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Economie Nos analyses

Qu’est-ce que l’inflation ?

L’inflation… cela vous dit peut-être quelque chose. Ce concept que l’on tente désespérément d’appliquer et de maintenir à un certain niveau pour relancer notre économie à bout de souffle. Cette inflation qui était sans cesse dans la bouche de l’ancien président de la Banque Centrale européenne, Mario Draghi, et qui hantait (un peu) son esprit.

Mais qu’est-ce que l’inflation ?

L’inflation représente l’augmentation généralisée des prix des biens la consommation et des services. C’est-à-dire que l’on ne parle pas d’inflation lorsqu’un secteur en particulier voit ses prix augmenter sensiblement. Elle est exprimée en pourcentage et sur une durée de 12 mois (ou « inflation annuelle »).

En effet, elle se mesure annuellement et se présente sous forme de pourcentage. Lorsque l’inflation augmente, le pouvoir d’achat de chaque euro que vous avez en votre possession diminue d’autant

Ce sont les biens et services utilisés couramment par les ménages qui permet le calcul de l’inflation. On y retrouve les produits d’usage quotidien (comme l’alimentation ou l’essence), les biens durables (comme les électroménagers et les vêtements) ainsi que les services (assurances ou transports en commun).

L’impact de l’inflation est considérable, en voici quelques cas :

  • La valeur de votre argent déprécie d’année en année. Il a pour effet d’inciter les ménages à consommer aujourd’hui, plutôt qu’à attendre plus tard.
  • La dette des pays baisse également d’année en année et les nouveaux emprunts perdront de leur poids à leur échéance.
  • Pour compenser la perte de pouvoir d’achat lié à l’augmentation des tarifs, les salaires augmentent également.

Il existe d’autres phénomènes liés à l’inflation, comme l’hyperinflation, la déflation ou encore la stagflation.

L’hyperinflation est mauvaise pour l’économie, car la hausse des prix est trop rapide par rapport aux salaires. Le meilleur exemple est celui de l’Allemagne dans années 20 où le prix du pain augmenté de 2000 % en quelques mois.

La déflation concerne une baisse généralisée des prix, dans ce cas l’économie s’enraye, car les consommateurs retardent leur achat puisqu’ils considèrent que les prix peuvent encore baisser.

Enfin, la stagflation représente une inflation combinée à une stagnation de la croissance qui s’affaiblit. Ainsi, on parle d’une situation économique d’un pays caractérisée par la stagnation de l’activité, de la production, et par l’inflation des prix.

L’inflation reste un élément clé pour la croissance mondiale, chaque acteur y joue un rôle important. C’est pour cela qu’il restera un objectif majeur pour Christine Lagarde lors les prochaines années. Elle tentera de maintenir le taux d’inflation à 2 %, seuil très difficile à atteindre puisque la dernière fois où cela s’est présenté… c’était en 2012.

Actualité:

Selon Eurostat, l’inflation dans la zone euro s’est légèrement accélérée en janvier, conformément aux attentes, avec la hausse des prix des produits alimentaires, des boissons alcoolisées, du tabac et de l’énergie.

Les prix à la consommation ont baissé de 0,1% par rapport à décembre mais augmenté de 1,4% par rapport à janvier 2019. Le taux d’inflation en rythme annuel était de 1,3% en décembre après 1,0% en novembre.

Les prix des produits alimentaires, des boissons alcoolisées et du tabac ont affiché une hausse de 2,2% sur un an, ceux de l’énergie une progression de 1,8%.

L’inflation dite de base, c’est à dire hors produits alimentaires non transformés et énergie, a ralenti à 1,3% en rythme annuel en janvier après 1,4% en décembre.

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Banque & Finance Nos analyses

Quelles sont les principales réglementations européennes qui auront un impact sur le secteur financier ?

Une chose est sûre, le secteur financier est en pleine transformation : fermetures d’agences, suppressions d’emplois, déplacement des services vers les canaux digitaux, fusions et acquisitions entre banques, implémentation des technologies (internet des objets, Big data, intelligence artificielle) dans leurs propositions de valeur, etc.

Ce ne sont que quelques exemples qui démontrent le changement que vit ce milieu, qui s’était peu développé dans sa forme durant le XXe siècle.

