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Découvrez 5 actions intéressantes à ajouter à votre portefeuille dès maintenant !

Investir en bourse peut être une aventure tumultueuse, mais il existe des entreprises qui se distinguent par leur capacité à générer des résultats solides à long terme. Si vous cherchez des actions sur lesquelles vous pouvez compter, ne cherchez pas plus loin !

Voici cinq entreprises dans lesquelles investir quelques euros peut vous offrir des opportunités de croissance, des revenus de dividendes fiables et une stabilité rassurante.

1. Microsoft (NASDAQ: MSFT)

Dans le monde de la technologie, Microsoft est une force incontestable. Microsoft se démarque parmi les entreprises technologiques en raison de l’ampleur de ses produits et services, formant un écosystème diversifié sans équivalent parmi les géants de la tech.

Contrairement à de nombreuses entreprises qui dépendent fortement d’un produit phare ou d’un service spécifique, tels que l’iPhone d’Apple ou la publicité de recherche de Google chez Alphabet, Microsoft a créé une gamme diversifiée.

Cette diversification, combinée au nombre élevé de clients corporatifs qu’elle dessert, confère à Microsoft une couche supplémentaire de protection pendant les périodes économiques difficiles et les baisses du marché. Renoncer aux derniers produits électroniques ou réduire les dépenses publicitaires peut être plus réalisable que de se priver des services cloud, de se passer de Microsoft Office ou de négliger LinkedIn pour le recrutement.

De nombreuses entreprises du monde entier dépendent de Microsoft pour leurs opérations, ce qui offre à l’entreprise des perspectives à long terme prometteuses.

2. Apple (NASDAQ: AAPL)

Apple a fait la une ces dernières semaines en dépassant une capitalisation boursière de 3.000 milliards de dollars, un niveau qu’elle n’avait pas atteint depuis août. Les actions de l’entreprise ont augmenté de 48% depuis le début de l’année, malgré des baisses répétées dans ses segments de produits qui ont entraîné une baisse de 3% du chiffre d’affaires d’une année sur l’autre lors de son exercice 2023.

Apple a construit une fidélité à la marque presque inégalée dans le domaine technologique. Son écosystème interconnecté de produits dissuade simultanément les gens d’utiliser des appareils concurrents et encourage les utilisateurs à explorer progressivement les autres offres d’Apple.

La popularité des produits d’Apple lui a permis d’obtenir des parts de marché leaders dans plusieurs industries, détenant une part de marché de 55% sur le marché américain des smartphones. Cependant, il s’agit d’Apple, la société la plus précieuse au monde qui a enregistré une croissance boursière de 345% au cours des cinq dernières années.

3. Procter & Gamble (NYSE: PG)

Basée à Cincinnati, Ohio, P&G, géant des produits de consommation, brille sur la scène mondiale. Avec des opérations dans 70 pays et cinq segments commerciaux, l’entreprise a vu ses actions augmenter de 42,04% depuis son ajout à la liste Zacks en mars 2020, atteignant 145,49 $. Avec des marques bien connues telles que Tide et Pampers, Procter & Gamble offre une stabilité inégalée.

Les prévisions sont également prometteuses, avec une révision à la hausse des bénéfices pour 2024, portant l’estimation à 6,38 $. P&G maintient une moyenne de surprise de bénéfices de 2,4%. Avec une croissance projetée de 8,1% pour cette année fiscale, P&G offre aux investisseurs une opportunité unique. Restez informés sur notre blog, car P&G continue de tracer son chemin vers le succès financier.

Cette entreprise est considérée comme résistante aux récessions et elle maintient une croissance constante depuis des décennies.

4. Berkshire Hathaway (NYSE: BRK.B, BRK.A)

Berkshire Hathaway (BRK.B, BRK.A) est un conglomérat parmi les entreprises les plus précieuses au monde, avec une capitalisation boursière de plus de 750 milliards de dollars. Dirigée par Warren Buffett et son équipe exceptionnelle, la société a construit des participations importantes dans des géants tels qu’Apple, Bank of America, Coca-Cola et American Express.

La performance de Berkshire Hathaway est remarquable, surpassant régulièrement le S&P 500, un objectif courant pour les investisseurs individuels. Sur les dix dernières années, elle a dépassé le S&P 500 pendant sept années, affichant un taux de croissance annuel composé de 19,8% de 1965 à 2022, comparé à 9,9% pour le S&P 500.

Avec un secteur d’assurance prospère, des activités logistiques florissantes, et des milliards de dollars de revenus passifs provenant des dividendes de ses participations, Berkshire Hathaway promet de rester une puissance financière incontournable pour l’avenir prévisible.

5. Visa (NYSE: V)

Visa (V) se positionne en tant que leader mondial du traitement des paiements, offrant un exemple concret de l’efficacité d’un avantage concurrentiel pour une entreprise. Dans le cas de Visa, cet avantage se manifeste à travers sa portée mondiale, avec plus de 4,3 milliards de cartes en circulation et une acceptation par plus de 130 millions de commerçants à l’échelle mondiale.

La majeure partie des investissements nécessaires pour étendre la portée de Visa ont déjà été réalisés, permettant à l’entreprise de récolter les bénéfices aujourd’hui. Visa génère des revenus en prenant un pourcentage sur les transactions effectuées sur son réseau ou avec ses cartes, éliminant ainsi les coûts supplémentaires associés à la vente de produits physiques. Cela se traduit par des marges bénéficiaires impressionnantes, avec un taux de marge brute de 80%, une performance que peu d’entreprises peuvent égaler.

