Catégories
Bourse En vedette Immobilier Nos analyses Pédagogie & concepts clés

Faut-il investir en Bourse ou dans l’immobilier ? Une étude surprenante (Immoweb)

L’étude Immoweb révèle des résultats surprenants sur 25 ans !

C’est un dilemme bien connu des épargnants et investisseurs : placer son argent dans la Bourse, avec ses rendements souvent plus rapides mais volatils, ou miser sur la brique, réputée plus stable et soutenue par l’effet de levier du crédit immobilier.

Immoweb, la plateforme incontournable de l’immobilier, a analysé la performance de ces deux options sur 25 ans, en comparant un investissement immobilier à un placement équivalent dans le BEL 20 GR (incluant les dividendes réinvestis).

Les principaux enseignements

  • Des frais d’entrée lourds pour l’immobilier
    En Belgique, acheter un bien implique environ 15 % de frais en plus du prix du bien (droits d’enregistrement et notaire).
    En comparaison, chaque euro placé en Bourse peut travailler immédiatement. Résultat : il faut en moyenne 4 ans et 7 mois pour que la valeur nette d’un bien couvre ces frais.
  • Un rattrapage progressif
    Malgré ce handicap initial, l’immobilier rattrape la Bourse au bout de 18 ans et 2 mois en moyenne dans les communes où il surpasse le marché boursier. Il faut de la patience mais bon, la patience, ça paie !
  • Un bilan contrasté selon les régions
    • Dans 17 communes sur 30 étudiées, l’immobilier a généré plus de richesse que la Bourse sur 25 ans. Une belle majorité !
    • À Bruxelles, par exemple, 14 communes (Saint-Josse, Schaerbeek, Anderlecht, etc.) ont battu la performance du BEL 20, grâce à des prix accessibles et une bonne progression des loyers.
    • À Anvers, la croissance annuelle des prix (+3,7 %) en fait la ville la plus performante.
    • En Wallonie, seule Liège dépasse le BEL 20, mais après 23 ans.
  • Des écarts bien écartés
    Au terme de 25 ans :
    • Dans les communes gagnantes, l’immobilier rapporte en moyenne 395 348 €, soit +15 % par rapport au BEL 20.
    • Dans les moins performantes, le patrimoine immobilier reste important (331 619 € en moyenne), mais environ –17 % par rapport à la Bourse.

L’immobilier, c’est surtout la puissance de l’effet de levier

Deux mécanismes expliquent la performance immobilière :

  • Les loyers aident à rembourser le crédit, augmentant progressivement la part nette de l’investisseur.
  • L’effet de levier du prêt : une hausse du prix du bien profite à l’ensemble de sa valeur, pas seulement à l’apport initial.

Bourse, ce sont surtout la flexibilité et la liquidité

Investir en Bourse, c’est :

  • Un accès immédiat à la performance, sans frais d’entrée élevés.
  • Une liquidité totale : vos parts peuvent être revendues en un clic, contrairement à l’immobilier.
  • Mais une volatilité plus forte et une dépendance aux cycles économiques.

Alors, que choisir ?

  • Immobilier : idéal pour ceux qui cherchent un actif tangible, capable de générer un patrimoine solide à long terme, à condition d’accepter les frais de départ et de bien choisir la localisation.
  • Bourse : plus adaptée aux investisseurs recherchant flexibilité, diversification et rendement immédiat, avec un horizon de placement de long terme pour lisser la volatilité.

En réalité, la réponse n’est pas binaire. Comme le montre l’étude, diversifier entre Bourse et immobilier reste souvent la meilleure stratégie pour combiner rendement, stabilité et sécurité.

Catégories
En vedette Entreprises Patrimoine

Ramify : la fintech qui révolutionne la banque privée en France

Il y a des histoires d’entrepreneurs qui naissent dans un garage, d’autres autour d’un café. Celle de Ramify commence sur les bancs de CentraleSupélec, où deux étudiants passionnés d’ingénierie, Olivier Herbout et Samy Ouardini, se croisent sans encore savoir qu’ils allaient, quelques années plus tard, bousculer un secteur figé depuis des décennies : la banque privée.

Nous sommes donc allés à leur rencontre pour mieux comprendre leur démarche, découvrir les coulisses de ce projet prometteur et vous partager une histoire qui, à coup sûr, saura vous inspirer.

Des bancs d’école à la finance internationale

Après leurs études, chacun suit un parcours prestigieux :

  • Olivier rejoint Goldman Sachs à New York,
  • Samy intègre le cabinet de conseil Oliver Wyman.

Forts de plusieurs années dans ces institutions prestigieuses, les deux amis font le même constat : en France, les particuliers sont trop souvent livrés à eux-mêmes face à leur épargne. L’univers de la gestion patrimoniale reste opaque, coûteux et réservé aux initiés.

Une conviction est née : ouvrir l’accès à des solutions patrimoniales de premier plan, dans un cadre digitalisé, transparent et conforme aux attentes des investisseurs modernes.

C’est ainsi qu’en 2021, Ramify voit le jour.

Une plateforme patrimoniale tout-en-un

En trois ans, Ramify a construit une offre complète qui simplifie la vie des investisseurs :

  • Assurance vie (classique, mineur, luxembourgeoise)
  • PER
  • PEA
  • Private equity
  • SCPI
  • Club deals immobiliers
  • Cryptomonnaies
  • Art
  • Produits structurés
  • Compte à terme
  • Livret d’épargne

Que demander de plus ?

Des solutions qui étaient autrefois réservées à une minorité, désormais accessibles en quelques clics. Mais au-delà de la variété, Ramify se veut un véritable partenaire de confiance, combinant digitalisation, optimisation fiscale et simplicité d’utilisation.

Des innovations de rupture

Ramify ne se contente pas d’aligner les produits. La plateforme se distingue par des choix audacieux :

  • Première assurance-vie luxembourgeoise 100 % digitale, accessible dès 100 000 € (contre plus du double auparavant).
  • Gestion encadrée des crypto actifs, avec le statut officiel de PSAN (Prestataire de Services sur Actifs Numériques).
  • Lancement du X Fund via leur propre société de gestion (Valhyr Capital), un fonds hybride inspiré du légendaire All Weather Fund de Ray Dalio, combinant marchés publics, privés et alternatifs pour viser une performance stable et diversifiée.

