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Connaissez-vous l’histoire de Jacob Fugger, l’un des hommes les plus riches de l’histoire

Connaissez-vous l’histoire de Jacob Fugger ? Appelé « Jacob le Riche » car il est l’un des hommes les plus riches de l’histoire.

Petit-fils d’une famille religieuse spécialisée dans le commerce du textile, né en 1459, dernier d’une fratrie de sept et initialement destiné à servir l’Église, Jacob Fugger connaît un tout autre destin: celui des affaires, le business.

Marchand, banquier puis entrepreneur de mines… Il était déjà surnommé « le Riche », Jacob II Fugger porta à son apogée la puissance de la famille Fugger. Une famille apparue à Augsbourg à la fin du XIVe siècle et dont la destinée est étroitement liée à la plus puissante dynastie du monde chrétien, les Habsbourg, qui deviendront ses meilleurs clients.

Les guerres rendent le train de vie de la dynastie très coûteux, et ils doivent donc emprunter. Plutôt que de toucher des florins (monnaies de l’époque), peu rentables, Jacob Fugger conditionne ses prêts à des hypothèques sur les nouvelles mines d’argent du Tyrol. Ne pouvant rembourser, les monarques cèdent leurs concessions au banquier, qui les fait prospérer. 

Il était très en avance sur son temps. Reconnu comme étant un génie de l’économie et de la Finance, par contre aucune connaissance du bonheur. Il a étudié toutes les pratiques commerciales et techniques du business à son retour de Venise.

La famille Fugger a façonné l’histoire de l’Europe. A partir de 1486, il commençait à avoir des excédents incroyables et des bénéfices à ne plus savoir qu’en faire, donc ils ont débuté à octroyer des crédits avec ces sommes exorbitantes en bénéfice.

Ainsi, il fût le banquier principal du pape mais également celui de l’empereur et quand les deux entreront en guerre, il financera ce dernier tout en le forçant à signer un traité de paix. Fugger est alors le banquier le plus puissant d’Europe : il peut emprunter ce qu’il veut, attirer les riches investisseurs avec ses comptes rémunérés à 5% et engager des sommes que nul autre banquier ne peut atteindre. En 1519, elle finance l’élection de Charles Quint à la tête du Saint Empire romain germanique.

En effet, à sa mort, le 30 décembre 1525, le banquier allemand️ Jacob Fugger avait accumulé un capital qui représentait pratiquement l’équivalent de 2% de la richesse produite en Europe. On estime que, deux ans après, la fortune de sa famille avait crû de plus de 900% en 15 ans. Une fortune supérieure à celle de l’Américain John D. Rockefeller. A son apogée, son réseau s’étend à travers toute l’Europe.

Il est également important de noter qu’à son décès, il est un homme seul. Sa femme, épousée pour des questions de prestige, est chez son amant qu’elle épousera très vite. Il n’a qu’une fille, illégitime, et ce sont ses neveux qui feront perdurer l’entreprise familiale un siècle encore. L’un de leurs descendants actuels est banquier.

« Fugger fut le premier millionnaire répertorié, écrit Greg Steinmetz. Même John D. Rockefeller ne possédait pas une telle richesse. »

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Qu’est-ce que le cycle économique/conjoncturel ?

Certaines personnes de votre entourage vous diront qu’elles ont vécu plusieurs crises économiques (ou financière) dans leur vie, mais aussi de très belles années.

Elles vous diront également qu’une prochaine crise est imminente similaire à celle de 1929 où l’économie mondiale s’effondra en quelques années. Enfin, elles pourraient également vous dire que le système financier semble ne pas avoir retenu les leçons du passé, car les choses se répètent sans cesse.

Cependant, la répétition de ces « bonnes » et « mauvaises » périodes est loin d’être anormale, bien au contraire, elle fait partie intégrante du cycle d’une économie. C’est ce que l’on appelle le « cycle conjoncturel ».

