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Comment analyser une action : Les bases de l’analyse fondamentale

L’analyse fondamentale est une méthode incontournable pour évaluer la valeur intrinsèque d’une action. En examinant la santé financière et les perspectives d’une entreprise, vous pouvez déterminer si son action est sous-valorisée ou surévaluée.

Voici un guide pratique pour comprendre les ratios financiers et effectuer une évaluation solide.

1. Comprendre l’analyse fondamentale

L’objectif de l’analyse fondamentale est d’identifier les facteurs qui influencent la performance à long terme d’une entreprise. Cela inclut :

  • Les données financières : revenus, profits, dettes, etc.
  • L’environnement économique : croissance du secteur, concurrence, réglementation.
  • La stratégie de l’entreprise : avantages concurrentiels, innovations, direction.

2. Les étapes clés pour analyser une action

a) Examiner les états financiers

Les trois principaux états financiers sont :

  • Le compte de résultat : Il montre la rentabilité de l’entreprise (chiffre d’affaires, bénéfice net).
  • Le bilan : Il indique la situation financière à un instant donné (actifs, passifs, capitaux propres).
  • Le tableau des flux de trésorerie : Il précise comment l’entreprise gère sa liquidité (entrées et sorties de cash).

b) Calculer les ratios financiers

Les ratios financiers offrent une vue synthétique de la performance. Voici les plus importants :

  • Ratio cours/bénéfice (PER) :
    • Formule : Cours de l’action / Bénéfice par action (BPA).
    • Interprétation : Un PER élevé peut refléter une forte croissance attendue, mais aussi une surévaluation.
  • Ratio dette/capitaux propres :
    • Formule : Dette totale / Capitaux propres.
    • Interprétation : Mesure le niveau d’endettement. Une dette élevée peut être risquée en cas de ralentissement économique.
  • Marge nette :
    • Formule : Bénéfice net / Chiffre d’affaires.
    • Interprétation : Montre la rentabilité des ventes. Plus elle est élevée, mieux c’est.
  • Return on Equity (ROE) :
    • Formule : Bénéfice net / Capitaux propres.
    • Interprétation : Indique la rentabilité des fonds propres investis par les actionnaires.

c) Analyser le secteur et la concurrence

  • Comparez les ratios financiers avec ceux d’entreprises similaires dans le même secteur.
  • Examinez les tendances du marché, les innovations et les éventuels obstacles (réglementations, saturation).

d) Considérer les perspectives à long terme

  • Étudiez la stratégie de l’entreprise : nouveaux produits, expansion géographique, diversification.
  • Tenez compte des conditions économiques globales : taux d’intérêt, croissance du PIB.

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3. Les erreurs à éviter

  • Ignorer les fondamentaux : Ne vous laissez pas guider uniquement par des rumeurs ou des tendances.
  • Sous-estimer les risques : Une entreprise prospère aujourd’hui peut rencontrer des difficultés demain.
  • Se concentrer uniquement sur un ratio : Combinez plusieurs indicateurs pour une vision globale.

4. Pourquoi l’analyse fondamentale est essentielle

En comprenant les bases de l’analyse fondamentale, vous pouvez prendre des décisions plus éclairées et éviter les écarts émotionnels. Ce type d’analyse est idéal pour les investisseurs à long terme qui cherchent à construire un portefeuille solide et durable.

Prêt à analyser votre première action ? Commencez par les états financiers et explorez les ratios clés pour découvrir des opportunités cachées !


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Une baisse des taux hawkish par la FED

La Réserve fédérale a réduit ses taux d’intérêt d’un quart de point de pourcentage, mais a annoncé un rythme d’assouplissement plus lent l’année prochaine, propulsant le dollar à son plus haut niveau depuis deux ans et déclenchant une liquidation des actions américaines et internationales.

Le Comité fédéral de l’open market (FOMC) a voté mercredi une réduction du taux directeur à une fourchette de 4,25-4,5%, soit la troisième baisse consécutive. Les projections des responsables concernant les taux d’intérêt en 2025 laissent entrevoir moins de baisses que prévu, ce qui souligne leur inquiétude face à une inflation persistante.

Signe de ces inquiétudes, les responsables politiques ont également revu à la hausse leurs estimations d’inflation pour l’année prochaine.

Réaction des marchés :

La volatilité sur les actions de Wall Street a fortement augmenté avec le VIX qui a grimpé de plus de 50% dans la soirée.

Cela a mécaniquement engendré une forte chute des indices américains. De fait l’indice S&P 500 ayant chuté de près de 3 % et le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, de 3,6 %.

Les actions des petites sociétés cotées en bourse, considérées comme particulièrement sensibles aux fluctuations de l’économie américaine, ont subi un coup dur, faisant chuter le Russell 2000 de 4,4 %.

Les marchés boursiers européens et asiatiques ont chuté jeudi, les indices de référence de la Corée du Sud et de Taïwan ayant respectivement chuté de 1,8% et 1,6%. L’indice de référence européen Stoxx 600 était en baisse de 1,3% et le FTSE 100 de 1,2% dans les premiers échanges.

Ensuite, les obligations d’État américaines ont également vu leur prix chuter, le rendement des bons du Trésor à deux ans, sensible à la politique monétaire, augmentant de 0,11 point de pourcentage à 4,35 %, tandis que le 10 ans américain est passé de 4,385% à 4,522%.

« Il s’agit d’une baisse agressive de la Fed », a déclaré Priya Misra, gérante de portefeuille chez JP Morgan Asset Management. Les prévisions de la Fed montrent que les responsables prévoient désormais deux baisses d’un quart de point de pourcentage l’année prochaine, tandis que les traders de swaps en anticipent encore moins.

Les prévisions trimestrielles révisées pour le taux des fonds fédéraux affichaient des médianes de 3,875 % pour fin 2025 et de 3,375 % pour fin 2026. Chacune d’entre elles était supérieure de 50 points de base aux médianes de septembre. L’estimation médiane actualisée des décideurs politiques du taux neutre à long terme, un niveau théorique qui ne stimule ni ne restreint l’économie – a été augmentée de 2,90 % à 3 %.

Les projections économiques révisées des responsables de la Fed anticipent une croissance économique plus rapide qu’en septembre, un chômage plus faible et une inflation plus élevée.

Les investisseurs obligataires sont également conscients du potentiel des politiques fiscales prônées par le président élu Donald Trump, qui prendra ses fonctions le mois prochain, à alimenter à la fois la croissance et l’inflation.

La dispersion des prévisions pour le taux à long terme souligne vraiment à quel point il n’y a pas de consensus sur la position réelle du taux neutre. Tout ce sur quoi la plupart s’accordent, c’est qu’il est plus élevé qu’il ne l’était avant Covid.

Les économistes attribuent cette situation à un certain nombre de raisons, dont l’alourdissement de la dette fédérale. L’écart entre la projection de taux à long terme la plus basse et la plus élevée est de 1,5 point de pourcentage ! Il passe de 2,4 % à 3,9 %.

Le dollar a bondi de 1,2 % par rapport à un panier de six devises pour atteindre son plus haut niveau depuis novembre 2022. La monnaie américaine a augmenté depuis la victoire électorale de Donald Trump le mois dernier, en raison des attentes selon lesquelles les tarifs douaniers provoqueraient une nouvelle poussée d’inflation, mais la décision de la Fed de mercredi « met de l’huile sur le feu », a déclaré Mike Pugliese, économiste senior chez Wells Fargo.

Le fait que le dollar américain et les rendements des bons du Trésor américain aient augmenté aussi brusquement, suggère que le marché a été surpris de voir la Fed aligner aussi rapidement ses prévisions sur celles du marché pour l’année prochaine. Les marchés s’attendaient peut-être à ce que la Fed ne retire qu’une seule baisse de taux de ses prévisions pour l’année prochaine, avec une plus grande dispersion dans les projections.

Que s’est-il passé durant le FOMC ?

Alors que la croissance économique progresse à un rythme plus élevé que prévu pour cette partie du cycle et que l’inflation se maintient au-dessus de l’objectif de 2,0 %, la Fed semble plus prudente quant à la nécessité de baisser les taux. Si la baisse des taux n’a pas été une surprise, la Fed a modifié plusieurs fois ses projections économiques, qui ne prévoient que deux baisses de taux d’intérêt de 25 points de base chacune en 2025, alors qu’en septembre, la Fed en prévoyait quatre.

Le Summary of Economic Projections (SEP) a révisé à la hausse ses projections de croissance économique et d’inflation pour 2025 et 2026. La croissance économique progressant à un rythme plus soutenu que prévu pour cette partie du cycle et l’inflation se maintenant obstinément au-dessus de l’objectif de 2,0 %, la Fed semble plus prudente quant à la nécessité de réduire les taux.

Les projections d’inflation sont particulièrement remarquables. Les attentes pour 2025 concernant le déflateur des dépenses de consommation personnelle globales (PCE) ont été révisées à 2,5 % contre 2,1 %, ce qui représente une révision à la hausse significative des perspectives.

De fait, sur le sujet de l’inflation, Powell explique que le ralentissement du rythme des réductions prévu pour 2025 reflète des relevés d’inflation plus élevés et la poursuite attendue d’une inflation plus élevée que celle observée précédemment.

En outre, celui-ci a déclaré que les responsables de la Fed attendraient de nouveaux progrès en matière d’inflation lorsqu’ils envisageraient de nouvelles réductions. Ainsi, Powell a replacé l’attention sur l’inflation qui semblait être délaissée avec une attention portée plutôt sur l’emploi.

Les projections concernant le taux de chômage ont légèrement diminué pour 2024 et 2025, conformément aux projections de croissance actualisées. Bien que le taux de chômage soit resté relativement stable au cours des derniers mois, il est toujours en forte hausse par rapport à l’année dernière, ce qui pourrait expliquer pourquoi la Fed a décidé de réduire ses taux lors de cette réunion. Le maintien du plein emploi fait partie du double mandat de la Fed, donc une tendance à la hausse pourrait suggérer que la politique est toujours stricte.

