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Trading Contest SKEMA : les étudiants défient les marchés

Du 28 septembre au 9 octobre 2026, SKEMA Sophia Antipolis accueille le Trading Contest, organisé avec l’association Finance de SKEMA et Le Trading Français.

Pendant deux semaines, les étudiants de SKEMA Business School pourront découvrir concrètement le fonctionnement des marchés financiers à travers un programme combinant formation, accompagnement et compétition de trading.

La première semaine du Trading Contest SKEMA sera consacrée à la montée en compétences des participants. Plusieurs sessions pédagogiques et interventions permettront d’aborder l’analyse des marchés, les outils de trading, la gestion du risque, mais aussi les parcours et opportunités professionnelles dans l’univers de la finance.

La deuxième semaine laissera place à la compétition. Les étudiants de SKEMA disposeront de comptes dédiés afin de mettre en pratique les connaissances acquises dans un environnement encadré.

Des professionnels de la finance aux côtés des étudiants

Plusieurs intervenants viendront partager leur expertise et leur parcours avec les participants.

Pavel Horák, ATAS Platform Expert, accompagnera les étudiants dans la découverte d’ATAS et de ses outils dédiés notamment à l’analyse des volumes et de l’order flow.

Sami Belghaieb partagera son parcours en finance, son expérience internationale et les étapes qui lui ont permis de construire son parcours professionnel.

Hamza Naqi, fondateur de Parlons Finance, échangera avec les étudiants autour des marchés, de l’information financière et du rôle des médias spécialisés dans la démocratisation de la finance.

Jules Barbato, fondateur de Le Trading Français, interviendra également auprès des étudiants autour du trading, de la formation et de l’accompagnement des participants tout au long du programme.

Un écosystème de partenaires mobilisé

Le Trading Contest SKEMA réunira plusieurs acteurs de l’écosystème financier et technologique autour des étudiants :

ATAS, plateforme spécialisée dans l’analyse des volumes et de l’order flow.

Earn2Trade, qui accompagnera notamment le dispositif de compétition et les comptes mis à disposition des participants.

GW Trade, partenaire du programme.

Parlons Finance, média spécialisé dans la finance.

Et Le Trading Français, à l’initiative du programme aux côtés de l’association Finance de SKEMA.

Un talk show pour clôturer le Trading Contest SKEMA

La compétition se terminera le 9 octobre par une soirée de clôture et une remise des prix sur le campus de Sophia Antipolis.

Après la participation de Jérôme Kerviel lors de l’édition 2025, le Trading Contest SKEMA accueillera cette année Zarch, qui incarne Pierre Chartier, pour un talk show d’une heure.

Cette soirée viendra conclure deux semaines d’immersion dans les marchés financiers et offrira aux étudiants un dernier temps d’échange avec les intervenants et partenaires avant la remise des prix aux meilleurs participants.

Rendez-vous le 28 septembre pour le lancement du Trading Contest SKEMA . Lien de l’inscription : https://ltf-formation.funnel.metaforma.io/03ed817a47a75a7054d78ae25b0702f4

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Pétrole à 100 $ : la guerre en Iran secoue les marchés

Un fonds spécialisé dans le fret maritime gagne 3 600 % depuis janvier, porté par la guerre en Iran et la flambée des prix du pétrole.

Cette semaine, deux des goulets d’étranglement les plus surveillés du transport pétrolier mondial le détroit d’Ormuz et celui de Bab-el-Mandeb se sont retrouvés sous pression simultanément.

Résultat : le Brent a grimpé de 9,39 % et le WTI de 9,93 %. Mais l’indice de la peur (VIX), lui, a reculé. Voici pourquoi.

Les chiffres de la semaine

  • Pétrole Brent : 104,61 $ (+9,39 %)
  • Pétrole WTI : 100,05 $ (+9,93 %)
  • Or : 4 408,90 $ (+0,98 %)
  • Rendement du Trésor américain à 10 ans : 4,97 % (+4,56 %)
  • VIX (indice de la peur) : 15,84 (-3,06 %)
  • S&P 500 : 7 656,98 points (-0,38 %)
  • EUR/USD : 1,16 (-0,14 %)

Une guerre de six mois, une semaine d’escalade

Depuis environ six mois, un conflit armé oppose les États-Unis et Israël à l’Iran. Cette semaine a marqué une intensification nette.

Les forces américaines ont coulé cinq pétroliers iraniens ; en représailles, l’Iran a mené sa plus importante vague d’attaques depuis le début du conflit, visant une dizaine de navires près du détroit d’Ormuz.

Un navire y a été touché par un projectile non identifié, prenant feu et forçant l’évacuation de son équipage un incident confirmé par l’organisme britannique de sécurité maritime UKMTO.

La marine américaine maintient désormais un blocus qui perturbe sévèrement le trafic dans ce détroit, par lequel transite une part majeure du pétrole mondial.

À l’autre bout de la péninsule Arabique, les forces houthistes ont pris le contrôle du littoral yéménite de la mer Rouge et de l’île stratégique de Périm, qui commande le détroit de Bab-el-Mandeb un second point de passage critique pour le transport maritime.

L’Arabie saoudite a fermé son oléoduc Est-Ouest après une attaque de drone, privant le royaume d’une route de contournement pour exporter son pétrole sans transiter par le Golfe.

C’est la combinaison de ces deux fronts Ormuz et Bab-el-Mandeb qui explique l’ampleur de la hausse du pétrole cette semaine, ainsi que l’envolée des taux de fret maritime, qui ont atteint des records pour les pétroliers de grande capacité.

(L’impact spécifique de ce contexte sur les marchés asiatiques Inde, Corée du Sud est traité dans l’article dédié à l’Asie de cette semaine.)

Le rôle de la Chine, premier importateur mondial

La Chine module depuis plusieurs mois l’ampleur de la hausse du pétrole par son comportement d’achat : ses importations de brut sont tombées d’environ 11,5 millions de barils par jour en février à près de 6 millions en juin, avant de remonter à environ 7 millions en juillet-août, tout en puisant dans une réserve stratégique de plus d’un milliard de barils.

Une reprise des achats chinois à un rythme comparable à celui d’avant-guerre pourrait, selon CNBC, faire retester au pétrole ses plus hauts niveaux depuis le début du conflit.

Le lien avec l’inflation et les taux américains

L’inflation américaine dépasse désormais le seul facteur pétrolier : l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,4 % sur un mois (+3,4 % sur un an) et les prix à la production de 0,4 % également.

Le prix du diesel a atteint un record historique (+58 % sur un an) et plusieurs denrées agricoles récoltes en baisse de 20 % dans le Nebraska, viande de bœuf à des plus hauts pluriannuels contribuent à la hausse du coût de la vie.

La Réserve fédérale américaine se réunit les 15 et 16 septembre, avec une probabilité estimée entre 87 % et 90 % d’une hausse de ses taux directeurs.

Ce contexte éclaire la hausse du rendement du Trésor à 10 ans, à 4,97 %.

