie les cryptos). Là où nous devons agir urgemment, c’est en clarifiant les règles fiscales. Aujourd’hui, des gens possèdent de gros montants et n’attendent que de pouvoir rapatrier leurs fonds, mais ils aimeraient savoir à quelle sauce ils vont être mangés, combien de taxes ils auront à payer.

Il faut équiper nos régulateurs de cette connaissance et des outils techniques et technologiques nécessaires.

En tant qu’homme politique, j’aimerais préparer la société à comprendre les opportunités que cela offre… Tous les emplois, opportunités, et changements sociétaux qui en découlent. Il faut frapper un grand coup pour sensibiliser sur ce sujet et poser un acte politique fort.

8. Quelles mesures spécifiques proposez-vous pour encourager l’entrepreneuriat, en particulier chez les jeunes ?

  • Généraliser le système des mini-entreprises dans toutes les écoles.
  • Promouvoir le statut d’étudiant entrepreneur, actuellement majoritairement utilisé en Flandre.
  • Permettre de toucher le chômage en une fois pour lancer une entreprise, sous conditions.
  • Simplifier les démarches administratives pour créer une entreprise en quelques clics.

9. Quel rôle l’éducation jouera-t-elle dans votre stratégie économique, et comment comptez-vous renforcer la littératie financière ?

La finance est un enjeu capital et social ! La connaissance financière est le privilège des riches, des populations aisées à qui on apprend les codes pour gérer un budget, etc. J’aimerais amener cette connaissance financière chez les jeunes. C’est une lutte d’émancipation sociale. Quand les élèves sortent de l’université sans être capables de faire la différence entre une obligation et une action, c’est problématique.

Il y a un enjeu majeur pour le pays. Nous vivons dans un monde qui se financiarise. Il faut éduquer la population et les jeunes à l’école. Il y a une ignorance totale sur le sujet des cryptomonnaies, tandis que les grandes banques se goinfrent de crypto.

La connaissance financière doit être accessible à tous, dès l’école. Nous plaidons pour l’intégration de cours de gestion budgétaire et de finance dès le plus jeune âge.

10. Comment comptez-vous équilibrer les besoins de financement de l’État avec la compétitivité fiscale du pays ?

  • Réduire les charges sur le travail pour créer une différence d’au moins 450 euros entre le chômage et le travail.
  • Baisser les charges sur le travail de 20 à 25% pour dynamiser l’économie.
  • Supprimer les niches fiscales tel que la voiture de société
  • Lutter contre la fraude sociale et fiscale.
  • Réformer la fiscalité immobilière pour rendre l’achat de logements plus accessible. En étalant le droit d’enregistrement dans le temps et le baisser.

11. Comment planifiez-vous d’investir dans les infrastructures pour soutenir la croissance économique ?

Nous devons distinguer investissement et dépense. L’État doit réduire ses dépenses de 600 millions d’euros en simplifiant les structures administratives et en réduisant le nombre d’élus politiques. Nous devons maintenir l’investissement dans les transports en commun et les réseaux informatiques.

12. Comment votre politique économique va-t-elle promouvoir la finance durable et responsable ?

Nous voulons une plus grande justice fiscale en établissant une clause miroir aux portes de l’Europe. Il faut que nous ayons des standards sociaux et environnementaux élevés en Europe. Tout ce que nous importons en Belgique doit respecter ces mêmes standards, sinon il faut taxer aux portes de l’Europe pour éviter des problèmes de concurrence déloyale.

Nous aimerions introduire le concept d’entreprise à mission, qui existe déjà en France. Il s’agit de reconnaître les entreprises en fonction de leur progression sur le plan environnemental et social. Cela peut encourager les sociétés à se fixer des objectifs ambitieux.

Nous proposons également de remplacer et de modifier la TVA par la TVE (taxe sur la valeur environnementale), une TVA modulée selon l’impact environnemental des produits et services.

Mot de la fin

Nous sommes les seuls à proposer un plan chiffré avec des objectifs étalés dans le temps pour relever Bruxelles avec une vision à long terme. Nous adoptons une posture politique visant à unir plutôt qu’à diviser.

Un grand merci Christophe De Beukelaer pour cette interview ! Bonne chance.

