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US CPI de juillet : l’inflation reste sage, mais le noyau s’échauffe

Les chiffres de l’inflation américaine pour juillet, publiés ce mardi à 14h30, livrent un message nuancé aux marchés.

L’indice des prix à la consommation (CPI) a progressé de 2,7 % sur un an, un rythme identique à celui de juin et légèrement inférieur aux attentes du consensus (2,8 %). Sur un mois, la hausse s’établit à +0,2 %, en ligne avec les prévisions.

En revanche, l’inflation sous-jacente — le Core CPI, qui exclut l’alimentation et l’énergie — montre davantage de vigueur. Elle grimpe à 3,1 % sur un an, contre 2,9 % le mois précédent et au-dessus des anticipations à 3,0 %. En rythme mensuel, la hausse atteint +0,3 %, conformément aux attentes.

Un signal contrasté pour la Fed

Cette configuration laisse la Réserve fédérale face à un dilemme.

D’un côté, l’inflation globale reste maîtrisée et continue de se rapprocher de l’objectif de 2 %, ce qui plaide pour un assouplissement monétaire dès septembre. Les investisseurs estiment désormais la probabilité d’une baisse de taux le mois prochain autour de 85 %.

De l’autre, la résilience de l’inflation sous-jacente, notamment dans les services, rappelle que les pressions sur les prix ne sont pas totalement dissipées. Les effets différés des tarifs douaniers imposés par l’administration Trump commencent à se répercuter sur les coûts de production et, in fine, sur les prix payés par les consommateurs.

Réactions de marché

Les marchés actions américains ont accueilli la publication par une hausse généralisée, soutenue par l’anticipation d’un virage accommodant de la Fed. Le S&P 500, le Nasdaq et le Dow Jones évoluent en territoire positif, tandis que les rendements obligataires se replient nettement, reflétant l’ajustement des anticipations de taux.

Sur le marché des changes, le dollar s’est légèrement affaibli face aux principales devises, les opérateurs intégrant un scénario plus favorable aux actifs risqués. Les flux « risk-on » pourraient se renforcer dans les jours à venir, d’autant que les tensions commerciales semblent s’alléger : Pékin a levé ses mesures de contrôle des exportations sur plusieurs entités américaines, signe d’un rapprochement avec Washington.

Entre prudence et optimisme

Si les données de juillet confirment que l’inflation globale n’est plus une menace immédiate, la dynamique du noyau incite encore à la vigilance. La Fed devra trancher entre agir vite pour soutenir l’activité et attendre des preuves plus tangibles d’un reflux durable des pressions sous-jacentes.

En attendant, les marchés semblent avoir fait leur choix : ils parient sur un assouplissement monétaire en septembre, misant sur un environnement plus favorable aux actions et aux actifs risqués dans les mois à venir.

Sources

  1. WSJ – Inflation Held Steady at 2.7% in July
    https://www.wsj.com/economy/cpi-inflation-july-2025-interest-rate-c9d31b19
  2. Business Insider – Why the latest inflation data gives investors a reason to smile
    https://www.businessinsider.com/markets-inflation-cpi-rate-cut-forecast-september-october-2025-8
  3. Reuters – Fed more hamstrung by murky data than Trump interference
    https://www.reuters.com/markets/us/fed-more-hamstrung-by-murky-data-than-trump-interference-mcgeever-2025-08-13/
  4. AP News – US inflation held steady as mild tariff hit offset by cheaper gas, food
    https://apnews.com/article/inflation-consumer-prices-jerome-powell-fed-interest-rates-7956da9c097730929b12c269f8c08399
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Banque & Finance Nos analyses

Qu’est-ce qu’un émetteur d’ETF ?

Les ETF (Exchange Traded Funds), ou fonds indiciels cotés, ont révolutionné la manière d’investir. Ils permettent d’accéder facilement à un panier d’actions ou d’obligations en reproduisant la performance d’un indice de référence, comme le CAC 40, le S&P 500 ou le MSCI World. Mais derrière chaque ETF, il y a un acteur fondamental souvent peu connu du grand public : l’émetteur.

Cet article vous explique en quoi consiste le rôle d’un émetteur d’ETF, pourquoi il est essentiel, et quels sont les critères à prendre en compte pour le choisir.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous remercions notre sponsor de nous accompagner dans la rédaction d’article d’éducation financière. Tout comme nous, inscrivez-vous sur Trade Republic dès aujourd’hui via notre lien ci-dessous:

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Qu’est-ce qu’un émetteur d’ETF ?

Un émetteur d’ETF est une société de gestion qui conçoit, gère, commercialise et administre un fonds indiciel coté en bourse. Il s’agit en quelque sorte du « fabricant » de l’ETF. C’est lui qui définit la stratégie de réplication, qui assure la transparence du produit et qui est responsable de sa bonne gestion au quotidien.

L’émetteur est donc chargé de :

  • Créer un ETF en répliquant la performance d’un indice (ex. : MSCI World, Euro Stoxx 50, Nasdaq 100, etc.)
  • Gérer les actifs réels (ou les produits dérivés) qui composent le fonds
  • Assurer la liquidité du produit sur les marchés financiers
  • Publier des informations régulières (composition, performance, frais, etc.)
  • Respecter les réglementations financières en vigueur

Concrètement, que fait un émetteur ?

Prenons l’exemple d’un ETF MSCI World. L’émetteur va créer un fonds qui réplique la performance de cet indice, soit en achetant les actions qui composent l’indice (réplication physique), soit en utilisant des produits dérivés comme des swaps (réplication synthétique).

Il s’assure que la performance du fonds reste proche de celle de l’indice (ce qu’on appelle le tracking error), ajuste le portefeuille en cas de changement dans la composition de l’indice et gère les entrées et sorties d’investisseurs.

Qui sont les principaux émetteurs d’ETF ?

Le marché mondial des ETF est dominé par quelques grands noms :

  • BlackRock (iShares) : leader mondial, avec des centaines d’ETF cotés
  • Vanguard : pionnier de la gestion passive, très populaire aux États-Unis
  • Amundi : premier émetteur européen, basé en France
  • Lyxor (racheté par Amundi en 2021)
  • Xtrackers (filiale de Deutsche Bank)
  • SPDR (State Street Global Advisors)
  • Invesco, WisdomTree, et d’autres acteurs spécialisés

Chacun propose une gamme variée d’ETF couvrant les principales classes d’actifs : actions, obligations, matières premières, ESG, thématiques, etc.

