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Les ETF sectoriels : Pourquoi séduisent-ils autant les investisseurs ?

Les ETF (Exchange-Traded Funds) sectoriels connaissent une popularité grandissante parmi les investisseurs en 2025. Offrant une diversification ciblée et une exposition à des secteurs stratégiques, ils deviennent un outil incontournable pour optimiser son portefeuille. Voici pourquoi.

Qu’est-ce qu’un ETF sectoriel ? Un ETF sectoriel est un fonds indiciel qui suit la performance d’un secteur spécifique, comme la technologie, la santé ou l’énergie. Contrairement aux ETF traditionnels qui couvrent plusieurs industries, les ETF sectoriels permettent de concentrer les investissements sur des thématiques précises.

Cet article est sponsorisé par Trade Republic. Si vous êtes intéressé par l’investissement et que vous souhaitez commencer à investir dans vos premiers ETF avec une plateforme fiable et reconnue, inscrivez-vous sur Trade Republic dès aujourd’hui via ce lien:

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Revenons à notre sujet ! 👇

Pourquoi choisir un ETF sectoriel ?

  • Diversification ciblée : Investir dans plusieurs entreprises d’un même secteur limite les risques liés à une seule action tout en captant le potentiel global du domaine.
  • Accessibilité : Avec des frais réduits et une gestion passive, les ETF sont accessibles même aux investisseurs débutants.
  • Adaptation aux tendances : En suivant les secteurs en croissance, comme les énergies renouvelables ou l’intelligence artificielle, les ETF sectoriels permettent de s’aligner sur les grandes tendances.

Les secteurs phares en 2025 :

  • Technologie et intelligence artificielle : Les ETF technologiques offrent une exposition à des leaders comme NVIDIA ou Microsoft, et capturent l’essor de l’IA.
  • Santé : Avec le vieillissement de la population et les avancées médicales, les ETF axés sur les biotechnologies et la pharma gagnent en attrait.
  • Énergies renouvelables : La transition écologique booste la demande pour les ETF liés au solaire, à l’éolien et à l’hydrogène.

Exemples d’ETF sectoriels populaires :

  • VanEck Crypto and Blockchain Innovators UCITS ETF reproduit l’index MVIS Global Digital Assets Equity.
  • Le L&G Gold Mining UCITS ETF reproduit l’index DAXglobal® Gold Miners.
  • Invesco European Banks Sector UCITS ETF
  • XLK : Technology Select Sector SPDR Fund (secteur technologique).
  • IBB : iShares Nasdaq Biotechnology ETF (biotechnologies).
  • ICLN : iShares Global Clean Energy ETF (énergies renouvelables).

Points de vigilance :

  • Concentration des risques : Bien que diversifiés au sein d’un secteur, les ETF sectoriels restent sensibles aux cycles propres à ce dernier.
  • Suivi des tendances : Investir sur un secteur trop populaire peut parfois entraîner un risque de bulle.

Les ETF sectoriels séduisent également par leur simplicité d’utilisation. Contrairement à la sélection d’actions individuelles, ils permettent d’accéder rapidement à un secteur tout entier. C’est une excellente option pour les investisseurs débutants cherchant à se lancer en Bourse, tout en restant un outil performant pour les profils expérimentés souhaitant diversifier davantage leur portefeuille.

Les ETF sectoriels sont des outils puissants pour les investisseurs souhaitant s’exposer aux tendances majeures tout en diversifiant leur portefeuille. Ils combinent simplicité, accessibilité et performance. Cependant, une analyse rigoureuse des secteurs et une évaluation des risques restent indispensables.

Et vous, quels secteurs vous attirent le plus pour vos investissements ETF ? Partagez votre avis en commentaires !


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Quels secteurs d’investissement privilégier en 2025 ?

L’année 2025 s’annonce pleine de promesses et de défis pour les investisseurs. Entre les innovations technologiques, les tendances sociétales et les évolutions géopolitiques, les opportunités d’investissement sont variées mais requièrent une analyse minutieuse.

Voici un tour d’horizon des principaux secteurs à surveiller pour orienter vos placements et investissements.

1. Technologie et Intelligence Artificielle : la révolution continue

La tech reste un pilier incontournable pour les investisseurs en 2025. Avec l’essor de l’intelligence artificielle (IA), des entreprises comme NVIDIA, Microsoft, TSMC et Alphabet continuent de développer des solutions qui transforment des secteurs entiers.

  • Pourquoi investir ?
    • Adoption croissante de l’IA dans la santé, la finance et la logistique.
    • Innovations en matière de semi-conducteurs et d’informatique quantique.
  • Risques à évaluer :
    • Les valorisations élevées.
    • Les réglementations accrues, notamment en Europe et aux États-Unis.

2. Pharmaceutique et biotechnologies

Le vieillissement de la population et les progrès médicaux stimulent ce secteur. Les entreprises focalisées sur les traitements des maladies chroniques et les biotechnologies offrent un fort potentiel.

  • À surveiller :
    • Les sociétés développant des thérapies géniques et des vaccins.
    • Les acquisitions stratégiques dans le secteur, qui augmentent la valeur des actions.
  • Exemples : Moderna, Pfizer, Amgen, Novo Nordisk

3. Luxe : un secteur résilient et en expansion

Malgré une conjoncture économique incertaine, le luxe résiste grâce à la demande des classes moyennes et supérieures dans les économies émergentes. Des entreprises comme LVMH, Hermès ou Kering continuent de performer.

  • Atouts du secteur :
    • Forte marge bénéficiaire.
    • Expansion rapide sur les marchés asiatiques.
  • Points de vigilance :
    • Sensibilité à la consommation discrétionnaire.
    • Réputation écologique et sociale.

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4. Crypto-actifs : une adoption croissante

Malgré la volatilité historique, les crypto-actifs attirent de plus en plus d’investisseurs institutionnels. Les cas d’utilisation s’élargissent, notamment grâce à l’essor des stablecoins et des applications DeFi (finance décentralisée).

  • À explorer :
    • Bitcoin et Ethereum restent des références.
    • Les projets blockchain axés sur la scalabilité et l’écologie, comme Solana ou Cardano.
  • Conseil : Investissez avec prudence et diversifiez vos actifs pour éviter les pertes importantes !

5. Matières premières : des besoins fondamentaux

Les ressources comme le lithium, le cuivre et le nickel sont essentielles à la transition énergétique. Avec la montée des véhicules électriques et des énergies renouvelables, ces matières premières devraient maintenir une forte demande.

  • Focus :
    • Lithium : pilier des batteries électriques.
    • Cuivre : essentiel pour les infrastructures électriques.
  • Entreprises et ETF : Glencore, Albemarle, ou des ETF spécialisés dans les matières premières.

6. Les ETF et le S&P 500 : diversification et performance

Pour les investisseurs cherchant une solution simple et diversifiée, les ETF restent une excellente option en 2025. Les ETF répliquant les grands indices, comme le S&P 500, permettent d’accéder à une large gamme d’entreprises performantes.

  • Pourquoi choisir les ETF ?
    • Frais de gestion réduits.
    • Exposition à des secteurs variés avec un seul produit financier.
  • Focus sur le S&P 500 :
    • Représente les 500 plus grandes entreprises cotées aux États-Unis, couvrant des secteurs tels que la tech, la santé, et la consommation discrétionnaire.
    • Performances historiques solides, en faisant un pilier des portefeuilles long terme.
  • Exemples d’ETF populaires : Vanguard S&P 500 ETF (VOO), iShares Core S&P 500 ETF (IVV), ou encore SPDR S&P 500 ETF Trust (SPY).

Pour investir en 2025, il est donc crucial de diversifier vos placements tout en surveillant les grandes tendances économiques et technologiques.

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Trade Republic : Une promesse tenue avec un bilan remarquable en 2024 !

Quatre ans après son arrivée en France, Trade Republic affirme sa position de partenaire de confiance pour la gestion de l’épargne. Avec l’ouverture de sa succursale en France, cette plateforme propose des solutions adaptées aux besoins spécifiques de ses plus d’un million de clients français.

En tenant sa promesse d’apporter simplicité, transparence et efficacité, Trade Republic se distingue désormais comme un acteur clé du paysage financier.

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En associant ces fonctionnalités à la carte bancaire Mirror, au design premium, Trade Republic allie élégance et performance au service de ses utilisateurs. Cette carte, disponible pour un paiement unique de 50 €, reflète l’engagement de la plateforme envers une expérience client de qualité.

Un PEA sans frais : Une révolution pour l’épargne à long terme

Dans le domaine de l’investissement, Trade Republic confirme son rôle de pionnier en lançant le premier Plan d’Épargne en Actions (PEA) sans frais sur les plans d’épargne en France. Ce produit permet :

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Cette initiative reflète l’ambition de Trade Republic de démocratiser l’accès à l’investissement, tout en respectant les attentes d’une clientèle en quête de solutions fiables et transparentes.