Le cycle conjoncturel part du principe qu’il existe des périodes de forte croissance et des périodes de faible croissance, évoluant à des rythmes différents. On peut néanmoins distinguer trois types de cycles : les longs (on parle dans ce cas de tendance économique), de courts (conjonctures) et des très courts (évolution saisonnière).

Mesurer la situation économique d’un pays se fait en analysant le produit intérieur brut (PIB), qui indique l’ensemble des produits et services finaux produit par un pays en un an. Cet indicateur permet de nous situer sur l’une des phases du cycle conjoncturel.

Voici les principales :

  • La basse conjoncture : L’économie se porte mal, la consommation des ménages, le taux d’emploi ainsi que les investissements des entreprises sont au plus bas. L’inflation, qui est la hausse généralisée des prix des biens à la consommation, est très faible. Il faudra attendre une petite impulsion de la demande (provenant généralement des États-Unis) pour amorcer une reprise des exportations et de la production des entreprises.
  • La reprise : La demande des ménages, belges ou étrangers, entraîne une augmentation de la production des entreprises. L’État peut également y contribuer en facilitant l’emprunt pour les investissements. L’inflation repart à la hausse.
  • L’expansion : La croissance est en hausse, tout comme la consommation des ménages. L’épargne diminue due aux achats multiples. Les entreprises engagent du personnel pour pouvoir répondre à la demande, ce qui fait augmenter les salaires et l’inflation. L’État profite de cette dynamique pour récolter des recettes.
  • La haute conjoncture : La demande croissante des ménages met sous pression les entreprises qui ont de plus en plus de mal à suivre la cadence. Le pays est en plein emploi et la croissance commence à atteindre son maximum. L’économie commence à être en surchauffe. L’inflation est forte, tout comme les salaires, ce qui pèsera sur les marges des entreprises. La banque centrale européenne augmentera ses taux pour éviter l’hyperinflation, ce qui donnera un coup de frein à une économie à bout de souffle. La musique s’arrête.
  • Le renversement : Cette fois-ci, l’offre ne peut clairement plus répondre à la demande. Les perspectives de bénéfices diminuent, ce qui engendre des pertes d’emploi, une augmentation du chômage et une baisse des salaires. Les ménages, dans un souci de protection de leur argent, reportent leurs dépenses à plus tard, ce qui accélérera la chute de l’économie. Les États appliquent des mesures d’austérité en diminuant les dépenses publiques.
  • La récession : Lorsque la croissance économique baisse au-delà de deux trimestres consécutifs, on parle alors de récession. La demande des ménages est au plus faible, tout comme la production des entreprises, chacun garde son argent dans ses caisses. Les seules dépenses prévues répondent aux besoins quotidiens. Le chômage augmente et l’économie tourne au ralenti. L’inflation baisse tout comme les taux d’intérêt.

Nous n’avons pas volontairement parlé en détail du taux d’intérêt qui constitue une composante importante dans les cycles économiques, car il fera l’objet d’un autre article. Sachez toutefois que le taux d’intérêt augmente lorsque l’économie est à la hausse et diminue lorsqu’un renversement s’annonce, jusqu’à la basse conjoncture.

Ces phases du cycle conjoncturel composent la vie économique et les comprendre permet d’anticiper les prochaines années. Tout comme le soleil arrive après la tempête, les lendemains d’une crise économique amorcent une reprise encore plus forte. Si vous en doutez, regardez l’évolution de l’économie mondiale depuis la crise de 2008. Tout est dit.

Selon vous, à quelle étape du cycle conjoncturel sommes-nous ?

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Qu’est-ce que l’inflation ?

L’inflation… cela vous dit peut-être quelque chose. Ce concept que l’on tente désespérément d’appliquer et de maintenir à un certain niveau pour relancer notre économie à bout de souffle. Cette inflation qui était sans cesse dans la bouche de l’ancien président de la Banque Centrale européenne, Mario Draghi, et qui hantait (un peu) son esprit.

Mais qu’est-ce que l’inflation ?