À mesure que le monde évolue progressivement vers des transactions numériques et sans numéraire, l’importance de Visa ne fera que se renforcer. C’est une action dans laquelle je me sens à l’aise d’investir et d’ajouter régulièrement à long terme.

Quelles actions avez-vous dans votre radar en ce moment ? Partagez vos réflexions dans les commentaires et n’oubliez pas de consulter nos autres articles pour rester informé sur les dernières tendances du marché !

Disclaimer

Bien que ces actions offrent des perspectives attrayantes, nous vous rappelons qu’il ne s’agit pas d’un conseil en investissement, il est essentiel de faire vos propres recherches avant d’investir. N’oubliez pas que les marchés sont dynamiques, et la diversification reste la clé du succès financier à long terme !

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Bourse Monde

Le DAX atteint son plus haut niveau grâce aux avancées des négociations sur la dette US !

Hier, les marchés boursiers européens ont enregistré une hausse, avec notamment l’indice allemand DAX atteignant son plus haut niveau depuis plus d’un an. Cette augmentation a été stimulée par des signes indiquant que Washington se rapproche d’un accord pour relever le plafond de la dette américaine et éviter un défaut de paiement.

  • L’indice STOXX 600, qui regroupe les principales actions européennes, a augmenté de 0,5 %.
  • Le CAC 40 français a bondi de 1 %
  • Le FTSE MIB italien a progressé de 1,4 %.

Aux États-Unis, les actions se sont également redressées après que le président Joe Biden et le principal républicain du Congrès Kevin McCarthy ont exprimé leur volonté de trouver rapidement un accord pour relever le plafond de la dette et éviter un défaut de paiement.

Cette évolution positive dans les négociations a conduit les investisseurs à être plus optimistes. Certains experts estiment qu’un compromis sera trouvé pour éviter le défaut de paiement, ce qui incite les investisseurs à revenir vers les actions et les actifs plus risqués.

Dans le contexte spécifique des entreprises, Volkswagen a enregistré une hausse de 2,2 % grâce à ses plans de remaniement de sa marque principale pour améliorer son efficacité et ses rendements. Les actions de Deutsche Bank AG ont légèrement augmenté de 0,2 % après que la banque a accepté de payer 75 millions de dollars pour régler un procès intenté par des femmes accusant la banque d’avoir facilité le trafic sexuel du financier Jeffrey Epstein.

Cependant, les principaux indices boursiers européens ont eu du mal à sortir de leur fourchette ce mois-ci en raison des inquiétudes des investisseurs concernant un resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et une possible récession aux États-Unis. L’inflation dans la zone euro a accéléré le mois dernier, ce qui a également contribué aux préoccupations des investisseurs.

En résumé, les marchés boursiers européens ont enregistré une hausse hier, soutenus par des signes positifs concernant les négociations pour relever le plafond de la dette américaine. Cependant, certains facteurs, tels que les préoccupations concernant la politique monétaire de la BCE et l’inflation, continuent d’influencer les marchés.

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Energie Monde

Le Japon achète du pétrole russe à des prix supérieurs au plafond au grand dam des alliés occidentaux

Le Japon a commencé à acheter du pétrole russe à des prix supérieurs au plafond fixé par les États-Unis et ses alliés occidentaux, ce qui montre que Tokyo continue de renforcer ses liens avec Moscou malgré la pression internationale pour isoler la Russie.

Alors que de nombreux pays européens se sont passés du pétrole russe en réponse à l’invasion de l’Ukraine, le Japon a augmenté ses achats de gaz naturel russe.

En effet, le Japon ne possède pratiquement pas de combustibles fossiles, et dépend fortement des importations pour la plupart de ses besoins énergétiques. Certains analystes estiment que cette dépendance a fortement influencé l’hésitation du Japon à soutenir pleinement l’Ukraine contre la Russie. À ce jour, le Japon est le seul membre du Groupe des Sept à ne pas avoir fourni d’armes létales à l’Ukraine.

Malgré cette concession, les importations de gaz naturel russe vers le Japon sont relativement faibles, représentant environ un dixième de l’approvisionnement du Japon et une fraction de la production russe, selon le Wall Street Journal. La majeure partie des importations russes vers le Japon provient du projet Sakhaline-2, dans l’Extrême-Orient russe.

Les pays du G7 et l’Australie se sont mis d’accord sur un plafond de 60 dollars par baril pour le pétrole brut russe transporté par mer, afin de réduire les revenus de la Russie provenant de la vente de pétrole tout en évitant une flambée des prix du pétrole sur le marché mondial.

Ce plafond permet aux pays non membres de l’UE de continuer à importer du pétrole brut russe, mais interdit aux compagnies de transport maritime, d’assurance et de réassurance de manutentionner des cargaisons de pétrole brut russe dans le monde entier, à moins qu’elles ne soient vendues à un prix inférieur au plafond.

Les pays ont accordé une exception au plafond de 60 dollars le baril jusqu’en septembre pour le pétrole acheté par le Japon. Au cours des deux premiers mois de l’année, le Japon a acheté environ 748 000 barils de pétrole russe pour environ 70 dollars le baril.

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Banque & Finance Nos analyses

La Finance islamique en plein boom dans la région MENA, qu’en est-il ?