Un bilan impressionnant pour 2024

L’année 2024 témoigne de la confiance grandissante des épargnants envers Trade Republic :

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Une vision claire pour 2025

Selon Christian Hecker, cofondateur de Trade Republic, « La France est au cœur de nos priorités pour 2025. Nous avons tenu notre promesse en localisant complètement notre offre afin de répondre aux attentes spécifiques des épargnants français. »

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Trade Republic : Une finance réinventée pour tous

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L’Union Européenne va t-elle surprendre les marchés cette année ?

Alors que nous entrons dans la nouvelle année, il est difficile d’être optimiste pour la zone euro du point de vue des investisseurs. La politique de celle-ci devient de plus en plus fragmentée et polarisée.

L’Allemagne pourrait se retrouver sans gouvernement stable au moins jusqu’aux élections de fin février, et la France pourrait devoir attendre 2027, date à laquelle le mandat du président Emmanuel Macron prendra fin.

La croissance est au point mort et le chômage devrait augmenter. L’économie est freinée par une réglementation trop lourde, des prix énergétiques élevés depuis la guerre en Ukraine en 2022, une démographie faible, une concurrence croissante dans le secteur manufacturier et l’incapacité à suivre le rythme des avancées technologiques chinoises et américaines.

Une grande partie du continent est aux prises avec un endettement excessif, alors même que les gouvernements sont sous pression pour augmenter considérablement les dépenses de défense.

Les prévisions du consensus tablent sur une croissance de seulement 1,1 % l’an prochain. Certains sont encore plus pessimistes : Bank of America table sur une croissance de seulement 0,9 % en 2025. Même si l’on part du principe que Donald Trump n’impose que des droits de douane modestes à l’Europe à son retour à la Maison Blanche, les risques pour la croissance sont largement orientés à la baisse, selon la dernière enquête de la Banque centrale européenne auprès d’économistes indépendants.

En outre, selon l’OCDE, la zone euro, elle, est à la peine. Sa croissance n’atteindra que 1,3 % en 2025 et 1,5 % en 2026 après 0,8 % cette année. En crise politique, la France et l’Allemagne enregistreront respectivement une hausse de leur PIB de 0,9 % et 0,7 % en 2025. L’OCDE a sérieusement revu à la baisse (-0,3 point par rapport à septembre) son pronostic.

Pour la France, « les efforts d’assainissement budgétaire qui seront déployés en 2025 et 2026 pèseront sur la croissance et neutraliseront en partie l’effet positif de l’assouplissement de la politique monétaire sur l’investissement résidentiel et celui des entreprises », avance l’Organisation. Côté Allemagne, « l’investissement privé se redressera progressivement, soutenu par l’épargne des entreprises et la baisse des taux d’intérêt, mais l’incertitude liée à l’action publique continuera de peser sur la confiance des investisseurs », commente l’institution.

En revanche, on anticipe une résilience continue de la croissance dans le Sud de l’Europe. La performance économique de l’Espagne, du Portugal et de la Grèce a été remarquable cette année, soutenue par une croissance robuste des services (qui représentent une plus grande part de l’activité globale qu’au Nord), une immigration élevée (soutenant une forte croissance de l’emploi) et un soutien à l’investissement via le Fonds de Relance Européen.

Bien que les analystes s’attendent à un ralentissement de la croissance dans le Sud l’année prochaine, ces pays devraient mieux résister aux tensions commerciales et aux pressions concurrentielles de la Chine qu’au Nord.

Malgré ces difficultés, les données sur l’activité économique de la zone euro indiquent une croissance modeste mais positive. Les revenus réels (corrigés de l’inflation) devraient augmenter et l’épargne est élevée, deux éléments qui devraient soutenir les dépenses des ménages.

Ainsi, c’est la consommation des ménages qui devrait tirer cette modeste croissance, avec des augmentations de salaires qui permettent aux Européens de retrouver du pouvoir d’achat après la bouffée inflationniste provoquée par la crise énergétique.

De fait, la croissance des salaires négociés dans la zone euro a bondi à 5,42 % au troisième trimestre 2024, soit la plus forte hausse depuis le premier trimestre 1993, contre 3,54 % au deuxième trimestre, alors que l’inflation est tombée à 2,2% en novembre 2024, donc les salaires réels restent élevés.

Cette croissance des salaires est soutenue par la faiblesse du taux de chômage, en effet, en octobre, le taux de chômage de l’Union a touché un nouveau plus bas historique, à 6,3% de la population active, et devrait rester à ce niveau en 2025 et 2026 selon la Commission Européenne.

Par conséquent, selon les analystes, la consommation privée resterait le principal moteur de la croissance du PIB, soutenue par la forte progression de la rémunération du travail, elle-même alimentée par la hausse des salaires et le ralentissement de l’inflation. La progression de la consommation privée s’est probablement fortement accélérée au troisième trimestre 2024, en dépit du taux élevé d’épargne des ménages.

La croissance annuelle des dépenses des ménages devrait passer d’environ 0,8-0,9 % en 2023-2024 à 1,3 % en 2025-2026, avant de retomber légèrement en 2027 et revenir à la moyenne d’avant la pandémie de 1,2 %, selon la Banque Centrale Européenne.

La reprise de la consommation privée s’explique par une normalisation progressive du taux d’épargne des ménages et une hausse du revenu réel disponible, principalement en raison de la croissance toujours soutenue des salaires et de la forte progression des revenus hors travail (en particulier, les revenus du travail indépendant et des actifs financiers).

Même si la hausse du revenu réel devrait être modérée en 2025-2027, du fait de la dissipation des effets liés au rattrapage des salaires réels, la consommation privée devrait également bénéficier d’une légère baisse du taux d’épargne liée à la normalisation progressive du comportement de consommation.

Le taux d’épargne des ménages devrait rester élevé, reflétant des taux d’intérêt toujours hauts, quoiqu’en baisse, et des critères d’octroi toujours restrictifs, et diminuer progressivement sur l’horizon de projection, mais à un rythme plus lent qu’anticipé dans les projections de septembre 2024 de la BCE.

Un redressement de la confiance des consommateurs ainsi qu’un lissage de la consommation, c’est-à-dire une réaction différée des dépenses des ménages à l’augmentation du pouvoir d’achat, devraient également contribuer à la diminution progressive de l’épargne.

Bien que la hausse du taux d’épargne des ménages au premier semestre soit difficile à expliquer, on s’attend à une baisse progressive du taux d’épargne l’année prochaine, à mesure que les taux des dépôts diminuent et que le comportement d’épargne se normalise.

Par rapport aux projections de septembre 2024, la croissance de la consommation privée a été révisée à la hausse de 0,1 point de pourcentage pour 2024, traduisant une dynamique légèrement plus forte dans le contexte d’une croissance plus soutenue des revenus du travail, mais a été révisée à la baisse pour 2025 et 2026, de 0,1 et 0,2 point de pourcentage respectivement, reflétant largement une progression du taux d’épargne liée à la normalisation plus lente attendue du comportement de dépense des ménages.

Celle-ci a été révisée à la baisse aussi car la croissance lente du PIB devrait se traduire par un ralentissement du marché de l’emploi l’année prochaine. Le taux de chômage, qui s’élevait à 6,3 % en septembre, devrait augmenter l’année prochaine et atteindre 6,7 % début 2026 selon Goldman Sachs. Ainsi, cela engendrera un ralentissement de la croissance des salaires.

Qui plus est, l’incidence du resserrement antérieur de la politique monétaire sur la croissance devrait s’estomper sur l’horizon de projection, notamment grâce à la baisse continue des taux directeurs.Les effets des mesures de politique monétaire prises entre décembre 2021 et septembre 2023 continuent de se transmettre à l’économie réelle.

L’essentiel de ces effets modérateurs sur la croissance devrait cependant déjà s’être matérialisé. Après les abaissements des taux d’intérêt directeurs réalisés depuis juin 2024, et sur la base des anticipations des marchés relatives à la trajectoire future des taux d’intérêt à la date d’arrêté des projections, l’incidence négative du resserrement antérieur de la politique monétaire sur la croissance économique devrait s’amenuiser en 2025.

Bien que l’ampleur et l’évolution dans le temps de cette incidence négative restent très incertaines, celle-ci devrait s’être effacée d’ici à 2026, selon la Banque Centrale Européenne.

Par ailleurs, l’inflation est en baisse depuis l’été, et l’inflation globale et l’inflation sous-jacente devraient revenir à un taux durable de 2 % d’ici la fin de l’année prochaine, à mesure que l’inflation des services ralentit.

Les perspectives d’inflation restent toutefois particulièrement incertaines. Une dépréciation de l’euro pourrait indiquer des pressions inflationnistes plus fortes que prévu.

De plus, les mesures de rétorsion que prendraient les Européens en cas de hausse des droits de douane américains se traduiraient également par un peu plus d’inflation en zone euro. Cela viendrait aussi compliquer le travail de la BCE. Si on imagine une hausse de 10% des droits de douane européens sur les importations en provenance des Etats-Unis (2,2% du PIB), l’impact sur l’inflation de la zone euro pourrait être haussier d’environ 0,3% selon les analystes.

