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Tout savoir sur la gestion économique et sanitaire de la Turquie !

Bien avant que la pandémie se soit présentée en Turquie, le pays avait déjà investi énormément dans les infrastructures hospitalières, ce qui lui a permis d’anticiper et de prendre de l’avance pour endiguer rapidement la propagation du Covid-19 sur son territoire.

Selon le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, la Turquie a atteint un niveau très élevé dans le domaine de la santé. D’ailleurs, le pays vient d’inaugurer un nouvel hôpital construit sur un terrain de 125.000 m2, avec une superficie de 75.000 m2. Celui-ci contient 1.008 lits, dont 432 dans le service des soins intensifs. Il possède également 16 salles d’opération.

En effet, lorsque l’AKP, le parti de l’actuel président, a été élu, l’une des mesures phares avait été le développement du secteur hospitalier et des hôpitaux privés dont la politique fût de mettre en place plusieurs lits de réanimations et de soins intensifs.

Ce qui a permis au pays, mieux doté en équipement que la plupart de nos pays occidentaux, de s’organiser à mesure que le virus se propageait en Europe et aux Etats-Unis.

Cependant, il n’y a pas que les infrastructures qui ont permis au pays de se protéger par rapport à la situation mais également les mesures mises en place par le président tel que le confinement strict avec un couvre-feu pour les jeunes et les personnes âgées ou encore le port du masque obligatoire.

La semaine dernière, nous avons appris que la Turquie allait lever prochainement la plupart des mesures prises pour lutter contre la pandémie, sauf pour les seniors, tel que:

  • La réouverture des plages
  • Des restaurants
  • Des bibliothèques

Pour le président turc: « Trois mots sont devenus essentiels : masque, distance, propreté« 

En effet, l’épidémie du coronavirus a fait près de 4.500 morts en Turquie sur un total de plus de 163.000 cas, selon l’institut John Hopkins.

  • Sur le plan économique:

Le président turc va lancer un nouveau plan de relance et annoncé une levée progressive des restrictions en juin pour relancer la 17 ème puissance économique mondiale au produit intérieur brut (PIB) de 710 milliards d’euros.

L’économie de la Turquie a connu une croissance de 4,5% par an au premier trimestre 2020 avec une stimulation des dépenses publiques. En effet, il n’y a pas eu d’arrêt important de la production alors que le pays s’attend à une récession entre 5 et 10%, avec un taux de chômage à la hausse et avec de faibles moyens financiers pour atténuer la crise, comme ce sera le cas en Europe.

Le ministre turc du Trésor et des Finances, Berat Albayrak a fait savoir que l’économie connaîtra cette année une croissance positive malgré la crise. Il a mis l’accent sur les actions entreprises en période d’épidémie notamment pour répondre aux besoins de liquidité, interdire les licenciements ou encore soutenir les employeurs avec les allocations de travail à courte durée.

  • Tourisme en baisse:

Pour sauver la saison et le tourisme, le gouvernement turc a mis en place un programme de certification destiné aux hôtels et aux restaurants, établissements qui seront soumis à des restrictions strictes. Le programme comprendra 132 critères pour sauver la 6ème destination touristique mondiale.

De plus, les autorités ont établi des mesures d’hygiène et lancé la préparation d’équipements pour s’apprêter au retour des touristes, selon le ministre de la Culture et du Tourisme Mehmet Ersoy.

En effet, le tourisme est un pilier important de l’économie de la Turquie, qui s’attend à accueillir 58 millions de visiteurs cette année si la pandémie reste maîtrisée. En 2021, le ministre table sur une affluence de 63 millions.

Suite à la levée des restrictions de voyage, la compagnie aérienne Turkish Airlines a effectué son premier vol aujourd’hui, 1er juin, à 10h00 depuis Istanbul vers Ankara.

En 2019, les revenus touristiques du pays ont atteint 34,5 milliards de dollars, contre 29,5 milliards de dollars en 2018.

Par Hamza NAQI

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Entreprises Monde

Elon Musk et Trump, même combat, relancer l’économie à tout prix !