Lorsque Humayon Dar donne une conférence au sujet de la faisabilité d’un projet financier, la chance d’en tirer un nouvel enseignement est certaine. Le fondateur et directeur général de la London-based Cambridge Institute of Islamic Finance affirmait dans une de ses dernières sorties que : « La finance islamique n’est pas seulement un produit financier, mais aussi une philosophie de vie. Elle peut contribuer à la réalisation de l’équité sociale, de la stabilité économique et de la croissance durable dans le monde entier. »

Le présent article se propose d’analyser la pratique liée à la finance islamique dans son environnement le plus adapté, à savoir au sein des États de la région MENA. Il s’agirait aussi d’explorer le champ des possibles qu’offre le modèle, et de prendre conscience des enjeux liés à son implémentation au sein d’une économie dominée par un système bancaire occidentalo-centré depuis le 17ème siècle. 

Il est parfois très difficile de comprendre tous les termes techniques du jargon financier … qu’en advient-il alors si l’on vient prospecter sa branche islamique dont l’origine nous vient du Moyen-Orient ?  

Pour vulgariser la compréhension des principes de la finance islamique, le mieux serait de procéder par équivalence en prenant le système classique des banques commerciales comme point de référence. En associant à chacune des activités bancaires classiques son homologue en terme de finance islamique, on en conclut le jeu de correspondance suivant : 

  • Acceptation de dépôts : les banques islamiques offrent à leurs clients la possibilité de disposer de leurs liquidités dans des comptes de dépôt. Nonobstant, il ne faut pas espérer bénéficier d’intérêt annuel sur ces dépôts, les intérêts étant considérés comme une pratique non-licite en Islam. Au lieu de cela, la banque procède à l’investissement de ces fonds dans des domaines qui respectent les principes de la charia. Le client peut par ailleurs négocier avec la banque des secteurs d’investissement qui l’intéresse (éducation, infrastructures publiques, énergies, agriculture…). Ces comptes dits comptes Mudaraba génèrent des bénéfices qui sont partagés entre la banque et le client selon une répartition convenue à l’avance. Autrement, le client peut simplement décider de faire de son compte de dépôt un simple « coffre-fort » pour thésauriser son argent, c’est la Wadiah ou «dépôt de confiance ».
  • Prêt aux particuliers et aux entreprises : quatre contrats participatifs sont proposés par les banques islamiques pour pallier le non-recours au prêt à intérêt. Le contrat de Murabaha, la banque acquiert le bien ou le produit de consommation pour le compte du client en fixant une marge de majoration à la revente. Le client s’acquitte de son devoir contractuel par le remboursement échelonné du montant prédéfini (en prenant compte, le cas échéant, de l’appréciation de la valeur du bien). Dans le cadre du financement d’un projet entrepreneurial, les deux parties peuvent signer un contrat de Musharaka. La banque et le client participent en tant que partenaires dans le financement du projet en se partageant les bénéfices, ou en assumant mutuellement les pertes. Le contrat de Mudarabah est une alternative au contrat de Musharaka pour lequel le client n’investit pas de capital, mais engage son expertise et mobilise son temps pour la gestion du projet. Enfin, pour le contrat d’Ijarah, la banque islamique acquiert le bien et le loue au client pour une période prédéfinie avec option d’achat.
  • Emission et gestion de carte de crédit et de débit : les banques dites islamiques proposent à leur clientèle des cartes de débit prépayés ou des cartes de crédit sans intérêt.
  • Service de change et devises étrangères : les banques islamiques traitent les transactions de change en utilisant un système basé sur le principe d’achat et de vente, sans aucune forme de spéculation ou d’intérêt.
  • Services de gestion de trésorerie pour les entreprises / de comptes d’épargne et de comptes courants / de portefeuilles de placement pour les clients : les banques islamiques proposent également des services de gestion classique comparables à ceux des banques commerciales classiques dans le cadre de l’éthique conventionnelle défini par les contrats de Mudaraba et de Musharaka.
  • Services de conseils en matière d’investissement et de gestion financière : les banques islamiques proposent des services de conseil en matière d’investissement et de gestion financière qui sont conformes aux principes de la charia. Ces services proposent des projets d’investissements qui sont en conformité avec les principes de l’Islam, en prenant compte de l’interdiction de l’usure et de la spéculation, ainsi qu’en encourageant la promotion de l’investissement dans des projets socialement responsables. Les investissements proposés par les banques islamiques sont rigoureusement examinés pour s’assurer qu’ils sont conformes aux principes de la Charia. Par exemple, les investissements dans des entreprises impliquées dans des industries telles que l’alcool ou le jeu sont évités. Les investissements doivent également respecter les principes d’équité et de responsabilité sociale.
  • Services de paiement en ligne et mobiles : les banques islamiques peuvent proposer des services de paiement en ligne et mobiles qui respectent les principes de la Charia dans le cadre du traitement des transactions opérées. Par ailleurs, la démocratisation croissante de la culture start-up pousse les banques islamiques à investir dans des projets qui leur permettent de renforcer leur système de services digitalisés ( Liwwa, Al Maali ou prochainement FlouSS).
  • Courtage en bourse et investissement en titres : ces services incluent notamment des investissements dans des actions de sociétés éthiques et responsables, qui sont en accord avec les enseignements islamiques. Les banques islamiques s’engagent à offrir des solutions d’investissement éthiques, qui sont alignées avec les croyances et les valeurs de leurs clients.

Selon les estimations, la part de marché de la finance islamique dans le secteur bancaire de la région MENA représente actuellement environ 20 % du marché. Les pays comme l’Arabie Saoudite (National Commercial Bank), les Émirats arabes unis (Emirates Islamic), le Qatar (Qatar Islamic Bank) et le Koweït (Kuwait Finance House ) sont les leaders dans ce domaine, avec des secteurs financiers islamiques développés qui ont vu leur part de marché croître régulièrement au fil des ans. 