Évidemment, la performance des placements Ramify ne manque pas d’être au rendez-vous. En 2024, leurs portefeuilles standards en gestion pilotée ont affiché des rendements allant de 5,03 % à 27,12 %, selon le niveau de risque choisi :

Rendements de leurs portefeuilles

Une croissance fulgurante

En à peine trois ans, Ramify a déjà :

  • séduit des milliers d’investisseurs particuliers,
  • levé 11 millions d’euros auprès d’acteurs majeurs comme Fidelity International Strategic Ventures,
  • obtenu +30 labels de référence dans le secteur financier.

De plus, les notes obtenu par ramify auprès de ces clients sont sans appel : 

  • Note Trustpilote : 4,7/5 pour 163 avis 
  • Note Google : 4,9/5 pour 116 avis 

Plus qu’une plateforme : une vision

Ce qui distingue vraiment Ramify, c’est sa philosophie.
Ne pas simplement proposer des produits financiers, mais offrir une nouvelle manière de penser la finance : 

  • Un avenir où chaque investisseur accède aux standards de l’excellence patrimoniale.
  • Un univers où les solutions réservées aux élites deviennent accessibles à tous.
  • Une nouvelle référence d’investissement : claire, transparente et performante.

En somme, Ramify n’est pas qu’une plateforme. C’est une invitation à repenser son avenir financier, et peut-être une opportunité unique de le faire fructifier autrement.

Pour découvrir leurs solutions et commencer à reprendre le contrôle de votre patrimoine : Essayez Ramify dès maintenant !

Vous aurez jusqu’à 500€ de frais de gestion offerts en suivant ce lien ⬇️

🔹Découvrez Ramify en profitant de 500€ offerts 🔹

Spécialement pour la communauté Parlons Finance… Merci Ramify !

Disclaimer: Les performances passées ne garantissent pas les performances futures. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.

Catégories
Banque & Finance Bourse Economie En vedette Energie Macro Monde

Rapport weekly : faits marquants du 01-05 sept. 2025

La rentrée des marchés financiers a été marquée par un choc venu des États-Unis : le rapport sur l’emploi d’août n’a révélé que 22 000 créations de postes et un chômage à 4,3 %, son plus haut depuis quatre ans. Les investisseurs anticipent désormais un assouplissement monétaire de la Fed dès le 17 septembre. Les taux obligataires se sont repliés en fin de semaine et l’or a atteint un nouveau record. En Europe, l’inflation proche de la cible maintient la BCE en attente. Au Royaume-Uni, la flambée des coûts d’emprunt alimente les craintes budgétaires. Côté matières premières, l’OPEP+ prépare une hausse de production qui pèse déjà sur le pétrole.

Devises majeures

États-Unis : Dollar américain (USD)

Le dollar a reculé, affecté par la détérioration du marché du travail. Les créations de postes se sont effondrées à 22 000 en août, contre plus de 150 000 en moyenne mensuelle sur le premier semestre, et le taux de chômage a progressé à 4,3 %. Les salaires horaires ont certes augmenté de 0,3 % sur un mois, mais sans compenser la faiblesse globale. L’ISM manufacturier est resté en contraction (48,7) et l’ISM services a conservé une dynamique molle. L’ensemble de ces données renforce la probabilité d’une première baisse de taux de 25 points de base dès septembre, ce qui pèse mécaniquement sur le billet vert.

Zone euro : Euro (EUR)

L’euro a profité de l’affaiblissement du dollar pour s’apprécier, même si la zone euro reste confrontée à une conjoncture fragile. L’inflation flash d’août est ressortie à 2,1 %, légèrement supérieure aux attentes, confirmant que la BCE doit maintenir une ligne prudente. Les taux longs européens ont reculé en fin de semaine, entraînant une détente relative des spreads périphériques. La devise conserve ainsi un biais positif, sans toutefois refléter une amélioration nette des fondamentaux.

Royaume-Uni : Livre sterling (GBP)

La livre a évolué sans tendance forte. L’attention s’est portée sur le marché obligataire : le rendement du gilt à trente ans a atteint son plus haut depuis 1998 en début de semaine, avant de refluer vendredi. Les ventes au détail se sont révélées décevantes, avec une progression limitée à 0,4 % contre 0,9 % attendu. Cette combinaison maintient la devise dans un équilibre fragile, prisonnière d’une inflation persistante et d’un contexte budgétaire incertain.

Japon : Yen japonais (JPY)

Aucune statistique majeure n’a été publiée au Japon cette semaine. Le yen est resté guidé par l’aversion au risque internationale et par la baisse des rendements américains, qui a limité la pression à la baisse sur la devise. Le statut de valeur refuge du yen a été préservé, sans mouvement brusque.

Suisse : Franc suisse (CHF)

Le franc a légèrement progressé, bénéficiant d’un contexte global de prudence. Aucun indicateur domestique majeur n’a été diffusé, mais la perspective d’une communication prochaine de la Banque nationale suisse a contribué à soutenir la devise.

Canada : Dollar canadien (CAD)

Les chiffres de l’emploi ont montré 9 400 créations de postes, insuffisantes pour empêcher une hausse du chômage à 7,0 %. L’indice Ivey PMI a reculé à 53,1, traduisant un ralentissement de l’activité. Le recul du pétrole a accentué la pression sur le dollar canadien, qui a terminé la semaine en repli.

Australie : Dollar australien (AUD)

L’AUD a résisté, porté par l’affaiblissement global du dollar et par des flux positifs vers les matières premières industrielles. Aucun chiffre domestique notable n’a été publié, et la devise a surtout reflété le différentiel de politique monétaire, la RBA restant moins accommodante que la RBNZ.

