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CRYPTO: GROS PLAN SUR LE EOS

La semaine dernière à la succession des nouvelles négatives sur les marchés, concernant notamment la hausse d’inflation record aux États-Unis qui suivit une annonce d’un nouveau variant du coronavirus omicron. L’ensemble des bourses d’échanges expérimentaient une inédite vague baissière.

Cette semaine dans notre rubrique sur les devises du Net, nous avons sélectionné pour vous un actif numérique qualifié par ses fondateurs de « crypto monnaie la plus rapide » pour exécuter les transactions, le jeton Eos.

L’histoire de EOS (prononcé E-OS !)

Lancée en octobre 2017, par Daniel Larimer, co-fondateur de Bitshares, et Brendan Blumer, la blockchain EOSIO (sigle : EOS) se développe par la société Block.one. La plateforme s’est construite autour d’une chaîne de blocs décentralisée pour permettre à ces utilisateurs de réaliser des transactions promptement et gratuitement.

De plus, l’infrastructure emploie la technologie des smart contracts pour offrir aux programmeurs l’occasion de créer des applications décentralisées nommées « Dapps».

Le jeton EOS s’est popularisé à la suite de son ICO [Inial Coin Offering] célèbre qui a duré plus de 350 jours, de octobre 2017 à juin 2018. Cette levée de fonds, la plus longue de l’histoire des cryptomonnaies a permis de collecter un total de quatre milliards de dollars.

Cette performance confère au projet le titre de l’ICO le plus profitable du récit des pièces dématérialisées. Afin d’assurer une large diffusion du token natif de la blockchain EOSIO, encore en développement à ce moment-là, l’entreprise Block.one distribua un milliard de devises virtuelles sous la forme d’espèce numérique du réseau ERC-20. [Introduite pour la première fois par la plateforme Ethereum en 2015, la technologie des « contrats intelligents » ou smart contracts en anglais permet aux actifs digitaux des possibilités bien au-delà des seules transactions financières.]

Une autre solution qu’EOS tente de résoudre se présente comme le problème de « facilité d’usage ». Par analogie à la blokchain Ethereum qui emploie aussi des « contrats intelligents » mais dont les volumes des opérations par seconde sont plus réduits, EOS accorde une rapidité d’échange accrue. Pour cela, le réseau utilise un protocole de système d’exploitation, qui permet aux développeurs de travailler correctement.

Comprendre la technologie sous-jacente à EOS 

La blokchain EOS vise à devenir le code le plus rapide grâce à son usage du mécanisme d’accord sur les événements. Contrairement au système de consensus sur l’état, l’accent est mis sur les transactions, c’est-à-dire sur la vérification des faits qui ont lieu sur la blockchain.

Les utilisateurs de l’algorithme d’EOS partagent leurs ressources informatiques et y ont accès en fonction de leur possession. La distribution du réseau se gère selon le nombre de jetons tenu par un ayant droit. Plus la participation est élevée, plus la part du réseau que l’on « dispose » est significative. Les pièces elles-mêmes n’ont pas besoin d’être dépensées pour les transactions, car prouver leur détention c’est-à-dire le témoignage de leur propriété est suffisant. En autre, la quantité de devises à fabriquer se détermine en fonction de la valeur moyenne du paiement attendu par les producteurs de blocs pour leur travail. Pour éviter l’inflation, un plafonnage du nombre des jetons en circulation empêche ceux-ci de dépasser une hausse de 5 % par an.

Comparaison EOS contre Ethereum

EOS

  • Sigle : EOS
  • Blockchain : EOSIO
  • Fondateur : Daniel Larimer, Brendan Blumer
  • Date de lancement : 2017
  • Quantité totale : 908 millions
  • Le réseau se sécurise par le mécanisme de la preuve d’enjeu ou « Proof-of-Stake ».

Ethereum

  • Sigle : ETH
  • Blockchain : Ethereum
  • Fondateur : Vitalik Buterin, Gavin Wood, Charles Hoskinson
  • Date de lancement : 2013
  • Quantité totale : 118,4 millions
  • Le réseau se sécurise par le mécanisme de la preuve de travail, Proof-of-Woork (changement à venir vers le Proof-of-Stake, en 2022)

Que retenir sur la blockchain EOS ?

Lancé en 2017 par Daniel Larimer et Brendan Blumer, l’algorithme EOS fut élaboré afin de faciliter aux programmeurs la création des applications décentralisées (autrement nommé Dapps en abrégé). L’infrastructure jouit d’une vitesse de transactions accrue, et des coûts des transactions réduits. Dans le but de réaliser cet objectif, la plateforme bénéficie de la technologie de « smart contracts » et d’un consensus de mécanisme sur les événements qui ont lieu sur la chaîne de registre.

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CRYPTO: GROS PLAN SUR LE SOLANA

Ce mois de novembre, la vague baissière des cours des actifs digitaux, érode la profitabilité des investisseurs sur les bourses d’échanges. Cependant, pour quelques espèces numériques, les perspectives de croissance à long terme s’avèrent plutôt optimistes !

Cette semaine, dans notre rubrique sur les avoirs dématérialisés, nous analysons pour vous, une blockchain disposant des caractéristiques hautement évolutives qui ont séduit la majorité des intervenants du commerce crypto. En outre, celle-ci permet de bénéficier d’une meilleure scalabilité, de moindres frais de transactions, et d’une promptitude accrue lors des transferts ; le réseau Solana. La pièce SOL s’est popularisée durant un rallye haussier en 2021 qui a vu son prix propulser de plus de 13 000 %.

Les prémices de Solana

Le lancement de Solana (sigle : SOL) a lieu en 2017, par Anatoly Yakovenko, anciennement ingénieur de la multinationale Qualcomm, Greg Fitzgerald et Éric Williams. C’est une blockchain décentralisée conçue pour faciliter la création d’applications évolutives et conviviales dans le monde entier. L’algorithme fut imaginé pour améliorer le consensus Proof-of-Stake et Proof-of-Work, en introduisant une nouvelle forme de validation, la preuve d’histoire ou Proof-of-History. Cet ingénieux mécanisme cryptographique de chronométrage qui tolère d’encoder le temps de passage dans le traitement des informations amplifie la scalabilité tout en maintenant la sécurité du réseau. Entre autres, c’est une séquence des calculs qui fournit un enregistrement numérique d’un événement qui a lieu à un moment donné. Par analogie à d’autres blockchains, cette infrastructure fait partie des rares solutions qui bénéficient d’une couche unique capable de supporter des milliers de transactions par seconde sans avoir à offrir des niveaux secondaires ou des chaînes latérales. Les collaborateurs de la Fondation Solana, une organisation à but non lucratif dont le siège se localise en Suisse, soutiennent et travaillent étroitement avec des partenaires internationaux pour l’évolution du projet. Solana se nomme d’après Solana Beach, la ville d’origine du créateur.

Appréhender la technologie de Solana

Par ses nouveautés, Solana bénéficie d’un dispositif complet qui repose sur huit mécanismes : la preuve d’histoire, la tolérance aux pannes byzantines, la « Turbine », les « Clusters », le « GulfStream », le « Sealevel », le « Pipelining », le « Cloudbreak », et les « archiveurs ».

La preuve de l’histoire grâce à l’horloge cryptographique

La preuve d’histoire ou « Proof-of-History », se définit tel un mécanisme de consensus. Elle s’appuie sur la preuve d’enjeu ou « Proof-of-Stake » grâce à l’algorithme du « Tower Byzantine Fault Tolerance » qui fonctionne comme un outil supplémentaire pour vérifier les opérations. Considérez-le de la même manière qu’une horloge cryptographique qui communique un horodatage à chaque transaction dans le réseau, ainsi que la structure de données, qui par exemple se manifeste par un simple ajout d’informations.

La tolérance aux pannes byzantines

En informatique, le problème des généraux byzantins est une métaphore qui traite de la remise en cause de la fiabilité des transmissions et de l’intégrité des interlocuteurs. C’est un mécanisme de consensus qui permet aux nœuds du réseau de valider les transactions de manière efficiente sans pannes (erreurs, actes malveillants…).