L’inflation représente l’augmentation généralisée des prix des biens la consommation et des services. C’est-à-dire que l’on ne parle pas d’inflation lorsqu’un secteur en particulier voit ses prix augmenter sensiblement. Elle est exprimée en pourcentage et sur une durée de 12 mois (ou « inflation annuelle »).

En effet, elle se mesure annuellement et se présente sous forme de pourcentage. Lorsque l’inflation augmente, le pouvoir d’achat de chaque euro que vous avez en votre possession diminue d’autant

Ce sont les biens et services utilisés couramment par les ménages qui permet le calcul de l’inflation. On y retrouve les produits d’usage quotidien (comme l’alimentation ou l’essence), les biens durables (comme les électroménagers et les vêtements) ainsi que les services (assurances ou transports en commun).

L’impact de l’inflation est considérable, en voici quelques cas :

  • La valeur de votre argent déprécie d’année en année. Il a pour effet d’inciter les ménages à consommer aujourd’hui, plutôt qu’à attendre plus tard.
  • La dette des pays baisse également d’année en année et les nouveaux emprunts perdront de leur poids à leur échéance.
  • Pour compenser la perte de pouvoir d’achat lié à l’augmentation des tarifs, les salaires augmentent également.

Il existe d’autres phénomènes liés à l’inflation, comme l’hyperinflation, la déflation ou encore la stagflation.

L’hyperinflation est mauvaise pour l’économie, car la hausse des prix est trop rapide par rapport aux salaires. Le meilleur exemple est celui de l’Allemagne dans années 20 où le prix du pain augmenté de 2000 % en quelques mois.

La déflation concerne une baisse généralisée des prix, dans ce cas l’économie s’enraye, car les consommateurs retardent leur achat puisqu’ils considèrent que les prix peuvent encore baisser.

Enfin, la stagflation représente une inflation combinée à une stagnation de la croissance qui s’affaiblit. Ainsi, on parle d’une situation économique d’un pays caractérisée par la stagnation de l’activité, de la production, et par l’inflation des prix.

L’inflation reste un élément clé pour la croissance mondiale, chaque acteur y joue un rôle important. C’est pour cela qu’il restera un objectif majeur pour Christine Lagarde lors les prochaines années. Elle tentera de maintenir le taux d’inflation à %, seuil très difficile à atteindre puisque la dernière fois où cela s’est présenté… c’était en 2012.

Actualité:

Selon Eurostat, l’inflation dans la zone euro s’est légèrement accélérée en janvier, conformément aux attentes, avec la hausse des prix des produits alimentaires, des boissons alcoolisées, du tabac et de l’énergie.

Les prix à la consommation ont baissé de 0,1% par rapport à décembre mais augmenté de 1,4% par rapport à janvier 2019. Le taux d’inflation en rythme annuel était de 1,3% en décembre après 1,0% en novembre.

Les prix des produits alimentaires, des boissons alcoolisées et du tabac ont affiché une hausse de 2,2% sur un an, ceux de l’énergie une progression de 1,8%.

L’inflation dite de base, c’est à dire hors produits alimentaires non transformés et énergie, a ralenti à 1,3% en rythme annuel en janvier après 1,4% en décembre.

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Quelles sont les principales réglementations européennes qui auront un impact sur le secteur financier ?

Une chose est sûre, le secteur financier est en pleine transformation : fermetures d’agences, suppressions d’emplois, déplacement des services vers les canaux digitaux, fusions et acquisitions entre banques, implémentation des technologies (internet des objets, Big data, intelligence artificielle) dans leurs propositions de valeur, etc.

Ce ne sont que quelques exemples qui démontrent le changement que vit ce milieu, qui s’était peu développé dans sa forme durant le XXe siècle.

Beaucoup de ces changements trouvent une explication dans notre mode de consommation actuelle (hausse de la fréquentation des applications bancaires, taux d’intérêt très bas), tandis que d’autres préparent le monde financier de demain.