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Entretien exclusif avec Karine Lalieux, ministre des Pensions et de la lutte contre la pauvreté à Bruxelles

Dans cet entretien exclusif, Karine Lalieux, ministre des Pensions, de l’Intégration sociale, en charge des personnes en situation de handicap, de la lutte contre la pauvreté et de Beliris à Bruxelles, nous dévoile les réformes majeures qu’elle a mises en place pour améliorer la vie des citoyens belges. Elle aborde des sujets cruciaux tels que la revalorisation des pensions, les mesures pour lutter contre la pauvreté, et les initiatives pour renforcer l’emploi.

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ? Quel est votre parcours professionnel et comment êtes-vous devenue ministre des Pensions et de l’Intégration sociale ?

Je suis Karine Lalieux, ministre des Pensions, de l’Intégration sociale, en charge des personnes en situation de handicap, de la lutte contre la pauvreté et de Beliris. J’ai étudié la sociologie et suis criminologue de formation.

J’ai commencé ma carrière à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) en tant que chercheuse assistante, puis chargée de cours. Engagée en politique à l’ULB, je militais chez le groupe socialiste et, progressivement, j’ai été proposée comme candidate par le parti.

En mai 2000, grâce à l’initiative d’Elio Di Rupo d’équilibrer la représentation des femmes et des hommes sur les listes, je suis devenue députée fédérale. En 2007, j’ai été élue échevine à la Ville de Bruxelles, en charge de l’informatique, de la propreté, de la culture et présidente du CPAS. En octobre 2020, Paul Magnette m’a appelée pour devenir ministre alors que j’étais présidente du CPAS de Bruxelles.

Quelles sont les principales réformes que vous avez mises en œuvre ou que vous comptez mettre en œuvre dans le domaine des pensions ?

  • Revalorisation des pensions : Nous avons augmenté la pension minimum à 1641 euros par mois, affirmant que nos aînés méritent une vie digne. En quatre ans, toutes les pensions minimums ont augmenté de 30%, représentant une augmentation de 350 euros nets par mois pour un pensionné isolé avec une carrière complète. Plus d’un million de personnes touchent une pension minimum, dont 60% de femmes. Nous voulons des réformes positives pour les travailleurs d’aujourd’hui et les futurs pensionnés, sans augmenter l’âge de la pension de manière punitive.
  • Réintroduction du bonus pension : En réponse à la droite qui proposait un malus pension, nous avons introduit un bonus. Les personnes qui, à l’âge de la pension, choisissent de continuer à travailler peuvent recevoir un montant net en versement unique pouvant atteindre 22.400 euros.
  • Pensions pour les femmes : Nous travaillons à réduire l’écart de 20% entre les pensions des hommes et des femmes, en tenant compte des carrières souvent irrégulières des femmes. Les femmes sont souvent pénalisées par des interruptions de carrière dues à des raisons personnelles, ce qui impacte leurs pensions.
  • Indépendants : Nous avons supprimé le coefficient de correction injuste pour les indépendants, de sorte qu’une année de travail indépendant équivaut désormais à une année de salarié. Cela permet aux indépendants de bénéficier des mêmes droits à la pension que les salariés.

À l’horizon 2070, la réforme des pensions permet de réduire de 0,2% du PIB le coût du vieillissement. Donc nous ne maîtrisons pas seulement ce coût, nous le diminuons ! Il est donc tout à fait possible d’allier le bien-être de nos pensionnés et des finances saines. C’est le choix que j’ai fait. D’autres, à droite, auraient opté pour réduire le pouvoir d’achat de nos aînés. Chacun sa manière de faire de la politique.

Comment évaluez-vous l’impact de la crise sanitaire sur l’économie belge et sur le pouvoir d’achat des pensionnés ?

La crise sanitaire a creusé notre déficit, mais nous avons soutenu l’économie via le droit au chômage économique, le droit passerelle et des mesures spécifiques pour l’HoReCa.

Selon l’OCDE, la Belgique a bien résisté en termes de croissance et de pouvoir d’achat. Nous avons élargi le tarif social, réduit la TVA sur le gaz et l’électricité à 6%, et renforcé les liens sociaux pour les personnes âgées. Le taux de croissance de la Belgique a même dépassé celui de l’UE, avec un taux de chômage historiquement bas. En outre, nous avons préservé le pouvoir d’achat des citoyens en augmentant les pensions et en soutenant les travailleurs via l’enveloppe bien-être.