Point de pédagogie important : la variation de +4,56 % indiquée dans nos données est une variation relative du niveau du taux, pas une variation en points de pourcentage.

Un taux passant, par exemple, de 4,75 % à 4,97 % correspond à une hausse relative proche de 4,6 %, et non à une hausse de « 4,56 points » une nuance qui évite de surestimer l’ampleur du mouvement.

Le VIX en baisse : un paradoxe à nuancer

Malgré cette escalade militaire et ces craintes d’inflation, le VIX qui mesure la volatilité anticipée sur le S&P 500 a reculé de 3,06 % sur la semaine.

Deux lectures sont possibles, sans qu’aucune ne s’impose clairement.

D’une part, le conflit dure depuis six mois : les investisseurs actions américains ont pu, au fil des mois, intégrer progressivement ce risque dans leurs anticipations, de sorte qu’une nouvelle escalade aussi spectaculaire soit-elle pour le pétrole et le transport maritime n’entraîne plus la même réaction sur la volatilité anticipée des actions américaines, moins directement exposées que les secteurs de l’énergie ou du fret.

D’autre part, cette baisse du VIX pourrait tout aussi bien signaler que les investisseurs sous-estiment le risque que ce conflit continue de s’aggraver.

Les deux lectures restent défendables ; le lecteur doit garder cette incertitude à l’esprit plutôt que d’y voir une explication unique.

L’or, valeur refuge traditionnelle, ne progresse que de 0,98 % une hausse modeste par rapport au bond du pétrole, cohérente avec un climat de risque qui reste, pour l’instant, contenu sur les marchés actions et devises : le S&P 500 recule légèrement (-0,38 %) et l’EUR/USD reste quasi stable (-0,14 %).

Conclusion

Cette semaine illustre comment un conflit armé peut frapper certains segments du marché avec une intensité disproportionnée par rapport à d’autres : le pétrole et le transport maritime encaissent un choc majeur, tandis que les indicateurs de risque plus larges VIX, or, actions américaines restent, pour l’instant, relativement stables.

Deux échéances méritent d’être suivies dans les prochains jours : la décision de la Réserve fédérale les 15 et 16 septembre, et le comportement d’achat de la Chine, qui pourrait déterminer si le pétrole reteste ses plus hauts niveaux depuis le début du conflit.

Sources :

Reuters : Attaques contre les pétroliers iraniens et escalade dans le détroit d’Ormuz

The Guardian : Prise de l’île stratégique de Périm par les Houthis

Hellenic Shipping News : Hausse historique des taux de fret pétrolier

Pictet : Weekly Update du 14 septembre 2026

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BNP Paribas remporte trois Corbeilles en 2026

BNP Paribas remporte trois Corbeilles en 2026, récompensant la performance de ses fonds sur un et cinq ans, notamment en épargne salariale.

Lors de la 41e cérémonie des Corbeilles Mieux Vivre Votre Argent, organisée le 21 septembre 2026 à Paris, BNP Paribas a remporté trois distinctions récompensant la performance de ses gammes de fonds d’investissement.

Le groupe s’est notamment distingué dans les catégories « Banques de réseaux » et « Épargne salariale », qui évaluent les performances des gammes de fonds proposées aux clients particuliers et aux salariés.

Trois récompenses sur un an et cinq ans

BNP Paribas s’est vu attribuer :

  • La Corbeille d’Or, qui récompense la meilleure performance sur un an dans la catégorie « Banques de réseaux », avec 25 fonds notés.
  • La Corbeille Long Terme, qui distingue la meilleure performance sur cinq ans dans la catégorie « Banques de réseaux », avec 7 fonds notés.
  • La Corbeille Long Terme Épargne Salariale, qui récompense la meilleure performance sur cinq ans dans cette catégorie, avec 22 fonds notés. BNP Paribas remporte cette distinction pour la deuxième année consécutive.

Ces trois récompenses soulignent le travail des équipes de gestion de BNP Paribas Asset Management, mais aussi la sélection des solutions d’investissement réalisée pour les clients particuliers et les salariés, avec l’appui des expertises de BNP Paribas Wealth Management, de la banque de détail en France et de BNP Paribas Épargne & Retraite Entreprises.

Plusieurs fonds ont porté la performance

Plusieurs fonds ont particulièrement contribué à ce palmarès.

Banques de réseaux – sur cinq ans :

  • BNP Paribas Disruptive Technology : +108,11 %
  • BNP Paribas Responsible US Multi-Factor Equity : +79,88 %
  • BNP Paribas Smallcap Euroland Responsable C Classic : +31,32 %

Banques de réseaux – sur un an :

  • BNP Paribas Disruptive Technology : +45,83 %
  • Theam Quant Equity Eurozone Guru C EUR : +31,95 %
  • BNP Paribas Europe Environmental Solutions Classic : +28,97 %

Épargne salariale – sur cinq ans :

  • Multipar Solutions Environnement : +68,51 %
  • Multipar Actions Euro Bas Carbone : +61,05 %
  • Multipar Actions Socialement Responsable : +68,75 %

Les performances communiquées sont nettes pour les comptes-titres, c’est-à-dire après prélèvement des frais de gestion, et brutes pour les contrats d’assurance-vie.

Une chaîne d’expertise au service de l’épargne

La construction de l’offre repose sur plusieurs expertises complémentaires.

BNP Paribas Asset Management conçoit et gère des fonds sur différentes classes d’actifs, en s’appuyant sur son expertise en gestion et son analyse des marchés financiers.

BNP Paribas Wealth Management réalise une première analyse des solutions disponibles en fonction du contexte économique et des objectifs de performance.

Les équipes de la banque de détail affinent ensuite cette sélection afin de proposer aux clients des placements adaptés à leurs besoins, à leur horizon d’investissement et à leur profil.

Dans le domaine de l’épargne salariale, BNP Paribas Épargne & Retraite Entreprises contribue à la sélection et à la distribution de solutions d’investissement destinées aux salariés, notamment dans le cadre des dispositifs d’épargne mis en place par les entreprises.

Cette reconnaissance intervient dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques et les fluctuations des marchés financiers.

Elle coïncide également avec l’intégration récente d’AXA Investment Managers au sein de BNP Paribas Asset Management. Cette opération renforce l’offre du groupe dans plusieurs domaines, dont la transition énergétique, l’innovation technologique et la réindustrialisation.

Ce qu’il faut retenir

Avec trois Corbeilles remportées en 2026, BNP Paribas voit ses gammes de fonds distinguées à la fois dans la banque de détail et dans l’épargne salariale, sur des périodes de performance allant d’un à cinq ans.

Les Corbeilles récompensent ici la performance passée d’une gamme de fonds sur des périodes déterminées.

Pour l’épargnant, ce palmarès peut constituer un indicateur de qualité et de régularité. Il ne remplace toutefois ni l’analyse de son profil de risque, ni la diversification de ses placements, ni le choix d’un horizon d’investissement cohérent avec ses projets.