Pourquoi l’émetteur est-il un critère important ?

Tous les ETF ne se valent pas. Le choix de l’émetteur peut avoir un impact significatif sur la qualité, la performance et la sécurité du fonds. Voici pourquoi :

1. Qualité de la réplication

Certains émetteurs parviennent mieux que d’autres à reproduire la performance de l’indice de référence. Une bonne réplication se traduit par un faible écart de performance (tracking error).

2. Frais

Les frais de gestion (appelés TER – Total Expense Ratio) varient d’un émetteur à l’autre. Des frais plus bas permettent de maximiser les rendements nets sur le long terme.

3. Liquidité

Les ETF d’émetteurs réputés bénéficient souvent d’une meilleure liquidité, ce qui permet d’acheter et vendre plus facilement sur les marchés, avec des spreads plus faibles.

4. Transparence

Les meilleurs émetteurs publient régulièrement des informations détaillées sur la composition du portefeuille, les risques, les dividendes, etc.

5. Sécurité

Même si les actifs sont séparés du bilan de l’émetteur (en cas de faillite, les investisseurs restent propriétaires du fonds), il est toujours préférable de s’appuyer sur un acteur solide et reconnu.

Ce qu’il faut vérifier avant d’investir dans un ETF

Avant d’acheter un ETF, il est recommandé de prendre en compte plusieurs éléments liés à l’émetteur :

  • Son expérience et sa réputation dans la gestion passive
  • Le type de réplication utilisé (physique ou synthétique)
  • Le montant des encours sous gestion sur le fonds (plus il est élevé, plus la liquidité est souvent bonne)
  • Les frais de gestion (TER)
  • La régularité et la clarté des informations fournies

En résumé

L’émetteur d’ETF est un acteur fondamental dans l’univers de la gestion passive. Il conçoit le produit, en assure la gestion quotidienne et garantit sa conformité aux réglementations financières. Bien que souvent invisible aux yeux de l’investisseur particulier, le choix de l’émetteur est un critère essentiel pour sélectionner un ETF fiable, performant et bien géré.

Pour investir intelligemment en ETF, il ne suffit pas de choisir un indice ou un secteur : il faut aussi regarder qui se cache derrière le produit.

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Cryptomonnaies En vedette Nos analyses

L’institutionnalisation du bitcoin en 2024 : Et après ?

Janvier 2024 : Arrivée et adoption massive des ETF   

Pour bien comprendre le marché actuel des cryptomonnaies, revenons sur ce point de bascule : l’approbation des ETF Bitcoin aux États-Unis en janvier 2024, suivis des ETF Ethereum en juillet.   

 À partir de ce moment-là, l’institutionnalisation du bitcoin s’est accélérée et une nouvelle typologie d’investisseur s’est imposée sur le marché. En effet, désormais les investisseurs crypto ne sont plus uniquement des technophiles ou des particuliers. Aussi, au-delà des plus des grosses entreprises comme Tesla et MicroStrategy qui ont investi plusieurs millions de leur trésorerie en BTC depuis 2021, aujourd’hui, ce sont les acteurs historiques de la finance et du monde bancaire traditionnel qui entrent sur le marché.   

Nous pouvons notamment citer la banque britannique Barclay qui a acquis 131 millions de dollars de bitcoin via l’ETF BlackRock, suivie par la Banque de Montréal et ses 150 millions de dollars, pour ne citer qu’elles.     

  Évolution de l’achat de bitcoin par les entreprises privées (bleu), les entreprises publiques (gris) les gouvernements (violet), et les fonds d’investissement (orange) de janvier 2021 à mars 2025  

Tout au long de l’année 2024 : La campagne présidentielle de Donald Trump  

Tout au long de sa campagne présidentielle, Donald Trump a brandi Bitcoin comme un élément phare de son programme, et a notamment répété qu’il l’intégrerait dans les réserves nationales américaines. Tout en insistant sur son intention de faciliter l’innovation dans le secteur des cryptomonnaies de manière générale.  

Novembre 2024 : L’élection Donald Trump  

Depuis son élection le 4 novembre 2024, Donald Trump a mis en place plusieurs mesures pour tenir ses promesses. Le président des États-Unis a notamment créé un groupe de travail dédié à ce sujet, dirigé par Bo Hines.   

Il s’agira désormais de rester attentif au fil des mois, afin de voir si des mesures concrètes en ressortent. Enfin, ajoutons que la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme financier américain, est désormais dirigé par Mark T. Uyeda, favorable aux cryptomonnaies, contrairement à son prédécesseur Gary Gensler.   

Décembre 2024 : Bitcoin atteint les 100 000 dollars   

Les facteurs énoncés précédemment, couronnés par l’élection de Donald Trump participent à expliquer la hausse du prix du bitcoin, et le passage tant attendu des 100 000 dollars.  

En un an à peine, le bitcoin est passé de 42 000 $ au 1er janvier 2024, à 73 000 deux mois après l’annonce des ETF, puis à plus de 90 000 $ à la suite de l’élection de Donald Trump. Avant de conclure l’année en beauté avec un prix le plus haut* à 106 000 $.   

*ATH, acronyme de l’expression « All Time High » fait référence au « prix le plus haut » d’un actif, en français.   

Février 2025 : Bitcoin chute en dessous de 80 000 dollars  

Pourtant, nous verrons dans un prochain article que cette hausse s’en est suivi quelques mois plus tard, dès le début de l’année 2025, d’une nouvelle baisse. Alors que le marché et les investisseurs commençaient à s’habituer à un bitcoin à six chiffres, celui-ci redescend.  

Et il n’est pas le seul. Car rappelons-le, si bitcoin est considéré comme le métronome du marché crypto, de nombreuses autres cryptomonnaies sont également en jeu, notamment les altcoins qui ne répondent pas toujours aux attentes des investisseurs.  