Beaucoup de ces changements trouvent une explication dans notre mode de consommation actuelle (hausse de la fréquentation des applications bancaires, taux d’intérêt très bas), tandis que d’autres préparent le monde financier de demain.

Ainsi, de nos jours, les données générées sur internet (data) sont vues comme « le nouvel or noir ». Celles-ci sont omniprésentes, lorsque vous surfez sur Facebook ou Google, lorsque vous répondez à une enquête en ligne, et même parfois, lorsque vous discutez entre amis. Elles constituent une source d’information de grande valeur pour les entreprises, dont certaines les monnaient en les vendant à autrui.

C’est la raison pour laquelle l’Union européenne a décidé d’instaurer une série de mesures pour protéger les données personnelles des citoyens européens.

En voici les principales:

  • GDPR, ou General Data Protection Régulation, est sûrement la réglementation qui a le plus fait parler d’elle ces derniers temps. Depuis le 25 mai 2018, les entreprises qui ont accès aux informations personnelles des citoyens européens doivent suivre une série de mesures strictes de conservation et traitement des données, sous peine d’amendes.

Les entreprises doivent pouvoir traiter les données avec précaution, ne garder que le minimum nécessaire et fournir un accès aux citoyens désireux de les modifier, consulter et/ou supprimer.

  • MIFID II, ou Market in Financial Instrument Directive II, est la suite du MIFID I créé en 2007. Son objectif est d’apporter une plus grande rigueur et transparence dans la vente de produits financiers tels que des actions, obligations, SICAVs, produits dérivés et toutes assurances placement.

L’autre aspect de cette réglementation est la protection de l’investisseur. Avant de pouvoir lui donner un conseil, les banques doivent établir le profil d’investisseur, qui reprend la situation financière de l’intéressé, sa stratégie d’investissement et sa connaissance/expérience dans ce domaine. Le conseiller doit être également transparent vis-à-vis des coûts, comme les frais d’entrée et de gestion.

  • PSD 2, ou Payment Services Directive 2, crée une structure pour les entreprises qui souhaitent entrer dans le secteur des paiements en ligne. Face à l’intention des GAFA de proposer des solutions de paiement, l’UE a décidé de réglementer la gestion des données bancaires et la manière dont les paiements en ligne doivent être exécutés. L’objectif est encore une fois la protection des citoyens européens.

Les organismes financiers et bancaires dépensent des millions d’euros pour mettre en place des structures qui respectent ces directives européennes, car les amendes peuvent être lourdes (% du CA).

D’autres parts, les instances de régulation intègrent elles aussi de nouvelles technologies, comme l’intelligence artificielle, pour contrôler les banques en devenant ainsi des RegTech, ou Régulation Technologies.

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Banque & Finance Bourse Nos analyses

Qu’est-ce que la vente à découvert d’action ou « short-selling » ?

La technique la plus connue sur les marchés boursiers est le fait de parier sur la hausse du cours d’une action, c’est à dire, d’acheter une action et espérer que son cours va monter pour pouvoir revendre l’action à un prix plus élevé.

Que faire lorsque l’on aimerait parier sur la baisse future d’une action ? Il existe une technique utilisée par certains investisseurs mais qui reste très peu connue ou très incomprise : la vente à découvert.

La VAD ou « short-selling » (en anglais) consiste à parier sur la baisse d’une action en vendant des actions à un prix élevé et ensuite à les racheter à prix plus faible en faisant un bénéfice. En principe, vous vendez des actifs que vous ne possédez pas …

– Mais alors… comment vendre des actions que l’on ne possède pas?

Tout simplement en les empruntant à de grosses sociétés aux portefeuilles stables (c’est à dire qu’ils ne vont pas vendre les actions qu’ils possèdent et dont le nombre d’actions dans leurs portefeuilles ne change presque pas).

Les sociétés avec ce type de portefeuille d’actions sont souvent les assurances, les fonds de pensions, les fonds de placement… Toutefois, il existe quelques limitations à la VAD (possible que sur les actions appartenant au SRD et certaines entreprises interdisent la vente à découvert de leurs titres).

– Ah d’accord… mais pourquoi cette technique n’est-elle pas appréciée par les entreprises ?