👉 Consultez les conditions d’attribution :

https://mabanque.bnpparibas/fr/epargner/fonds-investissement/nos-fonds-recompenses

Avertissement

Tout investissement soumis aux fluctuations des marchés peut varier à la baisse comme à la hausse et présente un risque de perte en capital, partielle ou totale. Avant d’investir, assurez-vous de détenir une épargne de précaution suffisante. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Source : BNP Paribas, communication relative aux Corbeilles Mieux Vivre Votre Argent 2026.

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Dons en crypto sujet d’avenir ?

On a longtemps vu la crypto comme un terrain de spéculation. Depuis quelques années, une autre histoire s’écrit en parallèle : celle du don. ONG, fondations, plateformes spécialisées, le secteur caritatif s’y met. Simple tendance, ou nouvelle manière de faire le bien ?


Deux mondes qui se parlaient peu

La philanthropie et la blockchain ne semblaient à priori avoir aucun point commun. D’un côté, une branche qui se fonde sur la confiance, la durée, le reçu fiscal. D’un autre côté, un univers technique, un peu sulfureux, et connu pour son instabilité. Et pourtant les ponts se multiplient.

La raison n’est pas seulement idéologique. C’est une donnée démographique. The Giving Block, indique que plus de 100 000 milliards de dollars seront transférés au cours des deux prochaines décennies, passant des baby-boomers aux générations suivantes. Mais ces nouveaux propriétaires de patrimoine sont souvent nés avec le numérique, parfois même avec les crypto-actifs. Une association qui veut encore compter dans vingt ans a tout intérêt à savoir recevoir un don en bitcoin aussi simplement qu’un virement.

Reste à comprendre ce que « donner en crypto » veut dire aujourd’hui. Car le geste a beaucoup évolué.

Ce qui se fait déjà, et ce n’est pas rien

Le premier grand test en grandeur nature date de 2022. Selon la société d’analyse Elliptic, dans les premiers jours de l’invasion russe, l’Ukraine et les ONG qui la soutenaient ont collecté plus de 50 millions de dollars en cryptomonnaies, provenant de plus de 100 000 dons. La leçon a fait son effet : si un réseau bancaire est saturé ou bloqué, une transaction crypto part en quelques minutes, sans frontière et sans autorisation à demander. C’est exactement ce qui rend l’outil utile dans les situations de crise.

Depuis, le mouvement s’est structuré. L’UNICEF a lancé son CryptoFund, capable de recevoir, conserver et redistribuer des dons en bitcoin (BTC) et en ether (ETH) sans repasser systématiquement par la monnaie classique. La Human Rights Foundation finance, via son Bitcoin Development Fund, des outils de liberté financière pour les militants sous régimes autoritaires. Des organisations comme OpenSats ou la plateforme Geyser soutiennent les logiciels libres et les projets communautaires directement en bitcoin. Côté français, la liste s’allonge : Médecins Sans Frontières, Médecins du Monde, le CCFD-Terre Solidaire, Asmae, ou encore l’UNICEF France acceptent désormais les dons en cryptomonnaies. Et des levées de fonds en crypto-actifs se sont déjà produits, comme celle de Planète Enfants et Développement qui a eu lieu dans l’année.

Surtout, la crypto-philanthropie ne se résume plus à « envoyer du bitcoin ». Plusieurs mécanismes cohabitent : les stablecoins, des jetons calés sur une monnaie réelle, souvent le dollar, pour envoyer une valeur stable sur le terrain ; le don de rendement, où l’on garde son capital et où l’on reverse les intérêts d’un placement (le staking) ; les fonds de dotation « on-chain », cousins des Donor-Advised Funds américains, où l’on place ses actifs avant de désigner peu à peu les causes à soutenir ; les NFT caritatifs ; ou encore l’aide programmable, où un contrat automatique (smart contract) débloque des fonds dès qu’une condition vérifiable est remplie.

Ces outils ne sont pas des gadgets. Un chiffre l’illustre bien : selon le rapport Aides, Charité et Philanthropie 2026 de l’association Blockchain for Good, l’utilisation de stablecoins pour acheminer de l’aide en Zone de guerre a divisé de 60 % les coûts et de 96 % les délais de transfert.

Sujet d’avenir, vraiment ?

Les volumes racontent une montée en puissance. The Giving Block a traité plus de 100 millions de dollars de dons crypto sur la seule année 2025, et plus de 300 millions depuis 2018. À l’échelle mondiale, les dons crypto pesaient environ 1 milliard de dollars en 2024 et pourraient atteindre 90 milliards cumulés d’ici 2035. Une prévision, pas une certitude, mais la pente est claire.

Le frein véritable n’est pas technologique, il est humain. En un mot, c’est la confiance. Tant que la crypto restera associée aux escroqueries et aux montagnes russes des cours dans l’imaginaire collectif, une partie des donateurs hésitera, et une partie des associations aussi. On y ajoute des questions très concrètes, notamment en France : un flou fiscal encore mal tranché sur le traitement des dons, des reçus fiscaux que tous les organismes ne délivrent pas pour la crypto, et des intermédiaires qui réintroduisent frais et vérifications d’identité.

La question n’est donc pas de savoir si l’outil fonctionne, il fonctionne. Elle est de savoir s’il deviendra un canal de financement banal, ou s’il restera l’apanage d’une minorité de donateurs initiés.

Pour comprendre le sujet : Blockchain for Good

Sur un thème aussi mouvant, un repère mérite d’être connu : l’association Blockchain for Good. Loi 1901, à but non lucratif, active depuis 2018, elle a un objet précis, documenter et analyser les projets à impact construits sur des blockchains publiques.

Ce qui la distingue, c’est le sérieux de la démarche. elle s’appuie sur un comité scientifique d’universitaires et de praticiens, avec des chercheurs de l’INRIA, de l’École polytechnique ou de l’Institut Louis Bachelier, et bénéficie du soutien de la chaire Blockchain de Polytechnique, de Bpifrance et de la Caisse des dépôts. Sa méthode se veut ouverte : les travaux sont publics, gratuits, et qui veut peut contribuer.

C’est de ce travail de fond que sortent ses rapports d’« acculturation », dont celui consacré en 2026 à l’aide, à la charité et à la philanthropie, l’une des rares sources francophones à cartographier le sujet sans le survendre. Pour qui veut creuser au-delà des gros titres, c’est un bon point de départ.


La crypto-philanthropie n’est ni un miracle ni une mode. C’est un outil qui fonctionne déjà, mais son avenir dépendra moins de la technologie que de quatre conditions très concrètes.

1. La clarté fiscale. En France, tant que le régime des dons en crypto n’est pas stabilisé et le reçu fiscal généralisé, l’avantage reste théorique pour beaucoup de donateurs. C’est le premier verrou à faire sauter.

2. La confiance du grand public. Chaque scandale crypto rejaillit sur les dons honnêtes. La normalisation du secteur conditionne celle du don : sans image apaisée, pas d’adoption large.