La  29 avril, Elon Musk, patron du constructeur de véhicule électrique Tesla, avait déclaré que le prolongement du confinement visant à stopper la propagation du virus est un acte fasciste et anti-démocratique. Aujourd’hui, il fait parler encore parler de lui …

En effet, ce samedi, il a été très cru envers les autorités locales américaines de Californie où se trouve son unique site de production de véhicules électriques Tesla aux Etats-Unis qui n’a pas fournit l’autorisation à son usine de reprendre le chemin du travail. Rappelons que cette usine Tesla produit 415.000 voitures par an sur ce site…

Il pense que les autorités locales l’empêchent de reprendre la production immédiatement, pour cause de pandémie alors que Trump veut relancer l’activité de la première puissance économique mondiale au plus vite ! Mais le confinement dépend des Etats fédérés et donc des gouverneurs…

Elon Muska même précisé avoir su gagner beaucoup d’expérience en termes de sécurité grâce à son usine de fabrication basée en Chine ayant rouvert suite à la maîtrise de la pandémie.

Il déclare également que « c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Tesla va immédiatement déplacer son siège et ses futurs projets au Texas/Nevada. Et si on devait garder une activité manufacturière à Fremont, cela dépendra de la façon dont nous sommes traités».

Cela arrive 10 jours après qu’il ait déjà fait polémique en influençant le cours de Tesla de plus de 10% à la baisse en Bourse suite à un tweet disant que l’action était trop chère, selon lui.

Par ailleurs, Tesla a tout de même affiché un bénéfice de 16 millions de dollars au 1er trimestre, une augmentation de 33% des livraisons de voitures et un chiffre d’affaires en hausse de 32% à 5,99 milliards de dollars.

Pour finir, le saviez-vous ?

Musk Elon ne perçoit ni salaire ni bonus en cash, mais uniquement des stock-options acquises en fonction de la capitalisation boursière de Tesla et des étapes de croissance des revenus et des bénéfices 

Ainsi, si Elon est tant à l’affût concernant l’ouverture de ses usines, c’est parce que cette année, si Tesla atteint tous ses objectifs, il sera rétribué d’une somme astronomique en stock-option grâce auxquelles il en tirerait environ 720 millions de dollars, soit près de 663 millions d’euros …

Mais il y a également une autre affaire qui risquera de faire parler de lui … Le 27 mai, il doit envoyer via sa société SpaceX, pour la première fois, des astronautes vers la station spatiale internationale. Il s’agira d’un moment totalement symbolique et historique puisque ce sera la première fois que des américains décolleront avec une fusée de conception 100% américaine et non plus russe.

Par Hamza NAQI

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Monde

TOP 10 des hommes les plus riches du monde en 2020 !

Dans ce top 10 des hommes les plus riches du monde, il est pas étonnant de voir que le podium des hommes les plus riches du monde est entièrement américain avec Bill Gates sur la deuxième marche et Jeff Bezos qui ne bouge pas d’une semelle.

En effet, le patron d’Amazon fait partie des grands bénéficiaires du contexte que nous connaissons et surtout du confinement puisque le cours de l’action du géant du e-commerce a bondi de 25% depuis le 1er janvier.  Ainsi, Bezos a gagné 25,4 milliards de dollars en une année, pour une fortune estimée à 140 milliards de dollars,  selon Bloomberg.

TOP 10 des hommes les plus riches du monde :

  1. Jeff Bezos, USA, patron de Amazon avec 140 milliards de dollars
  2. Bill Gates, USA, fondateur de Microsoft avec 106 milliards de dollars
  3. Mark Zuckerberg, USA fondateur du réseau social Facebook comptant 2,7 milliairds d’utilisateurs avec 78,8 milliards de dollars
  4. Bernard Arnault, Français, PDG de LVMH avec 77,1 milliards de dollars
  5. Warren Buffett, USA, fondateur du fonds d’investissement Berkshire Hathaway avec 69,5 milliards de dollars
  6. Steve Ballmer, USA, hommes d’affaires et ancien CEO de Microsoft avec 65,5 milliards de dollars
  7. Larry Page, USA, co-fondateur de moteur de recherche le plus utilisé au monde, Google avec 64,8 milliards de dollars
  8. Sergey Brin, USA, co-fondateur de Google avec 62,8 milliards de dollars
  9. Larry Ellison, USA, co-fondateur de Oracle Software avec 58,8 milliards de dollars
  10. Rob Walton, USA, riche héritier de Walmart avec 55 milliards de dollars

Ce top 10 est à nouveau dominé par des personnalités américaines … Pour rappel, la pandémie a permis à plusieurs milliardaires américains d’accroître leur fortune de 282 milliards de dollars au total !

On y observe que Bernard Arnault, le modèle français de la réussite financière, vient de céder la troisième place des hommes les plus riches du monde à Mark Zuckerberg. Actuellement, une fortune estimée à 77,1 milliards d’euros par Bloomberg alors qu’en novembre dernier, elle atteignait un chiffre record de 109,5 milliards d’euros.

