Catégories
Banque & Finance Bourse Nos analyses

Les différents types d’ETF à connaitre avant d’investir

Dans cet article, nous allons explorer les divers types d’ETF (Exchange-Traded Funds) disponibles sur le marché. Que vous soyez un investisseur débutant ou chevronné, comprendre les différentes catégories d’ETF peut vous aider à diversifier votre portefeuille et à atteindre vos objectifs financiers.

Pour rappel, un ETF ou fonds négocié en bourse, est un panier d’actifs qui se négocie en bourse comme une action. Les ETF offrent une diversification instantanée, des frais réduits et une grande flexibilité, ce qui en fait un choix populaire parmi les investisseurs, mais il en existe une multitude que nous allons vous présenter !

Les différents types d’ETF

  1. ETF Actions: Les ETF actions sont les plus courants et suivent la performance d’un indice boursier. Voici quelques sous-catégories :
    • ETF Indice : Ces ETF reproduisent les performances d’indices majeurs comme le S&P 500, le CAC 40 ou le FTSE 100.
    • ETF Sectoriels : Ils se concentrent sur des secteurs spécifiques comme la technologie, la santé ou l’énergie.
    • ETF Pays/Régions : Ces ETF ciblent des marchés géographiques particuliers, comme les marchés émergents ou les marchés développés d’une région spécifique.
  2. ETF Obligations: Les ETF obligations investissent dans des portefeuilles d’obligations, ce qui offre une alternative aux investisseurs qui cherchent des revenus fixes et une diversification du risque.
    • ETF Obligations d’État : Ils investissent dans des obligations émises par des gouvernements.
    • ETF Obligations d’Entreprises : Ces ETF se concentrent sur les obligations émises par des entreprises.
    • ETF Obligations à Haut Rendement : Ils investissent dans des obligations à rendement élevé mais à risque plus élevé.
  3. ETF Commodities (Matières Premières): Les ETF commodities permettent d’investir dans des matières premières sans avoir à les acheter physiquement (pratique non ?).
    • ETF Métaux Précieux : Ils suivent les performances de métaux précieux comme l’or, l’argent ou le platine.
    • ETF Énergie : Ces ETF se concentrent sur des matières premières énergétiques telles que le pétrole ou le gaz naturel.
    • ETF Agricoles : Ils investissent dans des matières premières agricoles comme le blé, le maïs ou le soja.
  4. ETF Thématiques: Les ETF thématiques investissent dans des entreprises liées à une tendance spécifique ou à un thème d’avenir.
    • ETF Technologies Vertes : Ils se concentrent sur les entreprises qui développent des solutions énergétiques durables.
    • ETF Santé : Ces ETF investissent dans des entreprises du secteur de la biotechnologie, de la pharmaceutique ou des technologies médicales.
    • ETF Intelligence Artificielle et Robotique : Ils ciblent les entreprises innovantes dans le domaine de l’IA et de la robotique.
  5. ETF ESG (Environnement, Social et Gouvernance): Les ETF ESG investissent dans des entreprises respectant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.
    • ETF Bas Carbone : Ils se concentrent sur les entreprises à faible empreinte carbone.
    • ETF Impact Social : Ces ETF investissent dans des entreprises ayant un impact social positif, comme celles impliquées dans l’éducation ou la santé.
  6. ETF Inverses et à Effet de Levier: Ces ETF sont destinés aux investisseurs avancés cherchant à tirer profit des mouvements de marché à court terme.
    • ETF Inverses : Ils visent à obtenir des rendements opposés à ceux de l’indice sous-jacent.
    • ETF à effet de levier : Ces ETF amplifient les rendements de l’indice sous-jacent, que ce soit à la hausse ou à la baisse.

Comment choisir le bon type d’ETF ?

Choisir le bon ETF dépend de vos objectifs d’investissement, de votre tolérance au risque et de votre horizon temporel. Voici quelques étapes pour vous aider à faire le bon choix :

  1. Définir vos objectifs : Que recherchez-vous ? Croissance à long terme, revenus réguliers, diversification géographique ou sectorielle ?
  2. Évaluer votre tolérance au risque : Les ETF actions peuvent offrir des rendements élevés mais avec plus de volatilité, tandis que les ETF obligations sont plus stables mais avec des rendements potentiellement plus faibles.
  3. Considérer les Frais : Comparez les ratios de frais de différents ETF pour vous assurer de maximiser vos rendements nets.

    Merci Trade Republic qui sponsorise ce contenu pour vous aider à prendre vos investissements en main alors inscrivez-vous en cliquant ici et investissez facilement comme nous ! 🥰

  1. Analyser la performance et la liquidité : Recherchez des ETF avec une bonne performance historique et un volume de transactions élevé pour assurer une bonne liquidité.

Conclusion

Les ETF offrent une variété d’options pour répondre à presque tous les besoins d’investissement. Que vous cherchiez à diversifier votre portefeuille, à vous exposer à des tendances de marché spécifiques ou à investir de manière responsable, il existe probablement un ETF adapté à vos objectifs. Faites vos recherches, évaluez vos options et commencez à investir dans les ETF pour atteindre vos objectifs financiers.

Merci de nous avoir lus sur Parlons Finance ! N’hésitez pas à laisser vos questions ou commentaires ci-dessous. À bientôt pour de nouveaux articles sur la gestion financière et les stratégies d’investissement.


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

Catégories
Banque & Finance Bourse

Les investissements en ETF : Un guide facile à comprendre

Nous allons explorer le monde des ETF (Exchange-Traded Funds) et découvrir pourquoi ils deviennent de plus en plus populaires parmi les investisseurs. Que vous soyez un débutant en matière de finance ou un investisseur aguerri, cet article vous offrira un aperçu clair et concis des ETF et de leurs avantages.

Qu’est-ce qu’un ETF ?

Un ETF, ou Exchange-Traded Fund, est un type de fonds d’investissement coté en bourse, comparable à une action. Il regroupe un ensemble d’actifs, tels que des actions, des obligations, des matières premières ou un mélange de ces derniers. L’objectif principal d’un ETF est de reproduire les performances d’un indice spécifique, comme le CAC 40 en France ou le S&P 500 aux États-Unis.

