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La Bourse nous rend-elle vraiment plus riches ?

C’est une idée profondément ancrée chez des millions d’investisseurs. Depuis des décennies, la Bourse est présentée comme l’un des meilleurs moyens de construire un patrimoine.

Des investisseurs célèbres comme Warren Buffett sont devenus milliardaires grâce aux marchés financiers, tandis que des entreprises comme Apple, Microsoft ou Amazon ont transformé de simples actionnaires en millionnaires. Sur les réseaux sociaux, les promesses sont nombreuses : « Investissez chaque mois dans un ETF et laissez votre argent travailler pour vous. »

À première vue, cela semble évident. Les grands indices boursiers montent depuis des décennies et les statistiques montrent que les actions offrent de meilleurs rendements que la plupart des autres placements.

Mais une question mérite d’être posée. La Bourse rend-elle réellement les investisseurs plus riches ? Ou ne fait-elle que refléter la richesse créée ailleurs ? Pour répondre à cette question, il faut comprendre ce qu’est réellement la Bourse et pourquoi elle existe.

Avant de continuer, un grand merci à notre sponsor Trade Republic pour son soutien 🤝

Wall Street : le symbole de la richesse mondiale

Lorsqu’on pense à la Bourse, une image revient presque toujours : Wall Street. Cette célèbre rue de Manhattan, à New York, abrite notamment la Bourse de New York (NYSE), créée à la fin du XVIIIᵉ siècle. Au fil des décennies, Wall Street est devenue le centre financier le plus influent du monde.

Chaque jour, des milliers de milliards de dollars y changent de mains. Des investisseurs particuliers, des fonds de pension, des banques, des assureurs et des entreprises y achètent ou vendent des actions.

Pour beaucoup, Wall Street représente le lieu où se crée la richesse. Pourtant, cette vision est trompeuse. Wall Street ne fabrique pas d’argent.

Elle met simplement en relation des entreprises qui recherchent des financements et des investisseurs prêts à leur confier leur capital.

Autrement dit, la Bourse est un immense marché où s’échangent des parts d’entreprises.

Pourquoi la Bourse existe-t-elle ?

Pour comprendre pourquoi la Bourse peut enrichir les investisseurs, il faut revenir à son rôle initial. Imaginons une entreprise qui souhaite construire une nouvelle usine.

Elle a besoin de plusieurs milliards d’euros.

Deux solutions s’offrent à elle :

  • emprunter auprès des banques ;
  • vendre une partie de son capital à des investisseurs.

En entrant en Bourse, l’entreprise peut lever d’importantes sommes d’argent afin de financer sa croissance. En échange, les investisseurs deviennent copropriétaires de l’entreprise.

Ils participent alors à ses réussites… mais aussi à ses difficultés. La Bourse est donc avant tout un outil de financement de l’économie réelle.

La Bourse ne crée pas directement de richesse

C’est probablement la plus grande confusion. Beaucoup pensent que la hausse des marchés crée de l’argent. En réalité, la Bourse ne produit rien.

Elle ne fabrique ni voitures, ni logiciels, ni médicaments. Ce sont les entreprises qui créent la richesse.

  • Elles développent des produits.
  • Elles innovent.
  • Elles recrutent.
  • Elles vendent leurs services dans le monde entier.
  • Elles réalisent des bénéfices.

Lorsque ces bénéfices augmentent durablement, les investisseurs acceptent de payer plus cher les actions. La hausse des marchés est donc une conséquence de la création de valeur par les entreprises. Et non l’inverse.

Pourquoi les actions prennent-elles de la valeur ?

Une entreprise peut accroître sa valeur de nombreuses façons.

Elle peut :

  • augmenter ses ventes ;
  • améliorer sa rentabilité ;
  • lancer un produit révolutionnaire ;
  • conquérir de nouveaux marchés ;
  • réaliser des acquisitions ;
  • réduire ses coûts ;
  • racheter ses propres actions ;
  • verser des dividendes.

Toutes ces décisions peuvent augmenter les bénéfices futurs. Or, une entreprise capable de gagner davantage d’argent vaut généralement plus cher. C’est cette progression qui fait monter le cours de l’action.

Les entreprises les plus performantes ont créé une richesse immense

L’histoire des marchés financiers est avant tout l’histoire de grandes entreprises. Apple est passée d’une petite société informatique à l’une des entreprises les plus valorisées au monde.

Microsoft domine le marché des logiciels depuis plusieurs décennies. Amazon a profondément transformé le commerce. Nvidia est devenue incontournable dans les semi-conducteurs et l’intelligence artificielle. LVMH est devenu le leader mondial du luxe.

Ces entreprises ont créé des milliers de milliards d’euros de valeur économique. Leurs actionnaires en ont naturellement bénéficié. La richesse provient donc de leur capacité à innover et à développer leurs activités.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes

Depuis près d’un siècle, les actions figurent parmi les placements les plus performants. Le S&P 500, qui regroupe les 500 plus grandes entreprises américaines, a généré un rendement annuel moyen d’environ 10 % par an, dividendes réinvestis. Après inflation, cela représente environ 7 % de rendement réel.

Pour mieux comprendre la puissance du temps, prenons un exemple.

Un investissement de 10 000 € placé pendant 40 ans avec un rendement annuel moyen de 10 % atteindrait environ 452 000 €.

Les intérêts composés jouent ici un rôle essentiel. Chaque gain produit à son tour de nouveaux gains. Au fil des décennies, cette croissance devient exponentielle.

Pourtant, beaucoup d’investisseurs ne profitent pas de cette performance

Voici le paradoxe. Alors que les marchés ont historiquement progressé sur le long terme, une grande partie des investisseurs obtient des résultats bien inférieurs.

Pourquoi ?

  • Parce que leurs émotions prennent souvent le dessus.
  • Ils vendent lors des krachs.
  • Ils achètent après plusieurs années de hausse.
  • Ils essaient de prévoir les marchés.
  • Ils changent constamment de stratégie.
  • Ils recherchent l’action miracle.

En réalité, le principal obstacle n’est souvent pas la Bourse. C’est le comportement de l’investisseur.

Wall Street a aussi connu de nombreuses crises

On oublie souvent que la Bourse traverse régulièrement des périodes difficiles. En 1929, Wall Street s’effondre et provoque la Grande Dépression. En 1987, le « Lundi noir » voit les marchés chuter de plus de 20 % en une seule séance. En 2000, la bulle Internet éclate. En 2008, la crise des subprimes entraîne une chute des marchés mondiaux. En 2020, la pandémie de Covid-19 provoque l’un des krachs les plus rapides de l’histoire.

À chaque fois, beaucoup pensent que la Bourse est définitivement condamnée. Pourtant, les marchés ont toujours fini par retrouver leurs plus hauts niveaux. Non pas parce que les investisseurs étaient optimistes. Mais parce que les entreprises ont continué à produire, innover et générer des bénéfices.

Les intérêts composés : le véritable moteur

La plupart des investisseurs surestiment l’importance du rendement annuel. Ils sous-estiment en revanche l’importance du temps.

Investir pendant cinq ans ne produit généralement pas de résultats spectaculaires. Investir pendant trente ou quarante ans change complètement la donne. Plus le temps passe, plus les intérêts composés accélèrent la croissance du patrimoine. C’est pourquoi les investisseurs les plus performants sont souvent ceux qui restent investis le plus longtemps.

La Bourse n’est pas sans risque

Investir en actions comporte des risques. Le marché peut perdre 10 %, 20 % ou même 50 % sur une courte période. Certaines entreprises peuvent faire faillite. D’autres ne retrouveront jamais leur niveau passé. C’est pourquoi la diversification est essentielle.

Détenir un ETF mondial ou un portefeuille diversifié permet de réduire le risque lié à une entreprise ou à un secteur particulier. La patience est également indispensable. Les investisseurs qui paniquent à chaque correction risquent de vendre au pire moment.