La turbine

C’est un protocole de propagation des blocs qui exploite le réseau en décomposant les données en paquets distribués avec une faible quantité de bande passante. Cela permet aux nœuds plus de performance, en utilisant moins d’énergie.

Les clusters

Ils représentent un groupe de « valideurs » aux tâches différentes dont l’occupation principale consiste à œuvrer ensemble, pour servir les transactions des clients. Selon Solana, lorsque deux clusters travaillent sur un bloc de genèse commun, ils tentent de converger.

Le Gulf Stream

Il fait référence au protocole de transfert « mempool » de Solana. Ce mécanisme s’utilise par les nœuds de réseau pour stocker les transactions non confirmées avant qu’elles ne soient ajoutées à la blockchain.

Le Sealevel

Le « Sealevel » de Solana correspond au moteur d’exécution capable de régulariser des dizaines de milliers de contrats en simultané, en utilisant autant de processeurs que le « valideur » en dispose.

Le Pipelining

Le Pipelining renvoie à la technique qui permet aux unités centrales de traiter des transactions multiples. Le processus crée différentes étapes pour que chaque CPU termine sa tâche. C’est un mécanisme couramment employé dans leur configuration.

Le Cloudbreak

Le « Cloudbreak » se définit comme un système de base de données pour les comptes, il permet leur mise en correspondance avec des clés publiques.

Les archiveurs

La mission de l’« archiveur » consiste à enregistrer l’historique de la blockchain.

Le jeton SOL

Le SOL correspond à la cryptomonnaie native du réseau Solana. Il s’utilise pour payer les frais de transactions aux mineurs, et l’épargne ou « staking » sur la plateforme. Selon le site web, c’est un cryptoactif inflationniste qui propose un taux annuel de hausse de 1,5 %. Actuellement, le jeton numérique SOL occupe la 5e place dans le classement par capitalisations des devises du Net.

Qui sont les compétiteurs de Solana ?

Le Solana dispose d’une haute technologie capable d’atteindre un volume de 60 000 transactions par seconde (TPS). Cet attribut répertorie le réseau parmi les plus rapides de la cryptosphère. Dans la liste des concurrents sérieux de la blockchain, on peut citer la plateforme Ethereum, l’algorithme efficient de Polkadot ou encore la cryptomonnaie native de la bourse d’échange Binance, le BSC. Néanmoins, d’importantes qualités de Solana attirent les programmeurs, et le distingue de la plupart des projets. Parmi ceux-ci, on mentionne, par exemple, le mécanisme de la preuve d’histoire qui réduit le temps entre les opérations, et renforce la sécurité du réseau.

La comparaison Solana contre Ethereum

Solana

  • Sigle : SOL
  • Blockchain : Solana
  • Fondateur : Anatoly Yakovenko, Greg Fitzgerald, Éric Williams
  • Date de lancement : 2017
  • Quantité totale : 304 millions
  • Le réseau se sécurise par le mécanisme de la preuve d’histoire ou « Proof-of-History ».

Ethereum

  • Sigle : ETH
  • Blockchain : Ethereum
  • Fondateur : Vitalik Buterin, Gavin Wood, Charles Hoskinson
  • Date de lancement : 2013
  • Quantité totale : 118,4 millions
  • Le réseau se sécurise par le mécanisme de la preuve de travail, Proof-of-Woork (changement à venir vers le Proof-of-Stake, en 2022)

Conclusion

Le développement du réseau Solana a lieu en 2017 grâce aux travaux de l’ingénieur Anatoly Yakovenko, un ancien employé de la compagnie Qualcomm. C’est une plateforme qui dispose d’un arsenal de nouvelles technologies hautement évolutives, complexes, qui lui autorise de concurrencer les blockchains les plus robustes du marché de la pièce numérique par exemple Ethereum, et Polkadot. Le jeton SOL s’est popularisé lors d’une explosion haussière durant l’année 2021 qui a vu son prix propulser à plus de 13 000 %.

À l’heure de la rédaction de l’article, il s’échange à 194,77 $ (171,78 €), et occupe la 5e place au classement de capitalisations des actifs digitaux.

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Les gagnants et perdants des cycles économiques

Dans notre série d’articles dédiés aux cycles économiques, nous concluons cette semaine par l’analyse des actifs gagnants et perdants de chaque étape composant les desdits cycles. Après avoir fait le parallèle avec les saisons, puis donné une explication détaillée des phases, nous souhaitons proposer aux lecteurs une vue d’ensemble pragmatique qui l’aidera dans ses décisions d’investissement. 

Que ce soit en période de ralentissement ou en période d’expansion, maîtriser les clés de lecture et de décryptage de l’activité économique reste un atout majeur pour l’investisseur néophyte qui souhaiterait se lancer dans le grand bain et anticiper les mécanismes de marché. 

1. Rappel des principaux éléments 

Premièrement, l’économie suit une tendance similaire à celle des saisons, que l’on appelle cycle économique ou cycle conjoncturel, et dont les patterns se répètent indéfiniment. Celui-ci est composé de plusieurs phases qui, en fonction de leur longueur, déterminent la durée totale du cycle. 

La reprise, l’expansion et la haute conjoncture représentent les étapes positives de l’activité économique, tandis que le renversement, la récession et la basse conjoncture sont les représentations d’une économie en berne. 

Nous pouvons distinguer trois types de cycles : les longs (on parle dans ce cas de tendance économique), les courts (conjonctures) et les très courts (évolution saisonnière)

Deuxièmement, l’activité d’une économie est mesurée par le Produit Intérieur Brut (PIB). Il détermine l’ensemble des produits et services finaux créé par un pays pendant une année. Il est l’addition de plusieurs éléments dont la Consommation des ménages (C), l’investissement des entreprises (I), l’investissement de l’état (G) ainsi que la différence entre les exportations et les importations (X – M). Sa formule est C + I + G + (X-M).

C’est donc la somme des dépenses et des investissements de ces acteurs qui donne une image annuelle de l’activité économique d’un pays et nous informe si celui-ci est en croissance ou en récession. 

Troisièmement, le taux d’intérêt qui est subdivisé en deux : les taux à court terme et les taux à long terme. Le premier est utilisé par les entreprises et les organismes financiers (banques, institutions de crédits) qui travaillent sur le marché monétaire. Les grandes orientations du taux CT émanent des décisions prises par les banques centrales. Le taux à long terme fait office de référence pour les autres acteurs, comme les entreprises et les particuliers. Il constitue la base de l’emprunt sur plusieurs années et est déterminé par la relation entre l’offre et la demande. 

Enfin, le choix des investisseurs se portera sur différentes classes d’actifs pour la création de leur portefeuille. Parmi ces titres financiers, nous pouvons retrouver des actions, qui représentent un titre de propriété d’une partie du capital d’une entreprise. Le détenteur d’une action (l’actionnaire) réalisera une plus-value si le cours augmente. A contrario, il subira les conséquences d’une mauvaise opération si l’entreprise enchaîne les mauvais résultats et ne dégage pas de bénéfices ou dépose le bilan. 

Les obligations sont des titres de créance auprès d’une société, d’une institution ou d’un pays. Elles possèdent une échéance et versent un intérêt régulier. Ce type d’actif s’adresse aux personnes qui cherchent une certaine garantie du capital au terme, le risque étant généralement plus faible. (le risque zéro n’existe pas).

Les produits dérivés voient leur valeur dépendre d’un autre actif financier, que l’on appelle le sous-jacent. Les produits dérivés les plus connus sont les options, les futures/Forwards et les CFD. Ils s’adressent à des professionnels de la finance comme les gestionnaires de fonds d’investissement et les Hedge Funds (Fonds de couverture). La notion de stratégie est importante puisqu’il s’agit de « parier » ou de se couvrir sur une évolution future du sous-jacent en réalisant un effet de levier. 