Un ETF fonctionne en suivant passivement un indice de référence. Par exemple, un ETF qui suit le CAC 40 va chercher à reproduire les performances des 40 plus grandes entreprises cotées en bourse à Paris. L’ETF achète donc les actions composant cet indice dans les mêmes proportions. Ainsi, si l’indice progresse, la valeur de l’ETF augmente, et inversement.

Les Avantages des ETF

  • Diversification :

En investissant dans un ETF, vous obtenez une exposition à un large éventail d’actifs avec un seul achat. Cela réduit le risque lié à la détention d’une seule action ou obligation.

  • Frais Réduits :

Les ETF sont généralement moins coûteux que les fonds gérés activement. Les frais de gestion sont plus bas car ils suivent simplement un indice sans nécessiter de gestion active.

  • Accessibilité :

Les ETF se négocient en bourse comme des actions, ce qui signifie qu’ils sont faciles à acheter et à vendre à tout moment pendant les heures de marché. Cela offre une grande liquidité et flexibilité aux investisseurs.

  • Transparence :

Les ETF sont transparents, car ils publient régulièrement la liste des actifs qu’ils détiennent. Cela permet aux investisseurs de savoir exactement dans quoi ils investissent.

  • Fiscalité avantageuse :

Dans certains pays, les ETF bénéficient d’une fiscalité avantageuse par rapport aux fonds traditionnels. Cela peut réduire l’impact fiscal sur vos gains.

Les Risques Associés aux ETF

Comme tout investissement, les ETF comportent des risques. Les principaux risques incluent :

  • Risque de Marché : Si l’indice suivi par l’ETF baisse, la valeur de l’ETF diminuera également.
  • Risque de Liquidité : Bien que les ETF soient généralement liquides, certains ETF plus spécialisés peuvent avoir des volumes de transactions plus faibles, ce qui peut rendre la vente plus difficile.
  • Risque de Traçage : Il peut y avoir une légère différence entre la performance de l’ETF et celle de l’indice qu’il suit, en raison des frais de gestion et autres coûts.

Comment Investir dans des ETF ?

Investir dans des ETF est simple. Voici les étapes de base :

  1. Ouvrir un compte de courtage: Vous aurez besoin d’un compte de courtage pour acheter des ETF. Il existe de nombreuses plateformes en ligne qui offrent des frais compétitifs et des outils de recherche.

    Ouvrez votre compte chez Trade Republic pour une plateforme simple et à frais réduits !
  2. Choisir un ETF : Sélectionnez un ETF qui correspond à vos objectifs d’investissement et à votre tolérance au risque. Utilisez des critères tels que le type d’actifs, les frais de gestion, la performance historique et la liquidité.
  3. Passer un Ordre : Une fois que vous avez choisi un ETF, passez un ordre d’achat via votre compte de courtage. Vous pouvez acheter des ETF de la même manière que vous achetez des actions.

En effet, les ETF sont un excellent outil pour diversifier votre portefeuille à moindre coût et avec une grande flexibilité. Ils conviennent aussi bien aux investisseurs débutants qu’aux investisseurs expérimentés cherchant à optimiser leur stratégie d’investissement. Comme pour tout investissement, il est important de faire vos recherches et de comprendre les risques avant de prendre une décision.

Nous espérons que cet article vous a aidé à mieux comprendre les ETF et leur fonctionnement. N’hésitez pas à laisser vos questions ou commentaires ci-dessous. Nous reviendrons avec un nouvel article d’investissement très prochainement !

Bonne chance dans vos investissements !


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

Catégories
Bourse Nos analyses

Analyse technique vs. Analyse fondamentale : Deux approches pour évaluer les actions

Dénicher une action peu valorisée avec un fort potentiel de croissance est l’objectif de nombreux investisseurs, qu’ils soient professionnels ou boursicoteurs. Cependant, trouver ces perles rares ne se fait pas sans préparation. Deux principales méthodes d’analyse sont couramment utilisées : l’analyse technique et l’analyse fondamentale.

1. L’Analyse Technique

L’analyse technique repose sur l’étude empirique des graphiques et des statistiques. Son objectif est de comprendre les tendances futures en se basant sur les informations récoltées lors des années précédentes. Voici les principaux éléments de l’analyse technique :

a. Les Couloirs de Prix

Les analystes techniques identifient des couloirs dans lesquels les cours évoluent. Deux zones clés sont observées :

  1. Zone de Résistance : Il s’agit d’un seuil que l’action n’arrive pas à dépasser pendant une longue période (par exemple, 100 ). Chaque fois que le prix atteint ce seuil, le cours chute à nouveau. Les investisseurs estiment que l′action se trouve aux alentours de 90 et qu’elle ne vaut pas plus pour l’instant.
  2. Zone de Soutien : À l’inverse, un seuil baissier (par exemple, 80 $) existe en dessous duquel l’action ne descend pas durant une longue période.

b. Signaux de Marché

Le volume de transaction est également scruté, car il peut envoyer des signaux significatifs sur les années à venir. Si le prix de l’action franchit l’une de ces lignes de couloir, cela peut être interprété comme un signe d’accélération ou de baisse des marchés.

2. L’Analyse Fondamentale

L’analyse fondamentale vise à estimer la valeur intrinsèque d’une action en se basant sur une multitude d’indicateurs. Voici les principaux éléments de l’analyse fondamentale :

  • Indicateurs Macroéconomiques : Niveau de chômage, PIB, inflation.
  • Secteur d’Activité : Concurrence, croissance du marché.
  • Entreprise elle-même : Management, services proposés, bénéfices attendus, niveau d’endettement.

3. Complémentarité des Méthodes

Les deux méthodes sont souvent confrontées par les analystes. Alors que les fondamentalistes soulignent l’aspect scientifique et rigoureux de leurs études, les adeptes de l’analyse technique mettent en avant la répétition des cycles économiques et du comportement humain. Cependant, ces deux méthodes peuvent être complémentaires : un fondamentaliste peut vérifier son étude sur base des cycles passés.

Catégories
Banque & Finance Bourse

Voici pourquoi l’indice S&P 500 a une performance historique remarquable

Le S&P 500, ou Standard & Poor’s 500, est un indice boursier qui comprend 500 des plus grandes entreprises cotées en bourse aux États-Unis. Il est largement considéré comme l’un des meilleurs indicateurs de la performance des actions américaines et de la santé économique globale du pays.

