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L’histoire du Trading : Du cri des Bourses aux algorithmes modernes

L’histoire du trading est une fascinante épopée marquée par l’innovation, la passion et une quête incessante de l’efficacité.

De ses origines modestes dans les marchés de marchandises aux plateformes de trading digital d’aujourd’hui, le trading n’a cessé d’évoluer, transformant profondément la manière dont les investisseurs interagissent avec les marchés financiers.

Les origines du Trading

Les premiers échanges remontent à l’Antiquité, lorsque les marchands se rencontraient pour troquer des biens. Toutefois, c’est véritablement au début du XVIIe siècle que le trading moderne voit le jour avec la création de la Bourse d’Amsterdam en 1602, destinée à financer les expéditions de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Cette innovation marque la naissance des actions et des obligations, jetant ainsi les bases d’un système financier structuré.

L’émergence des Bourses modernes

Au fil des siècles, les places boursières se multiplient et se professionnalisent. Londres et New York deviennent les épicentres mondiaux du trading. Le développement des échanges sur le parquet – avec des cris et des gestes symboliques – illustre l’époque où l’intuition, la rapidité d’exécution et le sens du contact humain étaient essentiels. Ces marchés traditionnels ont façonné la culture du trading, marquée par une rigueur et une passion pour l’analyse en temps réel.

L’avènement de l’ère informatisée

L’arrivée des ordinateurs dans les années 1970 et 1980 révolutionne la finance. La transmission électronique des ordres permet une rapidité et une précision inédites. Des systèmes comme NASDAQ émergent, offrant une alternative aux échanges sur le parquet et ouvrant la voie à l’essor du trading algorithmique. Ce tournant technologique a transformé l’accès aux marchés en permettant le traitement de données massives et en automatisant des stratégies complexes.

La révolution d’internet et l’avènement des plateformes en ligne

Les années 1990 voient l’explosion d’Internet, qui démocratise l’accès au trading. Des plateformes en ligne telles que IG simplifient l’interface entre l’investisseur individuel et les marchés mondiaux. Ces outils modernes offrent :

  • Des interfaces intuitives et interactives
    La visualisation en temps réel des cours et des graphiques permet aux traders d’analyser le marché avec une précision accrue.
  • Des outils d’analyse avancés
    Les indicateurs techniques et les analyses fondamentales intégrées dans ces plateformes aident à prendre des décisions éclairées.
  • L’accessibilité mondiale
    Un simple smartphone ou un ordinateur permet aujourd’hui à des millions de personnes d’investir sur les marchés, brisant ainsi les barrières traditionnelles du trading réservé aux professionnels.
  • La gestion automatisée des risques
    Grâce aux ordres stop-loss, aux alertes personnalisables et aux algorithmes, les plateformes modernes offrent un contrôle du risque en temps réel, un aspect devenu indispensable dans un marché volatil.

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Les innovations récentes et l’avenir du Trading

Au XXIe siècle, l’innovation ne cesse de redéfinir les contours du trading. Les avancées en intelligence artificielle et en apprentissage automatique permettent désormais aux traders d’optimiser leurs stratégies par le biais d’algorithmes capables d’analyser des volumes de données bien supérieurs à ceux gérés par l’homme. Par ailleurs, l’émergence des cryptomonnaies et de la technologie blockchain a ouvert de nouveaux horizons, bouleversant les modèles financiers traditionnels.

L’essor du trading social – où les investisseurs partagent leurs stratégies sur des plateformes collaboratives – témoigne d’un désir croissant de transparence et de collaboration. Cette tendance, combinée à l’accessibilité offerte par les applications mobiles, redéfinit le paysage financier en rendant le trading plus interactif et participatif.

En somme, l’histoire du trading est le reflet d’une évolution constante, passant d’un art pratiqué dans les salles boursières traditionnelles à une science digitale accessible à tous. À l’heure où l’intelligence artificielle, le trading algorithmique et la blockchain transforment encore le secteur, l’avenir du trading promet de nouvelles innovations qui continueront de faire évoluer cette discipline passionnante.

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L’investissement passif : peut-on vraiment gagner de l’argent sans rien faire ?

L’investissement passif séduit de plus en plus d’investisseurs, attirés par l’idée de faire fructifier leur capital sans y consacrer trop de temps. ETF, immobilier, dividendes… Les options sont nombreuses, mais peut-on réellement générer des revenus sans effort ? Décryptage des stratégies et des pièges à éviter.

1. Qu’est-ce que l’investissement passif ?

L’investissement passif consiste à placer son argent dans des actifs qui génèrent des rendements réguliers sans nécessiter une gestion active quotidienne. Contrairement au trading ou à la spéculation, cette approche repose sur le temps et la capitalisation.

2. Les meilleures stratégies pour un investissement passif réussi

a) Les ETF : l’option favorisée des investisseurs long terme

Les ETF (exchange traded funds) permettent d’investir dans un panier d’actions ou d’obligations en une seule transaction, avec des frais réduits et une gestion automatique. Des indices comme le S&P 500 ou le MSCI World offrent une exposition globale et performante sur le long terme.


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b) L’immobilier locatif : un revenu passif à condition d’être bien géré

Investir dans l’immobilier locatif permet de générer des loyers réguliers. Pour minimiser la gestion, des solutions comme la location meublée, la gestion locative déléguée, ou l’investissement dans des SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) peuvent être intéressantes.

c) Les actions à dividendes : gagner sans revendre

Certaines entreprises versent des dividendes réguliers à leurs actionnaires. Investir dans des sociétés à fort rendement en dividendes permet de générer un revenu complémentaire sans avoir à vendre ses actions.

d) Les revenus issus des produits financiers innovants

  • Crowdlending : prêter de l’argent à des entreprises via des plateformes spécialisées.
  • Crypto-staking : générer des rendements en bloquant des cryptomonnaies sur des protocoles spécifiques.
  • Assurance-vie en gestion pilotée : laisser des professionnels gérer vos placements pour vous.

3. Les limites et risques de l’investissement passif

Bien que séduisant, l’investissement passif n’est pas sans risque :

  • Volatilité des marchés : même un portefeuille bien diversifié peut subir des baisses en cas de crise.
  • Fiscalité : certains revenus passifs sont taxés différemment, il faut optimiser sa stratégie fiscale.
  • Frais cachés : même les solutions passives ont des coûts qu’il faut surveiller.

Conclusion : un mythe ou une réalité ?

L’investissement passif permet effectivement de générer des revenus réguliers, mais il ne signifie pas “gagner de l’argent sans rien faire”. Il faut choisir les bons actifs, les ajuster au fil du temps et être patient. Avec une stratégie bien définie, c’est un excellent moyen de bâtir un patrimoine et d’atteindre l’indépendance financière.

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Votre épargne dort ? Voici comment la mettre au travail !

L’épargne est essentielle pour faire face aux imprévus et préparer l’avenir. Mais si elle reste simplement sur un compte bancaire à faible rendement, elle perd de la valeur avec l’inflation. Alors, comment optimiser son épargne et la faire fructifier ?

Voici quelques pistes pour mettre votre argent au travail efficacement.

1. Comprendre l’impact de l’inflation

L’inflation dévalue progressivement la valeur de votre épargne. Par exemple, avec une inflation de 3 % par an, 10 000 € d’épargne aujourd’hui auront une valeur réelle inférieure dans 10 ans. Il est donc crucial de rechercher des placements offrant un rendement au moins équivalent à l’inflation.

2. Optimiser son épargne de précaution

Avant d’investir, assurez-vous d’avoir une épargne de sécurité, soit l’équivalent de 3 à 6 mois de dépenses courantes. Cette somme doit être facilement accessible, placée sur un compte à vue ou un livret épargne offrant un minimum de rendement, comme le Livret A ou le LDDS.

