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Nos analyses

Pourquoi Donald Trump a-t-il retiré le statut préférentiel de Hong Kong ce 14 juillet ?

Il y a quelques jours, le président américain Donald Trump a fait une annonce particulière portant sur la fin du traitement préférentiel octroyé par les Etats-Unis à Hong-Kong et a signé une loi qui prévoit plus de sanctions contre la Chine.

Tout d’abord, il faut noter que nous nous retrouvons dans un contexte historique mettant Hong Kong au centre d’intérêts variés liés à l’occident mais aussi à la Chine qui semble vouloir une revanche.

En effet, la situation a Hong Kong est l’une des plus délicate au monde depuis que la région est devenue indépendante de la Grande-Bretagne en 1997 pour devenir une Région administrative spéciale (RAS) de Chine dont l’autonomie est restée, en revanche, bien présente.

Récemment, nous avons appris que Pékin a imposé une nouvelle loi sur la sécurité nationale à Hong Kong qui autorise l’Etat chinois a jugé et punir 4 types de crimes contre la sécurité de l’Etat:

  • 1) La activités subversives
  • 2) La sécession
  • 3) Le terrorisme
  • 4) La collusion avec des forces étrangères

En gros, dès qu’un Hongkongais proteste contre l’état chinois pour une raison anti-démocratique, il est donc passibles de poursuites. De plus, la dégradation ou encore la violences contre la police sont considérés comme des actes terroristes… Vous imaginez la différence de perception de la démocratie avec les pays occidentaux.

  • Mais alors, pourquoi Donald Trump a-t-il retiré le statut préférentiel de Hong Kong ?

Tout d’abord, Donald Trump sait que la Chine étend sa sphère d’influence et vise à concurrencer l’hégémonie américaine en plaçant ses pions un peu partout dans le monde. Ce qui ne lui plait pas !

C’est dans un tel contexte qu’il a déclaré, lors d’une conférence de presse: « Pas de privilèges spéciaux, pas de traitement économique spécial et pas d’exportation de technologies sensibles ». C’est donc la réponse envoyée à la Chine qui profitait jusqu’alors du statut préférentiel facilité les relations économiques de Hong Kong avec le Reste du Monde, représenté comme la vitrine de la Chine.

De plus, Donald Trump a approuvé un texte voté au Congrès visant à sanctionner les banques qui collaborent avec des responsables chinois qui sont liés dans la mise en application de la nouvelle loi sécuritaire à Hong Kong.

Ainsi, la fameuse loi a accentué la pression sur la Chine qui lui coûte la fin du régime économique préférentiel accordé par les Etats-Unis à Hong Kong et la signature d’une loi qui prévoit des sanctions contre la répression dans le territoire chinois.

En effet, la suppression du régime préférentiel pourrait menacer des dizaines de milliards de dollars d’échanges annuels entre les Etats-Unis et le territoire chinois puis qu’il serait soumis aux mêmes tarifs douaniers que ceux imposées aux exportations chinoises.

De leurs côtés, les entreprises chinoises, hongkongaises ou même les filiales de grandes banques internationales sont potentiellement concernées par les sanctions américaines ce qui pourraient mettre HG en perte de vitesse économique frappant d’incertitudes les institutions bancaires et autres sociétés d’investissement.

Mais il est également important de noter que Hong Kong pourrait perdre sa place au classement des places financières incontournables au niveau mondial.

Pékin a répliqué le lendemain par des possibles représailles et des sanctions contre des entreprises américaines ainsi que des personnalités opérants en Chine.

Par NAQI Hamza.

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Economie Monde

La guerre commerciale entre la Chine et les USA risque de repartir !

Le retour des négociations entre les deux puissances économiques mondiales n’arrivent pas à la meilleure période alors que nous sommes en train de vivre une situation jamais connue dans l’histoire de l’économie mondiale qui tourne au ralenti.

Les deux géants sont en froid depuis plus de 2 ans dans un contexte d’inégalité de la balance commerciale liée aux faibles importations de produits américains vers la Chine par rapport à leurs exportations. Ainsi, Trump n’avait pas apprécié et voulait rétablir la balance…

Nous avons assisté à un bras de fer féroce imposant des droits de douane punitifs à tout va… En effet, depuis janvier, les deux géants ont trouvé un terrain d’entente, et cela, juste avant la mise en quarantaine de Wuhan, point d’origine du virus.