Par conséquent, maintenant que le curseur est mis aussi bien sur l’emploi que sur l’inflation, les deux métriques vont être plus que jamais scrutées par le marché.

La déclaration accompagnant la décision de la Fed ne contient qu’un seul changement. Elle ajoute une référence à « l’ampleur et au calendrier » des ajustements supplémentaires, suggérant qu’elle pourrait suspendre sa baisse des taux en janvier.

Avec un large éventail de changements de politique monétaire potentiels à l’horizon qui pourraient faire augmenter l’inflation, tels que les droits de douane, les réductions d’impôts et les lois sur l’immigration, la Fed pourrait préférer attendre plus de clarté avant de modifier à nouveau sa politique à court terme.

Olu Sonola, responsable de la recherche économique aux États-Unis chez Fitch Ratings, s’exprime ainsi :

« La Fed reconnaît intrinsèquement la possibilité de politiques gouvernementales inflationnistes en 2025. Cela ne ressemble pas à un saut, mais plutôt à une pause. La croissance est toujours bonne, le marché du travail est toujours sain, mais les tempêtes inflationnistes s’accumulent. Il est clair que la Fed n’est plus aussi sûre de l’orientation de sa politique qu’elle ne l’était il y a trois mois. Nous devons tous nous préparer à une politique monétaire cahoteuse en 2025 ».

Effectivement, concernant le sujet de Trump, la Fed se montre également prudente dans l’attente des mesures effectives qui seront mises en place. Powell a déclaré que ses collègues et lui-même avaient effectué « un travail considérable » sur la manière dont les droits de douane pourraient influer sur l’inflation. « Cela nous met en position, lorsque nous verrons enfin quelles sont les politiques réelles, de procéder à une évaluation plus prudente et réfléchie de ce qui pourrait être la voie politique appropriée. »

Selon lui, ce n’est qu’une fois que les mesures commerciales sont annoncées et peuvent être analysées qu’il convient de réfléchir à leur impact sur l’économie. Il note toutefois que les conditions actuelles sont différentes de celles de 2018, lorsque le personnel de la Fed a analysé les effets potentiels de tarifs douaniers généralisés au cours de la première administration Trump.

Qui plus est, certains craignent que les politiques de la nouvelle administration soient inflationnistes, ce qui pourrait amener la Fed à de nouveau relever ses taux d’ici à la fin 2025, mais il est peut-être un peu trop tôt pour une telle action, car la mise en œuvre de nouvelles politiques prendra beaucoup de temps.

En revanche, une telle action pourrait ne pas se produire tant que nous n’aurons pas obtenu de données supplémentaires.

Bien sûr, le risque de tout cela est un ralentissement plus prononcé de l’activité économique qui amènerait la Fed à réduire davantage ses taux mais les données récentes ne suggèrent certainement pas qu’un tel ralentissement est imminent.

Les 100 points de base de réduction cette année montrent que la Fed a fait beaucoup pour soutenir l’économie, dit Powell, et les décideurs politiques veulent maintenant voir des progrès en matière d’inflation avant de réduire davantage les taux. « Nous sommes cependant entrés dans une nouvelle phase du processus », a déclaré Powell.

« À partir de maintenant, il convient d’agir avec prudence et d’attendre des progrès en matière d’inflation. »

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Cinq investisseurs célèbres et ce que l’on peut apprendre de leur succès

Investir est un art autant qu’une science. Certains investisseurs ont marqué l’histoire par leur vision unique, leur discipline et leur capacité à anticiper les tendances. Voici cinq investisseurs célèbres et les leçons que nous pouvons tirer de leur parcours.

1. Warren Buffett – Le Sage d’Omaha

Pourquoi est-il célèbre ?
Warren Buffett est considéré comme l’un des plus grands investisseurs de tous les temps. PDG de Berkshire Hathaway, une première pour un groupe américain n’appartenant pas au secteur de la tech à atteindre les 1.000 milliards de dollars de valeur en Bourse.

Il est d’ailleurs le seul, parmi les dix Américains les plus riches, à ne pas avoir fait fortune grâce aux nouvelles technologies, il a bâti une fortune en suivant une stratégie d’investissement à long terme basée sur la valeur.

Leçons à retenir :

  • Investissez dans ce que vous comprenez : Buffett ne place son argent que dans des entreprises dont il saisit parfaitement le modèle économique. Par exemple, il a souvent investi dans des entreprises solides comme Coca-Cola ou Apple.
  • La patience paie : Sa stratégie repose sur l’achat d’actions sous-valorisées et leur conservation pendant des décennies, en ignorant les fluctuations à court terme.
  • Le capital humain est essentiel : Buffett accorde une grande importance à la qualité des dirigeants des entreprises dans lesquelles il investit, privilégiant les leaders honnêtes et compétents.

2. Cathie Wood – La Visionnaire de l’innovation

Pourquoi est-elle célèbre ?
Fondatrice d’ARK Invest, Cathie Wood est connue pour ses investissements audacieux dans des secteurs technologiques émergents comme l’intelligence artificielle, les biotechnologies et les énergies renouvelables. Ses ETF thématiques ont attiré une attention considérable.

Elle a maintenu ses investissements dans des actions à petite et grande capitalisation d’entreprises engagées dans ce que l’on appelle « l’innovation disruptive », allant de l’intelligence artificielle et du séquençage du génome à la robotique, à l’énergie propre et à la blockchain.

Leçons à retenir :

  • Prenez des risques calculés : Wood croit fermement que les innovations disruptives sont la clé des rendements à long terme. Elle a investi dans Tesla bien avant que la majorité des investisseurs ne la considèrent comme une entreprise viable.
  • Soyez à l’avant-garde : Elle mise sur des tendances de rupture avant qu’elles ne deviennent évidentes pour le marché, prenant souvent des positions controversées.
  • Adaptez-vous : Cathie Wood analyse constamment les données et est prête à ajuster ses portefeuilles en fonction des évolutions du marché, un état d’esprit essentiel dans un monde en constante mutation.

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3. George Soros – Le Maître des Fonds Spéculatifs

Hungarian-born US investor and philanthropist George Soros delivers a speech on the sidelines of the World Economic Forum (WEF) annual meeting, on January 23, 2020 in Davos, eastern Switzerland. (Photo by Fabrice COFFRINI / AFP) SWITZERLAND-POLITICS-ECONOMY-DIPLOMACY-WEF-DAVOS

Pourquoi est-il célèbre ?
George Soros est célèbre pour sa stratégie de spéculation et son fameux pari contre la livre sterling en 1992, qui lui a rapporté plus d’un milliard de dollars en une journée. Sa théorie de la réflexivité, qui explique comment les perceptions des investisseurs influencent les marchés, a aussi contribué à sa renommée.

Leçons à retenir :

  • Analysez les anomalies du marché : Soros est un expert pour identifier les inefficacités des marchés et en tirer profit. Son approche repose sur une profonde compréhension des événements macroéconomiques.
  • Ayez confiance en vos convictions : Il n’hésite pas à prendre des positions audacieuses lorsqu’il a une forte conviction, quitte à aller à contre-courant.
  • La gestion du risque est essentielle : Soros met un point d’honneur à limiter ses pertes potentielles grâce à une gestion rigoureuse du risque.

4. Peter Lynch – L’Investisseur Terrain

Pourquoi est-il célèbre ?
Peter Lynch a géré le fonds Magellan de Fidelity Investments entre 1977 et 1990, offrant un rendement annuel moyen de 29%, l’un des plus élevés de l’histoire. Il est connu pour sa capacité à découvrir des entreprises prometteuses avant tout le monde.

Leçons à retenir :

  • Investissez dans ce que vous connaissez : Lynch pense que les meilleurs investissements se trouvent souvent dans des secteurs que vous comprenez bien. Il recommande d’observer les produits et services que vous utilisez au quotidien.
  • Faites vos propres recherches : Il encourage les investisseurs à approfondir leurs analyses plutôt que de suivre les conseils des autres. Sa devise est « Connaissez ce que vous possédez ».
  • Pensez à long terme : Lynch préconise d’éviter les émotions et de se concentrer sur les fondamentaux des entreprises. Il a souvent mis en garde contre les ventes précipitées en cas de baisse temporaire.

5. Ray Dalio – Le Philosophe de la Finance

Pourquoi est-il célèbre ?
Fondateur de Bridgewater Associates, le plus grand fonds de couverture au monde, Ray Dalio est connu pour ses écrits sur les cycles économiques et ses stratégies d’investissement basées sur les principes. Son livre « Principes : Vie et Travail » est une référence.

Leçons à retenir :

  • Diversifiez vos investissements : Dalio prône une diversification intelligente pour réduire les risques, en investissant dans différentes classes d’actifs et zones géographiques.
  • Comprenez les cycles économiques : Il insiste sur l’importance de reconnaître les cycles et de s’y adapter, un savoir qu’il applique à travers sa stratégie « All Weather ».
  • Soyez humble et apprenez en permanence : Dalio met en avant la nécessité de remettre en question ses croyances et d’apprendre de ses erreurs, ce qu’il appelle « l’échec productif ».

Ces cinq investisseurs incarnent des approches différentes mais complémentaires de l’investissement. Leurs stratégies offrent des enseignements précieux.

Warren Buffett nous rappelle l’importance de la patience et de la compréhension des entreprises, tandis que Cathie Wood montre la force de parier sur l’innovation. George Soros nous enseigne à avoir des convictions fortes, Peter Lynch à rester connecté à notre quotidien, et Ray Dalio à penser en termes de cycles et de principes solides.

