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Qu’est-ce que la « Pyramide de Ponzi » ?

En Bourse, tout le monde est à la recherche de la poule aux œufs d’or, ce placement qui rapportera énormément d’intérêts tout en prenant un minimum de risque.

C’est cet appât du gain facile qui a poussé certaines personnes à élaborer un système frauduleux, promettant des retours sur investissement disproportionnés par rapport à ce qu’offre le marché.

Parmi ces arnaqueurs, on y retrouve Charles Ponzi, qui donnera son nom au système, et Bernard Madoff, qui créera la pyramide la plus grande et la plus complexe connue à ce jour.

Mais comment ce système fonctionne-t-il ?

👉 Le système de Ponzi est plus simple à comprendre lorsque nous le comparons à une pyramide.

Le fraudeur, au sommet de la pyramide, sollicite un premier investisseur pour une affaire. Pour éveiller sa curiosité, il lui promet un rendement important en peu de temps (ex. doubler la mise). L’investisseur décide alors de verser 1000 $, en espérant recevoir 2000 $ dans un an. Le fraudeur, s’il veut respecter son engagement, doit trouver 1000 $ d’ici un an. Puisqu’il ne les investit pas (ou très peu) en bourse, il incite d’autres personnes à rejoindre sa pyramide.

L’argent récolté par les derniers sert à rembourser les intérêts des premiers. Et ainsi de suite. Dès lors, on se retrouve dans un système où la croissance est exponentielle, ce qui sera l’une des causes de son effondrement.

Ce système ne s’arrête que lorsqu’un grand nombre de personnes souhaite, en même temps, sortir du fonds. Les premiers chanceux seront remboursés et les derniers constateront qu’il ne leur reste plus rien. Un autre motif peut être le manque de personnes à recruter. Puisque de nouvelles arrivées sont nécessaires pour maintenir la pyramide en place, il arrive un moment où le nombre requis dépasse la totalité des habitants sur notre planète.

  • Charles Ponzi commença son arnaque à Boston, dans les années 1920. Sa proposition était simple : profiter des différences de taux de change entre pays pour acheter des timbres internationaux en Italie (sa terre natale) et les revendre quatre fois plus cher aux États-Unis.

Pourquoi cette idée s’est-elle démarquée des autres ? Ponzi promettait à ses investisseurs un intérêt de 50% en l’espace de trois mois seulement. Verser 1000 $ chez Ponzi devait vous rapporter 5000 $ en un an.

Son arnaque n’a duré que 6 mois, car il y avait plusieurs incohérences. Tout d’abord, la Poste italienne affirma qu’elle n’avait jamais reçu une forte demande de timbres. Ensuite, le rendement de 50% 90 jours proposé par Ponzi était gigantesque par rapport à tout autre type de placement. Enfin, le passé criminel de Ponzi le rattrapa et mit fin à l’aventure d’un homme qui devint millionnaire en l’espace de quelques mois.

👉 L’autre nom associé à la pyramide de Ponzi est Bernard Madoff. Considéré comme un génie de la Finance, pour son apport dans l’informatisation des échanges en Bourse, cet ancien maître nageur devint même président du Nasdaq en 1990.

Son fonds récolta près 50 milliards de dollars (avec un ticket d’entrée de minimum 1 million $) et ne visait que les personnes très fortunées. La promesse de rendement plus modeste, 10% fixe par an, et la falsification des documents envoyés aux clients permirent à la pyramide de tenir quatre décennies.

Ni ses détracteurs ni les enquêtes menées par le gendarme de la Bourse n’ont réussi à démasquer l’immense arnaque d’un homme qui devenait de plus en plus intouchable. C’est la crise de 2008 qui permit cela, quand de plus en plus d’investisseurs réclamèrent leur argent. Madoff purge actuellement une peine de 150 ans de prison et endosse, seul, la responsabilité de cette affaire.