D’un autre côté, l’inflation pourrait être plus modérée dans un contexte de ralentissement du marché du travail et en cas de droits de douane américains plus élevés que prévu sur la Chine, ce qui pourrait inciter la Chine à vendre ses excédents de biens à prix réduits en Europe.

La croissance économique lente et la baisse de l’inflation vont probablement pousser la Banque centrale européenne à réduire ses taux d’intérêt. Selon les analystes, le taux neutre de la BCE se situe entre 1,5%-2%, et il pourrait être atteint dès l’automne de cette année.

Néanmoins, les nouvelles données disponibles suggèrent un léger ralentissement de la croissance du PIB de la zone euro à court terme, dans un contexte de forte incertitude.

Les indicateurs tirés d’enquêtes relatifs à l’activité, tels que l’indice des directeurs d’achat et les indicateurs de confiance des chefs d’entreprise et des consommateurs de la Commission européenne, demeurent faibles.

La plupart d’entre eux se sont encore repliés en novembre. Les données font état de différences persistantes entre les secteurs, avec un secteur manufacturier toujours très fragile (l’indice des directeurs d’achat relatif à l’activité dans ce secteur est ressorti à 45,1 en décembre). Il s’agit de la plus forte baisse de l’activité manufacturière en trois mois, prolongeant la séquence de contraction en cours depuis deux ans.

Les nouvelles commandes ont continué de baisser à un rythme soutenu, poussant les usines à réduire leur production au plus haut depuis la période correspondante de l’année précédente. La baisse de la production a eu lieu malgré une nouvelle diminution des arriérés de travail.

Par conséquent, la baisse de la demande de capacité a poussé les fabricants à réduire leurs effectifs, en particulier en Allemagne et en France, tandis que le bloc a enregistré une baisse agressive des achats.

Sur le front des prix, les charges liées aux coûts de production ont baissé pour le quatrième mois consécutif. Pour l’avenir, la confiance des fabricants quant à l’activité future reste modérée, bien qu’elle se soit améliorée par rapport au mois dernier.

Le secteur manufacturier est plombé par les coûts énergétiques. De fait, les prix de l’énergie ont chuté de manière significative par rapport à leur pic, mais les prix du gaz européen restent nettement supérieurs aux niveaux d’avant 2022 et sensiblement plus élevés qu’aux États-Unis.

Parallèlement, la Chine est devenue un concurrent majeur pour la production de biens européens, gagnant significativement des parts de marché dans les industries ayant subi des augmentations de coûts.

En revanche, l’activité dans les services a de nouveau rebondi en décembre, me HCOB Eurozone Services PMI a augmenté à 51,4 en décembre 2024, contre 49,5 en novembre, alors que les analystes s’attendaient à ce qu’il reste stable à 49,5, selon des estimations préliminaires. Les dernières données indiquent une nouvelle expansion de l’activité dans le secteur des services après une première contraction en dix mois en novembre. Les nouvelles commandes ont continué à diminuer à un rythme soutenu, bien qu’inférieur à celui du mois précédent.

Dans le même temps, le taux de croissance de l’emploi a presque stagné. Sur le front des prix, les charges d’entrée et de sortie ont connu une augmentation brutale et accélérée. Enfin, l’optimisme concernant les perspectives de production à 12 mois s’est renforcé.

Ainsi, dans l’ensemble, l’activité économique devrait progresser de 0,2 % au quatrième trimestre 2024, soit un rythme plus lent qu’au troisième trimestre, en raison du dénouement des facteurs ponctuels qui ont soutenu la croissance pendant l’été (tels que les Jeux olympiques de Paris), de la faiblesse de la confiance, du niveau élevé des incertitudes et des tensions géopolitiques.

Ensuite, nous avons également le retour de Trump le 20 janvier à la Maison Blanche et qui pourrait enclencher une nouvelle guerre commerciale avec l’Union Européenne. Dans le scénario, où ces tarifs sont effectifs, cela risque de peser significativement sur la croissance de la zone euro.

Bien que l’ampleur de ces tarifs reste très incertaine, une grande partie de l’impact négatif sur la croissance proviendra d’une incertitude accrue en matière de politique commerciale, plutôt que des hausses tarifaires elles-mêmes. Les indicateurs d’incertitude en matière de politique commerciale sont déjà en hausse.

L’incertitude liée à la politique commerciale US a commencé à monter, mais elle reste très contenue, si on la compare à la période de 2018-2019. Rappelons que les exportations européennes vers les Etats-Unis représentent 3,1% du PIB de la zone euro.

L’effet direct d’une hausse de 10% des droits de douane serait de l’ordre d’environ 0,1/0,2 pt de PIB selon les analystes. En termes de croissance économique, les pays européens les plus touchés seraient ceux dont les exportations vers les US en % du PIB sont les plus élevées (Suisse, Allemagne, Pays-Bas, Suède). La France et l’Espagne seraient quant à elles peu touchées par des droits de douane uniformes.

Ensuite, il faut tenir compte des facteurs négatifs indirects en termes de croissance : la hausse des taux longs, la baisse de l’euro et les mesures de rétorsion prises par les Européens à l’égard des Américains.

Trump a mentionné une hausse généralisée de 10 % des droits de douane sur l’ensemble des importations américaines (incluant donc l’Europe). Il est toutefois probable que ces droits de douane soient négociés secteur par secteur, voire pays par pays, et que leur mise en place soit progressive.

En Europe, on peut imaginer un certain nombre de concessions politiques qui pourraient permettre de réduire ce taux de 10% (coopération contre la Chine, plus grande ouverture aux exportations américaines dans la défense et l’énergie).

De surcroît, la hausse encore plus forte du protectionnisme US à l’égard de la Chine (avec des droits de douane qui pourraient atteindre 60%) signifie que la politique mercantiliste de la Chine va désormais davantage cibler le marché domestique européen pour compenser les pertes subies sur le marché américain. Cela d’autant que les barrières à l’entrée sur le marché européen sont relativement faibles.

Par la suite, nous avons également la poursuite de la consolidation budgétaire en 2025, qui pourrait avoir un impact négatif sur la croissance de 0,5 point de pourcentage selon les analystes. En Allemagne, le frein constitutionnel à l’endettement continuera de restreindre la marge budgétaire, mais cela pourrait changer avec les nouvelles élections législatives au mois de février. En effet, les sondages actuels placent l’Union chrétienne-démocrate (CDU/CSU) en tête, laissant entrevoir une “grande coalition” (avec les sociaux-démocrates, SPD) comme scénario le plus probable, suivie d’une coalition “noire-verte” (avec les Verts).

Un accord sur le budget 2025 semble désormais improbable, ce qui pourrait entraîner une légère contraction budgétaire au premier semestre 2025, mais le nouveau gouvernement pourrait alors adopter un budget supplémentaire pour soutenir l’économie au second semestre.

Bien qu’un changement de gouvernement ouvre la voie à une politique budgétaire plus expansionniste, compte tenu de la marge budgétaire allemande, on s’attend à ce que les conservateurs n’approuvent que des mesures budgétaires limitées supplémentaires.

Ensuite, la France prévoit une importante correction budgétaire avec un objectif de déficit public à 5% en 2025 ; l’Italie a promis une consolidation budgétaire plus rapide que prévu, plaçant le ratio dette/PIB sur une trajectoire décroissante à partir de 2027. Les plans du gouvernement permettraient à l’Italie de sortir de la procédure de déficit excessif (PDE) en 2026 et de respecter les règles budgétaires européennes par la suite. Toutefois, la hausse des taux d’emprunt souverains réels et une croissance économique modérée compliqueront le respect des règles budgétaires à moyen terme.

Par la suite, l’Espagne devrait afficher un déficit plus important que prévu en raison des inondations à Valence, mais elle reste sur la voie d’une consolidation régulière conformément au plan triennal 2024.

Le soutien budgétaire via le Fonds de relance européen restera positif en 2025, mais cette impulsion ne sera pas suffisante pour compenser l’orientation restrictive des politiques budgétaires nationales.

Les perspectives structurelles de l’économie de la zone euro restent difficiles. En plus des coûts énergétiques élevés, des tensions commerciales et de la concurrence chinoise évoqués précédemment, l’Europe affiche une croissance décevante de la productivité et fait face à des vents contraires importants liés au vieillissement de la population.

En conséquence, on estime que la croissance potentielle de la zone euro s’établit à 1 %, contre 1,2 % historiquement.

D’ailleurs, ce pessimisme se reflète sur les marchés. Les actions européennes se négocient peut-être à des niveaux proches de leurs records, mais elles ont nettement sous-performé les actions américaines. L’indice Euro Stoxx 600 se négocie désormais avec une décote record de 40 % par rapport à l’indice S&P 500 sur la base des prévisions de bénéfices pour l’année prochaine.

Alors que les ménages américains n’ont jamais été aussi optimistes à l’égard des actions et que les gestionnaires de fonds américains n’ont jamais détenu moins de liquidités, les gérants de fonds mondiaux sont sous-pondérés en actions européennes et personne ne s’attend à ce qu’elles surperforment les autres marchés en 2025, selon la dernière enquête de Bank of America auprès des investisseurs.