Alors, la Bourse nous rend-elle vraiment plus riches ?

La réponse est oui, mais pas pour les raisons que beaucoup imaginent.

La Bourse ne crée pas de richesse par magie. Elle permet simplement aux investisseurs de devenir copropriétaires d’entreprises qui créent de la valeur. Lorsque ces entreprises innovent, augmentent leurs bénéfices et développent leurs activités, leurs actionnaires en récoltent les fruits.

Autrement dit, la Bourse est un formidable outil pour participer à la croissance de l’économie mondiale.

Mais elle ne garantit pas l’enrichissement. Les résultats dépendent du temps, de la discipline, de la diversification et de la capacité à rester investi malgré les périodes de turbulences.

Au final, la vraie question n’est donc pas :

« La Bourse rend-elle riche ? »

La vraie question est plutôt :

« Êtes-vous prêt à devenir propriétaire des entreprises qui construiront l’économie de demain… et à leur laisser suffisamment de temps pour créer de la valeur ? »

Car, sur le long terme, ce ne sont ni Wall Street ni les fluctuations quotidiennes des marchés qui enrichissent les investisseurs. Ce sont les entreprises capables d’innover, de produire, de s’adapter et de créer durablement de la richesse.

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Bilan des marchés : 5 temps forts du premier semestre 2026

Six mois après le début de l’année, un mot résume assez bien les marchés financiers en 2026, contraste. D’un côté des indices qui battent des records portés par l’intelligence artificielle.

De l’autre une économie réelle qui envoie des signaux plus fragiles, et une actualité géopolitique qui n’a laissé aucun répit aux investisseurs. Voici les cinq grands mouvements qui ont façonné ces six premiers mois.

1. L’Asie et les semi conducteurs ont dominé le classement mondial

Si vous deviez retenir un seul chiffre du semestre, ce serait celui ci. La bourse sud coréenne, le KOSPI, affiche une progression proche de 97% en devise locale depuis le début de l’année. Une performance hors norme, portée par une poignée de géants asiatiques des semi conducteurs, au cœur de la chaîne de production mondiale de puces pour l’intelligence artificielle. Les marchés asiatiques dans leur ensemble écrasent le classement des grands indices mondiaux sur cette période.

2. Wall Street signe un trimestre historique, porté par la mémoire et le stockage

Le S&P 500 a bouclé un deuxième trimestre exceptionnel, largement soutenu par le rallye des marchés de la mémoire et du stockage de données, des composants essentiels aux centres de calcul qui font tourner les modèles d’intelligence artificielle. Cette dynamique s’appuie sur des fondamentaux solides. Au premier trimestre, les bénéfices des entreprises du S&P 500 ont progressé de 27,7% sur un an, leur plus forte hausse depuis fin 2021, avec 84% des sociétés publiant un bénéfice par action supérieur aux attentes des analystes.

Mais cette concentration autour de quelques valeurs technologiques n’est pas sans risque. Les marchés de la mémoire restent cycliques. Si les grands clients du cloud venaient à ralentir ou suspendre leurs commandes, le rallye pourrait perdre rapidement de sa vigueur.

3. L’Europe progresse, mais reste en retrait

Le Stoxx Europe 600 a signé son meilleur trimestre depuis plus de cinq ans, avec une hausse de 10% entre avril et juin. Le CAC 40 a suivi le mouvement avec une progression de 7,5% sur la même période, terminant le semestre autour de 8 404 points. Des chiffres solides en valeur absolue, mais qui placent tout de même les indices européens en queue de peloton face à l’envolée asiatique et américaine. Signe encourageant cependant, les petites capitalisations et les secteurs de la vieille économie ont retrouvé des couleurs sur la période, portés indirectement par la vague d’investissement dans les nouvelles technologies.

4. Le choc pétrolier et le repli surprenant de l’or

Les tensions au Moyen Orient, avec l’escalade puis le protocole d’accord entre les États Unis et l’Iran à la mi juin, ont fait grimper les prix de l’énergie et accentué la volatilité sur l’ensemble des marchés mondiaux. Un mouvement classique en période de risque géopolitique élevé.

Plus surprenant, l’or a reculé sur la période, alors que le métal jaune sert traditionnellement de valeur refuge dans ce type de contexte. Ce repli illustre bien la difficulté à lire les marchés avec des grilles de lecture toutes faites, les investisseurs semblent avoir davantage arbitré en faveur des actions technologiques que de la protection défensive classique.

5. Une accumulation d’événements rares pour un seul semestre

Au delà des chiffres, ces six mois ont été denses en événements marquants. Une opération militaire au Venezuela en tout début d’année. Des craintes répétées autour des valorisations et des perspectives de l’intelligence artificielle. Un conflit ouvert entre Israël, les États Unis et l’Iran, désamorcé provisoirement par un accord en juin. Un changement à la tête de la Réserve fédérale américaine, avec l’arrivée de Kevin Warsh. Et sur le marché primaire, l’introduction en bourse de SpaceX, la plus importante de l’histoire avec environ 75 milliards de dollars levés, un dossier que beaucoup d’investisseurs détiennent déjà indirectement via leurs ETF sans toujours le savoir.

Ce qu’il faut retenir pour la suite

Le premier semestre 2026 aura démontré une chose, la santé apparente des grands indices ne raconte qu’une partie de l’histoire. Sous la surface, la performance reste extrêmement concentrée autour de l’intelligence artificielle et des semi conducteurs, tandis que l’économie réelle et les indicateurs domestiques envoient des signaux plus contrastés. La réunion de la Fed du 29 juillet, la première grande échéance macroéconomique du second semestre, donnera un premier indice sur la capacité des marchés à digérer à la fois une inflation persistante et des valorisations technologiques déjà très élevées.

Sources

Zonebourse, Le S&P 500 boucle un trimestre historique

XTB, Résultats S&P 500 T1 2026, 88 pour cent battent le consensus

Boursorama, Actualité financière, informations marchés financiers

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FOMC : ce qu’il faut savoir avant la réunion de juillet

Le 29 juillet à 20 heures, heure de Paris, la Réserve fédérale américaine annoncera sa décision sur les taux d’intérêt. Ce rendez-vous, le cinquième de l’année pour le FOMC, mérite une attention particulière pour trois raisons.

C’est la deuxième réunion présidée par Kevin Warsh depuis son entrée en fonction. Le marché ne s’attend plus à une baisse des taux mais commence à intégrer une probabilité de hausse. Et l’inflation reste installée au-dessus de la cible de la Fed.

Un nouveau président, un nouveau ton

Kevin Warsh a pris la tête de la Fed en juin. Son style tranche déjà avec celui de ses prédécesseurs. Lors du forum annuel de la BCE à Sintra début juillet, il a résumé sa doctrine en une phrase : le choc lié aux investissements dans l’intelligence artificielle provoque un boom des dépenses, et la question centrale pour 2026 est de savoir s’il est inflationniste ou non. Autrement dit, la Fed ne sait pas encore si les milliards dépensés par les géants technologiques dans les centres de données et les puces vont se traduire par une hausse durable des prix ou par un simple ajustement temporaire.

Warsh a aussi annoncé vouloir réduire le forward guidance, cette pratique qui consiste à donner des indications précises sur la trajectoire future des taux. Il préfère une communication plus sobre, qui laisse davantage de marge de manœuvre à chaque réunion. Pour les investisseurs habitués aux signaux détaillés de l’ère Powell, ce changement de style demande un temps d’adaptation.

Pourquoi le marché ne parie plus sur une baisse

Il y a encore quelques semaines, un rapport sur l’emploi américain plus faible que prévu avait fait bondir Wall Street, les investisseurs y voyant le signe d’un assouplissement monétaire à venir. La logique est simple à comprendre. Quand l’emploi ralentit, la Fed a moins de raisons de maintenir des taux élevés pour freiner l’économie. Moins de pression sur l’emploi, potentiellement plus de marge pour baisser les taux.