Nouvelle-Zélande : Dollar néo-zélandais (NZD)

Le NZD est resté en retrait, sans catalyseur macroéconomique. La politique très dovish de la RBNZ pèse toujours sur la monnaie, qui s’est contentée de suivre les arbitrages régionaux.

Géopolitique et contexte global

Chine

La Chine a attiré l’attention avec la progression spectaculaire des financements sur marge, qui ont atteint un record de 2,29 trillions de yuans, soit environ 320 milliards de dollars. Ce recours massif à l’endettement pour spéculer en bourse suscite des craintes de volatilité accrue, sans réaction réglementaire immédiate.

Europe

Le marché a suivi de près la flambée des rendements longs au Royaume-Uni et en France, perçue comme un signal de vulnérabilité budgétaire. La détente en fin de semaine a été permise par l’impact des données américaines, mais les interrogations sur la soutenabilité de la dette publique restent présentes.

Russie – Ukraine

Aucun événement militaire d’ampleur n’a marqué la semaine. Le conflit reste figé dans une logique d’attrition, et la prime de risque géopolitique sur les marchés de l’énergie n’a pas diminué. Les regards sont tournés vers la réunion de l’OPEP+ du 8 septembre.

Obligations souveraines

États-Unis

Les Treasuries ont réagi brutalement au rapport emploi. Le rendement du 10 ans a reculé vers 4,09 %, effaçant une partie de la hausse observée plus tôt dans la semaine, tandis que le 2 ans est retombé autour de 3,5 %. La courbe s’est légèrement pentifiée, traduisant l’anticipation d’un assouplissement imminent.

Zone euro

Le Bund à 10 ans a reculé à 2,7 % en fin de semaine, après avoir atteint un sommet de cinq mois. La détente a également concerné les dettes périphériques, soutenues par la perspective d’une Fed plus accommodante.

Royaume-Uni

Le gilt à 30 ans a touché un plus haut depuis 1998, avant de se replier vendredi. Le marché a sanctionné les doutes budgétaires, mais a fini par s’aligner sur le mouvement de détente américain.

Autres zones

Au Japon, le 10 ans JGB est resté stable à 0,9 %. En Suisse, les taux ont peu évolué mais bénéficient de flux refuge. Au Canada, le 10 ans a suivi le mouvement de repli américain. En Australie et en Nouvelle-Zélande, les obligations ont évolué sans catalyseur propre, avec une légère détente en fin de semaine.

Actions

États-Unis

Après de nouveaux records jeudi, les indices ont cédé du terrain vendredi. Le S&P 500 a terminé la semaine en hausse de 0,3 % et le Nasdaq de 1,1 %. Les valeurs technologiques ont été soutenues par la détente des taux, avec un bond de Broadcom sur fond d’optimisme lié à l’intelligence artificielle. Tesla a progressé après des débats sur la rémunération de son management, tandis que Lululemon a chuté à la suite de ventes décevantes. La faiblesse de l’emploi a toutefois limité l’appétit global pour le risque.

Europe

Les marchés européens ont progressé en début de séance vendredi, portés par la perspective d’une Fed accommodante, mais ont terminé prudemment en l’absence de catalyseur domestique.

Asie-Pacifique

Les marchés asiatiques ont profité de la baisse des rendements mondiaux, mais la Bourse australienne a mis fin à une série de quatre semaines consécutives de hausse, faute de soutien domestique.

Matières premières

Énergie

Les cours du pétrole ont reculé, pénalisés par les anticipations d’une hausse de production de l’OPEP+ dès le 8 septembre et par une augmentation surprise des stocks de brut américains. Le Brent a clôturé sous 66 dollars le baril, en baisse de plus de 2 % sur la semaine.

Métaux précieux

L’or a inscrit un record historique à près de 3 600 dollars l’once. La combinaison d’un marché du travail américain affaibli et d’anticipations de baisse de taux a renforcé la demande pour le métal jaune. L’argent et le platine ont suivi cette dynamique, soutenus à la fois par leur rôle de valeur refuge et par la perspective d’une baisse des rendements réels.

Métaux industriels et agriculture

Le cuivre et l’aluminium se sont stabilisés, essentiellement guidés par le recul du dollar et l’évolution du sentiment sur la croissance mondiale. Aucun mouvement particulier n’a été constaté sur les matières premières agricoles, dont les prix sont restés fermes.

Taux d’intérêt et banques centrales

Réserve fédérale

Le marché price désormais à près de 100 % une baisse de 25 points de base en septembre. La faiblesse du marché du travail a alimenté le scénario d’une série de coupes pouvant s’étendre jusqu’en 2026. Les rendements courts ont fortement baissé, confirmant cette lecture.

Banque centrale européenne

Aucune réunion cette semaine. L’inflation à 2,1 % en août conforte l’idée d’un statu quo à court terme. Les discussions sur un assouplissement graduel se poursuivent, mais restent conditionnées à une amélioration nette des perspectives économiques.

Banque d’Angleterre

Pas de communication majeure. Le marché a toutefois sanctionné en début de semaine la sensibilité de la dette britannique aux doutes budgétaires, rappelant que la BoE n’est pas en position d’assouplir sa politique avant un reflux durable de l’inflation.

Autres banques centrales

La Banque du Japon, la Banque du Canada, la RBA, la RBNZ et la BNS n’ont rien annoncé de nouveau cette semaine. Leurs marchés obligataires ont essentiellement suivi les mouvements américains.