Mais qu’est-ce qui pourrait bien se passer en Europe en 2025 pour sortir de cette morosité économique ?

La première solution immédiate serait que la BCE cesse de s’inquiéter de l’inflation et agisse résolument pour soutenir la croissance. Une réduction de son taux directeur à 1,5 % ou moins, contre 3 % actuellement, pourrait contribuer à restaurer la confiance dans les secteurs en difficulté, notamment l’immobilier et la construction, estime Gilles Moëc, économiste en chef du groupe Axa. Cela permettrait également de soutenir les projets de décarbonation à long terme et d’alléger une partie de la pression budgétaire sur les gouvernements.

Deuxièmement, une fin rapide de la guerre en Ukraine, dans des conditions que Kiev pourrait accepter, dissiperait l’un des nuages ​​les plus sombres qui ont plané sur l’économie du continent au cours des deux ans et demi écoulés, en particulier si cela conduisait à une baisse des prix de l’énergie. La reconstruction de l’Ukraine et son intégration au marché unique de l’UE stimuleraient l’activité économique.

Un autre coup de pouce pourrait venir d’un assouplissement du frein à l’endettement allemand. Friedrich Merz, favori pour le poste de chancelier, pourrait pour l’instant exclure cette option, du moins jusqu’aux élections. Mais il est difficile de concilier l’engagement de son parti, l’Union chrétienne-démocrate, d’augmenter les dépenses de défense et de réduire les impôts sans emprunter davantage. Alors que tout le monde, d’Angela Merkel au président actuel de la Bundesbank, s’est désormais prononcé en faveur d’une réforme du frein à l’endettement, un assouplissement de la politique budgétaire semble probable.

En attendant, un programme déterminé de réformes du côté de l’offre pourrait faire augmenter la croissance allemande de 0,5 point de pourcentage l’année prochaine, estime Holger Schmieding, économiste en chef de la banque Berenberg.

Une autre bonne surprise pourrait être la mise en œuvre des recommandations récentes de Mario Draghi sur la manière de renforcer la compétitivité de l’UE. Les attentes sont actuellement faibles, notamment en raison de l’opposition à toute nouvelle émission de dette commune. Pourtant, une grande partie du programme de déréglementation de l’ancien Premier ministre italien ne nécessite pas de financement supplémentaire ni même de législation.

En outre, certains signes montrent que la résistance à l’émission de nouvelles dettes pour financer les dépenses de défense pourrait faiblir à mesure que l’Europe s’efforce d’assurer sa propre sécurité et de prévenir les menaces de droits de douane de Trump. Certains estiment que les réformes ne progresseront pas en Europe parce qu’il manque un leadership fort, notamment en France et en Allemagne.

D’autres, au contraire, comblent ce vide. La décision d’Ursula von der Leyen de se rendre au Brésil la première semaine de son nouveau mandat pour signer l’accord commercial UE-Mercosur, par exemple, a montré que la présidente de la Commission européenne ne craint pas de prendre des risques politiques pour parvenir à un accord qui est manifestement dans l’intérêt économique et géopolitique du bloc. Elle semble au moins reconnaître la gravité du moment et est prête à y faire face.

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Comment analyser une action : Les bases de l’analyse fondamentale

L’analyse fondamentale est une méthode incontournable pour évaluer la valeur intrinsèque d’une action. En examinant la santé financière et les perspectives d’une entreprise, vous pouvez déterminer si son action est sous-valorisée ou surévaluée.

Voici un guide pratique pour comprendre les ratios financiers et effectuer une évaluation solide.

1. Comprendre l’analyse fondamentale

L’objectif de l’analyse fondamentale est d’identifier les facteurs qui influencent la performance à long terme d’une entreprise. Cela inclut :

  • Les données financières : revenus, profits, dettes, etc.
  • L’environnement économique : croissance du secteur, concurrence, réglementation.
  • La stratégie de l’entreprise : avantages concurrentiels, innovations, direction.

2. Les étapes clés pour analyser une action

a) Examiner les états financiers

Les trois principaux états financiers sont :

  • Le compte de résultat : Il montre la rentabilité de l’entreprise (chiffre d’affaires, bénéfice net).
  • Le bilan : Il indique la situation financière à un instant donné (actifs, passifs, capitaux propres).
  • Le tableau des flux de trésorerie : Il précise comment l’entreprise gère sa liquidité (entrées et sorties de cash).

b) Calculer les ratios financiers

Les ratios financiers offrent une vue synthétique de la performance. Voici les plus importants :

  • Ratio cours/bénéfice (PER) :
    • Formule : Cours de l’action / Bénéfice par action (BPA).
    • Interprétation : Un PER élevé peut refléter une forte croissance attendue, mais aussi une surévaluation.
  • Ratio dette/capitaux propres :
    • Formule : Dette totale / Capitaux propres.
    • Interprétation : Mesure le niveau d’endettement. Une dette élevée peut être risquée en cas de ralentissement économique.
  • Marge nette :
    • Formule : Bénéfice net / Chiffre d’affaires.
    • Interprétation : Montre la rentabilité des ventes. Plus elle est élevée, mieux c’est.
  • Return on Equity (ROE) :
    • Formule : Bénéfice net / Capitaux propres.
    • Interprétation : Indique la rentabilité des fonds propres investis par les actionnaires.

c) Analyser le secteur et la concurrence

  • Comparez les ratios financiers avec ceux d’entreprises similaires dans le même secteur.
  • Examinez les tendances du marché, les innovations et les éventuels obstacles (réglementations, saturation).

d) Considérer les perspectives à long terme

  • Étudiez la stratégie de l’entreprise : nouveaux produits, expansion géographique, diversification.
  • Tenez compte des conditions économiques globales : taux d’intérêt, croissance du PIB.

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3. Les erreurs à éviter

  • Ignorer les fondamentaux : Ne vous laissez pas guider uniquement par des rumeurs ou des tendances.
  • Sous-estimer les risques : Une entreprise prospère aujourd’hui peut rencontrer des difficultés demain.
  • Se concentrer uniquement sur un ratio : Combinez plusieurs indicateurs pour une vision globale.

4. Pourquoi l’analyse fondamentale est essentielle

En comprenant les bases de l’analyse fondamentale, vous pouvez prendre des décisions plus éclairées et éviter les écarts émotionnels. Ce type d’analyse est idéal pour les investisseurs à long terme qui cherchent à construire un portefeuille solide et durable.

Prêt à analyser votre première action ? Commencez par les états financiers et explorez les ratios clés pour découvrir des opportunités cachées !


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Bourse Economie Nos analyses

Le DAX 40 défie la récession : Pourquoi l’indice allemand surpasse ses rivaux européens en 2024

Le Dax allemand signe une progression remarquable depuis le début de l’année, alors que la conjoncture de la première économie de la zone euro s’avère maussade.

Le modèle allemand qui avait engrangé tant de succès dans les années 2000 et 2010 grâce à un accès à de l’énergie bon marché (gaz russe) et une économie tournée vers l’exportation de produits manufacturés (forte demande chinoise) montre ses limites. Les coûts de production ont monté, en raison notamment de la crise de l’énergie qui a montré la vulnérabilité du mix choisi (exposition excessive au gaz russe).

Dans le même temps, la Chine s’est renfermée sur elle-même à cause du Covid de 2020 à 2022 puis est arrivée la crise immobilière qui a fortement ralenti la demande intérieure du pays. En outre, la Chine qui tirait la demande de produits manufacturés est également devenu un concurrent de premier ordre.

Et, pourtant le DAX 40, le grand indice de la Bourse de Francfort, défie la gravité. Enchaînant les records, l’indice progresse de plus de 20% sur l’ensemble de 2024, alors que le CAC 40 perd 1,27%.

Certes, les tensions politiques en France liés à la dissolution de l’Assemblée nationale en juin et les incertitudes politiques qui ont suivi, pèsent dans la balance. La dissolution de l’Assemblée nationale en France, en juin dernier, avait provoqué d’importants remous à la Bourse de Paris. Le CAC 40qui évoluait au-dessus des 8.000 points avant cet évènement politique majeur, n’a plus jamais approché de près ou de loin ce seuil.

La question de la dissolution et des risques politiques associés a été le premier déclencheur de sous-performance de l’indice. Le risque politique a pesé car le marché a, dès le mois de juin, redouté de voir des formations politiques radicales émerger avec des importants changements fiscaux. Ce risque n’a pas pesé qu’en juin mais tout au long de l’été.

Le marché n’a pas eu tort : si le risque de radicalité politique ne s’est pas concrétisé, la fiscalité a effectivement été modifiée. Avec le risque que des mesures prises temporairement pour réduire un déficit dégradé ne deviennent durables. L’actuel gouvernement avait par exemple décidé d’alourdir pendant deux années l’impôt sur les sociétés acquitté par les entreprises réalisant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires en France.


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Néanmoins, l’Allemagne a également connu son moment « politique » cette année. De fait, le chancelier, Olaf Scholz, a révoqué le mercredi 7 novembre, le ministre des Finances, Christian Lindner, qui a été remplacé par Jörg Kukies, proche conseiller de Scholz.