La Chine a signé et promis d’augmenter de 200 milliards de dollars sur deux ans ses achats de produits américains. En échange, Donald Trump s’est engagé à reporter toute nouvelle hausse de droits de douane le temps de rétablir l’équilibre commerciale.

Et maintenant, on en est là …

Le négociateur chinois Liu He, vice-Premier ministre, et ses homologues américains Robert Lightizer, qui représente le Commerce extérieur, et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, se sont entretenus par téléphone.

En effet, les deux parties se sont dites prêtes à renforcer leur coopération en matière macroéconomique et de santé publique et à tout faire pour créer une atmosphère favorable à la mise en oeuvre de leur accord économique et commercial préliminaire, en vue de parvenir à des résultats positifs »

Le seul problème est que Donald Trump a menacé la semaine dernière d’appliquer de nouvelles sanctions commerciales à la Chine puisqu’il l’accuse d’être le responsable de la propagation de la pandémie, du coup des conséquences économiques désastreuses l’accompagnant.

« Maintenant ils (la Chine) doivent acheter », a dit Trump à Fox News. « Et s’ils n’achètent pas, nous résilierons l’accord, très simplement. »

De plus, Trump a déclaré que la Chine multipliait les achats de produits agricoles américains, mais s’est interrogé sur leur suffisance au regard des seuils prévus par l’accord commercial pour les achats de biens agricoles, manufacturiers, ainsi que dans les secteurs de l’énergie et des services.

La Chine a dénoncé hier des propos « mensongers et hypocrite » des Etats-Unis, tout juste après que le président Donald Trump ait proféré des critiques.

Les tensions risquent de s’exacerbées entre les deux puissances mais l’heure devrait être au calme surtout dans un contexte de ralentissement économique mondiale et de relations commerciales en peine.

Par Hamza NAQI

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Monde Nos analyses

Le G7 prêt à annuler la dette des pays pauvres ! Que représente ce club des « puissants » ?

Nous apprenons tout juste que les ministres des finances et les banquiers centraux du G7 se sont dits favorables à une suspension provisoire des paiements des intérêts de la dette des pays pauvres « pour aider ces pays à faire face aux impacts sanitaires et économiques » de la pandémie du coronavirus.

Il est très utile de comprendre ce que représentent ces institutions et d’en comprendre les objectifs. Notre analyste politologue, a préparé une analyse exhaustive à cet égard.

1) Qu’est-ce que G20 ?

Le G20 est devenu avec le temps un acteur incontournable de la scène internationale. Ce club travaille à favoriser la stabilité économico-financière suite aux importantes crises mondiales. Ce forum international réunit les pays émergent BRICS (Brésil, Russie, Inde , Chine et Afrique du Sud) et les principaux pays industrialisés.

En bref, le G20 = 19 États + Organisation Internationale (OI).

Le G20, c’est aussi 2/3 de la population mondiale. Ce groupe des vingt représente près de 90% du PIB mondial, 80% du commerce mondial général, 60% des terres agricoles et 80 % du commerce mondial des produits agricoles.[1]

2. D’un club occidental à un forum international

Le Groupe des sept a été créé à l’initiative du Président Valéry Giscard d’Estaing en 1975.  Lorsque les principales puissances occidentales se rassemblent pour la première fois à Rambouillet, le monde est confronté à un contexte tendu suite à la crise économique causée par la fin de convertibilité du dollar en or en 1971 et au choc pétrolier de 1973[2].

« L’idée initiale du président français consiste à faire prendre conscience les démocraties industrialisées des défis globaux politiques et économiques qu’implique la situation de l’économie occidentale »[3]. A la fin de la guerre froide, le président Clinton proposera d’intégrer la Russie en 1997 dans le G7, ce qui donnera le G8.

Le G7 représentait jusqu’alors les pays industrialisés au niveau mondial dont les seuls membres étaient l’Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis et du Japon mais c’est la crise financière asiatique de 1997 qui a donné lieu à la naissance du G20. Des critiques avaient affleuré par rapport aux manques de représentativités des pays émergents.