Durant cette période, il était au coude à coude avec le patron de Amazon, Jeff Bezos, qui garde sa chaise dorée avec 140 milliards de dollars. Vous l’imaginez bien, en à peine quelques mois, le français a perdu plus de 25 milliards de dollars subissant la crise de plein fouets. Les magasins de ses marques étaient fermées et n’ont pu accueillir les clients…

Par Hamza NAQI

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Economie Monde

La guerre commerciale entre la Chine et les USA risque de repartir !

Le retour des négociations entre les deux puissances économiques mondiales n’arrivent pas à la meilleure période alors que nous sommes en train de vivre une situation jamais connue dans l’histoire de l’économie mondiale qui tourne au ralenti.

Les deux géants sont en froid depuis plus de 2 ans dans un contexte d’inégalité de la balance commerciale liée aux faibles importations de produits américains vers la Chine par rapport à leurs exportations. Ainsi, Trump n’avait pas apprécié et voulait rétablir la balance…

Nous avons assisté à un bras de fer féroce imposant des droits de douane punitifs à tout va… En effet, depuis janvier, les deux géants ont trouvé un terrain d’entente, et cela, juste avant la mise en quarantaine de Wuhan, point d’origine du virus.

La Chine a signé et promis d’augmenter de 200 milliards de dollars sur deux ans ses achats de produits américains. En échange, Donald Trump s’est engagé à reporter toute nouvelle hausse de droits de douane le temps de rétablir l’équilibre commerciale.

Et maintenant, on en est là …

Le négociateur chinois Liu He, vice-Premier ministre, et ses homologues américains Robert Lightizer, qui représente le Commerce extérieur, et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, se sont entretenus par téléphone.

En effet, les deux parties se sont dites prêtes à renforcer leur coopération en matière macroéconomique et de santé publique et à tout faire pour créer une atmosphère favorable à la mise en oeuvre de leur accord économique et commercial préliminaire, en vue de parvenir à des résultats positifs »

Le seul problème est que Donald Trump a menacé la semaine dernière d’appliquer de nouvelles sanctions commerciales à la Chine puisqu’il l’accuse d’être le responsable de la propagation de la pandémie, du coup des conséquences économiques désastreuses l’accompagnant.

« Maintenant ils (la Chine) doivent acheter », a dit Trump à Fox News. « Et s’ils n’achètent pas, nous résilierons l’accord, très simplement. »

De plus, Trump a déclaré que la Chine multipliait les achats de produits agricoles américains, mais s’est interrogé sur leur suffisance au regard des seuils prévus par l’accord commercial pour les achats de biens agricoles, manufacturiers, ainsi que dans les secteurs de l’énergie et des services.

La Chine a dénoncé hier des propos « mensongers et hypocrite » des Etats-Unis, tout juste après que le président Donald Trump ait proféré des critiques.

Les tensions risquent de s’exacerbées entre les deux puissances mais l’heure devrait être au calme surtout dans un contexte de ralentissement économique mondiale et de relations commerciales en peine.

Par Hamza NAQI

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Monde Nos analyses

Tout savoir sur l’exemplarité du Maroc dans sa gestion de la crise !

Le Maroc, habituellement discret sur la scène internationale, est sorti de l’ombre grâce à la lumière reflétée par sa gestion de crise jusqu’à en devenir un exemple ! Le pays a su combiner toutes ses forces à la fois financières, humaines mais aussi industrielles.

Ce pays d’Afrique du Nord a su faire parler de lui depuis que l’OMS a déclaré qu’il s’agissait bien d’une pandémie. En effet, le Maroc a pris des mesures sociales et économiques assez rapidement sans laisser la chance au virus de se propager violemment et a su mobiliser toute son industrie pour le combattre, notamment via la production de masque en quantité massive.

La réussite dans sa gestion de la crise est à la fois due aux expériences étrangères mais aussi àla modernisation et digitalisation des institutions marocaines qui étaient en cours.

L’audace et la réactivité du Royaume ont également été reflétées dans sa prise de décision rapide concernant l’intégration de la chloroquine dans les protocoles de soins hospitaliers puisque l’Etat a racheté toute la production locale de l’usine Sanofi et a tout de suite annoncé le port obligatoire du masque le 7 avril dernier, sans créer de longs débats portant sur la stratégie à suivre tel que nous pouvons le connaître dans certains de nos pays occidentaux.