Quelle que soit votre stratégie, l’important est de développer une approche adaptée à vos objectifs et à votre tolérance au risque. Alors, pourquoi ne pas commencer à appliquer ces leçons aujourd’hui ?

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La dégradation de la note de la France par Moody’s à Aa3, Bayrou en alerte

L’agence de notation Moody’s prend acte de la censure et juge plus difficile le redressement des comptes. Le samedi 13 décembre, elle rétrograde en conséquence la note de la France à Aa3 avec une perspective stable, contre Aa2 avec perspective négative dans sa dernière évaluation fin octobre.

C’est la deuxième fois cette année que l’une des trois grandes agences de notation abaisse la note de crédit de la France, après S&P Global Ratings en mai. Moody’s , qui classait la France jusque-là légèrement au-dessus de ses concurrentes, les rejoint : S&P classe la France AA- avec perspective stable, et Fitch AA- avec perspective négative. Le tout reflète encore cependant une bonne, voire haute, qualité de crédit. 

En effet, fin octobre, prenant en compte le projet de budget, Moody’s avait maintenu sa note sur la dette française à « Aa2 » et abaissé la perspective à « négative ». Mais la censure et l’absence d’adoption du projet de loi de finances 2025 ont changé la donne.

La décision reflète l’opinion de l’agence que « les finances publiques françaises seront affaiblies de manière substantielle dans les années à venir », car « la fragmentation politique devrait probablement empêcher une consolidation budgétaire significative », à la différence du scénario de base établi lors de la dernière notation.

Faute de budget adopté, la loi spéciale devrait certes assurer la continuité de l’administration publique en 2025, notent les analystes. Toutefois, « il y a une probabilité très faible que le prochain gouvernement réduise durablement la taille des déficits budgétaires au-delà de l’année prochaine », estiment-ils.

Même si la prime de risque a diminué à nouveau ces dernières semaines, s’établissant autour de 77 points de base avec l’Allemagne vendredi, il y a un « risque de hausse durable des coûts de financement », qui pourrait créer une boucle négative entre déficits plus élevés, charge de la dette plus lourde et coûts de financement plus hauts, pointe Moody’s.

L ’agence anticipe un déficit public à 6,3% en 2025 et 5,2% en 2027 avec une dette publique qui passerait de 112% à 120% du PIB. Pour 2024, le déficit devrait être compris entre 5,5% et 6%. De fait, avec la loi spéciale, celle-ci assure la reconduction des dépenses et crédits de 2024 à l’identique. Selon Rexecode, l’institut d’analyse économique ils ont calculé que la non-indexation du barème de l’impôt sur le revenu (qui normalement ne figure pas dans ce texte) rapportera 3,7 milliards d’euros de recettes fiscales. 

De même, cette loi de finances spéciale conserve des impôts de production des entreprises à hauteur de 4 milliards d’euros. Toujours selon leurs chiffrages, la reconduction à l’identique et à l’euro près des crédits de l’État de 2024 représentera 15 milliards d’euros de dépenses publiques en moins.

Par exemple, la loi de programmation militaire, induisait une hausse de la dépense militaire en 2025. Comme il n’y a pas de budget et que c’est la loi spéciale qui s’applique, cette augmentation des dépenses n’interviendra pas. Finalement, on fera donc des économies sans l’avoir voté, choisi.

Cependant, malgré ces difficultés, la France conserve des atouts, rappelle l’agence, au premier rang desquels « une économie large, riche et diversifiée, la septième mondiale ». Une démographie plus favorable que dans d’autres économies avancées et des institutions publiques « hautement compétentes » contribuent à la résilience française, selon elle.

« L’agence Moody’s a annoncé le changement de la note de la France à « Aa3 » en mettant en avant les récents développements parlementaires et l’incertitude actuelle qui en découle sur l’amélioration de nos finances publiques. […] La nomination du Premier ministre François Bayrou et la volonté réaffirmée de réduire le déficit y apportent une réponse explicite », a commenté le ministre démissionnaire de l’Economie, Antoine Armand.

Le nouveau Premier ministre est conscient de la difficulté. Lors de sa nomination, François Bayrou a souligné « l’Himalaya budgétaire » qui restait à gravir et a estimé que « Les déficits et la dette posent un problème moral ». François Bayrou, au profil centriste et a priori favorable à l’orthodoxie budgétaire, semble assez rassurant à horizon court pour les marchés. Il aura la charge de trouver un chemin de compromis dans les semaines à venir pour faire adopter un budget pour l’année prochaine.

Depuis deux ans, les mauvaises recettes fiscales ont creusé un énorme trou dans la caisse. La France ne respecte plus depuis longtemps les règles de l’Union européenne qui exigent que la dette des États membres soit inférieure à 60 % du PIB et le déficit inférieur à 3 %.

Le déficit public pour 2024 est attendu à 6,1 % du PIB, un niveau jamais, hors période de crise. La dette dépasse les 3.200 milliards d’euros. Et les seuls intérêts d’emprunts représentent plus de 50 milliards d’euros cette année, soit quasiment autant que le budget de la Défense, et menacent d’augmenter rapidement avec la hausse des taux.

Pour éviter un emballement, Michel Barnier ambitionnait de faire revenir le déficit à 5 % du PIB dès l’an prochain, grâce à 60 milliards d’économies, dont une moitié de hausses d’impôts et de charges. Il s’agissait de la première marche d’une trajectoire, validée par Bruxelles, pour repasser sous les 3 % de déficit en 2029.

Le budget de Michel Barnier est caduc.

Mais quid de la trajectoire ? François Bayrou peut-il encore remettre les comptes publics sur ces rails ?

Sur le plan politique, aucune majorité n’a pu être réunie pour mettre en oeuvre les mesures les plus simples et efficaces, comme la désindexation des retraites (4 milliards d’euros sur six mois) ou la baisse des allègements de charges (4 milliards d’euros). Sans parler de la hausse des taxes sur l’électricité (3 milliards d’euros). François Bayrou risque d’être privé de ces leviers à son tour si les macronistes ou LR, avec l’appui de l’extrême droite, maintiennent leurs lignes rouges.

Le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, estimait dimanche dernier qu’il fallait « aller vers les 5 % ». François Bayrou devrait lui-même en être persuadé. Depuis trente ans, l’ancien maire de Pau ne cesse d’alerter. « Tout le monde sait que pour diminuer la charge de la dette qui pèse sur le budget, il faudrait ramener le déficit budgétaire nettement en dessous de 2 % », expliquait-il aux « Echos » en… 1998.

Cette obsession ne l’a jamais vraiment quitté. Au point de proposer, dès la campagne présidentielle de 2007, une « règle d’or », c’est-à-dire d’« inscrire dans la Constitution l’interdiction pour tout gouvernement de présenter un budget en déficit de fonctionnement, sauf en période de récession ».

Cependant, la nomination de F. Bayrou ne changera pas grand-chose à la situation politique au Parlement avec une Assemblée nationale très polarisée et divisée en 3 grands camps qui ne parviennent pas à trouver de compromis entre eux. Il semble difficile de s’extraire par le haut de ce bourbier. D’ailleurs, le risque d’une nouvelle censure du gouvernement est très important.

Cette tyrannie du court terme ne permet pas d’envisager un ajustement budgétaire crédible sur la durée alors que les finances publiques françaises sont très dégradées. Notons d’ailleurs que le report des dépenses pour 2024 fait courir le risque d’un choc budgétaire progressif dans la mesure où les dépenses sont prolongées en nominal (à l’exception des pensions).

Par conséquent, l’adoption rapide d’un budget d’ici la fin de l’année est très peu probable.

Ainsi, on a l’article 47 de la Constitution de la Vème République (mobilisé dans l’article 45 de la LOLF), qui détaille les mesures à suivre lorsque la loi de finances n’est pas adoptée avant le début de l’exercice budgétaire. Dans ce cas, le gouvernement (après accord du Parlement) peut reconduire les services votés, i.e. les crédits de dépenses autorisés par la loi de finances de l’année précédente.

Les recettes et les dépenses de la loi de finances précédente restent en vigueur pour assurer la continuité des opérations de l’État. Le gouvernement émet des ordonnances ou des décrets pour percevoir les recettes et engager les dépenses nécessaires au fonctionnement des services publics.

C’est ce vers quoi on s’oriente dans les prochains jours. Cette procédure permet de garantir que les services publics et les programmes gouvernementaux continuent de fonctionner sans interruption jusqu’à l’adoption de la nouvelle loi de finances.

En revanche, en cas d’absence totale d’accord au Parlement (blocage budgétaire), une autonomie du Président semble plausible selon deux fondements (l’incertitude est élevée au sein même des spécialistes du droit):

  • mobilisation de l’article 5 qui prévoit que le Président doit assurer la continuité de la vie nationale et/ou de la jurisprudence du Conseil Constitutionnel (interprétation de 1979 et 2001).
  • mobilisation de l’article 16 sur le fondement d’une « menace grave et immédiate des institutions de la République, de l’indépendance de la Nation, de l’intégrité de son territoire ou de l’exécution de ses engagements internationaux » et « de l’interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels ».

L’article 16 n’a été mobilisé une seule fois par le général de Gaulle en 1961 (pour prolonger l’état d’urgence sans discussion parlementaire après le coup d’état des généraux).

Ainsi, Bayrou devra probablement réduire ses ambitions afin d’obtenir le soutien de certains des députés qui ont renversé Barnier, mais les économistes estiment que le résultat final pourrait même ne pas être une amélioration. Les plans de redressement des finances publiques ont déjà été contrariés cette année par la faiblesse des recettes fiscales, les dépenses de consommation et les bénéfices des entreprises étant décevants.

