Catégories
Banque & Finance Monde Nos analyses

Investir dans les Marchés Émergents : Opportunités et Précautions

Les marchés émergents sont souvent vus comme un terrain d’opportunités pour les investisseurs à la recherche de croissance et de diversification. Ces économies en développement, comme la Chine, l’Inde, le Brésil ou l’Afrique du Sud, présentent un potentiel de rendement plus élevé que les marchés développés en raison de leur croissance rapide. Cependant, investir dans ces marchés n’est pas sans risques.

Cet article explore les avantages d’investir dans les marchés émergents tout en détaillant les précautions à prendre pour minimiser les risques.

Qu’est-ce qu’un Marché Émergent ?

Les marchés émergents désignent les pays dont l’économie est en forte croissance mais qui n’ont pas encore atteint le niveau de développement économique des marchés développés comme les États-Unis ou l’Europe de l’Ouest. Ces pays sont souvent caractérisés par :

  • Une croissance économique rapide
  • Des infrastructures en développement
  • Une population jeune et en augmentation
  • Des réformes économiques favorisant l’investissement étranger

Les Opportunités des Marchés Émergents

  1. Croissance économique supérieure à celle des marchés développés
    La principale raison d’investir dans les marchés émergents est leur potentiel de croissance rapide. Ces économies, grâce à une industrialisation accélérée et une expansion démographique, affichent souvent des taux de croissance du PIB supérieurs à ceux des pays développés. Par exemple, des pays comme l’Inde et la Chine connaissent des taux de croissance de 5 % à 7 % par an, contre 1 % à 2 % dans les économies occidentales.
  2. Rendements supérieurs potentiels
    Les marchés émergents offrent un potentiel de rendement plus élevé pour les investisseurs. Les entreprises dans ces pays profitent souvent de l’augmentation de la consommation locale, des infrastructures en plein essor et de l’exportation de matières premières.
  3. Diversification géographique
    Investir dans les marchés émergents permet de diversifier son portefeuille et de réduire le risque lié aux marchés développés. Lorsque les économies développées stagnent, les marchés émergents peuvent continuer à croître, offrant ainsi une protection contre les chocs économiques mondiaux.
  4. Accès aux secteurs en croissance
    Les marchés émergents sont souvent leaders dans des secteurs clés comme les matières premières, les nouvelles technologies ou encore les infrastructures. Par exemple, la Chine est un leader mondial dans les technologies propres et les énergies renouvelables, tandis que l’Inde est un acteur majeur dans le secteur des services numériques.

Merci Trade Republic qui sponsorise ce contenu pour vous aider à prendre vos investissements en main alors inscrivez-vous en cliquant ici et investissez facilement comme nous ! 🥰


Les Risques associés aux marchés émergents

Malgré les opportunités attrayantes, les marchés émergents comportent des risques que les investisseurs doivent bien comprendre.

  1. Volatilité et instabilité politique
    Les marchés émergents sont souvent plus volatils que les marchés développés en raison de l’instabilité politique, des réformes économiques imprévisibles, et des crises financières. Par exemple, les tensions politiques au Brésil ou en Turquie ont eu des répercussions importantes sur les marchés financiers locaux.
  2. Risque de change
    Les fluctuations des devises peuvent avoir un impact considérable sur les rendements des investissements dans les marchés émergents.
  3. Manque de réglementation et de transparence
    Les marchés émergents peuvent manquer de régulation et de transparence, ce qui accroît le risque de fraude ou de mauvaises pratiques financières.
  4. Dépendance aux matières premières
    De nombreux marchés émergents, comme ceux d’Amérique latine ou d’Afrique, dépendent fortement des exportations de matières premières. Lorsque les prix de ces matières premières chutent, cela peut entraîner une récession économique locale et affecter négativement les investissements.

Comment investir dans les Marchés Émergents ?

  1. Investir via des ETF ou des Fonds
    L’une des meilleures façons de s’exposer aux marchés émergents est de passer par des ETF (Exchange-Traded Funds) ou des fonds d’investissement spécialisés. Ces instruments permettent d’accéder à un large éventail d’actions dans différentes régions, tout en réduisant le risque lié à des entreprises spécifiques. Par exemple, des ETF comme le Vanguard FTSE Emerging Markets ETF (VWO) ou le iShares MSCI Emerging Markets ETF (EEM) sont populaires parmi les investisseurs.
  2. Favoriser la diversification
    Lors de l’investissement dans les marchés émergents, il est crucial de diversifier à la fois géographiquement et sectoriellement. Évitez de concentrer vos investissements dans un seul pays ou un seul secteur pour réduire le risque de perte en cas de crise économique ou politique localisée.
  3. Se focaliser sur le Long Terme
    Les marchés émergents peuvent être volatils à court terme, mais leur potentiel de croissance reste attrayant sur le long terme. En adoptant une approche d’investissement à long terme, vous êtes mieux positionné pour bénéficier des cycles de croissance économique de ces marchés.