3. Diversifier ses investissements

Une fois l’épargne de précaution constituée, il est temps d’envisager des placements plus dynamiques. Voici quelques options :

a) Les livrets et comptes à terme

Des solutions comme le Livret A, le LDDS ou les comptes à terme garantissent la sécurité de l’argent avec un faible rendement, mais restent un bon complément à court terme.

b) L’assurance-vie

Un outil de préparation à long terme avec deux grands types de supports :

  • Les fonds en euros : capital garanti mais rendement faible (~2 % en moyenne).
  • Les unités de compte (UC) : plus risquées mais potentiellement plus rentables.

c) Le Plan d’Épargne en Actions (PEA), les actions et les ETF

Investir en bourse via un PEA ou un compte-titres permet d’accéder aux marchés financiers avec un cadre fiscal avantageux (exonération d’impôt sur les plus-values après 5 ans pour le PEA).

  • Les actions : elles offrent un potentiel de rendement élevé sur le long terme, mais avec une volatilité plus importante. Idéal pour les investisseurs ayant une bonne tolérance au risque.
  • Les ETF (Exchange-Traded Funds) : ces fonds indiciels permettent d’investir dans un large panel d’actions en répliquant un indice boursier (S&P 500, MSCI World, etc.). Ils offrent une diversification immédiate, des frais réduits et sont adaptés aux stratégies d’investissement passives.

d) L’immobilier locatif

Investir dans l’immobilier via l’achat locatif ou des SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) offre une source de revenus passifs tout en profitant d’une valorisation du bien sur le long terme.

e) L’investissement en obligations et crowdfunding

Les obligations (corporate ou souveraines) offrent des rendements modérés avec un risque plus faible que les actions. Le crowdlending permet d’investir directement dans des entreprises ou des projets avec des rendements souvent attractifs.


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4. Adopter une stratégie d’investissement adaptée

a) Définir son profil d’investisseur

Êtes-vous prudent, équilibré ou dynamique ? La répartition de vos placements dépendra de votre tolérance au risque et de votre horizon de placement.

b) Investir progressivement

Le DCA (Dollar-Cost Averaging) consiste à investir une somme régulière, quel que soit le contexte du marché, réduisant ainsi le risque de mauvais timing.

c) Optimiser la fiscalité

Utilisez les avantages fiscaux de certains placements (PEA, assurance-vie, SCPI en nue-propriété) pour limiter la pression fiscale sur vos gains.

Conclusion

Ne laissez pas votre épargne dormir ! Avec une approche adaptée à votre situation, il est possible de faire fructifier votre capital tout en gérant intelligemment les risques. L’essentiel est de diversifier et de commencer progressivement. Alors, par où allez-vous commencer ?

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2025 : Vers des baisses de taux de la BCE ?

La Banque centrale européenne (BCE) a abaissé son principal taux directeur à 2,75 % le jeudi 30 janvier 2025. Il s’agissait de sa cinquième baisse depuis juin dernier (le taux de dépôt culminait alors à 4 %).

Ce nouveau desserrement, voté à l’unanimité du Conseil des Gouverneurs, était largement attendu. Lors de la dernière réunion de politique monétaire, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, avait estimé que les taux directeurs étaient encore en territoire restrictif, autrement dit qu’il freinait l’économie plus qu’il n’était nécessaire. Par la suite, les « minutes » avaient confirmé que ce sentiment était largement partagé parmi les membres du Conseil des Gouverneurs.

Cette fois encore, la politique monétaire a été qualifiée de « restrictive ». Ainsi, pour l’ensemble des « ECB watchers », ces analystes qui suivent la BCE, l’issue de la réunion du 6 mars prochain ne fait donc guère de doute ; le taux de dépôt sera ramené à 2,5 %. Ils en sont d’autant plus convaincus que Christine Lagarde s’est montrée particulièrement confiante sur un retour de l’inflation à sa cible de 2 % dans le courant de l’année.

Dans son discours, peu de changement par rapport à décembre : les risques sur l’inflation et sur la croissance restent équilibrés. En revanche il commence à se dégager au sein des gouverneurs une petite fraction plus hawkish qui, sans remettre en cause le taux d’équilibre autour des 2%, commence à questionner le rythme pour l’atteindre.

En clair, il y aura à nouveau une baisse de taux de 25 bps en mars, mais ensuite c’est moins limpide. Nous commençons à imaginer que les derniers 50 bps pourraient intervenir de manière trimestrielle : une baisse de 25 vers juin, et une dernière au T4 ; alors qu’en décembre 2024, les 2% devaient être atteints en juin 2025.

D’ailleurs, La BCE pourrait cesser de décrire sa politique monétaire comme « restrictive » lors de sa prochaine décision en mars, selon des personnes au fait des débats au sein du Conseil des gouverneurs. Cette réflexion suggère que les responsables politiques ont commencé à se demander quand arrêter de réduire les coûts d’emprunt et s’il faut faire des pauses en cours de route. Officiellement, la BCE a déclaré qu’elle ne s’engagerait pas à l’avance, mais qu’elle prendrait ses décisions au fil des réunions.

Toutefois, pour l’instant, compte tenu de la faiblesse de la croissance dans l’Union Européenne, le risque d’en faire trop est désormais moins important que celui d’opter pour l’immobilisme selon le point de vue des marchés. Comme le résume à chaud Carsten Brzeski chez ING, « malgré une inflation globale un peu plus soutenue, l’atonie de l’économie de la zone euro ainsi que la forte conviction de la BCE que l’inflation reviendra à l’objectif ont motivé la baisse des taux d’intérêt ».

La présidente de la BCE a néanmoins pris toutes les précautions qui s’imposent, refusant de s’engager « à l’avance sur une trajectoire de taux particulière ».

La BCE conserve une « approche s’appuyant sur les données » pour décider « réunion par réunion » de la poursuite des baisses de taux.

En outre, concernant le taux neutre, ces dernières semaines, les différents membres du Conseil des Gouverneurs ont donné des estimations assez contrastées de ce fameux taux neutre : de 2,5 % pour les plus « faucons » à 1,75 % pour les plus colombes. Mais les débats ne porteront pas seulement sur le niveau, préviennent les économistes d’Aurel BGC.

« La BCE devra se demander si elle doit adopter en 2025, une politique monétaire accommodante avec des taux directeurs sous ce taux neutre », soulignent-ils. Ce jeudi, Christine Lagarde a indiqué qu’il n’était pas encore possible de dire si un passage en territoire « accommodant » serait justifié.

De fait, depuis le mois de juin, la BCE semble être confiante que le combat contre l’inflation est en grande partie gagné et se concentre de plus en plus sur les risques concernant la croissance de la Zone euro, en particulier dans le cas de l’Allemagne, pays en crise.

Pourtant, la Zone euro est confrontée à un problème d’inflation persistante, avec l’inflation globale reste supérieure à leur mandat et l’inflation de base encore plus.

Le problème pour la Zone euro est que l’inflation des services reste rigide, se stabilisant assez nettement autour de 4 %. Étant donné que les services représentent la grande majorité de l’activité et de la demande économique, il s’agit de la principale inflation que l’on observe dans l’économie.

Le moteur de l’inflation élevée des services est assez clair : une croissance élevée des salaires nominaux dans une économie où la productivité stagne. La croissance des salaires avoisine les 4 %, tout comme l’inflation des services.

L’inflation persistante dans les services a été masquée l’année dernière par la chute des prix de l’énergie, qui a suffisamment freiné l’inflation globale pour justifier des réductions. Cette tendance est clairement en train de s’inverser, ce qui devrait inciter la BCE à se demander si l’inflation est en train de s’améliorer.