La première tâche de Bayrou, un centriste chevronné qui a soutenu Macron tout au long de sa présidence, est de nommer une liste de ministres. Il passe le week-end à consulter d’autres dirigeants politiques, dont Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale. Il a rencontré vendredi 12 décembre, son premier jour de travail, Bruno Retailleau, le ministre sortant de l’Intérieur connu pour être un farouche opposant à l’immigration, au grand dam de certains à gauche.

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Le DAX 40 défie la récession : Pourquoi l’indice allemand surpasse ses rivaux européens en 2024

Le Dax allemand signe une progression remarquable depuis le début de l’année, alors que la conjoncture de la première économie de la zone euro s’avère maussade.

Le modèle allemand qui avait engrangé tant de succès dans les années 2000 et 2010 grâce à un accès à de l’énergie bon marché (gaz russe) et une économie tournée vers l’exportation de produits manufacturés (forte demande chinoise) montre ses limites. Les coûts de production ont monté, en raison notamment de la crise de l’énergie qui a montré la vulnérabilité du mix choisi (exposition excessive au gaz russe).

Dans le même temps, la Chine s’est renfermée sur elle-même à cause du Covid de 2020 à 2022 puis est arrivée la crise immobilière qui a fortement ralenti la demande intérieure du pays. En outre, la Chine qui tirait la demande de produits manufacturés est également devenu un concurrent de premier ordre.

Et, pourtant le DAX 40, le grand indice de la Bourse de Francfort, défie la gravité. Enchaînant les records, l’indice progresse de plus de 20% sur l’ensemble de 2024, alors que le CAC 40 perd 1,27%.

Certes, les tensions politiques en France liés à la dissolution de l’Assemblée nationale en juin et les incertitudes politiques qui ont suivi, pèsent dans la balance. La dissolution de l’Assemblée nationale en France, en juin dernier, avait provoqué d’importants remous à la Bourse de Paris. Le CAC 40qui évoluait au-dessus des 8.000 points avant cet évènement politique majeur, n’a plus jamais approché de près ou de loin ce seuil.

La question de la dissolution et des risques politiques associés a été le premier déclencheur de sous-performance de l’indice. Le risque politique a pesé car le marché a, dès le mois de juin, redouté de voir des formations politiques radicales émerger avec des importants changements fiscaux. Ce risque n’a pas pesé qu’en juin mais tout au long de l’été.

Le marché n’a pas eu tort : si le risque de radicalité politique ne s’est pas concrétisé, la fiscalité a effectivement été modifiée. Avec le risque que des mesures prises temporairement pour réduire un déficit dégradé ne deviennent durables. L’actuel gouvernement avait par exemple décidé d’alourdir pendant deux années l’impôt sur les sociétés acquitté par les entreprises réalisant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires en France.


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Néanmoins, l’Allemagne a également connu son moment « politique » cette année. De fait, le chancelier, Olaf Scholz, a révoqué le mercredi 7 novembre, le ministre des Finances, Christian Lindner, qui a été remplacé par Jörg Kukies, proche conseiller de Scholz.

Cette annonce a acté la fin de la coalition allemande « feu tricolore » qui regroupait les sociaux-démocrates (SPD) de Scholz, les écologistes et les libéraux (FDP) de Lindner. L’exécutif au pouvoir n’a ainsi plus de majorité au Parlement, réputé très puissant outre-Rhin.

Des tensions avaient émergé entre le FDP et le SDP autour de la constitution du Budget 2025 et la direction de la politique économique (en clair: faut-il relancer la croissance quitte à ne pas tenir l’équilibre budgétaire). Ce dans un contexte économique dégradé, puisque l’Allemagne peine à renouer avec la croissance, laissant désormais ses voisins tirer l’activité de la zone euro.

À la suite de cette décision, Olaf Scholz a appelé à un vote de confiance à la mi-janvier 2025. « S’il perdait ce vote, comme cela semble probable, il demanderait au président fédéral Steinmeier de dissoudre le parlement dans un délai de 21 jours. Dans le cas où le président dissoudrait le parlement, de nouvelles élections devraient être convoquées dans un délai de 60 jours« , explique UBS. Ce qui reviendrait donc à tenir des élections anticipées en mars.

Mais contrairement à la France, le risque politique mérite d’être relativisé. UBS note qu’au regard des sondages actuels, des coalitions traditionnelles (comme une grande coalition sociaux-démocrates-conservateurs) ont toutes les chances d’émerger. Alors que le parti d’extrême-droite AfD n’a que très peu de chance d’accéder au pouvoir.

De plus, ce bouleversement politique pourrait par ailleurs permettre à l’Allemagne d’obtenir plus de flexibilité sur la « règle d’or » ou « frein à l’endettement » qui limite fortement le déficit budgétaire, sauf en cas de détérioration importante de la conjoncture. Les deux partis qui devraient être amenés à former une coalition en février prochain se sont montrés ouverts à la révision de cette règle, même au sein du parti conservateur gardien du dogme du « Schwarze Null » (déficit budgétaire nul).

En d’autres termes, la crise politique allemande est vue d’un bon oeil par les marchés car elle pourrait, in fine, entraîner une hausse des investissements dans le pays.

« Il y a une ouverture sur une politique budgétaire. Une fois qu’il y aura une nouvelle coalition gouvernementale, peut-être il y aura-t-il une réflexion sur une révision constitutionnelle qui permettrait de sortir de ce frein à l’endettement qui se révèle complètement toxique« , a expliqué sur BFM Business ce jeudi Gilles Moëc, chef économiste du groupe Axa.  

« On se dirige vers la sortie de cette situation de blocage avec peut-être une élection en mars. Donc on va plutôt vers une clarification, au rythme des institutions allemandes« , a conclu l’économiste.

Cette différence de situation a politique a également joué un rôle dans l’arbitrage des portefeuilles des investisseurs, sachant que celle en Allemagne n’est arrivé qu’en novembre, alors que celle française date du mois de juin avec des risques plus élevés sur le plan fiscal et politique.

Mais cela n’explique pas tout. D’autant que le FTSE 100 (+7,65%), indice principal de la Bourse de Londres, et le SMI (+4,76%), celui de Zurich, les deux autres places fortes de la Finance en Europe, sont aussi distancés par le DAX 40.

Le premier élément de réponse n’a d’ailleurs rien de très complexe. Le DAX a bien résisté parce qu’il n’est pas vraiment lié à l’économie allemande. Selon les données de Goldman Sachs, seulement 18% des revenus des sociétés de l’indice sont générés en Allemagne. A titre de comparaison, le CAC 40 pourtant composé de sociétés très internationalisées, affiche un taux plus élevé, de 22,7% (de revenus générés en France).

La différence est certes, mais celle-ci se fait surtout sur le type de produits exportés. On a un cinquième du CAC 40 qui est représenté par le luxe et dont le plus grand marché est la Chine, or actuellement les ménages chinois ne privilégient pas l’achat de produits du luxe étant la situation économique de ceux-ci depuis la crise immobilière et la répression du gouvernement sur les sociétés technologiques.

Le luxe ne bénéficie pas non plus de la résilience de l’économie américaine soutenu par les dépenses à la consommation des ménages qui sont devenus plus sélectifs dans leurs achats à cause de l’inflation.

Ainsi, l’Allemagne qui a une pondération des secteurs plus diversifiés dans son indice, est lui aussi exposé à la Chine, mais moins que le CAC 40. Il est davantage exposé aux Etats-Unis, où les indicateurs macroéconomiques sont au beau fixe, alors l’indice profite bien mieux de la conjoncture actuelle américaine.

« Les Etats-Unis sont le premier marché à l’exportation des entreprises allemandes, derrière la France et, dorénavant, loin devant la Chine », confirme l’experte en analyse macroéconomique Véronique Riches-Flores. La Chine représente moins de 6 % des exportations allemandes contre près de 11 % pour les Etats-Unis.

Même si l’élection de Donald Trump, avec les risques de guerre commerciale tous azimuts, peut inquiéter, elle est vue d’un bon oeil, car un dollar fort favorise les entreprises exportatrices européennes. Depuis fin septembre, l’euro (proche de 1,06 dollar lundi) a perdu plus de 5 % face au dollar.

« Ce qu’entrevoient les marchés sont probablement les effets stimulants que pourrait avoir la politique de Trump sur la demande américaine adressée aux entreprises allemandes, plutôt que les conséquences négatives, plus incertaines et plus lointaines, des taxes à venir à l’importation », explique l’experte en analyse macroéconomique. D’autant que les entreprises chinoises risquent d’être bien plus pénalisées par le bras de fer à venir que les groupes allemands

En effet, Wall Street est en pleine effervescence depuis le début de l’année et encore plus depuis l’élection de Donald Trump, impatiente de voir arriver les baisses d’impôts, les dérégulations et l’énergie bons marchés promis par Trump, ce qui pourrait profiter à des entreprises comme Deutsche Telekom, SAP ou Allianz.

Au-delà de cette exposition faible à l’Allemagne, plusieurs poids lourds du DAX 40 connaissent une année faste. Des facteurs sectoriels spécifiques peuvent avoir contribué à sa surperformance, étant donné le poids plus important des valeurs de croissance. En effet, nous trouvons plusieurs valeurs qui ont réalisé des performances stratosphériques cette année. Goldman Sachs les appelle les « Sept Magnifiques allemandes ».

On retrouve, l’éditeur de logiciels professionnels SAP, l’assureur Allianz, le réassureur Muchich Re, le groupe pharmaceutique Merck, Siemens Energy, spécialisé dans les centrales électriques et les énergies renouvelables, le conglomérat industriel présent dans l’armement Rheinmetall, et l’opérateur télécoms Deutsche Telekom.  

Nous avons Siemens et Rheinmetall qui ont grimpé respectivement jusqu’à aujourd’hui de 321% et 105%. Dans le même temps, SAP SE, la plus grande entreprise en termes de capitalisation boursière du DAX, a progressé de 76% dans un contexte de reprise mondiale des valeurs technologiques.