Dans le même temps, pour affronter la crise sanitaire et économique, le Maroc a débloqué un budget de 3,2 milliards d’euros, soit 2,6% de son PIB. Nous savons également qu’un budget de 3 milliards d’euros prévu et octroyé par le FMI est également disponible, remboursable en 5 ans. Il s’agit du LPL, ligne de précaution et de liquidité, qui est un instrument conçu « pour servir d’assurance ou aider à résoudre les crises, et ce, dans un large éventail de situations ».

Qu’en est-il des masques, cheval de bataille du Maroc face à la crise ?

En effet, plus de 25 usines de textiles certifiées du pays ont mis la main à la patte pour permettre la fabrication puis la vente de plusieurs millions de masques chaque jour à un prix imposé par les autorités équivalent à seulement 7 cents l’unité.

Comme énoncé plus haut, une des mesures phares a été d’imposer le port du masque obligatoire depuis le 7 avril 2020. Ensuite, en à peine 5 jours, 13 millions de masques ont été distribués.

Alors que le Maroc produisait environ 1 million de masques, aujourd’hui il peut compter sur la production de plus de 7 millions d’unités par jour !

Ministre marocain de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy

Selon le ministre de l’Industrie, du Commerce de l’Economie verte et numérique, le pays ambitionne de porter sa production quotidienne à 8 millions de masques. Ce dernier a annoncé que « le Maroc a produit près de 100 millions de masques de protection qui ont été distribués sur les différents points de vente ».

La production est si abondante que le Maroc a prévu même de fournir certains pays avancés d’Europe, comme la France, beaucoup trop dépendante de la Chine.

Mais ce n’est pas tout !

Il y a encore d’autres éléments pour lesquels le Maroc se montre exemplaire puisqu’en à peine 15 jours, le pays a également pu mettre en place des hôpitaux de campagne avec l’armée portant le nombre de lits de réanimation de 1500 à 4000.

Le gel hydroalcoolique est fabriqué aussi sur place, et un respirateur artificiel a été mis au point par des entreprises aéronautiques nationales. Plusieurs centaines de ces appareils « 100% Maroc » sont ainsi en cours de fabrication. 

Nous pouvons également parler de la contribution des membres du gouvernement marocain qui ont décidé de donner un mois de leur salaire au fonds spécial covid-19, répondant ainsi à l’appel du roi Mohammed VI.

De plus, des mesures d’aides sociales ont été prévues et mises en place pour les travailleurs obligés de se mettre au chômage, avec une indemnité de 180 euros par mois soit à 75% du salaire minimum. Ces aides sont financées par un fonds spécial Covid-19 a été mis sur pied pour palier aux problèmes économiques et permettre une relance saine.

C’est ce fonds qui permet d’alléger la pression économique via un report des charges, des garanties et des prolongements de prêt ainsi qu’un soutien financier aux particuliers à hauteur de 75% du salaire minimum.

A la base, l’objectif de ce fonds était de récolter un milliard d’euros mais ce montant a été très vite dépassé suite à la générosité et aux dons de plusieurs acteurs privés et institutionnels et pourrait même bientôt dépasser 3% du PIB marocain, ce qui place le Maroc parmi les pays dont les plans de relance sont les plus prometteurs, au même niveau que certains pays européens.

Par ailleurs, le Maroc a été le premier pays africain à mettre en place une autre initiative d’aides à l’économie informelle, largement présente, à hauteur de 15% du PIB via une plateforme de déclaration en ligne ou par simple SMS.

Cependant, il est attendu que le Maroc ressorte de cette épreuve en faisant face à une crise économique et sociale qui s’annonce lourde à la fin du confinement. Les secteurs les plus cruciaux sont touchés notamment tourisme qui souffre depuis le 16 mars de la fermeture des frontières. Le PIB du pays pourrait se replier de plus de 3% cette année.

Comme partout ailleurs, le pays prépare son déconfinement qui devrait débuter à la fin du mois sacré de ramadan, soit le 22 mai.

Par Hamza NAQI

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Monde Nos analyses

Le G7 prêt à annuler la dette des pays pauvres ! Que représente ce club des « puissants » ?

Nous apprenons tout juste que les ministres des finances et les banquiers centraux du G7 se sont dits favorables à une suspension provisoire des paiements des intérêts de la dette des pays pauvres « pour aider ces pays à faire face aux impacts sanitaires et économiques » de la pandémie du coronavirus.

Il est très utile de comprendre ce que représentent ces institutions et d’en comprendre les objectifs. Notre analyste politologue, a préparé une analyse exhaustive à cet égard.