Le développement rapide de secteur est la conséquence d’une demande croissante de la part de la population de la région où le taux de bancarisation reste encore et en moyenne relativement bas par comparaison aux économies occidentales. En effet, les banques islamiques se sont imposées comme une solution alternative au système classique par la possibilité offerte aux consommateurs de rallier leur pratiques religieuses et financières.

La dimension morale prônée par les banques islamique n’est pas le projet du seul vecteur religieux. La question de l’éthique sociale introduit une dimension plus englobante d’égalité, de coopération et de solidarité qui ne fait pas des banques islamiques l’exclusivité monopolistique de la seule clientèle musulmane.

En outre, les plans d’investissement sont majoritairement axés sur des projets à impact social (éducation, santé …) et environnemental (énergies renouvelables, green start-up  … ) qui peuvent intéresser une vaste tranche de la population sans poser la question des croyances.

Les banques islamiques ont pour ambition de participer à la réduction de la pauvreté ainsi qu’à la création d’emplois par l’utilisation des produits de financement participatif, exposés dans les propos susdits, pour les micro-entreprises et les projets à petite échelle, qui sont souvent exclus du système bancaire traditionnel.  

L’avenir de la pratique financière islamique dans la région MENA, et notamment dans la région du Maghreb où l’industrie entame à peine son développement, dépendra essentiellement de l’éducation de la population vis-à-vis de ses fondements. Les banques islamiques peinent à mettre en lumière l’impact social qui demeure, après la question religieuse, la principale proposition de valeur pour leur clientèle potentielle. 

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Quelles conséquences à prévoir après les derniers rapports de la FED ?

Garantir la fin de la hausse des prix reviendrait à crier victoire avant l’heure … mais tout semble déjà présager une bonne entame désinflationniste.  

C’est d’un long combat quadriennal que ressortent Jerome Powell et son équipe dans la lutte contre l’inflation depuis le Covid-19. La perturbation de la chaîne d’approvisionnement et des échanges commerciaux entraînant une hausse importante de coûts des matières premières et des produits manufacturés. Les mesures de confinement limitant les productions industrielles et réduisant l’offre de nombreux biens et services. Le cataclysme économique creusé par la pandémie du Covid avant d’être excavé par la guerre en Ukraine semble pourtant s’estomper au profit d’une entame déflationniste, sinon maturée, au moins bien avancée selon les derniers rapports de la FED.  

Alors que les analystes financiers semblent accorder une attention scrupuleuse aux décisions de Powell, dans quelle mesure les taux directeurs annoncés par la FED permettent-ils de prendre le pouls d’une économie guérissante ?  

Pour rappel, le taux directeur de la FED correspond au taux d’intérêt que les banques commerciales s’appliquent entre elles pour les facilités de prêts marginales au jour le jour. Il représente le taux d’intérêt de base pour l’économie américaine et son influence s’étend à l’ensemble de l’économie mondiale. C’est ainsi que vous constaterez que les agendas des conférences de presse des banques centrales s’organisent en partie selon le programme fixé par Washington. 

Verum est, quelques jours après la dernière sortie de Powell, Lagarde rapplique en annonçant une hausse équivalente des taux d’intérêt de la BCE, et il en est de même du côté du Canada, de l’Inde, du Maroc …   Lorsque la FED opte pour une hausse de ses taux d’intérêt, cela engendre un effet domino qui se traduit comme suit :  

Sur le plan Macro : 

  • Les banques commerciales obtiennent moins de liquidités (ou, fixant les quantités de transferts, des prêts à intérêts plus élevés) 
  • Les agents économiques empruntent à des taux plus élevés 
  • La demande pour les crédits de consommations diminue et moins de ménages souhaitent financer leurs projets 
  • Moins d’entreprises s’endettent pour financer leur développement
  • Cela entraînera donc une baisse des crédits dans l’économie et une baisse de la quantité de monnaie en circulation 
  • Sans ajustement rapide de l’offre, le niveau des prix diminue   

À l’échelle des marchés financiers : 

  • Des taux d’intérêts plus élevés attirent les investisseurs internationaux en quête de meilleurs rendements 
  • Le marché financier constate une diminution de la demande d’actions et d’actifs à risques au profit de placements obligataires
  • Les entreprises gourmandes en dette dans le cadre du financement de leurs opérations peuvent expérimenter une chute de leur valorisation boursière en raison des coûts plus élevés des prêts

Au niveau du commerce international :

  • La hausse des taux d’intérêt, engendrant une hausse de la demande pour la monnaie nationale (USD), implique son appréciation par rapport aux devises étrangères
  • Cette appréciation implique à son tour la hausse du prix des exports relativement à celui des imports. La balance commerciale penche  du côté d’une tendance déficitaire (si excédentaire elle était)
  • Les pays émergents constatent une augmentation de la valeur de leur dette étant donné la dépréciation de leur devise face au Dollar américain (dans le cadre du remboursement des prêts émis par le FMI et de la BM)

La stratégie entamée par la FED semble jusque-là battre toute prévision, même optimiste, grâce au génie et à l’expérience de Powell dans le quadrillement de l’inflation. L’annonce faite des 25 points de base amenant les taux d’interêt à leur niveau le plus élevé depuis 2007 permet aux experts d’affirmer, avec plus ou moins de confiance, que le pic inflationniste est désormais derriere nous.