Malgré que cela leur rapporte beaucoup d’argent (puisque leurs actions sont échangées sur le marché boursier), certaines entreprises n’aiment pas la VAD car il en existent qui ignorent totalement les transactions qui sont faites avec leurs titres et ce manque de transparence inquiète ces sociétés.

–> Exemple:

La valeur de l’entreprise « P.F » est cotée 20 euros en janvier 2020. Nous pensons que la conjoncture est mauvaise et que le titre va suivre une tendance baissière. Ainsi, nous n’allons surtout pas en acheter mais nous allons faire une vente à découvert pour parier sur la baisse de cette action.

En mai 2020, notre anticipation de l’avenir était juste et nous a donné raison… L’action « P.F » est cotée 12 €. Notre scénario s’est donc réalisé, la valeur a baissé.

A ce moment, nous aimerions récupérer nos bénéfices et pour cela, il nous suffit d’acheter « P.F » afin de solder notre position de vente à découvert. Dans cet exemple, nous avons encaissé : 20 euros – 12 euros = 8 euros par action.

– Un peu d’actualité

Dernièrement, le fonds de pension public japonais GPIF (un des plus gros du monde) a interdit la VAD avec ses titres. En 2018, la VAD avait rapporté près de 300 millions de dollars de commissions nettes au GPIF (government pension investment fund), qui a malgré cela décidé de l’interdire.

« Bravo, excellente initiative! La vente à découvert devrait être illégale », voilà comment a réagi le patron de Tesla, Elon Musk, à la suite à cette annonce.

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Banque & Finance Bourse Nos analyses

Qu’est-ce qu’une « obligation » ?

La dernière fois, nous avons abordé les actions dans notre série sur les bases de la finance. Aujourd’hui, nous allons aborder les obligations.

Une autre manière pour les entreprises de lever des capitaux est l’émission d’obligations. Dans ce cas, l’investisseur achète une obligation à son émetteur (l’entreprise) qui lui promet de rembourser son capital à l’échéance.

De plus, pour le remercier de lui avoir prêté de l’argent, l’émetteur verse des intérêts réguliers, appelés coupons. L’obligation peut être vue comme une sorte de prêt réglementé.

Ainsi, une obligation peut se différencier d’une autre sur plusieurs éléments :

  • Sa nature : Obligation d’État (émis par des États), bon de caisse (émis par une banque), Obligation structurée (émis par des entreprises ou des banques)
  • Sa durée : l’échéance d’une obligation est connue (ex. : 6 ans)
  • Sa devise : Euro ou autres devises
  • Le marché : l’obligation peut être achetée directement à l’entreprise (marché primaire) ou à une personne qui la détient (marché secondaire)
  • Son coupon : il s’agit de l’intérêt versé par l’émetteur. Il est toujours exprimé en pourcentage du nominal (ex. : 5 % de 100 € = 5 €).
  • Son taux d’intérêt : il dépend directement des taux fixés par la BCE. Il permet de savoir si une obligation apportera un rendement satisfaisant.
  • Son prix : Le prix d’une obligation n’est pas toujours égal à 100 %. Il est le reflet des éléments repris ci-dessus. De plus, tous les investisseurs ne seront pas d’accord sur le prix d’une obligation.

Quels sont les avantages ?

  • Idéal pour les personnes qui souhaitent récupérer leur capital à l’échéance.
  • Idéal pour diversifier et sécuriser son portefeuille sur la durée.
  • L’entreprise ne dilue pas son actionnariat lorsqu’elle émet des obligations.
  • Variété d’émetteurs comme les pays, les banques et les entreprises.
  • Prise de risque plus faible…

Quels sont les désavantages ?

  • … mais prise de risque quand même, comme le risque de faillite de l’émetteur. Ainsi, prêter à la Grèce ne présente pas le même risque que de prêter à l’Allemagne.
  • Rendement souvent plus faible que le marché des actions.

Il existe une multitude d’obligations aux caractéristiques particulières. Certaines, par exemple, peuvent être converties en actions, d’autres sont à taux variables. Les notes structurées possèdent un mécanisme de protection du capital et d’intérêts variables.

Frais et Fiscalité ?