Nous y consacrerons un nouvel article dans quelques jours, afin de suivre l’évolution de ces classes d’actifs et des réglementations du marché à l’international.  


Article co-rédigé avec Meria, la plateforme d’investissement en cryptomonnaies française leader depuis sa création en 2017 par Owen Simonin, Meria vous permet d’acheter, échanger mais également d’investir vos cryptomonnaies via le staking, afin de générer des rendements passifs et réguliers.  Meria est une société française, enregistrée PSAN auprès de l’AMF (E2021-016) 

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4 ETF pour investir dans les grandes capitalisations européennes

Investir en bourse peut sembler complexe, mais les ETF (Exchange Traded Funds) offrent une solution accessible et efficace pour diversifier son portefeuille. Parmi eux, les ETF sur les actions européennes à grande capitalisation attirent particulièrement l’attention des investisseurs souhaitant miser sur les plus grandes entreprises du continent.

Quels sont les meilleurs choix pour tirer parti du potentiel des grandes capitalisations européennes ? Décryptage.

Pourquoi choisir un ETF sur les grandes capitalisations européennes ?

Les grandes entreprises européennes jouent un rôle majeur sur la scène économique mondiale. Ces sociétés, souvent bien établies, bénéficient d’une solidité financière et d’une stabilité accrue par rapport aux petites et moyennes entreprises. Les ETF qui répliquent des indices composés de ces géants permettent aux investisseurs de s’exposer à un large éventail de secteurs tout en réduisant le risque spécifique lié à une seule entreprise.

Critères de sélection des meilleurs ETF

Avant d’investir, il est essentiel d’évaluer plusieurs critères clés :

  • Frais de gestion : Plus ils sont faibles, plus l’ETF est intéressant à long terme.
  • Volume des transactions : Un ETF avec une liquidité élevée facilite l’achat et la vente des parts.
  • Tracking Error : Un bon ETF doit répliquer fidèlement la performance de son indice de référence.
  • Encours sous gestion : Un montant élevé est souvent gage de stabilité et d’une gestion efficace.
  • Mode de réplication : Certains ETF utilisent une réplication physique (achat des actions de l’indice), tandis que d’autres optent pour une réplication synthétique (via des produits dérivés). La réplication physique est généralement préférée pour une meilleure transparence.

Les ETF incontournables sur les actions européennes à grande capitalisation

Voici une sélection de quelques ETF parmi les plus performants et populaires du marché :

  1. iShares Core MSCI Europe ETF
    • Réplication de l’indice MSCI Europe, qui couvre des entreprises majeures comme Nestlé, Roche ou LVMH.
    • Frais de gestion attractifs et forte capitalisation.
  2. Xtrackers Euro Stoxx 50 ETF
    • Se concentre sur les 50 plus grandes entreprises de la zone euro.
    • Idéal pour les investisseurs cherchant une exposition aux leaders du marché européen.
  3. Lyxor Stoxx Europe 600 ETF
    • Offre une diversification plus large avec 600 entreprises couvrant l’ensemble des secteurs.
    • Une option équilibrée pour ceux qui souhaitent diversifier encore davantage leur portefeuille.
  4. Amundi MSCI Europe ETF
    • Suivi efficace du MSCI Europe avec des frais réduits.
    • Un bon compromis entre performance et coût.

Quel ETF choisir selon son profil d’investisseur ?

  • Investisseur prudent : Un ETF répliquant un indice large comme le Stoxx Europe 600 permet de minimiser les risques grâce à une diversification accrue.
  • Investisseur dynamique : Un ETF plus concentré comme le Euro Stoxx 50 peut offrir de meilleures performances sur le long terme en misant sur les leaders européens.
  • Investisseur orienté coût : Les ETF avec les frais de gestion les plus bas (comme ceux d’Amundi ou iShares) sont à privilégier pour maximiser les rendements nets.

Comment investir dans un ETF ?

Pour acheter un ETF, il suffit d’avoir un compte-titres ou un plan d’épargne en actions (PEA) selon les dispositifs disponibles dans votre pays. Les ETF se négocient directement en bourse comme des actions classiques, ce qui signifie qu’il est possible de passer un ordre d’achat ou de vente à tout moment durant les heures d’ouverture des marchés.

Il est également recommandé d’adopter une stratégie d’investissement à long terme, notamment par des achats réguliers (à travers une stratégie de « dollar-cost averaging ») afin de lisser les fluctuations du marché et maximiser les chances de rendement.

Si vous êtes intéressé par l’investissement et que vous souhaitez investir dans vos premiers ETF avec une plateforme fiable et reconnue, inscrivez-vous sur Trade Republic dès aujourd’hui !

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Investir dans un ETF d’actions européennes à grande capitalisation est une solution judicieuse pour diversifier son portefeuille tout en bénéficiant de la solidité des plus grandes entreprises du continent. Avant de faire son choix, il est primordial de comparer les frais, la liquidité et la composition de l’indice répliqué.

En adoptant une approche réfléchie, ces ETF peuvent constituer un excellent levier pour une stratégie d’investissement à long terme.


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Votre épargne dort ? Voici comment la mettre au travail !

L’épargne est essentielle pour faire face aux imprévus et préparer l’avenir. Mais si elle reste simplement sur un compte bancaire à faible rendement, elle perd de la valeur avec l’inflation. Alors, comment optimiser son épargne et la faire fructifier ?

Voici quelques pistes pour mettre votre argent au travail efficacement.

1. Comprendre l’impact de l’inflation

L’inflation dévalue progressivement la valeur de votre épargne. Par exemple, avec une inflation de 3 % par an, 10 000 € d’épargne aujourd’hui auront une valeur réelle inférieure dans 10 ans. Il est donc crucial de rechercher des placements offrant un rendement au moins équivalent à l’inflation.

2. Optimiser son épargne de précaution

Avant d’investir, assurez-vous d’avoir une épargne de sécurité, soit l’équivalent de 3 à 6 mois de dépenses courantes. Cette somme doit être facilement accessible, placée sur un compte à vue ou un livret épargne offrant un minimum de rendement, comme le Livret A ou le LDDS.