Mais cette lecture a été rattrapée par les chiffres d’inflation. Le dernier indice des prix à la consommation ressort autour de 4,2 pour cent, largement au dessus de l’objectif de 2 pour cent que vise la Fed depuis des années. Résultat, les contrats à terme sur les taux affichent aujourd’hui une probabilité d’environ 83 pour cent que la Fed maintienne son taux directeur dans la fourchette actuelle de 3,50 à 3,75 pour cent, et une probabilité proche de 17 pour cent d’une hausse vers 3,75 à 4,00 pour cent. Une baisse n’est quasiment plus envisagée par le marché à ce stade.

Ce qui manque à cette réunion

Contrairement aux réunions de mars, juin, septembre et décembre, celle de juillet ne s’accompagne pas de nouvelles projections économiques ni du fameux dot plot, ce graphique qui montre où chaque membre du comité voit les taux se situer dans les mois et années à venir. Sans cet outil, les investisseurs devront se contenter du communiqué officiel et des propos tenus par Warsh lors de la conférence de presse pour deviner l’orientation de la politique monétaire.

Trois éléments à surveiller le 29 juillet

Le communiqué lui-même, d’abord. La formulation exacte sur l’inflation et le marché du travail sera disséquée mot par mot, comme à chaque réunion.

Le ton de la conférence de presse, ensuite. Warsh a montré à Sintra qu’il pouvait rester prudent sans trancher. Reste à voir s’il maintient cette ambiguïté ou s’il commence à préparer les marchés à une posture plus restrictive.

Et la réaction du dollar, des taux longs et des actions américaines. Un statu quo accompagné d’un ton ferme pourrait soutenir le dollar et peser sur les valeurs de croissance, particulièrement sensibles au niveau des taux d’intérêt.

Pourquoi cela compte, même si vous n’investissez pas en dollars

Les décisions de la Fed ne restent jamais confinées aux frontières américaines. Un dollar plus fort renchérit les importations pour les pays qui achètent en dollars, notamment les matières premières. Les taux américains influencent aussi les taux européens par ricochet, et donc le coût du crédit pour les entreprises et les ménages sur le Vieux Continent. Suivre le FOMC, ce n’est donc pas seulement suivre l’Amérique, c’est suivre un thermomètre pour l’ensemble de l’économie mondiale.

Sources

Rankia, Prochaine réunion de la Fed : calendrier et taux juillet 2026

Investing.com, Baromètre des taux de la Fed

Proximité Courtage, Actualités financières au 6 juillet 2026

NewTrading, Taux Fed et calendrier des réunions FOMC 2026

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IA en Asie : la frénésie boursière expliquée

De Seoul à Shanghai, les capitaux mondiaux affluent massivement vers les entreprises qui alimentent la révolution de l’IA. Mais derrière l’euphorie se cache une dynamique bien plus profonde. Décryptage.

De Seoul à Shanghai, les marchés asiatiques vivent une nouvelle ruée technologique portée par l’intelligence artificielle. Semi-conducteurs, infrastructures énergétiques, centres de données : les capitaux mondiaux affluent massivement vers les entreprises capables d’alimenter la révolution de l’IA.

Mais derrière cette euphorie boursière se cache une dynamique économique plus profonde : la concentration extrême des investissements technologiques pourrait finir par transformer durablement l’ensemble de l’économie mondiale, avant de provoquer à terme une normalisation brutale des marges et des valorisations.

L’histoire des télécommunications et d’Internet le confirme : aucune révolution technologique ne conserve éternellement ses niveaux de rentabilité initiaux.

La Corée du Sud, nouveau coeur industriel de l’IA mondiale

L’Asie de l’Est s’est progressivement imposée comme l’épicentre industriel de la révolution de l’intelligence artificielle. En Corée du Sud, plusieurs groupes technologiques ont connu des trajectoires boursières spectaculaires grâce à leur position stratégique dans la chaîne d’approvisionnement mondiale des semi-conducteurs.

Le cas le plus emblématique reste celui de SK Hynix. Le fabricant sud-coréen est devenu l’un des principaux fournisseurs mondiaux de mémoire HBM (High Bandwidth Memory), une technologie indispensable aux puces d’IA utilisées notamment par NVIDIA. Sa valorisation boursière a atteint des niveaux historiques sur le marché coréen.

Samsung Electronics a également bénéficié du cycle IA, avec certaines divisions puces enregistrant des hausses de bénéfices opérationnels supérieures à 100 % sur une base annuelle.

La révolution de l’IA ne profite pas uniquement aux fabricants de puces. L’explosion des besoins énergétiques des centres de données a aussi provoqué une forte hausse des valorisations dans les infrastructures électriques. Des groupes comme HD Hyundai Electric ou Hyosung Heavy Industries ont vu leurs cours progresser fortement sous l’effet des investissements massifs dans les transformateurs et réseaux électriques nécessaires aux centres de calcul IA.

La Chine accélère sa stratégie d’autonomie technologique

En parallèle, Pékin poursuit une stratégie agressive d’indépendance technologique afin de réduire sa dépendance aux technologies occidentales. Cette politique soutient massivement :

  • Les semi-conducteurs locaux
  • Le cloud
  • Les infrastructures numériques
  • Les technologies de recyclage électronique

La frénésie autour des introductions en bourse technologiques reste également spectaculaire. Plusieurs IPO liées aux semi-conducteurs ont enregistré des niveaux de sursouscription extrêmement élevés sur les marchés de Shanghai et Shenzhen, illustrant l’appétit des investisseurs asiatiques pour l’IA et les infrastructures numériques.

La rage de l’IA bouleverse les budgets mondiaux

Le phénomène actuel dépasse largement la simple spéculation boursière. L’IA provoque désormais une réallocation massive des budgets technologiques mondiaux. Pour financer les infrastructures nécessaires, de nombreuses entreprises réduisent ou reportent certaines dépenses plus traditionnelles :

  • Renouvellement des parcs informatiques
  • Maintenance classique
  • Logiciels moins stratégiques
  • Projets numériques secondaires

Ce déplacement crée progressivement un marché à deux vitesses : les entreprises liées directement à l’IA attirent l’essentiel des capitaux, tandis que plusieurs secteurs traditionnels restent à l’écart de l’euphorie technologique. Cette concentration rappelle la bulle Internet de la fin des années 1990, avec une différence majeure : contrairement à l’ère Dot-Com, une partie des leaders de l’IA génèrent déjà des bénéfices massifs.

Pourquoi l’IA finira probablement par devenir une commodité

L’histoire économique montre que les grandes révolutions technologiques suivent souvent un cycle similaire :

  1. Phase de rareté
  2. Explosion des marges
  3. Arrivée de la concurrence
  4. Baisse des coûts
  5. Banalisation de la technologie

Le marché de la téléphonie mobile illustre parfaitement ce phénomène. Au début des années 2000, les communications étaient vendues à des prix très élevés. L’intensification de la concurrence et les progrès technologiques ont progressivement fait chuter les coûts jusqu’à rendre les communications quasiment illimitées et invisibles dans le budget des ménages.

L’intelligence artificielle pourrait suivre une trajectoire comparable. Le coût d’accès aux modèles d’IA a déjà fortement diminué sous l’effet des modèles open source, de la concurrence entre géants technologiques, et de l’amélioration rapide des capacités de calcul. Des groupes comme Google, Microsoft, Amazon ou Meta développent désormais leurs propres infrastructures et puces spécialisées, réduisant progressivement la dépendance à certains fournisseurs historiques.

Les véritables gagnants pourraient être les secteurs traditionnels

À long terme, les plus grands bénéficiaires de la révolution de l’IA pourraient ne pas être les fournisseurs d’infrastructures eux-mêmes. L’histoire d’Internet offre un précédent intéressant : les grands gagnants économiques de la démocratisation du web n’ont pas été les fournisseurs d’accès Internet, mais plutôt les banques numériques, l’e-commerce, la logistique et les entreprises capables d’utiliser Internet comme levier de productivité.

