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La Turquie a présenté sa première voiture 100% Made in Turkey !

Le constructeur TOGG en compagnie du président Ergodan ont présenté, lors d’une cérémonie organisée à Gebze, la première voiture électrique turque conçue par Turkey’s Automobile Initiative Group et qui sera fabriquée en série à partir de 2022.

La Turquie, et ses ambitions de développement de plus en plus prouvées, vient de démontrer au monde sa capacité à s’immiscer parmi les constructeurs automobiles mondiaux en dévoilant sa toute première voiture Made in Turkey qui, en plus, est électrique !

Aujourd’hui, le pays veut se doter d’une industrie automobile puissante et assurer sa souveraineté. Celui-ci accueille déjà des usines automobiles et ne dispose pas de constructeur national. Ainsi, 5 industriels du pays ont donc été priés de se regrouper pour faire émerger un champion national de l’automobile.

En effet, la Turquie a toujours été un grand marché pour les nouvelles technologies mais l’ambition de ce pays émergent est de devenir à la fois producteur mais aussi exportateur.

Le véhicule, présenté sous la bénédiction du président, Recep Tayyip Erdogan, se déclinera en cinq modèles et devrait avoir une autonomie de 500 kilomètres. Celui-ci sera capable de parcourir la plus longue distance parmi les véhicules de sa catégorie et pourra être rechargé à 80% en l’espace de 30 minutes.

« Nous vivons aujourd’hui une journée historique, un rêve de 60 ans devient réalité » a déclaré Erdogan.

La particularité est que ce véhicule fonctionnera sans émission de CO2 et aura l’avantage de ne pas polluer l’environnement. Le pays ambitionne d’en produire 175.000 unités par an à partir de 2022.

Montant du projet

Le montant de l’investissement prévu pour la construction de l’usine à Bursa devrait être de l’ordre des 22 milliards de livres turques (3,3 milliards d’euros). Le site doit employer près de 4.300 ouvriers.

Concernant le prix du véhicule, rien a encore été défini mais le président turc a assuré que l’automobile sera spacieuse, performante et la moins chère possible.

A noter que ce projet de construire une voiture entièrement Turque a été un objectif de longue date du président turc et de son parti en vue de démontrer la puissance économique de ce marché émergent.

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Entreprises

En 10 ans, les revenus d’Apple, Amazon et Google ont atteint des sommets !

Que ce soit en termes de capitalisation boursière ou de revenus, les géants de la tech américaine, les « Gafam », ont connu une folle envolée depuis 10 ans.

La technologie a pris le pas sur tous les différents secteurs confondus grâce notamment au boom des smartphone ou encore de la digitalisation des entreprises et de la société. C’est dans ce contexte que les géants du numériques (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) ont vu la brèche pour atteindre des sommets.

Petite présentation:

  • Google : leader mondial du moteur de recherche qui détient plus de 90 % des parts de marché des requêtes web 
  • Apple :  multinationale américaine qui conçoit et commercialise des produits électroniques grand public, des ordinateurs personnels et des logiciels informatiques.
  • Facebook : le réseau social américain aux 2,4 milliards d’utilisateurs mensuels et détenteur des autres réseaux WhatsApp et Instagram 
  • Amazon : le poids lourd du e-commerce 
  • Microsoft : géant mondial du logiciel d’exploitation et des services informatiques 

Intéressant à savoir:

  1. Par exemple, Microsoft, a dégagé un chiffre d’affaires de 110,4 milliards de dollars l’année dernière, ce qui représente un peu moins du double du CA de 2008 (60,4 milliards de dollars).
  2. Facebook a connu la plus forte progression avec un CA qui a bonde de 300 millions de dollars à près de 56 milliards de dollars en à peine 10 ans ! Vous imaginez bien que sa vache à lait réside dans son activité publicitaire mobile. Facebook a commencé à vendre de l’espace publicitaire sur mobile en 2012 et maintenant, cette activité représente 90% de ses revenus.
  3. Amazon a réussi à multiplier par 12 ses revenus entre 2008 et 2018 qui ont atteint 200 milliards de dollars l’année dernière. A noter qu’en bourse également Amazon a fait des étincelles puisqu’elle a vu sa capitalisation boursière augmenter de plus de 1.300% depuis 2010. Le géant du e-commerce pèse désormais 865 milliards de dollars, contre 60 milliards au début de la décennie.
  4. Apple reste en pole position à la tête des GAFAM avec 265,6 milliards de dollars de revenus générés en 2018. L’entreprise a connu une augmentation fulgurante de 500% au cours de la décennue et est restée pendant très longtemps l’entreprise la mieux valorisée au monde. Elle est actuellement valorisée à plus de 1.200 milliards de dollars et vient de passer en seconde position avec l’introduction en bourse de la société pétrolière Saudi Aramco
  5. Concernant Gogle, l’entreprise se trouve en troisième position en matière de revenus et de capitalisation boursière. Avec une CA multiplié par 6 depuis 2008, il a atteint 136,2 milliards de dollars. En bourse, Google a enregistré une hausse de 373% de sa capitalisation boursière depuis 2010.