Cet indice couvre une large gamme de secteurs économiques, ce qui en fait un outil de diversification et un baromètre fiable du marché boursier américain. Le S&P 500 est souvent considéré comme un indicateur clé de la performance économique des États-Unis et un choix populaire pour les investisseurs. Voici pourquoi il est si intéressant :

Diversification
Le S&P 500 comprend 500 des plus grandes entreprises américaines cotées en bourse, couvrant une large gamme de secteurs tels que la technologie, la santé, la finance, et la consommation. Cette diversification réduit le risque pour les investisseurs, car la performance globale n’est pas trop dépendante d’un seul secteur ou d’une seule entreprise .

Représentation économique
Il est souvent utilisé comme baromètre de l’économie américaine en raison de sa couverture de diverses industries. Les entreprises incluses représentent environ 80% de la capitalisation boursière totale du marché américain, ce qui en fait un indicateur fiable de la santé économique globale du pays .

Gestion passée et coûts réduits
Investir dans un fonds indiciel S&P 500 est souvent moins coûteux que d’investir dans des fonds gérés activement. Les fonds indiciels et les ETF (Exchange-Traded Funds) qui suivent le S&P 500 ont généralement des frais de gestion inférieurs, ce qui peut augmenter les rendements nets pour les investisseurs .

Accès à des entreprises leaders
Le S&P 500 comprend certaines des entreprises les plus prospères et les plus influentes au monde, comme Apple, Microsoft, et Amazon. En investissant dans le S&P 500, les investisseurs obtiennent une exposition aux leaders du marché qui sont souvent à l’avant-garde de l’innovation et de la croissance économique .

Transparence et liquidité
Le S&P 500 est un indice très suivi, avec une grande transparence dans ses critères de sélection et sa composition. De plus, les fonds et les ETF qui suivent le S&P 500 sont extrêmement liquides, permettant aux investisseurs d’acheter et de vendre facilement leurs parts .

Performance historique
Historiquement, le S&P 500 a offert des rendements solides sur le long terme. En moyenne, le marché boursier américain, représenté par le S&P 500, a généré un rendement annuel d’environ 10% depuis sa création, bien qu’il puisse y avoir des fluctuations importantes à court terme . L’indice S&P 500 a une performance historique remarquable. Voici quelques points saillants :

  • En 2024, l’indice a augmenté de 9,47 % jusqu’à présent.
  • En 2023, il a enregistré une hausse impressionnante de 24,23 %.
  • En 2022, il a chuté de 19,44 %.
  • En 2021, il a grimpé de 26,89 %.

Conclusion

Le S&P 500 est bien plus qu’un simple indice boursier, il est le reflet de la vitalité économique américaine et un outil indispensable pour les investisseurs. Sa diversification, sa représentation économique, ses performances historiques solides, ses coûts de gestion réduits, et son accès à des entreprises leaders en font un choix judicieux pour ceux qui cherchent à équilibrer rendement et risque.

De plus, sa transparence et sa liquidité offrent une tranquillité d’esprit aux investisseurs, leur permettant de naviguer les marchés financiers avec confiance. En somme, le S&P 500 reste un pilier essentiel pour quiconque souhaite investir intelligemment dans le marché boursier américain.

Catégories
Bourse Nos analyses

Investir son argent en bourse ? Lisez ça d’abord !

Nous avons tous cette excitation lorsque l’on parle d’investissement avec nos amis ou nos collègues, cependant, il existe encore une quantité énorme de personnes qui ne prêtent pas attention aux précautions nécessaires avant même d’engager leurs investissements.

Il est vrai que toute action du quotidien comporte un risque qu’il s’agisse d’acheter un véhicule d’occasion, de souscrire à un abonnement ou encore d’investir dans l’immobilier. Placer son argent signifie que vous faites confiance à la cible et que vous acceptez le risque de tout perdre dans l’espoir de (beaucoup) gagner. Alors avant de vous y mettre, je vous ai écrit quelques conseils qu’il est bon de garder en tête !

Tout d’abord, prenez conscience que le monde de l’investissement est débordant de fraudes, de mauvaises intentions mais aussi de risques lorsqu’il n’est pas question de fraude. En effet, beaucoup d’investisseurs y ont déjà laissé des plumes et parfois même, toutes leurs plumes ! Alors soyez prêts et lisez ces recommandations:

  • Consultez le registre de l’autorité des marchés financiers

Un courtier ou encore un « ami » vous propose ses services ? Sachez que les entreprises ou les personnes qui donnent des conseils financiers ou vendent des produits financiers doivent être inscrits au registre tenu par l’Autorité des marchés financier (AMF), pour la France, et à la Financial Services and Markets Authority (FSMA), en Belgique.

Le rôle de l’autorité est de réguler la place financière du pays en question et les acteurs qui y sont enregistrés. Elle veille aussi à la bonne information des investisseurs et s’alignent notamment au niveau européen mais aussi international pour faire progresser la réglementation.

L’objectif est donc de bien vérifier que l’acteur en question est bien agréé pour ainsi, dans les cas graves, pouvoir bénéficier du fonds d’indemnisation des consommateurs victimes de fraude.

  • Tenez-vous informé(e)

Se tenir informé(e) des marchés financiers est essentiel pour prendre des décisions éclairées en matière d’investissement. Lisez et suivez les fluctuations sur les marchés (d’ailleurs, suivez Parlons Finance sur nos réseaux sociaux pour vous tenir informé(e)). Il est important de noter que les marchés financiers sont complexes et peuvent être influencés par de nombreux facteurs, tenez vous donc à jour des événements influents.

  • Prenez garde des gains « assurés »

Rien n’est sûr. Ne l’oubliez pas. « Quand c’est trop beau pour être vrai, le risque est trop vrai pour être beau. »

Prêtez y davantage attention de nos jours surtout que l’information nous parvient par tous les canaux en même temps. Plusieurs représentants, légitimes ou pas, font même la publicité de l’investissement rapide initié par des marchés technologiques en ébullition poussant des projets par milliers à voir le jour sur base de l’argent des petits porteurs guidés par leur cupidité… Longue phrase mais le sens y est !