Calendrier économique à venir

Semaine du 8 au 12 septembre 2025

  • Lundi 8 septembre : réunion OPEP+ (JMMC)
  • Mardi 9 septembre : nouveaux prêts bancaires en Chine, intervention du président de la BNS Martin Schlegel
  • Mercredi 10 septembre : inflation et prix à la production en Chine, prix à la production aux États-Unis
  • Jeudi 11 septembre : discours du gouverneur adjoint de la RBNZ Hawkesby, décision de la BCE et conférence de presse, inflation CPI aux États-Unis, inscriptions au chômage hebdomadaires
  • Vendredi 12 septembre : PIB mensuel du Royaume-Uni, indice de confiance du Michigan (préliminaire) et anticipations d’inflation aux États-Unis

Sources

https://www.reuters.com/business/us-unemployment-rate-near-4-year-high-labor-market-hits-stall-speed-2025-09-05

https://www.wsj.com/livecoverage/jobs-report-august-stock-market-today-09-05-2025

https://www.reuters.com/business/energy/oil-prices-settle-down-more-than-2-after-weak-us-jobs-report-2025-09-05

https://www.reuters.com/world/india/gold-hits-record-high-nears-3600oz-weak-us-jobs-data-fuels-rate-cut-bets-2025-09-05

https://ec.europa.eu/eurostat/web/products-euro-indicators/w/2-02092025-ap

Catégories
Banque & Finance Economie En vedette

Comment les agences de notation influencent-elles l’économie ?

Trois noms dominent : Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch. Ces agences de notation, toutes américaines ou anglo-saxonnes, évaluent la capacité des États (et des entreprises) à honorer leurs dettes. Leur verdict prend la forme d’une note : de l’excellent « AAA » à la défaillance totale « D ».

Derrière ce système apparemment technique, une réalité : ces notations déterminent combien un pays paiera pour se financer sur les marchés internationaux.

Avant de plonger dans le sujet, un grand merci à notre sponsor Trade Republic pour son soutien 🤝Vous aussi, rejoignez la plateforme dès aujourd’hui via notre lien ci-dessous et recevez 30 € offerts pour démarrer votre investissement.

Comment une note devient une arme politique

Lorsqu’un État perd un « A » dans sa notation, la réaction est quasi instantanée. Les investisseurs, considérant la dette comme plus risquée, exigent des taux d’intérêt plus élevés pour continuer à prêter. Dans le même temps, certains acteurs institutionnels comme les fonds de pension ou les compagnies d’assurance n’ont tout simplement plus le droit d’investir dans une obligation jugée spéculative, car la réglementation les en empêche.

Cette dynamique est encore renforcée par le comportement des marchés et des médias. La dégradation d’une note est perçue comme une alerte rouge et se transforme en signal de défiance. Les investisseurs se retirent, les capitaux s’enfuient, et l’information tourne en boucle, amplifiant la panique au-delà de la sphère financière. Rapidement, la question de la crédibilité d’un gouvernement se retrouve au centre du débat public, et la notation devient autant un jugement économique qu’un symbole politique.

C’est ainsi qu’une simple évaluation technique se change en instrument de discipline budgétaire. Craignant d’être sanctionnés par une nouvelle dégradation, les gouvernements se voient contraints d’adopter des politiques destinées à rassurer les marchés : réduction des déficits, limitation des dépenses publiques, réformes fiscales ou sociales.

Quand les agences précipitent les crises

Plusieurs épisodes historiques montrent à quel point une dégradation peut avoir un effet domino :

  • La crise grecque (2010-2015) : Lorsque S&P et Moody’s ont dégradé la Grèce à plusieurs reprises, les taux d’intérêt se sont envolés, rendant le pays incapable d’emprunter normalement. Résultat : Athènes a dû accepter des plans d’austérité draconiens imposés par ses créanciers. Beaucoup d’économistes estiment que ces décisions ont aggravé la récession et freiné la reprise.
  • L’Italie (2011) : En pleine crise de la dette européenne, les agences ont abaissé la note italienne, ce qui a contribué à la chute du gouvernement de Silvio Berlusconi. La pression des marchés a facilité l’arrivée d’un gouvernement technocratique soutenu par Bruxelles.
  • Les États-Unis (2011) : Standard & Poor’s a retiré le « AAA » à Washington après un blocage politique sur le plafond de la dette. Bien que l’économie américaine n’ait pas sombré, l’épisode a démontré que même la première puissance mondiale reste exposée au jugement de trois entreprises privées.

Des arbitres contestés

Le pouvoir des agences de notation n’a jamais cessé de susciter des critiques. D’abord, leur modèle économique pose un problème fondamental de conflit d’intérêts : elles sont rémunérées par les mêmes émetteurs de dettes qu’elles évaluent.

À cela s’ajoute leur incapacité à anticiper certaines crises majeures. L’exemple le plus frappant reste celui de 2008 : au cœur de la tempête financière, les agences avaient attribué la note maximale « AAA » à des produits dérivés adossés à des crédits hypothécaires à haut risque les fameux subprimes qui se sont révélés être des bombes à retardement. Cet échec a entamé leur crédibilité et a montré que leurs notations ne sont pas infaillibles, loin de là.

Leur grille d’évaluation est également accusée d’être idéologiquement orientée. En valorisant avant tout la rigueur budgétaire et la réduction des déficits, elles favorisent une vision « orthodoxe » de l’économie qui tend à pousser les États vers l’austérité. Les investissements publics, la dépense sociale ou encore les politiques de relance sont souvent interprétés comme des risques, ce qui enferme les gouvernements dans une logique restrictive.

Enfin, le marché de la notation lui-même est critiqué pour sa concentration extrême. Trois agences seulement Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch contrôlent plus de 90 % des évaluations mondiales. Cet oligopole leur confère un pouvoir démesuré : quelques décisions prises dans des bureaux de New York ou de Londres suffisent à influencer la politique économique de continents entiers.

Conclusion

Les agences de notation sont devenues de véritables juges de la crédibilité économique des États. Leur pouvoir est tel qu’elles peuvent influencer le sort d’un gouvernement, accélérer une crise ou dicter indirectement une politique économique.

Sources :

Catégories
Banque & Finance Bourse En vedette Investissement & Stratégies

S&P 500 : un record historique pour l’indice !

En 2025, le S&P 500 continue de battre des records, franchissant pour la première fois la barre des 6 500 points de base. 

Cet indice, qui reflète la santé économique des États-Unis, reste la référence mondiale pour mesurer la performance des marchés actions.