  • Une commission de courtage (qui dépend du montant ainsi que la durée restante de l’obligation)
  • Un précompte mobilier de 30 % sur les coupons (sauf si la vente se fait avant l’échéance sur le marché primaire)
  • Une taxe sur les opérations boursières (0,12 % si la vente se réalise sur le marché secondaire)

En Belgique, il est possible de souscrire des obligations en passant par des organismes financiers. L’investisseur qui investit en obligation souhaite avant tout protéger son capital ou diversifier un portefeuille existant.

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Banque & Finance Economie

Vous voulez comprendre les taux d’intérêt négatif en quelques lignes ? Lisez ceci !

Depuis quelques mois, nous parlons constamment des taux t’intérêt négatifs et cela prend une ampleur légitime à l’égard de l’opinion publique. Nous avons décidé de vous expliquer en quoi ça consiste mais également pourquoi les taux sont si historiquement bas.

En effet, depuis toujours, le temps a représenté un coût. Autrement dit, l’intérêt est la somme perçue par le prêteur qui renonce temporairement à l’usage de son argent et préfère le dédier à un placement rémunérateur. Ainsi, le taux négatif est la négation de l’échelle de temps et de l’échelle des risques.

Normalement, c’est le prêteur qui vous demande de l’argent mais aujourd’hui c’est devenu littéralement l’inverse et c’est donc le prêteur qui vous rémunère pour prêter son argent.

Dans l’objectif de pouvoir stimuler l’inflation et la croissance, les banques centrales ont tout d’abord ramené leur taux directeur à zéro. Ensuite, certaines ont fini par prendre en compte et instaurer des taux d’intérêt négatifs. Cette pratique s’est progressivement généralisée, sauf pour les États-Unis, qui ont tendance à pencher pour le rehaussement de leurs taux directeurs.

Le maintien d’une politique de taux nul ou négatif est la dernière tactique des banques centrales disposent pour relancer l’économie. Ainsi, les institutions monétaires cherchent à relancer l’activité en incitant les banques à prêter aux entreprises et aux particuliers. Elles espèrent aussi que cette injection de liquidités soutiendra les prix et écartera le risque de déflation. De plus, cela permettra également aux ménages de consommer plus puisque l’argent qu’ils ont stocké ne rapporte plus grand chose.

Du côté des Etats, ça leur permettent d’emprunter à taux négatifs, ce qui réduit le coût de leur financement et le poids de leur dette.

Si les taux négatifs profitent aux emprunteurs, ils pénalisent en revanche les épargnants, à qui leurs placements rapportent de moins en moins. 

Les emprunts à taux négatifs pénalisent également les banques, dont ils rognent les marges, et les assureurs, qui doivent honorer les taux positifs de leurs produits à « revenus garantis » malgré la chute des rendements obligataires.

– Quid de la Belgique ?

Le ralentissement économique actuel préoccupe les Banques centrales (Fed et BCE) et toutes deux ont annoncé être prêtes à agir pour relancer l’économie. Cela signifie qu’elles sont prêtes à baisser leurs taux directeurs, les taux d’intérêt au jour le jour.

Notons tout d’abord que la Belgique n’est pas la seule concernée. La Suisse, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas empruntent également à taux négatifs. La Belgique suit donc la tendance de la baisse.

Le faible taux d’intérêt a également des conséquences pour le consommateur. C’est une bonne nouvelle pour ceux qui veulent emprunter. C’est une mauvaise nouvelle pour l’épargne. Le nombre de comptes d’épargne sur lesquels on gagne encore un rendement supérieur au minimum légal diminue chaque jour.

A noter que sur l’épargnant belge, ça n’a pas réellement d’impact puisqu’en Belgique une loi impose que le taux de rendement soit de minimum 0,11%.

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Entreprises

Comment savoir si une entreprise est solvable ? Analyse du ratio de solvabilité

La solvabilité des entreprises est sans nul doute l’information financière la plus prisée des banques mais aussi des partenaires commerciaux, fournisseurs ou autre..

Concrètement, la solvabilité des entreprises est la capacité d’une entreprise à être en mesure de rembourser, à court ou à long terme, ses dettes auprès des banques, de ses fournisseurs et de l’Etat, elle met en évidence leur santé financière.