Ainsi, de nos jours, les données générées sur internet (data) sont vues comme « le nouvel or noir ». Celles-ci sont omniprésentes, lorsque vous surfez sur Facebook ou Google, lorsque vous répondez à une enquête en ligne, et même parfois, lorsque vous discutez entre amis. Elles constituent une source d’information de grande valeur pour les entreprises, dont certaines les monnaient en les vendant à autrui.

C’est la raison pour laquelle l’Union européenne a décidé d’instaurer une série de mesures pour protéger les données personnelles des citoyens européens.

En voici les principales:

  • GDPR, ou General Data Protection Régulation, est sûrement la réglementation qui a le plus fait parler d’elle ces derniers temps. Depuis le 25 mai 2018, les entreprises qui ont accès aux informations personnelles des citoyens européens doivent suivre une série de mesures strictes de conservation et traitement des données, sous peine d’amendes.

Les entreprises doivent pouvoir traiter les données avec précaution, ne garder que le minimum nécessaire et fournir un accès aux citoyens désireux de les modifier, consulter et/ou supprimer.

  • MIFID II, ou Market in Financial Instrument Directive II, est la suite du MIFID I créé en 2007. Son objectif est d’apporter une plus grande rigueur et transparence dans la vente de produits financiers tels que des actions, obligations, SICAVs, produits dérivés et toutes assurances placement.

L’autre aspect de cette réglementation est la protection de l’investisseur. Avant de pouvoir lui donner un conseil, les banques doivent établir le profil d’investisseur, qui reprend la situation financière de l’intéressé, sa stratégie d’investissement et sa connaissance/expérience dans ce domaine. Le conseiller doit être également transparent vis-à-vis des coûts, comme les frais d’entrée et de gestion.

  • PSD 2, ou Payment Services Directive 2, crée une structure pour les entreprises qui souhaitent entrer dans le secteur des paiements en ligne. Face à l’intention des GAFA de proposer des solutions de paiement, l’UE a décidé de réglementer la gestion des données bancaires et la manière dont les paiements en ligne doivent être exécutés. L’objectif est encore une fois la protection des citoyens européens.

Les organismes financiers et bancaires dépensent des millions d’euros pour mettre en place des structures qui respectent ces directives européennes, car les amendes peuvent être lourdes (% du CA).

D’autres parts, les instances de régulation intègrent elles aussi de nouvelles technologies, comme l’intelligence artificielle, pour contrôler les banques en devenant ainsi des RegTech, ou Régulation Technologies.

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Qu’entendent les financiers et investisseurs par « Market Timing » ?

Beaucoup d’investisseurs vous le diront : « investir en bourse est simple, il suffit d’acheter l’action quand son prix est au plus bas et la revendre quand il est au plus haut ».

Cependant, cette stratégie, aussi basique qu’elle puisse paraître, est très difficile à mettre en œuvre. Chercher le moment opportun pour acheter ou vendre s’appelle « le Market timing ».

Le market timing consiste à analyser plusieurs indicateurs liés à l’instrument financier que l’on veut acheter ou vendre. Parmi les éléments étudiés, on y retrouve par exemple le prix, les volumes d’échange ou encore les bénéfices futurs. Cela implique l’utilisation de l’analyse technique et fondamentale (voir article « analyse technique vs analyse fondamentale »).

Concrètement, l’objectif est de répondre à la question suivante « est-ce le bon moment ? ».

Les conclusions tirées du Market Timing n’étant valables qu’à un instant précis, il est difficile d’être performant sur une longue durée. Pourtant, entrer dans un marché à certains moments de l’année peut s’avérer très significatif sur la rentabilité d’un investissement pour celui qui sait profiter des fortes variations du marché.

Quelques belles opportunités ont vu le jour ces derniers temps : le cours de change de la devise anglaise suite à l’annonce des résultats de vote dans le pays ou la reprise des marchés dès le début de l’année 2019.