La FED continuera-t-elle d’alimenter cette escalade des taux d’intérêt ? Affaire à suivre … seule l’accommodation (ou pas) du marché nous permettra d’en tirer les conclusions nécessaires. Dans tous les cas, si votre concessionnaire de voitures affiche une période de soldes, sachez que ce n’est pas plus un acte de générosité de sa part qu’il n’est la conséquence mécanique d’une régulation administrée du marché.     

« Nous allons être prudents avant de déclarer la victoire et d’envoyer des signaux indiquant que nous pensons que la partie est gagnée, car nous avons un long chemin à parcourir », a déclaré le président de la FED, Jerome Powell, aux journalistes américains lors de sa dernière sortie médiatique.

Source : Financial Times, 2023
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Monde Nos analyses

Les banques russes se tourneront vers la Chine et son système concurrent à SWIFT, le CIPS!

Une des sanctions parmi les plus paralysantes imposée par l’Occident à l’endroit de la Russie a été de la bannir du réseau interbancaire de transferts financiers appelé SWIFT. Tout naturellement, Moscou cherchera refuge ailleurs et n’a pas manqué d’observer la main tendue de la Chine !

La Chine, qui est également le partenaire principal au niveau économique et stratégique de la Russie, a développé en 2015 un système de paiement équivalent à SWIFT appelé le CIPS pour, China International Payments System, essentiellement utilisé pour régler les crédits internationaux en yuan et les échanges liés au projet pharaonique des Routes de la Soie.

En effet, le CIPS n’est pas encore au niveau de SWIFT mais pourrait devenir l’alternative stratégique pour le milieu bancaire russe puisque ce système permet aux banques d’effectuer des transactions transfrontalières à l’aide du yuan sur le territoire. Vous l’aurez rapidement compris que l’ambition de la Chine est de faire de leur monnaie une monnaie de réserve mondiale à l’instar du dollars américain grâce à ce système.

En 2021, le système chinois aurait déjà traité près de 80.000 milliards de yuans, l’équivalent de 12.680 milliards de dollars faisant participer près de 1.280 institutions financières dans le réseau dans plus de 100 pays.

Le CIPS peut compter sur la participation de 30 banques au Japon, de 23 banques en Russie et de 31 banques dans des pays africains qui perçoivent des fonds en yuan. Mais il y a également des banques occidentales telles que HSBC, Citigroup ou même le géant français BNP Paribas.

Le système de paiement chinois a donc l’avantage de banaliser le yuan dans le monde et d’assoir la place de la Chine en leader monétaire. Grâce à ce mécanisme, la Chine réduit son usage de devises étrangères et réduit par la même occasion son risque de change sur ses réserves. 

Les actions des entreprises chinoises qui ont un lien avec CIPS, présentes dans les secteurs des paiements, de la finance et de la technologie, ont bondi de 20 à 30 % au cours des deux derniers jours, à la suite de la décision d’interdire l’accès de certaines banques russes à SWIFT.

Par conséquent, l’interdiction de SWIFT devrait accélérer l’expansion du CIPS chinois et offrir des opportunités à l’ensemble de l’écosystème.

Au final, il n’est plus impensable que cette sanction d’écarter la Russie du réseau international risquerait tout simplement de la pousser dans les bras de la Chine qui observe la situation attentivement et qui a tout intérêt à jouer les équilibristes.

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Qu’est-ce que SWIFT, le messager des banques qui menace d’exclure la Russie de son réseau ?

Vous avez tous déjà entendu parler de SWIFT surtout après que l’Occident ait menacé la Russie de l’en écarter. Il s’agit du système de paiement le plus utilisé et connu au monde car la plupart des transferts financiers internationaux et de titres font usage de ce mécanisme.

Avant SWIFT, les entreprises et les banques communiquaient avec des messages en morse envoyés par télégraphe. Puis SWIFT a créé un mécanisme de communication plus sûr et plus rapide entre les institutions financières.

Fondée en 1973 à Bruxelles, SWIFT comptait 239 banques dans 15 pays et s’est étendue à 518 institutions dans 22 pays en 1977. En fait, il s’agit d’une coopérative appartenant à ses 11 000 institutions financières membres.

Pour définir le système, nous pouvons dire que SWIFT est un vaste réseau de messagerie utilisé par les banques et d’autres institutions financières pour envoyer et recevoir des informations, en particulier des instructions de transfert d’argent, de manière rapide, précise et sûre grâce à un système de codes standardisé.

Les transferts SWIFT ne sont pas instantanés et pour être crédités au destinataire, les fonds doivent subir des contrôles anti-fraude et anti-blanchiment, ce qui prend du temps et augmente les intermédiaires.

Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Oui ! La Blockchain ! Mais nous couvrirons les avantages et les inconvénients entre les deux dans un autre article.

Le réseau international de paiement SWIFT est en effet l’un des plus grands systèmes de messagerie financière au monde. Il est supervisé par les banques centrales du G-10 (Allemagne, Belgique, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suisse et Suède), ainsi que par la Banque centrale européenne, la Banque nationale de Belgique étant son principal superviseur.

Par ailleurs, notez qu’il existe le SPFS qui est l’alternative russe de SWIFT été développé par la Banque centrale de Russie depuis 2014, suite à la menace des États-Unis de déconnecter la Russie du système SWIFT. En général, les banques, les négociants en valeurs mobilières, les chambres de compensation, les bourses et les maisons de commerce sont les principaux utilisateurs du réseau SWIFT.