👉 Comment peut-on repérer une telle pyramide ? Plusieurs indices peuvent vous mettre la puce à l’oreille tel que:

  • Une promesse de rendement en décalage avec ce qui est proposé sur les marchés.
  • L’initiateur du projet n’investit pas son propre argent dans l’affaire
  • Il est nécessaire de recruter d’autres personnes pour atteindre l’objectif
  • Vous ne trouvez aucune documentation ou preuve de l’investissement
  • Vous avez du mal à récupérer votre argent en temps voulus.

Avec du recul, cela peut vous paraître évident que ces investissements étaient mensongers, tant les signes étaient nombreux. Cependant, c’est l’art de convaincre (ou de tromper ?) son prochain qui permet à de telles fraudes d’exister.

De nos jours, ces arnaques sévissent toujours, mais les avancées technologiques réduisent considérablement leur durée de vie et leur champ d’application. Ces exemples nous montrent qu’en Finance, il faut parfois revenir à un des fondamentaux des sceptiques qui dit « c’est bien trop beau pour être vrai ».

Par Timur Kazkondu

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Comprendre ce qu’est l’Euronext, la bourse paneuropéenne transnationale

Vous connaissez sans doute quelques marchés où les transactions financières s’opèrent, comme le CAC40 en France, le BEL20 en Belgique ou le Dow Jones aux États-Unis. Cependant, il existe également une place (lieu où les échanges sont standardisés) qui regroupe plusieurs pays européens, c’est l’Euronext ou European New Exchange Technology.

Le 22 septembre 2000, la fusion des Bourses de Bruxelles, Paris et Amsterdam donne naissance à un nouveau marché européen, dont l’objectif est l’harmonisation des échanges au sein de l’Union suite à la création de la monnaie unique, l’Euro.

La société mère, Euronext NV, crée les filiales Euronext Paris, Euronext Bruxelles et Euronext Amsterdam, qu’elle détiendra à 100 %.

L’idée de proposer, sur un même marché, des produits financiers côtés habituellement sur des marchés différents séduit d’autres pays. Ainsi, les Bourses de Lisbonne, Dublin et d’Oslo rejoindront Euronext définitivement tandis que le New York Stock Exchange fusionnera avec en 2007 et sera revendu en 2013.

Les années suivantes, de nouveaux pourparlers seront entamés avec la Bourse italienne et allemande en vue d’un rapprochement avec le marché commun, mais sans succès.

Euronext se charge de la gestion des échanges sur ses différents marchés boursiers et de la gestion des produits financiers négociés, comme les actions, obligations, les ETF, les produits dérivés et les matières premières.

Elle crée également des plateformes d’échange basées sur différents thèmes comme les technologies, les grandes capitalisations ou le climat.

Face à la mondialisation de la Finance, des bureaux sont ouverts un peu partout à travers le monde, comme à Londres 🇬🇧, Hong Kong et New York pour faciliter les échanges et avoir un regard transcontinental.

Aujourd’hui, l’indice Euronext opère sur le marché de Bruxelles, Amsterdam, Paris, Londres, Dublin, Lisbonne et Olso sous le sigle ENX. Le siège stratégique se situe à Paris tandis que son siège social historique reste à Amsterdam. La société gère près de 1500 entreprises tandis que la capitalisation boursière de ses marchés atteint les 4 480 000 000 000€.

Par Timur Kazkondu

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Que représentent les agences de notation ? Que font-elles et quel est leur objectif ?

Pour comprendre ce que sont les agences de notations ainsi que leur rôle dans les marchés financiers, faisons un petit rappel de ce que sont les obligations. Une obligation (ou « bond » en anglais) est un titre de créance.

C’est lorsqu’un investisseur prête de l’argent à une entreprise (ou un État, une banque), qui promet de rembourser le capital, majoré d’intérêts.

Cependant, tous ces émetteurs d’obligations (emprunteurs) ne se valent pas, et ne représentent pas le même risque pour les futurs détenteurs (prêteurs). Ce risque, c’est principalement le « risque de défaut », autrement dit la probabilité que l’emprunteur ne puisse pas honorer ses engagements à l’échéance.