Quelles sont les mesures que vous avez prises ou que vous envisagez de prendre pour lutter contre la pauvreté, notamment à Bruxelles ?

Nous avons augmenté le revenu d’intégration sociale de 30%, soit 329 euros de plus pour un isolé, et l’allocation de remplacement de revenus pour les personnes en situation de handicap a augmenté de 32%, soit 362 euros de plus pour une personne isolée. Nous avons lancé un plan transversal de lutte contre la pauvreté et fait voter une loi imposant aux futurs gouvernements de faire de même.

À Bruxelles, nous nous concentrons sur l’emploi de qualité, la revalorisation du salaire minimum à 2800 euros brut par mois (17 euros brut/heure, et 2400 euros nets par mois en tenant compte de l’augmentation du bonus à l’emploi) et l’accompagnement des chômeurs et des femmes au CPAS.

Grâce à Pierre-Yves Dermagne, nous avons déjà augmenté le salaire minimum de 400 euros nets par mois sous cette législature, alors que le salaire minimum n’avait plus été revalorisé depuis 2008 (hors indexation). Nous voulons aussi un Actiris plus performant, centré sur les jeunes et les chômeurs de longue durée. Nous mettons en place des mesures pour accompagner les personnes vers l’emploi, tout en sanctionnant celles qui refusent de s’engager dans cette démarche.

Comment conciliez-vous les objectifs de solidarité sociale et de soutenabilité budgétaire dans votre politique ?

Notre réforme des pensions maîtrise les coûts et ne les augmente pas à l’horizon 2070. Nous finançons nos programmes par de nouvelles recettes sur le capital, évitant de couper dans les dépenses publiques essentielles.

Par exemple, nous prévoyons une taxe sur les plus-values et l’augmentation de la taxe sur les comptes-titres pour les plus riches. Nous évaluons également les aides à l’emploi pour les réorienter selon les besoins spécifiques de notre tissu économique, différent de celui de la Flandre, en soutenant la Wallonie et Bruxelles.

Quelle est votre vision de l’avenir du système de pension belge, face aux défis du vieillissement de la population, de la transition écologique et de la digitalisation ?

Nous devons soutenir nos aînés, augmenter le taux de remplacement (différence entre le dernier revenu et la pension), et généraliser le second pilier des pensions. Il est crucial de développer les services de soins et les habitats intergénérationnels adaptés.

La transition numérique doit inclure des mesures contre la fracture numérique, avec 30 millions d’euros du plan de relance européen dédiés à cet enjeu. La transition écologique ne doit pas être punitive, mais doit soutenir les initiatives d’isolation des logements et les projets collectifs de quartier.

En parallèle, il est essentiel de préserver et d’étendre l’indexation automatique à tous les travailleurs, un acquis socialiste quasi unique au monde, mis en place par le ministre socialiste Joseph Wauters en 1921.

Quel est votre avis sur la proposition de créer un revenu universel de base ?

Je suis contre. Un revenu universel de base profiterait surtout aux riches et réduirait les droits sociaux comme le chômage et les soins de santé. Il est préférable de cibler les politiques de soutien pour ceux qui en ont vraiment besoin. Les politiques ciblées permettent une meilleure allocation des ressources disponibles et garantissent une aide efficace pour ceux qui en ont le plus besoin.

Comment comptez-vous renforcer la participation et l’intégration des personnes issues de l’immigration dans la société belge, notamment sur le marché du travail ?

Nous luttons contre les discriminations par des contrôles et des mesures de sensibilisation. Nous devons améliorer le taux d’emploi des personnes en situation de handicap, le plus faible d’Europe, en mettant en place des conditions favorables pour leur intégration. Cela inclut des stages, des échanges et des mesures d’accompagnement pour surmonter les préjugés et les obstacles.

Offrir un accompagnement individualisé et plus rapide dès le premier jour d’inscription au chômage est également essentiel pour éviter les délais d’attente de plusieurs mois, qui font perdre du temps précieux pour la remise à l’emploi.