Les conditions météorologiques jouent évidemment un rôle dans ce processus, mais il est à noter que les stocks de gaz sont en bien moins bonne voie pour démarrer l’année que ces deux dernières années, ce qui constitue une raison importante de faire pression sur les prix pour qu’ils évoluent à la hausse.

Si la BCE se basait principalement sur les chiffres de l’inflation, il n’y aurait aucune justification pour des baisses de taux à ce stade : l’inflation globale, l’inflation sous-jacente et celle des services sont toutes au-dessus du mandat, la croissance des salaires nominaux reste élevée en raison des tensions sur le marché du travail, et les prix de l’énergie augmentent clairement.

Et pourtant, elle continue à baisser ses taux. De fait, il semble que, dans l’esprit de la BCE, tout tourne autour du taux neutre. Pour comprendre cela, imaginez que les taux soient actuellement à 2 %. Est-ce que la BCE les baisserait ? Il serait très peu probable car elle ne veut pas encore adopter une politique stimulante.

La seule raison pour laquelle elle réduit les taux aujourd’hui, c’est parce qu’elle considère encore sa politique comme restrictive, et qu’elle estime que cela n’est plus nécessaire. C’est pour cette raison qu’elle continue à baisser ses taux.

Qui plus est, ces baisses de taux sont aussi une réponse proactive aux inquiétudes liées au ralentissement de la croissance dans la région. Tout cela revient à l’Allemagne, qui est le maillon faible parmi les grandes économies ces dernières années.

Certes, une telle faiblesse justifierait un assouplissement monétaire, mais la BCE est censée gérer l’ensemble de la zone euro, et non seulement l’Allemagne.

Le fait que la BCE privilégie le maillon le plus faible du bloc plutôt que de se concentrer sur l’inflation ne devrait pas être une surprise, cela fait plus de dix ans qu’elle suit cette logique, notamment depuis le sauvetage des pays périphériques après la crise financière de 2008. Mais à l’époque, cette politique n’a pas vraiment été mise à l’épreuve, car l’inflation était faible.

Aujourd’hui, la situation est différente : pour la première fois, la BCE doit choisir entre maintenir une politique stricte face à l’inflation et assouplir sa politique pour soutenir les économies les plus fragiles de la région.

Effectivement, la Zone euro a connu une stagnation inattendue à la fin de l’année dernière, l’effondrement des gouvernements de ses deux principales économies ayant ébranlé la confiance des entreprises et des consommateurs.

Le produit intérieur brut (PIB) du quatrième trimestre est resté inchangé par rapport aux trois mois précédents, a annoncé Eurostat, ce qui contredit les estimations des analystes qui estimaient que le bloc des 20 pays avait enregistré une croissance de 0,1%. La production a reculé de 0,2% en Allemagne et de 0,1% en France.

Sur l’ensemble de l’année 2024, le PIB de la zone euro a augmenté de 0,7%, indique Eurostat.

Par ailleurs, Christine Lagarde, a prévenu que l’économie était « appelée à rester faible à court terme », ajoutant que les enquêtes indiquaient une contraction continue de l’industrie manufacturière, même si les services progressaient.

« La confiance des consommateurs est fragile », a-t-elle déclaré. Elle a fait valoir que les risques économiques étaient « orientés à la baisse », dans la mesure où de plus grandes frictions dans le commerce mondial pourraient peser sur l’économie de la zone euro, tandis qu’une baisse de confiance pourrait freiner l’investissement et la consommation.

En tant qu’investisseurs, il ne sert à rien de débattre de la pertinence de cette décision ; il vaut mieux se concentrer sur les implications de ce changement de cadre pour les marchés.

C’est une nouvelle variante d’une politique « trop accommodante », similaire à celle de la Fed avant son revirement. Les conséquences sont assez évidentes : cela favorise les actions et l’or (en monnaie locale) par rapport aux obligations, et affaiblit l’euro par rapport aux économies plus solides comme les États-Unis et le Royaume-Uni, avec un marché qui commence déjà à intégrer ce changement de paradigme.

En plus de cela, l’incertitude liée à la politique commerciale américaine a commencé à monter, mais elle reste très contenue, si on la compare à la période de 2018-2019. Rappelons que les exportations européennes vers les Etats-Unis représentent 3,1% du PIB de la zone euro.

L’effet direct d’une hausse de 10% des droits de douane serait de l’ordre d’environ 0,1/0,2 pt de produit intérieur brut selon les analystes. En termes de croissance économique, les pays européens les plus touchés seraient ceux dont les exportations vers les Etats-Unis en % du PIB sont les plus élevées (Suisse, Allemagne, Pays-Bas, Suède). La France et l’Espagne seraient quant à elles peu touchées par des droits de douane uniformes.

Ensuite, il faut tenir compte des facteurs négatifs indirects en termes de croissance : la hausse des taux longs, la baisse de l’euro et les mesures de rétorsion prises par les Européens à l’égard des Américains.

Qui plus est, certains facteurs pourraient justement faire de nouveau augmenter l’inflation en zone euro et alors pourrait ralentir le rythme de baisse des taux de la BCE. En effet, la baisse de l’euro renchérit quant à elle les importations (notamment de matières premières) et a donc un effet potentiellement inflationniste qui pourrait limiter la détente monétaire de la BCE.

De plus, les mesures de rétorsion que prendraient les Européens en cas de hausse des droits de douane US se traduiraient également par un peu plus d’inflation en zone euro. Cela viendrait aussi compliquer le travail de la BCE. Si on imagine une hausse de 10% des droits de douane européens sur les importations en provenance des Etats-Unis (2,2% du PIB), l’impact sur l’inflation de la Zone euro pourrait être haussier d’environ 0,3% selon les analystes.

Lagarde a déclaré qu’étant donné que les décideurs politiques sont confrontés à une « incertitude importante et probablement croissante », il n’était pas possible de donner des orientations prospectives fermes. Elle a ajouté que le conseil des gouverneurs n’a eu aucune discussion « sur le moment où nous devons arrêter la réduction des taux d’intérêt» lors de sa réunion de jeudi.

« Nous connaissons la direction à prendre, c’est la direction que nous allons prendre », a-t-elle déclaré, affirmant que la séquence, le rythme et l’ampleur des nouvelles réductions seraient déterminés par les données.

Elle a fait valoir que les récentes augmentations des coûts d’emprunt à long terme des gouvernements de la zone euro étaient en partie dues aux mouvements du marché aux États-Unis, mais a insisté sur le fait que les réductions de la BCE auraient toujours un effet sur l’économie de la zone euro.

De fait, malgré ces baisses, le rendement des obligations allemandes à 10 ans, référence de la zone euro, a augmenté de près d’un demi-point de pourcentage par rapport à son plus bas de décembre pour atteindre 2,52 % actuellement.

En tout cas, jeudi, la BCE a réitéré que « l’atténuation progressive des effets de la politique monétaire restrictive devrait soutenir une reprise de la demande au fil du temps », soulignant une augmentation des revenus réels et une baisse des coûts d’emprunt. « Il y a une reprise… Nous n’avons jamais parlé de stagflation », a déclaré Mme Lagarde, notant que la croissance de l’année dernière avait été le double de celle de 2023 et que le marché du travail était solide.

La BCE ne prévoit toutefois qu’une légère accélération de la croissance, de 0,7 % pour l’ensemble de l’année dernière à 1,1 % cette année.

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Trade Republic : Une promesse tenue avec un bilan remarquable en 2024 !

Quatre ans après son arrivée en France, Trade Republic affirme sa position de partenaire de confiance pour la gestion de l’épargne. Avec l’ouverture de sa succursale en France, cette plateforme propose des solutions adaptées aux besoins spécifiques de ses plus d’un million de clients français.