C’est là qu’interviennent les agences de notation. Les plus connues sont Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch, qui se partagent près de 95 % du marché. Leur objectif est de donner une indication aux investisseurs sur la santé financière de l’émetteur de l’obligation.

  •  L’intérêt ? La prime de risque exigée par les « bondholders » en dépendra.

Prêter de l’argent à l’Allemagne, l’Italie ou l’Argentine n’est pas la même chose aux yeux du marché, et il est nécessaire d’avoir une base sur laquelle les comparer.

Pour classifier les différents émetteurs entre eux, les agences utilisent un classement (Rating) composé de lettres. Pour celles ayant une santé financière « irréprochable », elles obtiendront un triple A (AAA ou Aaa), viendront ensuite celles qualifiées d’excellente qualité (AA), bonne qualité (A), de moyenne qualité (BBB jusque B), celles en risque de défaut (C) et en faillite (D). En deçà d’un certain seuil (souvent BB), les investissements sont jugés « spéculatifs » et les attentes des prêteurs seront plus élevées.

Bien que les agences de notations soient une référence, ils ne sont pas non plus sans défauts. La situation financière d’une entreprise peut changer d’années en années, et les agences de notations peuvent modifier leur note avec un certain décalage dans le temps.

De plus, quelques conflits d’intérêts ont été constatés dans le passé, comme l’attribution automatique d’un triple AAA pour certains produits financiers douteux en contrepartie d’une rémunération plus élevée.

Les indications apportées par les agences de notation sont indispensables, car elles sont adoptées par l’ensemble du marché et leur interprétation est simple à comprendre.

Cependant, l’oligopole (c’est-à-dire la domination qu’ont quelques acteurs sur un marché) que représente le « Big Three » et leur méthode de rémunération posent parfois la question de leur neutralité. Néanmoins, il est préférable pour certains de naviguer avec un compas parfois approximatif plutôt que naviguer à vue.

Par Timur Kazkondu

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Que représente le KIID, ou Key Investor Information Document ?

Pour les personnes qui ne souhaitent pas se satisfaire du maigre rendement qu’apporte le compte d’épargne actuellement, il existe une alternative qui passe par l’investissement en bourse. Celui-ci peut se faire au travers de plusieurs produits financiers comme les actions, les obligations ou les fonds (mélange d’actions et d’obligations), ce qui nous intéresse aujourd’hui.

Le fonctionnement et la gestion de fonds peuvent paraître flous pour certains. C’est pourquoi l’Union européenne a souhaité simplifier la compréhension des caractéristiques des fonds d’investissement vendus aux clients. L’ensemble des informations-clés est regroupé dans un document appelé KIID (Key Investor Information Document).

En 2012, le KIID est introduit en Belgique pour remplacer le prospectus simplifié. Il est composé de deux pages qui reprennent les principales caractéristiques d’un fonds d’investissement (ou OPCVM) comme l’objectif et la politique d’investissement, le profil de risque nécessaire, la classe de risque du produit, les frais liés au placement et les performances du fonds. Pour permettre une comparaison rapide et facile entre les fonds, l’Europe a imposé la standardisation du format du KIID dans toute l’union.

Depuis la crise financière de 2008, le secteur bancaire est tenu d’être plus transparent dans son fonctionnement et ses opérations. Les directives prises comme Bâle, Solvency ou MIFID ne cessent d’évoluer, ce qui est aussi le cas du KIID qui deviendra dorénavant le KID (Key Information Document).

Celui se distingue de son prédécesseur sur plusieurs points:

  • La première différence, et pas des moindres, concerne les produits financiers repris par ce nouveau document. Le KID englobera les fonds, mais également les assurances placements et les produits structurés.
  • Dans le KIID, les rendements du fonds présentés étaient ceux des dernières précédentes. Dans le KID, il s’agira de fournir des rendements futurs basés sur des scénarios (négatifs, neutres, optimistes).
  • Les frais qu’engendre l’investissement sont exprimés en pourcentage annuel dans le KIID. Un investisseur souhaitant récupérer son argent après un an aura une vue précise sur les frais grâce au KID.
  • Une durée de détention est recommandée pour l’investisseur.