S’agissant du crédit entre entreprise, il est très courant, surtout en période de crise, qu’une entreprise ne puisse pas se faire payer. Ces impayés sont d’ailleurs la principale cause des défaillances d’entreprises…

D’ailleurs, les entreprises dont le chiffre d’affaires est généré par quelques gros clients sont fortement exposées à ce risque, leur pérennité dépendant de la santé financière de ces clients.

Parlons Finance vous explique pourquoi et comment vérifier la solvabilité de vos clients et fournisseurs grâce au ratio de solvabilité:

  • Ratio de solvabilité:

Ce ratio mesure l’autonomie financière de l’entreprise. C’est-à-dire que l’on va chercher à comparer les capitaux propres (ou fonds propres) par rapport au total du bilan.

Plus ce ratio est élevé, plus l’entreprise est autonome financièrement et donc, plus l’endettement est faible.

En revanche, plus ce ratio est bas, plus l’entreprise dépend de financement externe. En règle générale, on considère qu’une entreprise est solvable dès lors que ce ratio est égal ou supérieur à 20% mais pour la plupart des spécialistes, l’indépendance financière n’est solide qu’à partir de 30 à 35%.

A noter qu’un ratio inférieur à 10% est généralement symptomatique d’une structure dangereusement déséquilibrée, sachant que si le ratio est négatif, cela signifie que l’entreprise ne dispose plus de fonds propres suffisants pour la production.

En effet, si ce ratio est trop faible, cela risque de compliquer les possibilités de trouver des financements externes car il indique que l’entreprise est dépendante des entités qui la financent et ne dispose que de très peu de marge de manœuvre générée par ses fonds propres.

Il définit l’autonomie de gestion. Il est fonction du type d’actionnariat. S’il s’agit d’une entreprise familiale, elle sera désireuse de préserver son autonomie donc d’avoir un ratio se situant entre 1/2 et 1.

Idéalement, il faudrait que ce ratio soit supérieur à 1 puisqu’il est important pour les banquiers (avant/après) un octroi de crédit.

En résumé, la solvabilité permet de savoir à la fois si une entreprise a la capacité financière de payer ses factures, mais aussi, si elle le fait réellement.

H.N

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Banque & Finance

Connaissez-vous la Banque Nationale de Belgique ? Nous vous l’expliquons brièvement

Depuis 1850, la Banque nationale est la banque centrale de la Belgique. Les missions dont s’acquitte la BNB sont généralement des missions d’intérêt général sur les plans tant belge qu’international.

La Banque est tout à la fois autorité et établissement financier, mais aussi entreprise.

Elle fait partie du Système européen de banques centrales et compose, avec les banques centrales des autres États membres de la zone euro et la Banque centrale européenne, l’Eurosystème.

Le statut et le fonctionnement de la Banque sont régis en grande partie par la législation belge spécifique, mais aussi par la réglementation de l’Union européenne.

Dans certains domaines, les règles communes s’appliquent également à elle (marchés publics, fiscalité, législation sociale, environnement, etc.).
Le capital est détenu à 50% par l’Etat belge et 50% est cotée sur le marché Euronext Brussels.

Organe de la BNB

  • Gouverneur: désigné par le Roi pendant 5 ans (mandat renouvelable)
  • Vice-Gouverneur: Subordonné au gouverneur
  • Directeurs: 5
  • Conseil de régence: responsable des questions générales, de la politique
  • Commission des sanctions: habilité à donner des amendes administratives

Missions de la BNB

  • Politique monétaire
  • Emission de billets
  • Centre d’études et d’information
  • Stabilité financière
  • Missions internationales
  • Services à l’Etat, au public et au secteur financier
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Entreprises

Réforme du code des sociétés, quels changements en vue ? (Interview)

Le 1er mai 2019 la réforme du code des sociétés et des associations entrera en vigueur. Pour ce faire, nous avons rencontré un membre de Bibtax, société de consulting spécialisée en fiscalité et dans le droit des affaires qui a répondu à nos questions. Bonne lecture !

  • Bonjour, comme vous le savez plusieurs modifications seront apportées en termes de droits de sociétés, pourriez-vous nous expliquer quels seront les changements ?