3. Le passage au « vrai » on-chain. Aujourd’hui, presque tous les dons sont reconvertis en euros dans la foulée. Les rares organisations qui conservent réellement des cryptos, diront si le modèle tient dans la durée.

Reste à savoir s’il deviendra un mode de financement banal ou l’apanage d’une minorité d’initiés. La réponse tient en un mot, celui qui manque encore : la confiance. Et elle, elle ne se code pas.

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Inflation persistante aux États-Unis : pourquoi les actions résistent

L’inflation américaine a de nouveau surpris à la hausse en août. Les prix à la consommation hors énergie et alimentation ont progressé de 0,3 % sur un mois, contre 0,2 % attendu, tandis que l’inflation totale a grimpé de 0,4 %.

Ces chiffres montrent que l’inflation reste plus persistante que prévu aux États-Unis et ravivent les interrogations sur la trajectoire des taux de la Réserve fédérale.

Sur le papier, cette statistique renforce l’argument d’une nouvelle hausse des taux directeurs de la Réserve fédérale cette semaine. Pourtant, les marchés actions n’ont pas paniqué : le S&P 500 a terminé la semaine en hausse de 0,9 %.

Ce contraste entre une inflation qui déçoit et une Bourse qui tient bon n’a rien d’illogique une fois qu’on regarde d’où vient réellement cette inflation, et pourquoi les marchés actions ont, historiquement, une tolérance bien plus grande aux hausses de taux que ce que l’on croit souvent.

Une inflation qui ralentit… lentement, pas qui repart

Le détail des chiffres change beaucoup l’interprétation. Une bonne partie de la hausse vient de catégories volatiles : les prix des billets d’avion ont bondi de 2,7 % sur le mois, ceux des hôtels de 2,4 %. Les services de communication et d’éducation ont eux aussi augmenté fortement, tirés par une hausse inhabituelle des forfaits de téléphonie mobile, un mouvement que beaucoup d’économistes considèrent comme ponctuel plutôt que structurel.

Les composantes plus stables et plus surveillées, elles, restent au contraire relativement sages. Les loyers ont progressé de 0,2 %, tout comme les loyers imputés aux propriétaires, deux hausses inférieures aux tendances observées ces derniers mois. Sur un an, l’inflation sous-jacente a même légèrement reculé, passant de 2,5 % en juillet à 2,4 % en août.

Autrement dit, le ralentissement de l’inflation se poursuit, mais de façon inégale et plus lente que ce que les marchés espéraient, plutôt que de repartir de façon générale à travers l’économie. C’est une nuance importante : ce n’est pas la même histoire qu’un retour de l’inflation, et les marchés le savent.

Une leçon que les marchés actions ont déjà apprise

L’idée qu’une hausse de taux condamne automatiquement la Bourse est un raccourci que l’histoire dément régulièrement. Lors du « taper tantrum » de 2013, l’annonce d’un simple ralentissement des achats d’obligations par la Réserve fédérale avait fait bondir les taux longs américains en quelques semaines. Les marchés actions, après une correction rapide, avaient repris leur progression quelques mois plus tard, portés par une économie qui continuait de créer des emplois.

Fin 2018, un scénario inverse s’était produit : la Fed avait relevé ses taux quatre fois dans l’année, provoquant une chute brutale des actions américaines en décembre. Mais dès qu’elle avait suspendu ses hausses début 2019, la Bourse avait effacé ses pertes en quelques mois à peine.

Ce que ces épisodes montrent, c’est que ce qui compte vraiment pour les actions n’est pas le niveau des taux en lui-même, mais la capacité de l’économie et des entreprises à continuer de générer des bénéfices malgré des taux plus élevés. C’est précisément la question posée aujourd’hui.

Une économie américaine encore solide

Les chiffres de l’emploi plaident pour une économie qui peut encaisser des taux plus élevés sans basculer. Les créations d’emplois ont atteint 162 000 en août, très au-dessus des 55 000 attendus, tandis que le taux de chômage restait stable à 4,1 %. L’activité manufacturière américaine, de son côté, était en expansion pour un huitième mois consécutif.

Les propres modèles de la Réserve fédérale suggèrent qu’un resserrement supplémentaire de 50 points de base ne réduirait la croissance économique que de quelques dixièmes de point. Autrement dit, deux hausses de taux supplémentaires semblent tout à fait absorbables par une économie qui reste, pour l’instant, robuste.

Le vrai moteur : les bénéfices des entreprises

C’est là que se trouve la clé de la résistance des marchés actions. Les prévisions actuelles tablent sur une croissance des bénéfices du S&P 500 de 25 % en 2026 et de 14 % en 2027, tandis que les entreprises de la zone euro devraient croître de 15 % sur ces deux mêmes années.

Fait notable : cette dynamique ne repose plus uniquement sur les plus grandes valeurs technologiques. La croissance médiane des bénéfices des entreprises du S&P 500 atteint environ 14 %, portée aussi par l’industrie manufacturière, l’activité sur les marchés de capitaux et une consommation des ménages qui résiste. Cet élargissement rend la hausse des bénéfices plus solide, car elle ne dépend plus d’une poignée de sociétés.

Des bénéfices plus robustes réduisent mécaniquement la valorisation des actions par rapport à leurs profits, ce qui rend les marchés moins vulnérables à une correction provoquée uniquement par une remontée des taux. Quant à l’intelligence artificielle, elle continue de jouer un rôle de soutien structurel, avec une demande toujours forte pour les capacités de cloud et les infrastructures dédiées.

Ce que l’investisseur peut en retenir

L’inflation américaine n’est pas vaincue, mais elle ne s’emballe pas non plus. C’est cette nuance, plus que le chiffre brut, qui explique pourquoi les marchés actions continuent d’avancer malgré la perspective de nouvelles hausses de taux.

Pour un investisseur, la leçon rejoint celle de tous les grands épisodes de resserrement monétaire depuis trente ans : rester diversifié, sans dépendre excessivement d’un petit nombre de valeurs, tout en gardant une exposition aux thèmes de fond, comme l’intelligence artificielle, l’énergie et les ressources, ou les tendances démographiques de long terme, reste la meilleure façon de traverser ces phases sans s’exposer inutilement à un choc isolé.

SOURCES

• Bureau of Labor Statistics (BLS) – Consumer Price Index, août 2026

• Bureau of Labor Statistics (BLS) – Producer Price Index, août 2026

• Bureau of Labor Statistics (BLS) – Employment Situation, août 2026

• CME Group – CME FedWatch Tool

• Federal Reserve – projections économiques et modèles de politique monétaire

• Institute for Supply Management (ISM) – indices d’activité manufacturière

• Bloomberg, Factset – données de marché



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Bourse : l’Inde baisse, Séoul étend ses horaires

La Bourse indienne vient d’enchaîner une cinquième semaine de baisse consécutive, avec la pire semaine pour son secteur technologique depuis avril.