Enfin, d’autres stratégies viennent s’opposer au market timing, dont une en particulier appelée « buy and hold ». Celle-ci consiste en l’achat d’une action, peu importe le moment choisi, et de la garder assez longtemps (quelques années) pour obtenir une performance supérieure au market timing. Cette technique demande patience et sang-froid et un peu de flair. 🙂

Le market timing est une méthode qui requiert de la précision et de la rapidité, ce qui est possible de nos jours grâce au trading à haute fréquence. Cependant, l’investissement à long terme reste une valeur sûre pour celui qui veut profiter de belles performances.

Comme Warren Buffet l’a dit un jour, “If you aren’t thinking about owning a stock for 10 years, don’t even think about owning it for 10 minutes.”

Warren Buffet – Investisseur boursier américain
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Entreprises Monde

La Turquie a présenté sa première voiture 100% Made in Turkey !

Le constructeur TOGG en compagnie du président Ergodan ont présenté, lors d’une cérémonie organisée à Gebze, la première voiture électrique turque conçue par Turkey’s Automobile Initiative Group et qui sera fabriquée en série à partir de 2022.

La Turquie, et ses ambitions de développement de plus en plus prouvées, vient de démontrer au monde sa capacité à s’immiscer parmi les constructeurs automobiles mondiaux en dévoilant sa toute première voiture Made in Turkey qui, en plus, est électrique !

Aujourd’hui, le pays veut se doter d’une industrie automobile puissante et assurer sa souveraineté. Celui-ci accueille déjà des usines automobiles et ne dispose pas de constructeur national. Ainsi, 5 industriels du pays ont donc été priés de se regrouper pour faire émerger un champion national de l’automobile.

En effet, la Turquie a toujours été un grand marché pour les nouvelles technologies mais l’ambition de ce pays émergent est de devenir à la fois producteur mais aussi exportateur.

Le véhicule, présenté sous la bénédiction du président, Recep Tayyip Erdogan, se déclinera en cinq modèles et devrait avoir une autonomie de 500 kilomètres. Celui-ci sera capable de parcourir la plus longue distance parmi les véhicules de sa catégorie et pourra être rechargé à 80% en l’espace de 30 minutes.

« Nous vivons aujourd’hui une journée historique, un rêve de 60 ans devient réalité » a déclaré Erdogan.

La particularité est que ce véhicule fonctionnera sans émission de CO2 et aura l’avantage de ne pas polluer l’environnement. Le pays ambitionne d’en produire 175.000 unités par an à partir de 2022.

Montant du projet

Le montant de l’investissement prévu pour la construction de l’usine à Bursa devrait être de l’ordre des 22 milliards de livres turques (3,3 milliards d’euros). Le site doit employer près de 4.300 ouvriers.

Concernant le prix du véhicule, rien a encore été défini mais le président turc a assuré que l’automobile sera spacieuse, performante et la moins chère possible.

A noter que ce projet de construire une voiture entièrement Turque a été un objectif de longue date du président turc et de son parti en vue de démontrer la puissance économique de ce marché émergent.

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En 10 ans, les revenus d’Apple, Amazon et Google ont atteint des sommets !

Que ce soit en termes de capitalisation boursière ou de revenus, les géants de la tech américaine, les « Gafam », ont connu une folle envolée depuis 10 ans.

La technologie a pris le pas sur tous les différents secteurs confondus grâce notamment au boom des smartphone ou encore de la digitalisation des entreprises et de la société. C’est dans ce contexte que les géants du numériques (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) ont vu la brèche pour atteindre des sommets.