Investir dans les marchés émergents présente une opportunité unique de tirer parti de la croissance rapide des économies en développement, tout en diversifiant son portefeuille au niveau international. Cependant, ces investissements s’accompagnent de risques spécifiques qu’il est important de bien comprendre et de gérer. En diversifiant vos actifs, en choisissant des ETF ou des fonds spécialisés, et en adoptant une perspective à long terme, vous pouvez profiter des avantages offerts par ces marchés tout en minimisant les risques.


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

Catégories
Monde Nos analyses

Analyse: Le nouveau dilemme de la FED, assurer l’économie avant de maitriser l’inflation

Les banques centrales, garantes de la stabilité économique, sont aujourd’hui confrontées à une mission périlleuse : maîtriser l’inflation galopante tout en préservant la croissance économique. Le monde a connu une accélération fulgurante de l’inflation en 2022 et 2023, et la FED, la banque centrale américaine, fait face à un défi sans précédent.

Qu’est-ce que le « soft landing » ?

Le ‘soft landing’, ou atterrissage en douceur, est une situation où la FED parvient à ralentir l’économie suffisamment pour contrôler l’inflation sans provoquer de récession. Cela se traduirait par une économie stable, avec une croissance modérée et une inflation maîtrisée.

L’inflation : en pleine décélération, mais encore loin de la cible des 2 %

Le taux d’inflation annuel aux États-Unis a ralenti pour le quatrième mois consécutif, atteignant 2,9 % en juillet 2024, son niveau le plus bas depuis mars 2021. Ce chiffre est légèrement inférieur aux 3 % enregistrés en juin et aux prévisions des analystes, qui anticipaient également 3 %.

Selon les projections de la Réserve fédérale de Philadelphie, l’inflation devrait continuer à diminuer, atteignant 2,8 % d’ici la fin de l’année 2024, et 2,3 % en 2025, contre un objectif de 2,0 % fixé par la Fed. Ces prévisions reflètent un ajustement progressif des pressions inflationnistes, bien que le retour à la cible de 2,0 % semble plus lent que prévu initialement.

Des signaux mitigés : l’économie américaine tient bon mais des incertitudes persistent

Les dernières données économiques américaines montrent une croissance du PIB réel de 3 % au deuxième trimestre 2024, un signe positif. Cependant, les prévisions de la Réserve fédérale de Philadelphie anticipent un ralentissement de la croissance à 1,9 % au troisième trimestre, puis à 1,7 %, avant de se stabiliser à 1,9 % en 2025.

Le marché craint une dégradation économique au T3 2024 :

Deux indicateurs clés publiés cette semaine signalent un ralentissement imminent :

L’indice PMI manufacturier de l’ISM a reculé à 47,2 en août, après 46,8 en juillet, contre un consensus de 47,5. Cette baisse indique une contraction de l’activité manufacturière.

De plus, les nouvelles commandes dans le secteur de l’énergie ont chuté de 2,8 points, passant de 47,4 en juillet à 44,6 en août. Ce repli significatif reflète une baisse de la demande énergétique, témoignant d’un ralentissement économique.

Ces chiffres confirment les inquiétudes d’une détérioration économique au cours du troisième trimestre 2024.

Le marché du travail américain confirme des signes de ralentissement :

Le rapport sur l’emploi du département du Travail vient de paraître et révèle un léger repli du marché du travail. Bien que le nombre de créations d’emplois non agricoles ait atteint 142 000 en août, ce chiffre est inférieur aux prévisions des économistes (160 000). Le taux de chômage a légèrement diminué à 4,2 %, conformément aux attentes, après une légère hausse le mois précédent.

Cependant, les détails du rapport présentent une autre perspective. Les entreprises privées n’ont ajouté que 99 000 nouveaux postes en août, le plus faible chiffre depuis janvier 2021. Ce résultat, nettement en deçà des prévisions, témoigne d’un ralentissement de l’embauche pour le cinquième mois consécutif.

Ce recul de l’embauche pourrait indiquer un relâchement des tensions sur le marché du travail. Il reste à voir si cette tendance se confirmera dans les mois à venir et quelles en seront les conséquences pour l’économie américaine.