  • Définissez vos objectifs

Avez-vous pour ambition d’investir sur le long terme ou plutôt sur le court terme ? Quel est le projet dans lequel vous voudriez investir ? Est-ce pour vos prochaines vacances à Bali ou votre retraite à Marrakech ? Tant de questions que vous devriez vous poser avant même d’engager un investissement quelconque.

Ainsi, qu’importe le projet, il n’y a pas de recette miracle, votre stratégie de placement doit tenir compte de vos objectifs mais aussi de votre situation de vie.

  • Déterminez votre profil d’investisseur

Généralement, il existe des profils plus à risque tandis que d’autres sont bien plus prudents. En fonction de cela, vous pourrez ainsi déterminer votre profil d’investisseur et vous interroger sur votre tolérance au risque. Ne l’oubliez pas, plus le rendement est élevé, plus le risque l’est également.

Voici trois facteurs qui influencent le degré de tolérance au risque :

  1. L’horizon de placement : Il s’agit du temps que vous vous donnez pour atteindre vos objectifs. Si votre horizon de placement est éloigné, vous pouvez donc prendre davantage de risques.
  2. Besoin de liquidité : Il s’agit de votre besoin d’argent sur le moment. Votre nécessité à pouvoir convertir votre investissement en argent liquide.
  3. Attitude face aux fluctuations du marché : C’est davantage psychologique que rationnel, vous aurez des réactions plus ou moins différents face aux pertes et aux fluctuations qu’une autre personne et cela déterminera votre résistance à la pression.
  • Informez-vous sur les types de placements

Plusieurs types de placements vont vous permettre d’investir pendant une période déterminée. Chaque type de placement prévoit une rentabilité en fonction du risque pris. Vous pouvez passer du rendement lié à l’épargne classique (rendement faible ; risque faible) à l’investissement en actions (rendement élevé ; risque élevé) selon le type d’entreprise dans lequel vous investissez et les risques inhérents.

Il existe toutefois la possibilité de mettre votre argent dans des fonds de couverture (Hedge Funds), des produits dérivés ou encore des contrats à terme qui sont tous des produits financiers complexes et parfois comportant un risque très élevé.

Notez bien entendu que toute émission de titres financiers est accompagnée d’un prospectus. Une fois que vous achetez une action ou une obligation, vous pouvez demander ce document qui renseigne les informations essentielles de l’émetteur et sur les risques du titre.

  • Diversification :

La diversification est essentielle pour réduire les risques. « Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. » Il est ainsi d’usage de répartir les investissements entre différentes classes d’actifs, secteurs et parfois même géographies.

  • Consultez un professionnel :

Si vous vous sentez peu armé(e) ou sûr(e) de vos décisions d’investissement, n’hésitez pas à consulter un conseiller financier qualifié qui vous apportera sa vision et son expérience. Il pourra ainsi vous aider à élaborer une stratégie d’investissement adaptée à vos besoins et à votre situation financière.

Merci Trade Republic qui sponsorise ce contenu pour vous aider à prendre vos investissements en main alors inscrivez-vous en cliquant ici et investissez facilement comme nous ! 🥰

Catégories
Bourse Monde

Le DAX atteint son plus haut niveau grâce aux avancées des négociations sur la dette US !

Hier, les marchés boursiers européens ont enregistré une hausse, avec notamment l’indice allemand DAX atteignant son plus haut niveau depuis plus d’un an. Cette augmentation a été stimulée par des signes indiquant que Washington se rapproche d’un accord pour relever le plafond de la dette américaine et éviter un défaut de paiement.

  • L’indice STOXX 600, qui regroupe les principales actions européennes, a augmenté de 0,5 %.
  • Le CAC 40 français a bondi de 1 %
  • Le FTSE MIB italien a progressé de 1,4 %.

Aux États-Unis, les actions se sont également redressées après que le président Joe Biden et le principal républicain du Congrès Kevin McCarthy ont exprimé leur volonté de trouver rapidement un accord pour relever le plafond de la dette et éviter un défaut de paiement.

Cette évolution positive dans les négociations a conduit les investisseurs à être plus optimistes. Certains experts estiment qu’un compromis sera trouvé pour éviter le défaut de paiement, ce qui incite les investisseurs à revenir vers les actions et les actifs plus risqués.

Dans le contexte spécifique des entreprises, Volkswagen a enregistré une hausse de 2,2 % grâce à ses plans de remaniement de sa marque principale pour améliorer son efficacité et ses rendements. Les actions de Deutsche Bank AG ont légèrement augmenté de 0,2 % après que la banque a accepté de payer 75 millions de dollars pour régler un procès intenté par des femmes accusant la banque d’avoir facilité le trafic sexuel du financier Jeffrey Epstein.

Cependant, les principaux indices boursiers européens ont eu du mal à sortir de leur fourchette ce mois-ci en raison des inquiétudes des investisseurs concernant un resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et une possible récession aux États-Unis. L’inflation dans la zone euro a accéléré le mois dernier, ce qui a également contribué aux préoccupations des investisseurs.

En résumé, les marchés boursiers européens ont enregistré une hausse hier, soutenus par des signes positifs concernant les négociations pour relever le plafond de la dette américaine. Cependant, certains facteurs, tels que les préoccupations concernant la politique monétaire de la BCE et l’inflation, continuent d’influencer les marchés.

Catégories
Bourse Economie Nos analyses

Les gagnants et perdants des cycles économiques

Dans notre série d’articles dédiés aux cycles économiques, nous concluons cette semaine par l’analyse des actifs gagnants et perdants de chaque étape composant les desdits cycles. Après avoir fait le parallèle avec les saisons, puis donné une explication détaillée des phases, nous souhaitons proposer aux lecteurs une vue d’ensemble pragmatique qui l’aidera dans ses décisions d’investissement. 

Que ce soit en période de ralentissement ou en période d’expansion, maîtriser les clés de lecture et de décryptage de l’activité économique reste un atout majeur pour l’investisseur néophyte qui souhaiterait se lancer dans le grand bain et anticiper les mécanismes de marché. 

1. Rappel des principaux éléments 

Premièrement, l’économie suit une tendance similaire à celle des saisons, que l’on appelle cycle économique ou cycle conjoncturel, et dont les patterns se répètent indéfiniment. Celui-ci est composé de plusieurs phases qui, en fonction de leur longueur, déterminent la durée totale du cycle. 