Siemens Energy a profité de la mégatendance de l’électrification de l’économie. De plus, l’entreprise a par ailleurs enchaîné les bonnes publications (18,5% de croissance sur le dernier trimestre publié) et renforcé son bilan, en vendant pour 3 milliards d’euros d’actifs. « Le marché de l’électricité reste solide, entraînant des volumes et des prix élevés dans les divisions ‘Grid’ (réseaux électriques) et ‘Gas’. Dans le même temps, le redressement de Gamesa (la division d’énergies renouvelables, NDLR) semble être en bonne voie« , juge Deutsche Bank.

De son côté Rheinmetall (+70%), qui fournit des blindés à l’armée allemande, continue d’être la valeur défense préférée des investisseurs en Europe, portée par les tensions géopolitiques.  

Concernant SAP, la société a publié de très bons résultats cette année, et est exposée à deux thématiques porteuses à savoir l’intelligence artificielle (IA) et l’informatique dématérialisée (cloud). L’entreprise s’est d’ailleurs réorganisée en début d’année pour se concentrer sur l’essor de l’IA. Or, on rappelle que la tendance de l’intelligence artificielle a été extrêmement bénéfique pour les entreprises technologiques.

Par ailleurs, même en dehors des « Sept Magnifiques » cités par Goldman Sachs, d’autres groupes affichent de belles progressions dans le DAX 40. Citons Adidas (+31,1%), qui taille des croupières à son rival Nike et a relevé plusieurs fois ses objectifs 2024, le motoriste aéronautique MTU (+64,3%) qui bénéficie de la dynamique de ses services d’après-vente, ou les banques Deutsche Bank (+35,8%) et Commerzbank (+39,5%).

En revanche, lorsqu’on voit le CAC 40 avec ses poids du luxe, et de l’industrie, on retrouve des performances plus dispersées. Tout d’abord, pour le luxe, nous avons LVMH qui perd 12% cette année, Kering, -38%, l’Oréal, -22% et seulement Hermès qui prend +18%. Ensuite pour l’industrie, nous avons TotalEnergies qui perd -11,82%, Sanofi qui prend seulement +1,34%, Sanofi à +1,35% et pour la finance, BNP Paribas perd -5,79%.

D’ailleurs, le luxe français représente représente environ 20% de la pondération totale du CAC 40 a été heurté de plein fouet par la morosité de l’économie chinoise, la Chine étant un marché important pour le secteur (avec environ 30% des revenus). Cela a particulièrement pesé sur LVMH et L’Oréal, deux des trois plus importantes capitalisations boursières du CAC 40, qui ont tous deux publié des croissances inférieures aux attentes au troisième trimestre.

Les acteurs du luxe ont aussi, plus récemment, pu être pénalisés à la fois par les mesures de relance décevantes de la Chine et par les craintes liées aux surtaxes douanières voulues par Donald Trump.

« L’éventualité de tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine pourrait encore affaiblir le sentiment des consommateurs chinois et compliquer le redressement macroéconomique de la Chine, ce qui constituerait un risque pour la reprise du secteur du luxe« , a souligné UBS, la semaine dernière.

Autre impasse gagnante du gestionnaire : le secteur automobile, où il est largement sous-investi, Stellantis (Peugeot, Chrysler, Fiat…) ayant vu son cours de Bourse dégringoler de plus de 40 % depuis janvier.

Lorsqu’on voit ces performances de marché, on comprend directement la divergence entre les deux indices qui représentent les deux plus grandes économies européennes.

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L’Union Européenne et le Mercosur : une alliance économique stratégique face aux défis globaux

C’est avec étonnement que nous avons appris, en pleine tourmente politique en France, qu’Ursula von der Leyen avait finalisé un accord commercial historique entre l’Union Européenne (UE) et le Mercosur (Marché commun du Sud, regroupant l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay).

Cette alliance stratégique marque une étape majeure dans les relations commerciales internationales, promettant de redessiner les échanges économiques entre les deux blocs.

Après plus de deux décennies de négociations tumultueuses, l’accord commercial entre l’Union Européenne et le Mercosur reflète une volonté commune de renforcer les liens économiques tout en prenant en compte des enjeux sociétaux et environnementaux majeurs.

Cependant, cette décision a été perçue comme une trahison par le président Emmanuel Macron, déjà fragilisé par une crise politique intérieure. La démission de son Premier ministre après la censure de son gouvernement l’a contraint à se concentrer sur les affaires nationales, laissant place à cette annonce inattendue de la présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Leyen, sans consultation préalable.

Quelles seront les conséquences économiques et politiques de cette alliance stratégique pour l’Europe et l’Amérique du Sud ? C’est ce que nous allons explorer dans cet article.

Un accord aux multiples enjeux

Pour mieux comprendre l’importance de cet accord, commençons par définir le Mercosur.

Le Mercosur (Marché commun du Sud) est une zone de libre-échange regroupant l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay et la Bolivie. Créé le 26 mars 1991 par le traité d’Asunción, il vise à faciliter les échanges commerciaux et à renforcer l’intégration économique entre ses membres.

Ses principaux objectifs incluent :

  • La libre circulation des biens, services et facteurs de production entre les pays membres.
  • L’établissement d’un tarif extérieur commun et l’adoption d’une politique commerciale unifiée.
  • La coordination des politiques économiques et sectorielles pour stimuler la croissance régionale.
  • L’harmonisation des législations nationales, afin de consolider le processus d’intégration économique et sociale.

Ce cadre vise à créer un marché intégré et compétitif, permettant aux membres du Mercosur de négocier collectivement des accords avec d’autres blocs économiques mondiaux, comme l’Union Européenne.

Cette alliance ouvre la voie à de nombreux avantages économiques pour l’Union Européenne (UE).

L’accord prévoit la suppression progressive des droits de douane sur plus de 90 % des produits échangés entre les deux blocs. Cela constitue une opportunité majeure pour les entreprises européennes, notamment dans les secteurs automobile, pharmaceutique et industriel, qui bénéficieront d’un accès privilégié à un marché de 260 millions de consommateurs.

De leur côté, les pays du Mercosur pourront exporter leurs produits agricoles, tels que la viande bovine, le soja et le sucre, à des tarifs préférentiels vers l’Europe. Selon les prévisions, cet accord pourrait porter la valeur des échanges bilatéraux à 88 milliards d’euros par an, dynamisant ainsi les économies des deux régions.

Un accord controversé pour les agriculteurs européens

Cependant, cet accord ne fait pas l’unanimité, notamment auprès des agriculteurs européens, et particulièrement français. Ces derniers dénoncent une concurrence déloyale, redoutant une baisse de leurs revenus due à l’afflux de produits agricoles à bas prix en provenance du Mercosur.

Les manifestations agricoles se multiplient pour exprimer leur mécontentement face à un marché qui pourrait accentuer la pression sur un secteur déjà fragilisé par des coûts de production élevés et des normes sanitaires strictes.

En 2023, l’UE a importé plus de 21,9 milliards d’euros d’animaux et d’aliments pour animaux, faisant de cette catégorie de produits l’un des plus échangés entre les deux blocs. Cette dépendance pourrait encore s’accentuer avec l’entrée en vigueur de l’accord commercial, posant de sérieux défis économiques et politiques.

Quelles seront les conséquences à long terme ? Cet accord, à la fois prometteur et contesté, pourrait redessiner les relations économiques mondiales tout en exacerbant les tensions internes au sein de l’UE.

Au-delà de l’importance des volumes d’exportations, ce graphique met en lumière le rôle stratégique du Mercosur en tant que partenaire commercial clé de l’Union Européenne.

Les principales exportations de l’UE vers le Mercosur incluent les produits industriels, pharmaceutiques et technologiques, des secteurs qui pourraient connaître une croissance significative grâce à l’ouverture progressive des marchés prévue par l’accord. Cette libéralisation pourrait ainsi renforcer la compétitivité des entreprises européennes sur un marché en pleine expansion.

Cependant, cette expansion économique soulève des préoccupations environnementales importantes, notamment liées aux importations agricoles. L’intensification de la production agricole dans les pays du Mercosur pourrait aggraver la déforestation en Amazonie, accroissant ainsi les tensions entre objectifs commerciaux et engagements écologiques.

Ces enjeux risquent de provoquer des manifestations et d’intensifier le débat public sur la compatibilité entre développement économique et préservation de l’environnement. Trouver un équilibre durable entre ces deux priorités sera essentiel pour assurer la viabilité et l’acceptation politique de cet accord commercial.

Une réponse aux tensions géopolitiques mondiales

Le conflit commercial mondial dépasse désormais le simple différend entre les États-Unis et la Chine.

Face à l’intensification des tensions commerciales entre ces deux superpuissances, les autres nations sont contraintes de naviguer entre des intérêts souvent conflictuels. D’un côté, elles souhaitent profiter des vastes marchés chinois et américains ; de l’autre, elles subissent la pression constante de ces pays pour aligner leurs politiques économiques et commerciales.

Dans ce contexte, l’accord commercial entre l’UE et le Mercosur apparaît comme une réponse stratégique de l’Europe pour diversifier ses partenariats économiques et réduire sa dépendance envers les États-Unis et la Chine. En renforçant ses liens avec l’Amérique latine, l’UE cherche à créer de nouvelles opportunités commerciales tout en affirmant son indépendance sur la scène internationale.

Cependant, l’accord ne fait pas l’unanimité au sein même de l’UE. La France et l’Italie, notamment, ont exprimé leur opposition ferme, qualifiant l’alliance de « trahison économique » envers leurs secteurs agricoles respectifs. Ces pays redoutent l’arrivée massive de produits agricoles bon marché, susceptibles de déstabiliser leurs marchés intérieurs et de mettre en péril des milliers d’emplois dans le secteur primaire.