Ces 5 sociétés cumulent actuellement plus de 4 430 milliards de dollars de capitalisation boursière, soit tout de même plus de 30 % du poids de l’indice NASDAQ Composite, un des 3 indices boursiers les plus suivis !

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Bourse Nos analyses

Qu’est-ce qu’une « Option » ?

Nos derniers sujets sur les bases de la Finance portaient sur les actions, les obligations et les ETF. Aujourd’hui, nous aborderons un produit moins connu, les options.

Les options font partie de la famille des produits dérivés, ces actifs dont la valeur dépend (dérive) d’un autre actif financier (que l’on appelle le sous-jacent et qui peut être, par exemple, une action ou une matière première).

Prenons un exemple simple qui nous servira de fil conducteur : un fabricant de vêtements souhaite se couvrir contre la variation du prix du coton (prix = 10 $ dans notre exemple) pour l’année 2020. Il se positionne donc en tant qu’acheteur d’une option qui lui donnera le droit d’acheter du coton à 13 $ d’ici un an. Nous retrouvons ici plusieurs spécificités :

  • Le type : l’option peut donner le droit d’acheter (Call) ou de vendre (Put) un actif.
  • Le droit : Le détenteur d’une option n’est pas obligé d’acheter l’instrument financier si les conditions ne lui sont pas favorables (ex. la valeur du sous-jacent est moins chère sur le marché que sur le contrat d’option). Dans notre exemple, si le prix du coton est de 12 $ sur le marché, l’acheteur ne va pas activer son option.
  • L’obligation : De son côté, le vendeur a l’obligation de vendre (pour un call) ou d’acheter (le put) l’actif sous-jacent si l’acheteur applique son option.
  • Le prix d’exercice : Le prix indiqué dans le contrat est représentatif des croyances de l’acheteur et du vendeur. En se donnant le droit d’acheter à 13 $ le prix du coton dans un an, le fabricant anticipe une hausse du prix du coton et veut s’en protéger.
  • La durée : le droit d’exercer une option a une durée limitée. Au-delà de celle-ci, elle n’est plus possible. Notre fabricant a donc un an pour l’activer.
  • Le coût : Une option a un coût, sous forme de prime, qu’il est important de prendre en considération. Elle est le reflet de la combinaison entre la valeur intrinsèque de l’option (le prix d’exercice par rapport à la valeur du sous-jacent) et sa valeur temporelle (le temps qu’il reste pour pouvoir exercer celle-ci).
  • La stratégie : Dans notre exemple, le fabricant souhaite se couvrir d’une hausse du prix du coton. D’autres achètent des options pour spéculer sur le prix du sous-jacent.

En décembre 2020, si le prix du coton atteint 15 $, notre fabricant activera son droit de l’acheter a 13 $ et le vendeur de l’option sera dans l’obligation de le lui vendre. Dans le cas contraire (11 $), le détenteur de l’option achètera du coton sur le marché.

Quel est l’intérêt pour le vendeur d’une option ?

L’encaissement des primes tout au long de la période. La durée limitée de l’option et la probabilité que la valeur du sous-jacent ne dépasse pas le prix d’exercice sont à l’avantage du vendeur d’option, qui perçoit les primes durant cette période.

Les options peuvent être échangés directement entre investisseurs (marché de gré à gré), avec un organisme bancaire (warrant) ou sur un marché standardisé. En Belgique, il est possible d’acheter des options en passant par des organismes financiers.

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Monde

Forbes a dévoilé les femmes milliardaires les plus puissantes en 2019 !

Dans le classement Forbes des femmes les plus proches du monde, 13 sont milliardaires et celles-ci comptabilisent une valeur nette totale estimée à 86,7 milliards de dollars.