La reprise, l’expansion et la haute conjoncture représentent les étapes positives de l’activité économique, tandis que le renversement, la récession et la basse conjoncture sont les représentations d’une économie en berne. 

Nous pouvons distinguer trois types de cycles : les longs (on parle dans ce cas de tendance économique), les courts (conjonctures) et les très courts (évolution saisonnière)

Deuxièmement, l’activité d’une économie est mesurée par le Produit Intérieur Brut (PIB). Il détermine l’ensemble des produits et services finaux créé par un pays pendant une année. Il est l’addition de plusieurs éléments dont la Consommation des ménages (C), l’investissement des entreprises (I), l’investissement de l’état (G) ainsi que la différence entre les exportations et les importations (X – M). Sa formule est C + I + G + (X-M).

C’est donc la somme des dépenses et des investissements de ces acteurs qui donne une image annuelle de l’activité économique d’un pays et nous informe si celui-ci est en croissance ou en récession. 

Troisièmement, le taux d’intérêt qui est subdivisé en deux : les taux à court terme et les taux à long terme. Le premier est utilisé par les entreprises et les organismes financiers (banques, institutions de crédits) qui travaillent sur le marché monétaire. Les grandes orientations du taux CT émanent des décisions prises par les banques centrales. Le taux à long terme fait office de référence pour les autres acteurs, comme les entreprises et les particuliers. Il constitue la base de l’emprunt sur plusieurs années et est déterminé par la relation entre l’offre et la demande. 

Enfin, le choix des investisseurs se portera sur différentes classes d’actifs pour la création de leur portefeuille. Parmi ces titres financiers, nous pouvons retrouver des actions, qui représentent un titre de propriété d’une partie du capital d’une entreprise. Le détenteur d’une action (l’actionnaire) réalisera une plus-value si le cours augmente. A contrario, il subira les conséquences d’une mauvaise opération si l’entreprise enchaîne les mauvais résultats et ne dégage pas de bénéfices ou dépose le bilan. 

Les obligations sont des titres de créance auprès d’une société, d’une institution ou d’un pays. Elles possèdent une échéance et versent un intérêt régulier. Ce type d’actif s’adresse aux personnes qui cherchent une certaine garantie du capital au terme, le risque étant généralement plus faible. (le risque zéro n’existe pas).

Les produits dérivés voient leur valeur dépendre d’un autre actif financier, que l’on appelle le sous-jacent. Les produits dérivés les plus connus sont les options, les futures/Forwards et les CFD. Ils s’adressent à des professionnels de la finance comme les gestionnaires de fonds d’investissement et les Hedge Funds (Fonds de couverture). La notion de stratégie est importante puisqu’il s’agit de « parier » ou de se couvrir sur une évolution future du sous-jacent en réalisant un effet de levier. 

Les Exchange-traded Funds (ETF) sont des fonds cotés en Bourse dont le fonctionnement est de répliquer les performances du sous-jacent, qui peut être un indice boursier (Nasdaq, CAC 40, etc.), sectoriel (énergies renouvelables, automobiles, etc.) ou de matières premières (or, pétrole, etc.). Leur intérêt réside dans une gestion passive du portefeuille et la limitation des frais. 

L’or et les cryptomonnaies complètent notre sélection d’actifs à négocier durant les différentes phases du cycle conjoncturel. 

2. Phase ascendante du cycle

La récurrence des cycles semble montrer qu’il existe un lien quasi systémique entre marché financier et croissance économique, dont les évolutions respectives se font la plupart du temps dans la même direction. Ainsi, en temps de reprise et d’expansion, la focale est mise sur les indicateurs de croissance, le volume d’activités, les investissements privés et les chiffres de l’emploi. De la même manière que l’agriculteur pratique une culture sur brûlis pour améliorer la fertilité de ses sols, l’économie s’attend à un effet rebond assez significatif pour espérer prospérer en sortie de dépression. Pour les ménages, la demande est incontestablement la variable la plus importante, car elle influe sur le carnet de commandes des entreprises. L’épargne constituée est utilisée en achats divers et a vocation à améliorer la qualité de vie, jusqu’à ce qu’il y ait un tassement des dépenses et donc une annonce de la haute conjoncture.  

Les entreprises jouent également un rôle important. Lorsqu’il y a redressement de la demande, certaines dépenses d’investissement permettent l’augmentation du stock de capital des entreprises, entraînant une hausse des actifs nets. Pour faire simple, l’entreprise se retrouve mieux valorisée sur les marchés financiers puisque ses bénéfices non distribués n’iront pas au versement des dividendes ni au rachat d’action, ce qui pourrait influencer de manière positive ses cours. Il s’agit également de savoir cibler les opportunités d’investissement en adoptant une approche sectorielle : prendre le pouls des entreprises qui ont le plus souffert d’un contexte de crise particulier, mais dont les chiffres et résultats financiers ne reflètent pas leur valeur réelle, puis tenter de déterminer si la phase haussière du cycle pourrait leur être favorable. 

À titre d’exemple et pour faire l’analogie sur la période que nous vivons, certaines valeurs technologiques se sont appréciées, notamment celles des Big tech, qui sont considérées à ce jour comme les grandes gagnantes de cette reprise à la même enseigne que les valeurs des secteurs aéronautique et industriel, qui ont fortement bénéficié de la levée des restrictions, de l’augmentation de la demande intérieure et du début de l’été. Plus généralement, de bons résultats financiers couplés à une forte demande des consommateurs favorisent la montée des cours de la bourse. Les obligations, bien que moins intéressantes, peuvent tout de même proposer un rendement satisfaisant grâce aux entreprises qui offrent un coupon robuste. 

L’État, de son côté, peut également y contribuer en facilitant l’emprunt pour les investissements, pour ensuite récolter les recettes de cette dynamique. 

L’économie commence alors à être en surchauffe, poussée par une inflation sans cesse galopante. Dans un climat d’emballement de la demande et des prix, les banques centrales du monde entier interviennent en relevant les taux directeurs court terme afin d’éviter une situation hors de contrôle. L’augmentation continue des taux d’intérêt incitera le gestionnaire avisé à une réallocation de ses actifs, optant pour des secteurs défensifs et anti-inflationnistes comme l’or. Petit à petit, l’appétit des investisseurs s’amenuise jusqu’à ce qu’une information vienne sonner le glas de l’économie et des marchés financiers par extension. La musique s’arrête. 