Cette annonce a acté la fin de la coalition allemande « feu tricolore » qui regroupait les sociaux-démocrates (SPD) de Scholz, les écologistes et les libéraux (FDP) de Lindner. L’exécutif au pouvoir n’a ainsi plus de majorité au Parlement, réputé très puissant outre-Rhin.

Des tensions avaient émergé entre le FDP et le SDP autour de la constitution du Budget 2025 et la direction de la politique économique (en clair: faut-il relancer la croissance quitte à ne pas tenir l’équilibre budgétaire). Ce dans un contexte économique dégradé, puisque l’Allemagne peine à renouer avec la croissance, laissant désormais ses voisins tirer l’activité de la zone euro.

À la suite de cette décision, Olaf Scholz a appelé à un vote de confiance à la mi-janvier 2025. « S’il perdait ce vote, comme cela semble probable, il demanderait au président fédéral Steinmeier de dissoudre le parlement dans un délai de 21 jours. Dans le cas où le président dissoudrait le parlement, de nouvelles élections devraient être convoquées dans un délai de 60 jours« , explique UBS. Ce qui reviendrait donc à tenir des élections anticipées en mars.

Mais contrairement à la France, le risque politique mérite d’être relativisé. UBS note qu’au regard des sondages actuels, des coalitions traditionnelles (comme une grande coalition sociaux-démocrates-conservateurs) ont toutes les chances d’émerger. Alors que le parti d’extrême-droite AfD n’a que très peu de chance d’accéder au pouvoir.

De plus, ce bouleversement politique pourrait par ailleurs permettre à l’Allemagne d’obtenir plus de flexibilité sur la « règle d’or » ou « frein à l’endettement » qui limite fortement le déficit budgétaire, sauf en cas de détérioration importante de la conjoncture. Les deux partis qui devraient être amenés à former une coalition en février prochain se sont montrés ouverts à la révision de cette règle, même au sein du parti conservateur gardien du dogme du « Schwarze Null » (déficit budgétaire nul).

En d’autres termes, la crise politique allemande est vue d’un bon oeil par les marchés car elle pourrait, in fine, entraîner une hausse des investissements dans le pays.

« Il y a une ouverture sur une politique budgétaire. Une fois qu’il y aura une nouvelle coalition gouvernementale, peut-être il y aura-t-il une réflexion sur une révision constitutionnelle qui permettrait de sortir de ce frein à l’endettement qui se révèle complètement toxique« , a expliqué sur BFM Business ce jeudi Gilles Moëc, chef économiste du groupe Axa.  

« On se dirige vers la sortie de cette situation de blocage avec peut-être une élection en mars. Donc on va plutôt vers une clarification, au rythme des institutions allemandes« , a conclu l’économiste.

Cette différence de situation a politique a également joué un rôle dans l’arbitrage des portefeuilles des investisseurs, sachant que celle en Allemagne n’est arrivé qu’en novembre, alors que celle française date du mois de juin avec des risques plus élevés sur le plan fiscal et politique.

Mais cela n’explique pas tout. D’autant que le FTSE 100 (+7,65%), indice principal de la Bourse de Londres, et le SMI (+4,76%), celui de Zurich, les deux autres places fortes de la Finance en Europe, sont aussi distancés par le DAX 40.

Le premier élément de réponse n’a d’ailleurs rien de très complexe. Le DAX a bien résisté parce qu’il n’est pas vraiment lié à l’économie allemande. Selon les données de Goldman Sachs, seulement 18% des revenus des sociétés de l’indice sont générés en Allemagne. A titre de comparaison, le CAC 40 pourtant composé de sociétés très internationalisées, affiche un taux plus élevé, de 22,7% (de revenus générés en France).

La différence est certes, mais celle-ci se fait surtout sur le type de produits exportés. On a un cinquième du CAC 40 qui est représenté par le luxe et dont le plus grand marché est la Chine, or actuellement les ménages chinois ne privilégient pas l’achat de produits du luxe étant la situation économique de ceux-ci depuis la crise immobilière et la répression du gouvernement sur les sociétés technologiques.

Le luxe ne bénéficie pas non plus de la résilience de l’économie américaine soutenu par les dépenses à la consommation des ménages qui sont devenus plus sélectifs dans leurs achats à cause de l’inflation.

Ainsi, l’Allemagne qui a une pondération des secteurs plus diversifiés dans son indice, est lui aussi exposé à la Chine, mais moins que le CAC 40. Il est davantage exposé aux Etats-Unis, où les indicateurs macroéconomiques sont au beau fixe, alors l’indice profite bien mieux de la conjoncture actuelle américaine.

« Les Etats-Unis sont le premier marché à l’exportation des entreprises allemandes, derrière la France et, dorénavant, loin devant la Chine », confirme l’experte en analyse macroéconomique Véronique Riches-Flores. La Chine représente moins de 6 % des exportations allemandes contre près de 11 % pour les Etats-Unis.

Même si l’élection de Donald Trump, avec les risques de guerre commerciale tous azimuts, peut inquiéter, elle est vue d’un bon oeil, car un dollar fort favorise les entreprises exportatrices européennes. Depuis fin septembre, l’euro (proche de 1,06 dollar lundi) a perdu plus de 5 % face au dollar.

« Ce qu’entrevoient les marchés sont probablement les effets stimulants que pourrait avoir la politique de Trump sur la demande américaine adressée aux entreprises allemandes, plutôt que les conséquences négatives, plus incertaines et plus lointaines, des taxes à venir à l’importation », explique l’experte en analyse macroéconomique. D’autant que les entreprises chinoises risquent d’être bien plus pénalisées par le bras de fer à venir que les groupes allemands

En effet, Wall Street est en pleine effervescence depuis le début de l’année et encore plus depuis l’élection de Donald Trump, impatiente de voir arriver les baisses d’impôts, les dérégulations et l’énergie bons marchés promis par Trump, ce qui pourrait profiter à des entreprises comme Deutsche Telekom, SAP ou Allianz.

Au-delà de cette exposition faible à l’Allemagne, plusieurs poids lourds du DAX 40 connaissent une année faste. Des facteurs sectoriels spécifiques peuvent avoir contribué à sa surperformance, étant donné le poids plus important des valeurs de croissance. En effet, nous trouvons plusieurs valeurs qui ont réalisé des performances stratosphériques cette année. Goldman Sachs les appelle les « Sept Magnifiques allemandes ».

On retrouve, l’éditeur de logiciels professionnels SAP, l’assureur Allianz, le réassureur Muchich Re, le groupe pharmaceutique Merck, Siemens Energy, spécialisé dans les centrales électriques et les énergies renouvelables, le conglomérat industriel présent dans l’armement Rheinmetall, et l’opérateur télécoms Deutsche Telekom.  

Nous avons Siemens et Rheinmetall qui ont grimpé respectivement jusqu’à aujourd’hui de 321% et 105%. Dans le même temps, SAP SE, la plus grande entreprise en termes de capitalisation boursière du DAX, a progressé de 76% dans un contexte de reprise mondiale des valeurs technologiques.

Siemens Energy a profité de la mégatendance de l’électrification de l’économie. De plus, l’entreprise a par ailleurs enchaîné les bonnes publications (18,5% de croissance sur le dernier trimestre publié) et renforcé son bilan, en vendant pour 3 milliards d’euros d’actifs. « Le marché de l’électricité reste solide, entraînant des volumes et des prix élevés dans les divisions ‘Grid’ (réseaux électriques) et ‘Gas’. Dans le même temps, le redressement de Gamesa (la division d’énergies renouvelables, NDLR) semble être en bonne voie« , juge Deutsche Bank.

De son côté Rheinmetall (+70%), qui fournit des blindés à l’armée allemande, continue d’être la valeur défense préférée des investisseurs en Europe, portée par les tensions géopolitiques.  

Concernant SAP, la société a publié de très bons résultats cette année, et est exposée à deux thématiques porteuses à savoir l’intelligence artificielle (IA) et l’informatique dématérialisée (cloud). L’entreprise s’est d’ailleurs réorganisée en début d’année pour se concentrer sur l’essor de l’IA. Or, on rappelle que la tendance de l’intelligence artificielle a été extrêmement bénéfique pour les entreprises technologiques.

Par ailleurs, même en dehors des « Sept Magnifiques » cités par Goldman Sachs, d’autres groupes affichent de belles progressions dans le DAX 40. Citons Adidas (+31,1%), qui taille des croupières à son rival Nike et a relevé plusieurs fois ses objectifs 2024, le motoriste aéronautique MTU (+64,3%) qui bénéficie de la dynamique de ses services d’après-vente, ou les banques Deutsche Bank (+35,8%) et Commerzbank (+39,5%).

En revanche, lorsqu’on voit le CAC 40 avec ses poids du luxe, et de l’industrie, on retrouve des performances plus dispersées. Tout d’abord, pour le luxe, nous avons LVMH qui perd 12% cette année, Kering, -38%, l’Oréal, -22% et seulement Hermès qui prend +18%. Ensuite pour l’industrie, nous avons TotalEnergies qui perd -11,82%, Sanofi qui prend seulement +1,34%, Sanofi à +1,35% et pour la finance, BNP Paribas perd -5,79%.