1) Qu’est-ce que G20 ?

Le G20 est devenu avec le temps un acteur incontournable de la scène internationale. Ce club travaille à favoriser la stabilité économico-financière suite aux importantes crises mondiales. Ce forum international réunit les pays émergent BRICS (Brésil, Russie, Inde , Chine et Afrique du Sud) et les principaux pays industrialisés.

En bref, le G20 = 19 États + Organisation Internationale (OI).

Le G20, c’est aussi 2/3 de la population mondiale. Ce groupe des vingt représente près de 90% du PIB mondial, 80% du commerce mondial général, 60% des terres agricoles et 80 % du commerce mondial des produits agricoles.[1]

2. D’un club occidental à un forum international

Le Groupe des sept a été créé à l’initiative du Président Valéry Giscard d’Estaing en 1975.  Lorsque les principales puissances occidentales se rassemblent pour la première fois à Rambouillet, le monde est confronté à un contexte tendu suite à la crise économique causée par la fin de convertibilité du dollar en or en 1971 et au choc pétrolier de 1973[2].

« L’idée initiale du président français consiste à faire prendre conscience les démocraties industrialisées des défis globaux politiques et économiques qu’implique la situation de l’économie occidentale »[3]. A la fin de la guerre froide, le président Clinton proposera d’intégrer la Russie en 1997 dans le G7, ce qui donnera le G8.

Le G7 représentait jusqu’alors les pays industrialisés au niveau mondial dont les seuls membres étaient l’Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis et du Japon mais c’est la crise financière asiatique de 1997 qui a donné lieu à la naissance du G20. Des critiques avaient affleuré par rapport aux manques de représentativités des pays émergents.

Ces principaux éléments ont contribué à l’élargissement du G7 en 1999 aux ministres des finances de 12 nouveaux États et de l’UE (Mexique, Argentine, Brésil, Turquie, Russie, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Arabie-Saoudite, Afrique du Sud, Australie, Union Européenne)

Désormais, lors du sommet de Washington 1999, les ministres des finances des pays membres du G20 et les gouverneurs des banques centrales siégeront aux côtés des principales institutions économique de la planète (Banque Centrale Européenne, Banque Mondial, Fonds Monétaire International, Organisation de Coopération et de Développement Economique).[4]

3) La crise économique de 2008-2009 politise le G20 à son plus haut niveau

A l’instar de la crise asiatique de 1997, c’est à nouveau une crise financière qui changera durablement le G20. Le sommet du G20 Leaders de Washington en novembre 2008 s’ouvre avec pour la première fois la participation des chefs d’Etats et de gouvernements. Les leaders du G20 se sont engagés sur 4 grands principes :

  • Une relance coordonnée de l’économie mondiale par des mesures budgétaires de soutien de la demande, la politique monétaire et une aide accrue du Fonds monétaire international et des banques de développement en faveur des pays fragiles ;
  • Une amélioration de la régulation des marchés financiers pour éviter une nouvelle crise financière ;
  • L’ouverture de la gouvernance économique mondiale aux pays émergents et en développement ;
  • Le refus du protectionnisme.[5]

En pleine crise des subprimes aux USA, les membres du G20 décident de prendre des mesures de relance économique pour faire face à la crise financière et sauver l’économie mondiale dès le sommet de Londres en avril 2009. En septembre de la même année lors du sommet de Pittsburgh, le Groupe des vingt est consolidé et intronisé comme « forum prioritaire de la coopération économique internationale »[6].

La crise économique aura ébranlé la structure initiale du groupe des vingt pour donner le G20 que nous connaissons actuellement.

4) Le mode opératoire du G20

Depuis lors, les sommets du G20 post-crise économique, se déroulent annuellement dans un mécanisme de présidence annuelle tournante entre les Etats membres. Il arrive que le sommet soit organisé deux fois sur une même année comme ce fut le cas en 2009 lors du Sommet de Londres et de Pittsburgh.

Avec la pandémie du covid-19, l’agenda des réunions a été perturbé. En effet, le sommet qui devait avoir lieu en 2020 en Arabe Saoudite est par conséquent organisé en deux temps, un sommet virtuel s’est déroulé en mars dernier et le sommet « physique » se tiendra à Ryad les 21 et 22 novembre 2020. 

Le G20 se décline en « Engagement Groups » permettant à la société civile, le secteur privé, les syndicats, les femmes, les jeunes et les collectivités urbaines de participer activement au sommet en rédigeant des recommandations aux membres du G20.