Son fonctionnement

SWIFT attribue à chaque organisation financière un code unique qui comporte soit huit caractères, soit 11 caractères. Ce code est appelé de manière interchangeable code d’identification bancaire (BIC), code SWIFT, ID SWIFT ou code ISO 9362.

Les enregistrements des codes SWIFT sont gérés par la Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT), dont le siège se trouve à La Hulpe, en Belgique. Les codes SWIFT sont formatés comme suit :
AAAA BB CC DDD

  • 4 premiers caractères – code de la banque (uniquement des lettres)
  • 2 caractères suivants – code pays ISO 3166-1 alpha-2 (uniquement des lettres)
  • 2 caractères suivants – code de localisation, le participant passif aura « 1 » dans le deuxième caractère (lettres et chiffres)
  • 3 derniers caractères – code de la succursale, facultatif – « XXX » pour le bureau principal (lettres et chiffres).

Pour comprendre comment le code est attribué, prenons l’exemple de la banque belge Belfius. Elle possède le code Swift à 8 caractères GKCCBEBB. Les 4 premiers caractères GKCC sont le code attribué à la banque Belfius SA/NV. BE appartient à la Belgique et BB représente la localisation, le deuxième chiffre ‘B’ signifie code actif.

Le code SWIFT est différent de l’IBAN qui est un numéro de compte bancaire international utilisé pour identifier un compte individuel dans la transaction individuelle. L’IBAN est utilisé dans de nombreux pays du monde entier. Il comporte jusqu’à 34 caractères et comprend des chiffres et des lettres. Les codes IBAN et SWIFT sont tous deux importants dans le cadre des transferts d’argent internationaux.

Fondamentalement, le code SWIFT identifie simplement la banque et l’IBAN, beaucoup plus long, identifie un compte bancaire spécifique. De nos jours, toute transaction a un coût, et le coût d’un transfert SWIFT varie en fonction de la banque ou de la société de transfert d’argent utilisée. Il y a généralement deux types de frais à connaître : les frais et les taux de change.

Vous comprenez désormais qu’exclure la Russie de réseau Swift reviendrait à déclarer une guerre économique de très grande envergure puisque près de 300 institutions russes font partie sur le réseau composé de plus de 11.000 organisations bancaire à travers le monde.

J’espère que cet article vous aidera à mieux comprendre SWIFT et restez connecté pour lire le prochain !

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Cryptomonnaies Nos analyses

CRYPTO: GROS PLAN SUR LE EOS

La semaine dernière à la succession des nouvelles négatives sur les marchés, concernant notamment la hausse d’inflation record aux États-Unis qui suivit une annonce d’un nouveau variant du coronavirus omicron. L’ensemble des bourses d’échanges expérimentaient une inédite vague baissière.

Cette semaine dans notre rubrique sur les devises du Net, nous avons sélectionné pour vous un actif numérique qualifié par ses fondateurs de « crypto monnaie la plus rapide » pour exécuter les transactions, le jeton Eos.

L’histoire de EOS (prononcé E-OS !)

Lancée en octobre 2017, par Daniel Larimer, co-fondateur de Bitshares, et Brendan Blumer, la blockchain EOSIO (sigle : EOS) se développe par la société Block.one. La plateforme s’est construite autour d’une chaîne de blocs décentralisée pour permettre à ces utilisateurs de réaliser des transactions promptement et gratuitement.

De plus, l’infrastructure emploie la technologie des smart contracts pour offrir aux programmeurs l’occasion de créer des applications décentralisées nommées « Dapps».

Le jeton EOS s’est popularisé à la suite de son ICO [Inial Coin Offering] célèbre qui a duré plus de 350 jours, de octobre 2017 à juin 2018. Cette levée de fonds, la plus longue de l’histoire des cryptomonnaies a permis de collecter un total de quatre milliards de dollars.

Cette performance confère au projet le titre de l’ICO le plus profitable du récit des pièces dématérialisées. Afin d’assurer une large diffusion du token natif de la blockchain EOSIO, encore en développement à ce moment-là, l’entreprise Block.one distribua un milliard de devises virtuelles sous la forme d’espèce numérique du réseau ERC-20. [Introduite pour la première fois par la plateforme Ethereum en 2015, la technologie des « contrats intelligents » ou smart contracts en anglais permet aux actifs digitaux des possibilités bien au-delà des seules transactions financières.]

Une autre solution qu’EOS tente de résoudre se présente comme le problème de « facilité d’usage ». Par analogie à la blokchain Ethereum qui emploie aussi des « contrats intelligents » mais dont les volumes des opérations par seconde sont plus réduits, EOS accorde une rapidité d’échange accrue. Pour cela, le réseau utilise un protocole de système d’exploitation, qui permet aux développeurs de travailler correctement.

Comprendre la technologie sous-jacente à EOS 

La blokchain EOS vise à devenir le code le plus rapide grâce à son usage du mécanisme d’accord sur les événements. Contrairement au système de consensus sur l’état, l’accent est mis sur les transactions, c’est-à-dire sur la vérification des faits qui ont lieu sur la blockchain.

Les utilisateurs de l’algorithme d’EOS partagent leurs ressources informatiques et y ont accès en fonction de leur possession. La distribution du réseau se gère selon le nombre de jetons tenu par un ayant droit. Plus la participation est élevée, plus la part du réseau que l’on « dispose » est significative. Les pièces elles-mêmes n’ont pas besoin d’être dépensées pour les transactions, car prouver leur détention c’est-à-dire le témoignage de leur propriété est suffisant. En autre, la quantité de devises à fabriquer se détermine en fonction de la valeur moyenne du paiement attendu par les producteurs de blocs pour leur travail. Pour éviter l’inflation, un plafonnage du nombre des jetons en circulation empêche ceux-ci de dépasser une hausse de 5 % par an.