D’ailleurs, le luxe français représente représente environ 20% de la pondération totale du CAC 40 a été heurté de plein fouet par la morosité de l’économie chinoise, la Chine étant un marché important pour le secteur (avec environ 30% des revenus). Cela a particulièrement pesé sur LVMH et L’Oréal, deux des trois plus importantes capitalisations boursières du CAC 40, qui ont tous deux publié des croissances inférieures aux attentes au troisième trimestre.

Les acteurs du luxe ont aussi, plus récemment, pu être pénalisés à la fois par les mesures de relance décevantes de la Chine et par les craintes liées aux surtaxes douanières voulues par Donald Trump.

« L’éventualité de tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine pourrait encore affaiblir le sentiment des consommateurs chinois et compliquer le redressement macroéconomique de la Chine, ce qui constituerait un risque pour la reprise du secteur du luxe« , a souligné UBS, la semaine dernière.

Autre impasse gagnante du gestionnaire : le secteur automobile, où il est largement sous-investi, Stellantis (Peugeot, Chrysler, Fiat…) ayant vu son cours de Bourse dégringoler de plus de 40 % depuis janvier.

Lorsqu’on voit ces performances de marché, on comprend directement la divergence entre les deux indices qui représentent les deux plus grandes économies européennes.

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Bourse Nos analyses

Le Multiple de Buffett : Comment savoir si une action est sous-évaluée ?

Lorsqu’il s’agit d’investir en bourse, l’une des questions clés est de savoir si une action est sous-évaluée ou surévaluée. Parmi les nombreux indicateurs utilisés par les investisseurs, le « Multiple de Buffett » est un outil simple mais puissant pour évaluer le marché dans son ensemble et identifier les opportunités d’investissement. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Qu’est-ce que le Multiple de Buffett ?

Le Multiple de Buffett, ou ratio capitalisation boursière sur PIB, est un indicateur précieux pour évaluer la valorisation globale d’un marché. Bien que son utilisation soit principalement macroéconomique, certains investisseurs l’adaptent pour analyser des actions individuelles en comparant la capitalisation boursière d’une entreprise à des indicateurs sectoriels pertinents.

Le Multiple de Buffett, popularisé par Warren Buffett lui-même, se calcule ainsi :

Multiple de Buffett = Capitalisation boursière totale des actions cotées / Produit Intérieur Brut (PIB)

Cet indicateur compare la valeur totale de toutes les actions d’un marché à la taille de l’économie. L’idée est que si la valeur totale du marché dépasse significativement le PIB, le marché est probablement surévalué.

Comment interpréter le Multiple de Buffett ?

  • < 75 % : Le marché est sous-évalué. C’est potentiellement le moment d’acheter.
  • Entre 75 % et 90 % : Le marché est correctement évalué.
  • Entre 90 % et 115 % : Le marché est légèrement surévalué.
  • > 115 % : Le marché est surévalué, ce qui pourrait indiquer un risque accru de correction.

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Application au marché des actions individuelles

Bien que le Multiple de Buffett soit conçu pour évaluer un marché entier, certains investisseurs l’utilisent pour analyser des actions individuelles en comparant leur capitalisation boursière à des indicateurs économiques liés à leur secteur, comme les revenus ou les bénéfices prévus.

Par exemple, en 2000, avant l’éclatement de la bulle internet, le Multiple de Buffett atteignait des niveaux historiquement élevés, suggérant une surévaluation du marché. Cette observation a conduit des investisseurs avisés à adopter une approche plus prudente, évitant des pertes substantielles lors de la correction du marché.

De plus, en 2008, lors de la crise financière, le Multiple de Buffett indiquait une sous-évaluation significative du marché. Des investisseurs, y compris Warren Buffett lui-même, ont profité de cette situation pour acquérir des actions à des prix attractifs, ce qui a conduit à des gains substantiels lors de la reprise économique.

Exemple pratique :

Supposons qu’une entreprise ait une capitalisation boursière de 50 milliards d’euros et réalise un chiffre d’affaires annuel de 25 milliards d’euros. Son Multiple de Buffett serait :

Multiple = 50 / 25 = 2

Si ce ratio est supérieur à la moyenne du secteur ou à ses performances passées, l’entreprise peut être considérée comme surévaluée. Inversement, un ratio inférieur pourrait signaler une opportunité d’achat.

Les limites du multiple de Buffett

Bien que cet indicateur soit utile, il présente certaines limites :

  • Contexte économique : Une forte croissance économique peut justifier un multiple élevé.
  • Taux d’intérêt : Des taux bas peuvent pousser les valorisations à la hausse sans que le marché soit forcément surévalué.
  • Nature sectorielle : Certains secteurs (comme la tech) peuvent afficher des ratios élevés par nature.

Le Multiple de Buffett reste un outil précieux pour évaluer les valorisations globales du marché ou d’une action spécifique. S’il ne remplace pas une analyse financière complète, il peut servir de signal d’alerte lorsque les marchés semblent excessivement élevés ou offrent des opportunités d’achat attractives.

A noter : Associez toujours cet indicateur à d’autres critères fondamentaux, tels que le ratio cours/bénéfice (PER), le rendement des dividendes ou la croissance des bénéfices, pour affiner votre stratégie d’investissement.

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Banque & Finance Nos analyses

La Fed pourrait commencer à ralentir ses baisses de taux en 2025

Un haut responsable de la Réserve fédérale a averti que les progrès de la banque centrale américaine dans la lutte contre l’inflation « pourraient stagner », même s’il a apporté son soutien à une baisse des taux d’intérêt plus tard ce mois-ci. Christopher Waller, gouverneur de la Fed et membre du Comité fédéral de l’open market (FOMC), a déclaré lundi 2 décembre, qu’il soutenait la baisse des taux de la banque centrale lors de sa réunion des 17 et 18 décembre.

Il a déclaré que les coûts d’emprunt toujours élevés freinaient la demande dans le pays, contribuant à atténuer les pressions sur les prix. Cependant, Waller a noté que « si les données que nous recevrons entre aujourd’hui et la prochaine réunion surprennent d’une manière qui suggère que nos prévisions de ralentissement de l’inflation et d’une économie en modération mais toujours solide sont fausses, alors je serai favorable au maintien du taux directeur en décembre ».

Il a ajouté que certains signes indiquaient que les progrès vers un ralentissement de l’inflation vers l’objectif de 2% de la Fed « pourraient être en panne » alors que les décideurs politiques s’efforcent de freiner la croissance des prix dans le vaste secteur des services. L’indice global des prix à la consommation a augmenté à un taux annuel de 2,6% en octobre, selon les données officielles.

En outre, le taux d’inflation annuel des prix à la consommation aux États-Unis, qui exclut des éléments tels que l’alimentation et l’énergie, s’est établi à un sommet de trois mois à 3,3 % en octobre 2024, inchangé par rapport à septembre et conforme aux estimations du marché.

Les prix des services hors services énergétiques, qui sont étroitement surveillés par la Réserve fédérale pour les indicateurs de l’inflation sous-jacente, ont augmenté légèrement plus rapidement (4,8 % contre 4,7 % en septembre), reflétant une inflation toujours élevée dans le secteur du logement lourd (4,9 %, comme en septembre) et des services de transport (8,2 % contre 8,5 %).

De fait, l’inflation des services reste fortement résiliente et est largement au-dessus de l’objectif des 2% de la Fed. En effet, la persistance d’une inflation élevée, est notamment dû à la solidité du secteur des services, où les coûts salariaux et la demande résiliente maintiennent les prix sous pression. De fait, aux États-Unis, le secteur des services est beaucoup plus important et demande davantage de main-d’œuvre (il emploie 114 millions de personnes) que le secteur manufacturier (il emploie 13 millions de personnes).

Les prix des services sont plus rigides et tendent à être davantage influencés par les coûts de la main-d’œuvre, tandis que les prix manufacturiers sont plus volatils, avec un impact plus important des matières premières, des prix de l’énergie et des problèmes de chaîne d’approvisionnement.

De plus, le président de la Fed de New York, John Williams, a reconnu lundi dans des remarques séparées qu’il faudrait « un certain temps » pour que l’objectif d’inflation soit atteint en raison de progrès « inégaux », mais il s’est dit confiant que la banque centrale finirait par atteindre son objectif alors que la désinflation liée au logement se poursuivait et que les attentes d’inflation restaient sous contrôle.

Ainsi, la probabilité implicite d’une baisse des taux en décembre est passée de 66 % à 72,5 % à la suite des remarques des deux responsables de la Fed, selon les données du CME Group basées sur les échanges de contrats à terme sur les fonds fédéraux. Une baisse d’un quart de point en décembre marquerait la troisième réunion consécutive au cours de laquelle la Fed abaisserait ses taux d’intérêt, après avoir lancé le processus en septembre avec une réduction d’un demi-point. Cela ramènerait le taux des fonds fédéraux à une nouvelle fourchette cible de 4,25 à 4,5 %.