Depuis des dizaines d’années, nous avions pour habitude de constater le nombre majoritaire d’hommes dans la liste des personnalités les plus riches du monde ayant une influence immense. Progressivement, nous observons que les femmes s’immiscent également dans cette top list des personnes dont l’influence est basée sur la fortune.

Parmis le Top 100, certaines dirigent des sociétés suivies par le S&P 500 tandis que d’autres ont fondé des entreprises, comme Judith Faulkner (72e position), Zhou Qunfei (68e position) et Kiran Mazumdar-Shaw (67e position).

« L’argent est synonyme de pouvoir que lorsque l’on sait en user pour créer un réel impact. »

Dans le top 100 des femmes les plus puissantes, nous pouvons y observer 13 milliardaires. En Amérique, l’héritière de l’empire Walmart, Alice Walton, est la femme la plus riche mais n’apparait pas dans le classement cette année. En revanche, nous y retrouvons en 21 ème position la CEO de Walmart International, Judith McKenna, à la tête de plus de 6.000 magasins et de 700.000 associés dans 26 pays.

A noter que seulement 7% des femmes du top 100 ne doivent leur richesse qu’à elles-mêmes et non à un héritage ou autre. Que leur fortune soit le résultat du travail ou d’un héritage, ces femmes ont tendance à employer activement leur puissance par l’intermédiaire de leurs entreprises, ASBL ou encore travail philanthropique. 

Voici les 13 femmes milliardaires du top 100

  • Abigail Johnson (7e position): 15,6 milliards de dollars – Présidente et CEO de Fidelity Investment
  • Safra Catz (14e position): 1,1 milliard de dollars – Autodidacte, CEO de Oracle
  • Sheryl Sandberg (18e position): 1,8 milliard de dollars – Autodidacte, directrice des opérations chez Facebook
  • Oprah Winfrey (20e position): 2,7 milliards de dollars – Autodidacte, magnat des médias
  • Laurene Powell Jobs (33e position): 23,5 milliards de dollars – Fondatrice et présidente de Emerson Collective
  • Gina Rinehart (36e position): 15,2 milliards de dollars – Directrice exécutive de Hancock Prospering
  • Nguyen Thi Phuong Thao (52e position): 2,7 milliards de dollars – Co-fondatrice et présidente de Sovico Holdings
  • Kiran Mazumdar-Shaw (67e position): 3,1 milliards de dollars – Autodidacte, fondatrice et présidente de Biocon:
  • Zhou Qunfei (68e position): 6,4 milliards de dollars – Autodidacte, fondatrice et CEO de Lens Technology
  • Judith Faulkner (72e position): 3,9 milliards de dollars – Autodidacte, fondatrice et CEO de Epic Systems
  • Lee Boo-jin (87e position): 1,6 milliard de dollars – CEO de Hotel Shilla
  • Meg Whitman (89e position): 3,6 milliards de dollars – Autodidacte, CEO de Quibi
  • Margarita Louis-Dreyfus (99e position): 5,5 milliards de dollars – Présidente de Louis Dreyfus Holding B.V.

Nous pouvons aussi compter sur l’exemple d’Oprah Winfrey (photo), productrice, animatrice, actrice qui est l’une des premières femmes africaine-américaine à être devenue milliardaire, avec une fortune estimée à un peu moins de 3 milliard de dollars.

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Banque & Finance Bourse Nos analyses

Qu’est-ce que la vente à découvert d’action ou « short-selling » ?

La technique la plus connue sur les marchés boursiers est le fait de parier sur la hausse du cours d’une action, c’est à dire, d’acheter une action et espérer que son cours va monter pour pouvoir revendre l’action à un prix plus élevé.

Que faire lorsque l’on aimerait parier sur la baisse future d’une action ? Il existe une technique utilisée par certains investisseurs mais qui reste très peu connue ou très incomprise : la vente à découvert.

La VAD ou « short-selling » (en anglais) consiste à parier sur la baisse d’une action en vendant des actions à un prix élevé et ensuite à les racheter à prix plus faible en faisant un bénéfice. En principe, vous vendez des actifs que vous ne possédez pas …

– Mais alors… comment vendre des actions que l’on ne possède pas?

Tout simplement en les empruntant à de grosses sociétés aux portefeuilles stables (c’est à dire qu’ils ne vont pas vendre les actions qu’ils possèdent et dont le nombre d’actions dans leurs portefeuilles ne change presque pas).