À Séoul, la Bourse s’apprête de son côté à devenir la première grande place asiatique à ouvrir une séance de cotation en soirée. Deux histoires bien différentes, sur fond d’un même contexte global : la guerre qui oppose depuis six mois les États-Unis et Israël à l’Iran continue de faire grimper le pétrole et les taux américains, deux facteurs qui pèsent sur l’ensemble de la région.

Ce qui s’est passé, chiffres à l’appui

  • Nikkei 225 (Japon) : 64 011,34 points (-3,33 %)
  • Hang Seng (Hong Kong) : 24 805,63 points (-2,07 %)
  • Shanghai Composite (Chine continentale) : 3 888,11 points (-2,31 %)
  • KOSPI (Corée du Sud) : 6 909,91 points (+1,08 %)
  • TAIEX (Taïwan) : 46 184,85 points (-1,63 %)
  • USD/JPY : 153,55 (-3,88 %)

Le Nikkei 225 rassemble 225 grandes entreprises cotées à Tokyo. Le Hang Seng regroupe les principales valeurs de Hong Kong, place financière qui sert souvent de porte d’entrée vers la Chine continentale.

Le Shanghai Composite représente le marché chinois continental, tandis que le KOSPI reflète la Bourse de Séoul, dominée par de grands groupes industriels et technologiques. Le TAIEX, à Taïwan, est quant à lui fortement exposé aux semi-conducteurs.

L’Inde, en première ligne face au pétrole

Le Sensex et le Nifty, les deux principaux indices indiens, ont terminé leur cinquième semaine consécutive de baisse, le secteur technologique signant sa pire semaine depuis avril.

La presse financière indienne attribue explicitement ce repli à la hausse du pétrole, à des rendements du Trésor américain proches de 5 % et aux ventes d’investisseurs étrangers.

Le mécanisme mérite d’être expliqué : l’Inde importe une large part du pétrole qu’elle consomme. Quand le prix mondial du baril grimpe, sa facture énergétique augmente mécaniquement.

Cela pèse sur sa balance commerciale et peut fragiliser sa devise : un canal de transmission classique entre un choc pétrolier mondial et les marchés d’un pays importateur net d’énergie.

La Corée du Sud teste une séance en soirée mais pas encore cette semaine

La Bourse de Séoul, le Korea Exchange, va étendre ses horaires de cotation jusqu’à 20 h à partir de lundi, pour environ 2 400 valeurs du KOSPI et du KOSDAQ.

La vente à découvert sera autorisée pendant cette séance étendue, tandis que les ETF en seront exclus dans un premier temps.

L’objectif est de faire chevaucher les horaires de cotation avec ceux des marchés européens afin d’attirer davantage d’investisseurs internationaux. Il s’agit d’une première parmi les grandes places asiatiques, dans la lignée d’une tendance mondiale vers un trading quasi permanent, déjà amorcée au Nasdaq et au NYSE.

Cette mesure entre en vigueur après la période couverte par les chiffres ci-dessus. Elle ne peut donc pas expliquer la hausse de 1,08 % du KOSPI cette semaine.

Le mouvement s’inscrit plutôt dans une tendance plus large : l’indice reste en hausse de 64 % depuis le début de l’année 2026, malgré un recul de 22 % depuis son pic de juillet.

La performance de la semaine ressemble ainsi davantage à un rebond ponctuel à l’intérieur d’une correction plus large qu’à un effet de l’annonce sur les horaires de cotation.

Diplomatie régionale : un dégel entre l’Inde et la Chine

Lors du 18ᵉ sommet des BRICS à New Delhi, le président chinois Xi Jinping a rencontré le Premier ministre indien Narendra Modi, à l’occasion de sa première visite en Inde depuis sept ans.

Les deux dirigeants se sont engagés vers une résolution de leur différend frontalier, plusieurs années après un affrontement meurtrier à leur frontière commune.

Xi Jinping a par ailleurs annoncé que la Chine prendrait la tête d’une coopération entre les pays des BRICS sur l’intelligence artificielle, un domaine dans lequel elle affiche des ambitions concurrentes de celles des États-Unis.

En toile de fond, une tension industrielle illustre cependant les enjeux commerciaux qui subsistent malgré ce dégel diplomatique.

Le gouvernement américain a averti le constructeur automobile Ford que son recours à une technologie de batteries provenant d’une entreprise chinoise constituait, selon lui, un risque pour la sécurité nationale.

Un rappel que la rivalité technologique sino-américaine reste vive, y compris dans des secteurs comme l’automobile électrique.

Comprendre USD/JPY : quand une baisse signifie un renforcement

USD/JPY exprime combien de yens sont nécessaires pour acheter un dollar.

Sa baisse de 3,88 % cette semaine, à 153,55, signifie que le dollar s’est déprécié face au yen : il faut désormais moins de yens pour obtenir un dollar.

Prenons un exemple.

Un investisseur convertissant 10 000 USD en yens au taux de début de semaine environ 159,7, déduit de la variation de -3,88 % aurait obtenu environ 1 597 000 JPY.

Au taux de fin de semaine de 153,55, ces mêmes 10 000 USD ne valent plus que 1 535 500 JPY, soit environ 61 500 JPY de moins.

Un yen plus fort pèse traditionnellement sur les grandes entreprises exportatrices japonaises, qui occupent une place importante dans le Nikkei. Leurs produits deviennent plus chers en devise étrangère et leurs revenus, une fois convertis en yens, diminuent.

Le yen est également traditionnellement recherché comme valeur refuge en période de tension internationale. Ce mécanisme est cohérent avec le climat géopolitique global du moment, sans qu’aucune source ne permette d’affirmer qu’il explique à lui seul le mouvement observé cette semaine.

Conclusion

Cette semaine confirme que les marchés asiatiques ne forment pas un bloc homogène.

L’Inde encaisse de plein fouet la hausse du pétrole, tandis que la Corée du Sud prépare une réforme structurelle de sa Bourse. Dans le même temps, la diplomatie sino-indienne se réchauffe alors que les tensions commerciales et technologiques sino-américaines persistent.

Reste désormais à observer, dans les prochaines semaines, si la séance en soirée coréenne parviendra effectivement à attirer les flux internationaux qu’elle vise et si l’Inde réussira à enrayer sa série de pertes hebdomadaires.

Sources :

Inde : cinquième semaine consécutive de baisse du Sensex/Nifty, pétrole au-dessus de 100 $ et pression sur les marchés

Corée du Sud : lancement de la séance après-Bourse jusqu’à 20 h

Xi Jinping–Narendra Modi : rencontre au sommet des BRICS à New Delhi

Ford et technologie chinoise de batteries

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La crypto face à une Fed qui resserre

La banque centrale américaine vient de relever ses taux pour la première fois depuis juillet 2023. Pour beaucoup d’investisseurs crypto français, l’info est passée au second plan. C’est une erreur : le prix du bitcoin peu dépendre bien plus de Washington qu’on ne le croit.