À mesure que l’accord progresse, les critiques internes et la pression politique pourraient forcer l’UE à repenser certains volets de cette alliance, notamment en intégrant davantage de garanties environnementales et sociales. Trouver un compromis durable sera essentiel pour éviter un éclatement politique au sein de l’Union et assurer la légitimité de l’accord sur la scène internationale.

En conclusion, le partenariat UE-Mercosur reflète l’équilibre complexe entre opportunités économiques et tensions politiques.

Il promet un accès élargi à un marché de 260 millions de consommateurs, renforçant l’influence économique de l’UE face aux États-Unis et à la Chine. Cependant, des inquiétudes agricoles et environnementales persistent, notamment sur la concurrence déloyale et la déforestation en Amazonie.

Le succès de l’accord dépendra de la capacité des deux blocs à aligner intérêts économiques et responsabilités sociales et écologiques. Sera-t-il un modèle de coopération ou un nouveau sujet de division en Europe ? L’avenir nous le dira.

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Economie Nos analyses

La Chine va modifier sa politique monétaire pour la première fois depuis 2010 afin de stimuler la croissance

La Chine adoptera un ensemble de politiques « plus actives » pour accroître la demande intérieure en 2025, a déclaré le Politburo du pays, un organe décisionnel majeur du Parti communiste, à l’issue d’une réunion lundi.

Le développement intégré de la technologie et de l’industrie sera soutenu et les marchés immobiliers et boursiers seront stabilisés, selon l’agence de presse officielle Xinhua.

Le fort soutien exprimé lors de la réunion indique une détermination à soutenir la croissance économique de la Chine, car beaucoup s’attendaient à ce que la deuxième économie mondiale fixe son objectif de croissance du produit intérieur brut pour 2025 à environ 5 %, le même niveau de référence que cette année.

« Les principaux objectifs de développement économique et social tout au long de l’année seront atteints avec succès », peut-on lire dans le communiqué de synthèse de la réunion.

Selon le communiqué, la Chine mettra en œuvre une politique budgétaire « plus » proactive et une politique monétaire « modérément souple », un changement de rhétorique par rapport au terme « prudent », qui était auparavant un descripteur fréquent des perspectives de la politique de la banque centrale.

Selon une note de Huatai Securities, c’est la première fois depuis 2001 que les autorités chinoises utilisent le terme « plus actif » pour décrire la stratégie globale de leur politique budgétaire.

« Une politique budgétaire plus proactive et une politique monétaire suffisamment souple devraient être mises en œuvre, améliorant et affinant la boîte à outils politique, renforçant les ajustements contracycliques extraordinaires », a-t-il déclaré.

La nouvelle formulation de la politique monétaire marque le premier assouplissement de la politique monétaire depuis fin 2010, selon les annonces officielles lors des réunions du Politburo.

En effet, la banque centrale a défini cinq orientations politiques : « souple », « suffisamment souple », « prudente », « suffisamment serrée » et « serrée », avec une certaine flexibilité de chaque côté.

« La formulation de cette déclaration du Politburo est sans précédent », a déclaré Zhaopeng Xing, stratège senior chez Australia & New Zealand Banking Group, affirmant qu’elle prévoyait une forte expansion budgétaire, de fortes baisses de taux et des achats d’actifs. « Le ton de la politique montre une forte confiance face aux menaces de Trump », a-t-il ajouté, faisant référence à la promesse du président élu d’imposer un tarif de 60 % sur les exportations chinoises.

Le conclave du Politburo de décembre définit généralement l’ordre du jour de la Conférence centrale de travail économique qui définit les priorités pour l’année suivante, comme l’objectif annuel de croissance. Cette réunion doit commencer mercredi, a rapporté Bloomberg News la semaine dernière.

Bien que la Chine ait traversé plusieurs cycles de resserrement et d’assouplissement de sa politique monétaire ces dernières années, elle est restée fidèle à la caractérisation globale de politique « prudente » depuis 2011. À cette époque, les autorités se sont éloignées de la position précédente de « politique modérément souple » adoptée pendant la crise financière mondiale, afin de calmer l’inflation croissante.

Ce dernier départ reflète l’urgence d’accélérer le mode d’assouplissement adopté par la banque centrale après l’échec du boom post-pandémie attendu. Cette initiative a conduit la Banque populaire de Chine à réduire à plusieurs reprises les taux d’intérêt et à diminuer le montant des liquidités que les banques doivent mettre de côté dans leurs réserves, même si les autorités ont eu du mal à stimuler davantage l’emprunt.

Par conséquent, les marchés actions ont bondi et les obligations d’Etat chinoises ont progressé. Le rendement de référence à 10 ans a chuté d’environ 2 points de base à 1,935 %, un niveau historiquement bas. L’indice Hang Seng de Hong Kong a bondi de 2,8 % et les actions technologiques ont augmenté de 4,3 %.

La hausse des marchés obligataires a battu des records cette année et les rendements à long terme ont atteint de nouveaux plus bas en prévision des baisses de taux d’intérêt. Les rendements à dix ans ont baissé d’environ 70 points de base cette année.

« Cela devrait stimuler la croissance économique de la Chine l’année prochaine, car davantage de politiques budgétaires et monétaires seront mises en œuvre », a déclaré Ken Cheung, stratège en chef des devises asiatiques à la Mizuho Bank de Hong Kong.

Ces annonces interviennent en même temps que la publication des chiffres sur l’inflation à la consommation et la production. La croissance des prix à la consommation en Chine a été inférieure aux attentes en novembre, atteignant son plus bas niveau en cinq mois, reflétant une faiblesse économique persistante malgré le récent assouplissement de la politique monétaire, tandis que la déflation industrielle persistait, ce qui suggère que les récents efforts de Pékin pour soutenir une demande économique défaillante n’ont qu’un impact limité.

L’indice des prix à la consommation (IPC), une mesure clé de l’inflation, a augmenté de 0,2 % sur un an le mois dernier, ralentissant par rapport à une hausse de 0,3 % en octobre, a annoncé lundi le Bureau national des statistiques (NBS).

Ce chiffre est inférieur à la croissance de 0,4 % prévue par une enquête Bloomberg auprès des économistes.

Selon Dong Lijuan, statisticien du NBS, la baisse mensuelle plus rapide de l’IPC était principalement due à une baisse de 2,7 % des prix des denrées alimentaires liée aux conditions météorologiques.

Selon Dong Lijuan, statisticien du NBS, la baisse mensuelle plus rapide de l’IPC était principalement due à une baisse de 2,7 % des prix des denrées alimentaires liée aux conditions météorologiques.

Dans le secteur manufacturier, l’indice des prix à la production a chuté de 2,5% sur un an en novembre, soit une baisse plus lente que les 2,9% d’octobre et la baisse prévue de 2,8%, mais prolongeant les baisses sur 26 mois.

Le Parti communiste devrait tenir dans les prochains jours l’une de ses principales réunions annuelles de politique économique, la Conférence centrale de travail économique, et les analystes attendent avec impatience tout signe d’une initiative plus concertée pour relancer les dépenses des ménages.

« L’économie chinoise continue de flirter avec la déflation, soulignant l’insuffisance des mesures de relance prises jusqu’à présent pour restaurer la confiance du secteur privé, relancer la demande intérieure et remettre la croissance sur les rails », a déclaré Eswar Prasad, professeur à l’Université Cornell.

Il a déclaré que la conférence de travail offrait l’occasion au gouvernement de « présenter un ensemble plus large de mesures ciblées de relance budgétaire et de réforme » pour stimuler la croissance et réduire le risque de « consolidation des pressions déflationnistes ».

Les mesures de relance prises par Pékin au cours des derniers mois ont inclus des mesures monétaires pour stimuler le marché boursier, des baisses des taux d’intérêt pour les détenteurs de prêts hypothécaires et un assouplissement des restrictions sur l’achat de logements. Le gouvernement central a également annoncé un plan d’échange de dettes de 10 000 milliards de RMB (1 400 milliards de dollars) qui vise à permettre aux gouvernements locaux de rattraper les retards de paiement des salaires et des fournisseurs.

Mais un nombre croissant d’économistes et d’universitaires en Chine appellent à des efforts accrus pour augmenter les dépenses des ménages au-delà des programmes existants du gouvernement, qui se sont concentrés sur les subventions aux consommateurs pour qu’ils modernisent leurs appareils électroménagers ou achètent de nouveaux véhicules.

Certains espèrent que la Conférence centrale de travail économique se concentrera sur ces préoccupations, même si la réunion de haut niveau des dirigeants est plus susceptible d’indiquer l’orientation de la politique plutôt que d’inclure des annonces détaillées.

« Nous nous attendons à ce que les décideurs politiques manifestent une inquiétude croissante face aux vents contraires de la croissance et signalent de nouvelles mesures de relance pour stimuler la demande intérieure et stabiliser la croissance, en mettant davantage l’accent sur la consommation, la maîtrise des risques et la fabrication de haute technologie », ont déclaré les analystes de Goldman Sachs.

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Bourse Nos analyses

Le Multiple de Buffett : Comment savoir si une action est sous-évaluée ?

Lorsqu’il s’agit d’investir en bourse, l’une des questions clés est de savoir si une action est sous-évaluée ou surévaluée. Parmi les nombreux indicateurs utilisés par les investisseurs, le « Multiple de Buffett » est un outil simple mais puissant pour évaluer le marché dans son ensemble et identifier les opportunités d’investissement. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Qu’est-ce que le Multiple de Buffett ?

Le Multiple de Buffett, ou ratio capitalisation boursière sur PIB, est un indicateur précieux pour évaluer la valorisation globale d’un marché. Bien que son utilisation soit principalement macroéconomique, certains investisseurs l’adaptent pour analyser des actions individuelles en comparant la capitalisation boursière d’une entreprise à des indicateurs sectoriels pertinents.