La Fed sous pression : un cocktail explosif entre baisse de taux et risques de récession

Les données économiques devraient confirmer ce que les marchés anticipent : une baisse des taux d’intérêt de la Fed, car la menace d’une récession pèse sur l’économie américaine. La multiplication des licenciements ces derniers mois pourrait inciter la Fed à agir plus rapidement et de manière plus agressive pour éviter une crise majeure.

La tension monte à l’approche de la réunion de la Fed le 18 septembre. Selon le FED Watch de CME Group, une baisse des taux est désormais quasi certaine. Toutefois, l’ampleur de cette baisse reste incertaine : 70 % des analystes parient sur une réduction de 25 points de base, tandis que 30 % anticipent une baisse plus importante de 50 points de base.

Catégories
Entreprises Monde

Le D2C en Inde : une opportunité de marché de plus de 100 milliards de dollars d’ici 2025 !


Qu’est-ce que c’est le D2C ? Le D2C, ou Direct-to-Consumer en anglais, est un modèle commercial où les entreprises vendent leurs produits directement aux consommateurs finaux, sans passer par des intermédiaires comme les distributeurs ou les détaillants.

Ces dernières années, le modèle de vente directe au consommateur (D2C) a émergé comme une force perturbatrice dans le secteur du commerce électronique. De plus en plus d’entreprises prennent en charge toutes les étapes de la chaîne de valeur, de la conception à la livraison, en contournant les intermédiaires traditionnels.

Que ce soit des startups nativement numériques ou des entreprises établies, le D2C permet à ces entreprises de commercialiser et de vendre leurs produits directement aux clients. Cela par l’intermédiaire de leurs propres plateformes en ligne, sans passer par des détaillants traditionnels.

En Amérique du Nord, la plus grande proportion de marques D2C exclusivement numériques est observée. Aux États-Unis, on estime que les marques établies ont généré environ 135 milliards de dollars américains de ventes en ligne en 2023, tandis que les marques natives du numérique ont réalisé environ 35 milliards de dollars de ventes. On prévoit que d’ici 2025, ces chiffres augmenteront respectivement à 187 milliards et 40 milliards de dollars.

Qui de l’Inde ?

En Inde, le marché D2C a connu une croissance exceptionnelle et compte atteindre 100 milliards de dollars d’ici 2025. Les startups fashion dominent le segment D2C, avec un potentiel de marché estimé à 43,2 milliards de dollars d’ici 2025.

Plusieurs facteurs, comme la pandémie Covid, la haute pénétration d’internet, la croissance d’infrastructure digitale, l’augmentation des millennials, et autres, sont la cause de la croissance des marques D2C.

L’Inde compte plus de 190 millions d’adeptes du shopping en ligne, ce qui représente un tiers de la base mondiale d’acheteurs en ligne. Les marques D2C visent à capitaliser sur l’appétit croissant des consommateurs indiens pour l’innovation et la perte de fidélité envers les acteurs traditionnels.

Le D2C peut être un modèle commercial très efficace, mais il nécessite une planification et une exécution minutieuses.

Et vous, seriez-vous intéressé à lancer votre marque D2C en Inde ?

Rédigé par: Haroon Shabir

Catégories
Economie Monde Nos analyses

Décryptage de l’accord historique entre l’UE et l’Égypte

L’Union européenne et l’Égypte ont scellé un accord historique d’un montant de 7,4 milliards d’euros. Ce partenariat stratégique vise à renforcer la collaboration en matière de gestion des migrations, illustrant l’engagement actif de l’Europe à relever le défi migratoire qui touche le continent depuis plusieurs années.

Introduction

Le 17 mars 2024, une délégation européenne de haut niveau s’est rendue au Caire pour signer un accord migratoire avec l’Égypte. La délégation était composée de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, de la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, du Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, du Premier ministre autrichien, Karl Nehammer, du président chypriote, Níkos Christodoulides, et du Premier ministre belge, Alexander De Croo. La présence du Premier ministre De Croo était due à la présidence tournante du Conseil européen, qui est actuellement assurée par la Belgique jusqu’en juin 2024.

Image: Egyptian Presidency/AFP

Cet accord s’inscrit dans le cadre de la nouvelle approche de l’Europe en matière de migration, qui vise à s’attaquer au défi migratoire en dehors des frontières européennes. L’objectif est de limiter les flux migratoires avant qu’ils n’atteignent l’Europe. On note que l’Egypte compte aujourd’hui 9 millions de réfugiés sur son territoire, dont 4 millions venus du Soudan. 