Quels sont les principaux enjeux et opportunités que vous identifiez pour le développement économique et social de Bruxelles, en tant que capitale de l’Europe et de la Belgique ?

Nous devons améliorer l’emploi des Bruxellois, en particulier les jeunes. Nous soutenons la création d’entreprises et la formation des jeunes, avec un accent sur les startups et les femmes entrepreneuses. Le travail est la clé pour le développement économique.

Nous devons créer un climat positif pour l’investissement et accompagner les entrepreneurs dans leurs démarches. Cela inclut la réduction des délais pour les permis d’urbanisme et l’intensification des outils de soutien pour le développement des entreprises. Nous avançons aussi vers une réduction collective du temps de travail, avec embauche compensatoire et transmission des savoirs, en commençant par les plus de 50 ans (35 heures de travail) et pour les plus de 55 ans et les métiers pénibles (32 heures de travail).

Quels sont les projets ou les initiatives que vous soutenez ou que vous souhaitez mettre en place pour promouvoir l’éducation financière et la culture économique des citoyens ?

Nous soutenons l’éducation financière via la FSMA, la lutte contre le surendettement, et les initiatives de prévention des dépendances. Nous promouvons des cours citoyens couvrant la sécurité

sociale, l’éducation financière, numérique, et la prévention des addictions. Ces initiatives visent à renforcer la résilience économique des citoyens et à les protéger contre les risques financiers.

Un dernier message pour nos lecteurs ?

Je suis déterminée à remplir mes mandats et à réaliser notre programme socialiste. Nous nous battons pour plus d’égalité, une société juste au niveau social et fiscal. Votez utile pour un parti qui prendra ses responsabilités pour les cinq prochaines années. Ensemble, nous pouvons construire une société plus solidaire et équitable.

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Entretien exclusif avec l’échevin des affaires économiques et de la Smart City à la Ville de Bruxelles

Bonjour Fabian Maingain, merci de nous accorder cette interview. Pour commencer, pourriez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ainsi que de vos responsabilités actuelles au sein de la Ville de Bruxelles et du parti DéFI ?

Bonjour Hamza ! Je suis échevin des affaires économiques, de l’emploi, de la Smart City et de la simplification administrative à la Ville de Bruxelles depuis 2019. Je suis également président bruxellois du parti DéFI et j’ai été député bruxellois. Mon rôle consiste à élaborer et mettre en œuvre des politiques pour stimuler l’économie locale, améliorer les opportunités d’emploi et intégrer des technologies intelligentes pour rendre la ville plus efficace et agréable à vivre.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours personnel et universitaire ?

Bien sûr. Je suis un Bruxellois pur jus !

J’ai grandi et vécu à Bruxelles, fait mes études secondaires à Saint-Michel à Etterbeek, puis à l’ICMES, aujourd’hui le centre Eddy Merckx à Woluwé-Saint-Pierre. J’ai commencé mes études universitaires en sciences économiques, mais n’étant pas très matheux, j’ai finalement opté pour les sciences politiques, me spécialisant en administration publique et en marchés publics. Mon parcours académique m’a donné une solide base pour comprendre les enjeux économiques et administratifs complexes auxquels une ville comme Bruxelles est confrontée.

Le développement économique est crucial pour la prospérité d’une ville. Nous aimerions savoir quelles actions concrètes ont été entreprises pour renforcer l’économie locale. Quelles initiatives majeures avez-vous mises en place pour stimuler l’économie locale à Bruxelles ?

Le développement économique est un enjeu important et nous le savons. Nous avons d’abord voulu créer un terreau favorable au développement économique. Les entrepreneurs ont besoin d’une ville dynamique, qui bouge et qui est attractive que ce soit sur le plan international et commercial.

En gros, nous avons travaillé sur plusieurs fronts pour créer un environnement favorable aux entrepreneurs, avec des espaces publics de qualité et un marketing urbain fort. Ensuite, il a fallu soutenir les acteurs économiques. Nous avons collaboré avec les associations commerçantes pour développer des stratégies par quartier, chacune ayant son identité propre. Il a fallu créer une stratégie par quartier, un schéma de développement commercial pour apporter ce soutien.