Ces principaux éléments ont contribué à l’élargissement du G7 en 1999 aux ministres des finances de 12 nouveaux États et de l’UE (Mexique, Argentine, Brésil, Turquie, Russie, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Arabie-Saoudite, Afrique du Sud, Australie, Union Européenne)

Désormais, lors du sommet de Washington 1999, les ministres des finances des pays membres du G20 et les gouverneurs des banques centrales siégeront aux côtés des principales institutions économique de la planète (Banque Centrale Européenne, Banque Mondial, Fonds Monétaire International, Organisation de Coopération et de Développement Economique).[4]

3) La crise économique de 2008-2009 politise le G20 à son plus haut niveau

A l’instar de la crise asiatique de 1997, c’est à nouveau une crise financière qui changera durablement le G20. Le sommet du G20 Leaders de Washington en novembre 2008 s’ouvre avec pour la première fois la participation des chefs d’Etats et de gouvernements. Les leaders du G20 se sont engagés sur 4 grands principes :

  • Une relance coordonnée de l’économie mondiale par des mesures budgétaires de soutien de la demande, la politique monétaire et une aide accrue du Fonds monétaire international et des banques de développement en faveur des pays fragiles ;
  • Une amélioration de la régulation des marchés financiers pour éviter une nouvelle crise financière ;
  • L’ouverture de la gouvernance économique mondiale aux pays émergents et en développement ;
  • Le refus du protectionnisme.[5]

En pleine crise des subprimes aux USA, les membres du G20 décident de prendre des mesures de relance économique pour faire face à la crise financière et sauver l’économie mondiale dès le sommet de Londres en avril 2009. En septembre de la même année lors du sommet de Pittsburgh, le Groupe des vingt est consolidé et intronisé comme « forum prioritaire de la coopération économique internationale »[6].

La crise économique aura ébranlé la structure initiale du groupe des vingt pour donner le G20 que nous connaissons actuellement.

4) Le mode opératoire du G20

Depuis lors, les sommets du G20 post-crise économique, se déroulent annuellement dans un mécanisme de présidence annuelle tournante entre les Etats membres. Il arrive que le sommet soit organisé deux fois sur une même année comme ce fut le cas en 2009 lors du Sommet de Londres et de Pittsburgh.

Avec la pandémie du covid-19, l’agenda des réunions a été perturbé. En effet, le sommet qui devait avoir lieu en 2020 en Arabe Saoudite est par conséquent organisé en deux temps, un sommet virtuel s’est déroulé en mars dernier et le sommet « physique » se tiendra à Ryad les 21 et 22 novembre 2020. 

Le G20 se décline en « Engagement Groups » permettant à la société civile, le secteur privé, les syndicats, les femmes, les jeunes et les collectivités urbaines de participer activement au sommet en rédigeant des recommandations aux membres du G20.

Enfin, à la suite de chaque sommet, les membres du G20 réalisent une déclaration conjointe.

Analyse:

Bien que le G20 apporte une multipolarité entre les puissances occidentales industrialisées et les pays émergents, cela n’a pas empêché la création d’un sommet annuel des BRICS et de favoriser la critique d’autres pays n’ayant pas été intégré dans le Club des 20[7].

Si on regarde de plus près le classement des 20 puissances mondiales par PIB, nous constatons que des pays européens comme l’Espagne, la Suisse, les Pays-Bas pourraient être représentés dans le G20.

De plus, certains continents sont plus représentés que d’autres, l’Afrique ne compte qu’un seul Etat.  L’élargissement du G7 aux pays émergents était incontournable, toutefois, le choix de certains pays pose réellement question en termes de légitimité, représentativité et de transparence.

Le G20 joue un rôle majeur sur la scène internationale et pas uniquement sur les questions macro-financières et économiques. En effet, le G20 s’attarde également sur les questions de développement et devra de facto se coordonner avec les agences onusiennes qui possèdent l’expertise de terrain.[8] La pandémie du COVID-19 a poussé les membres du G20 à se réunir virtuellement et de s’engager à soutenir l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans la coordination de son fonds de riposte face à cette pandémie.  

Dans ce contexte de crise, 5.000 Milliards de dollar US devraient être injectés dans l’économie mondiale dans le but de contrer l’impact du coronavirus.  Notons que le G20 a été auparavant critiqué pour son manque de coordination avec les Nations Unies, il est donc intéressant de suivre ces engagements tant en termes budgétaires que de coordination.

S’agit-il de mesures concrètes ou de vœux pieux ?