En tenant sa promesse d’apporter simplicité, transparence et efficacité, Trade Republic se distingue désormais comme un acteur clé du paysage financier.

Un compte courant rémunéré avec IBAN français : Une solution pratique et accessible

Le lancement d’un compte courant doté d’un IBAN français marque une avancée significative pour les clients de Trade Republic. Ce compte répond aux attentes des épargnants modernes en combinant praticité et performance :

  • 3 % d’intérêts annuels sur les dépôts, sans limite de montant et versés mensuellement.
  • Virements instantanés gratuits et gestion simplifiée des dépenses quotidiennes.
  • Aucun frais pour les retraits supérieurs à 100 € et aucune surcharge pour les paiements à l’étranger.

En associant ces fonctionnalités à la carte bancaire Mirror, au design premium, Trade Republic allie élégance et performance au service de ses utilisateurs. Cette carte, disponible pour un paiement unique de 50 €, reflète l’engagement de la plateforme envers une expérience client de qualité.

Un PEA sans frais : Une révolution pour l’épargne à long terme

Dans le domaine de l’investissement, Trade Republic confirme son rôle de pionnier en lançant le premier Plan d’Épargne en Actions (PEA) sans frais sur les plans d’épargne en France. Ce produit permet :

  • Un investissement jusqu’à 150 000 € dans un cadre fiscal optimisé.
  • Une exonération d’impôt sur les plus-values après cinq ans de détention.
  • Une gestion intuitive et accessible, adaptée aux nouveaux investisseurs comme aux plus expérimentés.

Cette initiative reflète l’ambition de Trade Republic de démocratiser l’accès à l’investissement, tout en respectant les attentes d’une clientèle en quête de solutions fiables et transparentes.

Un bilan impressionnant pour 2024

L’année 2024 témoigne de la confiance grandissante des épargnants envers Trade Republic :

  • 8 millions de clients à travers l’Europe, doublant son nombre d’utilisateurs.
  • 100 milliards d’euros d’actifs sous gestion, consolidant sa position de leader.
  • Un modèle économique solide, illustré par un bénéfice net en fin d’année.

Une vision claire pour 2025

Selon Christian Hecker, cofondateur de Trade Republic, « La France est au cœur de nos priorités pour 2025. Nous avons tenu notre promesse en localisant complètement notre offre afin de répondre aux attentes spécifiques des épargnants français. »

En alliant un compte courant rémunéré, un PEA sans frais et des outils innovants comme le Saveback, Trade Republic continue de redéfinir la gestion financière, sans jamais perdre de vue les besoins réels de ses clients.

Trade Republic : Une finance réinventée pour tous

Avec cette nouvelle offre, Trade Republic prouve qu’il est possible de concilier simplicité, transparence et performance. Que ce soit pour la gestion des dépenses quotidiennes ou pour planifier l’avenir financier, Trade Republic reste fidèle à son engagement de rendre la finance accessible à tous.


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Une baisse des taux hawkish par la FED

La Réserve fédérale a réduit ses taux d’intérêt d’un quart de point de pourcentage, mais a annoncé un rythme d’assouplissement plus lent l’année prochaine, propulsant le dollar à son plus haut niveau depuis deux ans et déclenchant une liquidation des actions américaines et internationales.

Le Comité fédéral de l’open market (FOMC) a voté mercredi une réduction du taux directeur à une fourchette de 4,25-4,5%, soit la troisième baisse consécutive. Les projections des responsables concernant les taux d’intérêt en 2025 laissent entrevoir moins de baisses que prévu, ce qui souligne leur inquiétude face à une inflation persistante.

Signe de ces inquiétudes, les responsables politiques ont également revu à la hausse leurs estimations d’inflation pour l’année prochaine.

Réaction des marchés :

La volatilité sur les actions de Wall Street a fortement augmenté avec le VIX qui a grimpé de plus de 50% dans la soirée.

Cela a mécaniquement engendré une forte chute des indices américains. De fait l’indice S&P 500 ayant chuté de près de 3 % et le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, de 3,6 %.

Les actions des petites sociétés cotées en bourse, considérées comme particulièrement sensibles aux fluctuations de l’économie américaine, ont subi un coup dur, faisant chuter le Russell 2000 de 4,4 %.

Les marchés boursiers européens et asiatiques ont chuté jeudi, les indices de référence de la Corée du Sud et de Taïwan ayant respectivement chuté de 1,8% et 1,6%. L’indice de référence européen Stoxx 600 était en baisse de 1,3% et le FTSE 100 de 1,2% dans les premiers échanges.

Ensuite, les obligations d’État américaines ont également vu leur prix chuter, le rendement des bons du Trésor à deux ans, sensible à la politique monétaire, augmentant de 0,11 point de pourcentage à 4,35 %, tandis que le 10 ans américain est passé de 4,385% à 4,522%.

« Il s’agit d’une baisse agressive de la Fed », a déclaré Priya Misra, gérante de portefeuille chez JP Morgan Asset Management. Les prévisions de la Fed montrent que les responsables prévoient désormais deux baisses d’un quart de point de pourcentage l’année prochaine, tandis que les traders de swaps en anticipent encore moins.

Les prévisions trimestrielles révisées pour le taux des fonds fédéraux affichaient des médianes de 3,875 % pour fin 2025 et de 3,375 % pour fin 2026. Chacune d’entre elles était supérieure de 50 points de base aux médianes de septembre. L’estimation médiane actualisée des décideurs politiques du taux neutre à long terme, un niveau théorique qui ne stimule ni ne restreint l’économie – a été augmentée de 2,90 % à 3 %.

Les projections économiques révisées des responsables de la Fed anticipent une croissance économique plus rapide qu’en septembre, un chômage plus faible et une inflation plus élevée.

Les investisseurs obligataires sont également conscients du potentiel des politiques fiscales prônées par le président élu Donald Trump, qui prendra ses fonctions le mois prochain, à alimenter à la fois la croissance et l’inflation.

La dispersion des prévisions pour le taux à long terme souligne vraiment à quel point il n’y a pas de consensus sur la position réelle du taux neutre. Tout ce sur quoi la plupart s’accordent, c’est qu’il est plus élevé qu’il ne l’était avant Covid.

Les économistes attribuent cette situation à un certain nombre de raisons, dont l’alourdissement de la dette fédérale. L’écart entre la projection de taux à long terme la plus basse et la plus élevée est de 1,5 point de pourcentage ! Il passe de 2,4 % à 3,9 %.

Le dollar a bondi de 1,2 % par rapport à un panier de six devises pour atteindre son plus haut niveau depuis novembre 2022. La monnaie américaine a augmenté depuis la victoire électorale de Donald Trump le mois dernier, en raison des attentes selon lesquelles les tarifs douaniers provoqueraient une nouvelle poussée d’inflation, mais la décision de la Fed de mercredi « met de l’huile sur le feu », a déclaré Mike Pugliese, économiste senior chez Wells Fargo.

Le fait que le dollar américain et les rendements des bons du Trésor américain aient augmenté aussi brusquement, suggère que le marché a été surpris de voir la Fed aligner aussi rapidement ses prévisions sur celles du marché pour l’année prochaine. Les marchés s’attendaient peut-être à ce que la Fed ne retire qu’une seule baisse de taux de ses prévisions pour l’année prochaine, avec une plus grande dispersion dans les projections.

Que s’est-il passé durant le FOMC ?