Les sociétés avec ce type de portefeuille d’actions sont souvent les assurances, les fonds de pensions, les fonds de placement… Toutefois, il existe quelques limitations à la VAD (possible que sur les actions appartenant au SRD et certaines entreprises interdisent la vente à découvert de leurs titres).

– Ah d’accord… mais pourquoi cette technique n’est-elle pas appréciée par les entreprises ?

Malgré que cela leur rapporte beaucoup d’argent (puisque leurs actions sont échangées sur le marché boursier), certaines entreprises n’aiment pas la VAD car il en existent qui ignorent totalement les transactions qui sont faites avec leurs titres et ce manque de transparence inquiète ces sociétés.

–> Exemple:

La valeur de l’entreprise « P.F » est cotée 20 euros en janvier 2020. Nous pensons que la conjoncture est mauvaise et que le titre va suivre une tendance baissière. Ainsi, nous n’allons surtout pas en acheter mais nous allons faire une vente à découvert pour parier sur la baisse de cette action.

En mai 2020, notre anticipation de l’avenir était juste et nous a donné raison… L’action « P.F » est cotée 12 €. Notre scénario s’est donc réalisé, la valeur a baissé.

A ce moment, nous aimerions récupérer nos bénéfices et pour cela, il nous suffit d’acheter « P.F » afin de solder notre position de vente à découvert. Dans cet exemple, nous avons encaissé : 20 euros – 12 euros = 8 euros par action.

– Un peu d’actualité

Dernièrement, le fonds de pension public japonais GPIF (un des plus gros du monde) a interdit la VAD avec ses titres. En 2018, la VAD avait rapporté près de 300 millions de dollars de commissions nettes au GPIF (government pension investment fund), qui a malgré cela décidé de l’interdire.

« Bravo, excellente initiative! La vente à découvert devrait être illégale », voilà comment a réagi le patron de Tesla, Elon Musk, à la suite à cette annonce.

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Banque & Finance Bourse Nos analyses

Qu’est-ce qu’une « obligation » ?

La dernière fois, nous avons abordé les actions dans notre série sur les bases de la finance. Aujourd’hui, nous allons aborder les obligations.

Une autre manière pour les entreprises de lever des capitaux est l’émission d’obligations. Dans ce cas, l’investisseur achète une obligation à son émetteur (l’entreprise) qui lui promet de rembourser son capital à l’échéance.

De plus, pour le remercier de lui avoir prêté de l’argent, l’émetteur verse des intérêts réguliers, appelés coupons. L’obligation peut être vue comme une sorte de prêt réglementé.

Ainsi, une obligation peut se différencier d’une autre sur plusieurs éléments :

  • Sa nature : Obligation d’État (émis par des États), bon de caisse (émis par une banque), Obligation structurée (émis par des entreprises ou des banques)
  • Sa durée : l’échéance d’une obligation est connue (ex. : 6 ans)
  • Sa devise : Euro ou autres devises
  • Le marché : l’obligation peut être achetée directement à l’entreprise (marché primaire) ou à une personne qui la détient (marché secondaire)
  • Son coupon : il s’agit de l’intérêt versé par l’émetteur. Il est toujours exprimé en pourcentage du nominal (ex. : 5 % de 100 € = 5 €).
  • Son taux d’intérêt : il dépend directement des taux fixés par la BCE. Il permet de savoir si une obligation apportera un rendement satisfaisant.
  • Son prix : Le prix d’une obligation n’est pas toujours égal à 100 %. Il est le reflet des éléments repris ci-dessus. De plus, tous les investisseurs ne seront pas d’accord sur le prix d’une obligation.

Quels sont les avantages ?

  • Idéal pour les personnes qui souhaitent récupérer leur capital à l’échéance.
  • Idéal pour diversifier et sécuriser son portefeuille sur la durée.
  • L’entreprise ne dilue pas son actionnariat lorsqu’elle émet des obligations.
  • Variété d’émetteurs comme les pays, les banques et les entreprises.
  • Prise de risque plus faible…

Quels sont les désavantages ?

  • … mais prise de risque quand même, comme le risque de faillite de l’émetteur. Ainsi, prêter à la Grèce ne présente pas le même risque que de prêter à l’Allemagne.
  • Rendement souvent plus faible que le marché des actions.