Mercredi 16 septembre, le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale a voté à l’unanimité une hausse d’un quart de point. Le taux directeur passe dans une fourchette de 3,75 % à 4 %. C’est la première décision de ce type depuis l’arrivée de Kevin Warsh à la tête de l’institution, en mai.

Côté crypto, pas de krach. Le bitcoin s’est maintenu autour de 76 000 dollars, pendant que Coinbase perdait plus de 4 % en Bourse et Circle, l’émetteur de l’USDC, près de 7 %. Beaucoup d’investisseurs zappent les réunions de la Fed. Voici pourquoi c’est une erreur.

Les taux et la crypto : le lien en une image

Le taux directeur, c’est le prix de l’argent. Quand la Fed le fait baisser, emprunter ne coûte plus presque rien. Quand elle le monte, tout se trouve plus cher.

Vous disposez de 10 000 dollars à placer. Si un bon du Trésor américain rapporte 0,1% par an, vous irez chercher du rendement ailleurs, crypto comprise. S’il vous rapporte 4 % sans effort, pourquoi subir un actif qui peut perdre 30 % en un mois ?

Le bitcoin ne distribue ni dividendes ni intérêts.Plus l’argent « sans risque » rapporte, plus il coûte cher en opportunité de détenir du BTC.De là vient tout le reste.

Pourquoi la Fed resserre maintenant

Il y a quelques mois, on parlait encore de baisses. Ce qui a tout changé, c’est l’énergie : la guerre entre les États-Unis et l’Iran a fait flamber le pétrole, et l’inflation américaine atteignait 3,4 % sur un an en août, loin de l’objectif de 2 %.

Warsh avait prévenu fin août à Jackson Hole, en rappelant que l’inflation PCE, l’indicateur préféré de la Fed, restait à 3,7 %. Le bitcoin avait alors glissé sous les 77 000 dollars. Détail politique : la hausse tombe à quelques semaines des midterms, malgré les appels répétés de Donald Trump à baisser les taux.

2020-2025 : la preuve par l’histoire

Mars 2020, COVID. Zéro taux, planche à billets à plein régime. En novembre 2021, le bitcoin est passé d’environ 5 000 dollars à près de 69 000 dollars.

Ensuite l’inflation revient. En 2022, la Fed a augmenté son taux de 0,25 % à 4,50 % sur neuf mois, et le bitcoin a perdu environ 60 %. Terra, Celsius, FTX : les faillites avaient leurs propres causes, mais elles ont éclaté au moment même où la liquidité se retirait.

Le cycle suivant vient conforter la règle. Dès 2023, le marché repart en prévision de la fin des hausses, les ETF bitcoin arrivent en janvier 2024, la Fed abaisse ses taux à partir de septembre 2024, et le BTC dépasse les 120 000 dollars en octobre 2025. À retenir : les marchés bougent avant la Fed.

Pourquoi le bitcoin n’a pas plongé ?

Justement, parce que tout le monde l’attendait. Goldman Sachs, JPMorgan, UBS, Barclays et la plupart des grandes banques prévoyaient un quart de point, et les marchés à terme lui donnaient plus de 92 % de probabilité le matin même. On avait déjà vu ce travail : après un rallye d’août de 63 000 à plus de 80 000 dollars, le BTC était déjà redescendu autour de 76 000.

Tout ne va pourtant pas bien. Les ETF bitcoin américains ont connu environ 746 millions de dollars de sorties les 15 et 16 septembre. Les institutionnels font les gros yeux.

Et pour un investisseur français ?

« Je suis en euros, c’est la BCE qui compte. » Justement : elle a devancé la Fed. Le 10 septembre, la BCE a relevé ses taux pour la deuxième fois de l’année, portant le taux de dépôt à 2,50 %, avec une inflation en zone euro à 3,3 % en août. Des deux côtés de l’Atlantique, le message est le même.

La Fed pèse pourtant plus lourd sur votre portefeuille crypto, pour deux raisons :

  • La crypto vit en dollars. USDT et USDC sont adossés au dollar et placés en bons du Trésor américains. Quand la Fed resserre, c’est la liquidité de tout l’écosystème qui se contracte.
  • L’effet change. Des taux américains plus hauts soutiennent souvent le dollar. Si le BTC baisse en dollars mais que le dollar monte face à l’euro, la perte est amortie pour un investisseur en euros. L’inverse est vrai aussi.

Alors, fin de l’argent facile ?

Une hausse n’est pas un cycle, et 2026 n’est pas 2022 : on ne part pas de zéro. Mais la Fed n’a pas dit son dernier mot. Selon son « dot plot », 16 des 18 participants anticipent une nouvelle hausse d’ici la fin de l’année.

Le vrai risque, c’est le pétrole. Une hausse de taux ne fait pas baisser le prix du baril. Si l’inflation résiste, la Fed pourrait devoir aller plus loin, et c’est ce scénario qui ferait vraiment mal aux actifs risqués.

À surveiller dans les semaines qui viennent : le prix du pétrole, les chiffres d’inflation américains, le dollar, les flux des ETF bitcoin, et le niveau des 75 000 dollars, que plusieurs analystes considèrent comme le support clé à court terme.

Les dates à noter

  • 7 octobre : compte rendu de la réunion de septembre de la Fed
  • 28 octobre : prochaine décision de la Fed et conférence de presse
  • 29 octobre : prochaine décision de la BCE

Ignorer la Fed quand on détient de la crypto, c’est naviguer sans regarder la météo. Le bateau peut être excellent, le vent décide quand même d’une bonne partie du trajet.

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Trade Republic Belgique : la banque débarque avec un IBAN belge

Après avoir réussi à s’imposer en France, Trade Republic poursuit son expansion en Europe et lance désormais son offre bancaire en Belgique.

La fintech allemande s’attaque désormais plus sérieusement à la Belgique, avec une offre adaptée au marché local et notamment l’arrivée d’un IBAN belge.

Il y a encore quelques années, Trade Republic était principalement connu comme un courtier allemand permettant d’acheter facilement des actions et des ETF depuis son smartphone.

Depuis, le chemin parcouru est considérable. En France, Trade Republic a progressivement réussi à se faire une place face aux banques traditionnelles et aux courtiers historiques, notamment grâce à une application simple, des frais réduits et la possibilité de mettre en place des plans d’investissement programmés à partir de petits montants.

La plateforme a également considérablement élargi son offre. Actions, ETF, obligations, carte bancaire, rémunération des liquidités… Trade Republic ne veut plus être uniquement l’application sur laquelle ses clients investissent en Bourse.

Son ambition est désormais de devenir un acteur beaucoup plus important dans la gestion quotidienne de leur argent. Après la France, c’est maintenant en Belgique que cette stratégie prend une nouvelle dimension.

Trade Republic passe à la vitesse supérieure en Belgique

La grande nouveauté pour les clients belges est l’arrivée d’un IBAN belge. Un changement important pour Trade Republic, qui adapte ainsi davantage son service au marché local.