3. Diversifier ses investissements

Une fois l’épargne de précaution constituée, il est temps d’envisager des placements plus dynamiques. Voici quelques options :

a) Les livrets et comptes à terme

Des solutions comme le Livret A, le LDDS ou les comptes à terme garantissent la sécurité de l’argent avec un faible rendement, mais restent un bon complément à court terme.

b) L’assurance-vie

Un outil de préparation à long terme avec deux grands types de supports :

  • Les fonds en euros : capital garanti mais rendement faible (~2 % en moyenne).
  • Les unités de compte (UC) : plus risquées mais potentiellement plus rentables.

c) Le Plan d’Épargne en Actions (PEA), les actions et les ETF

Investir en bourse via un PEA ou un compte-titres permet d’accéder aux marchés financiers avec un cadre fiscal avantageux (exonération d’impôt sur les plus-values après 5 ans pour le PEA).

  • Les actions : elles offrent un potentiel de rendement élevé sur le long terme, mais avec une volatilité plus importante. Idéal pour les investisseurs ayant une bonne tolérance au risque.
  • Les ETF (Exchange-Traded Funds) : ces fonds indiciels permettent d’investir dans un large panel d’actions en répliquant un indice boursier (S&P 500, MSCI World, etc.). Ils offrent une diversification immédiate, des frais réduits et sont adaptés aux stratégies d’investissement passives.

d) L’immobilier locatif

Investir dans l’immobilier via l’achat locatif ou des SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) offre une source de revenus passifs tout en profitant d’une valorisation du bien sur le long terme.

e) L’investissement en obligations et crowdfunding

Les obligations (corporate ou souveraines) offrent des rendements modérés avec un risque plus faible que les actions. Le crowdlending permet d’investir directement dans des entreprises ou des projets avec des rendements souvent attractifs.


Cet article est sponsorisé par Trade Republic. Si vous êtes intéressé par l’investissement et que vous souhaitez commencer à investir dans vos premiers ETF avec une plateforme fiable et reconnue, inscrivez-vous sur Trade Republic dès aujourd’hui via ce lien:

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4. Adopter une stratégie d’investissement adaptée

a) Définir son profil d’investisseur

Êtes-vous prudent, équilibré ou dynamique ? La répartition de vos placements dépendra de votre tolérance au risque et de votre horizon de placement.

b) Investir progressivement

Le DCA (Dollar-Cost Averaging) consiste à investir une somme régulière, quel que soit le contexte du marché, réduisant ainsi le risque de mauvais timing.

c) Optimiser la fiscalité

Utilisez les avantages fiscaux de certains placements (PEA, assurance-vie, SCPI en nue-propriété) pour limiter la pression fiscale sur vos gains.

Conclusion

Ne laissez pas votre épargne dormir ! Avec une approche adaptée à votre situation, il est possible de faire fructifier votre capital tout en gérant intelligemment les risques. L’essentiel est de diversifier et de commencer progressivement. Alors, par où allez-vous commencer ?

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2025 : Vers des baisses de taux de la BCE ?

La Banque centrale européenne (BCE) a abaissé son principal taux directeur à 2,75 % le jeudi 30 janvier 2025. Il s’agissait de sa cinquième baisse depuis juin dernier (le taux de dépôt culminait alors à 4 %).

Ce nouveau desserrement, voté à l’unanimité du Conseil des Gouverneurs, était largement attendu. Lors de la dernière réunion de politique monétaire, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, avait estimé que les taux directeurs étaient encore en territoire restrictif, autrement dit qu’il freinait l’économie plus qu’il n’était nécessaire. Par la suite, les « minutes » avaient confirmé que ce sentiment était largement partagé parmi les membres du Conseil des Gouverneurs.

Cette fois encore, la politique monétaire a été qualifiée de « restrictive ». Ainsi, pour l’ensemble des « ECB watchers », ces analystes qui suivent la BCE, l’issue de la réunion du 6 mars prochain ne fait donc guère de doute ; le taux de dépôt sera ramené à 2,5 %. Ils en sont d’autant plus convaincus que Christine Lagarde s’est montrée particulièrement confiante sur un retour de l’inflation à sa cible de 2 % dans le courant de l’année.

Dans son discours, peu de changement par rapport à décembre : les risques sur l’inflation et sur la croissance restent équilibrés. En revanche il commence à se dégager au sein des gouverneurs une petite fraction plus hawkish qui, sans remettre en cause le taux d’équilibre autour des 2%, commence à questionner le rythme pour l’atteindre.

En clair, il y aura à nouveau une baisse de taux de 25 bps en mars, mais ensuite c’est moins limpide. Nous commençons à imaginer que les derniers 50 bps pourraient intervenir de manière trimestrielle : une baisse de 25 vers juin, et une dernière au T4 ; alors qu’en décembre 2024, les 2% devaient être atteints en juin 2025.

D’ailleurs, La BCE pourrait cesser de décrire sa politique monétaire comme « restrictive » lors de sa prochaine décision en mars, selon des personnes au fait des débats au sein du Conseil des gouverneurs. Cette réflexion suggère que les responsables politiques ont commencé à se demander quand arrêter de réduire les coûts d’emprunt et s’il faut faire des pauses en cours de route. Officiellement, la BCE a déclaré qu’elle ne s’engagerait pas à l’avance, mais qu’elle prendrait ses décisions au fil des réunions.

Toutefois, pour l’instant, compte tenu de la faiblesse de la croissance dans l’Union Européenne, le risque d’en faire trop est désormais moins important que celui d’opter pour l’immobilisme selon le point de vue des marchés. Comme le résume à chaud Carsten Brzeski chez ING, « malgré une inflation globale un peu plus soutenue, l’atonie de l’économie de la zone euro ainsi que la forte conviction de la BCE que l’inflation reviendra à l’objectif ont motivé la baisse des taux d’intérêt ».

La présidente de la BCE a néanmoins pris toutes les précautions qui s’imposent, refusant de s’engager « à l’avance sur une trajectoire de taux particulière ».

La BCE conserve une « approche s’appuyant sur les données » pour décider « réunion par réunion » de la poursuite des baisses de taux.