Comparaison EOS contre Ethereum

EOS

  • Sigle : EOS
  • Blockchain : EOSIO
  • Fondateur : Daniel Larimer, Brendan Blumer
  • Date de lancement : 2017
  • Quantité totale : 908 millions
  • Le réseau se sécurise par le mécanisme de la preuve d’enjeu ou « Proof-of-Stake ».

Ethereum

  • Sigle : ETH
  • Blockchain : Ethereum
  • Fondateur : Vitalik Buterin, Gavin Wood, Charles Hoskinson
  • Date de lancement : 2013
  • Quantité totale : 118,4 millions
  • Le réseau se sécurise par le mécanisme de la preuve de travail, Proof-of-Woork (changement à venir vers le Proof-of-Stake, en 2022)

Que retenir sur la blockchain EOS ?

Lancé en 2017 par Daniel Larimer et Brendan Blumer, l’algorithme EOS fut élaboré afin de faciliter aux programmeurs la création des applications décentralisées (autrement nommé Dapps en abrégé). L’infrastructure jouit d’une vitesse de transactions accrue, et des coûts des transactions réduits. Dans le but de réaliser cet objectif, la plateforme bénéficie de la technologie de « smart contracts » et d’un consensus de mécanisme sur les événements qui ont lieu sur la chaîne de registre.

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CRYPTO: GROS PLAN SUR LE SHIBA INU

Ces dernières semaines, la hausse du prix de Bitcoin a entraîné avec elle une augmentation substantielle des valeurs d’autres cryptomonnaies alternatives. Parmi celles-ci, le jeton Shiba Inu s’est démarqué particulièrement. Tandis que beaucoup d’investisseurs achètent le « jetonmème », celui-ci demeure un grand mystère pour les novices qui s’engagent sur les bourses de négociations !

Que connaît-on de cette pièce numérique, et pourquoi l’appelle-t-on « le tueur de Dogecoin«  ? Dans l’article de cette semaine, nous essayons de le dépeindre pleinement à travers notre analyse détaillée.

Les prémices du Shiba Inu, le « tueur de Dogecoin

Le Shiba Inu (sigle : SHIB) s’identifie pour un « cryptomème », développé pour « tuer » le Dogecoin, une autre espèce numérique rivale controversée, aux attributs similaires, encouragé par le riche et célèbre patron de Tesla, Elon Musk.

Le cyberactif démarre en octobre 2020, sur le réseau ERC-20 d’Ethereum, par l’initiative d’une personne anonyme ou un groupe d’individus, au nom d’emprunt de Ryoshi. Il offre un total de 500 trillions de pièces digitales, dont 50% sont immobilisés sur la plateforme de négociations UNIswap, et le reste, donnée au India COVID-Crypto Relief Fund et « brûlée » par Vitalik Buterin, le cofondateur d’Ethereum.

Pour ces faits-là, le SHIB se définit pour la première cyberdevise, complètement disponible pour les négoces. Par la suite, l’actif cryptographique fut popularisé grâce à l’envolée du cours à 889 %, jusqu’à son nouveau sommet de marché, au mois d’octobre 2021.

Par comparaison à Dogecoin qui s’identifie comme une « vraie » cryptomonnaie, dans les règles de l’art, avec sa propre chaîne de blocs, le Shiba Inu s’associe à un token puisqu’il fonctionne sur une autre blockchain. Désormais, la devise occupe la onzième place au classement des plus grosses capitalisations boursières des espèces digitales.

À quoi sert le SHIB ?

Au début, le projet démarre pour imiter le succès inattendu du « cryptomème » Dogecoin. C’est un avoir numérique qui permet des transactions pair à pair entre les particuliers.

Dans son livre blanc, le fondateur, Ryoshi, déclare que le « jetonmème » se gère par la communauté, similairement à ce que DOGE, la cryptomonnaie rivale était devenue à ce stade. De plus, l’actif digital s’utilise comme moyen de paiement sur le site web ShibaSwap.

Comprendre la plateforme ShibaSwap

L’exchange ShibaSwap se définit comme une infrastructure « décentralisée » (DEX) pour la pièce numérique Shiba Inu. Selon les développeurs du projet, il permet aux investisseurs d’acquérir le jeton SHIB en toute sécurité. La communauté a créé le site web afin d’accroître l’utilité du token.

Appréhender les rôles des crypto Leash & Bone

Le token Leash s’identifie pour une récompense aux fournisseurs de « pool » de liquidité sur la plateforme ShibaSwap. Il se limite à 100 000 unités. Quant à lui, d’après l’équipe de développement de Shiba Inu, le jeton Bone se définit comme le deuxième plus grand concurrent du Dogecoin. C’est une devise de gouvernance qui opère dans le domaine de la finance « décentralisée » ou DeFI, avec une offre totale de 250 millions de pièces.