Le même phénomène pourrait se produire avec l’IA. À mesure que les coûts baissent, l’intelligence artificielle pourrait progressivement devenir une infrastructure invisible, comparable à l’électricité ou au cloud computing. Les gains de productivité se diffuseraient alors vers :

  • L’industrie
  • La santé
  • La logistique
  • Les services financiers
  • Les entreprises traditionnelles capables d’intégrer efficacement ces technologies

Une révolution durable, mais pas linéaire

L’intelligence artificielle représente probablement l’une des transformations économiques majeures du XXIe siècle. Mais comme toutes les grandes innovations technologiques, son développement passera probablement par des phases d’euphorie, de concentration excessive, de concurrence accrue, puis de normalisation.

La véritable question pour les investisseurs n’est donc plus de savoir si l’IA transformera l’économie mondiale. Elle consiste désormais à identifier quels acteurs conserveront durablement leur avantage compétitif, quelles valorisations restent soutenables, et surtout quels secteurs traditionnels profiteront réellement de cette révolution une fois la phase spéculative passée.

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Bitcoin : Comment profiter de la baisse ? 

Bitcoin traverse une période de correction : après son record d’octobre 2025 à 126 000 $, il évolue désormais autour des 63 000 $. Un chiffre frappant, mais qui mérite d’être remis en contexte. 

Cette baisse est loin d’être une première. Bitcoin a connu des corrections plus sévères (-82 % en 2017, -76 % en 2021), toujours suivies de nouveaux records. Rien ne garantit qu’il en sera de même cette fois, mais ces précédents expliquent pourquoi les investisseurs positionnés sur le temps long perçoivent ces phases de baisse comme un point d’entrée, plutôt que comme un signal d’alarme.   

Autre évolution notable : si, depuis plusieurs années déjà, bitcoin permet de générer des rendements, ces solutions étaient jusqu’alors assez complexes. Désormais, des produits plus accessibles sont disponibles, et permettent à tout investisseur de générer des intérêts sur ses BTC. C’est l’un des sujets du jour, avec un autre investissement crypto trop souvent sous-estimé : les stablecoins.   

Bitcoin, un « or numérique » volatil  

La comparaison entre Bitcoin et l’or n’est pas gratuite : BTC est rare, décentralisé, et de plus en plus utilisé comme réserve de valeur en période d’incertitude monétaire.   

Simplement, tandis que l’or est un actif millénaire, bitcoin, lui, n’a que 17 ans. Alors, sa volatilité, bien que décroissante, demeure nettement supérieure à celle de l’or. Et c’est cet écart de maturité qui alimente les réticences de nombreux investisseurs. Rappelons néanmoins que la capitalisation du BTC le place parmi les 15 actifs les plus valorisés au monde.  

  

  Bitcoin se positionne à la 14e place des actifs les plus capitalisés.   

Bitcoin dans un portefeuille diversifié   

Pour la grande majorité des investisseurs, BTC n’a pas vocation à constituer le socle d’un patrimoine. C’est un actif de diversification. Une part mesurée de BTC dans un portefeuille global permet de profiter de ses performances, sans être considérablement impacté par ses corrections.  

Historiquement, bitcoin était nettement décorrélé des marchés boursiers, américains notamment. Depuis l’arrivée des ETF Spot en 2024, cette corrélation fluctue. Cependant, bitcoin étant un actif d’une nature nouvelle, il peut être corrélé à certains actifs par périodes, puis à d’autres. 

In fine, on observe que BTC suit une trajectoire qui lui est propre, c’est pourquoi le réduire à une corrélation ponctuelle avec tel ou tel actif n’est pas réellement éclairant.   

C’est, entre autres, cette spécificité qui pousse des acteurs institutionnels comme BlackRock, Morgan Stanley ou Bank of America d’y consacrer 5 à 10 % d’un portefeuille global.  

Corrélation entre les principaux actifs du 1er janvier 2020 au 1er juin 2026 (source : Ark Invest)    

Comparaison des performances sur 3, 5 et 10 ans de bitcoin, du S&P500, de l’or, du pétrole et des bons du Trésor américain (Sources : Curvo) 

Et les autres cryptomonnaies ?  

Les altcoins (toutes les cryptomonnaies hors bitcoin), bien qu’ils suivent la plupart du temps les mouvements de prix du BTC, sont nettement moins capitalisés, d’où leurs variations d’autant plus importantes. En cela, ils constituent presque une classe d’actif à part entière, encore plus risquée. C’est pourquoi ils restent généralement déconseillés aux investisseurs à la recherche d’une première exposition aux crypto-actifs.  

Investir en BTC, sans se laisser piéger par sa volatilité : adopter le bon horizon   

Les données historiques le démontrent : investir à long terme est la stratégie la plus payante. Selon une étude de Bitwise, l’un des principaux gestionnaires de cryptoactifs, ces 16 dernières années, 99,3 % des investissements qui ont détenu leur BTC durant 3 ans ont été rentables.  

Comme le démontre le schéma, la probabilité de perte augmente chaque fois que la durée de détention baisse.  Autrement dit, le temps long est la condition la plus importante pour enregistrer une plus-value.    

 Ce constat justifie une approche simple et largement documentée pour la plupart des classes d’actifs : l’investissement programmé, ou DCA (Dollar-Cost Averaging).  

Acheter un montant fixe de BTC à intervalle régulier, plutôt que d’essayer d’anticiper le meilleur moment d’achat. Cette approche présente trois avantages :  

  • Lisser son prix d’achat moyen dans le temps ;  
  • Investir de façon passive, sans surveiller le marché en continu ;  
  • Limiter les décisions émotionnelles, souvent contre-productives sur un actif volatil.  

Bitcoin génère désormais des revenus   

Historiquement, il n’existe que deux façons de « gagner » du Bitcoin : la première est de faire du minage, la deuxième est de revendre pour enregistrer une plus-value.  

Aujourd’hui, le marché des cryptoactifs a considérablement évolué et gagné en maturité. Un système financier s’est progressivement structuré autour de bitcoin, notamment des services permettant d’optimiser sa détention, plutôt que de simplement attendre une plus-value à la revente.  

Certains de ces services sont aujourd’hui bien établis (ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils sont sans risques) et particulièrement intéressants pour les détenteurs de long terme qui ne souhaitent pas vendre. Ils permettent d’amortir les phases de baisse, et d’augmenter ses gains sur les phases de hausse. 

Comment les rendements sont-ils générés ?   

Ces rendements sont issus du lending, c’est-à-dire le prêt de BTC à des tiers emprunteurs, via une plateforme intermédiaire. C’est ce que propose Meria.   

Des revenus crypto sans volatilité : les stablecoins  

Souvent méconnus, les stablecoins sont des cryptomonnaies qui répliquent la valeur d’un actif, le plus souvent le dollar. C’est le cas de l’USDC, le stablecoin le plus capitalisé.   

L’intérêt des stablecoins réside précisément dans leur stabilité, et dans leur capacité à générer des rendements, lorsqu’ils sont investis via les mêmes mécanismes de prêt évoqués plus haut, offrant des rendements parfois plus attractifs que les livrets d’épargne classiques.  

Naturellement, cet écart de rendement s’explique par leur nature différente : pas de garantie de l’État, risque de contrepartie, ou de perte de parité. Comme pour tout investissement, l’essentiel reste alors de choisir un tiers régulé et de confiance, transparent sur les mécanismes derrière l’offre proposée. C’est le cas de Meria, qui vous permet de gagner jusqu’à 7 % sur vos USDC.    