Il existe une multitude d’obligations aux caractéristiques particulières. Certaines, par exemple, peuvent être converties en actions, d’autres sont à taux variables. Les notes structurées possèdent un mécanisme de protection du capital et d’intérêts variables.

Frais et Fiscalité ?

  • Une commission de courtage (qui dépend du montant ainsi que la durée restante de l’obligation)
  • Un précompte mobilier de 30 % sur les coupons (sauf si la vente se fait avant l’échéance sur le marché primaire)
  • Une taxe sur les opérations boursières (0,12 % si la vente se réalise sur le marché secondaire)

En Belgique, il est possible de souscrire des obligations en passant par des organismes financiers. L’investisseur qui investit en obligation souhaite avant tout protéger son capital ou diversifier un portefeuille existant.

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Nos analyses

Spotify: Du transfert des richesses à l’accès aux richesses (3/5)

Spotify a connu une ascension fulgurante depuis sa fondation puisqu’elle est présente dans 58 pays et compte 100 millions d’utilisateurs actifs, dont 20 millions sont des abonnés payants. Malgré cela, l’entreprise n’a toujours pas atteint la rentabilité.

Spotify, c’est cette plate-forme de Streaming musical sous la forme d’un logiciel que nous installons innocemment dans notre smartphone ou pc. Une fois mise en place, elle nous permet d’écoute de manière instantanée d’innombrables fichiers musicaux.

Fondée par Daniel Ek et Martin Lorentzon en 2006 en Suède et lancée en 2008, Spotify est le seul géant du Streaming musical européen a l’instar de ses concurrents Américains.

Actuellement, en termes de chiffre d’affaires, Spotify a généré près de 1,50 milliards de dollars de revenus en 2018. Quant à sa valorisation boursière, elle équivaut à 20,73 milliards de dollars à Wall Street pour une cotation à 115,33 USD (octobre 2019). En 2017, la société a subit une perte opérationnelle de 378 millions d’euros…

Ceci étant, il est important de préciser que Spotify n’est pas une entreprise tout à fait rentable et ne risque pas de l’être très vite, compte tenu de son business model propre au Streaming musical.

Spotify s’est vu qualifié très rapidement du « Netflix » de la musique, avec quelques 100 millions d’abonnées premium et 200 millions d’utilisateurs mensuel à travers 78 pays.

En effet, la société Suédoise, dont le siège se trouve à Luxembourg, est en tête du marché du Streaming musical. La richesse du contenu et le coté intuitif de la plate-forme rendent le service de musique incontournable sur le marché.

Deux services sont offerts, il s’agit du côté « freemium » mais limité par la pub, et « premium » pour les payeurs sans pub… on est VIP, monsieur ! De cela, en découlent deux sources de revenu que sont la publicité et le paiement régulier de votre abonnement.

En effet, les algorithmes de Spotify sont à la pointe et c’est complètement bluffants ! Les ‘Daily Mix’ ainsi que les ‘découvertes de la semaine’, tant de playlist que l’on apprécie particulièrement, car elles sont faites spécialement pour nous, après avoir analysé nos comportements via le phénomène de « science des données ».

« En analysant vos données de Streaming, nous découvrons sans arrêt de nouvelles habitudes d’écoute qui nous en disent plus sur la façon dont vous streamez. C’est ce que nous appelons « Comprendre les utilisateurs grâce à la musique ». « Vous pensez connaître votre profil musical ? Connectez-vous sur Spotify.me pour découvrir vos habitudes d’écoute. »

Ainsi, Spotify est lié à trois majors musicals que sont: Warner, Universal et Sony Music. A noter que près de 75 % des revenus sont dus à ces majors en droit d’auteurs.

Ce qu’il y a de remarquable, c’est que Spotify ne crée aucun contenu à l’inverse de Netflix et son‘ Netflix Originals’, aucune richesse n’est donc créée par Spotify qui met simplement sa musique à disposition à travers son Cloud !

On ne parle plus d’artiste, d’album, mais de stream, Spotify a clairement révolutionné la consommation de musique à travers son Business Model en proposant le compromis optimal.

Peut-on ainsi penser que le succès de ce type de plate-forme s’explique par le fait que ces entreprises se serait inspirées directement du model de plate-forme de téléchargement illégal de l’époque ? En offrant un service su mesure et riche en contenu ? La question mérite réflexion …

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Banque & Finance Economie

Vous voulez comprendre les taux d’intérêt négatif en quelques lignes ? Lisez ceci !