Alors que la croissance économique progresse à un rythme plus élevé que prévu pour cette partie du cycle et que l’inflation se maintient au-dessus de l’objectif de 2,0 %, la Fed semble plus prudente quant à la nécessité de baisser les taux. Si la baisse des taux n’a pas été une surprise, la Fed a modifié plusieurs fois ses projections économiques, qui ne prévoient que deux baisses de taux d’intérêt de 25 points de base chacune en 2025, alors qu’en septembre, la Fed en prévoyait quatre.

Le Summary of Economic Projections (SEP) a révisé à la hausse ses projections de croissance économique et d’inflation pour 2025 et 2026. La croissance économique progressant à un rythme plus soutenu que prévu pour cette partie du cycle et l’inflation se maintenant obstinément au-dessus de l’objectif de 2,0 %, la Fed semble plus prudente quant à la nécessité de réduire les taux.

Les projections d’inflation sont particulièrement remarquables. Les attentes pour 2025 concernant le déflateur des dépenses de consommation personnelle globales (PCE) ont été révisées à 2,5 % contre 2,1 %, ce qui représente une révision à la hausse significative des perspectives.

De fait, sur le sujet de l’inflation, Powell explique que le ralentissement du rythme des réductions prévu pour 2025 reflète des relevés d’inflation plus élevés et la poursuite attendue d’une inflation plus élevée que celle observée précédemment.

En outre, celui-ci a déclaré que les responsables de la Fed attendraient de nouveaux progrès en matière d’inflation lorsqu’ils envisageraient de nouvelles réductions. Ainsi, Powell a replacé l’attention sur l’inflation qui semblait être délaissée avec une attention portée plutôt sur l’emploi.

Les projections concernant le taux de chômage ont légèrement diminué pour 2024 et 2025, conformément aux projections de croissance actualisées. Bien que le taux de chômage soit resté relativement stable au cours des derniers mois, il est toujours en forte hausse par rapport à l’année dernière, ce qui pourrait expliquer pourquoi la Fed a décidé de réduire ses taux lors de cette réunion. Le maintien du plein emploi fait partie du double mandat de la Fed, donc une tendance à la hausse pourrait suggérer que la politique est toujours stricte.

Par conséquent, maintenant que le curseur est mis aussi bien sur l’emploi que sur l’inflation, les deux métriques vont être plus que jamais scrutées par le marché.

La déclaration accompagnant la décision de la Fed ne contient qu’un seul changement. Elle ajoute une référence à « l’ampleur et au calendrier » des ajustements supplémentaires, suggérant qu’elle pourrait suspendre sa baisse des taux en janvier.

Avec un large éventail de changements de politique monétaire potentiels à l’horizon qui pourraient faire augmenter l’inflation, tels que les droits de douane, les réductions d’impôts et les lois sur l’immigration, la Fed pourrait préférer attendre plus de clarté avant de modifier à nouveau sa politique à court terme.

Olu Sonola, responsable de la recherche économique aux États-Unis chez Fitch Ratings, s’exprime ainsi :

« La Fed reconnaît intrinsèquement la possibilité de politiques gouvernementales inflationnistes en 2025. Cela ne ressemble pas à un saut, mais plutôt à une pause. La croissance est toujours bonne, le marché du travail est toujours sain, mais les tempêtes inflationnistes s’accumulent. Il est clair que la Fed n’est plus aussi sûre de l’orientation de sa politique qu’elle ne l’était il y a trois mois. Nous devons tous nous préparer à une politique monétaire cahoteuse en 2025 ».

Effectivement, concernant le sujet de Trump, la Fed se montre également prudente dans l’attente des mesures effectives qui seront mises en place. Powell a déclaré que ses collègues et lui-même avaient effectué « un travail considérable » sur la manière dont les droits de douane pourraient influer sur l’inflation. « Cela nous met en position, lorsque nous verrons enfin quelles sont les politiques réelles, de procéder à une évaluation plus prudente et réfléchie de ce qui pourrait être la voie politique appropriée. »

Selon lui, ce n’est qu’une fois que les mesures commerciales sont annoncées et peuvent être analysées qu’il convient de réfléchir à leur impact sur l’économie. Il note toutefois que les conditions actuelles sont différentes de celles de 2018, lorsque le personnel de la Fed a analysé les effets potentiels de tarifs douaniers généralisés au cours de la première administration Trump.

Qui plus est, certains craignent que les politiques de la nouvelle administration soient inflationnistes, ce qui pourrait amener la Fed à de nouveau relever ses taux d’ici à la fin 2025, mais il est peut-être un peu trop tôt pour une telle action, car la mise en œuvre de nouvelles politiques prendra beaucoup de temps.

En revanche, une telle action pourrait ne pas se produire tant que nous n’aurons pas obtenu de données supplémentaires.

Bien sûr, le risque de tout cela est un ralentissement plus prononcé de l’activité économique qui amènerait la Fed à réduire davantage ses taux mais les données récentes ne suggèrent certainement pas qu’un tel ralentissement est imminent.

Les 100 points de base de réduction cette année montrent que la Fed a fait beaucoup pour soutenir l’économie, dit Powell, et les décideurs politiques veulent maintenant voir des progrès en matière d’inflation avant de réduire davantage les taux. « Nous sommes cependant entrés dans une nouvelle phase du processus », a déclaré Powell.

« À partir de maintenant, il convient d’agir avec prudence et d’attendre des progrès en matière d’inflation. »

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Banque & Finance Cryptomonnaies Nos analyses

Pourquoi les institutions financières ont-elles adopté le Bitcoin ?

Un changement radical est en marche, et il cache bien des mystères. BlackRock, autrefois critique féroce du Bitcoin, qualifiant cette monnaie de « l’indice du blanchiment d’argent », est désormais l’un de ses plus grands supporters avec le lancement des ETF Spot.

Mais ce n’est que la surface de l’iceberg. Selon son PDG, Larry Fink, ce n’est que le début.

À première vue, on pourrait penser que la finance institutionnelle a enfin compris les avantages du Bitcoin, facilitant une inclusion financière à grande échelle. Tout semble parfait dans ce nouveau monde numérique.

Mais attention, ne vous laissez pas tromper par les apparences : le projet d’ETF crypto n’est peut-être pas aussi bénéfique qu’il y paraît. Vous allez comprendre pourquoi.

La source de toutes les inquiétudes.

Bitcoin Magazine a récemment publié un article intitulé « Les plans de BlackRock pour posséder le monde fractionné ». Mark Goodwin et Whitney Webb, les auteurs, ont fait un travail remarquable et détaillé pour comprendre les réelles intentions derrière les projets des grandes institutions visant à garder le contrôle sur le marché des cryptomonnaies.

En suivant la logique des auteurs, on comprend comment des produits financiers comme les ETF Bitcoin peuvent potentiellement corrompre la cryptomonnaie.

Il ne faut pas se leurrer, sans l’influence de BlackRock, ces instruments financiers n’auraient probablement jamais vu le jour.

Les externalités négatives des ETF cryptos, calculées ?

En intégrant les Bitcoins dans un ETF, beaucoup pensent que cela peut les réduire à un simple actif spéculatif ou une réserve de valeur, comme de l’or numérique, et non une monnaie utile pour les transactions. Pourtant, l’objectif du réseau Bitcoin est de servir de base à un système financier alternatif, un système de cash électronique “peer-to-peer”. Les gros flux d’argent entrant dans le Bitcoin peuvent altérer sa vraie nature.

Tous les tokens accumulés par les gros investisseurs restent bloqués dans des portefeuilles “de garde” pour soutenir des Bitcoins papiers, des ETF, sans aucune utilité monétaire (comme valeur d’échange).

On en est encore au stade de la possibilité, mais c’est un risque réel. Plus la part de Bitcoin statique (bloqué dans des ETF) augmente, moins il y aura de liquidités pour alimenter des protocoles nécessaires au fonctionnement de la cryptomonnaie (comme le Lightning Network).