3. Phase descendante du cycle

Les phénomènes de contraction et de dépression de grande envergure existent depuis la naissance de la croissance économique moderne, que l’on peut attribuer à l’époque de la première révolution industrielle de 1780. La surchauffe précédant le début des tendances baissières représente le point de bascule de l’économie. Sur les marchés boursiers, cela peut se traduire par des flambées spéculatives et donc in fine par des bulles financières. Lorsqu’elles éclatent, elles entraînent avec elles l’ensemble de l’économie réelle dans une récession (baisse du PIB durant plus de deux trimestres consécutifs), voire plus grave encore dans une dépression. Il est assez compliqué d’identifier les bénéficiaires d’une crise qui a pour résultante un krach boursier généralisé. Un tel contexte est expliqué par une offre qui ne peut clairement plus répondre à la demande. Les perspectives de gains diminuent, ce qui engendre des pertes d’emploi, une augmentation du chômage et une baisse des salaires. Les ménages, dans une optique de protection de leur épargne, reportent leurs dépenses à plus tard, ce qui accélérera la chute de l’économie. Néanmoins, la mise en place de mesures politiques contracycliques et l’adoption de nouveaux paradigmes de consommation en conséquence peuvent permettre aux entreprises les plus innovantes de sortir leur épingle du jeu.

Sur les marchés boursiers, les secteurs à privilégier doivent éviter toute corrélation avec l’actualité économique, comme la consommation de base ou de la santé. Les investisseurs pourraient également opter pour d’autres actifs plus défensifs comme les obligations ou les matières premières. Bien que certaines cryptomonnaies soient perçues comme « anti-inflationnistes », cela n’a pour l’instant pas pu être vérifié sur le terrain par absence de basse conjoncture. 

L’inflation est alors très faible et il faudra attendre une petite impulsion de la demande (provenant généralement des États-Unis) pour amorcer une reprise des exportations, de la production des entreprises et donc de l’économie en général. 

Article rédigé par l’équipe Macroéconomie/Fondamentale de Parlons Finance (Timur Kazkondu & Youcef Nazim Tahari)

Catégories
Bourse Economie Nos analyses

Les 4 saisons de l’économie

Pouvons-nous considérer les évènements économiques que nous vivons comme « exceptionnels », uniques et incomparables avec ceux du passé ? Est-ce la première fois que l’engouement pour les investissements et l’immobilier est si fort ? Non. Aussi particulière qu’elle puisse paraître, cette situation n’est pas la première en son genre. Au contraire, l’histoire a plutôt tendance à se répéter, encore et encore. 

L’économie évolue par cycle, de la même manière que la nature possède différentes saisons qui sont amenées à se présenter, faisant apparaître des hivers très rudes et des étés caniculaires dont nos aînés s’en souviennent encore. Ainsi, un parallèle peut-être fait entre les deux, nous permettant de prendre la température à l’extérieur. 

4 saisons pour 4 phases

Au commencement de notre analogie, nous avons une phase de pleine croissance comparable à l’été. Celle-ci est plus ou moins soutenue en fonction des périodes. L’unité de mesure la plus répandue est la croissance du PIB (c’est-à-dire la somme de toutes les richesses créées par un pays) et ses conséquences : une consommation des ménages en hausse couplée à des investissements provenant d’entreprises et de l’État. Cette situation génère à terme plus ou moins d’inflation. 

Un peu comme le 21 septembre sonne la fin de l’été et le début de l’automne, un évènement économique important freine la croissance et commence à inverser la tendance haussière. Son intensité et sa durée créeront les premiers éléments perturbateurs. Ainsi, le recul du PIB durant deux trimestres consécutifs est perçu comme un trou d’air identique à ceux pouvant être subis par les avions en plein vol. Ce trou d’air a pour caractéristique d’être limité dans le temps, durant lequel les investissements et la consommation diminuent tandis que le chômage augmente. Si l’économie n’a pas assez de ressources pour amorcer une reprise, nous entrerons dans ce cas dans une période appelée récession.

La récession, c’est l’automne et tout ce qui va avec, perte des feuilles, premiers feux, premières provisions. L’économie ralentit, les investissements des entreprises baissent, le chômage augmente, et tout cela de manière progressive. Petit à petit, l’hiver pointe le bout de son nez… “Winter is coming”

Si la période peut être synonyme de fêtes de fin d’année, ce n’est pas le cas pour l’économie, car nous parlerons désormais de dépression. Celle-ci s’exprime par une chute violente, longue et profonde de l’activité mondiale. Les crises de 1929 et 2008 en sont de parfaits exemples. La mort de nombreuses plantes représente les multiples faillites des TPE, PME et autres structures. Les États, quant à eux, sont amenés à adopter des mesures d’urgence pour maintenir la tête hors de l’eau et doivent tenter de raviver la flamme de l’économie coûte que coûte. Commence alors les grandes manœuvres interventionnistes (l’État n’hésite pas à entrer en partie ou totalement au capital de certaines entreprises, on parle dans ce cas de nationalisation). 

Puisque rien n’est éternel dans la nature, il en va de même avec l’hiver économique. Vient ensuite le printemps, et le début des bonnes nouvelles. La reprise démarre par un retour de la croissance du PIB expliqué par l’augmentation des dépenses des ménages et des entreprises. Cette phase permet aux différents acteurs du marché de reprendre confiance et de réinjecter dans l’économie des fonds, produisant ainsi un cercle vertueux favorisant la croissance. Le but commun de toutes ces parties est de faire perdurer au maximum cette phase du cycle, car qui n’a pas hâte de retrouver le soleil ? 

Conclusion

Vous l’aurez compris, comparer les cycles économiques aux saisons et une première façon d’accepter l’inévitable : il y a aura toujours un été et toujours un hiver. Parti de ce constat, l’investisseur pourra se positionner pour faire fructifier son patrimoine intelligemment, car il existe des gagnants et des perdants à chaque période !