Les Exchange-traded Funds (ETF) sont des fonds cotés en Bourse dont le fonctionnement est de répliquer les performances du sous-jacent, qui peut être un indice boursier (Nasdaq, CAC 40, etc.), sectoriel (énergies renouvelables, automobiles, etc.) ou de matières premières (or, pétrole, etc.). Leur intérêt réside dans une gestion passive du portefeuille et la limitation des frais. 

L’or et les cryptomonnaies complètent notre sélection d’actifs à négocier durant les différentes phases du cycle conjoncturel. 

2. Phase ascendante du cycle

La récurrence des cycles semble montrer qu’il existe un lien quasi systémique entre marché financier et croissance économique, dont les évolutions respectives se font la plupart du temps dans la même direction. Ainsi, en temps de reprise et d’expansion, la focale est mise sur les indicateurs de croissance, le volume d’activités, les investissements privés et les chiffres de l’emploi. De la même manière que l’agriculteur pratique une culture sur brûlis pour améliorer la fertilité de ses sols, l’économie s’attend à un effet rebond assez significatif pour espérer prospérer en sortie de dépression. Pour les ménages, la demande est incontestablement la variable la plus importante, car elle influe sur le carnet de commandes des entreprises. L’épargne constituée est utilisée en achats divers et a vocation à améliorer la qualité de vie, jusqu’à ce qu’il y ait un tassement des dépenses et donc une annonce de la haute conjoncture.  

Les entreprises jouent également un rôle important. Lorsqu’il y a redressement de la demande, certaines dépenses d’investissement permettent l’augmentation du stock de capital des entreprises, entraînant une hausse des actifs nets. Pour faire simple, l’entreprise se retrouve mieux valorisée sur les marchés financiers puisque ses bénéfices non distribués n’iront pas au versement des dividendes ni au rachat d’action, ce qui pourrait influencer de manière positive ses cours. Il s’agit également de savoir cibler les opportunités d’investissement en adoptant une approche sectorielle : prendre le pouls des entreprises qui ont le plus souffert d’un contexte de crise particulier, mais dont les chiffres et résultats financiers ne reflètent pas leur valeur réelle, puis tenter de déterminer si la phase haussière du cycle pourrait leur être favorable. 

À titre d’exemple et pour faire l’analogie sur la période que nous vivons, certaines valeurs technologiques se sont appréciées, notamment celles des Big tech, qui sont considérées à ce jour comme les grandes gagnantes de cette reprise à la même enseigne que les valeurs des secteurs aéronautique et industriel, qui ont fortement bénéficié de la levée des restrictions, de l’augmentation de la demande intérieure et du début de l’été. Plus généralement, de bons résultats financiers couplés à une forte demande des consommateurs favorisent la montée des cours de la bourse. Les obligations, bien que moins intéressantes, peuvent tout de même proposer un rendement satisfaisant grâce aux entreprises qui offrent un coupon robuste. 

L’État, de son côté, peut également y contribuer en facilitant l’emprunt pour les investissements, pour ensuite récolter les recettes de cette dynamique. 

L’économie commence alors à être en surchauffe, poussée par une inflation sans cesse galopante. Dans un climat d’emballement de la demande et des prix, les banques centrales du monde entier interviennent en relevant les taux directeurs court terme afin d’éviter une situation hors de contrôle. L’augmentation continue des taux d’intérêt incitera le gestionnaire avisé à une réallocation de ses actifs, optant pour des secteurs défensifs et anti-inflationnistes comme l’or. Petit à petit, l’appétit des investisseurs s’amenuise jusqu’à ce qu’une information vienne sonner le glas de l’économie et des marchés financiers par extension. La musique s’arrête. 

3. Phase descendante du cycle

Les phénomènes de contraction et de dépression de grande envergure existent depuis la naissance de la croissance économique moderne, que l’on peut attribuer à l’époque de la première révolution industrielle de 1780. La surchauffe précédant le début des tendances baissières représente le point de bascule de l’économie. Sur les marchés boursiers, cela peut se traduire par des flambées spéculatives et donc in fine par des bulles financières. Lorsqu’elles éclatent, elles entraînent avec elles l’ensemble de l’économie réelle dans une récession (baisse du PIB durant plus de deux trimestres consécutifs), voire plus grave encore dans une dépression. Il est assez compliqué d’identifier les bénéficiaires d’une crise qui a pour résultante un krach boursier généralisé. Un tel contexte est expliqué par une offre qui ne peut clairement plus répondre à la demande. Les perspectives de gains diminuent, ce qui engendre des pertes d’emploi, une augmentation du chômage et une baisse des salaires. Les ménages, dans une optique de protection de leur épargne, reportent leurs dépenses à plus tard, ce qui accélérera la chute de l’économie. Néanmoins, la mise en place de mesures politiques contracycliques et l’adoption de nouveaux paradigmes de consommation en conséquence peuvent permettre aux entreprises les plus innovantes de sortir leur épingle du jeu.

Sur les marchés boursiers, les secteurs à privilégier doivent éviter toute corrélation avec l’actualité économique, comme la consommation de base ou de la santé. Les investisseurs pourraient également opter pour d’autres actifs plus défensifs comme les obligations ou les matières premières. Bien que certaines cryptomonnaies soient perçues comme « anti-inflationnistes », cela n’a pour l’instant pas pu être vérifié sur le terrain par absence de basse conjoncture. 

L’inflation est alors très faible et il faudra attendre une petite impulsion de la demande (provenant généralement des États-Unis) pour amorcer une reprise des exportations, de la production des entreprises et donc de l’économie en général. 

Article rédigé par l’équipe Macroéconomie/Fondamentale de Parlons Finance (Timur Kazkondu & Youcef Nazim Tahari)

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CRYPTO: GROS PLAN SUR LE SHIBA INU

Ces dernières semaines, la hausse du prix de Bitcoin a entraîné avec elle une augmentation substantielle des valeurs d’autres cryptomonnaies alternatives. Parmi celles-ci, le jeton Shiba Inu s’est démarqué particulièrement. Tandis que beaucoup d’investisseurs achètent le « jetonmème », celui-ci demeure un grand mystère pour les novices qui s’engagent sur les bourses de négociations !

Que connaît-on de cette pièce numérique, et pourquoi l’appelle-t-on « le tueur de Dogecoin«  ? Dans l’article de cette semaine, nous essayons de le dépeindre pleinement à travers notre analyse détaillée.

Les prémices du Shiba Inu, le « tueur de Dogecoin

Le Shiba Inu (sigle : SHIB) s’identifie pour un « cryptomème », développé pour « tuer » le Dogecoin, une autre espèce numérique rivale controversée, aux attributs similaires, encouragé par le riche et célèbre patron de Tesla, Elon Musk.

Le cyberactif démarre en octobre 2020, sur le réseau ERC-20 d’Ethereum, par l’initiative d’une personne anonyme ou un groupe d’individus, au nom d’emprunt de Ryoshi. Il offre un total de 500 trillions de pièces digitales, dont 50% sont immobilisés sur la plateforme de négociations UNIswap, et le reste, donnée au India COVID-Crypto Relief Fund et « brûlée » par Vitalik Buterin, le cofondateur d’Ethereum.

Pour ces faits-là, le SHIB se définit pour la première cyberdevise, complètement disponible pour les négoces. Par la suite, l’actif cryptographique fut popularisé grâce à l’envolée du cours à 889 %, jusqu’à son nouveau sommet de marché, au mois d’octobre 2021.

Par comparaison à Dogecoin qui s’identifie comme une « vraie » cryptomonnaie, dans les règles de l’art, avec sa propre chaîne de blocs, le Shiba Inu s’associe à un token puisqu’il fonctionne sur une autre blockchain. Désormais, la devise occupe la onzième place au classement des plus grosses capitalisations boursières des espèces digitales.

À quoi sert le SHIB ?

Au début, le projet démarre pour imiter le succès inattendu du « cryptomème » Dogecoin. C’est un avoir numérique qui permet des transactions pair à pair entre les particuliers.