En effet, au 1er mai 2019, le droit des sociétés sera réformé et ainsi, le nombre de formes juridiques diminuera mais d’autres implications sont également à observer.

Les associations et les sociétés seront regroupées sous un seul Code des Sociétés et des Associations.

L’un des grands changements sera que les ASBL pourront à l’avenir réaliser des bénéfices ou encore avoir une activité commerciale principale. A la différence que les sociétés pourront toujours distribuer leur bénéfice tandis que les associations devront le doter à leur but non lucratif.

Dès son entrée en vigueur, il n’y aura plus de distinction entre les sociétés civiles et commerciales. Ce changement découle de réformes précédentes concernant le droit de l’insolvabilité et du droit des sociétés.

Désormais, les associations et les sociétés seront considérées comme des « entreprises » et pourront être déclarées en faillite par le Tribunal de l’entreprise, anciennement Tribunal du commerce.

  • J’ai également appris qu’il existe un nombre inférieur de formes de sociétés, quelles sont-elles ?

Après la réforme, vous pourrez fonder une société uniquement sous ces 5 formes:

  1. La Société civile professionnelle ou SCP, qui est la seule forme de société sans personnalité juridique, càd qu’elle ne jouit pas de droits et obligations distincts.
  2. La Société à responsabilité limitée ou SRL, remplacera la SPRL avec quelques changements. Le capital minimum de 18 550€ sera aboli, il sera toutefois exigé des fondateurs un plan financier détaillant leurs sources de financement.
  3. La Société anonyme ou SA, conserve son capital minimum de 61 500€ puisqu’elle s’adresse aux grandes entreprises.
  4. La Société coopérative ou SC, devra compter un minimum de 3 actionnaires qui auront tous une responsabilité limitée.
  5. Personnes morales à responsabilité illimitée où tous les associés seront responsables des dettes de la société sur l’intégralité de leur patrimoine privé. 
  • Quelles sont les autres nouveautés ?

Actuellement, il vous était impossible de constituer une société seul sauf pour la SPRLU. A partir du 1er mai, vous pourrez créer une SRL et une SA.

La responsabilité des administrateurs dépendra du chiffre d’affaire et du bilan de l’entreprise durant les 3 dernières années.

La SRL se rapprochera de la SA puisqu’elle pourra transmettre ses actions librement et les sociétés pourront être cotées en bourse.

Enfin, désormais lorsqu’une société belge transférera son siège statutaire dans un autre pays, le droit des sociétés étranger s’appliquera.

  • Qu’en est-il des sociétés déjà existantes ?

A partir du 1er mai 2019, toute personne voulant constituer une nouvelle société devra choisir parmi les formes précitées.

Les sociétés existantes auront comme échéance le 1er janvier 2024 afin de modifier volontairement la forme juridique actuelle. Une fois ce délai écoulé, elles se verront attribuer la forme la plus proche.

Néanmoins, à partir du 1er janvier 2020, les administrateurs seront tenus de la faire dès la modification suivantes des statuts. Il est préférable de faire ce changement spontanément, faute de quoi les administrateurs pourraient être tenus responsables  d’erreurs y afférent.  

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Banque & Finance

Comment les banques gagnent-elles de l’argent ?

Vous vous êtes surement déjà tous posé la question de savoir comment une banque gagne-t-elle de l’argent ? Ben, nous allons tenter de vous éclairer sur le sujet…

Déjà, vous devez savoir qu’il existe différents types de banques dont notamment les banques commerciales, centrales ou encore les banques d’affaires. En fonction du type de banque, les façons de gagner de l’argent peuvent varier.

D’ailleurs, la plupart des banques commerciales ou banques de détail facturent des frais pour les différents services qu’elles proposent à leurs clients. Les services vendus peuvent être des frais de cartes bancaires ou encore les frais de virements… Ces frais permettent donc aux banques de gagner de l’argent mais ça ne représente pas la plus grosse part des entrées.

Ce n’est pas tout car les banques gagnent aussi de l’argent en prêtant l’argent des déposants (vous et moi) sur lequel elle perçois un intérêt débiteur.

Concrètement, la banque utilise l’argent déposé par ses clients sur différents comptes épargne dans le but de prêter cet argent à d’autres clients qui paieront le prix du prêt.