Il est aussi important de noter que cet accord n’est pas uniquement un accord migratoire, mais aussi un accord économique. Il vise à stimuler la croissance économique en Égypte dans un certain nombre de secteurs clés, tels que l’énergie et le numérique.

Cet accord entre l’Union Européenne et l’Egypte n’est par ailleurs pas le premier dans son genre. On le rappelle, l’UE a conclu des accords similaires avec la Turquie, la Tunisie et la Mauritanie dans le passé.

Contexte Géopolitique

Il est essentiel de prendre en compte le contexte géopolitique entourant cet accord. La pression exercée sur les gouvernements européens par les flux migratoires est considérable, influençant fortement leur agenda politique. On observe en Europe une montée significative des partis d’extrême droite, dont les programmes se concentrent essentiellement sur la question de l’immigration.

Ces formations politiques, telles que le parti “Fratelli d’Italia” de Meloni en Italie, le “Fidesz” d’Orban en Hongrie, ou d’autres, ont accédé au pouvoir dans divers pays européens. Leur point commun est une position fortement anti-immigration.

Par ailleurs, la thématique de l’immigration demeure un enjeu crucial sur l’agenda européen, particulièrement en vue des prochaines élections européennes prévues entre le 6 et le 9 juin. Cet accord marque une prise de position significative de l’Europe et de ses dirigeants en matière de politique migratoire.

L’Europe a connu une augmentation substantielle des flux migratoires ces dernières années, notamment suite à l’arrivée de réfugiés syriens en été 2015. Depuis, la question migratoire occupe une place prépondérante dans la politique européenne. L’Afrique du Nord, et en particulier l’Égypte, joue un rôle stratégique dans cette problématique, ce qui en fait un partenaire clé pour l’Union Européenne.

En outre, un point important dans cet accord est l’investissement dans l’énergie égyptienne. Cet aspect est particulièrement important pour l’Europe qui vise à se défaire de sa dépendance au gaz russe.

La situation humanitaire à Gaza et les attaques des Houthis dans la mer Rouge jouent également un rôle dans cet accord. Ces derniers ont diminué le trafic dans le canal de Suez et ont eu un impact négatif sur l’économie égyptienne.

Détails de l’Accord

L’accord, d’un montant total de 7,4 milliards d’euros, sera déployé en plusieurs phases s’étalant de 2024 à 2027. Parmi cette somme, 5 milliards d’euros seront alloués sous forme de prêts destinés à dynamiser l’économie égyptienne. Par ailleurs, 1,8 milliard d’euros seront consacrés au financement de projets axés sur la transition écologique et numérique du pays, ainsi qu’au secteur de l’énergie, comme mentionné ci-dessus.

En outre, une enveloppe de 400 millions d’euros de cet accord sera investie dans des projets bilatéraux. Enfin, 200 millions d’euros seront affectés à la sécurisation des frontières égyptiennes avec le Soudan et la Libye.

Implications Économiques

L’Égypte est confrontée à un certain nombre de défis économiques, notamment une croissance démographique rapide, une inflation croissante ayant atteint les 70% et un taux de chômage persistant. Face à cette situation, le gouvernement égyptien déploie d’importants efforts pour dynamiser son économie et alléger la pression sur ses finances publiques.

Dans ce contexte, le Fonds Monétaire International a récemment étendu son programme en Égypte, permettant ainsi au pays d’accéder à plus de 20 milliards d’euros de financements via le FMI. En outre, l’Égypte a conclu récemment un accord d’un montant de 35 milliards de dollars avec ADQ, l’un des trois principaux fonds souverains émiratis, dont le premier versement a été effectué plus tôt cette année

Par ailleurs, la Banque Centrale d’Égypte a procédé ce mois-ci à une dévaluation de la livre égyptienne visant à stimuler l’économie. Cet accord avec l’Union Européenne s’inscrit donc dans un ensemble de mesures macroéconomiques initiées par le gouvernement égyptien.

L’objectif de cet accord signé le 17 mars dernier est donc de stimuler l’activité économique en Égypte afin d’encourager la jeune génération à rester dans le pays au lieu d’émigrer. Certains secteurs clés sont visés dans cet accord, tels que les énergie renouvelables et la transition numérique.

Critiques

Des voix critiques se sont élevées concernant cet accord, principalement en raison du bilan peu reluisant de l’Égypte en matière de droits de l’homme sous le régime de Sissi. Les détracteurs de cet accord expriment leur préoccupation quant à l’absence de garanties suffisantes pour le respect des droits de l’homme. Sous la présidence de Sissi, l’Égypte compterait plus de 60 000 prisonniers politiques, et les cas de corruption au sein du gouvernement semblent monnaie courante.