Dans son livre blanc, le fondateur, Ryoshi, déclare que le « jetonmème » se gère par la communauté, similairement à ce que DOGE, la cryptomonnaie rivale était devenue à ce stade. De plus, l’actif digital s’utilise comme moyen de paiement sur le site web ShibaSwap.

Comprendre la plateforme ShibaSwap

L’exchange ShibaSwap se définit comme une infrastructure « décentralisée » (DEX) pour la pièce numérique Shiba Inu. Selon les développeurs du projet, il permet aux investisseurs d’acquérir le jeton SHIB en toute sécurité. La communauté a créé le site web afin d’accroître l’utilité du token.

Appréhender les rôles des crypto Leash & Bone

Le token Leash s’identifie pour une récompense aux fournisseurs de « pool » de liquidité sur la plateforme ShibaSwap. Il se limite à 100 000 unités. Quant à lui, d’après l’équipe de développement de Shiba Inu, le jeton Bone se définit comme le deuxième plus grand concurrent du Dogecoin. C’est une devise de gouvernance qui opère dans le domaine de la finance « décentralisée » ou DeFI, avec une offre totale de 250 millions de pièces.

Quelques faits importants concernant le cyberjeton Shiba Inu

  • Selon une étude récente de Bacancy Technology, le token SHIB se positionne à la troisième place du classement des pièces digitales les plus « Googlée » au monde, en 2021, avec 2,8 millions de recherches en moyenne par mois. Ce chiffre se situe légèrement derrière le bitcoin avec 22 millions mensuels, et l’Ethereum, avec 6,3 millions.
  • En dehors de ShibaSwap, les cyberactifs SHIB et Leash se négocient sur d’autres plateformes d’échanges centralisées, par exemple UNIswap.
  • La devise virtuelle porte le nom du Shiba Inu, une race de chien japonaise.

Shiba Inu vs Dogecoin

Shiba Inu

  • Sigle : $ SHIB
  • Blockchain : Ethereum
  • Année de lancement : 2020
  • Quantité totale : 1 quadrillion de jetons
  • Le réseau se sécurise par le mécanisme du Proof-of-Work (transition vers le Proof-of-Stake en 2022)
  • Personnalité célèbre associée au projet : Vitalik Buterin, cofondateur de la blockchain Ethereum

Dogecoin

  • Sigle : DOGE
  • Blockchain : bifurcation du réseau Litecoin
  • Année de lancement : 2013
  • Quantité totale : infinité
  • Le réseau se sécurise par le mécanisme de la preuve de travail, Proof-of-Woork.
  • Personnalité célèbre associée au projet : Elon Musk, le patron de Tesla

Conclusion

Initialement conçue pour concurrencer le « cryptomème » Dogecoin, la monnaie numérique Shiba Inu démarre en octobre 2020, par l’initiative d’une personne ou d’un groupe d’individus au pseudonyme de « Ryoshi ». Cette pièce virtuelle qui est localisée sur le réseau ERC-20 de la blockchain Ethereum permet d’effectuer des transactions pair à pair entre particuliers. La plateforme ShibaSwap dispose de trois espèces cryptographiques : la devise native SHIB, le jeton pour les placements LEAST, et le token de gouvernance BONE.

Rédigé par JEAN GOY

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Les 4 saisons de l’économie

Pouvons-nous considérer les évènements économiques que nous vivons comme « exceptionnels », uniques et incomparables avec ceux du passé ? Est-ce la première fois que l’engouement pour les investissements et l’immobilier est si fort ? Non. Aussi particulière qu’elle puisse paraître, cette situation n’est pas la première en son genre. Au contraire, l’histoire a plutôt tendance à se répéter, encore et encore. 

L’économie évolue par cycle, de la même manière que la nature possède différentes saisons qui sont amenées à se présenter, faisant apparaître des hivers très rudes et des étés caniculaires dont nos aînés s’en souviennent encore. Ainsi, un parallèle peut-être fait entre les deux, nous permettant de prendre la température à l’extérieur. 

4 saisons pour 4 phases

Au commencement de notre analogie, nous avons une phase de pleine croissance comparable à l’été. Celle-ci est plus ou moins soutenue en fonction des périodes. L’unité de mesure la plus répandue est la croissance du PIB (c’est-à-dire la somme de toutes les richesses créées par un pays) et ses conséquences : une consommation des ménages en hausse couplée à des investissements provenant d’entreprises et de l’État. Cette situation génère à terme plus ou moins d’inflation. 

Un peu comme le 21 septembre sonne la fin de l’été et le début de l’automne, un évènement économique important freine la croissance et commence à inverser la tendance haussière. Son intensité et sa durée créeront les premiers éléments perturbateurs. Ainsi, le recul du PIB durant deux trimestres consécutifs est perçu comme un trou d’air identique à ceux pouvant être subis par les avions en plein vol. Ce trou d’air a pour caractéristique d’être limité dans le temps, durant lequel les investissements et la consommation diminuent tandis que le chômage augmente. Si l’économie n’a pas assez de ressources pour amorcer une reprise, nous entrerons dans ce cas dans une période appelée récession.

La récession, c’est l’automne et tout ce qui va avec, perte des feuilles, premiers feux, premières provisions. L’économie ralentit, les investissements des entreprises baissent, le chômage augmente, et tout cela de manière progressive. Petit à petit, l’hiver pointe le bout de son nez… “Winter is coming”

Si la période peut être synonyme de fêtes de fin d’année, ce n’est pas le cas pour l’économie, car nous parlerons désormais de dépression. Celle-ci s’exprime par une chute violente, longue et profonde de l’activité mondiale. Les crises de 1929 et 2008 en sont de parfaits exemples. La mort de nombreuses plantes représente les multiples faillites des TPE, PME et autres structures. Les États, quant à eux, sont amenés à adopter des mesures d’urgence pour maintenir la tête hors de l’eau et doivent tenter de raviver la flamme de l’économie coûte que coûte. Commence alors les grandes manœuvres interventionnistes (l’État n’hésite pas à entrer en partie ou totalement au capital de certaines entreprises, on parle dans ce cas de nationalisation). 

Puisque rien n’est éternel dans la nature, il en va de même avec l’hiver économique. Vient ensuite le printemps, et le début des bonnes nouvelles. La reprise démarre par un retour de la croissance du PIB expliqué par l’augmentation des dépenses des ménages et des entreprises. Cette phase permet aux différents acteurs du marché de reprendre confiance et de réinjecter dans l’économie des fonds, produisant ainsi un cercle vertueux favorisant la croissance. Le but commun de toutes ces parties est de faire perdurer au maximum cette phase du cycle, car qui n’a pas hâte de retrouver le soleil ? 

Conclusion

Vous l’aurez compris, comparer les cycles économiques aux saisons et une première façon d’accepter l’inévitable : il y a aura toujours un été et toujours un hiver. Parti de ce constat, l’investisseur pourra se positionner pour faire fructifier son patrimoine intelligemment, car il existe des gagnants et des perdants à chaque période !

Article rédigé par l’équipe Parlons Finance (Benjamin Blace et Timur Kazkondu)

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Crypto time: Gros plan sur le Tether (USDT)

La semaine dernière, le rallye haussier, du cours du bitcoin, jusqu’à son nouveau sommet de marché, a bénéficié à beaucoup d’investisseurs, sur les bourses d’échanges de l’argent numérique. Cette semaine, l’équipe de ParlonsFinance (PF) vous propose de plonger au cœur d’une pièce virtuelle, qui garantit la liquidité, et l’équilibre sur les plateformes de négoce de cryptomonnaies, le jeton stable ou Stablecoin Tether (USDT). 