Par Karim Abou Hafes


[1] https://ec.europa.eu/info/food-farming-fisheries/farming/international-cooperation/international-organisations/g20_en#roleoftheg20

[2] BONIFACE Pascale,2017, Comprendre le Monde, Armand Colin, Paris, p.93

[3] BONIFACE Pascale,2017, Comprendre le Monde, Armand Colin, Paris, p.93

[4] DEVIN, Guillaume & SMOUTS, Marie-Claude, 2011, Les Organisations Internationales, Armand Colin, Paris, p.155

[5] https://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/11/15/les-pays-du-g20-s-accordent-sur-des-grands-principes-et-un-plan-d-action_1119261_1101386.html

[6] https://g20.org/en/g20/Documents/2009-Pittsburgh_Declaration.pdf

[7] DEVIN, Guillaume & SMOUTS, Marie-Claude, 2011, Les Organisations Internationales, Armand Colin, Paris, p.157

[8] POSTEL-VINAY Karoline, The G20 : A New Geopolitical Order palgrave macmillan, Paris, p.35

SOURCE IMAGE: REUTERS

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Nos analyses

Du virus à la communication chinoise …

Le gouvernement chinois, menant une bataille mondiale de la communication, a saisi l’opportunité de la crise du coronavirus, pour se démarquer et marquer des points face aux Etats-Unis et aux démocraties occidentales. 

Selon l’OMS, nous parlons de pandémie en cas de propagation mondiale d’une nouvelle maladie. La différence avec une épidémie réside dans l’ampleur géographique d’une maladie infectieuse, l’épidémie se résumant à une région, un pays, ou une zone géographique définie.

Le 12 mars 2020, l’Organisation Mondial de la Santé a considéré le cas du COVID-19 de Pandémie et pour en témoigner la véracité, j’en veux pour exemple les 180 pays actuellement touchés.[1]

Ce 27 mars 2020, la présidente du FMI, madame Kristalina Georgieva, a dit que « nous avons réévalué les prévisions de croissance de 2020 et 2021, il est maintenant claire que nous sommes en récession’. L’OCDE est allé jusqu’à revoir sa prévision de croissance mondiale à la baisse de 3% à 2,4%.

Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE nous dit pour sa part : « Compte tenu des estimations, le confinement affectera directement les secteurs représentant jusqu’à 1/3 du PIB dans les plus grandes économies, chaque mois de confinement entraine une perte de 2% dans la croissance du PIB annuel. »[2]

L’origine du mal – covid 19

Rappelons que l’épidémie, n’est pas le fruit du simple hasard, mais la conséquence de condition sanitaire critique. En effet, dans une épidémie, l’origine, est le point de départ…

Selon Didier Sicard, spécialiste des maladies infectieuses, « le plus frappant dans cette crise est l’indifférence au point de départ », à l’origine de cette pandémie. C’est pourquoi, il affirme qu’il faut opérer de nouvelles analyses de terrain afin d’observer méticuleusement la chaîne de transmission des coronavirus.

Ce qu’on observe davantage dans nos sociétés, c’est l’unique intérêt porté au point d’arrivée : le vaccin, les traitements, la réanimation. Mais pour que cela ne recommence pas, il faudrait considérer que le point de départ est vital.

Aujourd’hui, tout nous indique que le marché d’animaux vivant de Wuhan en Chine est le point de départ du virus et, effectivement, tout types d’animaux sauvages s’y trouvent. Nous avons appris que le Corona virus est porté par les chauves-souris depuis toujours, d’autres animaux sauvages dans ce marché ont aussi la faculté d’être porteurs tels que les serpents et les pangolins. Un animal contaminé a forcément dû être mangé et, de facto, contaminé le premier homme…

La non-transparence et le manque de contrôle sanitaire est un reproche récurent fait par les organismes internationaux, et ce depuis plusieurs années.

En effet, l’OMS avait déjà demandé à la Chine de fermer ses marchés vivants où des animaux sauvages sont considérés comme ‘met’ par la population chinoise qui en raffole, mais rien n’a été fait, et ses mêmes marchés fermés pendant un cours laps de temps sont à nouveau ouverts à ce jour. Certaines personnes précisent même que ces marchés rapporteraient autant d’argents que le marché de la drogue.

La bataille de la communication.