  

Concrètement : construire votre stratégie selon votre profil  

Une fois ces principaux mécanismes compris, reste la question concrète : comment structurer une allocation crypto adaptée à votre profil ?  

Voici 3 approches simples, pour des objectifs différents :   

  • Bitcoin (BTC) : construire votre position progressivement, avec un horizon long terme, et profiter de rendements passifs ;  
  • Stablecoins (USDC) : générer un rendement régulier, tout en évitant la volatilité, et en gardant une poche de liquidité pour saisir des opportunités de marché ; 
  • Mandat de gestion : déléguer l’allocation et l’arbitrage de vos positions à des professionnels qui suivent le marché au quotidien, selon un profil de risque défini en amont.  

Une approche n’exclue pas l’autre : il est par exemple envisageable de combiner une base en bitcoin détenue sur le long terme, une poche stablecoin pour la partie « rendement passif » de votre portefeuille, et un mandat de gestion pour la partie que vous souhaitez piloter plus activement.   

Un paramètre essentiel : investir sur une plateforme régulée  

Depuis le 1er juillet, le règlement européen Markets in Crypto-Assets (MiCA) impose aux plateformes d’investissement l’obtention de l’agrément Prestataire de Services sur Crypto-Actifs (PSCA).   

Meria, plateforme d’investissement en cryptomonnaies fondée en 2017, et qui accompagne plus de 150 000 investisseurs particuliers et professionnels, a obtenu son agrément auprès de l’AMF (n°A2026-020).   

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Article rédigé en partenariat avec Meria  

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Au-delà du Livret A et des ETF : le prêt participatif peut-il trouver sa place dans un portefeuille d’investissement ?

Pour de nombreux épargnants français, la stratégie d’investissement repose souvent sur deux piliers : le Livret A, pour la sécurité et la disponibilité de l’épargne, et les ETF, pour faire fructifier son capital sur le long terme.

Cette approche reste pertinente. Le Livret A offre une sécurité appréciable pour l’épargne de précaution, tandis que les ETF permettent de s’exposer à la croissance des marchés financiers avec une forte diversification.

Mais lorsque les taux des livrets restent relativement faibles, le Livret A affiche un taux de 1,50 % (mai 2026), certains investisseurs cherchent à compléter leur portefeuille avec des actifs susceptibles de générer des revenus plus réguliers, indépendamment des fluctuations boursières.

Parmi les solutions qui gagnent progressivement en visibilité figure l’investissement dans des prêts, également appelé P2P Lending (Peer-to-Peer Lending) ou investissement dans des créances.

Le principe : investir dans des prêts plutôt que dans des actions

Contrairement à un investissement en Bourse où l’on achète une part d’une entreprise, le P2P Lending consiste à financer des prêts accordés à des particuliers ou à des entreprises.

En échange, l’investisseur perçoit des intérêts au fur et à mesure du remboursement du prêt.

Dans la majorité des plateformes européennes, des établissements spécialisés (appelés loan originators) distribuent les prêts. La plateforme met ensuite en relation ces acteurs avec les investisseurs, qui peuvent sélectionner les prêts auxquels ils souhaitent participer.

Il est important de comprendre qu’il ne s’agit ni d’un compte d’épargne, ni d’un produit garanti.

Le capital investi peut être perdu partiellement ou totalement. Cette classe d’actifs doit davantage être considérée comme une poche de rendement, venant compléter un portefeuille déjà composé d’épargne de sécurité et d’investissements en actions.

Autrement dit, il ne s’agit pas de remplacer un Livret A ou des ETF, mais éventuellement d’ajouter une source potentielle de revenus supplémentaire pour une partie limitée du patrimoine.

Pourquoi les rendements sont-ils souvent plus élevés ?

Les plateformes de prêts affichent parfois des rendements nettement supérieurs à ceux des livrets réglementés.

Cela ne signifie pas que le produit est « meilleur ».

Un rendement plus élevé est simplement la rémunération d’un risque plus important.

Lorsque vous placez votre argent sur un Livret A, votre capital est garanti par l’État français et votre argent reste disponible.

Avec le P2P Lending, plusieurs risques existent :

  • le risque que l’emprunteur ne rembourse pas son prêt ;
  • le risque lié à l’établissement qui a accordé le prêt (loan originator) ;
  • le risque de liquidité si vous souhaitez récupérer votre argent avant l’échéance ;
  • le risque lié à la plateforme elle-même.

C’est pourquoi il est impossible de comparer directement un rendement annoncé de 10 % ou 12 % avec le taux du Livret A.

Les deux produits répondent à des objectifs totalement différents.

Les questions à se poser avant d’investir

Avant d’ouvrir un compte sur une plateforme de prêts, plusieurs éléments méritent d’être étudiés.

L’investisseur devrait notamment vérifier :

  • la durée moyenne des prêts ;
  • les modalités de remboursement ;
  • ce qu’il se passe en cas de retard de paiement ;
  • l’existence éventuelle d’un mécanisme de rachat (Buyback Obligation) ;
  • l’identité et la solidité financière de l’organisme qui s’engage à ce rachat ;
  • les possibilités de revendre son investissement avant l’échéance ;
  • le niveau de diversification proposé ;
  • le cadre réglementaire de la plateforme.

Comme pour n’importe quel investissement, la diversification joue un rôle essentiel.

Répartir son capital sur plusieurs dizaines, voire centaines de prêts permet de limiter l’impact d’un éventuel défaut de remboursement. Diversifier entre plusieurs établissements prêteurs et plusieurs pays peut également réduire le risque de concentration, sans toutefois l’éliminer.

Exemple : comment fonctionne Hive5 ?

Parmi les plateformes européennes spécialisées figure Hive5.

Son fonctionnement est relativement simple : la plateforme n’accorde pas directement les prêts.

Elle met en relation des investisseurs avec différents établissements prêteurs européens qui proposent leurs créances via la plateforme.

Les investisseurs peuvent sélectionner eux-mêmes les prêts ou utiliser Auto Invest, un outil permettant d’investir automatiquement selon des critères définis à l’avance (durée, taux, montant investi, établissements prêteurs, etc.).

L’un des atouts mis en avant par Hive5 est son ticket d’entrée relativement faible : il est possible d’investir à partir de 10 €.

La plateforme propose également de nombreux prêts de courte durée (souvent entre 30 et 90 jours) ainsi que des financements d’entreprises avec des maturités plus longues.

Le mécanisme de Buyback Obligation

Hive5 met également en avant un mécanisme appelé Buyback Obligation.

Concrètement, lorsqu’un prêt accuse plus de 60 jours de retard, l’établissement prêteur s’engage contractuellement à racheter le prêt ainsi que les intérêts accumulés.

Il est toutefois essentiel de comprendre que ce mécanisme ne constitue pas une garantie.

Son efficacité dépend entièrement de la capacité financière de l’établissement prêteur à honorer cet engagement.

En cas de difficultés financières de ce dernier, cette protection peut devenir inefficace.

Elle ne protège pas davantage contre une éventuelle défaillance de la plateforme.

Un point important : le statut réglementaire

Les investisseurs doivent également être attentifs au cadre réglementaire.

Hive5 indique elle-même ne pas être agréée comme prestataire de services financiers au sens de la réglementation européenne et ne dispose pas d’une licence européenne ECSPR (European Crowdfunding Service Provider).

Cela signifie que les protections applicables à certains établissements financiers réglementés, comme les mécanismes de garantie des dépôts ou d’indemnisation des investisseurs, ne s’appliquent pas.

Il s’agit d’un élément important à prendre en compte dans son analyse du risque.

La liquidité reste limitée

Même lorsqu’un prêt dure seulement quelques semaines, il ne faut pas l’assimiler à de l’argent disponible sur un compte bancaire.

Dans la plupart des cas, l’investisseur devra attendre l’échéance pour récupérer son capital.

Hive5 a annoncé le développement d’un marché secondaire, dont le lancement est prévu courant septembre 2026.