Les utilisateurs belges peuvent désormais disposer d’un compte plus intégré à leur quotidien tout en conservant l’accès aux services d’investissement qui ont contribué au succès de la plateforme dans d’autres pays européens.

Si vous souhaitez découvrir plus en détail les services proposés par Trade Republic et consulter son offre, vous pouvez le faire directement via le lien ci-dessous :

Trade Republic veut ainsi reproduire une stratégie déjà observée en France : commencer par attirer les investisseurs avec une offre de courtage accessible, puis enrichir progressivement les services proposés.

3 % pour attirer de nouveaux clients belges

Pour accélérer son développement, Trade Republic accompagne également son offensive belge d’une offre destinée aux nouveaux clients.

Ces derniers peuvent bénéficier de 3 % d’intérêts sur leurs liquidités jusqu’à 50 000 euros. Les intérêts sont calculés quotidiennement et versés chaque mois.

Un argument qui permet à Trade Republic de ne plus seulement concurrencer les plateformes d’investissement, mais également les banques sur une partie de l’épargne de leurs clients.

Et le potentiel est important.

Selon Trade Republic, environ 90 milliards d’euros dorment actuellement sur les comptes courants belges sans générer d’intérêts. C’est précisément une partie de cet argent que la fintech souhaite attirer.

De courtier à véritable acteur bancaire

C’est probablement le changement le plus intéressant dans la trajectoire de Trade Republic. En quelques années, l’entreprise est passée d’un courtier en ligne spécialisé dans l’investissement à une plateforme proposant de plus en plus de services traditionnellement associés aux banques.

L’arrivée d’un IBAN local en Belgique s’inscrit directement dans cette évolution. Trade Republic met également en avant une meilleure intégration des spécificités fiscales belges, avec notamment la prise en charge automatique de certaines obligations liées aux transactions boursières.

L’objectif est simple : réduire au maximum les obstacles qui pourraient pousser un investisseur belge à préférer sa banque ou un courtier local.

Après la France, la Belgique

Le marché français a constitué une étape importante dans l’expansion européenne de Trade Republic.

La fintech y a réussi à construire sa notoriété et à séduire une nouvelle génération d’investisseurs avec une approche beaucoup plus simple de l’investissement.

La Belgique représente désormais un nouveau terrain de développement.

Et Trade Republic n’arrive plus avec la même proposition qu’à ses débuts.La fintech dispose aujourd’hui d’une offre beaucoup plus large mêlant investissement, épargne, paiements et services bancaires.

L’IBAN belge est donc bien plus qu’une simple nouveauté technique. Il symbolise surtout les ambitions grandissantes de Trade Republic en Europe.

Après avoir réussi à se faire une place en France, Trade Republic veut désormais reproduire la recette en Belgique.

Sources :

Trade Republic Belgique

Trade Republic Belgique – Intérêts

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Stablecoins : peuvent-ils rivaliser avec les banques centrales ?

Longtemps cantonnés à l’univers des cryptoactifs, les stablecoins intéressent désormais les banques, les géants des paiements et les grandes entreprises technologiques.

Le marché mondial a dépassé 300 milliards de dollars en 2026, contre moins de 10 milliards six ans plus tôt, selon Christine Lagarde. Près de 90 % de ce marché reste concentré entre deuxémetteurs, Tether et Circle, très majoritairement libellés en dollars. La question n’est donc plus seulement technologique : elle devient monétaire etgéopolitique. Qui contrôlera les infrastructures de la monnaie numérique de demain, les banques centrales, les banques commerciales ou les acteurs privés ?

Une nouvelle bataille autour du dollar numérique

Le marché s’est longtemps structuré autour de Tether (USDT) et de l’USDC de Circle, un émetteur créant un jeton adossé à des réserves censées en garantir la stabilité. Mais une nouvelle génération de projets change la donne : Open USD (OUSD), lancé en juin 2026 par Open Standard, réunit déjà plus de 140 entreprises, dont Visa, Mastercard, Stripe,
BlackRock, Coinbase et Google.

Contrairement à un émetteur unique, Open USD fonctionne comme une infrastructure commune : la frappe et le rachat des jetons sont gratuits, et l’essentiel des revenus des réserves est reversé aux partenaires. La bataille ne porte donc plus seulement sur la taille des stablecoins, mais sur la répartition de la valeur qu’ils génèrent.

Les banques centrales face à une nouvelle concurrence

Christine Lagarde reconnaît la croissance spectaculaire des stablecoins tout en pointant les risques pour la stabilité financière et la souveraineté monétaire, la BCE redoutant une «dollarisation numérique » de l’Europe.

Le mécanisme est simple : si particuliers et entreprises déplacent leurs liquidités des banques vers les stablecoins, les établissements bancaires perdent une source de financement, ce qui peut renchérir le crédit. La Banque des règlements internationaux (BRI) partage cette inquiétude : environ 98 % de la valeur des stablecoins est libellée en dollars,un facteur qui pourrait accentuer la dollarisation numérique dans certaines économies.

L’Europe cherche une troisième voie

Plutôt que d’interdire les stablecoins, l’Europe régule la monnaie privée via le règlement MiCA, qui impose aux émetteurs de constituer des réserves séparées et protégées, tout en développant sa propre monnaie publique numérique. La BCE vise une première émission de l’euro numérique en 2029, avec un projet pilote de 12 mois à partir de 2027 et 36 prestataires déjà sélectionnés. L’objectif n’est pas d’éliminer les solutions privées, mais de faire coexister monnaie publique et moyens de paiement privés, y compris via des transactions réglées en monnaie de banque centrale sur des
infrastructures numériques (DLT).

Trois architectures en concurrence

Le stablecoin privé offre une infrastructure programmable et internationale, mais dépend de la qualité de ses réserves et de son cadre réglementaire. Le dépôt bancaire tokenisé conserve le lien avec le système bancaire tout en devenant numérique et programmable. La monnaie numérique de banque centrale, elle, reste une créance directe sur la banque centrale et pourrait servir d’ancre de confiance.

La BRI privilégie aujourd’hui les dépôts tokenisés pour les paiements courants, une manière de bénéficier de la tokenisation sans bouleverser les fondations du système monétaire existant.

Le véritable enjeu : qui captera la valeur ?

Les stablecoins ne sont plus de simples moyens de paiement : ils deviennent des infrastructures financières capables de générer des revenus, des commissions et des effets de réseau. Open USD pousse cette logique plus loin en redistribuant les revenus des réserves à l’écosystème qui contribue à son adoption.

La question n’est donc plus de savoir quel stablecoin est le plus utilisé, mais qui contrôlera l’infrastructure, les utilisateurs et les revenus de cette nouvelle économie monétaire numérique.

Vers une coexistence plutôt qu’une victoire absolue

Il serait prématuré d’annoncer la victoire des stablecoins ou celle des banques centrales. La BRI estimait le marché mondial à environ 315 milliards de dollars début avril 2026, mais leur usage réel dans les paiements du quotidien reste très inférieur à leurs volumes transactionnels globaux.