L’introduction du nouveau document a été prévue pour fin 2019 — début 2020, et ce changement doit être opéré rapidement par les organismes financiers qui commercialisent les produits concernés.

La Finance est un domaine particulier où des principes simples sont habillés d’un langage technique. Mais l’époque où le client devait faire confiance « les yeux fermés » au flair de son conseiller est révolue. Celui-ci veut connaître, s’impliquer, se renseigner sur la manière dont son argent est géré.

L’ouverture de la Finance ne peut se faire que grâce à une communication transparente et une meilleure implication de chaque partie, et le KIID va dans ce sens.

Par Timur Kazkondu

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Economie

La Banque Centrale Européenne investit 750 milliards d’euros pour combattre le COVID-19 !

« Des temps extraordinaires nécessitent une action extraordinaire », c’est le tweet de Christine Lagarde. Cette rhétorique nous fait penser à celle de son prédécesseur, Mario Draghi, qui durant l’apogée de la crise la dette en 2012, promettait de « faire tout ce qui est nécessaire » pour protéger l’euro.

Après des semaines d’incertitude et de désastre financier, la BCE à annoncé qu’elle comptait acheter 750 milliards d’euros d’obligations privées et publiques pour combattre l’impact négatif du COVID-19 sur l’économie européenne, dans un programme de rachat d’urgence face à la pandémie.

Ces 750 milliards s’ajouteront aux sommes déjà annoncé, comme les 120 milliards déjà débloqué ou encore les 20 milliard d’euros par mois depuis octobre ce qui amène le montant total à plus de 1050 milliards d’euros d’ici 2020.

Cette mesure arrive peu de temps après que la Réserve fédérale des Etats-Unis 🇺🇸 ait aussi pris des mesures strictes pour combattre l’effet néfaste du virus sur l’économie, notamment en baissant le taux d’intérêt et en versant près de 700 milliards de dollars dans l’économie américaine.

Une image compliquée à entretenir après les commentaires de Christine Lagarde la semaine dernière. Rappelons-le, lors d’une conférence de presse, Lagarde a faussement prétendu que la mission de la BCE n’est pas de « réduire les spreads ». Il s’agit de l’écart entre le taux d’intérêt italien et le taux d’intérêt allemand, taux de référence en Europe.

Ces commentaires ont troublé le gouvernement italien, ainsi que les marchés financiers italiens, qui ont réagi avec une chute de 17% à la Bourse de Milan suite à l’erreur publique de Christine Lagarde.

Pourquoi racheter la dette des Etats ?

En rachetant ainsi massivement de la dette des Etats et d’entreprises de la zone euro sur les marchés, la BCE espère soulager les banques et les inciter à maintenir voire relancer leurs prêts aux ménages et entreprises, et ainsi à soutenir la production et l’emploi.

Le taux d’intérêt de la BCE néanmoins, reste inchangé à 0% et le taux de dépôt à –0,50%.

Par Wassim Essebane

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Comprendre ce qu’est le Produit Intérieur Brut (PIB) – Partie 2

Pour rappel, le PIB détermine l’ensemble des produits et services finaux créé par un pays pendant une année, ou la valeur totale de production de richesse d’un pays.

Sa formule est : C + I + G + (X – M). * C = la consommation des ménages, c’est-à-dire ce que les citoyens dépensent en un an.

  1. I = les investissements des entreprises, dans des machines, des bâtiments.
  2. G = la consommation du secteur public, donc de l’État
  3. X = les exportations vers d’autres pays, c’est-à-dire quand le pays vend ses produits aux autres
  4. M = les importations depuis d’autres pays, c’est-à-dire quand le pays achète les produits des autres.