L’objectif est de permettre aux investisseurs de revendre certains prêts avant leur échéance.

Toutefois, cette possibilité dépendra de la présence d’acheteurs, des règles de fonctionnement du marché secondaire et des conditions de la plateforme.

La liquidité ne pourra donc jamais être considérée comme garantie.

Les principaux risques

Comme tout investissement, cette classe d’actifs comporte plusieurs risques :

  • défaut de paiement des emprunteurs ;
  • défaillance d’un établissement prêteur ;
  • inefficacité du mécanisme de Buyback ;
  • difficultés ou faillite de la plateforme ;
  • faible liquidité avant l’échéance ;
  • absence de garantie publique sur le capital ;
  • risque de concentration si l’investissement est réalisé sur une seule plateforme ou un seul établissement.

Une règle simple consiste à n’investir que des sommes dont on n’aura pas besoin à court terme et que l’on est prêt à immobiliser jusqu’à l’échéance des prêts.

Une approche prudente pour débuter

Pour les investisseurs qui souhaitent découvrir cette classe d’actifs, la meilleure démarche consiste d’abord à comprendre son fonctionnement.

Prendre le temps d’étudier les différents prêts proposés, les établissements prêteurs, les durées, les mécanismes de protection ainsi que le cadre réglementaire permet de mieux mesurer les risques avant d’investir.

Le P2P Lending peut ensuite trouver sa place comme une poche de diversification au sein d’un portefeuille plus large, sans pour autant remplacer l’épargne de précaution ou les investissements en actions.

Conclusion

L’investissement dans les prêts constitue une classe d’actifs à part entière.

Son intérêt réside principalement dans la possibilité de générer des revenus potentiellement plus réguliers tout en offrant une diversification supplémentaire.

En contrepartie, il implique des risques nettement plus élevés qu’un Livret A ou qu’un compte d’épargne classique.

La véritable question n’est donc pas de savoir s’il faut remplacer son Livret A ou ses ETF, mais plutôt de déterminer si une petite poche de rendement, adaptée à son profil de risque et correctement diversifiée, peut avoir sa place dans son portefeuille.

Cet article est réalisé dans le cadre d’une collaboration commerciale avec Hive5. Il est fourni uniquement à des fins d’information et d’éducation financière et ne constitue en aucun cas un conseil en investissement. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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Actualité Banque & Finance Bourse Economie En vedette

Le retour du VIX face à une inflation persistante

Apres des mois d’euphorie portée par l’IA et l’espoir de baisses de taux rapides, un signal réapparait sur les marches : la volatilité.

Ce que le VIX est en train de nous dire, après plusieurs mois d’euphorie portée par l’intelligence artificielle et l’espoir d’un assouplissement monétaire rapide, un signal réapparait progressivement sur les marches financiers : la volatilité. La récente remontée du VIX pourrait révéler un changement beaucoup plus profond dans les anticipations des investisseurs.

Le marche commence a envisager que l’inflation americaine reste durablement plus elevee que prevu et que la Reserve federale ne soit pas en mesure d’assouplir sa politique monetaire aussi rapidement qu’espere. C’est peut-etre tout le scenario dominant des marches depuis deux ans qui est en train d’etre reevalue.

Pourquoi le VIX merite une attention particuliere

Le VIX, calcule par le Chicago Board Options Exchange (CBOE), mesure la volatilite implicite attendue sur l’indice S&P 500 a partir du marche des options. Lorsque les investisseurs anticipent une hausse de l’incertitude, ils achetent davantage de protections via les options. Cette demande fait mecaniquement monter le VIX.

La recente hausse de l’indice constitue donc moins une prevision de krach qu’un indicateur de nervosite croissante parmi les investisseurs institutionnels. Historiquement, les grandes phases de hausse du VIX apparaissent souvent lorsque les marches realisent que leurs anticipations economiques etaient trop optimistes.

Le marche croyait au retour rapide des baisses de taux

Depuis la fin du cycle agressif de resserrement monetaire engage par la Reserve federale en 2022, le scenario dominant reposait sur une hypothese simple : ralentissement progressif de l’inflation, stabilisation de la croissance, puis baisse graduelle des taux d’interet. Ce scenario a largement soutenu la hausse des marches actions, notamment dans les secteurs technologiques.

Or plusieurs indicateurs recents suggerent que le combat contre l’inflation pourrait etre plus long et plus complexe que prevu :

  • Tensions persistantes sur les salaires
  • Couts des services toujours eleves
  • Depenses publiques massives
  • Pressions geopolitiques persistantes

Plusieurs institutions financieres ont commence a reviser leurs anticipations. La periode des taux durablement eleves pourrait se prolonger davantage qu’anticipe.

La volatilite n’annonce pas forcement un krach

L’erreur frequente consiste a considerer toute remontee du VIX comme le signe annonciateur d’un effondrement des marches. L’histoire montre pourtant que les periodes de hausse de la volatilite correspondent souvent a des phases de transition plutot qu’a des crises majeures.

Si les investisseurs integrent un scenario de taux plus eleves pendant plus longtemps, certains secteurs pourraient beneficier d’un regain d’interet :

  • Sante
  • Energie
  • Services aux collectivites
  • Banques beneficiant de marges d’interet plus elevees

A l’inverse, les valeurs technologiques fortement valorisees restent particulierement sensibles aux variations des taux, car une part importante de leur valorisation repose sur des benefices futurs.

L’or et le Bitcoin face a un environnement de taux eleves

L’or conserve son statut historique de reserve de valeur et de protection contre les incertitudes geopolitiques. Toutefois, des taux eleves renforcent l’attractivite des obligations souveraines et augmentent le cout d’opportunite de la detention d’un actif ne generant aucun rendement.

Le Bitcoin se trouve dans une situation differente. Malgre son adoption institutionnelle croissante et le succes des ETF Bitcoin, la cryptomonnaie reste fortement influencee par les conditions de liquidite mondiales. Lorsque les banques centrales adoptent un ton plus restrictif, les investisseurs tendent a reduire leur exposition aux actifs les plus volatils.

Le veritable message envoye par le VIX

Au-dela des fluctuations quotidiennes, le VIX rappelle que les marches financiers ont peut-etre construit leurs anticipations sur un scenario trop optimiste concernant l’inflation et la politique monetaire. Depuis plusieurs annees, les investisseurs se sont habitues a l’idee que chaque ralentissement economique serait rapidement suivi d’un soutien massif des banques centrales.

Or le contexte actuel est different. La lutte contre l’inflation limite la marge de manoeuvre de la Reserve federale. Si cette nouvelle realite se confirme, les prochains mois pourraient etre marques non par un krach spectaculaire, mais par une transformation progressive du leadership boursier et une reevaluation plus profonde des actifs financiers. Et c’est precisement ce que la remontee actuelle du VIX semble commencer a signaler.

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Les dividendes sont-ils nécessaires pour s’enrichir ?

C’est une idée profondément ancrée chez de nombreux investisseurs.

Pour beaucoup, investir en Bourse consiste avant tout à percevoir des dividendes réguliers. Ces versements donnent l’impression de générer un revenu passif et de construire progressivement sa liberté financière.

À première vue, cela paraît logique : recevoir de l’argent sans vendre ses actions semble plus confortable que devoir céder une partie de son portefeuille. Mais les dividendes sont-ils réellement indispensables pour s’enrichir sur le long terme ?

Mais que disent réellement les statistiques sur une période de 20 ans ?Avant de continuer, un grand merci à notre sponsor Trade Republic pour son soutien 🤝

Pourquoi les investisseurs aiment autant les dividendes

Les dividendes présentent plusieurs avantages psychologiques. D’abord, ils sont concrets. Chaque trimestre ou chaque année, l’investisseur voit de l’argent arriver sur son compte. Ensuite, ils permettent de percevoir un revenu sans avoir à vendre d’actions.