En outre, concernant le taux neutre, ces dernières semaines, les différents membres du Conseil des Gouverneurs ont donné des estimations assez contrastées de ce fameux taux neutre : de 2,5 % pour les plus « faucons » à 1,75 % pour les plus colombes. Mais les débats ne porteront pas seulement sur le niveau, préviennent les économistes d’Aurel BGC.

« La BCE devra se demander si elle doit adopter en 2025, une politique monétaire accommodante avec des taux directeurs sous ce taux neutre », soulignent-ils. Ce jeudi, Christine Lagarde a indiqué qu’il n’était pas encore possible de dire si un passage en territoire « accommodant » serait justifié.

De fait, depuis le mois de juin, la BCE semble être confiante que le combat contre l’inflation est en grande partie gagné et se concentre de plus en plus sur les risques concernant la croissance de la Zone euro, en particulier dans le cas de l’Allemagne, pays en crise.

Pourtant, la Zone euro est confrontée à un problème d’inflation persistante, avec l’inflation globale reste supérieure à leur mandat et l’inflation de base encore plus.

Le problème pour la Zone euro est que l’inflation des services reste rigide, se stabilisant assez nettement autour de 4 %. Étant donné que les services représentent la grande majorité de l’activité et de la demande économique, il s’agit de la principale inflation que l’on observe dans l’économie.

Le moteur de l’inflation élevée des services est assez clair : une croissance élevée des salaires nominaux dans une économie où la productivité stagne. La croissance des salaires avoisine les 4 %, tout comme l’inflation des services.

L’inflation persistante dans les services a été masquée l’année dernière par la chute des prix de l’énergie, qui a suffisamment freiné l’inflation globale pour justifier des réductions. Cette tendance est clairement en train de s’inverser, ce qui devrait inciter la BCE à se demander si l’inflation est en train de s’améliorer.

Les conditions météorologiques jouent évidemment un rôle dans ce processus, mais il est à noter que les stocks de gaz sont en bien moins bonne voie pour démarrer l’année que ces deux dernières années, ce qui constitue une raison importante de faire pression sur les prix pour qu’ils évoluent à la hausse.

Si la BCE se basait principalement sur les chiffres de l’inflation, il n’y aurait aucune justification pour des baisses de taux à ce stade : l’inflation globale, l’inflation sous-jacente et celle des services sont toutes au-dessus du mandat, la croissance des salaires nominaux reste élevée en raison des tensions sur le marché du travail, et les prix de l’énergie augmentent clairement.

Et pourtant, elle continue à baisser ses taux. De fait, il semble que, dans l’esprit de la BCE, tout tourne autour du taux neutre. Pour comprendre cela, imaginez que les taux soient actuellement à 2 %. Est-ce que la BCE les baisserait ? Il serait très peu probable car elle ne veut pas encore adopter une politique stimulante.

La seule raison pour laquelle elle réduit les taux aujourd’hui, c’est parce qu’elle considère encore sa politique comme restrictive, et qu’elle estime que cela n’est plus nécessaire. C’est pour cette raison qu’elle continue à baisser ses taux.

Qui plus est, ces baisses de taux sont aussi une réponse proactive aux inquiétudes liées au ralentissement de la croissance dans la région. Tout cela revient à l’Allemagne, qui est le maillon faible parmi les grandes économies ces dernières années.

Certes, une telle faiblesse justifierait un assouplissement monétaire, mais la BCE est censée gérer l’ensemble de la zone euro, et non seulement l’Allemagne.

Le fait que la BCE privilégie le maillon le plus faible du bloc plutôt que de se concentrer sur l’inflation ne devrait pas être une surprise, cela fait plus de dix ans qu’elle suit cette logique, notamment depuis le sauvetage des pays périphériques après la crise financière de 2008. Mais à l’époque, cette politique n’a pas vraiment été mise à l’épreuve, car l’inflation était faible.

Aujourd’hui, la situation est différente : pour la première fois, la BCE doit choisir entre maintenir une politique stricte face à l’inflation et assouplir sa politique pour soutenir les économies les plus fragiles de la région.

Effectivement, la Zone euro a connu une stagnation inattendue à la fin de l’année dernière, l’effondrement des gouvernements de ses deux principales économies ayant ébranlé la confiance des entreprises et des consommateurs.

Le produit intérieur brut (PIB) du quatrième trimestre est resté inchangé par rapport aux trois mois précédents, a annoncé Eurostat, ce qui contredit les estimations des analystes qui estimaient que le bloc des 20 pays avait enregistré une croissance de 0,1%. La production a reculé de 0,2% en Allemagne et de 0,1% en France.

Sur l’ensemble de l’année 2024, le PIB de la zone euro a augmenté de 0,7%, indique Eurostat.

Par ailleurs, Christine Lagarde, a prévenu que l’économie était « appelée à rester faible à court terme », ajoutant que les enquêtes indiquaient une contraction continue de l’industrie manufacturière, même si les services progressaient.

« La confiance des consommateurs est fragile », a-t-elle déclaré. Elle a fait valoir que les risques économiques étaient « orientés à la baisse », dans la mesure où de plus grandes frictions dans le commerce mondial pourraient peser sur l’économie de la zone euro, tandis qu’une baisse de confiance pourrait freiner l’investissement et la consommation.

En tant qu’investisseurs, il ne sert à rien de débattre de la pertinence de cette décision ; il vaut mieux se concentrer sur les implications de ce changement de cadre pour les marchés.

C’est une nouvelle variante d’une politique « trop accommodante », similaire à celle de la Fed avant son revirement. Les conséquences sont assez évidentes : cela favorise les actions et l’or (en monnaie locale) par rapport aux obligations, et affaiblit l’euro par rapport aux économies plus solides comme les États-Unis et le Royaume-Uni, avec un marché qui commence déjà à intégrer ce changement de paradigme.

En plus de cela, l’incertitude liée à la politique commerciale américaine a commencé à monter, mais elle reste très contenue, si on la compare à la période de 2018-2019. Rappelons que les exportations européennes vers les Etats-Unis représentent 3,1% du PIB de la zone euro.