Le Multiple de Buffett, popularisé par Warren Buffett lui-même, se calcule ainsi :

Multiple de Buffett = Capitalisation boursière totale des actions cotées / Produit Intérieur Brut (PIB)

Cet indicateur compare la valeur totale de toutes les actions d’un marché à la taille de l’économie. L’idée est que si la valeur totale du marché dépasse significativement le PIB, le marché est probablement surévalué.

Comment interpréter le Multiple de Buffett ?

  • < 75 % : Le marché est sous-évalué. C’est potentiellement le moment d’acheter.
  • Entre 75 % et 90 % : Le marché est correctement évalué.
  • Entre 90 % et 115 % : Le marché est légèrement surévalué.
  • > 115 % : Le marché est surévalué, ce qui pourrait indiquer un risque accru de correction.

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Application au marché des actions individuelles

Bien que le Multiple de Buffett soit conçu pour évaluer un marché entier, certains investisseurs l’utilisent pour analyser des actions individuelles en comparant leur capitalisation boursière à des indicateurs économiques liés à leur secteur, comme les revenus ou les bénéfices prévus.

Par exemple, en 2000, avant l’éclatement de la bulle internet, le Multiple de Buffett atteignait des niveaux historiquement élevés, suggérant une surévaluation du marché. Cette observation a conduit des investisseurs avisés à adopter une approche plus prudente, évitant des pertes substantielles lors de la correction du marché.

De plus, en 2008, lors de la crise financière, le Multiple de Buffett indiquait une sous-évaluation significative du marché. Des investisseurs, y compris Warren Buffett lui-même, ont profité de cette situation pour acquérir des actions à des prix attractifs, ce qui a conduit à des gains substantiels lors de la reprise économique.

Exemple pratique :

Supposons qu’une entreprise ait une capitalisation boursière de 50 milliards d’euros et réalise un chiffre d’affaires annuel de 25 milliards d’euros. Son Multiple de Buffett serait :

Multiple = 50 / 25 = 2

Si ce ratio est supérieur à la moyenne du secteur ou à ses performances passées, l’entreprise peut être considérée comme surévaluée. Inversement, un ratio inférieur pourrait signaler une opportunité d’achat.

Les limites du multiple de Buffett

Bien que cet indicateur soit utile, il présente certaines limites :

  • Contexte économique : Une forte croissance économique peut justifier un multiple élevé.
  • Taux d’intérêt : Des taux bas peuvent pousser les valorisations à la hausse sans que le marché soit forcément surévalué.
  • Nature sectorielle : Certains secteurs (comme la tech) peuvent afficher des ratios élevés par nature.

Le Multiple de Buffett reste un outil précieux pour évaluer les valorisations globales du marché ou d’une action spécifique. S’il ne remplace pas une analyse financière complète, il peut servir de signal d’alerte lorsque les marchés semblent excessivement élevés ou offrent des opportunités d’achat attractives.

A noter : Associez toujours cet indicateur à d’autres critères fondamentaux, tels que le ratio cours/bénéfice (PER), le rendement des dividendes ou la croissance des bénéfices, pour affiner votre stratégie d’investissement.

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La gestion de patrimoine se rajeunit pour accompagner les chefs d’entreprise !

Nous avons eu le plaisir de rencontrer deux entrepreneurs passionnés qui partagent une vision ambitieuse : moderniser la gestion de patrimoine pour la rendre accessible au plus grand nombre, un objectif qui fait écho à notre mission de démocratiser la finance.

C’est donc tout naturellement que nous nous sommes entretenus avec Bonnet et Doyen Conseil, pour leur poser vos questions et découvrir leur approche novatrice. Plongez avec nous dans cet échange inspirant !

  • Pouvez-vous nous parler brièvement de l’histoire de votre cabinet et de votre mission dans le domaine de la gestion de patrimoine ?

Bonnet & Doyen Conseil a été fondé avec la volonté de moderniser la gestion de patrimoine, en la rendant accessible et en partageant nos conseils au plus grand nombre. Être pédagogues, transparents et présents au quotidien pour nos clients sont les valeurs qui nous animent.

Ces valeurs nous ont amené à devenir animateurs du tout premier podcast français dédié à la gestion de patrimoine, L’Art de la Gestion Patrimoniale, dans lequel nous visons à démocratiser la gestion de patrimoine. Avec plus de 300 000 abonnés sur nos réseaux sociaux, nous sommes habités par la mission d’intérêt général de former économiquement notre audience et de lui donner toutes les clés pour réussir financièrement.  

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  • Qu’est-ce qui distingue votre cabinet des autres dans le secteur de la gestion de patrimoine ?

Notre cabinet est spécialisé dans l’accompagnement du chef d’entreprise. Nous leur confions notre expertise sur la création de leurs sociétés, l’optimisation de leur rémunération et surtout sur la holding, structure hyper avantageuse pour investir.

Nous sommes à ce titre fréquemment invités sur le plateau TV de B Smart pour échanger sur les stratégies patrimoniales à utiliser par le chef d’entreprise. Cette spécialisation nous a permis de développer, en plus d’une clientèle haut de gamme, notre propre réseau d’experts professionnels (notaires, avocats, experts comptables…). Ceux-ci, sélectionnés pour leur compétence et leur réactivité, nous permettent, quand cela est nécessaire, de fournir des conseils fiables et précis à nos clients.

  • Comment voyez-vous évoluer le marché de la gestion de patrimoine dans les prochaines années en France ? Quelles sont les tendances majeures à suivre ?

Le marché de la gestion de patrimoine est en pleine évolution. Il se digitalise fortement avec une attente des clients de plus en plus forte sur la signature électronique de leurs opérations ou sur l’accès numérique à tous leurs investissements.  

Pour suivre cette tendance, nous avons fait de notre entreprise une société 100% digitale. Cela implique d’appliquer une politique zéro papier.

Entretiens en visio, brochures de présentations digitales, signatures électroniques, nous sommes flexibles et avons adapté notre manière de travailler pour préserver notre planète. Nos clients attendaient de ne plus partir de leur rdv financier avec une pochette de documents sous le bras, nous l’avons fait et ils en sont ravis.

  • Quels changements avez-vous observés dans les attentes et les priorités des clients en matière de gestion de patrimoine ?

Nous remarquons que nos clients sont en recherche croissante de solutions performantes et transparentes. Ils souhaitent savoir dans quoi ils investissent et surtout à quel coût.

Nous nous efforçons donc d’user d’une approche claire et pédagogue avec nos investisseurs en leur partageant la composition effective de leurs investissement et l’ensemble des frais appliqués à leurs choix d’investissement. Cela leur permet de se projeter sur un rendement net de frais et évite les mauvaises surprises lors de la lecture du récapitulatif annuel des frais.

La relation de confiance et de proximité créée avec nos clients est notre meilleure force pour répondre à ces attentes.  

  • Comment évaluez-vous les besoins spécifiques de chaque client, et quelles étapes suivez-vous pour établir une stratégie patrimoniale sur mesure ?
  • Nous commençons chaque collaboration par une écoute attentive de la situation personnelle, familiale et professionnelle du client ou du prospect. Cette étape d’audit patrimonial est primordiale afin de saisir les objectifs et les projets de notre interlocuteur.
  • Nous prenons ensuite un temps de réflexion afin de rédiger une présentation personnalisée à l’attention de nos clients. Lors du rendez-vous de présentation de ce travail, nous apportons des explications pédagogiques et transparentes pour que les clients comprennent pourquoi les solutions présentées sont celles qui changeront leur avenir patrimonial.
  • Enfin, en cours de relation, nous adaptons si nécessaire la stratégie pour garantir qu’elle reste en phase avec les évolutions du marché et les objectifs à long terme du client. Nous nous engageons ainsi sur un contact trimestriel minimum auprès de nos clients.
  • Quelle est l’importance de la diversification dans la gestion de patrimoine, et quelles sont les classes d’actifs que vous recommandez le plus souvent aujourd’hui ?

La diversification est une des clés de toute allocation d’actif. Nous la plaçons donc au cœur de nos projets d’investissement. La diversification peut s’effectuer par secteur d’investissement mais également d’un point de vue géographique. Elle se poursuit également au sein de chaque classe d’actif en utilisant plusieurs maisons de gestion et plusieurs fonds aux caractéristiques différentes.

 En fonction du profil investisseur et des projets du client, nous appliquons ces principes de diversification. La classe d’actif majoritaire de nos allocations actuelles sont les obligations. Elles présentent pour nous le meilleur couple rendement/risque actuel au vu du contexte de taux du moment et des perspectives de baisse éventuelles à venir.

Nous revenons sur ces sujets financiers tous les lundis dans notre nouveau podcast L’art de la Gestion financière, petit frère de L’art de la Gestion Patrimoniale et disponible sur Spotify, Deezer et Apple Podcast. 

  • Quelles sont les solutions ou services que vous proposez pour aider vos clients à optimiser leur patrimoine ?

Chez Bonnet & Doyen Conseil, chaque proposition est unique et personnalisée. Nous proposons une gamme complète de services adaptés aux besoins patrimoniaux des chefs d’entreprise ou des particuliers.

  • Nous analysons chaque situation de manière globale et détaillée afin de proposer les solutions les plus adaptées. Nous effectuons nos rendus sous forme d’études patrimoniales qui viennent répondre aux problématiques soulevées par les chefs d’entreprise. Nous confions des optimisations professionnelles à effectuer pour que leur travail soit rémunéré de la meilleure des manières possibles.
  • Nous optimisons les placements financiers de nos clients grâce à une approche sur mesure. Fort de nos expériences d’anciens banquiers privés, nous allons chercher la meilleure offre du marché en assurance vie, Plan Epargne Retraite ou contrat de capitalisation. 
  • Nos contenus en ligne et nos podcasts permettent aussi à notre communauté de mieux comprendre les concepts et outils que nous recommandons, et d’apprendre à connaître notre vision de la gestion de patrimoine avant même de nous connaître.
  • Comment accompagnez-vous vos clients dans des moments de changement, comme une succession, un héritage, ou une retraite ?