Enfin, les entreprises qui versent des dividendes réguliers sont souvent des sociétés matures, rentables et financièrement solides.

Des groupes comme Coca-Cola, Johnson & Johnson ou Procter & Gamble ont bâti leur réputation sur leur capacité à distribuer des dividendes pendant des décennies. Tout cela contribue à l’image rassurante des stratégies axées sur les dividendes.

Une confusion fréquente : dividendes et création de richesse

Beaucoup d’investisseurs considèrent le dividende comme un « bonus ». Pourtant, lorsqu’une entreprise verse un dividende, elle ne crée pas de richesse supplémentaire. Elle transfère simplement une partie de sa trésorerie vers ses actionnaires.

Prenons un exemple simple. Une entreprise vaut 100 € par action et verse un dividende de 5 €. Après le versement, toutes choses égales par ailleurs, l’action vaut environ 95 €.

L’investisseur possède toujours la même richesse totale :

  • Avant : 100 € d’action
  • Après : 95 € d’action + 5 € en cash

Le dividende n’est donc pas un gain gratuit. Il représente simplement une partie de la valeur de l’entreprise qui quitte le bilan pour rejoindre les actionnaires.

Ce qui compte réellement : le rendement total

Pour mesurer l’enrichissement d’un investisseur, il faut regarder le rendement total. Celui-ci combine :

  • l’évolution du cours de l’action ;
  • les dividendes versés ;
  • les dividendes réinvestis.

Deux entreprises peuvent offrir exactement le même rendement total tout en adoptant des stratégies très différentes.

  • La première verse un dividende élevé.
  • La seconde conserve ses bénéfices pour financer sa croissance.

Si les deux génèrent au final le même rendement global, l’investisseur s’enrichit de la même manière. Le dividende n’est donc qu’un des moyens par lesquels la valeur est distribuée.

Les plus grands gagnants de l’histoire versaient peu ou pas de dividendes

Lorsqu’on regarde les actions les plus performantes des dernières décennies, un constat apparaît. De nombreuses entreprises ayant créé le plus de richesse n’ont longtemps versé aucun dividende.

Par exemple :

  • Amazon n’a jamais versé de dividende ;
  • Alphabet a privilégié la croissance pendant des années ;
  • Meta Platforms n’a commencé à distribuer un dividende que très récemment ;
  • Berkshire Hathaway n’a jamais versé de dividende à ses actionnaires.

Pourquoi ?

Parce que ces entreprises estimaient pouvoir réinvestir leur capital à des taux de rendement supérieurs à ceux que les actionnaires auraient obtenus eux-mêmes.

Lorsque des opportunités de croissance existent, conserver les bénéfices peut parfois créer davantage de valeur que les distribuer.

L’impact souvent sous-estimé de la fiscalité

Les dividendes ont également un inconvénient : ils sont généralement imposés dès leur versement.

Même lorsque l’investisseur souhaite réinvestir cet argent, une partie est souvent prélevée sous forme d’impôts ou de prélèvements.

À l’inverse, une entreprise qui réinvestit ses bénéfices permet à l’investisseur de différer cette fiscalité.

Sur plusieurs décennies, cette différence peut avoir un impact significatif grâce aux intérêts composés.

C’est notamment pour cette raison que de nombreux investisseurs privilégient les ETF capitalisants plutôt que les ETF distribuant les dividendes.

Pourquoi les dividendes restent néanmoins utiles

Dire que les dividendes ne sont pas indispensables ne signifie pas qu’ils sont inutiles.

Ils peuvent présenter plusieurs avantages :

  • générer un revenu complémentaire à la retraite ;
  • réduire la tentation de vendre pendant les périodes de baisse ;
  • apporter une certaine stabilité psychologique ;
  • favoriser les entreprises rentables et disciplinées dans leur allocation du capital.

Pour certains investisseurs, ces bénéfices comportementaux sont parfois plus importants que les considérations purement financières.

Ce que les investisseurs de long terme devraient retenir

Les dividendes peuvent être agréables à recevoir, mais ils ne sont pas le moteur principal de l’enrichissement.

Ce qui compte réellement est la capacité d’une entreprise à créer de la valeur pour ses actionnaires, que cette valeur soit distribuée sous forme de dividendes ou réinvestie dans l’activité.

Un investisseur peut parfaitement devenir très riche avec des entreprises qui ne versent aucun dividende. À l’inverse, il peut obtenir des résultats médiocres en se concentrant uniquement sur les rendements les plus élevés.

La vraie question n’est donc pas : « Cette entreprise verse-t-elle un dividende ? »

La vraie question est : « Cette entreprise crée-t-elle durablement de la valeur ? »

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Retraite en France : pourquoi les Français doivent progressivement apprendre à compter davantage sur eux-mêmes

À l’occasion de l’Amundi World Investment Forum organisé par Amundi, nous avons échangé avec Catherine Leroy, Directrice Epargne Salariale et Retraite chez Amundi, afin de mieux comprendre les grands enjeux actuels autour de la retraite en France, mais aussi les différences avec la Belgique.

Pendant longtemps, les Français ont considéré que le système public de retraite serait le principal pilier de leur pension. Mais aujourd’hui, cette vision évolue progressivement.

Entre vieillissement démographique, augmentation de l’espérance de vie et tensions budgétaires croissantes, la question de la préparation individuelle de la retraite prend une place de plus en plus importante.

Un système public sous pression

Pour Catherine Leroy, le constat est clair : le système de retraite français reste central, mais il est aujourd’hui sous tension.

« Les Français ont longtemps considéré que le système public serait le premier contributeur à leur pension. Mais depuis quelques années, une prise de conscience s’opère progressivement. »

Le principal problème est démographique : il y a de plus en plus de retraités et relativement moins d’actifs pour financer le système. À cela s’ajoute une espérance de vie plus longue, ce qui signifie que les pensions doivent être versées plus longtemps.

Le Conseil d’Orientation des Retraites a d’ailleurs déjà alerté sur la dégradation progressive des finances du système dans les années à venir.

Dans ce contexte, Catherine Leroy estime qu’il devient essentiel d’accompagner cette prise de conscience collective, notamment auprès des plus jeunes générations.

Le PER : la montée en puissance de l’épargne retraite individuelle

La meilleure illustration de cette évolution est sans doute le succès du PER (Plan Épargne Retraite), lancé en 2019 dans le cadre de la loi Pacte.

Aujourd’hui :

  • près d’1 Français sur 4 possède un PER ;
  • environ 150 milliards d’euros d’encours ont déjà été accumulés.

Et la dynamique continue de s’accélérer.

Deux grandes catégories se développent fortement :

  • le PER individuel ;
  • le PER d’entreprise.

Selon Catherine Leroy, cette progression montre que les Français commencent progressivement à intégrer l’idée qu’il faudra compléter le système obligatoire par une épargne personnelle.

Les entreprises jouent désormais un rôle clé

Autre élément important : les entreprises deviennent progressivement des acteurs centraux dans la préparation de la retraite.

Participation, intéressement, partage de la valeur… de nombreux dispositifs peuvent désormais être orientés vers un PER.

« Environ 80 % des salariés considèrent aujourd’hui que leur entreprise a un rôle à jouer dans la préparation de leur retraite », explique Catherine Leroy.

Le sujet devient donc également stratégique pour les directions RH et les dirigeants.

Mais pour encourager davantage les entreprises, elle estime que le cadre fiscal et social doit rester stable et lisible afin de faciliter les projections à long terme.

Pourquoi commencer tôt change tout

L’un des messages les plus importants de cette interview concerne le temps.

« La retraite est probablement le seul projet de vie dont on est certain qu’il arrivera un jour. Pourtant, beaucoup de personnes commencent à s’y intéresser trop tard. »

Commencer tôt permet pourtant plusieurs avantages majeurs :

  • investir progressivement ;
  • verser des montants plus faibles ;
  • bénéficier de l’effet du temps et de la capitalisation ;
  • investir sur des horizons plus longs avec davantage d’exposition aux marchés financiers.