Enfin, à la suite de chaque sommet, les membres du G20 réalisent une déclaration conjointe.

Analyse:

Bien que le G20 apporte une multipolarité entre les puissances occidentales industrialisées et les pays émergents, cela n’a pas empêché la création d’un sommet annuel des BRICS et de favoriser la critique d’autres pays n’ayant pas été intégré dans le Club des 20[7].

Si on regarde de plus près le classement des 20 puissances mondiales par PIB, nous constatons que des pays européens comme l’Espagne, la Suisse, les Pays-Bas pourraient être représentés dans le G20.

De plus, certains continents sont plus représentés que d’autres, l’Afrique ne compte qu’un seul Etat.  L’élargissement du G7 aux pays émergents était incontournable, toutefois, le choix de certains pays pose réellement question en termes de légitimité, représentativité et de transparence.

Le G20 joue un rôle majeur sur la scène internationale et pas uniquement sur les questions macro-financières et économiques. En effet, le G20 s’attarde également sur les questions de développement et devra de facto se coordonner avec les agences onusiennes qui possèdent l’expertise de terrain.[8] La pandémie du COVID-19 a poussé les membres du G20 à se réunir virtuellement et de s’engager à soutenir l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans la coordination de son fonds de riposte face à cette pandémie.  

Dans ce contexte de crise, 5.000 Milliards de dollar US devraient être injectés dans l’économie mondiale dans le but de contrer l’impact du coronavirus.  Notons que le G20 a été auparavant critiqué pour son manque de coordination avec les Nations Unies, il est donc intéressant de suivre ces engagements tant en termes budgétaires que de coordination.

S’agit-il de mesures concrètes ou de vœux pieux ?

Par Karim Abou Hafes


[1] https://ec.europa.eu/info/food-farming-fisheries/farming/international-cooperation/international-organisations/g20_en#roleoftheg20

[2] BONIFACE Pascale,2017, Comprendre le Monde, Armand Colin, Paris, p.93

[3] BONIFACE Pascale,2017, Comprendre le Monde, Armand Colin, Paris, p.93

[4] DEVIN, Guillaume & SMOUTS, Marie-Claude, 2011, Les Organisations Internationales, Armand Colin, Paris, p.155

[5] https://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/11/15/les-pays-du-g20-s-accordent-sur-des-grands-principes-et-un-plan-d-action_1119261_1101386.html

[6] https://g20.org/en/g20/Documents/2009-Pittsburgh_Declaration.pdf

[7] DEVIN, Guillaume & SMOUTS, Marie-Claude, 2011, Les Organisations Internationales, Armand Colin, Paris, p.157

[8] POSTEL-VINAY Karoline, The G20 : A New Geopolitical Order palgrave macmillan, Paris, p.35

SOURCE IMAGE: REUTERS

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Economie Monde

État d’urgence au Japon et plan de soutien immense pour l’économie face au Covid-19 !

Le gouvernement japonais va déclarer dès aujourd’hui l’état d’urgence pendant un mois dans plusieurs régions du pays où les cas de COVID-19 sont en forte hausse, dont Tokyo et Osaka.

Le premier ministre du Japon, Shinzo Abe, a annoncé ce lundi 6 avril un package d’aide d’un montant gigantesque équivalent à 108 trillions de Yen, soit environ 917 milliards d’Euros.

En effet, ce montant colossal correspond à près de 20% du PIB du Pays du soleil levant.

À l’heure actuelle, le pays semble bien gérer la pandémie, avec « seulement » 3654 cas confirmés, dont 73 morts, dans un pays avec une population atteignant près de de 130 millions d’habitants.

Ceci est d’autant plus admirable lorsqu’on sait que le Japon à la population la plus vieille du monde, avec 32% de la population ayant plus de 60 ans, soit presque une personne sur trois.

Comme nous le savons, le COVID-19 touche davantage les plus vieux et on peut donc conclure que les mesures japonaises semblent porter leurs fruits.

Le Japon a, dès le début de la pandémie, instauré un confinement strict, avec la fermeture de la majorité des ports et aéroports. Nous rappelons que la discipline légendaire du peuple japonais est en partie responsable pour le succès de cette gestion, le peuple japonais obéis notamment à la lettre aux mesures de distanciations sociales et de confinement.  

Cependant ces mesures ont un impact économique considérable sachant que beaucoup d’entreprises ont cessé leurs activités et que beaucoup d’industries, comme notamment celle de l’aviation, sont à l’arrêt.