La préoccupation majeure de la chine en toute circonstance est de garantir une image positive, nul ne doit y nuire. Un porte-parole du ministre des affaires étrangères chinois Zhao Lijian est allé jusqu’à affirmer le 12 mars 2020 les choses suivantes :

  • « Le Covid-19 pourrait être originaire des États-Unis »
  • « Quand le patient zéro a-t-il été infecté aux États-Unis ? »
  • « Combien de gens ont été infec­tés ? Quels sont les noms des hôpi­taux ? Ça pour­rait être l’US Army qui a amené l’épi­dé­mie à Wuhan. Soyez trans­pa­rents ! Rendez vos données publiques. Les États-Unis nous doivent une expli­ca­tion ! »

En décembre, lorsque l’épidémie faisait rage à Wuhan, le monde était émerveillé face à la capacité de la Chine à construire « un hôpital » en seulement quelques jours.

Tout est sous contrôle, nous disait-on. De plus, il n’y aurait eu que 50 nouveaux cas positifs à Wuhan le 30 mars et ceux-ci sont des cas importés selon le gouvernement.

Par ailleurs, le 31 mars, les marchés asiatiques ont connu un bon important. En effet, Mr. Zhao Qinghe, statisticien senior du BNS (Bureau National des Statistique Chinois ) nous affirme que la production chinoise connait une extension de l’activité : « Un indice supérieur à 50 indique une expansion de l’activité, alors qu’un indice inférieur à 50 traduit une contraction. Ce rebond est dû au rétablissement de la production et au retour à la vie normale, ainsi qu’à une tendance positive de contrôle de l’épidémie de nouveau coronavirus »[3]

La chine vient en aide aux pays touchés par la pandémie notamment en Italie avec des masques et du personnel soignant venu en grandes pompes par avion, l’envoi de matériel médical à l’Espagne, bien qu’il s’est avéré être obsolète par la suite. Bon nombre de pays bénéfice de l’aide et de la bienveillance de la chine à ce jour, cette dernière se dit venir en aide au monde.

La Chine fait également usage de la diplomatie du masque avec ses plus de 4 milliards de masques vendus en un mois, ce qui porte ces exportations à un montant total de 10,2 milliards de Yuans soit 1,33 milliards d’euros et ses 9.000 nouvelles usines de production de masques construites.

Notons, qu’il n’existe pas d’aide désintéressée en politique, aucune aide humanitaire d’un pays ne peut se dire totalement désintéressée. La politique de communication est un fait normal, il n’y a pas d’alliés ou de rivaux mais des intérêts et par cela tout est bon pour élargir son influence, comme nous le rappelle Pascal Boniface, géo-politologue et directeur de l’IRIS.

La stratégie chinoise est claire, il s’agit en effet de promouvoir la nouvelle route de la soie, et elle y a déjà massivement investi dans quelques 68 pays pour développer des routes, des chemins de fer ou encore des voies maritimes. L’objectif étant de vouloir devenir la 1 ère économie mondiale dit-elle pour 2050 surpassant ainsi les Etats-Unis. Cette vision est à long terme, et s’articule à travers une stratégie bien définie visant une connectivité généralisée dans l’espace eurasiatique.

Alors que Xi Jinping a déclaré, il y a quelques jours, avoir remporté la guerre contre le Coronavirus, le reste du monde a été pris à défaut à l’arrivé du virus sur leur territoire.

En conclusion, il nous est impossible d’avoir une idée de l’évolution de la pandémie à ce stade, ce qui est sûr, c’est que la Chine a son agenda concernant sa vision du monde, et force est de constater, qu’elle est capable de transformer cette crise sanitaire dont elle est à l’origine, en opportunité politique et économique.

Par Y.S


[1]( https://www.who.int/fr/dg/speeches/detail/who-director-general-s-opening-remarks-at-the-mission-briefing-on-covid-19—12-march-2020)

[2] https://www.oecd.org/coronavirus/fr/

[3] http://french.xinhuanet.com/2020-03/31/c_138934939.htm

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Economie Monde

État d’urgence au Japon et plan de soutien immense pour l’économie face au Covid-19 !

Le gouvernement japonais va déclarer dès aujourd’hui l’état d’urgence pendant un mois dans plusieurs régions du pays où les cas de COVID-19 sont en forte hausse, dont Tokyo et Osaka.

Le premier ministre du Japon, Shinzo Abe, a annoncé ce lundi 6 avril un package d’aide d’un montant gigantesque équivalent à 108 trillions de Yen, soit environ 917 milliards d’Euros.

En effet, ce montant colossal correspond à près de 20% du PIB du Pays du soleil levant.

À l’heure actuelle, le pays semble bien gérer la pandémie, avec « seulement » 3654 cas confirmés, dont 73 morts, dans un pays avec une population atteignant près de de 130 millions d’habitants.