En clair : plus on commence jeune, plus l’effort financier peut être réduit.

Les jeunes s’intéressent davantage à l’investissement qu’on ne le pense

Contrairement à certaines idées reçues, Catherine Leroy estime que les jeunes générations sont loin d’être déconnectées des marchés financiers et des questions liées à la retraite.

« Les jeunes s’intéressent à l’investissement. Ils aiment comprendre les marchés et les mécanismes économiques. »

Le véritable enjeu serait donc surtout pédagogique : leur proposer des solutions simples, compréhensibles et adaptées à leurs objectifs qu’ils s’agissent de diversification ou de se préparer une retraite confortable.

L’éducation financière joue ici un rôle essentiel pour permettre aux nouvelles générations de prendre des décisions plus éclairées.

Le risque d’une baisse du niveau de vie à la retraite est réel

Pour Catherine Leroy, le risque est bien réel.

Aujourd’hui, le taux de remplacement — c’est-à-dire la différence entre le dernier salaire et la pension de retraite — tourne souvent autour de 50 à 60 %.

Concrètement, une personne gagnant 5.000 euros avant sa retraite pourrait percevoir environ la moitié une fois retraitée.

Et ce taux pourrait encore diminuer dans les années à venir si les déséquilibres démographiques persistent.

D’où l’importance, selon elle, de rééquilibrer :

  • la retraite obligatoire ;
  • et la retraite que chacun peut progressivement se constituer individuellement.

France vs Belgique : une différence importante autour du PER

La France et la Belgique font face à des problématiques assez similaires :

  • vieillissement de la population ;
  • pression sur les finances publiques ;
  • inquiétudes sur le financement futur des pensions.

Mais Catherine Leroy souligne une différence majeure : la France a réussi à structurer une véritable épargne retraite individuelle autour du PER.

En Belgique, il existe bien des mécanismes d’épargne pension, mais souvent avec :

  • des plafonds plus limités ;
  • des avantages fiscaux plus encadrés ;
  • moins de flexibilité ;
  • et une perception davantage orientée « produit fiscal » qu’« investissement ».

Selon elle, le PER a permis en France de “cristalliser” cette nécessité de construire progressivement une retraite complémentaire.

Autre avantage important : il existe des conditions de rachats sur le PER grâce auxquelles les fonds investis ne sont pas totalement bloqués jusqu’à la retraite, ce qui rend le produit plus souple et plus attractif.

Vers une retraite plus hybride

Finalement, l’un des grands enseignements de cette interview est que les modèles de retraite évoluent progressivement partout en Europe.

Le système public reste central, mais il ne suffira probablement plus à garantir à lui seul le même niveau de vie qu’auparavant.

L’avenir semble donc s’orienter vers un modèle plus hybride :

  • une retraite publique ;
  • complétée par une épargne individuelle ;
  • avec un rôle croissant des entreprises et de l’éducation financière.

Et plus cette préparation commence tôt, plus elle devient simple à mettre en place.

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Cryptomonnaies En vedette Investissement & Stratégies Pédagogie & concepts clés

Que vérifier avant d’ouvrir un compte sur un exchange ? (Avec Bybit)

Avant d’ouvrir un compte sur un exchange crypto, il est essentiel de vérifier la sécurité, les frais, la régulation et la liquidité.

Ouvrir un compte sur une plateforme de cryptomonnaies est aujourd’hui très simple. En quelques minutes, un utilisateur peut créer un accès, déposer des fonds et commencer à acheter des actifs numériques comme le Bitcoin ou l’Ether.

Ces plateformes, appelées exchanges, jouent un rôle central dans l’écosystème crypto.

Un exchange est tout simplement une plateforme d’échange qui permet d’acheter, vendre ou échanger des cryptomonnaies contre d’autres actifs, comme des euros ou des dollars. Il s’agit de l’équivalent d’une place de marché financière, mais dédiée aux actifs numériques.

C’est par ce type de service que la majorité des utilisateurs accèdent aujourd’hui à la crypto. Mais derrière cette facilité d’accès, tous les exchanges ne se valent pas. Certains sont encadrés et sécurisés, d’autres présentent des niveaux de risque plus élevés. Avant d’y déposer de l’argent, plusieurs points doivent donc être analysés avec attention.

La régulation et le cadre légal de la plateforme

Le premier élément à vérifier est le cadre réglementaire dans lequel opère l’exchange. Une plateforme régulée dans une juridiction reconnue offre généralement un niveau de protection plus élevé pour l’utilisateur. Cela implique des obligations en matière de transparence, de lutte contre le blanchiment et de protection des fonds clients.

En Europe, certaines plateformes sont enregistrées auprès d’autorités financières nationales ou opèrent via des entités conformes aux règles locales. Cela ne garantit pas l’absence totale de risque, mais cela réduit fortement les zones d’incertitude.

À l’inverse, un exchange non régulé ou basé dans une juridiction opaque peut poser des problèmes en cas de litige, de blocage de compte ou de faillite. La régulation est donc un premier filtre essentiel, car elle détermine le niveau de recours possible pour l’utilisateur en cas de problème.

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🚀 Choisir le bon exchange est une étape clé

Avant d’investir, prenez le temps de comparer la sécurité, les frais et les fonctionnalités proposées par chaque plateforme.

Investir comporte des risques.

Reprenons…

La sécurité des fonds et des infrastructures

Le deuxième point concerne la sécurité. Dans l’univers crypto, les exchanges sont des cibles fréquentes de piratage. Il est donc important de comprendre comment la plateforme protège les fonds des utilisateurs.

Les bonnes pratiques incluent généralement le stockage d’une grande partie des actifs en cold storage, c’est-à-dire hors ligne, ainsi que l’utilisation de systèmes d’authentification forte comme le 2FA.

Certaines plateformes vont plus loin en publiant des preuves de réserves ou en mettant en place des assurances contre les pertes liées à des incidents techniques.

Un autre aspect à surveiller est l’historique de la plateforme. Un exchange ayant déjà subi des failles majeures ou des problèmes de retrait doit être analysé avec prudence. La sécurité ne repose pas uniquement sur la technologie, mais aussi sur la gestion globale du risque.

Les frais, la transparence et la structure des coûts

Les frais sont souvent sous-estimés lors de l’ouverture d’un compte, alors qu’ils ont un impact direct sur la performance à long terme. Un exchange peut afficher des frais de trading faibles, mais compenser par des coûts cachés sur les dépôts, les retraits ou les conversions.

Il est donc important d’analyser la structure complète des frais : frais de transaction, frais de spread, frais de retrait et éventuels frais liés aux conversions entre cryptomonnaies et monnaies fiat.

La différence entre deux plateformes peut sembler faible à court terme, mais devenir significative avec un usage régulier. La transparence est également un indicateur important. Une plateforme qui affiche clairement ses coûts inspire généralement plus de confiance qu’un exchange dont la structure tarifaire est complexe ou peu lisible.

La liquidité et la qualité d’exécution des ordres

Un autre critère souvent négligé est la liquidité. Elle correspond à la capacité d’un exchange à exécuter des ordres rapidement, sans écart important entre le prix affiché et le prix réel d’exécution.

Sur une plateforme peu liquide, un utilisateur peut subir un slippage important, c’est-à-dire un décalage entre le prix attendu et le prix obtenu. Ce phénomène est particulièrement visible lors de mouvements de marché importants ou sur des cryptomonnaies moins échangées.

La liquidité est donc un facteur clé de qualité d’exécution. Elle reflète aussi indirectement le niveau d’activité de la plateforme et la confiance des utilisateurs. La manière dont ces plateformes évoluent et se différencient devient ainsi un élément central pour comprendre l’avenir de l’écosystème crypto en Europe.