Créé en 1957, le Standard & Poor’s 500 regroupe les 500 plus grandes entreprises américaines cotées, sélectionnées selon leur capitalisation boursière, leur liquidité et leur représentativité sectorielle. Contrairement à d’autres indices pondérés par le prix des actions, le S&P 500 est pondéré par la capitalisation boursière flottante : plus une entreprise pèse en Bourse, plus son influence sur l’indice est forte.

Ainsi, une poignée de géants Microsoft, Apple, Nvidia, Amazon, Alphabet ou Meta peuvent à eux seuls représenter plus de 25 % de l’indice et influencer fortement sa trajectoire. C’est ce qui explique en partie la hausse spectaculaire de ces dernières années, portée par la vague technologique et l’euphorie autour de l’intelligence artificielle.

Mais le S&P 500 ne se limite pas à la tech. Il couvre l’ensemble de l’économie américaine : énergie, santé, finance, consommation, industrie… En ce sens, il est considéré comme le baromètre le plus représentatif des marchés mondiaux et l’indice de référence pour de nombreux investisseurs et fonds. 

Au vu de ses performances, le S&P 500 reste la porte d’entrée privilégiée des investisseurs qui cherchent une exposition diversifiée et dynamique aux États-Unis. Son franchissement au-delà des 6 500 points confirme sa place d’indice emblématique, symbole de la vitalité mais aussi des excès des marchés américains.

Un grand merci à notre sponsor Trade Republic pour son soutien. Vous aussi, rejoignez la plateforme dès aujourd’hui via notre lien ci-dessous et démarrez votre investissement:

Sources :

Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

Catégories
En vedette Entreprises Nos analyses

Novo Nordisk du sommet boursier à la tourmente

650 Mds $ de valorisation boursière en 2024, –60 % en moins d’un an : Novo Nordisk victime de spéculation… ou d’une vraie dégradation de ses fondamentaux ?


Pour comprendre cette baisse, il faut s’intéresser au marché du traitement contre l’obésité, principal moteur de la valorisation de Novo.

  • Deux révisions successives à la baisse des prévisions de résultats pour 2025, ce qui a fortement réduit la confiance des investisseurs.
  • Annonce du départ anticipé du CEO Lars Fruergaard Jørgensen le 16 mai 2025
  • Concurrence accrue d’Eli Lilly, dont le traitement contre l’obésité dépasse désormais celui de Novo en prescriptions aux États-Unis, faisant craindre une perte de terrain pour le géant danois.
  • Novo est confronté à des contrefaçons de Wegovy, fabriquées à partir de versions mélangées ou recomposées en pharmacie

Malgré ces freins :


Novo Nordisk reste un leader du traitement de l’obésité et a enregistré une croissance solide de +18 % de ses ventes au premier semestre 2025.

Goldman Sachs estime depuis plusieurs mois que la réaction des investisseurs est exagérée et a émis des recommandations d’achat, tout en réduisant ses prévisions de hausse, jugeant que la reprise prendra plus de temps que prévu.

La guerre de l’innovation pour proposer le traitement anti-obésité le plus efficace déterminera le futur leader mondial. Si Novo parvient à s’imposer durablement sur ce marché estimé à 130 Mds $ d’ici 2030 (Goldman Sachs), son titre pourrait retrouver une trajectoire de hausse.

Selon vous, Novo Nordisk réussira-t-il à conserver son avance face à la concurrence grandissante d’Eli Lilly ?

Sources :

Catégories
Banque & Finance Economie En vedette

Le poids des hedge funds et de la gestion d’actifs mondiale

Depuis les années 2000, les hedge funds et les géants de la gestion d’actifs comme BlackRock, Vanguard, State Street ou Bridgewater jouent un rôle de plus en plus central dans l’économie mondiale.

Gérant collectivement des dizaines de milliers de milliards de dollars, ces entités privées influencent désormais les marchés financiers, les politiques économiques, et parfois même les décisions souveraines. Leur poids dépasse de loin celui de nombreuses économies nationales.

Avant de plonger dans le sujet, un grand merci à notre sponsor Trade Republic pour son soutien 🤝Vous aussi, rejoignez la plateforme dès aujourd’hui via notre lien ci-dessous et recevez 30 € offerts pour démarrer votre investissement.

Le rôle des hedge funds : spéculation, influence et parfois déstabilisation

Parallèlement à ces géants de la gestion d’actifs, les hedge funds, plus agressifs et spéculatifs, jouent aussi un rôle clé dans les dynamiques économiques mondiales. Contrairement à BlackRock ou Vanguard, leur objectif est purement basé sur la performance à court terme. Ils utilisent des stratégies sophistiquées, à fort effet de levier, misant parfois sur la chute d’une devise ou l’effondrement d’un marché.

Bridgewater, fondé par Ray Dalio, est l’un des exemples les plus connus. En 2020, ce fonds a parié des milliards contre certaines économies européennes, ce qui a suscité l’inquiétude dans plusieurs capitales. L’un des précédents les plus emblématiques demeure l’attaque menée en 1992 par George Soros contre la livre sterling.

Cette spéculation massive a contraint le Royaume-Uni à sortir du système monétaire européen, illustrant de manière frappante comment un hedge fund peut infléchir la trajectoire économique d’un État souverain.

Leurs domination en quelques chiffres

Parmi eux, BlackRock se distingue par sa taille colossale. En 2025, cette société gère à elle seule plus de 12 500 milliards de dollars, ce qui équivaut à plus de deux fois le PIB de la France.

Vanguard n’est pas loin derrière, avec près de 9 000 milliards, tandis que State Street, plus modeste, pèse tout de même environ 4 000 milliards. Ces trois géants détiennent des parts importantes, parfois majoritaires, dans les plus grandes entreprises cotées en Bourse, dans des secteurs aussi stratégiques que la technologie, l’énergie, la défense, ou la santé.

Ils figurent souvent parmi les principaux actionnaires d’Apple, Microsoft, ExxonMobil, Pfizer ou encore Lockheed Martin. Même s’ils pratiquent une gestion dite « passive », leur poids dans les conseils d’administration confère à leurs décisions un pouvoir d’orientation économique mondial.