Article rédigé par l’équipe Parlons Finance (Benjamin Blace et Timur Kazkondu)

Catégories
Banque & Finance Bourse Economie

Coup d’œil rapide sur l’inflation

Alors que nous sortons petit à petit de la crise de la Covid19 qui a fortement ralenti l’économie mondiale, une autre menace pointe le bout de son nez. Cette menace, c’est l’inflation !

L’inflation représente une augmentation généralisée des prix des biens la consommation et des services. Elle est exprimée en pourcentage et sur une durée de 12 mois (on parle alors d’« inflation annuelle »).

Pour la calculer, les économistes se basent sur l’indice des prix à la consommation (CPI en anglais) qui regroupe le prix des produits à usage quotidien (ex. l’alimentation), des biens durables (ex. les électroménagers et les vêtements), et des services (ex. assurances ou transports en commun). L’augmentation sensible d’un seul secteur n’est pas suffisante pour parler d’inflation. 

Les conséquences de l’inflation sur votre argent sont nombreuses : 

  • Elle diminue le pouvoir d’achat pour chaque euro possédé (un euro demain vaudra moins qu’un euro aujourd’hui). 
  • Les ménages sont incités à faire travailler leur argent plutôt qu’à le déposer sur un compte réglementé (0,11 %/an en Belgique) 
  • Elle exerce une pression sur les prix et les salaires, qui doivent augmenter pour s’adapter au coût de la vie.
  • le poids d’une dette contractée diminue avec le temps, ce qui est très utile pour les pays fortement endettés. 

Il existe d’autres phénomènes, plus graves, liés à l’inflation

  • L’hyperinflation représente une hausse trop rapide des prix par rapport aux salaires, qui n’arrivent plus à suivre. L’exemple le plus marquant est celui de l’Allemagne des années 20 où le prix du pain augmenta de 2000 % en quelques mois.
  • La déflation concerne une baisse généralisée des prix et un frein sévère à la croissance économique. Cela est causé par des consommateurs qui retardent leur achat, car ils considèrent que les prix peuvent encore diminuer. 
  • La stagflation représente une inflation combinée à une stagnation de la croissance. Dans ce cas, les prix continuent d’augmenter sans qu’il y ait d’effet bénéfique pour l’économie. 

Les marchés financiers sont attentifs aux chiffres publiés chaque mois. Les milliards injectés par les banques centrales, la reprise des activités commerciales et l’augmentation du coût des matériaux de base auront un impact important sur la courbe de l’inflation. 

⚠️ Le risque est une surchauffe de l’économie, suivie d’une intervention des banques centrales (hausse des taux à court terme) et d’une baisse des marchés financiers. Notez que tant les actions que les obligations sont affectées négativement par une telle augmentation.

Catégories
Banque & Finance Bourse Economie Nos analyses

Elon Musk est-il (encore) votre ami ?

Avant toute chose, vous devez savoir que cette chronique devait paraître la semaine passée. Elle débutait sur les différents qualificatifs élogieux associés par les investisseurs à Elon Musk. « Trop cool », « visionnaire », « Iron Man », les superlatifs ne manquaient pas pour décrire un homme qui représentait pour certains la meilleure version du capitalisme. 

Le premier changement dans cette chronique est le titre. Moi qui pensais mettre certains fans en garde sur leur amour aveugle envers l’excentrique milliardaire, ce dernier s’est chargé de rompre l’idylle en quelques tweets. 

Seconde modification, le temps utilisé lors la rédaction. Si j’écris au passé et non plus au présent, c’est parce qu’en l’espace d’une semaine, Elon Musk est passé du statut de « porte-étendard » à « ennemi public numéro 1 ».

Enfin, les frasques récentes du patron de Tesla et leurs conséquences sur le marché des cryptos (toujours en ébullition à l’heure actuelle) nous poussent à prendre du recul, à être pragmatiques et à nous poser cette question : Elon Musk est-il encore un ami ? 

Avant de commencer cette chronique en deux parties, replaçons le contexte. D’un côté, vous avez l’émergence d’une monnaie alternative, le Bitcoin, et de l’autre l’ascension d’un des entrepreneurs les plus talentueux de sa génération, le Sud-Africain Elon Musk. Deux destins en apparence éloignés, mais qui ont beaucoup en commun.

L’essor des cryptos

L’histoire de la cryptomonnaie est complexe. Pour certains, l’année 2008 est l’année la plus importante, car elle est celle de la naissance du Bitcoin par Satoshi Nakamoto (un pseudonyme pouvant regrouper plusieurs personnes). Cependant, des discussions autour de la création d’une monnaie alternative, véhiculée par internet et totalement émancipée des banques centrales, ont déjà eu lieu vers la fin des années 90. 

Le Bitcoin voit le jour dans un contexte macroéconomique compliqué. Nous sommes en pleine crise financière et les banques sont désignées comme les coupables d’alimenter un système de plus en plus avide d’argent. Les banques centrales sont également critiquées pour le pouvoir qu’elles ont sur l’économie, pouvant user à tout moment de leur autorité pour mettre fin à la croissance. Des reproches que la jeune cryptomonnaie promet d’effacer en proposant aux investisseurs un « vrai » changement. Celui-ci sera porté par la technologie sous-jacente que le Bitcoin embarque, la Blockchain, qui sera vue comme LA véritable révolution. 

Blockchain : Selon la plateforme BlockchainFrance.fr, la Blockchain est « une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle. Associée à une monnaie numérique, elle permet d’enregistrer l’ensemble des transactions effectuées avec cette monnaie » (1). Cela passe par plusieurs étapes : 1. envoi d’un Bitcoin par A, 2. regroupement des transactions en un bloc, 3. validation de ce bloc par le réseau, 4. ajout du bloc à la chaîne (Blockchain) et enfin, 5. réception du bitcoin par B. 

Cet engouement autour du Bitcoin créa la première bulle des cryptomonnaies. Les ingrédients étaient les mêmes qu’aujourd’hui : des économistes célèbres qui émettent des doutes sur cette monnaie digitale, des banques centrales qui avertissent les investisseurs sur les éventuels dangers, des pays et entreprises qui interdisent purement et simplement l’utilisation ou la détention de cryptomonnaies… 

Au 11 décembre 2017, le Bitcoin était affiché à 16 381 $, record absolu pour à l’époque. Une année plus tard, il avait perdu 83 % de sa valeur pour atteindre 2 840 $. Le monde financier croyait en avoir fini avec les monnaies numériques sans se douter, au contraire, que ce n’était que le début d’une nouvelle ère des cryptomonnaies.