L’effet direct d’une hausse de 10% des droits de douane serait de l’ordre d’environ 0,1/0,2 pt de produit intérieur brut selon les analystes. En termes de croissance économique, les pays européens les plus touchés seraient ceux dont les exportations vers les Etats-Unis en % du PIB sont les plus élevées (Suisse, Allemagne, Pays-Bas, Suède). La France et l’Espagne seraient quant à elles peu touchées par des droits de douane uniformes.

Ensuite, il faut tenir compte des facteurs négatifs indirects en termes de croissance : la hausse des taux longs, la baisse de l’euro et les mesures de rétorsion prises par les Européens à l’égard des Américains.

Qui plus est, certains facteurs pourraient justement faire de nouveau augmenter l’inflation en zone euro et alors pourrait ralentir le rythme de baisse des taux de la BCE. En effet, la baisse de l’euro renchérit quant à elle les importations (notamment de matières premières) et a donc un effet potentiellement inflationniste qui pourrait limiter la détente monétaire de la BCE.

De plus, les mesures de rétorsion que prendraient les Européens en cas de hausse des droits de douane US se traduiraient également par un peu plus d’inflation en zone euro. Cela viendrait aussi compliquer le travail de la BCE. Si on imagine une hausse de 10% des droits de douane européens sur les importations en provenance des Etats-Unis (2,2% du PIB), l’impact sur l’inflation de la Zone euro pourrait être haussier d’environ 0,3% selon les analystes.

Lagarde a déclaré qu’étant donné que les décideurs politiques sont confrontés à une « incertitude importante et probablement croissante », il n’était pas possible de donner des orientations prospectives fermes. Elle a ajouté que le conseil des gouverneurs n’a eu aucune discussion « sur le moment où nous devons arrêter la réduction des taux d’intérêt» lors de sa réunion de jeudi.

« Nous connaissons la direction à prendre, c’est la direction que nous allons prendre », a-t-elle déclaré, affirmant que la séquence, le rythme et l’ampleur des nouvelles réductions seraient déterminés par les données.

Elle a fait valoir que les récentes augmentations des coûts d’emprunt à long terme des gouvernements de la zone euro étaient en partie dues aux mouvements du marché aux États-Unis, mais a insisté sur le fait que les réductions de la BCE auraient toujours un effet sur l’économie de la zone euro.

De fait, malgré ces baisses, le rendement des obligations allemandes à 10 ans, référence de la zone euro, a augmenté de près d’un demi-point de pourcentage par rapport à son plus bas de décembre pour atteindre 2,52 % actuellement.

En tout cas, jeudi, la BCE a réitéré que « l’atténuation progressive des effets de la politique monétaire restrictive devrait soutenir une reprise de la demande au fil du temps », soulignant une augmentation des revenus réels et une baisse des coûts d’emprunt. « Il y a une reprise… Nous n’avons jamais parlé de stagflation », a déclaré Mme Lagarde, notant que la croissance de l’année dernière avait été le double de celle de 2023 et que le marché du travail était solide.

La BCE ne prévoit toutefois qu’une légère accélération de la croissance, de 0,7 % pour l’ensemble de l’année dernière à 1,1 % cette année.

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Cryptomonnaies

Le Bitcoin pourrait bientôt atteindre le sommet historique de 100.000$ suite à l’élection de Donald Trump

Le Bitcoin a récemment franchi la barre des 90 000 dollars, atteignant ainsi un sommet historique. Cette hausse spectaculaire coïncide avec la réélection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, événement qui a considérablement influencé les marchés financiers et le secteur des cryptomonnaies.

L’impact de l’élection de Donald Trump sur le Bitcoin

La victoire de Donald Trump a eu un effet immédiat sur le cours du Bitcoin. Dès l’annonce de sa réélection, la cryptomonnaie a connu une augmentation significative, dépassant les 75 000 dollars et poursuivant son ascension jusqu’à atteindre 90 000 dollars.

Cette réaction du marché s’explique par les positions pro-cryptomonnaies affichées par Trump durant sa campagne. Il a notamment promis de faire des États-Unis la « capitale mondiale du Bitcoin et des cryptomonnaies » et de créer une réserve stratégique de Bitcoin ​​.

Réactions des marchés financiers

Outre le Bitcoin (<– lien pour lire l’histoire du BTC), les marchés financiers ont également réagi positivement à l’élection de Donald Trump. La Bourse de New York a ouvert en forte hausse, avec le Dow Jones et le S&P 500 atteignant de nouveaux records ​​. Les actions de sociétés liées aux cryptomonnaies, telles que Coinbase et Robinhood Markets, ont également enregistré des gains notables ​​.

Perspectives pour les investisseurs

Cette hausse du Bitcoin offre des opportunités intéressantes pour les investisseurs. Cependant, il est essentiel de considérer les éléments suivants :

  • Volatilité : Malgré cette augmentation, le Bitcoin reste un actif volatil. Les investisseurs doivent être prêts à faire face à des fluctuations de prix importantes.
  • Réglementation : Bien que Donald Trump ait exprimé son soutien aux cryptomonnaies, le cadre réglementaire pourrait évoluer. Il est donc crucial de rester informé des développements législatifs.
  • Diversification : Comme pour tout investissement, il est recommandé de diversifier son portefeuille pour minimiser les risques.

Le franchissement du seuil des 90 000 dollars par le Bitcoin, en lien avec l’élection de Donald Trump, marque une étape significative dans l’histoire des cryptomonnaies. Cette situation offre des perspectives intéressantes pour les investisseurs, tout en rappelant l’importance de la prudence et de la diversification dans toute stratégie d’investissement.​​

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Bourse Nos analyses Success story

Ex-Trader, Matthias Baccino publie son nouveau livre « prenez votre argent en main » !

Dans le paysage de la finance et de l’éducation financière en France, Matthias Baccino se distingue par sa passion pour la transmission de connaissances et son engagement pour rendre l’investissement accessible à tous.

Vous l’avez peut-être déjà vu intervenir sur des chaînes comme Legendmedia ou BFM Business, où il partage sa vision éclairée de la finance et ses conseils avisés pour les jeunes investisseurs. Aujourd’hui, à travers son parcours, ses engagements et son récent ouvrage, « Prenez votre argent en main », Matthias Baccino nous montre qu’il est possible de transformer l’univers de la finance pour qu’il devienne un allié du grand public.