Ceci est d’autant plus admirable lorsqu’on sait que le Japon à la population la plus vieille du monde, avec 32% de la population ayant plus de 60 ans, soit presque une personne sur trois.

Comme nous le savons, le COVID-19 touche davantage les plus vieux et on peut donc conclure que les mesures japonaises semblent porter leurs fruits.

Le Japon a, dès le début de la pandémie, instauré un confinement strict, avec la fermeture de la majorité des ports et aéroports. Nous rappelons que la discipline légendaire du peuple japonais est en partie responsable pour le succès de cette gestion, le peuple japonais obéis notamment à la lettre aux mesures de distanciations sociales et de confinement.  

Cependant ces mesures ont un impact économique considérable sachant que beaucoup d’entreprises ont cessé leurs activités et que beaucoup d’industries, comme notamment celle de l’aviation, sont à l’arrêt.

C’est pourquoi le gouvernement a décidé de dédier 917 milliards d’euros en guise de mesures de soutien à la population en vue de limiter au maximum les dégâts économiques.

Ce package inclut plusieurs dizaines de milliards d’euros en aides liquides aux familles et aux petites entreprises très fortement touchées par le chômage et la fermeture de leurs enseignes respectivement.

Le reste de l’aide se traduira par des prêts sans intérêts et des allègements fiscaux aux entreprises. Ces aides peuvent à long-terme même être bénéfiques au Japon qui souffre de déflation ou de taux d’inflation trop bas pour assurer une croissance économique saine.

L’espoir est de pouvoir stimuler une reprise rapide » au second semestre…

PHOTO: AFP par Getty Image

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Economie Monde

Les 10 économies les plus puissantes attendues pour 2030 !

Selon les récentes prévisions de Standard Chartered, une banque basée à Londres, la prochaine décennie verra des marchés émergents tels que l’Inde ou encore la Turquie gravir les échelons économiques mondiaux pour devenir les piliers de demain.

En effet, les puissances émergentes d’aujourd’hui seront les modèles de demain. Dans l’image en bas de l’article, nous observons que les deux géants asiatiques que sont la Chine et l’Inde seront en lice pour la domination économique du monde en 2030.

Voici les 10 économies* qui seront les plus puissantes en 2030 (en fonction du PIB nominal en milliards de dollars internationaux) :

  • 10. Allemagne — 6.900 milliards de dollars
  • 9. Japon — 7.200
  • 8. Russie — 7.900
  • 7. Egypte — 8.200
  • 6. Brésil — 8.600
  • 5. Turquie — 9.100
  • 4. Indonésie —10.100
  • 3. Etats-Unis — 31.000
  • 2. Inde — 46.300
  • 1. Chine — 64.200

Les économistes de Standard Chartered ont par ailleurs affirmé que la part du continent asiatique dans le PIB mondial atteindra probablement 35% en 2030, contre 28% actuellement, ce qui correspond aux parts de la zone euro et des Etats-Unis réunis.

Ils ajoutent que l’Inde aura une croissance tendancielle qui devrait atteindre 7,8% d’ici 2020, tandis que celle de la Chine devrait être plus modeste — de l’ordre de 5% — d’ici 2030.

Au cours de cette période, des pays tels que l’Égypte, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, la Turquie et le Brésil verront tous leur économie se développer avec une croissance à trois chiffres en termes de PPA.

En particulier, l’économie indienne sera stimulée par la croissance démographique rapide de ses villes, qui comptent parmi les zones urbaines à la croissance la plus rapide de la planète. Dans le même temps, l’économie égyptienne devrait passer de 1,2 billion de dollars à 8,2 billions de dollars, selon la banque, même si cela nous semble tout à fait optimiste.

Enfin, les économies développées telles que les États-Unis, l’Allemagne et le Japon continueront de croître, mais pas au rythme effréné des pays en développement. Si ces projections se révèlent, les économies japonaise et allemande compléteront la liste avec respectivement les places 9 et 10.

*Le classement a été établi en fonction du PIB nominal projeté par parité de pouvoir d’achat (PPP).

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Banque & Finance

Top 15 des meilleures places financières mondiales (+ Top 5 par région)

Nous avons épluché pour vous le rapport rédigé par le Global Financial Centres Index, créé en 2005, qui compare les places financières mondiales relativement à plusieurs critères de compétitivités notamment les services proposés, l’infrastructure, la réputation ou encore le capital humain.