En parallèle, d’autres spécimens virent le jour. On ne parlait plus uniquement du Bitcoin, mais également de l’Ethereum, Litecoin, XRP, VeChain et même du Dogecoin. Chacune d’entre elles apportait une nouvelle touche d’innovation dans un écosystème déjà bien en place. 

Plus largement, les cryptomonnaies ont ouvert la voie à une multitude d’actifs digitaux interchangeables et non centralisés. Au point d’inciter les banques centrales à imaginer et concevoir leur propre monnaie digitale. 

L’innovation selon Musk

En parallèle, la communauté Tech se prit d’affection pour un jeune entrepreneur qui a la réputation de transformer tout ce qu’il touche en or. Elon Musk a su maîtriser très tôt le langage informatique, créant un jeu vidéo à 12 ans. (Même si je ne retracerai pas ici toute son histoire (nous en ferons une chronique dédiée), je souhaite quand même rappeler à quel point les entreprises qu’il a créées étaient innovantes pour leur époque). 

⁃        1995 : Zip2 – objectif : aider les médias à se développer sur internet. Elle fut vendue en 1999 pour 307 millions de dollars.

⁃        1999 : Xcom – objectif : proposer des services bancaires en ligne. L’entreprise s’associera avec son concurrent pour devenir PayPal. Elle sera vendue en 2002 à Ebay pour un montant de 1500 millions de dollars. 

⁃        2002 : Space X – objectif : Relancer la conquête spatiale et fonder une colonie sur Mars. En 2021, Space X devient la première société privée à envoyer des astronautes vers la station spatiale internationale.

⁃        2004 : Tesla – objectif : Démocratiser la voiture électrique et se débarrasser des énergies fossiles. Il en deviendra le Directeur général en 2008. 

⁃        2012 : Hyperloop – objectif : révolutionner les transports en commun. 

⁃        2016 : Neuralink – objectif : Dépasser les barrières physiques de l’intelligence humaine grâce à l’intelligence artificielle. 

Il a également fondé d’autres sociétés, moins innovantes, mais tout aussi prometteuses (ex. Powerwall), et parfois inutiles (the Boring Company). 

Les entreprises innovantes créées par Elon Musk.

Rencontre pas si hasardeuse que cela

Les deux futurs tourtereaux, les cryptomonnaies et Elon Musk, progressaient petit à petit. Le premier s’échangeait entre membres de la communauté geek, son côté discret et anonyme favorisant également le blanchiment d’argent pour le compte d’organisations criminelles. Le second fit de plus en plus la une des médias, l’opinion publique tenant en très bonne estime l’excentrique milliardaire. 

De son côté, les résultats des entreprises d’Elon Musk avaient du mal à convaincre les marchés. Aux yeux des traders, la révolution attendue était soit trop faible, soit trop lente à se concrétiser. Pire, Tesla était dans le viseur des vendeurs à découvert (short) qui étaient à l’affut du moindre faux pas. 

Fatigué et armé de son plus beau smartphone, Elon Musk enchaîna les tweets pour dire tout ce qui lui passa par la tête. Ainsi, il qualifia la Securities Exchange Commission (SEC), le gendarme de la bourse américaine, de « Commission d’enrichissement des vendeurs à découvert »(2), ce qui lui vaudra une amende de 20 millions de dollars et son poste de président de l’entreprise. Le 7 août 2018, il annonça même son envie de retirer Tesla de la bourse grâce à l’aide d’un fonds souverain arabe. Il se rétracta par la suite, créant une colère chez les investisseurs (qui ont perdu de l’argent) et une enquête par la SEC. (3) 

Bref, Elon Musk était las d’être la cible des vautours et de ne pas pouvoir y répondre librement (je passe sur l’épisode où Musk fume du cannabis en direct à la radio…). Dans un marché réglementé, les prises de paroles des PDG ont un impact considérable sur la valeur boursière de l’entreprise, surtout si l’on représente l’histoire de celle-ci. Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, Sundar Pichai, Satya Nadella, et bien d’autres ne peuvent dire ouvertement ce qu’ils pensent, au risque de mettre en péril leur empire. 

Pour Musk, les cryptomonnaies avaient de nombreux atouts, un moyen de changer le monde financier, une technologie qui n’était encore qu’un diamant brut, mais surtout une grande liberté d’action (en l’absence de réglementation). C’est décidé, le milliardaire avait trouvé son nouveau terrain de jeu… 

Conclusion

Il nous est difficile d’imaginer le monde de demain, surtout lorsque les changements se font à une vitesse folle. Henry Ford, l’inventeur des voitures Ford, aimait dire que « s’il avait demandé aux gens ce qu’ils voulaient, ces derniers lui auraient répondu des chevaux plus rapides ». Elon Musk est dans ce même Mindset, lui qui avait déjà imaginé, avec X.com/PayPal, une autre version du monde bancaire. 

Les cryptomonnaies font partie du changement attendu dans le secteur financier. Cependant, dans leur état actuel, avec une très forte volatilité, des pertes ou des vols, du blanchiment d’argent, elles donnent des raisons aux craintes qui lui sont associées. Et si quelqu’un leur apportait une légitimité ? Et si quelqu’un, fin connaisseur de la technologie, pouvait dompter cette monnaie ? Et si quelqu’un pouvait offrir une chance aux petits investisseurs de gagner beaucoup d’argent ? Pour cela, il faudrait être « cool », « visionnaire », un peu comme Tony Stark dans Iron Man. Un seul homme incarne tout cela. Il est prêt à mettre son costume de héros et annoncer son objectif : To the moon.

Ne ratez pas la seconde partie de l’article : Cryptos et Musk, je t’aime, moi non plus !

Article rédigé par Timur Kazkondu.

(1) : https://blockchainfrance.net/decouvrir-la-blockchain/c-est-quoi-la-blockchain/

(2) : https://www.nytimes.com/2018/10/04/business/elon-musk-sec-tweet.html

(3) : https://www.sec.gov/news/press-release/2018-226