Actuellement, la répartition des Bitcoins est largement en faveur des investisseurs ordinaires à travers le monde. Les ETF en détiennent environ 4 %, mais ce qui compte, c’est la dynamique et non un chiffre à un instant précis.

4 %, c’est déjà beaucoup. Ces Bitcoins, qui sont sur les fonds (ETF) d’un asset manager presque étatique comme BlackRock, sont maintenant sous le contrôle des régulateurs américains, dont le département de la justice, la SEC, le Trésor et la Réserve fédérale.

Sur l’image, vous pouvez voir où en est la répartition des 21 millions de Bitcoins, sachant que les données datent de février. Nous étions seulement au tout début des ETF. Au passage, il est intéressant de noter que plus de 17 % des Bitcoins sont perdus. Faites bien attention à vos clés privées et à la manière dont vous conservez vos précieuses cryptos.

Le véritable intérêt des institutionnels.

La dynamique de cette accumulation par les institutionnels sera cruciale à surveiller dans les années à venir. Aujourd’hui, ce sont les plus grands acteurs du dollar américain qui se précipitent sur les ETF pour en proposer à leurs clients.

Cependant, ce même système du dollar perd de sa valeur si le protocole Bitcoin répond aux besoins transactionnels quotidiens de milliards de personnes dans le monde. Les plus grands acteurs du système financier comprennent bien que les ETF peuvent neutraliser le Bitcoin en tant que monnaie viable. Les méthodes et la mise en œuvre des institutionnels seraient donc claires : le Bitcoin doit rester un atout, et tous les efforts pour le faire évoluer en tant que monnaie doivent être orientés vers le dollar.

Pourquoi cela pose-t-il problème ?

Parce que les intérêts de BlackRock et des gouvernements ne sont pas forcément les mêmes que ceux des particuliers. La liberté, la vie privée, le droit de faire des transactions librement : tout cela n’est pas vraiment leur priorité. De plus, le Bitcoin est un actif décentralisé sur lequel il est impossible d’appliquer une politique monétaire, donc incontrôlable.

Larry Fink (fondateur de BlackRock) en 2012 : « Les marchés aiment les gouvernements totalitaires, les démocraties sont très désordonnées. »

Un autre problème majeur : la manipulation du marché.

L’article de Bitcoin Magazine explique aussi comment BlackRock pourrait facilement manipuler les ETF.

Pour commencer, il y a une clause qui stipule que l’ETF peut être liquidé à tout moment. Par exemple, en cas de contrainte réglementaire, l’ETF peut être supprimé, et les investisseurs remboursés en dollars. Imaginez la liquidation massive que cela provoquerait sur l’ensemble du marché. Sans refaire toute l’histoire de BlackRock, sachez quand même qu’ils sont plutôt proches du gouvernement américain. La crise de 2008 et même l’épisode Covid le démontrent bien.

Autre point de manipulation possible : le prix. BlackRock a choisi la méga-banque JP Morgan comme l’une des contreparties pour son ETF Bitcoin. Mais cette banque n’est pas exempte de scandales financiers. Elle a été condamnée à payer 920 millions de dollars d’amende pour manipulation des cours de l’or en 2020. C’est véritablement un danger. Le pire, c’est que cela se faisait en utilisant de l’or papier et donc des ETF, comme les ETF Bitcoin…

Pour Jamie Dimon, son PDG : « Bitcoin est une fraude et il n’y a aucun espoir pour le Bitcoin en tant que monnaie. »

Que faut-il retenir de tout ça ?

Notre sujet, c’est la volonté de BlackRock et des institutionnels américains de garder le contrôle sur les cryptomonnaies pour préserver la force du dollar.

Car oui, le Bitcoin est un véritable ovni dans le monde financier, avec la prétention de devenir la base d’un nouveau système financier plus libre et inclusif, mais surtout incontrôlable.

En 2024, le Bitcoin est encapsulé dans des ETFs, transformé en simple actif spéculatif dormant sur des portefeuilles de garde. Pour lancer ces fameux ETFs, des acteurs comme BlackRock travaillent main dans la main avec de grandes banques comme JP Morgan et Goldman Sachs, plusieurs fois condamnées pour manipulation.

Pour finir, ces banques lancent des blockchains privés, rien de comparable au Bitcoin public, pour garder le contrôle. La “tokenisation” de tous les actifs confondus – littéralement du monde – est un autre sujet lié qu’il sera important de détailler dans un futur article.

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La Fed pourrait commencer à ralentir ses baisses de taux en 2025

Un haut responsable de la Réserve fédérale a averti que les progrès de la banque centrale américaine dans la lutte contre l’inflation « pourraient stagner », même s’il a apporté son soutien à une baisse des taux d’intérêt plus tard ce mois-ci. Christopher Waller, gouverneur de la Fed et membre du Comité fédéral de l’open market (FOMC), a déclaré lundi 2 décembre, qu’il soutenait la baisse des taux de la banque centrale lors de sa réunion des 17 et 18 décembre.

Il a déclaré que les coûts d’emprunt toujours élevés freinaient la demande dans le pays, contribuant à atténuer les pressions sur les prix. Cependant, Waller a noté que « si les données que nous recevrons entre aujourd’hui et la prochaine réunion surprennent d’une manière qui suggère que nos prévisions de ralentissement de l’inflation et d’une économie en modération mais toujours solide sont fausses, alors je serai favorable au maintien du taux directeur en décembre ».

Il a ajouté que certains signes indiquaient que les progrès vers un ralentissement de l’inflation vers l’objectif de 2% de la Fed « pourraient être en panne » alors que les décideurs politiques s’efforcent de freiner la croissance des prix dans le vaste secteur des services. L’indice global des prix à la consommation a augmenté à un taux annuel de 2,6% en octobre, selon les données officielles.

En outre, le taux d’inflation annuel des prix à la consommation aux États-Unis, qui exclut des éléments tels que l’alimentation et l’énergie, s’est établi à un sommet de trois mois à 3,3 % en octobre 2024, inchangé par rapport à septembre et conforme aux estimations du marché.

Les prix des services hors services énergétiques, qui sont étroitement surveillés par la Réserve fédérale pour les indicateurs de l’inflation sous-jacente, ont augmenté légèrement plus rapidement (4,8 % contre 4,7 % en septembre), reflétant une inflation toujours élevée dans le secteur du logement lourd (4,9 %, comme en septembre) et des services de transport (8,2 % contre 8,5 %).

De fait, l’inflation des services reste fortement résiliente et est largement au-dessus de l’objectif des 2% de la Fed. En effet, la persistance d’une inflation élevée, est notamment dû à la solidité du secteur des services, où les coûts salariaux et la demande résiliente maintiennent les prix sous pression. De fait, aux États-Unis, le secteur des services est beaucoup plus important et demande davantage de main-d’œuvre (il emploie 114 millions de personnes) que le secteur manufacturier (il emploie 13 millions de personnes).

Les prix des services sont plus rigides et tendent à être davantage influencés par les coûts de la main-d’œuvre, tandis que les prix manufacturiers sont plus volatils, avec un impact plus important des matières premières, des prix de l’énergie et des problèmes de chaîne d’approvisionnement.

De plus, le président de la Fed de New York, John Williams, a reconnu lundi dans des remarques séparées qu’il faudrait « un certain temps » pour que l’objectif d’inflation soit atteint en raison de progrès « inégaux », mais il s’est dit confiant que la banque centrale finirait par atteindre son objectif alors que la désinflation liée au logement se poursuivait et que les attentes d’inflation restaient sous contrôle.