La Commission réponds à ces critiques en assurant l’importance du respect des droits de l’homme dans cet accord bilateral. 

Une autre préoccupation soulevée concerne l’efficacité de ce genre d’accord et les défis associés à sa mise en œuvre. Bien que de tels accords puissent se révéler efficaces à court terme, leur succès à long terme n’est pas garanti, comme en témoigne l’expérience du pacte conclu avec la Turquie.

Conclusion

En résumé, les dirigeants européens, ainsi que la Commission, déploient des efforts considérables pour renforcer leurs frontières, et ce, bien au-delà de leur propre territoire. Cet accord marque une étape cruciale dans la gestion des migrations en Europe. Son efficacité pour atteindre les objectifs fixés reste une question ouverte. Il sera intéressant d’observer si cet accord modifie le cours des migrations vers l’Europe, ou s’il ne sera qu’une goutte dans l’océan des défis migratoires.

À l’approche des élections, l’Union Européenne cherche à projeter une image résolue auprès des électeurs, démontrant une prise en charge sérieuse de la question migratoire. À quelques mois des élections européennes, cet accord tombe-t-il à point nommé ?

Sources: 

Catégories
Bourse Monde

Le DAX atteint son plus haut niveau grâce aux avancées des négociations sur la dette US !

Hier, les marchés boursiers européens ont enregistré une hausse, avec notamment l’indice allemand DAX atteignant son plus haut niveau depuis plus d’un an. Cette augmentation a été stimulée par des signes indiquant que Washington se rapproche d’un accord pour relever le plafond de la dette américaine et éviter un défaut de paiement.

  • L’indice STOXX 600, qui regroupe les principales actions européennes, a augmenté de 0,5 %.
  • Le CAC 40 français a bondi de 1 %
  • Le FTSE MIB italien a progressé de 1,4 %.

Aux États-Unis, les actions se sont également redressées après que le président Joe Biden et le principal républicain du Congrès Kevin McCarthy ont exprimé leur volonté de trouver rapidement un accord pour relever le plafond de la dette et éviter un défaut de paiement.

Cette évolution positive dans les négociations a conduit les investisseurs à être plus optimistes. Certains experts estiment qu’un compromis sera trouvé pour éviter le défaut de paiement, ce qui incite les investisseurs à revenir vers les actions et les actifs plus risqués.

Dans le contexte spécifique des entreprises, Volkswagen a enregistré une hausse de 2,2 % grâce à ses plans de remaniement de sa marque principale pour améliorer son efficacité et ses rendements. Les actions de Deutsche Bank AG ont légèrement augmenté de 0,2 % après que la banque a accepté de payer 75 millions de dollars pour régler un procès intenté par des femmes accusant la banque d’avoir facilité le trafic sexuel du financier Jeffrey Epstein.

Cependant, les principaux indices boursiers européens ont eu du mal à sortir de leur fourchette ce mois-ci en raison des inquiétudes des investisseurs concernant un resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et une possible récession aux États-Unis. L’inflation dans la zone euro a accéléré le mois dernier, ce qui a également contribué aux préoccupations des investisseurs.

En résumé, les marchés boursiers européens ont enregistré une hausse hier, soutenus par des signes positifs concernant les négociations pour relever le plafond de la dette américaine. Cependant, certains facteurs, tels que les préoccupations concernant la politique monétaire de la BCE et l’inflation, continuent d’influencer les marchés.

Catégories
Energie Monde

Le Japon achète du pétrole russe à des prix supérieurs au plafond au grand dam des alliés occidentaux

Le Japon a commencé à acheter du pétrole russe à des prix supérieurs au plafond fixé par les États-Unis et ses alliés occidentaux, ce qui montre que Tokyo continue de renforcer ses liens avec Moscou malgré la pression internationale pour isoler la Russie.

Alors que de nombreux pays européens se sont passés du pétrole russe en réponse à l’invasion de l’Ukraine, le Japon a augmenté ses achats de gaz naturel russe.

En effet, le Japon ne possède pratiquement pas de combustibles fossiles, et dépend fortement des importations pour la plupart de ses besoins énergétiques. Certains analystes estiment que cette dépendance a fortement influencé l’hésitation du Japon à soutenir pleinement l’Ukraine contre la Russie. À ce jour, le Japon est le seul membre du Groupe des Sept à ne pas avoir fourni d’armes létales à l’Ukraine.