L’influence sur les États et les politiques publiques

Au-delà des entreprises, leur influence se fait sentir jusqu’au cœur des politiques publiques. Après la crise financière de 2008, la Banque Centrale Européenne a, par exemple, fait appel à BlackRock comme conseiller sur des questions de régulation bancaire, suscitant des débats sur les conflits d’intérêts et la transparence.

Dans les pays émergents, la dépendance aux flux financiers internationaux rend les gouvernements particulièrement sensibles aux mouvements de capitaux. Un simple retrait massif d’investissements orchestré par un fonds peut provoquer une déstabilisation monétaire, une hausse brutale des taux d’intérêt ou encore une crise budgétaire. En d’autres termes, ces entités disposent d’un levier d’influence comparable, dans certains cas, à celui d’institutions comme le FMI ou la Banque mondiale.

Vers une forme de « gouvernement économique privé » ?

Cette montée en puissance des gestionnaires privés pose une question centrale : sommes-nous en train d’assister à l’émergence d’un pouvoir économique sans visage, ni contrôle démocratique ? Ces sociétés ne sont élues par personne, ne sont pas directement responsables devant les citoyens, mais disposent d’une capacité d’influence qui surpasse parfois celle des institutions publiques.

Certains chercheurs et économistes parlent d’un « capitalisme d’actionnaires invisibles », où les grandes décisions économiques se prennent dans des bureaux privés à New York ou Londres, bien loin des parlements nationaux.

Conclusion

En somme, les hedge funds et les grands gestionnaires d’actifs privés représentent aujourd’hui une force systémique dans l’économie mondiale. Leur rôle est ambivalent : porteurs de stabilité financière pour certains, menace pour la souveraineté économique pour d’autres. Leur puissance n’est pas illégitime en soi, mais elle appelle à une réflexion urgente sur les règles du jeu économique mondial, afin que les intérêts collectifs ne soient pas écrasés par des logiques de rendement privé.

Sources :

Catégories
En vedette Entreprises Success story

Jokariz relance la Paris Creator Week 2025 : cap sur l’Europe de la “Creator Economy”

En 2021, Marc Lesage-Moretti – plus connu sous le nom de Jokariz – a quitté son poste confortable chez Goldman Sachs pour se lancer dans un pari audacieux : celui de la “Creator Economy”.

Un écosystème en plein essor où un nouveau genre d’entrepreneurs (les créateurs de contenu) utilisent les réseaux sociaux comme véritable média pour distribuer et promouvoir leurs services et produits auprès de leur communauté.

Trois ans plus tard, cette conviction prend forme avec la Paris Creator Week (PCW), cofondée avec Karim Sabba et Pierre Allary. Après une édition réussie en 2024 (où nous avons pu participer et intéragir avec les créateurs de contenu), l’événement revient en 2025 avec une ambition claire : faire de Paris le pôle européen de cette révolution numérique.

De Goldman Sachs à la Creator Economy

À seulement 30 ans, Marc décide de tourner la page de la finance de marché. Si les premières années d’ingénieur financier l’avaient passionné par leur dimension mathématique, son rôle était devenu de plus en plus politique et déconnecté de l’impact concret.

« Je gagnais très bien ma vie, mais je n’étais plus inspiré par les gens autour de moi et je voulais faire quelque chose de plus ambitieux », confie-t-il.

Son regard se porte alors sur la Creator Economy, qu’il compare à la révolution Uber ou Airbnb : De simples plateformes qui ne font qu’héberger du contenu apportés par des créateurs indépendants (non salariés de la plateforme) peuvent valoir des milliards de dollars

Paris Creator Week : un événement fédérateur

La PCW 2025 veut rassembler tout l’écosystème : créateurs, plateformes, agences, directeurs marketing, médias et artistes. L’idée est claire : briser les clichés qui opposent créativité et business.

Les thématiques suivantes seront notamment couvertes:

  • Business & monétisation : comment professionnaliser son activité.
  • Création de contenu : innovations, outils et nouvelles pratiques.
  • Impact social & environnemental : l’influence des réseaux sociaux au-delà de l’économie.

Parmi les invités déjà annoncés : Ego, Charles Villa, Océane, mais aussi des entrepreneurs comme Éric Larchevêque et Guillaume Moubèche. La plupart des speakers et thématiques restent à venir. Une diversité qui illustre la richesse de la scène française – divertissement, santé, musique, art, information, psychologie.

Le poids de la Creator Economy en France

Selon une étude réalisée avec Coherent Market Insights (CMI) :

  • Les revenus des créateurs français atteignent 7 milliards d’euros.
  • La croissance annuelle est de +25 %.
  • Sur 300 000 créateurs, 150 000 sont des nano-créateurs (<10k abonnés), représentant déjà 1,4 milliard d’euros.
  • Près de 1,5 million d’emplois indirects sont liés à cet écosystème (logiciels, hardware, services juridiques, boîtes de production, agences, plateformes…).

La France se place ainsi 3ᵉ en Europe, derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Une ouverture européenne

Grande nouveauté en 2025 : la PCW prend une dimension européenne. Des partenaires et créateurs venus d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, d’Angleterre et de Belgique rejoignent l’événement.

L’objectif est de faire de Paris un hub mondial de la Creator Economy, avec l’ambition d’accueillir une édition internationale dès cette seconde édition, en ouvrant l’événement aux autres continents dès 2026.

L’IA jouera un rôle clé dans cette expansion, en abolissant les barrières linguistiques et en permettant aux créateurs français de s’exporter plus facilement.

Défis et opportunités

Malgré sa croissance, la Creator Economy reste encore peu reconnue comme un secteur d’activité à part entière. Un quart des créateurs travaillent pourtant à temps plein, souvent entourés de véritables équipes.

La Paris Creator Week entend changer cette perception :

👉 renforcer la légitimité de cette économie,
👉 partager les bonnes pratiques,
👉 identifier les nouvelles opportunités de monétisation.

Avec la Paris Creator Week, Jokariz veut transformer Paris en capitale de la Creator Economy et offrir aux créateurs français les moyens de rayonner au-delà de leurs communautés.