L’histoire de Tether 

Tether (sigle : USDT) est communément associé à un jeton numérisé stable qui se couple à une devise fiduciaire classique. Les fluctuations de sa valeur se calquent à la variation de cours de l’unité monétaire (euro, dollars, yen, etc.) à laquelle il s’apparie. Les prémices de la cyberdevise démarrent en 2012, lorsque J. R. Willet, un programmeur en informatique publie un Livre blanc, qui décrit la possibilité d’implémenter de nouvelles pièces dématérialisées à partir du protocole de bitcoin. Par la suite, il aida à installer cette trouvaille sur Mastercoin, une devise virtuelle rattachée à la Mastercoin Foundation, plus tard, rebaptisé Omni Foundation. Ensuite, l’algorithme de Mastercoin deviendra celui de Tether. Le cyberactif, initialement nommé « Realcoin », fut développé en 2014, par l’initiative de Brook Pierce, Reeve Collins, et Craig Sellar, dans une startup qui est basée à Santa Monica, aux États-Unis. Par comparaison à d’autres crypto qui expérimentent beaucoup de fluctuations de cours, la cotation du Tether ne diffère quasiment jamais. Enfin, Tether Limited, la société qui émet les jetons USDT, partage un directeur général avec la bourse d’échanges, Bitfinex. 

Comprendre les spécificités techniques du Tether 

Par analogie, à d’autres actifs cryptographiques, le Tether utilise la technologie d’une blockchain pour opérer ses transactions. C’est une pièce électronique de la famille des crypto stables communément désignée par le nom stablecoins. Selon le site officiel Tether, « il se garantit à 100 %, par une réserve de fonds fiduciaire de l’unité économique à laquelle il se lie. » La cybermonnaie convertit les espèces en USDT, afin d’attacher la valeur de l’avoir digital au cours des devises nationales comme le dollar américain, l’euro ou encore le yen japonais. Les nouveaux jetons mis en circulation ne sont pas minés, mais « frappés » par Tether Ltd.

À quoi sert le Tether ? 

Par sa constance de cours, le Tether permet aux investisseurs de protéger leurs capitaux contre l’incertitude substantielle du marché des pièces numériques. C’est le cryptoactif stable ou stabelcoin le plus populaire, et il s’octroie même de substitut à l’argent traditionnel sur plusieurs bourses. Initialement, il fut conçu pour s’adosser à trois valeurs fiduciaires classiques : USTether, pour le dollar américain, EuroTether pour l’euro, et YenTether pour le yen japonais. Puisque la cotation de l’USDT, reproduit la fluctuation du cours de l’avoir auquel il s’apparie. Garder du Tether dans votre portefeuille, vous couvre de la volatilité habituelle du commerce des crypto. Si vous disposez de 1000 $ par exemple, vous pourrez les échanger contre 1000 USDT. Cela signifie que le jeton se négocie à 1 dollar sur toutes les plateformes et donc peut s’utiliser à la place d’un dollar. Cependant, dans la pratique, le prix a tendance à différer un peu. En outre, pour chaque pièce émise correspond un billet en réserve dans un rapport de 1 : 1 (ceci équivaut à un argument de vente important et un problème potentiel quand la cryptosphère se veut décentralisée et sans liens).

Controverse 

Au cours de ces dix dernières années, la compagnie Tether Limited a subi plusieurs polémiques. En novembre 2017, par exemple, la firme a déclaré une perte d’environ 31 millions de dollars de ses jetons numériques USDT, volés lors d’un piratage informatique de la plateforme. L’année suivante, elle connait un autre échec, car l’audit nécessaire pour garantir le maintien de la totalité des pièces en circulation USDT par des fonds effectifs n’a jamais eu lieu. En 2021, l’entreprise qui est accusée de manque de transparence, à tort ou à raison, éprouve des difficultés à gagner la confiance des investisseurs. Elle rencontre diverses critiques, notamment, par rapport à ses refus récurrents à réaliser un audit-comptable indépendant, de ses avoirs en réserve. Toutefois, en mars de cette année, l’état de ladite réserve a fait l’objet d’un rapport externe qui atteste de sa pleine édification. Pour autant, cela ne représente pas une révision au sens propre pour vérifier la justesse des chiffres. À l’heure actuelle, la devise stable controversée occupe régulièrement la première position au classement du stablecoin le plus employé sur les bourses d’échanges. Dès lors, les individus placent toujours leur loyauté soit dans Tether, soit dans l’établissement bancaire qui contrôle les fonds, ce qui potentiellement incarne un risque pour des fraudes futures.  

Plusieurs faits importants

  • Tether a démarré sous le nom de « RealCoin » en juillet 2014, les dirigeants de Tether Ltd ont rebaptisé le token « Tether » en novembre de la même année. 
  • Les premiers jetons USDT furent distribués le 6 octobre 2014.
  • En 2019, le Tether a dépassé le Bitcoin en matière de volume de négociation, avec le flux quotidien et mensuel le plus élevé de toutes les pièces virtuelles sur le marché. 

Résumé 

  • Le Tether (USDT) est un stablecoin, un type de cryptomonnaie qui vise à maintenir la stabilité des valorisations au sein du marché.
  • Le token s’utilise par les investisseurs d’actifs digitaux pour éviter l’extrême volatilité des autres devises virtuelles.
  • Les jetons Tether se négocient sous le symbole USDT.
  • À l’heure de la rédaction, le nombre total des pièces USDT en circulation s’élève à 71 milliards.

Cet aCet article a été rédigé par Jean Goy Mbomasi

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Banque & Finance Nos analyses

La folle histoire de Bernard Tapie dans l’affaire Adidas

Il était une fois, un homme hors du commun. Un homme que l’on disait avoir mille vies. Un homme que l’on pouvait comparer à Hercules, tant il savait relever les défis les plus inimaginables. Un homme comme le monde nous en présente rarement. Et pourtant, cet homme que rien ne semblait pouvoir arrêter avait une faiblesse. Tel Icare s’approchant dangereusement du soleil, notre héros ne vit pas sa fin arriver. Cet homme, qui pensait réaliser « l’affaire de sa vie », bataillera le restant de ses jours pour sauver son honneur. 

Cet homme, Mesdames et Messieurs, c’est Bernard Tapie.

  1. Ascension de Bernard Tapie 

Dans les années 1990, Bernard Tapie est une superstar. Le natif de Paris s’est forgé ce statut grâce à des expériences réussies dans de multiples domaines. 

Il fut avant tout patron d’entreprises, qu’il racheta à un prix dérisoire (parfois pour 1 franc symbolique) avant de les revendre par la suite beaucoup plus cher, encaissant au passage de juteux bénéfices. Sa méthode — qui fera sa légende — consiste à baisser drastiquement les coûts, par le licenciement et la cession d’actifs, afin de devenir rapidement rentable. 

Après un passage à la télévision en tant qu’animateur, Bernard Tapie se lança dans un monde qu’il apprécia particulièrement, celui du sport. Il fut dirigeant d’une équipe de cyclisme, avec laquelle il remporta le tour de France, détenteur d’un voilier de course, et enfin président du club de football de l’Olympique de Marseille. C’est avec ce dernier qu’il entra dans le cœur de nombreux français, l’OM devenant en 1993 la première et seule équipe française à lever le trophée de la Ligue des Champions. Autant dire que l’homme d’affaires avait le vent en poupe. 

Au même moment, il se lança dans deux nouvelles aventures. La première fut la politique, la seconde le rachat d’Adidas. Deux mondes qui ne pouvaient cohabiter et qui finiront par causer sa perte. 

  1. L’affaire de sa vie 

En juillet 1990, le groupe de Bernard Tapie devient propriétaire d’Adidas pour un montant de 245 millions d’euros (1,6 milliard de francs). L’entreprise allemande faisait face à de grandes difficultés financières et une concurrence féroce avec Nike. 

N’ayant pas de fonds propres suffisants pour racheter seul la société, le patron français demanda l’intervention du Crédit lyonnais, banque avec laquelle il travaille depuis des années. Celle-ci créa alors un syndicated loan afin d’assembler les capitaux nécessaires à Bernard Tapie. 

Un syndicated Loan est un mécanisme dans lequel plusieurs banques participent à un même prêt, on parle dans ce cas de syndicat. Généralement, une banque est choisie pour organiser et diriger l’ensemble du processus, elle deviendra alors la chef de file du syndicat. 