Petite présentation:

  • Google : leader mondial du moteur de recherche qui détient plus de 90 % des parts de marché des requêtes web 
  • Apple :  multinationale américaine qui conçoit et commercialise des produits électroniques grand public, des ordinateurs personnels et des logiciels informatiques.
  • Facebook : le réseau social américain aux 2,4 milliards d’utilisateurs mensuels et détenteur des autres réseaux WhatsApp et Instagram 
  • Amazon : le poids lourd du e-commerce 
  • Microsoft : géant mondial du logiciel d’exploitation et des services informatiques 

Intéressant à savoir:

  1. Par exemple, Microsoft, a dégagé un chiffre d’affaires de 110,4 milliards de dollars l’année dernière, ce qui représente un peu moins du double du CA de 2008 (60,4 milliards de dollars).
  2. Facebook a connu la plus forte progression avec un CA qui a bonde de 300 millions de dollars à près de 56 milliards de dollars en à peine 10 ans ! Vous imaginez bien que sa vache à lait réside dans son activité publicitaire mobile. Facebook a commencé à vendre de l’espace publicitaire sur mobile en 2012 et maintenant, cette activité représente 90% de ses revenus.
  3. Amazon a réussi à multiplier par 12 ses revenus entre 2008 et 2018 qui ont atteint 200 milliards de dollars l’année dernière. A noter qu’en bourse également Amazon a fait des étincelles puisqu’elle a vu sa capitalisation boursière augmenter de plus de 1.300% depuis 2010. Le géant du e-commerce pèse désormais 865 milliards de dollars, contre 60 milliards au début de la décennie.
  4. Apple reste en pole position à la tête des GAFAM avec 265,6 milliards de dollars de revenus générés en 2018. L’entreprise a connu une augmentation fulgurante de 500% au cours de la décennue et est restée pendant très longtemps l’entreprise la mieux valorisée au monde. Elle est actuellement valorisée à plus de 1.200 milliards de dollars et vient de passer en seconde position avec l’introduction en bourse de la société pétrolière Saudi Aramco
  5. Concernant Gogle, l’entreprise se trouve en troisième position en matière de revenus et de capitalisation boursière. Avec une CA multiplié par 6 depuis 2008, il a atteint 136,2 milliards de dollars. En bourse, Google a enregistré une hausse de 373% de sa capitalisation boursière depuis 2010.

Ces 5 sociétés cumulent actuellement plus de 4 430 milliards de dollars de capitalisation boursière, soit tout de même plus de 30 % du poids de l’indice NASDAQ Composite, un des 3 indices boursiers les plus suivis !

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Qu’est-ce qu’une « Option » ?

Nos derniers sujets sur les bases de la Finance portaient sur les actions, les obligations et les ETF. Aujourd’hui, nous aborderons un produit moins connu, les options.

Les options font partie de la famille des produits dérivés, ces actifs dont la valeur dépend (dérive) d’un autre actif financier (que l’on appelle le sous-jacent et qui peut être, par exemple, une action ou une matière première).

Prenons un exemple simple qui nous servira de fil conducteur : un fabricant de vêtements souhaite se couvrir contre la variation du prix du coton (prix = 10 $ dans notre exemple) pour l’année 2020. Il se positionne donc en tant qu’acheteur d’une option qui lui donnera le droit d’acheter du coton à 13 $ d’ici un an. Nous retrouvons ici plusieurs spécificités :

  • Le type : l’option peut donner le droit d’acheter (Call) ou de vendre (Put) un actif.
  • Le droit : Le détenteur d’une option n’est pas obligé d’acheter l’instrument financier si les conditions ne lui sont pas favorables (ex. la valeur du sous-jacent est moins chère sur le marché que sur le contrat d’option). Dans notre exemple, si le prix du coton est de 12 $ sur le marché, l’acheteur ne va pas activer son option.
  • L’obligation : De son côté, le vendeur a l’obligation de vendre (pour un call) ou d’acheter (le put) l’actif sous-jacent si l’acheteur applique son option.
  • Le prix d’exercice : Le prix indiqué dans le contrat est représentatif des croyances de l’acheteur et du vendeur. En se donnant le droit d’acheter à 13 $ le prix du coton dans un an, le fabricant anticipe une hausse du prix du coton et veut s’en protéger.
  • La durée : le droit d’exercer une option a une durée limitée. Au-delà de celle-ci, elle n’est plus possible. Notre fabricant a donc un an pour l’activer.
  • Le coût : Une option a un coût, sous forme de prime, qu’il est important de prendre en considération. Elle est le reflet de la combinaison entre la valeur intrinsèque de l’option (le prix d’exercice par rapport à la valeur du sous-jacent) et sa valeur temporelle (le temps qu’il reste pour pouvoir exercer celle-ci).
  • La stratégie : Dans notre exemple, le fabricant souhaite se couvrir d’une hausse du prix du coton. D’autres achètent des options pour spéculer sur le prix du sous-jacent.