Depuis quelques mois, nous parlons constamment des taux t’intérêt négatifs et cela prend une ampleur légitime à l’égard de l’opinion publique. Nous avons décidé de vous expliquer en quoi ça consiste mais également pourquoi les taux sont si historiquement bas.

En effet, depuis toujours, le temps a représenté un coût. Autrement dit, l’intérêt est la somme perçue par le prêteur qui renonce temporairement à l’usage de son argent et préfère le dédier à un placement rémunérateur. Ainsi, le taux négatif est la négation de l’échelle de temps et de l’échelle des risques.

Normalement, c’est le prêteur qui vous demande de l’argent mais aujourd’hui c’est devenu littéralement l’inverse et c’est donc le prêteur qui vous rémunère pour prêter son argent.

Dans l’objectif de pouvoir stimuler l’inflation et la croissance, les banques centrales ont tout d’abord ramené leur taux directeur à zéro. Ensuite, certaines ont fini par prendre en compte et instaurer des taux d’intérêt négatifs. Cette pratique s’est progressivement généralisée, sauf pour les États-Unis, qui ont tendance à pencher pour le rehaussement de leurs taux directeurs.

Le maintien d’une politique de taux nul ou négatif est la dernière tactique des banques centrales disposent pour relancer l’économie. Ainsi, les institutions monétaires cherchent à relancer l’activité en incitant les banques à prêter aux entreprises et aux particuliers. Elles espèrent aussi que cette injection de liquidités soutiendra les prix et écartera le risque de déflation. De plus, cela permettra également aux ménages de consommer plus puisque l’argent qu’ils ont stocké ne rapporte plus grand chose.

Du côté des Etats, ça leur permettent d’emprunter à taux négatifs, ce qui réduit le coût de leur financement et le poids de leur dette.

Si les taux négatifs profitent aux emprunteurs, ils pénalisent en revanche les épargnants, à qui leurs placements rapportent de moins en moins. 

Les emprunts à taux négatifs pénalisent également les banques, dont ils rognent les marges, et les assureurs, qui doivent honorer les taux positifs de leurs produits à « revenus garantis » malgré la chute des rendements obligataires.

– Quid de la Belgique ?

Le ralentissement économique actuel préoccupe les Banques centrales (Fed et BCE) et toutes deux ont annoncé être prêtes à agir pour relancer l’économie. Cela signifie qu’elles sont prêtes à baisser leurs taux directeurs, les taux d’intérêt au jour le jour.

Notons tout d’abord que la Belgique n’est pas la seule concernée. La Suisse, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas empruntent également à taux négatifs. La Belgique suit donc la tendance de la baisse.

Le faible taux d’intérêt a également des conséquences pour le consommateur. C’est une bonne nouvelle pour ceux qui veulent emprunter. C’est une mauvaise nouvelle pour l’épargne. Le nombre de comptes d’épargne sur lesquels on gagne encore un rendement supérieur au minimum légal diminue chaque jour.

A noter que sur l’épargnant belge, ça n’a pas réellement d’impact puisqu’en Belgique une loi impose que le taux de rendement soit de minimum 0,11%.

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Du transfert des richesses, à l’accès aux richesses… (1/5)

Depuis l’ère industrielle, l’homme produit de manière massive. Il crée constamment des richesses et celles-ci ont pour objectif d’être transférées à un moment donné sur un marché spécifique. Le destination est, dès lors, le transfert de « propriété » et le droit d’usage de ce dernier.

A titre d’exemple, la production audio-visuelle a pour vocation d’être mis en produit physique CD, vinyl, DVD ou autre, afin d’être vendu et donc transférée en tant que bien physique pour son acquéreur.

L’heureux acquéreur en a dès lors la propriété et peut en faire usage dans les règles prescrites. Il devient donc maître de son bien. A cet effet, divers circuits de distribution ont pour vocation d’offrir les produits sur le marché afin de dégager, à leur tour, des richesses.

Mais depuis l’avènement de la nouvelle technologie et de la digitalisation, nous assistons à une transformation fondamentale du circuit qui a rendu les modèles économiques des entreprises différents. Le changement de nos habitudes de consommation vers une consommation digitale a obligé les entreprises à modifier leurs modèles d’affaires (business model). 

Ainsi, le digital a fait apparaître de nouvelles tendances sur les marchés en réorientant la manière dont les entreprises créent et capitalisent de la valeur.