Malgré cette concession, les importations de gaz naturel russe vers le Japon sont relativement faibles, représentant environ un dixième de l’approvisionnement du Japon et une fraction de la production russe, selon le Wall Street Journal. La majeure partie des importations russes vers le Japon provient du projet Sakhaline-2, dans l’Extrême-Orient russe.

Les pays du G7 et l’Australie se sont mis d’accord sur un plafond de 60 dollars par baril pour le pétrole brut russe transporté par mer, afin de réduire les revenus de la Russie provenant de la vente de pétrole tout en évitant une flambée des prix du pétrole sur le marché mondial.

Ce plafond permet aux pays non membres de l’UE de continuer à importer du pétrole brut russe, mais interdit aux compagnies de transport maritime, d’assurance et de réassurance de manutentionner des cargaisons de pétrole brut russe dans le monde entier, à moins qu’elles ne soient vendues à un prix inférieur au plafond.

Les pays ont accordé une exception au plafond de 60 dollars le baril jusqu’en septembre pour le pétrole acheté par le Japon. Au cours des deux premiers mois de l’année, le Japon a acheté environ 748 000 barils de pétrole russe pour environ 70 dollars le baril.

Catégories
Monde

De financier au poste de Premier ministre du Royaume-Uni, qui est Rishi Sunak ?

Rishi Sunak sera le prochain Premier ministre britannique. À 42 ans, il sera le premier chef de gouvernement d’origine indienne du Royaume-Uni mais aussi le plus jeune depuis plus de 200 ans !

Membre du Parti conservateur, Rishi siège depuis 7 ans à la Chambre des communes du Royaume-Uni et possède un master en gestion des affaires de l’université Stanford. Il a également étudié la philosophie, la politique et l’économie.

Son parcours

Il présente un parcours professionnel riche en expérience dans le monde de la finance. Il a principalement travaillé en tant qu’analyste dans l’une des plus importantes banques du monde, Goldman Sachs et aussi pour différents fonds spéculatifs à la City de Londres.

Rishi Sunak a été élu député du Yorkshire (nord de l’Angleterre) en 2015. À peine cinq ans plus tard, il accède à 39 ans au poste très convoité de ministre des Finances, peu avant le début de la pandémie. Ce fervent partisan du Brexit a gagné en popularité en distribuant des milliards de livres d’aides publiques pendant la pandémie de Covid-19.

Fortune personnelle

Ce petit-fils d’immigrés d’origine indienne, fils d’un père médecin en santé publique et d’une mère pharmacienne est à la tête d’une fortune colossale. Estimé à 730 millons de livres sterling (plus de 840 millions d’euros) par la presse britannique, le patrimoine du nouveau Premier ministre est deux fois plus élevé que celle du couple royal actuel.

Mais cette fortune personnelle, qu’il a amassé tout au long de sa carrière dans la finance et via son mariage avec Akshata Murty, fille d’un multimilliardaire indien, met mal à l’aise dans un contexte où les Britanniques doivent se serrer la ceinture.

Mariage

Marié à Akshata Murty, fille de la 5ème fortune indienne cofondateur de l’entreprise informatique Infosys, dont la valeur est aujourd’hui estimée à 100 milliards de dollars. Cette dernière détient des parts dans la société d’investissement Catamaran Ventures à hauteur de 430 millions de livres sterling et est présente dans le lot des femmes les plus riches de Grande-Bretagne.

Akshata Murty et Rishi Sunak se sont rencontrés au début des années 2000 dans la prestigieuse université de Stanford, en Californie, où tous deux préparaient alors un master en business. Lui, issu d’un milieu modeste, bénéficie d’une bourse.

Par ailleurs, une polémique est née en avril 2022 par rapport au statut fiscal spécifique dont dispose son épouse lui permettant de ne payer aucun impôt au Royaume-Uni sur ses revenus engendrés à l’étranger de par son statut de non domiciliée.

Mais encore …

Rishi Sunak avait bien prévenu les conservateurs durant la campagne cet été que le programme de Truss relevait du « conte de fées » et que ses réductions massives d’impôts entraîneraient une hausse des coûts d’emprunt.

Sa prudence budgétaire, à cause de laquelle il a été jugé trop centriste et trop lisse, rassure désormais les marchés financiers et patrons britannique. L’été dernier déjà, ce conservateur était le candidat préféré des députés « tories » qui désigne les partisans de la philosophie conservatrice.

Catégories
Monde Nos analyses

Les banques russes se tourneront vers la Chine et son système concurrent à SWIFT, le CIPS!