L’augmentation ou la diminution de ce total indique si l’économie d’un pays est en croissance ou se rétracte. En 2019, le PIB de la Belgique était de 473 milliards d’euros, en croissance de 1,4% par rapport à 2018.

👉 Pour pouvoir soutenir la croissance économique, plusieurs actions peuvent être entreprises, en voici quelques exemples :

  • La consommation des ménages peut être stimulée grâce à une augmentation du pouvoir d’achat, dont l’augmentation salariale est un exemple.
  • Pour que les entreprises puissent investir dans leur développement, il faut leur en donner les moyens. Pour cela, une réduction des charges peut être envisagée.
  • Les gouvernements peuvent mener une politique budgétaire plus rigoureuse, pour éviter de recourir à l’emprunt pour financer son développement. Cela peut passer par une augmentation des revenus issus des impôts ou une diminution des dépenses dans certains secteurs.
  • La gestion de la devise locale peut avoir un impact sur les exportations et importations. Dévaluer une monnaie (lorsque c’est possible) peut relancer l’activité exportatrice d’un pays.

👉 Bien que la croissance du PIB soit un but à atteindre, ce n’est pas aussi simple. Chaque acteur a son objectif, les ménages veulent maximiser leur pouvoir d’achat, les entreprises générer plus de profits, les gouvernements obtenir un excédent budgétaire et valoriser les échanges à travers le monde. Et pourtant, il est possible de coordonner ces volontés propres vers une croissance économique nationale.

C’est l’État qui fournit ce travail à travers une politique budgétaire, monétaire et une politique des revenus. Le Gouvernement prend des décisions, à court ou long terme, pour répondre à la situation économique de son pays. Le gel des salaires sera, par exemple, une mesure à court terme pour ralentir une inflation galopante tandis que l’investissement dans des formations d’avenir constitue une mesure qui portera ses fruits que des années plus tard.

👉 Ces investissements peuvent être financés par les recettes que perçoit l’État. Mais lorsque cela n’est pas suffisant, il est nécessaire de passer par un emprunt. Dans la plupart des pays, le recours à la dette est inévitable, surtout en période de crise. Cette dette peut être obtenue en s’adressant aux banques ou aux investisseurs (en émettant des obligations).

La dette publique fait souvent l’objet d’une comparaison avec la richesse créée, on parle alors de dette par rapport au PIB (Dette/PIB, exprimé en pourcentage). Pour la Belgique, ce taux est de 103% en 2019, tandis qu’elle est de 132% pour l’Italie, 182% pour la Grèce, 79% pour les États-Unis et 238% pour le Japon.

D’autres pays ont une meilleure gestion de leur dette comme la Russie (16%), le Luxembourg (23%) ou l’Arabie saoudite (17%). Ce taux d’endettement public a une influence sur la confiance qu’ont les investisseurs qui se posent des questions quant à la solvabilité ou le respect d’un pays envers ses engagements. Ainsi, prêter à l’Allemagne ou à la Grèce ne représente pas le même risque aux yeux du monde.

Dans les moments de crise, la Banque Centrale européenne aide financièrement les pays en achetant une partie de leur dette. De ce fait, les gouvernements disposent d’argent frais pour soutenir l’économie locale et prêter aux ménages et entreprises.

➡ Le PIB est un outil utile, mais ne résout pas tout. La richesse créée par un pays ne peut être comparée à de l’argent « liquide » et penser que la dette peut être remboursée en utilisant le PIB annuel n’est pas correct. Il s’agit de donner une indication sur ce qu’un pays est capable de générer en une année, tant en termes de dépenses que de revenus.

L’État a le pouvoir de relancer son économie, mais ses fonds ne sont pas illimités, c’est la raison pour laquelle elle doit emprunter… quitte à créer un déficit qui agira négativement sur la croissance du PIB.

Par Timur Kazkondu

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Comprendre ce qu’est le Produit intérieur brut (PIB) – Partie 1

Pour connaître la situation économique d’un pays et la comparer avec ses voisins, il a fallu déterminer une formule mathématique identique pour tous. Celle-ci devait prendre en compte les acteurs les plus importants qui font tourner une économie.