Les avantages d’une telle opération sont nombreux comme la possibilité pour chaque banque participante d’obtenir des conditions favorables sur le long terme et, en même temps, de diminuer le risque encouru par le prêt. De son côté, l’emprunteur gagne un temps précieux en ne traitant qu’avec une seule contrepartie. 

Dans le cas d’Adidas, le syndicat fut mené par une filiale du Crédit lyonnais, la Société de Banque Occidentale (SdBO). 

Bernard Tapie appliqua ses méthodes pour relancer l’équipementier sportif, ce qu’il parvint à faire en l’espace de deux ans. Cependant, sa conquête du pouvoir, rendue possible par le président de l’époque François Mitterand, les premières affaires judiciaires et les difficultés à rembourser son emprunt lui imposèrent de prendre une décision : ce sera les affaires ou la politique. Le choix est fait, Adidas sera à vendre. 

  1. Du rêve au cauchemar

Pour cela, Bernard Tapie chargea encore la SdBO de trouver preneur. Il estime pouvoir revendre Adidas pour 315 millions d’euros. De son côté, la banque réalisa un audit financier et comprit que le montant demandé par le président était faible, trop faible. Elle élabora alors un plan qui consistait à racheter l’entreprise au prix souhaité et la revendre au prix plein. 

En 1993, la société allemande fut cédée à un groupe d’investisseurs, dont le milliardaire Robert Louis-Dreyfus. Bernard Tapie est ravi. Ce qu’il ignorait en revanche, c’est que l’homme d’affaires suisse disposait d’une option d’achat, créée par le Crédit lyonnais, sur la totalité d’Adidas. Celle-ci sera exercée, un an plus tard, pour la somme de 709 millions d’euros, la banque encaissant un bénéfice de 390 millions. 

Un doute habita le parisien. Comment Robert Louis-Dreyfus a-t-il pu faire l’acquisition seul de l’entièreté d’Adidas ? Il apprit alors que c’est le Crédit lyonnais qui prêta ces sommes à Louis-Dreyfus. En 1995, s’estimant lésé, et comptant bien récupérer sa part du butin, Bernard Tapie porta l’affaire en justice en y évoquant deux manquements de la banque comme l’omission volontaire de ses réelles intentions et l’interdiction d’être à la fois la partie vendeuse et l’acquéreuse.  

La suite n’est qu’une succession de batailles judiciaires et montagnes russes émotionnelles. 

De 1996 à 2007, l’affaire fut renvoyée vers les différents tribunaux possibles, avant de prendre un réel tournant en 2008. Cette année, le tribunal arbitral condamne l’ancien Crédit lyonnais — devenu entre-temps le Consortium de Réalisation (CDR) — à un paiement de 403 millions d’euros, dont 45 à titre de préjudice moral. Bernard Tapie jubila, mais pas l’opinion publique qui s’offusqua de tels montants. La pression politique entraîna la révision de la décision, puis l’annulation en 2015. Ironie du sort, l’indemnisation que le CDR versera à l’ancien patron d’Adidas sera symboliquement… de 1 €. 

  1. Conclusion

C’est l’histoire d’un homme qui réussit l’exploit d’être le seul parisien adulé dans la cannebière, mais dont la folie des grandeurs l’a conduit à sa perte. Bernard Tapie passa le restant de sa vie à combattre tout ce qu’il avait conquis. Dans le football, contre les accusations de matchs truqués. Dans la politique, contre le Front National. Dans les affaires, contre le CDR. Dans la vie, contre son cancer. L’homme s’est éteint le 3 octobre 2021 et nous laissera le souvenir impérissable que la réussite à la française existe bel et bien.

« J’ai connu tous les milieux : les affaires, le spectacle, le sport, mais je n’ai jamais vu un monde aussi dégueulasse que la politique. »

Bernard Tapie (2013)

Article rédigé par Timur Kazkondu.

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Cryptomonnaies Nos analyses

Crypto : gros plan sur Polkadot

De retour dans notre sphère des cryptomonnaies, cette semaine, nous vous suggérons d’étudier un protocole concurrent d’Ethereum, le Polkadot. Cette haute technologie qui dispose d’algorithmes « multichaîne » propose aux différentes blockchains d’échanger des informations arbitraires de manière complètement sécurisées. Le réseau qui, offre la possibilité, de créer des applications qui utilisent des données d’une chaîne de registre privé, sur une chaîne de registre publique, a séduit un grand nombre d’investisseurs dans leurs décisions d’achats. D’après la plateforme de nouvelles cryptographiques, Messari, le jeton virtuel (DOT) occupe la première position, au classement de devises alternatives les plus détenues, par les fonds de placement. 

La genèse de la plateforme Polkadot

Polkadot (sigle : DOT) est une plateforme dont la particularité permet aux blockchains de se lier, entrent-elles. La structure démarre en 2017, par l’initiative de Gavin Wood, co-fondateur et anciennement directeur technique d’Ethereum, chercheur chez Microsoft, et inventeur de l’illustre langage de programmation Solidity. Cette architecture qui est décentralisée et évolutive, fonctionne sur le consensus de la preuve d’enjeu « Proof-of-Stake ». Elle dispose d’un écosystème de chaîne parallèle et hétérogène, les « parachains » et « parathreads ». Ces maillons se connectent à la chaîne de relai principale, et par celle-ci, sont sécurisés. Elles peuvent également se lier à des structures externes grâce aux « ponts » qui permettent de se brancher à des réseaux comme bitcoin ou Ethereum. Le projet Polkadot s’appuie sur la Web3 Fondation, et la société Parity Technologies. Ces deux institutions implantées à Zoug, en Suisse, ont pour mission de rendre l’utilisation des logiciels décentralisés beaucoup plus accessible aux programmeurs. 

La face technique de Polkadot 

L’aménagement de la structure de Polkadot diffère de la plupart des réseaux cryptoactifs. L’algorithme permet de résoudre les divers problèmes techniques qui ont jusqu’à présent ralenti le développement de la technologie des pièces virtuelles. Il fonctionne sur le mécanisme de la preuve d’enjeu « Proof-of-Stake », et le système repose sur une boucle fondamentale de relai où passent toutes les opérations, et les échanges de données. À côté de cette sangle principale, il siège des chaînes autonomes parallèles, les « parachains » et « parathreads ». Les « parachains » apparaissent sous la forme de petits réseaux indépendants qui se greffent par séquence à la suite du registre de transaction centrale. Ces microréseaux sont régis par les « valideurs ». Les autres maillons latéraux de la chaîne sont nommés, les « parathreads ». Tout comme les « parachains », ces blockchains souveraines viennent se grossir à la structure majeure de la plateforme. Cependant, par analogie aux « parachains », elles ont la particularité de pouvoir accueillir plusieurs projets à la fois qui vont coexister sous la même fondation. Simplement, on peut associer les « parachains » et les « parathreads » à la souscription d’un serveur web où les « parachains » représenterait des serveurs dédiés, et les « parathreads », des serveurs mutualisés. Enfin, en se connectant à Polkadot, les créateurs peuvent protéger leur chaîne de blocs dès le premier jour.

Schéma de l’infrastructure de Polkadot. Source : cryptonews.com

Le rôle de la cryptodevise DOT

Le réseau de Polkadot emploie un système de pilotage sophistiqué. Les jetons DOT s’utilisent pour participer aux choix dans le mécanisme de gouvernance, notamment lors de dépôt de propositions, le scrutin et le cautionnement. Pour les délibérations, les détenteurs de fonds délèguent leurs pièces bloquées (leur voix) aux « valideurs » par la procédure du « staking ». Ce mécanisme permet de s’assurer que les électeurs qui possèdent le plus de fonds commandent toujours le réseau. Tous les verdicts se passent par le referendum avec des seuils de super-majorité adaptatifs et des votes d’approbation par lots. Par la suite, les individus qui ont légué leur droit de décision perçoivent un intérêt au prorata des sommes immobilisés.