Un rendez-vous qui s’annonce comme le Davos des créateurs, où business, créativité et impact social se rencontrent.

📅 Paris Creator Week 2025 : l’événement à ne pas manquer pour comprendre et façonner l’avenir de la Creator Economy en Europe.

Catégories
Actualité Banque & Finance Bourse En vedette Entreprises Investissement & Stratégies

NVIDIA : des résultats très attendus ce soir, un test pour la vague IA

Ce mercredi 27 août 2025, après la clôture de Wall Street, NVIDIA publiera ses résultats du deuxième trimestre fiscal 2026. La société, devenue l’icône de l’intelligence artificielle générative et de l’informatique haute performance, est scrutée de près par les marchés.

Sa performance constitue un baromètre pour l’ensemble du secteur technologique.

Des attentes colossales

Le consensus des analystes table sur un chiffre d’affaires de l’ordre de 46 milliards de dollars, en hausse d’environ 53 % sur un an. Le bénéfice par action ajusté (EPS) est attendu autour de 1,01 à 1,02 dollar, soit une progression de près de 49 %.

Ces prévisions, déjà impressionnantes, reflètent l’énorme demande mondiale en processeurs graphiques (GPU) utilisés dans l’IA, le cloud et les supercalculateurs.

Trois enjeux majeurs

  1. La division Data Centers Segment désormais dominant (plus de 80 % du chiffre d’affaires), il reste la locomotive de la croissance. Le marché attend confirmation que la demande en IA ne faiblit pas.
  2. Les tensions États-Unis / Chine Washington a renforcé les restrictions sur les exportations de puces avancées. NVIDIA a dû suspendre la production de son modèle H20 en Chine et mettre en place un accord de partage de revenus (15 %) sur ses ventes locales. L’impact sur les résultats asiatiques sera très surveillé.
  3. La guidance pour le prochain trimestre Les investisseurs veulent savoir si NVIDIA maintiendra son rythme de croissance. Les annonces autour de la nouvelle génération de puces (Rubin et modèles adaptés au marché chinois) pourraient être décisives.

Pourquoi c’est un test pour la vague IA

La capitalisation boursière de NVIDIA dépasse désormais 4 000 milliards de dollars. À ce niveau, le moindre signe de ralentissement pourrait peser lourdement sur l’ensemble du Nasdaq et du secteur technologique.

Si les résultats et les prévisions confirment une dynamique forte, cela prolongera l’euphorie actuelle autour de l’intelligence artificielle. À l’inverse, un chiffre en deçà des attentes pourrait nourrir le doute sur la viabilité à court terme de cette révolution, certains observateurs rappelant que 95 % des entreprises n’ont pas encore dégagé de bénéfices tangibles de leurs investissements IA.

Conclusion

Les résultats de ce soir ne sont pas seulement ceux de NVIDIA : ils incarneront l’arbitrage du marché sur l’avenir de l’IA. Le verdict attendu après la clôture de Wall Street pourrait bien dicter la tendance de l’automne pour l’ensemble des marchés financiers.

Catégories
Actualité Banque & Finance Bourse Economie En vedette Géopolitique Macro Monde Nos analyses

Été 2025 : entre records et secousses

L’été 2025 aura été l’un des plus intenses de la décennie pour les marchés financiers. Tandis que Wall Street inscrivait de nouveaux records historiques, porté par la vague de l’intelligence artificielle et par des signaux monétaires plus accommodants, l’Europe oscillait entre reprise fragile et incertitudes tarifaires.

L’Asie, elle, a jonglé entre la puissance de Taïwan dans les semi-conducteurs et l’ombre persistante de la crise immobilière chinoise. Mais derrière cette euphorie apparente, les investisseurs ont été confrontés à des secousses brutales, comme la déroute de Novo Nordisk, aux tensions géopolitiques croissantes entre Israël, les États-Unis et l’Iran, et à l’épilogue symbolique de la chute d’Evergrande.

L’été 2025 restera comme un moment charnière : celui où les marchés ont commencé à parier sur un “pivot” monétaire, tout en réalisant que l’économie mondiale reste semée de pièges.

Macroéconomie et banques centrales : un pivot en préparation

Sur le plan macroéconomique, l’été a confirmé un scénario de ralentissement maîtrisé. Aux États-Unis, l’inflation est retombée à 2,7 % en juillet, avec un cœur à 3,1 %. L’emploi a montré des signes de modération, donnant à Jerome Powell l’argument nécessaire pour préparer une baisse de taux.

À Jackson Hole, le président de la Fed a surpris en ouvrant la porte à une détente monétaire dès septembre. Les marchés obligataires ont aussitôt salué l’annonce : le 10 ans américain est revenu vers 4,25 %, et le dollar a cédé du terrain.

En Europe, la BCE a préféré marquer une pause après avoir ramené son taux de dépôt à 2 % en juin. L’institution, confortée par un PMI composite en hausse à 51,1 en août, a estimé que la désinflation restait en bonne voie, même si l’inflation des services demeure un risque.

À Londres, la Banque d’Angleterre a pris une décision audacieuse : réduire son taux directeur à 4 % début août. Une décision aussitôt compliquée par le rebond de l’inflation britannique à 3,8 %, son plus haut niveau depuis plus d’un an. Enfin, au Japon, la BoJ a poursuivi sa normalisation graduelle en relevant son taux directeur à 0,35 %, dans un contexte où le yen reste faible malgré le resserrement monétaire.

Actions : gagnants et perdants de l’été

Les grands gagnants de l’été se trouvent dans la tech et la finance. Microsoft a livré des résultats spectaculaires, avec une progression de 39 % pour Azure et un capex record de 30 milliards de dollars, propulsant sa capitalisation au-delà de 4 000 milliards. Palantir a dépassé pour la première fois le milliard de dollars de revenus trimestriels et relevé fortement ses prévisions, confirmant la solidité de sa trajectoire.