Une des sanctions parmi les plus paralysantes imposée par l’Occident à l’endroit de la Russie a été de la bannir du réseau interbancaire de transferts financiers appelé SWIFT. Tout naturellement, Moscou cherchera refuge ailleurs et n’a pas manqué d’observer la main tendue de la Chine !

La Chine, qui est également le partenaire principal au niveau économique et stratégique de la Russie, a développé en 2015 un système de paiement équivalent à SWIFT appelé le CIPS pour, China International Payments System, essentiellement utilisé pour régler les crédits internationaux en yuan et les échanges liés au projet pharaonique des Routes de la Soie.

En effet, le CIPS n’est pas encore au niveau de SWIFT mais pourrait devenir l’alternative stratégique pour le milieu bancaire russe puisque ce système permet aux banques d’effectuer des transactions transfrontalières à l’aide du yuan sur le territoire. Vous l’aurez rapidement compris que l’ambition de la Chine est de faire de leur monnaie une monnaie de réserve mondiale à l’instar du dollars américain grâce à ce système.

En 2021, le système chinois aurait déjà traité près de 80.000 milliards de yuans, l’équivalent de 12.680 milliards de dollars faisant participer près de 1.280 institutions financières dans le réseau dans plus de 100 pays.

Le CIPS peut compter sur la participation de 30 banques au Japon, de 23 banques en Russie et de 31 banques dans des pays africains qui perçoivent des fonds en yuan. Mais il y a également des banques occidentales telles que HSBC, Citigroup ou même le géant français BNP Paribas.

Le système de paiement chinois a donc l’avantage de banaliser le yuan dans le monde et d’assoir la place de la Chine en leader monétaire. Grâce à ce mécanisme, la Chine réduit son usage de devises étrangères et réduit par la même occasion son risque de change sur ses réserves. 

Les actions des entreprises chinoises qui ont un lien avec CIPS, présentes dans les secteurs des paiements, de la finance et de la technologie, ont bondi de 20 à 30 % au cours des deux derniers jours, à la suite de la décision d’interdire l’accès de certaines banques russes à SWIFT.

Par conséquent, l’interdiction de SWIFT devrait accélérer l’expansion du CIPS chinois et offrir des opportunités à l’ensemble de l’écosystème.

Au final, il n’est plus impensable que cette sanction d’écarter la Russie du réseau international risquerait tout simplement de la pousser dans les bras de la Chine qui observe la situation attentivement et qui a tout intérêt à jouer les équilibristes.

Catégories
Monde Nos analyses

ANALYSE: Le Liban, un pays qui replonge dans l’instabilité !

L’explosion d’hier soir, très impressionnante, survenue au port de Beyrouth par où transitent près de 80% des importations, ayant fait presque 100 morts, a remis en lumière la situation du pays du Cèdre.

En plus d’une crise économique profonde et de la pandémie de COVID-19, les libanais subissent depuis des années une grave instabilité politique, qui mine considérablement le développement du pays.

Entre la fin de la guerre civile en 1990 et le retrait syrien de 2005, le pays a été placé de facto sous un régime de semi-protectorat orchestré par son puissant voisin, la Syrie, qui garantissait un (relatif) équilibre communautaire (il y’a 40% de chiites, 30% de sunnites, 30% de chrétiens, à peu près), mais le régime syrien a aussi laissé transiter et s’implanter des groupes armés comme le Hezbollah.

Ce parti chiite dispose d’une branche armée très puissante, soutenue par l’Iran, qui peut ainsi prendre pied à la frontière de son ennemi juré, Israël.

Cela a déclenché une violente guerre pendant un mois en 2006 durant laquelle le mouvement chiite a repoussé les israéliens et a acquis un certain prestige. Il s’est donc durablement implanté à la fois sur le plan militaire, mais aussi sur le plan politique.

Et face à la poussée iranienne en Syrie, Israël craint de se retrouver encerclé par Téhéran et ses alliés. Un cauchemar pour l’Etat hébreu. Face aux provocations répétées du mouvement armé, Benyamin Netanyahu a menacé a plusieurs reprises d’agir sur le sol libanais. D’autant que le dirigeant israélien est enlisé dans une crise politique profonde qui bloque le pays depuis plus d’un an.

La Syrie et ses ennuis

Même si elle semble écartée pour l’instant, il a vite circulé l’hypothèse d’un attentat terroriste. Pays se prévalant d’une immense tradition d’ouverture, terre de poètes (Khalil Gibran), ou de chanteurs de musiques orientales (Faïrouz) ou islamiques (Maher Zain).