Ci dessous, vous retrouverez le Top 15 des places financières dans le monde selon le GFCI:

  1. New- York (788 pts)
  2. Londres (786 pts)
  3. Hong Kong (783 pts)
  4. Singapour (769 pts)
  5. Shanghai (766 pts)
  6. Tokyo (746 pts)
  7. Sydney (734 pts)
  8. Beijing (733 pts)
  9. Zurich (732 pts)
  10. Frankfurt (730 pts)
  11. Toronto (728 pts)
  12. Shenzhen (726 pts)
  13. Boston (725 pts)
  14. San Francisco (724 pts)
  15. Dubaï (722 pts)

En effet, New York a pris la première place dans l’indice du GFCI 24, bien que son avance sur Londres ne soit que de deux points (sur une échelle de 1 000).

Shanghai a dépassé Tokyo pour entrer dans le top cinq du GFCI 24. La montée en puissance des centres chinois est en tête de liste.

Hong Kong, Singapour et Shanghai ont tous continué à réduire l’écart avec les leaders, Hong Kong n’ayant désormais que trois points de retard sur Londres.

Nous allons ventiler les meilleures places financières mondiales par région afin que vous puissiez avoir une meilleure vue d’ensemble.

  • Europe occidentale:
  1. Londres (2ème position)
  2. Zurich (9 ème position)
  3. Frankfurt (10 ème position)
  4. Luxembourg (21 ème position)
  5. Paris (23 ème position)
  • Moyen-Orient et Afrique:
  1. Dubaï (15 ème position)
  2. Tel Aviv (25 ème position)
  3. Abu Dhabi (26 ème position)
  4. Casablanca ( 28 ème position)
  5. Doha (34 ème position)
  • Amérique Latine et Caraïbes:
  1. Îles Caimans (29 ème position)
  2. Bermudes (30 ème position)
  3. Sao Paulo (55 ème position)
  4. Mexico City (62 ème position)
  5. Îles vierges britanniques (63 ème position)
  • Amérique du Nord:
  1. New York (1 ère place)
  2. Toronto (11 ème place)
  3. Boston (13 ème place)
  4. San Francisco (14 ème place)
  5. Los Angeles (16 ème place)
  • Europe de l’est et Asie centrale:
  1. Tallinn (52 ème position)
  2. Astana (61 ème position)
  3. Varsovie (66 ème position)
  4. Istanbul (68 ème position)
  5. Budapest (71 ème position)
  • Asie / Pacifique:
  1. Hong Kong (3ème position)
  2. Singapour (4 ème position)
  3. Shanghai (5 ème position)
  4. Tokyo (6 ème position)
  5. Sydney (7 ème position)

En effet, vous remarquerez la présence dominante asiatique dans le Top 15, ainsi sachez que 60% de l’indice a quitté les centres occidentaux pour se rendre en Asie en une décennie à peine.

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Economie Monde

L’Allemagne est le pays le plus innovant du monde !

L’Allemagne est actuellement l’économie la plus innovante et donc, elle devient leader en matière d’innovation.

La raison principale réside dans la rapidité avec laquelle elle développe de nouvelles technologies telles que les voitures sans conducteur.

Selon le dernier rapport sur la compétitivité du World Economic Forum, l’Allemagne possède un score de 87,5 sur 100 en termes de capacité d’innovation, l’un des 12 facteurs de productivité d’un pays.

Notre voisin allemand a ainsi pu dépasser les Etats-Unis qui se trouve en deuxième place avec 86,5 points suivi de la Suisse avec 82,1 points.

Ce nouvel indice représente cette rapidité d’innovation qui permet aux pays d’avoir un avantage concurrentiel à mesure que la 4 ème révolution industrielle s’installe.

Fini la réduction des coûts ou encore l’efficience pour créer la croissance. D’ailleurs, Joseph Schumpeter explique dans « le cycle des affaires » publié en 1939, que le progrès technique est au coeur de l’économie et les innovations sont le moteur de la croissance.

Mais d’autres facteurs déterminent la capacité d’un pays à innover, notamment l’adoption des TIC, la qualité de l’éducation et l’intensité de la concurrence.

En 2017, l’Office allemand des brevets et des marques (DPMA), le plus important d’Europe et le cinquième au monde, a enregistré un total de 128 921 brevets.

– Classement:

  1. Allemagne
  2. Etats-Unis
  3. Corée du Sud
  4. Japon
  5. Israël
  6. Chine