Un parcours d’excellence et d’engagement financier

Diplômé de l’ESSEC en 2009, Matthias Baccino a un parcours impressionnant. Après avoir occupé des postes clés chez BNP Paribas et BinckBank, il rejoint en 2021 l’application d’investissement mobile Trade Republic en tant que General Manager pour la France et ensuite pour l’Europe.

Créée en Allemagne, Trade Republic a pour but de démocratiser l’accès aux marchés financiers avec un modèle transparent et des frais ultra-compétitifs. Sous sa direction, l’application a rapidement séduit les investisseurs français et belges en offrant des ordres de Bourse à 1 euro, une approche révolutionnaire dans un marché où les frais de transaction sont souvent un frein pour les petits investisseurs.



L’éducation financière au cœur de ses valeurs

L’un des constats de Baccino est que de nombreux Français, bien qu’instruits, manquent de compétences en gestion financière. Lui-même, malgré des études en sociologie, sciences politiques, et finance, n’a pas reçu de formation sur la gestion de budget ou l’épargne.

Ce déficit d’éducation financière, qui touche des milliers (voire millions) de personnes, l’a poussé à se tourner vers la distribution de produits d’épargne et à sensibiliser le grand public. À travers Trade Republic, il œuvre pour une finance accessible, car, selon lui, la finance n’est pas un domaine réservé à une élite mais une compétence fondamentale pour tous.

« Prenez votre argent en main » : un guide essentiel pour une autonomie financière

Dans son livre récemment publié, « Prenez votre argent en main« , Matthias Baccino propose une approche pragmatique et accessible pour aider chacun à prendre le contrôle de ses finances. Il aborde des thèmes comme l’épargne, la gestion des dépenses, la préparation à la retraite, et les investissements boursiers.

Baccino démystifie ces concepts en les rendant accessibles, rappelant que la finance n’est pas une science complexe mais une compétence que chacun peut développer. Ce livre se veut une réponse aux défis économiques actuels — baisse du pouvoir d’achat, incertitudes sur les retraites, et pressions économiques croissantes.

Pour Baccino, apprendre à gérer son argent est une étape vers la liberté financière. Il encourage les lecteurs à prendre des décisions éclairées, leur offrant des outils pratiques et des conseils applicables à tous les niveaux de revenus. Ce guide, clair et structuré, est un manuel de survie financière en temps moderne, à destination des jeunes comme des classes moyennes, tous confrontés à des enjeux économiques complexes.

L’ambition de Matthias Baccino : une finance pour tous

Avec Prenez votre argent en main et son engagement pour l’éducation financière, Matthias Baccino illustre une vision où la finance devient un levier d’émancipation plutôt qu’une source de stress. En simplifiant les notions financières et en proposant des solutions concrètes, il ouvre la voie à une finance plus démocratique, où chaque individu peut devenir acteur de son bien-être économique.

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Banque & Finance Bourse Nos analyses

Le Point sur les Marchés: Indices et événements majeurs de la semaine

Indice de la Fed de Dallas

L’indice de la Fed de Dallas, qui mesure l’activité manufacturière au Texas, sera publié le lundi 28 octobre. Bien qu’il s’agisse d’un indicateur régional, il donne un aperçu de la santé de l’industrie manufacturière, un secteur clé de l’économie américaine. Une baisse pourrait signaler un ralentissement industriel plus large, susceptible de freiner les indices boursiers ou de renforcer les anticipations de baisse de taux par la Fed​

Indice des prix immobiliers et rapport JOLTS

Le 29 octobre, deux données importantes seront publiées :

  • Indice des prix immobiliers de la FHFA : Cet indicateur, qui suit les prix des maisons résidentielles, donne des indications sur la demande des consommateurs et la santé du marché immobilier américain. Une hausse pourrait renforcer la confiance des consommateurs et des investisseurs.
  • Enquête JOLTS sur les offres d’emploi : Publié par le Bureau des statistiques du travail, le rapport JOLTS est essentiel pour suivre le nombre de postes vacants. Une augmentation pourrait refléter une pénurie de main-d’œuvre, signalant une possible pression à la hausse sur les salaires et une inflation persistante. Cela pourrait influencer les décisions de la Fed et créer de la volatilité sur les marchés des actions et des obligations​

PIB préliminaire du T3 aux États-Unis

L’un des événements les plus surveillés de la semaine sera la publication, le 30 octobre, de la première estimation du PIB américain pour le troisième trimestre. La croissance économique est une indication directe de la vigueur de l’économie. Un chiffre plus fort que prévu pourrait amener les investisseurs à anticiper des hausses de taux supplémentaires, impactant les actions technologiques et augmentant potentiellement les rendements obligataires, tandis qu’un ralentissement pourrait avoir l’effet inverse​

Dépenses des ménages et indice PCE

Le rapport du 31 octobre sur les revenus et dépenses des ménages inclura le PCE (Personal Consumption Expenditures), indicateur d’inflation préféré de la Fed. Ce chiffre est scruté de près car il influence directement les prévisions de politique monétaire. Une hausse marquée de l’indice PCE pourrait renforcer l’anticipation d’une politique monétaire restrictive, augmentant la pression sur les actions et renforçant le dollar. À l’inverse, un chiffre modéré pourrait offrir un répit aux marchés

Rapport sur l’emploi américain et taux de chômage

Le rapport sur l’emploi, attendu le 1er novembre, est toujours un événement majeur. Il inclut les emplois non agricoles et le taux de chômage. Si le marché du travail montre des signes de ralentissement, cela pourrait apaiser les craintes inflationnistes et détendre les conditions du marché. Cependant, un marché de l’emploi trop solide pourrait maintenir les pressions inflationnistes et alimenter les spéculations sur une nouvelle hausse de taux, impactant les obligations et les actions en conséquence​

Inflation de la zone euro

Enfin, les données d’inflation de la zone euro, publiées le 31 octobre, fourniront des indications cruciales pour les investisseurs européens. Une inflation au-dessus des prévisions pourrait augmenter les attentes de hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), ce qui pourrait affecter l’euro et les indices boursiers européens. À l’inverse, une inflation modérée pourrait rassurer les marchés et favoriser la hausse des actions

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Le Market Timing vs. le Dollar-Cost Averaging (DCA) : Quelle Stratégie pour l’investisseur débutant ?