Quelques faits importants concernant le cyberjeton Shiba Inu

  • Selon une étude récente de Bacancy Technology, le token SHIB se positionne à la troisième place du classement des pièces digitales les plus « Googlée » au monde, en 2021, avec 2,8 millions de recherches en moyenne par mois. Ce chiffre se situe légèrement derrière le bitcoin avec 22 millions mensuels, et l’Ethereum, avec 6,3 millions.
  • En dehors de ShibaSwap, les cyberactifs SHIB et Leash se négocient sur d’autres plateformes d’échanges centralisées, par exemple UNIswap.
  • La devise virtuelle porte le nom du Shiba Inu, une race de chien japonaise.

Shiba Inu vs Dogecoin

Shiba Inu

  • Sigle : $ SHIB
  • Blockchain : Ethereum
  • Année de lancement : 2020
  • Quantité totale : 1 quadrillion de jetons
  • Le réseau se sécurise par le mécanisme du Proof-of-Work (transition vers le Proof-of-Stake en 2022)
  • Personnalité célèbre associée au projet : Vitalik Buterin, cofondateur de la blockchain Ethereum

Dogecoin

  • Sigle : DOGE
  • Blockchain : bifurcation du réseau Litecoin
  • Année de lancement : 2013
  • Quantité totale : infinité
  • Le réseau se sécurise par le mécanisme de la preuve de travail, Proof-of-Woork.
  • Personnalité célèbre associée au projet : Elon Musk, le patron de Tesla

Conclusion

Initialement conçue pour concurrencer le « cryptomème » Dogecoin, la monnaie numérique Shiba Inu démarre en octobre 2020, par l’initiative d’une personne ou d’un groupe d’individus au pseudonyme de « Ryoshi ». Cette pièce virtuelle qui est localisée sur le réseau ERC-20 de la blockchain Ethereum permet d’effectuer des transactions pair à pair entre particuliers. La plateforme ShibaSwap dispose de trois espèces cryptographiques : la devise native SHIB, le jeton pour les placements LEAST, et le token de gouvernance BONE.

Rédigé par JEAN GOY

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Carl Icahn, légende de Wall Street.

As-tu 60 secondes pour connaître l’une des stars du trading, une véritable légende de la finance, l’américain Carl Icahn ? 

  • Qui est-il ? 

Carl Icahn est né le 16 février 1936 dans le Queens (New York) aux États-Unis. Plutôt porté sur les lettres que les chiffres, il obtint un diplôme de philosophie à Princeton. Il s’essayera ensuite à la médecine, qu’il abandonnera deux ans plus tard pour intégrer l’armée. 

Son amour pour les affaires le conduit à travailler à Wall Street, où il deviendra trader en 1961. Sept années plus tard, se sentant comme un poisson dans l’eau, il créa sa propre société de gestion, Icahn & Co, spécialisée dans l’arbitrage et la négociation d’options. Passionné par son travail, Icahn aime prendre les choses en mains, il accepte difficilement le statut d’actionnaire minoritaire et souhaite intégrer le centre décisionnel. Pour cela, il développera une méthode qui fera sa légende.

  • La méthode Icahn

Carl possède un tempérament explosif. De ce fait, ses méthodes d’investissement sont jugées très agressives par ses détracteurs. Son mode opératoire est le suivant : il repère des entreprises en grande difficulté au potentiel de croissance important. Il achète des parts, harcèle le management en place, exige un siège au conseil d’administration et milite pour une restructuration profonde. Son objectif ? Diminuer rapidement les coûts fixes de l’entreprise pour la rendre rentable. 

Au fil du temps, sa société entra au capital de grands noms tels que Texaco, Wester Union, Marvel, Herbalife, Yahoo, Apple et Ebay. 

Dans le monde de la finance, sa personnalité provoque des réactions mitigées. Les actionnaires des entreprises qu’il possède sont ravis, Icahn ayant la réputation de transformer le bronze en or. Mais le management le déteste, car son arrivée est très souvent synonyme de perturbations. Ses actions lui ont valu le surnom de « raider » (en français prédateur). 

Icahn n’a pas peur d’entrer en compétition avec d’autres stars de la finance. En 2013, il s’oppose à Bill Ackman dans le dossier Herbalife (article dédié sur PF). Selon lui, Ackman accusait, à tort, la société spécialisée dans la vente de produits nutritionnels d’être une pyramide de Ponzi. Pour la presse à l’époque, la principale raison pour laquelle Carl Icahn est entré dans le capital d’Herbalife serait tout simplement parce qu’il déteste Ackman et que rien ne lui aurait fait plus plaisir que de lui faire perdre de l’argent. 

  • De nos jours ? 

Carl Icahn est une véritable légende pour toute personne passionnée par le trading. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, il ne laisse personne indifférent. À 85 ans, sa fortune estimée à 15,1 milliards de dollars [au 11 avril 2021] selon le magazine Forbes. 

L’homme d’affaires est toujours aux commandes de son holding financier et partage son savoir à travers le monde. En 2016, il endossa même le rôle de conseiller pour Donald Trump pour l’élaboration d’une loi visant à diminuer les taxes sur les sociétés.  

Philanthrope, il n’hésite pas à donner des millions de dollars pour améliorer les conditions de vies des enfants défavorisés ou malades dans le monde. Les principaux champs d’action de ses fondations sont la médecine et l’éducation. 

  • Conclusion 

Voici une preuve de plus que le rêve américain existe. Issu d’une famille modeste, Carl Icahn se hissa parmi l’élite de la finance aux côtés de Warren Buffet ou Georges Soros. Sa méthode, aussi dure soit-elle, a porté ses fruits. Elle a inspiré des millions d’investisseurs dans le monde. En France, celui qui incarne parfaitement la technique Icahn est un certain Vincent Bolloré… également milliardaire !