Le réseau Kusama

Lancé en 2016, le réseau Kusama (sigle : KSM) permet de composer des fonctionnalités, publier, et préparer des programmes à venir sur la plateforme principale Polkadot. Les concepteurs y bénéficient de plus de souplesse lors de l’établissement de leurs projets. Ils peuvent abréger ou améliorer des parties de codes d’un logiciel, pour qu’in fine Polkadot accueille la version des applis finies. Contrairement à d’autres dispositifs d’essai, en aucun cas, l’algorithme de Kusama ne s’apparente à un « Testnet ». C’est bien au contraire, une entité autonome qui jouit d’une cryptomonnaie native, qui a une vraie valeur intrinsèque. 

La comparaison de Polkadot vs Ethereum

Polkadot 

  • La plateforme permet aux blockchains de se lier, entrent-elles.
  • Elle fonctionne grâce au mécanisme de la preuve d’enjeu « Proof-of-Stake ».
  • Le réseau est équipé d’une chaîne centrale, la chaîne de relai, et des boucles secondaires nommées « parachains » et « parathreads ».
  • Les jetons DOT s’utilisent dans le processus de gouvernance de la structure, pour les prises des décisions.
  • L’écosystème de Polkadot se sert de la blockchain Kusama comme un banc d’essai pour développer de nouveaux logiciels. 
  • La vitesse des opérations sur Polkadot se situe à 166,666 transactions par seconde (TPS).

Ethereum

  • La plateforme accepte aux programmeurs de développer des applications décentralisées, appelées « DApps ».
  • Dans sa première version, Ethereum utilise le consensus de la preuve de travail (la preuve d’enjeu PoS, remplacera ce mécanisme dans sa future mise à jour Ethereum2.0). 
  • Ethereum permet 15-20 TPS.

Des exemples de projets pertinents lancés sur Polkadot 

  • Ocean Protocol
  • Chainlink

Résumé

  • L’architecture de Polkadot a vu le jour en 2017 grâce à l’initiative de Gavin Wood, un ancien employé de Microsoft, co-fondateur d’Ethereum, et créateur du langage de programmation Solidity. 
  • Polkadot est une « crosschain » qui accepte de relier les différentes structures, entrent-elles, grâce aux « ponts ». Elle autorise des transferts pour diverses informations en toute sécurité.
  • Le réseau est équipé d’une boucle centrale, la chaîne de relai qui permet de valider des transactions, et des microréseaux secondaires nommés « parachains » et « parathreads ».
  • La cryptomonnaie native sur Polkadot se nomme DOT
  • À l’heure de la rédaction de cet article, Polkadot occupe la huitième place des plus grandes capitalisations boursières sur le marché des cryptomonnaies, totalisant 32,79 milliards de dollars. Le prix unitaire du DOT se situe à 33,11 dollars. 

Cet article a été rédigé par Jean Goy Mbomasi

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Crypto : Au coeur du Litecoin

Dans notre rubrique, cette semaine, sur les devises virtuelles, nous vous proposons d’examiner l’une des cyberdevises pionnières de l’industrie, le Litecoin. En particulier, c’est un mois de septembre avantageux à la négociation du token, pour plusieurs investisseurs, sur les bourses d’échanges de cryptomonnaies. La pièce numérique s’est retrouvée au cœur de la controverse, lors d’une « fake news » qui a évoqué sa possibilité d’être accepté comme moyen de paiement chez le géant américain du retail, Walmart. L’annonce a propulsé en 20 minutes, son cours, à plus de 36 %, passant d’un prix unitaire de 175 à 238 dollars avant de redescendre aussi tôt. La société Walmart et la fondation Litecoin ont totalement démenti la nouvelle. 

Un peu d’histoire 

Litecoin (sigle : LTC) est une plateforme de paiements, code ouvert « open source », une monnaie numérique pair à pair, démarré en octobre 2011, grâce à l’initiative de Charlie Lee, un ancien employé de Google, et Coinbase. Le réseau qui est conçu dans un code source quasiment égal à celui de bitcoin permet d’effectuer des opérations rapides, sécurisé, et peu coûteux. Par analogie à la première des devises virtuelle jamais lancée, son algorithme de signature des échanges est beaucoup plus allégé. Il autorise de « miner » des blocs beaucoup plus vites, soit un temps nécessaire de 2 min et 30 secondes, contre 10 minutes, une cadence moyenne 4 fois supérieure. L’objectif de la plateforme consiste à réellement offrir les négociations de sa pièce dématérialisée au même degré qu’une monnaie transactionnelle. Le cyberjeton LTC est souvent comparé à de l’argent (métal) électronique, au même titre que le bitcoin est considéré comme de l’or électronique « the silver to bitcoin’s gold ». En effet, les deux cryptoactifs reposent sur un algorithme aux caractéristiques déflationniste qui restreint la production du nombre total de jetons à 84 millions, et 21millions d’unités. 

Les fondamentaux de Litecoin

Considéré comme le petit frère de bitcoin, le Litecoin a connu les prémices du marché des cyberdevises, c’est l’une des premières devises électroniques alternatives « altcoins ». Le réseau permet des paiements en ligne accessible aux individus et aux entreprises. Cependant, les échanges s’effectuent uniquement en cryptoactif dans un processus où seuls les détenteurs du portefeuille numérique de Litecoin profitent de ce système. Le mode de fonctionnement de cette plateforme s’apparente à celles d’autres cryptomonnaies, elle utilise le consensus, de la preuve de travail « Proof-of-Work » pour valider la chaîne de blocs. Le mineur reçoit 25 LTC à chaque opération, dans la procédure de signature de transfert. Chaque Litecoin est divisé en cent millions d’unités plus petitesdéfinies par huit décimales. Le système décentralisé et code ouvert de la blockchain permet de ne perdre aucune information.  

Les technologies Segregated Witness « Segwitt » & Atomic Swap

L’algorithme de Litecoin authentifie la chaîne de blocs, grâce au mécanisme de Segregated Witness « Segwitt », pour limiter l’accroissement des blocs orphelins formés en conséquence de la faible durée qui est accordé à leur acceptation. Un bloc orphelin se crée lorsque deux mineurs exploitent un bloc sur le même intervalle de temps. Par la suite, le réseau permet la coexistence des deux blocs pendant un temps certain, jusqu’à l’élimination d’un bloc.La seconde technologie de Litecoin se nomme Atomic Swap, ce mécanisme offre l’interopérabilité des plateformes, et donc l’échange de devises entre elles sans avoir à passer par une entité intermédiaire. 

Plusieurs faits importants concernant Litecoin

  • En 2018, Google ajoute le Litecoin à son outil de conversion de devise.
  • Les jetons n’ont pas fait l’objet de préallocation, la totalité des pièces litecoins a été « miné » naturellement.

La comparaison Litecoin vs Bitcoin

Litecoin

  • Le réseau de paiement a pour but de créer un bloc, toutes les deux minutes trente.
  • L’algorithme de signature confirme rapidement les opérations, et les frais de négociations sont infimes.
  • Les pièces LTC sont « minées » grâce au consensus de la preuve de travail « Proof-of-Work ».
  • Le taux d’émission de la monnaie suit une série géométrique qui diminue de moitié tous les 840 000 blocs, et la quantité totale de token est limité à 84 millions d’unités.
  • Les transactions sont enregistrées sur la chaîne de blocs Litecoin.
  • La plus petite unité de Litecoin s’appelle « Litoshi ».
  • Souvent, on nomme le Litecoin « Argent numérique ».

Bitcoin

  • L’algorithme du réseau de bitcoin crée un bloc environ toutes les dix minutes.
  • La pionnière des monnaies dématérialisées est capée à 21 millions de pièces.
  • La chaîne de blocs bitcoin approuve la suite du registre grâce au consensus de la preuve de travail « Proof-of-Work ».
  • On nomme la plus petite unité fonctionnelle sur la blockchain de bitcoin, « Satoshi ».
  • Le bitcoin est souvent considéré comme de « l’Or numérique ».