C’est pourquoi le gouvernement a décidé de dédier 917 milliards d’euros en guise de mesures de soutien à la population en vue de limiter au maximum les dégâts économiques.

Ce package inclut plusieurs dizaines de milliards d’euros en aides liquides aux familles et aux petites entreprises très fortement touchées par le chômage et la fermeture de leurs enseignes respectivement.

Le reste de l’aide se traduira par des prêts sans intérêts et des allègements fiscaux aux entreprises. Ces aides peuvent à long-terme même être bénéfiques au Japon qui souffre de déflation ou de taux d’inflation trop bas pour assurer une croissance économique saine.

L’espoir est de pouvoir stimuler une reprise rapide » au second semestre…

PHOTO: AFP par Getty Image

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Entreprises Monde

La Turquie a présenté sa première voiture 100% Made in Turkey !

Le constructeur TOGG en compagnie du président Ergodan ont présenté, lors d’une cérémonie organisée à Gebze, la première voiture électrique turque conçue par Turkey’s Automobile Initiative Group et qui sera fabriquée en série à partir de 2022.

La Turquie, et ses ambitions de développement de plus en plus prouvées, vient de démontrer au monde sa capacité à s’immiscer parmi les constructeurs automobiles mondiaux en dévoilant sa toute première voiture Made in Turkey qui, en plus, est électrique !

Aujourd’hui, le pays veut se doter d’une industrie automobile puissante et assurer sa souveraineté. Celui-ci accueille déjà des usines automobiles et ne dispose pas de constructeur national. Ainsi, 5 industriels du pays ont donc été priés de se regrouper pour faire émerger un champion national de l’automobile.

En effet, la Turquie a toujours été un grand marché pour les nouvelles technologies mais l’ambition de ce pays émergent est de devenir à la fois producteur mais aussi exportateur.

Le véhicule, présenté sous la bénédiction du président, Recep Tayyip Erdogan, se déclinera en cinq modèles et devrait avoir une autonomie de 500 kilomètres. Celui-ci sera capable de parcourir la plus longue distance parmi les véhicules de sa catégorie et pourra être rechargé à 80% en l’espace de 30 minutes.

« Nous vivons aujourd’hui une journée historique, un rêve de 60 ans devient réalité » a déclaré Erdogan.

La particularité est que ce véhicule fonctionnera sans émission de CO2 et aura l’avantage de ne pas polluer l’environnement. Le pays ambitionne d’en produire 175.000 unités par an à partir de 2022.

Montant du projet

Le montant de l’investissement prévu pour la construction de l’usine à Bursa devrait être de l’ordre des 22 milliards de livres turques (3,3 milliards d’euros). Le site doit employer près de 4.300 ouvriers.

Concernant le prix du véhicule, rien a encore été défini mais le président turc a assuré que l’automobile sera spacieuse, performante et la moins chère possible.

A noter que ce projet de construire une voiture entièrement Turque a été un objectif de longue date du président turc et de son parti en vue de démontrer la puissance économique de ce marché émergent.

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Monde

Forbes a dévoilé les femmes milliardaires les plus puissantes en 2019 !

Dans le classement Forbes des femmes les plus proches du monde, 13 sont milliardaires et celles-ci comptabilisent une valeur nette totale estimée à 86,7 milliards de dollars.

Depuis des dizaines d’années, nous avions pour habitude de constater le nombre majoritaire d’hommes dans la liste des personnalités les plus riches du monde ayant une influence immense. Progressivement, nous observons que les femmes s’immiscent également dans cette top list des personnes dont l’influence est basée sur la fortune.

Parmis le Top 100, certaines dirigent des sociétés suivies par le S&P 500 tandis que d’autres ont fondé des entreprises, comme Judith Faulkner (72e position), Zhou Qunfei (68e position) et Kiran Mazumdar-Shaw (67e position).

« L’argent est synonyme de pouvoir que lorsque l’on sait en user pour créer un réel impact. »

Dans le top 100 des femmes les plus puissantes, nous pouvons y observer 13 milliardaires. En Amérique, l’héritière de l’empire Walmart, Alice Walton, est la femme la plus riche mais n’apparait pas dans le classement cette année. En revanche, nous y retrouvons en 21 ème position la CEO de Walmart International, Judith McKenna, à la tête de plus de 6.000 magasins et de 700.000 associés dans 26 pays.

A noter que seulement 7% des femmes du top 100 ne doivent leur richesse qu’à elles-mêmes et non à un héritage ou autre. Que leur fortune soit le résultat du travail ou d’un héritage, ces femmes ont tendance à employer activement leur puissance par l’intermédiaire de leurs entreprises, ASBL ou encore travail philanthropique. 