Mais lesquels ? Qui représente au mieux la création de richesse d’un pays ? Les travailleurs ? Le Gouvernement ? Les entreprises ? Ces trois variables sont reprises dans le calcul du PIB, ou Produit Intérieur Brut.

👉 Le PIB détermine l’ensemble des produits et services finaux créé par un pays pendant une année. Sa formule est : C + I + G + (X – M), analysons chaque élément.

  • Le C représente la consommation des ménages, c’est-à-dire ce que les citoyens dépensent en un an.
  • le I représente les investissements des entreprises, dans des machines, des bâtiments.
  • le G représente la consommation du secteur public, donc de l’État

A ces trois éléments, nous devons ajouter les échanges réalisés par le pays avec le reste du monde. Ils sont représentés par le X et le M.

  • Le X représente les exportations vers d’autres pays, c’est-à-dire quand le pays vend ses produits aux autres
  • Le M représente les importations depuis d’autres pays, c’est-à-dire quand le pays achète les produits des autres.

C’est donc le total des dépenses et des investissements de ces acteurs qui donne une image annuelle de l’activité économique d’un pays. L’augmentation ou la diminution de ce total indique si un pays est en croissance ou en récession.

👉 En 2019, le PIB de la Belgique était de 473 milliards d’euros, en croissance de 1,4 % par rapport à 2018. Ce qui la classe comme la 11e économie du continent européen et la 23e au monde.

À titre de comparaison, le top 3 de l’Union européenne est composé de l’Allemagne (3 435 milliards €), la France (2 418 milliards €) et de l’Italie (1 787 milliards €).
Le Top 3 mondial est lui composé des États-Unis (19 139 milliards €), la Chine (11 530 milliards €) et le Japon (4 195 milliards €).

👉 Au vu de ces chiffres, nous pouvons souligner plusieurs points :

  • La croissance mondiale est tirée principalement par les États-Unis et la Chine.
  • Les échanges entre la Chine et les États-Unis sont fortement en faveur du premier, c’est la raison pour laquelle Donald Trump veut redéfinir les rapports commerciaux avec Pékin.
  • Le Coronavirus aura un impact important la croissance économique mondiale car l’ensemble des acteurs seront touchés par la fermetures des entreprises.
  • L’Italie est la 3e économie de l’UE, la quarantaine appliquée aura des répercussions sur la croissance européenne.

➡ Dans notre prochain post, nous verrons ensemble les mesures à adopter afin de relancer la croissance. De plus, nous parlerons d’une autre variable qui se joint régulièrement à l’analyse du PIB, la dette.

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Que représentent la Banque Centrale Européenne, la Federal Reserve (FED) et le FMI ?

C’est un fait : chaque pays dépend d’un autre. Mises à part quelques îles qui vivent encore en autarcie, rompant consciemment le contact avec l’extérieur, ce sont les échanges commerciaux qui ont poussé les pays à se côtoyer, le besoin d’échanger étant plus fort que n’importe quel autre.

De nos jours, ces échanges commerciaux sont tellement importants que chaque pays est devenu dépendant d’un autre, même si ce dernier se trouve à l’autre bout du monde. Pour coordonner le tout, il a fallu des règles communes, surtout celles qui définissent les modalités de paiement. Ainsi, des institutions ont vu le jour pour mener une politique monétaire au sein des États, des continents et du monde.

De plus, une économie mondialisée implique qu’une décision prise par un des leaders aura des répercussions sur le reste du globe, surtout si ces leaders sont les États-Unis ou la Chine.

  • Voyons ensemble les principales institutions intéressantes pour l’économie belge:

👉 La Banque Centrale européenne (BCE) est comme son nom l’indique, la principale institution monétaire de l’Union européenne.