Durant la crise du Covid-19, nous avons investi plus de 15 millions d’euros dans un plan de relance économique pour soutenir les secteurs en difficulté. Nous avons également cette volonté de montrer la fierté de nos commerces locaux. Donc, on a toute une politique de city marketing tournée autour de la promotion du commerce local notamment grâce à notre guide local lancé par la Ville de Bruxelles mettant en avant le commerce de proximité.

Nous avons également lancé des campagnes de promotion pour encourager les achats locaux, comme l’initiative « Anti-Black Friday » pour inciter les consommateurs à soutenir les commerces de proximité ou à travers une politique de labellisation.

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont souvent considérées comme le pilier de l’économie. Comment DéFI prévoit-il de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) dans les prochaines années ?

Les PME souffrent principalement de la pression fiscale et des charges administratives. Nous plaidons pour une réduction de cette pression fiscale et la simplification administrative. Par exemple, une PME n’a pas, voire moins, les capacités d’absorber les coûts liés à un congé maladie en interne qu’un grand groupe.

Le deuxième enjeu pour les TPE/PME, mis en avant par l’union des classes moyennes (UCM), reste le coût de la charge administrative. Les chiffres de la charge administrative sont excessivement élevés, nous parlons entre 5 et 6 milliards d’euros, soit 1% du PIB qui pèse sur les TPE/PME.

Une des grandes propositions de DéFI par rapport à ça, est la simplification administrative partout, la création de guichet unique pour les entreprises afin de centraliser les démarches administratives, la création d’une banque de données unifiée pour éviter aux entreprises de fournir plusieurs fois les mêmes informations et un test PME pour évaluer les procédures administratives du point de vue des entrepreneurs.

Les priorités des entrepreneurs peuvent changer à ce sujet en fonction de si vous êtes un investisseur par exemple. Ce même investisseur rencontrera des difficultés administratives liées par exemple aux permis d’urbanisme qui prennent plus de 5 ans à être délivrés en Région Bruxelles. Ça crée une incertitude, des coûts et beaucoup de frustrations pour nos acteurs actifs.

On a créé à ce titre « openpermit » qui permet de numériser le processus. Cette question urbanistique freine souvent les entrepreneurs. Il y a également le cas de devoir refournir les données que l’administration possède déjà, d’où l’enjeu du guichet unique.

Il y a aussi un enjeu de la justification des dépenses. Aujourd’hui, on n’offre pas, d’un point de vue fiscal, assez de confiance. Dans le cadre d’un contrôle fiscal, si tout s’est bien passé la première fois, nous devrions pouvoir ne plus, sauf indication de fraude, interpeller à nouveau et développer une relation de confiance avec les entrepreneurs.

Attirer des investissements étrangers est crucial pour dynamiser l’économie locale et créer des opportunités. Quelles stratégies envisagez-vous pour attirer davantage d’investissements étrangers à Bruxelles ?

Nous avons deux chances aujourd’hui, déjà la marque « Bruxelles » est très connue à l’international. Nous menons une politique de city marketing offensive et collaborons avec des attachés économiques pour cibler les bons marchés. Nous pensons que la Wallonie et Bruxelles devraient mieux développer leur tissu international via leurs ambassades.

Deuxièmement, il y a un enjeu d’attractivité fiscale en Belgique. Nous avons également renforcé le dispositif du tax shelter pour attirer les investissements, notamment dans les secteurs audiovisuels et du gaming. Nous devrions renforcer le tax shelter vers les TPE/PME pour aider et améliorer le ratio de financement international dans Bruxelles. Concrètement, ça se traduirait par une augmentation du montant maximum qui peut être revu.

De plus, nous faisons vraiment confiance aux entrepreneurs qui connaissent mieux leur client et leur potentiel de croissance. Par exemple, nous travaillons en étroite collaboration avec des experts comme Pierre Marcolini pour développer des stratégies ciblées vers des marchés spécifiques, comme l’Asie. Par exemple, nous avons accueilli des influenceurs de Singapour pour promouvoir Bruxelles et ses commerces de luxe.

La gestion efficace du budget est essentielle pour assurer le bon fonctionnement des services publics et le développement de la ville. Pouvez-vous expliquer votre approche de la gestion du budget de la Ville de Bruxelles ?