Nous savons que ces moments de vie sont cruciaux. A la fois d’un point de vue financier, mais surtout d’un point de vue humain. Alors, nous sommes un véritable support pour nos clients à ces moments-là. Ce rôle se tient assez naturellement grâce à la relation construite avec nos clients que nous connaissons parfaitement grâce à nos contacts réguliers.  

En matière de succession ou d’héritage, nous prenons le temps de structurer les étapes aussi bien en amont que pendant la succession, en accompagnant chaque client pour minimiser les impacts fiscaux et garantir la sécurité de leur patrimoine. Notre approche inclut forcément une préparation bien en amont de la succession pour nos clients historiques ou via notre podcast pour nos auditeurs encore non-clients.  

  • Proposez-vous des options d’investissement responsable (ESG) et constatez-vous un intérêt croissant de la part de vos clients pour ce type d’investissement ?

Les investissements socialement responsables (ISR) font partie intégrante de notre offre financière. Au vu de notre politique de travail zéro papier, il est naturel que notre offre financière réponde également positivement aux critères ESG désirés par nos clients.

Ces investissements répondent aux attentes croissantes de nos clients, tout en nous offrant une protection contre certains risques de marché et d’image.

  • Intégrez-vous les nouvelles technologies (Intelligence artificielle, Bitcoin, …) dans votre stratégie ?

Bien entendu, nous prenons en compte les nouvelles tendances et les nouvelles technologies dans nos stratégies d’investissement. Nous sommes en veille constante pour que nos clients bénéficient des meilleures opportunités d’investissement disponibles sur le marché.

 Cependant, nous abordons ces actifs avec une grande prudence, en fonction des objectifs et de l’appétence au risque de chaque client. Nous poussons pour l’éducation de nos clients sur ces nouvelles options, notamment par le biais de notre podcast, afin qu’ils puissent prendre des décisions éclairées et raisonnées sur ces actifs risqués.

  • Quels sont les défis majeurs auxquels vos clients sont confrontés aujourd’hui en matière de gestion de patrimoine ?

Nous pensons que les évolutions fiscales actuelles, et notamment le projet de Loi de Finances 2025 est l’enjeu majeur de cette fin d’année 2025. Ces projets font peser une incertitude économique forte avec de nombreuses rumeurs et peu d’officialisations à l’heure où nous rédigeons ces lignes.

Nous sommes là pour nos clients et agissons comme une boussole pour eux dans cette période transitoire. Notre rôle est de les aider à démêler le faux du vrai en leur apportant une vision claire et des propositions au bon moment.  

  • Un mot pour la fin ?

La pédagogie est au cœur de notre accompagnement !

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Pourquoi les institutions financières ont-elles adopté le Bitcoin ?

Un changement radical est en marche, et il cache bien des mystères. BlackRock, autrefois critique féroce du Bitcoin, qualifiant cette monnaie de « l’indice du blanchiment d’argent », est désormais l’un de ses plus grands supporters avec le lancement des ETF Spot.

Mais ce n’est que la surface de l’iceberg. Selon son PDG, Larry Fink, ce n’est que le début.

À première vue, on pourrait penser que la finance institutionnelle a enfin compris les avantages du Bitcoin, facilitant une inclusion financière à grande échelle. Tout semble parfait dans ce nouveau monde numérique.

Mais attention, ne vous laissez pas tromper par les apparences : le projet d’ETF crypto n’est peut-être pas aussi bénéfique qu’il y paraît. Vous allez comprendre pourquoi.

La source de toutes les inquiétudes.

Bitcoin Magazine a récemment publié un article intitulé « Les plans de BlackRock pour posséder le monde fractionné ». Mark Goodwin et Whitney Webb, les auteurs, ont fait un travail remarquable et détaillé pour comprendre les réelles intentions derrière les projets des grandes institutions visant à garder le contrôle sur le marché des cryptomonnaies.

En suivant la logique des auteurs, on comprend comment des produits financiers comme les ETF Bitcoin peuvent potentiellement corrompre la cryptomonnaie.

Il ne faut pas se leurrer, sans l’influence de BlackRock, ces instruments financiers n’auraient probablement jamais vu le jour.

Les externalités négatives des ETF cryptos, calculées ?

En intégrant les Bitcoins dans un ETF, beaucoup pensent que cela peut les réduire à un simple actif spéculatif ou une réserve de valeur, comme de l’or numérique, et non une monnaie utile pour les transactions. Pourtant, l’objectif du réseau Bitcoin est de servir de base à un système financier alternatif, un système de cash électronique “peer-to-peer”. Les gros flux d’argent entrant dans le Bitcoin peuvent altérer sa vraie nature.

Tous les tokens accumulés par les gros investisseurs restent bloqués dans des portefeuilles “de garde” pour soutenir des Bitcoins papiers, des ETF, sans aucune utilité monétaire (comme valeur d’échange).

On en est encore au stade de la possibilité, mais c’est un risque réel. Plus la part de Bitcoin statique (bloqué dans des ETF) augmente, moins il y aura de liquidités pour alimenter des protocoles nécessaires au fonctionnement de la cryptomonnaie (comme le Lightning Network).

Actuellement, la répartition des Bitcoins est largement en faveur des investisseurs ordinaires à travers le monde. Les ETF en détiennent environ 4 %, mais ce qui compte, c’est la dynamique et non un chiffre à un instant précis.

4 %, c’est déjà beaucoup. Ces Bitcoins, qui sont sur les fonds (ETF) d’un asset manager presque étatique comme BlackRock, sont maintenant sous le contrôle des régulateurs américains, dont le département de la justice, la SEC, le Trésor et la Réserve fédérale.

Sur l’image, vous pouvez voir où en est la répartition des 21 millions de Bitcoins, sachant que les données datent de février. Nous étions seulement au tout début des ETF. Au passage, il est intéressant de noter que plus de 17 % des Bitcoins sont perdus. Faites bien attention à vos clés privées et à la manière dont vous conservez vos précieuses cryptos.

Le véritable intérêt des institutionnels.

La dynamique de cette accumulation par les institutionnels sera cruciale à surveiller dans les années à venir. Aujourd’hui, ce sont les plus grands acteurs du dollar américain qui se précipitent sur les ETF pour en proposer à leurs clients.

Cependant, ce même système du dollar perd de sa valeur si le protocole Bitcoin répond aux besoins transactionnels quotidiens de milliards de personnes dans le monde. Les plus grands acteurs du système financier comprennent bien que les ETF peuvent neutraliser le Bitcoin en tant que monnaie viable. Les méthodes et la mise en œuvre des institutionnels seraient donc claires : le Bitcoin doit rester un atout, et tous les efforts pour le faire évoluer en tant que monnaie doivent être orientés vers le dollar.

Pourquoi cela pose-t-il problème ?

Parce que les intérêts de BlackRock et des gouvernements ne sont pas forcément les mêmes que ceux des particuliers. La liberté, la vie privée, le droit de faire des transactions librement : tout cela n’est pas vraiment leur priorité. De plus, le Bitcoin est un actif décentralisé sur lequel il est impossible d’appliquer une politique monétaire, donc incontrôlable.

Larry Fink (fondateur de BlackRock) en 2012 : « Les marchés aiment les gouvernements totalitaires, les démocraties sont très désordonnées. »

Un autre problème majeur : la manipulation du marché.

L’article de Bitcoin Magazine explique aussi comment BlackRock pourrait facilement manipuler les ETF.

Pour commencer, il y a une clause qui stipule que l’ETF peut être liquidé à tout moment. Par exemple, en cas de contrainte réglementaire, l’ETF peut être supprimé, et les investisseurs remboursés en dollars. Imaginez la liquidation massive que cela provoquerait sur l’ensemble du marché. Sans refaire toute l’histoire de BlackRock, sachez quand même qu’ils sont plutôt proches du gouvernement américain. La crise de 2008 et même l’épisode Covid le démontrent bien.

Autre point de manipulation possible : le prix. BlackRock a choisi la méga-banque JP Morgan comme l’une des contreparties pour son ETF Bitcoin. Mais cette banque n’est pas exempte de scandales financiers. Elle a été condamnée à payer 920 millions de dollars d’amende pour manipulation des cours de l’or en 2020. C’est véritablement un danger. Le pire, c’est que cela se faisait en utilisant de l’or papier et donc des ETF, comme les ETF Bitcoin…

Pour Jamie Dimon, son PDG : « Bitcoin est une fraude et il n’y a aucun espoir pour le Bitcoin en tant que monnaie. »

Que faut-il retenir de tout ça ?

Notre sujet, c’est la volonté de BlackRock et des institutionnels américains de garder le contrôle sur les cryptomonnaies pour préserver la force du dollar.

Car oui, le Bitcoin est un véritable ovni dans le monde financier, avec la prétention de devenir la base d’un nouveau système financier plus libre et inclusif, mais surtout incontrôlable.

En 2024, le Bitcoin est encapsulé dans des ETFs, transformé en simple actif spéculatif dormant sur des portefeuilles de garde. Pour lancer ces fameux ETFs, des acteurs comme BlackRock travaillent main dans la main avec de grandes banques comme JP Morgan et Goldman Sachs, plusieurs fois condamnées pour manipulation.

Pour finir, ces banques lancent des blockchains privés, rien de comparable au Bitcoin public, pour garder le contrôle. La “tokenisation” de tous les actifs confondus – littéralement du monde – est un autre sujet lié qu’il sera important de détailler dans un futur article.