Voici les 13 femmes milliardaires du top 100

  • Abigail Johnson (7e position): 15,6 milliards de dollars – Présidente et CEO de Fidelity Investment
  • Safra Catz (14e position): 1,1 milliard de dollars – Autodidacte, CEO de Oracle
  • Sheryl Sandberg (18e position): 1,8 milliard de dollars – Autodidacte, directrice des opérations chez Facebook
  • Oprah Winfrey (20e position): 2,7 milliards de dollars – Autodidacte, magnat des médias
  • Laurene Powell Jobs (33e position): 23,5 milliards de dollars – Fondatrice et présidente de Emerson Collective
  • Gina Rinehart (36e position): 15,2 milliards de dollars – Directrice exécutive de Hancock Prospering
  • Nguyen Thi Phuong Thao (52e position): 2,7 milliards de dollars – Co-fondatrice et présidente de Sovico Holdings
  • Kiran Mazumdar-Shaw (67e position): 3,1 milliards de dollars – Autodidacte, fondatrice et présidente de Biocon:
  • Zhou Qunfei (68e position): 6,4 milliards de dollars – Autodidacte, fondatrice et CEO de Lens Technology
  • Judith Faulkner (72e position): 3,9 milliards de dollars – Autodidacte, fondatrice et CEO de Epic Systems
  • Lee Boo-jin (87e position): 1,6 milliard de dollars – CEO de Hotel Shilla
  • Meg Whitman (89e position): 3,6 milliards de dollars – Autodidacte, CEO de Quibi
  • Margarita Louis-Dreyfus (99e position): 5,5 milliards de dollars – Présidente de Louis Dreyfus Holding B.V.

Nous pouvons aussi compter sur l’exemple d’Oprah Winfrey (photo), productrice, animatrice, actrice qui est l’une des premières femmes africaine-américaine à être devenue milliardaire, avec une fortune estimée à un peu moins de 3 milliard de dollars.

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Economie Monde

Les 10 économies les plus puissantes attendues pour 2030 !

Selon les récentes prévisions de Standard Chartered, une banque basée à Londres, la prochaine décennie verra des marchés émergents tels que l’Inde ou encore la Turquie gravir les échelons économiques mondiaux pour devenir les piliers de demain.

En effet, les puissances émergentes d’aujourd’hui seront les modèles de demain. Dans l’image en bas de l’article, nous observons que les deux géants asiatiques que sont la Chine et l’Inde seront en lice pour la domination économique du monde en 2030.

Voici les 10 économies* qui seront les plus puissantes en 2030 (en fonction du PIB nominal en milliards de dollars internationaux) :

  • 10. Allemagne — 6.900 milliards de dollars
  • 9. Japon — 7.200
  • 8. Russie — 7.900
  • 7. Egypte — 8.200
  • 6. Brésil — 8.600
  • 5. Turquie — 9.100
  • 4. Indonésie —10.100
  • 3. Etats-Unis — 31.000
  • 2. Inde — 46.300
  • 1. Chine — 64.200

Les économistes de Standard Chartered ont par ailleurs affirmé que la part du continent asiatique dans le PIB mondial atteindra probablement 35% en 2030, contre 28% actuellement, ce qui correspond aux parts de la zone euro et des Etats-Unis réunis.

Ils ajoutent que l’Inde aura une croissance tendancielle qui devrait atteindre 7,8% d’ici 2020, tandis que celle de la Chine devrait être plus modeste — de l’ordre de 5% — d’ici 2030.

Au cours de cette période, des pays tels que l’Égypte, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, la Turquie et le Brésil verront tous leur économie se développer avec une croissance à trois chiffres en termes de PPA.

En particulier, l’économie indienne sera stimulée par la croissance démographique rapide de ses villes, qui comptent parmi les zones urbaines à la croissance la plus rapide de la planète. Dans le même temps, l’économie égyptienne devrait passer de 1,2 billion de dollars à 8,2 billions de dollars, selon la banque, même si cela nous semble tout à fait optimiste.

Enfin, les économies développées telles que les États-Unis, l’Allemagne et le Japon continueront de croître, mais pas au rythme effréné des pays en développement. Si ces projections se révèlent, les économies japonaise et allemande compléteront la liste avec respectivement les places 9 et 10.

*Le classement a été établi en fonction du PIB nominal projeté par parité de pouvoir d’achat (PPP).