En effet, vous l’avez surement constaté, l’époque actuelle se veut au streaming. Prenons l’exemple de Netflix ou encore de Spotify qui sont les deux géants dont les plateformes détiennent les richesses concrètes et vous permettent d’y accéder. Ainsi, Il est intéressant de constater que ces derniers ne produisent que peu voire pas du tout d’oeuvre artistique. On pourrait presque comparer ce modèle économique à celui des abonnements aux chaines de télés payantes.

Ainsi, en échange d’un abonnement mensuel, nous pouvons avoir « accès » aux richesses que proposent ces plateformes, et cela passe par nos séries coups de cœurs aux albums de nos artistes préférés.

Cependant, notons que nous n’en avons nullement un produit dont nous sommes propriétaire tel un DVD que nous pouvons détenir en propre dans notre vidéothèque. In fine, une annulation de l’abonnement annule tout accès…

En définitive, il serait intéressant de savoir, comment est-ce que ces plateformes agissent pour pouvoir aspirer toutes les richesses et en être les détenteurs. Tout cela en ne vous octroyant uniquement l’accès …

Y.S

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Banque & Finance

Top 15 des meilleures places financières mondiales (+ Top 5 par région)

Nous avons épluché pour vous le rapport rédigé par le Global Financial Centres Index, créé en 2005, qui compare les places financières mondiales relativement à plusieurs critères de compétitivités notamment les services proposés, l’infrastructure, la réputation ou encore le capital humain.

Ci dessous, vous retrouverez le Top 15 des places financières dans le monde selon le GFCI:

  1. New- York (788 pts)
  2. Londres (786 pts)
  3. Hong Kong (783 pts)
  4. Singapour (769 pts)
  5. Shanghai (766 pts)
  6. Tokyo (746 pts)
  7. Sydney (734 pts)
  8. Beijing (733 pts)
  9. Zurich (732 pts)
  10. Frankfurt (730 pts)
  11. Toronto (728 pts)
  12. Shenzhen (726 pts)
  13. Boston (725 pts)
  14. San Francisco (724 pts)
  15. Dubaï (722 pts)

En effet, New York a pris la première place dans l’indice du GFCI 24, bien que son avance sur Londres ne soit que de deux points (sur une échelle de 1 000).

Shanghai a dépassé Tokyo pour entrer dans le top cinq du GFCI 24. La montée en puissance des centres chinois est en tête de liste.

Hong Kong, Singapour et Shanghai ont tous continué à réduire l’écart avec les leaders, Hong Kong n’ayant désormais que trois points de retard sur Londres.

Nous allons ventiler les meilleures places financières mondiales par région afin que vous puissiez avoir une meilleure vue d’ensemble.

  • Europe occidentale:
  1. Londres (2ème position)
  2. Zurich (9 ème position)
  3. Frankfurt (10 ème position)
  4. Luxembourg (21 ème position)
  5. Paris (23 ème position)
  • Moyen-Orient et Afrique:
  1. Dubaï (15 ème position)
  2. Tel Aviv (25 ème position)
  3. Abu Dhabi (26 ème position)
  4. Casablanca ( 28 ème position)
  5. Doha (34 ème position)
  • Amérique Latine et Caraïbes:
  1. Îles Caimans (29 ème position)
  2. Bermudes (30 ème position)
  3. Sao Paulo (55 ème position)
  4. Mexico City (62 ème position)
  5. Îles vierges britanniques (63 ème position)
  • Amérique du Nord:
  1. New York (1 ère place)
  2. Toronto (11 ème place)
  3. Boston (13 ème place)
  4. San Francisco (14 ème place)
  5. Los Angeles (16 ème place)
  • Europe de l’est et Asie centrale:
  1. Tallinn (52 ème position)
  2. Astana (61 ème position)
  3. Varsovie (66 ème position)
  4. Istanbul (68 ème position)
  5. Budapest (71 ème position)
  • Asie / Pacifique:
  1. Hong Kong (3ème position)
  2. Singapour (4 ème position)
  3. Shanghai (5 ème position)
  4. Tokyo (6 ème position)
  5. Sydney (7 ème position)

En effet, vous remarquerez la présence dominante asiatique dans le Top 15, ainsi sachez que 60% de l’indice a quitté les centres occidentaux pour se rendre en Asie en une décennie à peine.