Néanmoins pour l’année prochaine, les traders ne voient plus que deux baisses de taux de 25 points de base jusqu’à la dernière réunion de 2025 qui sera le 10 décembre, alors qu’ils voyaient une baisse totale de 200 points de base pour l’année prochaine, en septembre 2024.

Par ailleurs, les responsables de la Fed recevront vendredi une mise à jour importante sur l’état du marché du travail avec le rapport sur les salaires et du taux de chômage de novembre, ainsi que de nouvelles données sur l’inflation la semaine prochaine couvrant les consommateurs et les producteurs. Les décideurs politiques recevront également de nouvelles données sur les ventes au détail – un moteur essentiel de l’économie américaine, le premier jour de la réunion de politique monétaire de deux jours de ce mois.

Qui plus est, ces derniers constatent comme tous les analystes la résilience de l’économie américaine, après avoir craint jusqu’à présent que le marché du travail ne se dirige vers un ralentissement marqué. Ils ont noté dans un compte-rendu détaillé de la réunion de novembre, publié la semaine dernière, qu’il n’y avait « aucun signe de détérioration rapide » sur le marché du travail.

Les perspectives plus optimistes, associées à de nouvelles inquiétudes concernant les pressions persistantes sur les prix qui ont maintenu les chiffres mensuels de l’inflation plus élevés que prévu, ont conduit à un large soutien parmi les responsables de la Fed pour agir « progressivement » alors que la banque centrale réfléchit à la rapidité avec laquelle elle doit ramener sa politique monétaire à un niveau « neutre » qui ne stimule ni ne supprime la demande.

Alors que Waller a déclaré qu’il s’attendait à ce que les baisses de taux « se poursuivent au cours de l’année prochaine », il a également précisé que le rythme de ces baisses ralentirait probablement au fil du temps. Williams a déclaré qu’il s’attendait à ce que les taux d’intérêt se déplacent vers un niveau neutre « au fil du temps ».

En supplément, la politique monétaire pourrait être confrontée à des vents contraires l’année prochaine si le président élu Donald Trump tient ses promesses de campagne de réduire les impôts, de limiter l’immigration et de mettre en place des tarifs douaniers. Les taxes sur les importations, en augmentant les coûts pour les entreprises et les consommateurs, combinées à une potentielle expulsion massive d’immigrants pourraient créer des tensions inflationnistes supplémentaires.

« Depuis la réunion du FOMC de septembre, les données ont généralement surpris à la hausse. En outre, l’élection a entraîné une appréciation des actifs à risque. Indépendamment des mesures mises en place, un changement de parti à la Maison Blanche crée de nouvelles inconnues pour l’économie », a déclaré Michael Feroli, économiste en chef pour les États-Unis chez JP Morgan. « Tous ces facteurs pourraient plaider en faveur d’un rythme plus progressif de baisse des taux d’intérêt. » 

D’ailleurs, certains vont même plus loin qu’une baisse progressive. De fait, Matthew Luzzetti, économiste en chef américain de la Deutsche Bank, a déclaré à Bloomberg TV qu’il pensait que la Fed procéderait à une baisse de taux de 25 points de base en décembre, puis ferait une pause pendant toute l’année 2025.

« Premièrement, ce sont les détails de notre économie sous-jacente que nous voyons maintenant », a déclaré Luzzetti. Il a mentionné la résilience continue apparente des consommateurs compte tenu des habitudes de consommation. Les dépenses de consommation personnelle ont augmenté de 0,1 % en juin, de 0,4 % en juillet, de 0,1 % en août, de 0,5 % en septembre et de 0,1 % en octobre, selon les données du Bureau of Economic Analysis (BEA).

Le revenu disponible des consommateurs (après impôts), a augmenté de 0 % en juin, juillet et août, puis de 0,1 % en septembre et de 0,4 % en octobre. En outre, la série régulière d’enquêtes sur la confiance des consommateurs du Conference Board a montré une hausse en novembre après trois mois de baisse.

La croissance du PIB a été de 1,6 % au premier trimestre, de 3,0 % au deuxième et de 2,8 % au troisième trimestre, tous chiffres annualisés corrigés des variations saisonnières fournis par le BEA. Il est difficile de plaider en faveur de baisses de taux d’intérêt comme mesure de stimulation alors que la croissance a été relativement stable.

Mais l’inflation est revenue à un niveau plus élevé que prévu, l’indice des prix PCE, mesure privilégiée par la Réserve fédérale, atteignant 2,3 % en glissement annuel en octobre et 2,8 % pour l’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie). Luzzetti a également évoqué un marché du travail « plus résilient et plus stable » que prévu. Globalement, suffisamment de facteurs suggèrent qu’il n’y a pas de nécessité urgente de réduire les taux d’intérêt.

« À cela s’ajoutent les changements de politique que nous attendons : prolongations des réductions d’impôts, peut-être de nouvelles réductions d’impôts, politique tarifaire, qui augmente l’inflation – tout cela conduit à cette dynamique de croissance plus forte, nous pensons, une inflation plus élevée qui reste supérieure à 2,5 %, et un taux directeur neutre [le taux à court terme qui n’encourage ni la croissance ni la réduction de l’économie] qui est proche de 4 %, et celui de la Fed au-dessus de 4 % », ne laissant aucune place à de nouvelles réductions en 2025, a déclaré Luzzetti.

Selon lui, tout cela devrait devenir plus évident lorsque la Fed mettra à jour ses prévisions.

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Analyse de Nike : Opportunités et limites d’une icône du Sportswear

Aujourd’hui, nous analysons une entreprise emblématique et mondialement reconnue : Nike, le géant américain du sportswear.

Pourquoi maintenant ? 🧐 Parce que récemment, le célèbre investisseur Bill Ackman, dirigeant du fonds Pershing Square, a pris une position significative sur l’action Nike, à hauteur de 229 milliards de dollars. Quand Ackman s’intéresse à une société, c’est souvent pour de bonnes raisons, ce qui suscite un intérêt accru des investisseurs.

En outre, après cinq ans de leadership, le PDG John Donahoe a annoncé son départ en septembre. Il sera remplacé par Elliott Hill, un ancien stagiaire de l’entreprise, devenu chairman. Ce changement de management offre une occasion idéale d’évaluer Nike sous un angle stratégique et financier.

Présentation de l’entreprise : Un leader indiscutable

Nike, identifié par le ticker NKE au New York Stock Exchange, est une entreprise non éligible au PEA. Avec une capitalisation de 114 milliards de dollars et un dividende attractif de 1,78 %, Nike évolue dans le secteur de la consommation discrétionnaire. Son influence mondiale repose sur sa domination du marché du sportswear, soutenue par ses marques phares, Jordan et Converse.

Contexte de Marché : Un parcours décevant récemment

L’analyse historique de Nike révèle des performances décevantes sur les marchés financiers. Sur les cinq dernières années, son taux de croissance annuel composé (CAGR) est négatif, témoignant d’une sous-performance notable face au S&P 500. De plus, l’action est loin de ses plus hauts historiques atteints fin 2021, avec une tendance baissière persistante.

Même sur une période de dix ans, Nike ne parvient pas à rivaliser avec l’indice de référence américain. Ces performances interrogent sur la capacité de l’entreprise à regagner la confiance des investisseurs.


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Reprenons avec l’analyse technique : Indicateurs financiers mixtes

Nike présente des fondamentaux variés qui méritent une attention particulière. La note quantitative de Nike est de 14.5/20, la meilleure parmi ses concurrents comme Adidas, Asics ou Puma. Le retour sur capital investi (ROIC) est solide à 29 % sur une décennie, reflétant une bonne gestion des investissements.

Cependant, les marges restent faibles, avec une marge opérationnelle de 11 % et une marge de free cash flow de 12 %. En revanche, les faibles dépenses en capital (CAPEX), qui représentent seulement 12 % du cash flow opérationnel, constituent un point positif.

La croissance du chiffre d’affaires est relativement modeste, avec une augmentation annuelle moyenne de 8.4% sur les dix dernières années, tombant à 4.5 % pour 2023-2024. Les bénéfices par action progressent également à un rythme lent de 9 % par an sur la même période. Toutefois, le dividende se distingue par une augmentation moyenne de 12 % sur dix ans, avec une période d’augmentation ininterrompue de 22 ans.

Du côté des dettes, le ratio dette/EBITDA est à un niveau raisonnable de 1,67 %. Enfin, le ratio cours/bénéfices (PE ratio) est de 39, ce qui reste dans une fourchette acceptable pour une entreprise de cette envergure.

Analyse fondamentale : Forces et Faiblesses

Analyse de la Valorisation : Nike est-elle sous-évaluée ?

En se basant sur différentes méthodes de valorisation, le prix juste moyen de l’action Nike est estimé à environ 98 dollars. Cela inclut des évaluations basées sur les flux de trésorerie actualisés et les estimations de sociétés comme Morningstar et GuruFocus.