Le scénario le plus probable est celui d’une hybridation : les banques centrales fourniraient l’ancre monétaire, les banques commerciales conserveraient leur rôle dans le crédit, les stablecoins apporteraient des infrastructures programmables et transfrontalières, tandis que
les entreprises technologiques assureraient la distribution.

Conclusion

La bataille des stablecoins ne se résume pas à un affrontement entre finance traditionnelle et cryptomonnaies : elle relance une question bien plus ancienne, celle du droit de créer et de contrôler la monnaie.

L’Europe défend sa monnaie publique numérique, les acteurs privés construisent des infrastructures mondiales autour du dollar, et les banques explorent les dépôts tokenisés. La prochaine révolution monétaire ne verra sans doute pas disparaître les banques centrales, mais les obligera à partager l’infrastructure monétaire avec des acteurs privés qu’elles n’avaient encore jamais eu à affronter à cette échelle. La véritable bataille ne sera peut-être pas celle du jeton le plus populaire, mais celle de l’infrastructure qui deviendra indispensable.

SOURCES

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Optimiser ses frais bancaires : le gisement de trésorerie oublié des PME et ETI

Frais bancaires : le poste de coût que les PME et ETI ne renégocient jamais. Méthode et cas concrets pour en faire un vrai levier de trésorerie.

Dans un compte de résultat, les frais bancaires occupent une ligne discrète. Trop discrète. Rangés dans les charges externes, considérés comme un mal nécessaire, ils sont rarement audités et presque jamais renégociés. 

Pourtant, pour une PME ou une ETI qui manie des flux importants, ils représentent souvent plusieurs dizaines de milliers d’euros par an de la trésorerie qui sort chaque mois sans contrepartie de croissance.

La particularité de ce poste : personne ne le surveille vraiment. Le dirigeant regarde le taux de son crédit et la ligne d’affacturage. Le DAF suit la trésorerie et le BFR.

Les frais bancaires, eux, tombent en petites lignes réparties sur plusieurs comptes, chez plusieurs banques, sous des libellés que peu de gens savent lire : commission de mouvement, frais de tenue de compte, commissions sur virements et prélèvements, commissions monétiques sur les encaissements par carte, commissions de change et frais sur crédits documentaires à l’international, commissions de l’affactureur. Additionnés, ces micro-prélèvements pèsent lourd. Isolés, ils passent sous le radar.

Pourquoi ce poste échappe au contrôle

Trois mécanismes expliquent que les frais bancaires restent le gisement de trésorerie le moins exploité des entreprises.

Le premier, c’est l’opacité. La tarification bancaire aux entreprises n’a pas de prix public. Chaque condition se négocie au cas par cas, ce qui veut dire qu’à volume égal, deux entreprises peuvent payer du simple au double sans jamais le savoir. Sans point de comparaison, impossible de juger si l’on paie trop.

Le deuxième, c’est la fragmentation. Plus une entreprise se développe, plus elle multiplie les banques pour sécuriser ses lignes de financement, pour suivre son expansion géographique, par héritage d’opérations passées. Chaque relation apporte sa propre grille tarifaire, et la vue d’ensemble se perd. La commission de mouvement facturée sur un compte n’est comparée à rien.

Le troisième, c’est le temps. Auditer ligne par ligne des relevés répartis sur plusieurs établissements, reconstituer les grilles, benchmarker, puis mener une renégociation argumentée face à des banquiers qui connaissent leurs marges par cœur : c’est un métier, et ce n’est pas celui du dirigeant. Faute de temps, la ligne reste en l’état, année après année.

La preuve par les chiffres

La théorie vaut ce qu’elle vaut. Voici trois missions récentes, anonymisées, qui montrent l’ampleur réelle du gisement et le fait qu’il se situe rarement là où on l’attend.

Une société de transport (Centre-Val de Loire, 8 M€ de chiffre d’affaires). Un profil que l’on n’imagine pas « sur-facturé ». L’audit des frais bancaires et de la ligne d’affacturage, suivi d’une renégociation ciblée des banques et du factor, a dégagé 40 000 € d’économies par an. Sur une entreprise de cette taille, l’effet sur le résultat n’est pas marginal.

Un industriel de la défense et de l’aéronautique (Occitanie, 30 M€ de chiffre d’affaires). 75 % de son activité à l’international, donc une exposition massive aux crédits documentaires et aux commissions de change, répartie sur quatre banques. En reprenant la structure de ces frais et en la renégociant, la mission a permis 102 000 € d’économies annuelles obtenues en 24 jours.

Un groupe de franchisés food & fitness multi-sites (France et international, 40 M€ de chiffre d’affaires). 80 % du chiffre d’affaires encaissé par monétique et TPE, 15 % par virements internationaux, le tout éclaté sur sept banques. 

Le poste dominant ici, ce sont les commissions sur encaissements par carte, un coût que la plupart des enseignes considèrent comme intouchable. Résultat : 73 000 € d’économies par an, en 45 jours.

Trois entreprises, trois secteurs, trois familles de coûts différentes : l’affacturage pour l’une, l’international et les crédits documentaires pour l’autre, la monétique et les flux d’encaissement pour la troisième. 

Le point commun : dans chaque cas, l’économie était disponible depuis des années. Il ne manquait que le regard et la méthode pour aller la chercher.

Une méthode, pas un changement de banque

Un malentendu fréquent freine les dirigeants : optimiser ses frais bancaires ne signifie pas quitter sa banque. Dans la grande majorité des cas, la relation reste en place. Ce qui change, c’est le rapport de force dans la négociation, une fois que l’entreprise sait précisément ce qu’elle paie, ce que paient des entreprises comparables, et où se situent les marges de manœuvre.

La démarche tient en trois temps : un audit qui isole et qualifie chaque ligne de frais sur l’ensemble des banques ; un benchmark qui confronte ces conditions au marché ; une renégociation menée sur des arguments chiffrés. C’est précisément parce que la méthode est cadrée que les résultats tombent vite 24 jours, 45 jours dans les cas ci-dessus sans désorganiser la trésorerie de l’entreprise.

Êtes-vous concerné ?

Quelques signaux suffisent à savoir si le gisement existe chez vous : vous travaillez avec plusieurs banques ; vous encaissez des volumes importants par carte ; vous avez une activité à l’international (change, crédits documentaires) ; vous utilisez l’affacturage ; ou, tout simplement, vous n’avez jamais fait auditer vos conditions bancaires. 

Si l’un de ces critères vous parle, il y a de fortes chances qu’une part de votre trésorerie s’évapore chaque mois en frais évitables.

En quelques minutes seulement, découvrez le potentiel d’économies de votre entreprise grâce au simulateur DMB Partners. Une première estimation rapide pour identifier ce que l’optimisation de vos frais bancaires pourrait concrètement vous faire gagner.

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