Évidemment, ça a été une mandature particulière avec le Covid. On a eu des budgets très ambitieux en termes d’investissement public pour créer ce terreau favorable que ce soit le réaménagement de l’espace public ou encore de l’enseignement. Il y a cet enjeu-là d’avoir un budget qui cumule aujourd’hui 1 milliard d’euros et on est chaque année à plus de 100 millions d’investissements publics.

Avec le Covid, on a dû puiser dans nos réserves d’abord avant même de toucher à la fiscalité et il y a eu cet enjeu de revenir dans une trajectoire budgétaire d’équilibre dès 2023. Ce dont on est fier à la Ville, car il n’y a plus de déficit comme on a connu durant les années Covid. Cela grâce à plusieurs opérations dont :

  • Réduction des dépenses : Nous avons réduit de près de 10 % les dépenses de fonctionnement en interne.
  • Bouclier fiscal : On a pas touché à l’impôt sur les personnes physiques ni le précompte immobilier. On a augmenté les taxes d’occupation de l’espace public pour se mettre dans la moyenne régionale ce qui nous a permis de retrouver l’équilibre.

Prioriser les dépenses publiques peut grandement influencer la qualité de vie des citoyens. Quelles sont vos priorités en matière de dépenses publiques pour les prochaines années ?

Au fédéral, on va retrouver le secteur de la santé et de la sécurité. Le secteur de la santé fera la prospérité des villes de demain, il permettra un haut taux d’emploi, des budgets de recherche et des hautes zones d’attractivité. La sécurité doit être davantage développée, la justice, la police également pour assurer ce climat positif nécessaire.

Au niveau régional, il faut le retour à l’équilibre budgétaire qui va être compliqué. Il y a 1,5 milliard d’euros à trouver. Ça devra passer par les mécanismes apportés à la ville, voir où sont les économies dans les coûts de l’administration et les frais de fonctionnement. Nous pourrions améliorer les taxes régionales et améliorer leurs perceptions. Il faudra voir comment cibler les investissements avec un retour important.

La transparence et la bonne gouvernance sont des éléments cruciaux pour maintenir la confiance des citoyens dans les institutions. Quelles mesures avez-vous prises pour assurer la transparence et la bonne gouvernance des finances publiques à Bruxelles ?

La transparence et la bonne gouvernance sont essentielles. Nous avons mis en place une plateforme open data pour les subsides publics et appliqué des ordonnances de transparence. Nous évaluons régulièrement nos politiques publiques pour nous assurer qu’elles sont efficaces et atteignent leurs objectifs. Depuis 2019, nous avons renforcé les mécanismes de contrôle interne et de reporting, ce qui nous permet de suivre de près l’utilisation des fonds publics et de garantir qu’ils sont dépensés de manière responsable.

La transformation numérique est un levier majeur pour moderniser les services publics et améliorer la vie des citoyens. Pouvez-vous nous parler de la stratégie Smart City de Bruxelles et des principaux objectifs de cette initiative ?

D’abord, j’ai été le premier échevin de la ville dédié à la Smart City. Avant, il y avait des échevins de l’informatique et du coup, je suis le premier à porter et donner une vraie vision du développement d’une ville intelligente pour Bruxelles.

Nous avons mis en place une stratégie transversale Smart City à l’horizon 2030, visant à intégrer la transition numérique dans toutes nos politiques publiques, que ce soit dans l’enseignement, l’économie ou la gestion de nos objectifs climatiques.

Ensuite, nous avons voulu revoir complètement le mode de fonctionnement de nos administrations et notre manière d’entrer en contact avec le citoyen. Nous avons développé une plateforme, MyBXL, pour simplifier l’accès aux services administratifs et centraliser la gestion des données. Nous formons également les jeunes aux métiers de l’IA et développons des infrastructures numériques pour soutenir ces initiatives.

L’innovation et les projets numériques peuvent transformer la façon dont les villes fonctionnent. Quels projets innovants avez-vous lancés dans le cadre de cette stratégie pour améliorer la qualité de vie des citoyens ?

Nous sommes le premier pouvoir public à avoir un CRM/CMT coordonné avec une vraie architecture citizen-centric. Nous avons également d’autres enjeux en place. Un projet phare est l’ouverture prochaine d’un centre de formation dédié aux métiers de l’IA, en partenariat avec des entreprises technologiques dont Molengeek, pour répondre aux besoins croissants en compétences numériques.