La banque rémunère ainsi les clients qui ont déposés de l’argent à un certain taux d’intérêt pour les gratifier d’avoir déposé de l’argent.

Par ailleurs, la banque fait payer un taux d’intérêt supérieur aux clients à qui elle prête de l’argent. La différence entre ces deux taux d’intérêt représente la rémunération de la banque, ce qu’on appelle la « Marge d’intermédiation ».

D’autres parts, les banques d’investissement placent de l’argent sur les marchés financiers. Elles achètent des actions ou des obligations qu’elles revendent ensuite avec un bénéfice, dans le meilleur des cas.

Via ces mécanismes financiers et aux dividendes qu’elles perçoivent, les banques gagnent de l’argent.

Il existe également des banques d’affaires qui accompagnent les grandes entreprises. Celles-ci proposent par exemple des analyse comptable ou des conseils stratégiques et financiers via des calculs assez complexes.

Elles peuvent aussi accompagner les entreprises sur des projets de fusions-acquisitions (M&A). Pour tous ces services, les banques d’affaires touchent de l’argent en guise de rémunération.

Nous reviendrons sur la création monétaire réalisée par les banques via l’intérêt et le crédit octroyé dans un article futur …

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Economie

Bientôt plus de cash ? A qui cela profiterait ?

Vous avez probablement tous constater la montée étonnante des différents moyens de paiements alternatifs (paiement mobile, PayPal ou encore les cartes sans contact).

Ainsi, vous remarquerez que le cash devient progressivement vétuste de par sa nature risquée.

Les arguments allant dans le sens de la dématérialisation de nos modes de paiement sont nombreux puisque l’aspect pratique de ces solutions plaisent ainsi que la facilité et la rapidité des transactions lors de nos achats en ligne.

A Londres, par exemple, il y a une généralisation de l’usage de la carte bancaire et une disparition progressive de l’argent liquide qui s’est déjà opéré depuis belle lurette. Les gens ont pris l’habitude de payer tout par carte, certains restaurants n’acceptent plus les pièces et les billets.

De plus, un certain nombre d’adresses pour déjeuner dans la City, centre névralgique de la finance, n’acceptent plus du tout les pièces et billets !

Ainsi, supprimer l’argent liquide de nos sociétés pourrait être très négatif surtout pour les classes de ménages moyen et pauvres.

Des arguments comme la lutte contre le terrorisme ou la drogue sont parfois invoqués au nom de la suppression progressive du liquide.

Fini les petits boulots entre amis ou encore les achats/ventes sur les sites de vente en ligne ou encore rendre votre vie plus vivable en arrondissant vos fins de mois avec l’une ou l’autre activité hors-circuit.

A noter qu’il sera davantage possible pour les Etats d’imposer des taxes sur la majorité de vos mouvements d’argent puisque tout sera su, au moindre achat…

Les établissements bancaires et l’Etat auront une vue sur absolument tout en passant par ce que vous mangez, visitez ou encore investissez et cela en temps réel.

  • La question est surtout de savoir à qui est-ce que ce plan de la suppression du liquide profite ?

Si nous raisonnons de manière totalement logique, ceux qui en tireraient le plus grand bénéfice seraient certainement les banques puis les Etats.

  1. D’une part, les banques s’épargneront des frais de transaction pour les opérations en d’argent liquide.
  2. Elles ne devront plus mettre à disposition de distributeur automatique de billets.
  3. L’argent ne devra plus être imprimé et les banques gagneront aux transactions.

Il s’agit là d’une affaire de plusieurs milliards. De plus, le chemin serait d’autant plus libre pour des intérêts négatifs donc des taxes qui pénalisent l’épargnant.

La logique de ce système de taux d’intérêt négatif conduit à proposer aux banques commerciales de se voir servies un taux d’intérêt négatif pour les liquidités qu’elles laissent en dépôts auprès des banques.

En effet, supprimer l’argent liquide signifie également que nous n’aurons plus aucun moyen de paiement anonyme, ce qui porterait atteinte à notre vie privée.

Dés lors, nous pouvons penser que la vraie motivation des autorités étatiques est d’exercer un contrôle complet des flux de paiement des citoyens.