Au 22 novembre 2024, l’action est cotée à 77.15 dollars (à l’heure de la rédaction), ce qui représente une sous-évaluation d’environ 19% par rapport à son prix juste.

Si ce niveau de prix peut sembler attractif par rapport à l’historique de l’entreprise, il reste moins convaincant au vu de ses perspectives de croissance à court terme.

Une action à surveiller, mais pas encore convaincante

Nike demeure une entreprise de qualité, portée par des marques mondialement reconnues et une stratégie solide. Cependant, elle traverse des difficultés depuis plusieurs années, notamment en termes de performance boursière et de croissance des revenus. Bien que l’action semble sous-évaluée par rapport à son passé, elle continue de sous-performer le S&P 500.

Pour les investisseurs qui détiennent déjà des actions Nike, la prise de position de Bill Ackman via Pershing Square est un signal encourageant, témoignant d’une certaine confiance en l’avenir de la marque. Cependant, pour les nouveaux investisseurs, la prudence reste de mise tant que les perspectives de croissance ne s’améliorent pas.

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Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Entreprises Fiscalité

Grève des experts-comptables en Belgique ? Le vice-président de l’ITAA réponds à nos questions

Alors que des experts-comptables belges menacent de se mettre en grève, un climat de tension s’installe entre la profession et l’administration fiscale. Problèmes techniques, délais serrés, manque de communication : les frustrations s’accumulent et mettent sous pression ces professionnels essentiels à l’économie belge.

Dans cet entretien exclusif, le vice-président de Institut des Conseils Fiscaux et des Experts-Comptables (ITAA) partage les inquiétudes de la profession, les revendications des experts-comptables et les solutions envisagées pour éviter une crise aux conséquences potentielles sur les recettes de l’État.

Bonjour, Monsieur Delvaux. Pourriez-vous nous expliquer les principaux facteurs qui ont poussé certains experts-comptables à envisager une grève ?

Vice-Président de l’ITAA, Vincent Delvaux : Bien sûr. Le contexte actuel est difficile pour de nombreux experts-comptables. Nous faisons face à un nombre croissant d’obligations toutes avec des deadlines, obligations déclaratives via des applications qui rencontrent des problèmes, associés à des problèmes techniques constants au niveau des outils numériques mis à disposition par l’administration fiscale.

En cette période de rush, avec successivement les déclarations fiscales des sociétés, celles des personnes physiques, celles des non-résidents, sans oublier entretemps les déclarations TVA, les systèmes du SPF Finances présentent de nombreux bugs rendant les conditions vraiment insupportables. Cela crée des frustrations importantes au sein de la profession, car ces problèmes ajoutent une pression supplémentaire dans un contexte déjà exigeant.

Depuis combien de temps ces tensions existent-elles, et quelles actions ont été entreprises pour instaurer un dialogue avec le fisc ?

Ces tensions ne datent pas d’hier. Cela fait des années que nous tentons de collaborer avec l’administration pour résoudre ces difficultés. Un protocole a été signé il y a quelques années entre l’ITAA et le Ministre des Finances, avec des engagements notamment améliorer les contacts et les relations entre l’administration et les membres, faciliter l’introduction des déclarations par voie électronique et fixer des délais de disponibilité des services ainsi que les deadlines

Cependant, malgré les promesses, plusieurs mesures clés restent à être implémentées, comme des lignes téléphoniques dédiées pour les experts-comptables et une meilleure stabilité des plateformes numériques. Le dialogue existe, mais les résultats tardent à se concrétiser.

Quels sont les effets concrets de ce climat de travail sur les experts-comptables et sur leurs clients ?

La situation actuelle pèse lourdement sur les professionnels et leurs clients. Les retards et dysfonctionnements des administrations peuvent engendrer des préjudices divers dont des pénalités pour nos clients. Cela impacte directement non seulement la relation de confiance avec nos clients, qui nous mandatent pour les aider à rester en conformité mais surtout les relations entre les administrations, les contribuables et leurs experts.

Ces dysfonctionnements augmentent également notre charge de travail, car il nous faut souvent corriger des erreurs ou relancer des procédures.

Quelles sont les principales revendications des experts-comptables et conseillers fiscaux vis-à-vis de l’administration fiscale ?

Nos demandes sont claires et se concentrent sur trois points principaux. Premièrement, nous demandons une stabilisation des outils numériques mis à disposition pour les déclarations fiscales et autres dès lors que les bugs techniques sont de plus en plus fréquents. Ensuite, nous demandons qu’un délai  (proportionné aux préjudices) supplémentaire soit automatiquement/spontanément accordé lorsque des problèmes techniques surviennent en période de déclaration.

Enfin, nous souhaitons la mise en place d’une ligne de contact dédiée aux experts-comptables pour faciliter le traitement des dossiers. Ce sont des mesures essentielles pour alléger notre charge de travail et assurer une qualité et une efficience des services pour nos clients.

Si une grève des experts-comptables avait lieu, quel serait l’impact sur les recettes fiscales de l’État belge ?

Une grève de la profession aurait un impact considérable sur les finances publiques, principalement en ce qui concerne la TVA puisque celle-ci n’est versée qu’après interventions des professionnels; pour les autres impôts, il y a généralement les prélèvements à la source (les précomptes) ou par anticipation ce qui réduira l’impact

Une interruption de nos services pourrait engendrer une perte de plusieurs milliards d’euros en recettes fiscales.

Cependant, l’ITAA n’encourage pas une telle action. Une grève pénaliserait avant tout les clients, qui subiraient les conséquences dont recevoir des amendes et des taxations d’office. Les experts-comptables sont conscients de cette responsabilité et savent que l’impact serait néfaste pour toutes les parties concernées. Ils n’oublient pas qu’ils sont les mandataires de leurs clients dans l’accomplissement de leurs obligations.

Pensez-vous qu’une réforme structurelle du fonctionnement de l’administration fiscale est nécessaire ? Quelles seraient les priorités de l’ITAA en matière de réformes ?

Absolument. Une réforme structurelle s’impose pour améliorer le fonctionnement de l’administration et alléger les contraintes sur notre profession.

Les priorités sont nombreuses; elles passent par des simplifications administratives (l’ITAA a transmis quelques idées), par l’allègement des mesures LAB (Loi dite anti-blanchiment qui a construit une usine à gaz) mais aussi par la nécessité de garantir un continuité dans le traitement des dossiers.

Actuellement, un même dossier peut être traité par différents agents, ce qui complexifie le suivi et multiplie les erreurs. Nous souhaitons également que chaque dossier puisse avoir un interlocuteur unique de l’administration, ce qui permettrait de faciliter les échanges et de limiter les frustrations des deux côtés. Enfin, la profession plaide pour des améliorations aux systèmes informatiques et pour des outils plus stables et plus performants.

Comment les membres de l’ITAA réagissent-ils à la menace de grève ? Y a-t-il un large soutien pour cette action au sein de la profession ?

Une minorité d’experts-comptables et de conseillers fiscaux soutient l’idée d’une grève; celle-ci a été lancée à un moment où les professionnels sont vraiment acculés d’obligations et exaspérés, frustrés en raison des manquements techniques de l’administration

Cependant, la majorité de nos membres est consciente des risques associés à une grève, notamment, que je l’ai dit, pour les clients qui pourraient en subir directement les conséquences. L’ITAA, en tant que seul organisme officiel, n’appelle pas à la grève.

Nous estimons que la solution réside dans le dialogue et la réforme, et non dans une action qui pourrait nuire aux clients que nous servons, dont nous sommes les mandataires de confiance.

Pensez-vous qu’il existe des moyens alternatifs pour faire entendre les revendications des experts-comptables, en dehors de la grève ?

Oui, bien sûr. Nous pensons que des actions de sensibilisation auprès du grand public et des autorités peuvent être efficaces pour attirer l’attention sur nos difficultés. La communication dans les médias généralistes pourrait aussi jouer un rôle pour informer quant aux défis que rencontre notre profession.

L’ITAA rencontre également très régulièrement, vraiment, les cabinets ministériels et leurs administrations; nous ne manquons jamais de remonter les doléances des membres, de partager nos difficultés et de mettre sur la table des pistes de solution. Plusieurs politiques sont par ailleurs personnellement à notre écoute; regardez récemment M. Georges-Louis Bouchez qui a interpellé le Ministre des Finances Vincent Van Peteghem

Enfin, quel message souhaitez-vous adresser à vos membres et aux autorités dans ce contexte difficile ?

À nos membres, je veux dire que nous sommes pleinement engagés à défendre les intérêts de la profession et à alléger les contraintes que nous rencontrons. Nous continuons de dialoguer avec l’administration et les ministères pour obtenir les améliorations nécessaires.

Aux autorités, j’aimerais rappeler que les experts-comptables et les conseillers fiscaux jouent un rôle essentiel dans l’économie et que leur bien-être professionnel est aussi dans l’intérêt de l’État.

Une relation plus humaine et plus respectueuse avec les fonctionnaires de l’administration fiscale, ainsi qu’un soutien technique accru, sont des éléments clés pour renforcer cette collaboration.