En décembre 2020, si le prix du coton atteint 15 $, notre fabricant activera son droit de l’acheter a 13 $ et le vendeur de l’option sera dans l’obligation de le lui vendre. Dans le cas contraire (11 $), le détenteur de l’option achètera du coton sur le marché.

Quel est l’intérêt pour le vendeur d’une option ?

L’encaissement des primes tout au long de la période. La durée limitée de l’option et la probabilité que la valeur du sous-jacent ne dépasse pas le prix d’exercice sont à l’avantage du vendeur d’option, qui perçoit les primes durant cette période.

Les options peuvent être échangés directement entre investisseurs (marché de gré à gré), avec un organisme bancaire (warrant) ou sur un marché standardisé. En Belgique, il est possible d’acheter des options en passant par des organismes financiers.

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Monde

Forbes a dévoilé les femmes milliardaires les plus puissantes en 2019 !

Dans le classement Forbes des femmes les plus proches du monde, 13 sont milliardaires et celles-ci comptabilisent une valeur nette totale estimée à 86,7 milliards de dollars.

Depuis des dizaines d’années, nous avions pour habitude de constater le nombre majoritaire d’hommes dans la liste des personnalités les plus riches du monde ayant une influence immense. Progressivement, nous observons que les femmes s’immiscent également dans cette top list des personnes dont l’influence est basée sur la fortune.

Parmis le Top 100, certaines dirigent des sociétés suivies par le S&P 500 tandis que d’autres ont fondé des entreprises, comme Judith Faulkner (72e position), Zhou Qunfei (68e position) et Kiran Mazumdar-Shaw (67e position).

« L’argent est synonyme de pouvoir que lorsque l’on sait en user pour créer un réel impact. »

Dans le top 100 des femmes les plus puissantes, nous pouvons y observer 13 milliardaires. En Amérique, l’héritière de l’empire Walmart, Alice Walton, est la femme la plus riche mais n’apparait pas dans le classement cette année. En revanche, nous y retrouvons en 21 ème position la CEO de Walmart International, Judith McKenna, à la tête de plus de 6.000 magasins et de 700.000 associés dans 26 pays.

A noter que seulement 7% des femmes du top 100 ne doivent leur richesse qu’à elles-mêmes et non à un héritage ou autre. Que leur fortune soit le résultat du travail ou d’un héritage, ces femmes ont tendance à employer activement leur puissance par l’intermédiaire de leurs entreprises, ASBL ou encore travail philanthropique. 

Voici les 13 femmes milliardaires du top 100

  • Abigail Johnson (7e position): 15,6 milliards de dollars – Présidente et CEO de Fidelity Investment
  • Safra Catz (14e position): 1,1 milliard de dollars – Autodidacte, CEO de Oracle
  • Sheryl Sandberg (18e position): 1,8 milliard de dollars – Autodidacte, directrice des opérations chez Facebook
  • Oprah Winfrey (20e position): 2,7 milliards de dollars – Autodidacte, magnat des médias
  • Laurene Powell Jobs (33e position): 23,5 milliards de dollars – Fondatrice et présidente de Emerson Collective
  • Gina Rinehart (36e position): 15,2 milliards de dollars – Directrice exécutive de Hancock Prospering
  • Nguyen Thi Phuong Thao (52e position): 2,7 milliards de dollars – Co-fondatrice et présidente de Sovico Holdings
  • Kiran Mazumdar-Shaw (67e position): 3,1 milliards de dollars – Autodidacte, fondatrice et présidente de Biocon:
  • Zhou Qunfei (68e position): 6,4 milliards de dollars – Autodidacte, fondatrice et CEO de Lens Technology
  • Judith Faulkner (72e position): 3,9 milliards de dollars – Autodidacte, fondatrice et CEO de Epic Systems
  • Lee Boo-jin (87e position): 1,6 milliard de dollars – CEO de Hotel Shilla
  • Meg Whitman (89e position): 3,6 milliards de dollars – Autodidacte, CEO de Quibi
  • Margarita Louis-Dreyfus (99e position): 5,5 milliards de dollars – Présidente de Louis Dreyfus Holding B.V.