Quel est votre message pour nos lecteurs concernant le parti DéFI ?

DéFI a prouvé son sérieux dans la gestion publique, que ce soit au niveau communal ou régional. Nous avons un projet clair pour Bruxelles et nous défendons les intérêts des Bruxellois. Nous aspirons à avoir un meilleur rapport de force au sein du gouvernement pour pouvoir agir de manière plus efficace.

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Merci beaucoup, Fabian, pour cet entretien enrichissant.

Merci à vous. C’était un plaisir de discuter de ces sujets importants.

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Voici pourquoi l’indice S&P 500 a une performance historique remarquable

Le S&P 500, ou Standard & Poor’s 500, est un indice boursier qui comprend 500 des plus grandes entreprises cotées en bourse aux États-Unis. Il est largement considéré comme l’un des meilleurs indicateurs de la performance des actions américaines et de la santé économique globale du pays.

Cet indice couvre une large gamme de secteurs économiques, ce qui en fait un outil de diversification et un baromètre fiable du marché boursier américain. Le S&P 500 est souvent considéré comme un indicateur clé de la performance économique des États-Unis et un choix populaire pour les investisseurs. Voici pourquoi il est si intéressant :

Diversification
Le S&P 500 comprend 500 des plus grandes entreprises américaines cotées en bourse, couvrant une large gamme de secteurs tels que la technologie, la santé, la finance, et la consommation. Cette diversification réduit le risque pour les investisseurs, car la performance globale n’est pas trop dépendante d’un seul secteur ou d’une seule entreprise .

Représentation économique
Il est souvent utilisé comme baromètre de l’économie américaine en raison de sa couverture de diverses industries. Les entreprises incluses représentent environ 80% de la capitalisation boursière totale du marché américain, ce qui en fait un indicateur fiable de la santé économique globale du pays .

Gestion passée et coûts réduits
Investir dans un fonds indiciel S&P 500 est souvent moins coûteux que d’investir dans des fonds gérés activement. Les fonds indiciels et les ETF (Exchange-Traded Funds) qui suivent le S&P 500 ont généralement des frais de gestion inférieurs, ce qui peut augmenter les rendements nets pour les investisseurs .

Accès à des entreprises leaders
Le S&P 500 comprend certaines des entreprises les plus prospères et les plus influentes au monde, comme Apple, Microsoft, et Amazon. En investissant dans le S&P 500, les investisseurs obtiennent une exposition aux leaders du marché qui sont souvent à l’avant-garde de l’innovation et de la croissance économique .

Transparence et liquidité
Le S&P 500 est un indice très suivi, avec une grande transparence dans ses critères de sélection et sa composition. De plus, les fonds et les ETF qui suivent le S&P 500 sont extrêmement liquides, permettant aux investisseurs d’acheter et de vendre facilement leurs parts .

Performance historique
Historiquement, le S&P 500 a offert des rendements solides sur le long terme. En moyenne, le marché boursier américain, représenté par le S&P 500, a généré un rendement annuel d’environ 10% depuis sa création, bien qu’il puisse y avoir des fluctuations importantes à court terme . L’indice S&P 500 a une performance historique remarquable. Voici quelques points saillants :

  • En 2024, l’indice a augmenté de 9,47 % jusqu’à présent.
  • En 2023, il a enregistré une hausse impressionnante de 24,23 %.
  • En 2022, il a chuté de 19,44 %.
  • En 2021, il a grimpé de 26,89 %.

Conclusion

Le S&P 500 est bien plus qu’un simple indice boursier, il est le reflet de la vitalité économique américaine et un outil indispensable pour les investisseurs. Sa diversification, sa représentation économique, ses performances historiques solides, ses coûts de gestion réduits, et son accès à des entreprises leaders en font un choix judicieux pour ceux qui cherchent à équilibrer rendement et risque.

De plus, sa transparence et sa liquidité offrent une tranquillité d’esprit aux investisseurs, leur permettant de naviguer les marchés financiers avec confiance. En somme, le S&P 500 reste un pilier essentiel pour quiconque souhaite investir intelligemment dans le marché boursier américain.