Créé le 1er juin 1998, son siège se trouve à Francfort, en Allemagne. Elle travaille en collaboration avec les banques centrales des pays membres de l’UE. Elle fixe la ligne directrice à adopter et laisse les pays définir les modalités d’application sur le territoire. Ses principales missions :

  1. Mener la politique économique et monétaire des pays de la zone euro
  2. Maintenir le pouvoir d’achat de l’euro et la stabilité des prix
  3. Gérer la monnaie unique au sein de l’Union
  4. Fixer des taux d’intérêt, comme celui des prêts aux banques et des dépôts de ces derniers. Nous avons beaucoup entendu parler de la BCE récemment, tant elle a eu à faire pour soutenir l’activité économique. Depuis le fameux « Whatever it takes » de Mario Draghi, jusqu’aux dernières mesures prises par Christine Lagarde (actuelle présidente) pour soutenir l’économie européenne face au Covid-19.

Force est de constater que la BCE sera encore sous les projecteurs pour la reprise après la pandémie.

👉 La FED, ou Federal Reserve, est l’équivalent américain de la BCE. Elle fut créée en 1913 et son président est Jérôme Powell.

Au sein des marchés financiers, les annonces faites par la FED donnent la tendance, et les décisions prises ont un impact direct et significatif sur les salles de marché. Cela se comprend, la vision de l’institution qui contrôle la première économie mondiale ne peut laisser insensible le reste du monde.

👉 Le Fonds Monétaire international (FMI) est une institution à échelle internationale.

Créée en 1944, lors d’une conférence des Nations Unies, elle regroupe aujourd’hui 189 pays. Son champ de vision très large permet de comprendre les conséquences, sur l’économie mondiale, des décisions prises par les banques centrales.

Cette institution est dirigée par la Bulgare Kristalina Gueorguieva, qui succède à la Française Christine Lagarde. Ses objectifs principaux sont :

  1. Veiller à la stabilité du système monétaire international.
  2. Promouvoir la coopération monétaire entre les pays du monde entier
  3. Aider à la croissance économique mondiale
  4. Prêter main-forte aux pays confrontés à des difficultés financières

Par Timur Kazkondu

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Quelles sont les répercussions du coronavirus sur nos sociétés ?

Le contexte actuel affole les différents gouvernements qui anticipent même le risque d’une crise PLUS GRAVE que celles déjà vécues qui viendra frapper l’économie mondiale de plein fouets ! Plusieurs conséquences sont à déplorer au niveau mondial:

  1. Chômage de masse mondial
  2. Situation d’urgence sociale
  3. Baisse drastique de l’activité
  4. Krach boursier
  5. Perte de confiance des investisseurs

Les économistes répondent à cette question de deux manières différentes :

  • Dans un premier temps, les économistes abordent les problèmes sociétaux et économiques auxquelles font face les populations.

Une augmentation du chômage que nous pouvons constater à travers le monde. Selon l’Organisation International du Travail (OIT), la crise économique provoquée par le virus pourrait détruire prêt de 25 millions d’emplois dans le monde. L’ensemble des secteurs d’activités sont touchés et par conséquent les entreprises vivent une situation inédite.

Par exemple, aux Etats-Unis, le nombre de nouvelles demandes hebdomadaires se chiffre à 6,6 millions, soit le double de la semaine précédente.

Selon l’Association des économistes catholiques, le tissu social va souffrir. La crise aura inévitablement un impact sur les entreprises indépendantes et les commerces !

Une dépression de la demande et de l’offre déstabilise le système économique et cela est dû essentiellement à la mise à l’arrêt de certains secteurs d’activité.Les déficits budgétaires risquent de gonfler et les dettes publiques également.

  • Dans un second temps, les économistes nous parlent des problèmes structurels auxquels font face nos sociétés.

Selon le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, « Il y aura, dans l’histoire de l’économie mondiale, un avant et un après le coronavirus ». Notre système de production et notre système de santé doivent être organisés différemment à l’avenir.Les entreprises n’étaient pas préparées à ce type de crise et ont dû radicalement changer de comportement afin d’atténuer les conséquences.