Nous pouvons aussi compter sur l’exemple d’Oprah Winfrey (photo), productrice, animatrice, actrice qui est l’une des premières femmes africaine-américaine à être devenue milliardaire, avec une fortune estimée à un peu moins de 3 milliard de dollars.

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Qu’est-ce que la vente à découvert d’action ou « short-selling » ?

La technique la plus connue sur les marchés boursiers est le fait de parier sur la hausse du cours d’une action, c’est à dire, d’acheter une action et espérer que son cours va monter pour pouvoir revendre l’action à un prix plus élevé.

Que faire lorsque l’on aimerait parier sur la baisse future d’une action ? Il existe une technique utilisée par certains investisseurs mais qui reste très peu connue ou très incomprise : la vente à découvert.

La VAD ou « short-selling » (en anglais) consiste à parier sur la baisse d’une action en vendant des actions à un prix élevé et ensuite à les racheter à prix plus faible en faisant un bénéfice. En principe, vous vendez des actifs que vous ne possédez pas …

– Mais alors… comment vendre des actions que l’on ne possède pas?

Tout simplement en les empruntant à de grosses sociétés aux portefeuilles stables (c’est à dire qu’ils ne vont pas vendre les actions qu’ils possèdent et dont le nombre d’actions dans leurs portefeuilles ne change presque pas).

Les sociétés avec ce type de portefeuille d’actions sont souvent les assurances, les fonds de pensions, les fonds de placement… Toutefois, il existe quelques limitations à la VAD (possible que sur les actions appartenant au SRD et certaines entreprises interdisent la vente à découvert de leurs titres).

– Ah d’accord… mais pourquoi cette technique n’est-elle pas appréciée par les entreprises ?

Malgré que cela leur rapporte beaucoup d’argent (puisque leurs actions sont échangées sur le marché boursier), certaines entreprises n’aiment pas la VAD car il en existent qui ignorent totalement les transactions qui sont faites avec leurs titres et ce manque de transparence inquiète ces sociétés.

–> Exemple:

La valeur de l’entreprise « P.F » est cotée 20 euros en janvier 2020. Nous pensons que la conjoncture est mauvaise et que le titre va suivre une tendance baissière. Ainsi, nous n’allons surtout pas en acheter mais nous allons faire une vente à découvert pour parier sur la baisse de cette action.

En mai 2020, notre anticipation de l’avenir était juste et nous a donné raison… L’action « P.F » est cotée 12 €. Notre scénario s’est donc réalisé, la valeur a baissé.

A ce moment, nous aimerions récupérer nos bénéfices et pour cela, il nous suffit d’acheter « P.F » afin de solder notre position de vente à découvert. Dans cet exemple, nous avons encaissé : 20 euros – 12 euros = 8 euros par action.

– Un peu d’actualité

Dernièrement, le fonds de pension public japonais GPIF (un des plus gros du monde) a interdit la VAD avec ses titres. En 2018, la VAD avait rapporté près de 300 millions de dollars de commissions nettes au GPIF (government pension investment fund), qui a malgré cela décidé de l’interdire.

« Bravo, excellente initiative! La vente à découvert devrait être illégale », voilà comment a réagi le patron de Tesla, Elon Musk, à la suite à cette annonce.