TSMC a annoncé un bénéfice net record, en hausse de 60 % sur un an, consolidant son rôle central dans l’économie de l’IA. Les banques UBS et Santander se sont distinguées en publiant des bénéfices solides, portés par la bonne tenue de leurs activités commerciales et par une gestion prudente des coûts.

À l’inverse, plusieurs géants ont connu un été difficile. Novo Nordisk a vu sa capitalisation s’évaporer après un plongeon de plus de 10 % en août, les investisseurs doutant de sa capacité à maintenir son avance dans l’obésité. Dans le luxe, Kering a été sanctionné avec un recul de 15 % de ses ventes au T2, dont un plongeon de 25 % pour Gucci, tandis que LVMH a mieux résisté.

Renault a affiché une perte nette de plus de 11 milliards d’euros liée à une dépréciation sur Nissan et a abaissé ses prévisions de marge et de cash-flow. Enfin, l’éolien offshore européen a souffert de retards et de coûts persistants, avec Ørsted en première ligne.

Matières premières et obligations : l’or roi, le pétrole stable

Sur le marché des matières premières, l’or a confirmé son statut de valeur refuge ultime. Le métal jaune a franchi le seuil symbolique des 3 000 dollars l’once début août, stimulé par la perspective d’une baisse des taux américains et par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le pétrole, en revanche, est resté étonnamment stable.

Le Brent a évolué autour de 67-68 dollars le baril, coincé entre une demande estivale soutenue et la prudence des investisseurs face aux incertitudes mondiales.

Côté obligations, la détente des rendements a permis aux actifs sensibles aux taux de respirer. Les small caps américaines et l’immobilier coté ont connu un rebond marqué après Jackson Hole. Les investisseurs ont commencé à rallonger leurs positions de duration, anticipant que l’ère des taux élevés touche à sa fin.

Géopolitique : un été sous haute tension

Si les marchés financiers ont fêté Jackson Hole, ils n’ont pas pu ignorer la montée des tensions au Moyen-Orient. Dès juillet, Israël a multiplié les signaux de fermeté à l’égard de l’Iran, accusé de soutenir des groupes armés régionaux. Les États-Unis ont affiché leur soutien inconditionnel à Tel-Aviv, tout en affirmant ne pas vouloir d’une extension du conflit.

Mais à Washington comme à Jérusalem, le message a été clair : toute attaque iranienne sera suivie de représailles.

Dans ce contexte, les investisseurs ont retrouvé de vieux réflexes. L’or a été plébiscité comme valeur refuge, et les flux vers les actifs jugés sûrs se sont intensifiés. Le risque géopolitique est redevenu un facteur central, rappelant que les marchés restent vulnérables aux soubresauts diplomatiques.

À l’autre bout de l’Asie, la radiation d’Evergrande de la Bourse de Hong Kong, fin août, a marqué l’épilogue symbolique d’une crise immobilière qui secoue la Chine depuis plusieurs années. Ce geste, hautement symbolique, a ravivé les craintes sur la solidité du modèle économique chinois, malgré un PIB affiché à +5,2 % au deuxième trimestre.

Perspectives : un automne sous surveillance

À la veille de la rentrée, trois grandes questions se posent. La première est monétaire : la Fed concrétisera-t-elle une première baisse de taux en septembre ? Si oui, le marché pourrait prolonger sa dynamique haussière, mais un chiffre d’inflation ou d’emploi mal orienté pourrait raviver la volatilité.

La deuxième est géopolitique : les tensions au Moyen-Orient, associées aux incertitudes commerciales, constituent une menace immédiate. Une escalade entre Israël, l’Iran et les États-Unis aurait des répercussions directes sur l’énergie et sur la confiance des marchés.

Enfin, la troisième est microéconomique : la vague de l’IA doit continuer de se traduire par des résultats tangibles. Si Microsoft, Palantir et TSMC ont montré la voie, les prochaines publications diront si cette tendance se diffuse à l’ensemble du secteur.

En résumé, l’été 2025 a été celui des contrastes : des marchés actions au zénith, des banques centrales qui amorcent leur pivot, mais aussi des chocs d’entreprises et des menaces géopolitiques qui rappellent la fragilité de cette euphorie. L’automne dira si la promesse d’un atterrissage en douceur peut tenir face aux secousses du monde réel.

Sources
https://www.reuters.com/markets/us/powell-signals-september-rate-cut-jackson-hole-2025-08-22/
https://www.reuters.com/markets/europe/ecb-leaves-interest-rates-unchanged-amid-tariff-uncertainty-2025-07-24/
https://www.reuters.com/world/uk/bank-england-cuts-rates-4-after-narrow-5-4-vote-2025-08-07/
https://www.reuters.com/markets/us/us-consumer-inflation-cools-more-than-expected-july-2025-08-14/
https://www.reuters.com/markets/commodities/gold-hits-record-high-above-3300-rate-cut-hopes-build-2025-08-21/
https://www.ft.com/content/microsoft-capex-30bn-ai-2025
https://www.reuters.com/business/palantir-lifts-annual-revenue-forecast-again-ai-demand-accelerates-2025-08-04/
https://www.reuters.com/business/healthcare-pharmaceuticals/novo-nordisk-shares-plunge-obesity-drugs-2025-08-06/
https://www.reuters.com/business/autos-transportation/renault-h1-loss-guidance-nissan-impairment-2025-07-26/
https://www.bloomberg.com/news/articles/2025-07-30/kering-sales-slump-gucci-down-25-lvmh-resilient
https://www.reuters.com/sustainability/boards-policy-regulation/ubs-beats-expectations-with-24-billion-second-quarter-profit-2025-07-30/
https://www.reuters.com/business/finance/santanders-q2-net-profit-rises-7-same-period-2024-2025-07-30/
https://www.reuters.com/world/middle-east/white-house-american-people-not-seek-wider-war-2025-08-14/
https://www.reuters.com/world/middle-east/us-ready-strike-back-mid-east-attack-ambassador-2025-08-20/
https://www.reuters.com/world/china/evergrande-delist-hong-kong-2025-08-25/