Ainsi, la probabilité implicite d’une baisse des taux en décembre est passée de 66 % à 72,5 % à la suite des remarques des deux responsables de la Fed, selon les données du CME Group basées sur les échanges de contrats à terme sur les fonds fédéraux. Une baisse d’un quart de point en décembre marquerait la troisième réunion consécutive au cours de laquelle la Fed abaisserait ses taux d’intérêt, après avoir lancé le processus en septembre avec une réduction d’un demi-point. Cela ramènerait le taux des fonds fédéraux à une nouvelle fourchette cible de 4,25 à 4,5 %.

Néanmoins pour l’année prochaine, les traders ne voient plus que deux baisses de taux de 25 points de base jusqu’à la dernière réunion de 2025 qui sera le 10 décembre, alors qu’ils voyaient une baisse totale de 200 points de base pour l’année prochaine, en septembre 2024.

Par ailleurs, les responsables de la Fed recevront vendredi une mise à jour importante sur l’état du marché du travail avec le rapport sur les salaires et du taux de chômage de novembre, ainsi que de nouvelles données sur l’inflation la semaine prochaine couvrant les consommateurs et les producteurs. Les décideurs politiques recevront également de nouvelles données sur les ventes au détail – un moteur essentiel de l’économie américaine, le premier jour de la réunion de politique monétaire de deux jours de ce mois.

Qui plus est, ces derniers constatent comme tous les analystes la résilience de l’économie américaine, après avoir craint jusqu’à présent que le marché du travail ne se dirige vers un ralentissement marqué. Ils ont noté dans un compte-rendu détaillé de la réunion de novembre, publié la semaine dernière, qu’il n’y avait « aucun signe de détérioration rapide » sur le marché du travail.

Les perspectives plus optimistes, associées à de nouvelles inquiétudes concernant les pressions persistantes sur les prix qui ont maintenu les chiffres mensuels de l’inflation plus élevés que prévu, ont conduit à un large soutien parmi les responsables de la Fed pour agir « progressivement » alors que la banque centrale réfléchit à la rapidité avec laquelle elle doit ramener sa politique monétaire à un niveau « neutre » qui ne stimule ni ne supprime la demande.

Alors que Waller a déclaré qu’il s’attendait à ce que les baisses de taux « se poursuivent au cours de l’année prochaine », il a également précisé que le rythme de ces baisses ralentirait probablement au fil du temps. Williams a déclaré qu’il s’attendait à ce que les taux d’intérêt se déplacent vers un niveau neutre « au fil du temps ».

En supplément, la politique monétaire pourrait être confrontée à des vents contraires l’année prochaine si le président élu Donald Trump tient ses promesses de campagne de réduire les impôts, de limiter l’immigration et de mettre en place des tarifs douaniers. Les taxes sur les importations, en augmentant les coûts pour les entreprises et les consommateurs, combinées à une potentielle expulsion massive d’immigrants pourraient créer des tensions inflationnistes supplémentaires.

« Depuis la réunion du FOMC de septembre, les données ont généralement surpris à la hausse. En outre, l’élection a entraîné une appréciation des actifs à risque. Indépendamment des mesures mises en place, un changement de parti à la Maison Blanche crée de nouvelles inconnues pour l’économie », a déclaré Michael Feroli, économiste en chef pour les États-Unis chez JP Morgan. « Tous ces facteurs pourraient plaider en faveur d’un rythme plus progressif de baisse des taux d’intérêt. » 

D’ailleurs, certains vont même plus loin qu’une baisse progressive. De fait, Matthew Luzzetti, économiste en chef américain de la Deutsche Bank, a déclaré à Bloomberg TV qu’il pensait que la Fed procéderait à une baisse de taux de 25 points de base en décembre, puis ferait une pause pendant toute l’année 2025.

« Premièrement, ce sont les détails de notre économie sous-jacente que nous voyons maintenant », a déclaré Luzzetti. Il a mentionné la résilience continue apparente des consommateurs compte tenu des habitudes de consommation. Les dépenses de consommation personnelle ont augmenté de 0,1 % en juin, de 0,4 % en juillet, de 0,1 % en août, de 0,5 % en septembre et de 0,1 % en octobre, selon les données du Bureau of Economic Analysis (BEA).

Le revenu disponible des consommateurs (après impôts), a augmenté de 0 % en juin, juillet et août, puis de 0,1 % en septembre et de 0,4 % en octobre. En outre, la série régulière d’enquêtes sur la confiance des consommateurs du Conference Board a montré une hausse en novembre après trois mois de baisse.

La croissance du PIB a été de 1,6 % au premier trimestre, de 3,0 % au deuxième et de 2,8 % au troisième trimestre, tous chiffres annualisés corrigés des variations saisonnières fournis par le BEA. Il est difficile de plaider en faveur de baisses de taux d’intérêt comme mesure de stimulation alors que la croissance a été relativement stable.

Mais l’inflation est revenue à un niveau plus élevé que prévu, l’indice des prix PCE, mesure privilégiée par la Réserve fédérale, atteignant 2,3 % en glissement annuel en octobre et 2,8 % pour l’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie). Luzzetti a également évoqué un marché du travail « plus résilient et plus stable » que prévu. Globalement, suffisamment de facteurs suggèrent qu’il n’y a pas de nécessité urgente de réduire les taux d’intérêt.

« À cela s’ajoutent les changements de politique que nous attendons : prolongations des réductions d’impôts, peut-être de nouvelles réductions d’impôts, politique tarifaire, qui augmente l’inflation – tout cela conduit à cette dynamique de croissance plus forte, nous pensons, une inflation plus élevée qui reste supérieure à 2,5 %, et un taux directeur neutre [le taux à court terme qui n’encourage ni la croissance ni la réduction de l’économie] qui est proche de 4 %, et celui de la Fed au-dessus de 4 % », ne laissant aucune place à de nouvelles réductions en 2025, a déclaré Luzzetti.

Selon lui, tout cela devrait devenir plus évident lorsque la Fed mettra à jour ses prévisions.

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Comment fonctionnent les banques d’affaires ?

Un an et demi après le début de la pandémie, le secteur des fusions-acquisitions a battu des records avec un total de 3 800 milliards de dollars en transactions durant les huit premiers mois de 2021.

Cette forte activité illustre l’importance des banques d’affaires, pourtant souvent méconnues du grand public. Bien plus que des traders de marché, ces institutions mènent des opérations financières déterminantes pour les grandes entreprises et les États. Cet article propose de démystifier les activités et les missions clés de ces banques.

Les activités bancaires en bref

Pour comprendre la place des banques d’affaires, il est important de recontextualiser les différentes branches bancaires. Les banques se répartissent en quatre grands domaines d’activités, offrant chacun des services distincts :

  • Banque de détail : Orientée vers les particuliers et petites entreprises, elle accepte les dépôts et octroie des crédits pour financer des projets.
  • Banque de financement et d’investissement (BFI) : Le secteur central des banques d’affaires, qui s’adresse aux grandes entreprises, institutions et États pour des solutions de financement avancées. C’est la branche qui nous intéresse aujourd’hui.
  • Gestion d’actifs (Asset Management) : Gère les fonds des épargnants pour générer des rendements et battre les marchés.
  • Banque privée : Propose des services de gestion de fortune pour une clientèle fortunée, offrant des portefeuilles personnalisés.

I. Le Corporate Banking : Soutenir le développement des grandes entreprises

La première division des banques d’affaires, le Corporate Banking, accompagne les grandes entreprises dans leur financement et leur croissance. À travers ce département, les banques proposent des solutions adaptées aux besoins variés des entreprises, en fonction de la durée et des objectifs de financement. Ce financement peut être à court terme, par le biais de crédits renouvelables, ou s’étendre sur le long terme avec des financements dits « structurés ».