Désormais les entreprises de services se dirigent vers le télétravail, et quant aux entreprises de production elles doivent envisager d’autres moyens !

==> Les pays asiatiques ont mieux géré la crise sanitaire !L’économiste belge, Étienne de Callataÿ, nous donne une réponse simple et claire, « les européens ont une hésitation à prendre des mesures qui aboutissent à restreindre certaines formes de liberté et d’autre part nous sommes dans des configurations politiques plus fragmentées où il est plus difficile de se mettre d’accord ».

Par Florenc Micaj

–> Pour en savoir plus à ce sujet, n’hésitez pas à réécouter la chronique ECO-RONA #6 (https://www.facebook.com/parlonsfinance.be/videos/2752379951715809/)

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Connaissez-vous l’histoire de Jacob Fugger, l’un des hommes les plus riches de l’histoire

Connaissez-vous l’histoire de Jacob Fugger ? Appelé « Jacob le Riche » car il est l’un des hommes les plus riches de l’histoire.

Petit-fils d’une famille religieuse spécialisée dans le commerce du textile, né en 1459, dernier d’une fratrie de sept et initialement destiné à servir l’Église, Jacob Fugger connaît un tout autre destin: celui des affaires, le business.

Marchand, banquier puis entrepreneur de mines… Il était déjà surnommé « le Riche », Jacob II Fugger porta à son apogée la puissance de la famille Fugger. Une famille apparue à Augsbourg à la fin du XIVe siècle et dont la destinée est étroitement liée à la plus puissante dynastie du monde chrétien, les Habsbourg, qui deviendront ses meilleurs clients.

Les guerres rendent le train de vie de la dynastie très coûteux, et ils doivent donc emprunter. Plutôt que de toucher des florins (monnaies de l’époque), peu rentables, Jacob Fugger conditionne ses prêts à des hypothèques sur les nouvelles mines d’argent du Tyrol. Ne pouvant rembourser, les monarques cèdent leurs concessions au banquier, qui les fait prospérer. 

Il était très en avance sur son temps. Reconnu comme étant un génie de l’économie et de la Finance, par contre aucune connaissance du bonheur. Il a étudié toutes les pratiques commerciales et techniques du business à son retour de Venise.

La famille Fugger a façonné l’histoire de l’Europe. A partir de 1486, il commençait à avoir des excédents incroyables et des bénéfices à ne plus savoir qu’en faire, donc ils ont débuté à octroyer des crédits avec ces sommes exorbitantes en bénéfice.

Ainsi, il fût le banquier principal du pape mais également celui de l’empereur et quand les deux entreront en guerre, il financera ce dernier tout en le forçant à signer un traité de paix. Fugger est alors le banquier le plus puissant d’Europe : il peut emprunter ce qu’il veut, attirer les riches investisseurs avec ses comptes rémunérés à 5% et engager des sommes que nul autre banquier ne peut atteindre. En 1519, elle finance l’élection de Charles Quint à la tête du Saint Empire romain germanique.

En effet, à sa mort, le 30 décembre 1525, le banquier allemand️ Jacob Fugger avait accumulé un capital qui représentait pratiquement l’équivalent de 2% de la richesse produite en Europe. On estime que, deux ans après, la fortune de sa famille avait crû de plus de 900% en 15 ans. Une fortune supérieure à celle de l’Américain John D. Rockefeller. A son apogée, son réseau s’étend à travers toute l’Europe.

Il est également important de noter qu’à son décès, il est un homme seul. Sa femme, épousée pour des questions de prestige, est chez son amant qu’elle épousera très vite. Il n’a qu’une fille, illégitime, et ce sont ses neveux qui feront perdurer l’entreprise familiale un siècle encore. L’un de leurs descendants actuels est banquier.

« Fugger fut le premier millionnaire répertorié, écrit Greg Steinmetz. Même John D. Rockefeller ne possédait pas une telle richesse. »