Mais le Liban a subi le contrecoup du terrible conflit qui ravage la Syrie depuis plus de 9 ans. Car les sunnites libanais, même modérés, ont éprouvés un sentiment de sympathie vis-à-vis du sort de leurs cousins syriens. Dans le flux de réfugiés se trouvaient des prédicateurs, des combattants, qui ont instigué au Liban une vision de la religion plus radicale, plus conservatrice, notamment à Tripoli, ou sévissaient des prédicateurs assez radicaux, exilés par Damas.

Une économie chancelante

La troisième thèse, celle d’un accident, d’une explosion d’un entrepôt où était stockées 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium depuis 6 ans sans mesure de sécurité, semble aussi une possibilité réelle. Elle illustre la décrépitude des infrastructures industrielles du pays.

Il faut dire que des années d’instabilités politiques et sociales ont laissé l’économie en ruine alors que le Liban était longtemps considéré, avec Beyrouth comme place financière, comme une sorte de « Suisse du Proche-Orient« .

Mais les divers conflits ont fait fuir les investisseurs – et les touristes qui auparavant se pressaient sur la plages du pays, notamment les français, puisque les libanais sont (et restent) francophones et francophiles, héritage du mandat français entre les deux guerres mondiales. Illustration aussi par les liens personnels de nombreuses personnalités, Léa Salamé (française mais née à Beyrouth et fille d’un politique local), Carlos Ghosn, le chanteur Louis Chedid ou le boxeur Ali Hallab.

Mais les touristes et les investisseurs sont partis. Et les infrastructures en ont sévèrement pâti. D’autant que, contrairement à ses voisins arabes le pays n’a pas de pétrole et peu de ressources naturelles, vivant quasi exclusivement de l’aide de ses alliés (Iran, Syrie, mais aussi France), et des envois d’argent de l’importante diaspora libanaise. Une diaspora qui a encore fait montre d’une solidarité dont le pays aura bien besoin après cette catastrophe.

Par Amaury Dubois

Catégories
Monde

Des négociations pour un plan de relance post-covid qui s’éternisent dans une Europe divisée !

Les 27 Etats européens se sont réunis tout le weekend pour négocier d’un nouveau plan de relance européen post-coronavirus après que l’épidémie ait fait 138 000 décès européens et a entraîné une contraction de l’économie estimée à 8,3% cette année.

Des négociations qui étaient censées durer seulement 2 jours… mais comme elles n’ont pas aboutit à un accord, les chef d’état doivent encore se rencontrer cet après-midi pour tenter de rallier le maximum de pays à la cause commune.

Qu’est-ce qui se négocie ?

En effet, les 27 états membres négocient un fonds qui serait doté d’une capacité d’emprunt de 750 milliards d’euros pour relancer une économie européenne confrontée à une forte récession. Ce fonds est adossé au budget à long terme de l’UE (2021-2027) de 1 074 milliards d’euros.

Les dernières discussions ont surtout porté sur la répartition des fonds consacrés aux subventions, par rapport à ce qui serait reversé aux Etats sous forme de prêts, de fait, remboursables. Les pays dits « frugaux » privilégient les prêts et prônent une diminution du volume global du plan.

En effet, tout le problème semble résider particulièrement auprès des pays dits « frugaux » de par leur santé économique plus avantagée. Ces pays sont les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, l’Autriche mais également la Finlande. Ces derniers semble réticents à l’idée de s’unir pour porter un plan de relance commun et coordonne leur position pour assurer leur opposition à un plan de relance qui .

Comme nous l’indiquions plus haut, l’Europe souffre d’une récession historique et la division au sein de l’Union risque de faire briser l’unité et l’ambition de mettre en oeuvre un plan massif de soutien à l’économie. A noter que ce dernier est récusé par les pays frugaux puisque qu’il profiterait avant tout aux pays du Sud comme l’Italie et l’Espagne, les plus impactés par l’épidémie.

Le président du Conseil européen, Charles Michel a déclaré: « La question est la suivante : les vingt-sept leaders, responsables devant les peuples européens sont-ils capables de bâtir de l’unité, de la confiance ? Ou bien, à travers une déchirure, présenterons-nous le visage d’une Europe faible, minée par la défiance ? »

Les chefs d’Etat devraient être prêts à s’accorder autour de 390 milliards d’euros de subventions et diminuer le montant des prêts compte tenu du montant total de l’enveloppe compris aux alentours de 750 milliards d’euros.

Il s’agit du plus long sommet des dirigeants de l’UE depuis celui de Nice en 2000 qui portait sur une révision des traités dans le cadre de l’élargissement à l’est (quatre jours et quatre nuits).

Par NAQI Hamza.