Le financement structuré s’applique souvent aux projets de grande envergure comme l’achat d’avions, d’infrastructures, ou encore d’immobilier commercial. Par ailleurs, le financement de projets s’inscrit aussi dans le cadre du Corporate Banking, notamment pour des constructions d’infrastructures ou des projets d’énergie renouvelable. Les banques syndiquent généralement ces prêts, c’est-à-dire qu’elles répartissent les risques et les coûts entre plusieurs établissements.

Enfin, l’export et le trade finance relèvent également du Corporate Banking. Ces services permettent de sécuriser les transactions internationales pour les entreprises engagées dans le commerce mondial, en garantissant notamment les paiements et en couvrant les risques associés aux exportations.

II. L’Investment Banking : Accompagner les stratégies financières des entreprises

L’Investment Banking concentre ses activités sur le conseil stratégique et le financement des entreprises. Ce département joue un rôle crucial dans l’accompagnement des entreprises dans leurs décisions majeures, telles que les levées de fonds et les opérations de fusion et acquisition (M&A).

La division fusions et acquisitions conseille les entreprises dans leurs stratégies d’expansion ou de cession, que ce soit pour acquérir une nouvelle société ou pour se séparer d’une filiale. Les équipes M&A accompagnent les clients tout au long du processus, de l’évaluation de la cible à la négociation. En tant qu’intermédiaires, elles mettent également en relation les acheteurs et les vendeurs potentiels.

L’équipe Equity Capital Market (ECM) est quant à elle spécialisée dans les levées de capitaux pour les entreprises cotées. Elle gère les introductions en bourse, les augmentations de capital, ainsi que les ventes de blocs d’actions. Les capitaux ainsi levés servent à financer des expansions, des acquisitions, ou encore à renforcer les bilans financiers des entreprises.

Parmi les autres divisions du pôle Investment Banking, les équipes Leverage & Acquisition Finance structurent les dettes lors d’opérations d’acquisition avec effet de levier (LBO), souvent au bénéfice de fonds d’investissement. En parallèle, les équipes Debt Capital Market (DCM) assurent l’émission d’obligations pour les entreprises solides, leur permettant de lever des fonds avec un risque modéré.

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III. Le Global Capital Market : Les activités de marché et le trading

Enfin, le Global Capital Market regroupe les activités de finance de marché. Ce département est le plus connu du public, notamment grâce à la visibilité des métiers de trading. Le Global Capital Market comprend trois grands types d’acteurs : les équipes de trading, les équipes de vente (sales), et les équipes de recherche.

Les traders sont en charge d’exécuter les transactions sur les marchés financiers, parfois pour le compte propre de la banque afin de tirer profit de certaines opportunités, ou au service des clients pour gérer les risques des produits financiers qu’ils détiennent. Ils interviennent sur différents actifs : actions, obligations, matières premières, ou encore produits dérivés.

Le rôle des équipes de vente, appelées sales, est d’interagir directement avec les clients pour leur proposer des produits financiers adaptés. Les sales conseillent leurs clients sur le timing et la stratégie d’investissement, selon les analyses de marché.

Le troisième pilier du Global Capital Market est la recherche, qui se divise en deux principaux métiers. D’une part, les analystes quantitatifs développent des modèles mathématiques pour optimiser les stratégies d’investissement. D’autre part, les analystes financiers suivent de près l’évolution de certaines entreprises pour émettre des recommandations d’achat ou de vente sur leurs actions. Ce travail d’analyse approfondie permet aux investisseurs de prendre des décisions éclairées.

Les banques d’affaires, pour minimiser les risques, disposent aussi d’équipes spécialisées dans la gestion des risques. Ces analystes veillent à ce que les positions des traders et les portefeuilles des clients soient gérés de manière prudente et alignés avec la politique de la banque, notamment en matière de liquidité et d’exposition aux risques de marché.

Conclusion : Les Banques d’Affaires, un pilier de l’économie mondiale

À travers leurs multiples activités, les banques d’affaires jouent un rôle essentiel dans le financement et le développement stratégique des grandes entreprises. Avec les divisions Corporate Banking, Investment Banking, et Global Capital Market, elles offrent un éventail de services répondant aux besoins des entreprises, des institutions et des États.

Bien que souvent complexes et exigeants, ces métiers sont au cœur de l’économie mondiale, influençant à la fois le financement de projets innovants et la croissance des marchés internationaux.

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Le Point sur les Marchés: Indices et événements majeurs de la semaine

Indice de la Fed de Dallas

L’indice de la Fed de Dallas, qui mesure l’activité manufacturière au Texas, sera publié le lundi 28 octobre. Bien qu’il s’agisse d’un indicateur régional, il donne un aperçu de la santé de l’industrie manufacturière, un secteur clé de l’économie américaine. Une baisse pourrait signaler un ralentissement industriel plus large, susceptible de freiner les indices boursiers ou de renforcer les anticipations de baisse de taux par la Fed​

Indice des prix immobiliers et rapport JOLTS

Le 29 octobre, deux données importantes seront publiées :

  • Indice des prix immobiliers de la FHFA : Cet indicateur, qui suit les prix des maisons résidentielles, donne des indications sur la demande des consommateurs et la santé du marché immobilier américain. Une hausse pourrait renforcer la confiance des consommateurs et des investisseurs.
  • Enquête JOLTS sur les offres d’emploi : Publié par le Bureau des statistiques du travail, le rapport JOLTS est essentiel pour suivre le nombre de postes vacants. Une augmentation pourrait refléter une pénurie de main-d’œuvre, signalant une possible pression à la hausse sur les salaires et une inflation persistante. Cela pourrait influencer les décisions de la Fed et créer de la volatilité sur les marchés des actions et des obligations​

PIB préliminaire du T3 aux États-Unis

L’un des événements les plus surveillés de la semaine sera la publication, le 30 octobre, de la première estimation du PIB américain pour le troisième trimestre. La croissance économique est une indication directe de la vigueur de l’économie. Un chiffre plus fort que prévu pourrait amener les investisseurs à anticiper des hausses de taux supplémentaires, impactant les actions technologiques et augmentant potentiellement les rendements obligataires, tandis qu’un ralentissement pourrait avoir l’effet inverse​

Dépenses des ménages et indice PCE

Le rapport du 31 octobre sur les revenus et dépenses des ménages inclura le PCE (Personal Consumption Expenditures), indicateur d’inflation préféré de la Fed. Ce chiffre est scruté de près car il influence directement les prévisions de politique monétaire. Une hausse marquée de l’indice PCE pourrait renforcer l’anticipation d’une politique monétaire restrictive, augmentant la pression sur les actions et renforçant le dollar. À l’inverse, un chiffre modéré pourrait offrir un répit aux marchés

Rapport sur l’emploi américain et taux de chômage

Le rapport sur l’emploi, attendu le 1er novembre, est toujours un événement majeur. Il inclut les emplois non agricoles et le taux de chômage. Si le marché du travail montre des signes de ralentissement, cela pourrait apaiser les craintes inflationnistes et détendre les conditions du marché. Cependant, un marché de l’emploi trop solide pourrait maintenir les pressions inflationnistes et alimenter les spéculations sur une nouvelle hausse de taux, impactant les obligations et les actions en conséquence​

Inflation de la zone euro

Enfin, les données d’inflation de la zone euro, publiées le 31 octobre, fourniront des indications cruciales pour les investisseurs européens. Une inflation au-dessus des prévisions pourrait augmenter les attentes de hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), ce qui pourrait affecter l’euro et les indices boursiers européens. À l’inverse, une inflation modérée pourrait rassurer les marchés et favoriser la hausse des actions