L’investissement est une aventure passionnante, mais les débutants peuvent facilement se retrouver face à des choix difficiles, notamment lorsqu’il s’agit de la gestion de leur argent sur le long terme.

L’une des questions fréquemment posées est : faut-il essayer de « timer » le marché pour acheter au meilleur moment (market timing) ou investir régulièrement et automatiquement, sans se soucier des fluctuations (dollar-cost averaging, ou DCA) ?

Cet article explore ces deux approches et explique pourquoi le DCA est souvent privilégié par les investisseurs, en particulier ceux qui débutent.

Qu’est-ce que le Market Timing ?

Le market timing est une stratégie qui consiste à essayer de prévoir les mouvements du marché et d’investir uniquement lorsque l’on pense que les prix sont bas, dans l’espoir de maximiser les rendements. En théorie, cette méthode paraît idéale : acheter lorsque les prix sont bas et vendre lorsque les prix sont hauts. Cependant, en pratique, le market timing est extrêmement difficile, même pour les investisseurs les plus expérimentés.

Les défis du Market Timing

  1. Difficulté de prévision : Prédire les fluctuations du marché est pratiquement impossible, car les marchés sont influencés par de nombreux facteurs économiques, politiques et psychologiques. Même les professionnels échouent souvent à « timer » le marché de manière constante.
  2. Risques de manquer les meilleurs jours : De nombreuses études montrent qu’en essayant d’éviter les baisses, les investisseurs ratent également les meilleurs jours du marché. En effet, les jours de forte hausse des cours surviennent souvent après des baisses importantes, et ne pas être investi à ce moment-là peut réduire considérablement les rendements.
  3. Stress et incertitude : Le market timing demande une attention constante au marché et peut être émotionnellement épuisant. La peur de faire un mauvais choix, les hauts et les bas émotionnels liés aux fluctuations peuvent mener à des décisions irrationnelles.

Qu’est-ce que le Dollar-Cost Averaging (DCA) ?

Le dollar-cost averaging, ou DCA, est une stratégie d’investissement simple mais efficace qui consiste à investir un montant fixe à intervalles réguliers, par exemple chaque mois, quel que soit le niveau du marché. Cela signifie que vous achetez des actifs lorsque les prix sont bas, mais aussi lorsque les prix sont élevés, ce qui réduit l’impact des fluctuations sur le long terme.

Les avantages du DCA

  1. Réduction de l’impact de la volatilité : Avec le DCA, l’investisseur achète plus de parts lorsque les prix sont bas et moins de parts lorsque les prix sont élevés, ce qui permet de lisser le coût d’achat des actifs au fil du temps. Cette approche réduit le risque lié aux fluctuations des prix.
  2. Simplicité et discipline : Le DCA est une méthode simple qui ne nécessite pas d’anticiper les mouvements du marché. En investissant régulièrement, vous développez une habitude d’épargne et de discipline financière.
  3. Gestion du stress : Puisque le DCA ne dépend pas du timing du marché, il permet d’investir sans subir le stress et les incertitudes liés aux fluctuations du marché. Les investisseurs peuvent ainsi se concentrer sur leurs objectifs à long terme.

Merci Trade Republic qui sponsorise ce contenu pour vous aider à prendre vos investissements en main alors inscrivez-vous en cliquant ici et investissez facilement comme nous ! 🥰


Comparaison du Market Timing et du DCA

CritèreMarket TimingDollar-Cost Averaging (DCA)
ObjectifMaximiser les gains en achetant bas/vendant hautLisser les coûts d’achat à long terme
DifficultéÉlevée – nécessite une prédiction constanteFaible – basé sur un investissement régulier
RisqueÉlevé – risque de manquer les meilleurs joursModéré – atténuation des fluctuations
Gestion du stressStressant et demande un suivi constantMoins stressant – stratégie passive
Convient aux débutantsNon – nécessite une expertise avancéeOui – simple et adapté aux horizons longs

Étude de cas : L’impact du DCA sur un investissement de long terme

Supposons que vous investissiez 200 € par mois dans un fonds d’actions via un plan de DCA pendant 10 ans. Au cours de cette période, les prix des actions fluctuent en fonction du marché. Grâce au DCA, votre coût d’achat moyen est lissé sur la période et vous êtes protégé des baisses soudaines, sans avoir à prévoir les fluctuations.

En revanche, si vous aviez essayé de « timer » le marché pour acheter uniquement pendant les creux, vous auriez dû prédire les mouvements avec exactitude, ce qui est quasi impossible. Manquer quelques jours de hausse pourrait réduire significativement vos rendements. Par conséquent, le DCA, malgré ses investissements constants, vous aurait permis de rester sur le marché et de profiter de la croissance à long terme.

Quand le DCA est-il le plus utile ?

Le DCA est particulièrement utile dans un marché volatile ou en période d’incertitude économique, car il permet aux investisseurs de bénéficier des baisses de prix sans subir de pertes importantes. En revanche, dans un marché en croissance continue, le DCA peut limiter légèrement les rendements par rapport à un investissement unique. Cependant, pour un investisseur débutant qui souhaite se protéger des fluctuations, le DCA reste une option solide.

Pourquoi le DCA est une stratégie idéale pour les débutants

Pour les investisseurs débutants, le DCA est une stratégie efficace et simple qui permet d’accumuler des actifs sans avoir à se soucier du meilleur moment pour entrer sur le marché. Tandis que le market timing peut sembler tentant, il comporte des risques élevés et nécessite une expertise que même les professionnels ont du mal à maîtriser. Avec le DCA, vous construisez un portefeuille de manière régulière, développez une discipline financière, et vous réduisez l’impact de la volatilité.

En fin de compte, l’important est de garder une vision à long terme et de rester engagé dans votre stratégie d’investissement. Que le marché monte ou descende, le DCA vous permet d’avancer sereinement vers vos objectifs financiers.


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.