En résumé 

  • Le Litecoin est une plateforme de paiements, code ouvert « open source », une monnaie numérique pair à pair, démarré en octobre 2011, grâce à l’initiative de Charlie Lee.
  • Le jeton cryptographique dispose d’un code source quasiment identique à celui de bitcoin.
  • C’est la première cryptomonnaie alternative.
  • La plateforme permet des négoces de devises, rapides, sécurisés, et à moindres coûts. 
  • Le réseau utilise le consensus de la preuve de travail « Proof-of-Work », pour valider la chaîne de blocs.
  • À l’heure de la rédaction de cet article, le token occupe la 16e place, des plus grandes capitalisations, sur les bourses de commerce de pièce numérique, et s’échange à 152,13 dollars.

Cet article a été rédigé par Jean Goy Mbomasi

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Crypto: Gros plan sur le Cardano

Cette semaine à la poursuite de notre « tour du monde » sur le marché des crypto, nous vous proposons l’analyse de la blockchain Cardano, et de sa pièce numérique native, ADA.

Cet actif a suscité beaucoup d’intérêt auprès des investisseurs grâce à son explosion haussière mi-2021. Cette performance de plus de 1000 % a hissé la cyberdevise à la troisième place des plus grandes capitalisations boursières sur les plateformes de commerce des cryptomonnaies !

L’origine de Cardano

Propulsée en 2017 par Charles Hoskinson, l’un des co-fondateurs de la blockchain Ethereum et Bitshares ; Cardano (thicker : ADA) est une plateforme de contrat intelligent hautement évolutive et efficiente sur le plan énergétique. La blockchain fut lancée grâce aux résultats de plusieurs années de recherches entrepris par une communauté indépendante de scientifiques et d’ingénieurs, pour résoudre des problèmes existants sur le marché des cryptomonnaies : lenteur,  rigidité, et évolutivité. Pour atteindre cet objectif, le réseau déploie un consensus innovant de la preuve de participation « Proof-of-Stake (PoS) » nommée Ouroboros.

Ce processus permet aux détenteurs du jeton natif de Cardano, ADA, de disposer d’un algorithme beaucoup moins énergivore et plus évolutif. Par comparaison à la blockchain Bitcoin, ce système de vérification, ne nécessite pas des ressources de calcul du monde réel pour générer la chaîne des blocs. Enfin, le réseau améliore la notion de la preuve de participation en introduisant le concept d’époques et de valideur ou « slotleader ». La plateforme Cardano est nommée d’après Jérôme Cardan, un illustre mathématicien, et la cryptomonnaie native, ADA, est baptisée d’après Ada Lovelace, une célèbre pionnière de la science informatique.

Quels sont les aspects techniques de Cardano ?

Le code source de Cardano est développé grâce au langage de programmation Haskell. Tandis que le contrat intelligent est déployé à l’aide du langage de programmation Plutus. Ces deux langages de cryptage sont fonctionnels et hautement sécurisés, par une vérification explicite. Contrairement à la plupart des monnaies numériques, le protocole particulier du token ADA ne suit pas de « livre blanc ».

Il se base sur des principes de conception destinés à résoudre des problèmes existants sur d’autres plateformes : évolutivité, interopérabilité et conformité réglementaire. Pour cela, Cardano est souvent considéré comme une blockchain de troisième génération, car elle dispose d’une technologie qui synthétise les avantages de Bitcoin et Ethereum.

Comprendre le «processus de la validation Ouroboros» 

La procédure de validation Ouroboros subdivise séquentiellement le temps en périodes appelées époques. Ces époques sont divisées en créneaux de 20 secondes. Par la suite, le valideur est désigné par le réseau au cours d’un intervalle de temps, de telle sorte qu’il ne puisse accepter qu’un seul bloc. Cela signifie que la durée de production des blocs est d’environ 20 secondes.

« Quelles sont les conditions requises pour être le valideur ?»

Pour devenir le valideur, la détention d’un investissement d’au moins % sur le réseau Cardano est requise. On nomme les personnes éligibles, les électeurs. Plus ces votants disposent de participation importante sur la plateforme, plus ils ont une chance d’être éligibles comme valideur lors d’un créneau. Quand un bloc n’est pas correctement signé lors d’un créneau, le valideur devra attendre sa réélection. 

En quoi consiste le plan de route de Cardano ?

Le plan de route de Cardano est le résumé du développement de la blockchain, organisé en cinq étapes distinctes appelées « ères » : Byron, Shelley, Goguen, Basho et Voltaire. Chacune des ères équivaut à l’implémentation de nouvelles fonctionnalités de la plateforme, et elles seront livrées à travers plusieurs mises à jour du code. Bien que les ères soient livrées séquentiellement, le travail à effectuer pour réaliser chacune d’entre elles se déroule en parallèle, grâce à la recherche, au prototypage, et l’harmonisation des différentes phases.

  • Byron : Cette ère correspond à la première étape du développement de Cardano. Elle a permis l’achat et la vente de la cryptodevise native du réseau, ADA.
  • Shelley : Cette mise à jour permet à la plateforme de disposer du consensus de la preuve de participation (PoS). Les détenteurs du token peuvent alors placer leur jeton directement ou déléguer la responsabilité de participation à quelqu’un d’autre.
  • Goguen : Actuellement, le réseau se situe dans l’ère Goguen. L’objectif principal de cette ère est le déploiement de la fonctionnalité de contrat intelligent « smartcontracts ».
  • Basho : À ce stade, la plateforme deviendra évolutive et introduira des fonctionnalités de chaînes latérales « sidechain » et l’interopérabilité.
  • Voltaire : C’est l’étape finale du développement de Cardano. Lors de cette mise à niveau, l’ensemble du réseau migrera vers une plateforme décentralisée et entièrement autonome.

La comparaison Cardano vs Bitcoin

Cardano

  • Plateforme de contrat intelligent hautement évolutive, développée grâce à une roadmap organisée en cinq étapes.
  • Le réseau utilise la preuve de participation « Proof-of-Stake » pour valider la chaîne de blocs.
  • La cryptodevise native, ADA, ne suit pas de « livre blanc ». Elle est capée à 45 milliards d’unités. 
  • La technologie sous-jacente de Cardano permet de résoudre des problèmes existants sur le marché des cryptomonnaies.

Bitcoin

  • Pionnière des cryptomonnaies. Le token est capé à 21 millions d’unités.
  • L’actif numérique utilise le consensus de la preuve de travail « Proof-of-Work » pour valider la chaîne des blocs.

Quelques faits importants concernant Cardano

  • En 2017, IOHK, l’entreprise derrière Cardano, a aidé l’université d’Édimbourg à lancer la Blockchain Technology Laboratory.
  • En date du 29 avril 2021, Cardano dévoile un partenariat avec le gouvernement éthiopien afin de connecter et identifier près de 5 millions d’étudiants.
  • La blockchain Cardano est toujours en développement, et elle déploiera ce mois de septembre 2021, la technologie de contrats intelligents grâce à la mise à jour Alonzo.

En résumé

  • Cardano est l’une des plus grandes capitalisations boursières sur le marché des cryptomonnaies, lancée par Charles Hoskinson.
  • Le consensus Ouroboros améliore la preuve de participation en introduisant le concept d’époques et valideur ou « slotleader ».
  • Le jeton natif de Cardano est nommé ADA.
  • La plateforme est développée grâce au langage de programmation Haskell (pour son code source) et Plutus (pour ses contrats intelligents).
  • Les mises à jour de Cardano sont supervisées par des scientifiques, et divisées en cinq « ères » : Byron, Shelley, Goguen, Basho et Voltaire. Actuellement, nous nous situons dans l’ère Goguen.
  • Le token s’échange à 2,80 dollars, à l’heure de la rédaction de cet article.

« Le Bitcoin est une anarchie, et l’Ethereum est le royaume ultime. » Charles Hoskinson

Rédacteur: JEAN GOY