L’indice de la Fed de Dallas, qui mesure l’activité manufacturière au Texas, sera publié le lundi 28 octobre. Bien qu’il s’agisse d’un indicateur régional, il donne un aperçu de la santé de l’industrie manufacturière, un secteur clé de l’économie américaine. Une baisse pourrait signaler un ralentissement industriel plus large, susceptible de freiner les indices boursiers ou de renforcer les anticipations de baisse de taux par la Fed
Indice des prix immobiliers et rapport JOLTS
Le 29 octobre, deux données importantes seront publiées :
Indice des prix immobiliers de la FHFA : Cet indicateur, qui suit les prix des maisons résidentielles, donne des indications sur la demande des consommateurs et la santé du marché immobilier américain. Une hausse pourrait renforcer la confiance des consommateurs et des investisseurs.
Enquête JOLTS sur les offres d’emploi : Publié par le Bureau des statistiques du travail, le rapport JOLTS est essentiel pour suivre le nombre de postes vacants. Une augmentation pourrait refléter une pénurie de main-d’œuvre, signalant une possible pression à la hausse sur les salaires et une inflation persistante. Cela pourrait influencer les décisions de la Fed et créer de la volatilité sur les marchés des actions et des obligations
PIB préliminaire du T3 aux États-Unis
L’un des événements les plus surveillés de la semaine sera la publication, le 30 octobre, de la première estimation du PIB américain pour le troisième trimestre. La croissance économique est une indication directe de la vigueur de l’économie. Un chiffre plus fort que prévu pourrait amener les investisseurs à anticiper des hausses de taux supplémentaires, impactant les actions technologiques et augmentant potentiellement les rendements obligataires, tandis qu’un ralentissement pourrait avoir l’effet inverse
Dépenses des ménages et indice PCE
Le rapport du 31 octobre sur les revenus et dépenses des ménages inclura le PCE (Personal Consumption Expenditures), indicateur d’inflation préféré de la Fed. Ce chiffre est scruté de près car il influence directement les prévisions de politique monétaire. Une hausse marquée de l’indice PCE pourrait renforcer l’anticipation d’une politique monétaire restrictive, augmentant la pression sur les actions et renforçant le dollar. À l’inverse, un chiffre modéré pourrait offrir un répit aux marchés
Rapport sur l’emploi américain et taux de chômage
Le rapport sur l’emploi, attendu le 1er novembre, est toujours un événement majeur. Il inclut les emplois non agricoles et le taux de chômage. Si le marché du travail montre des signes de ralentissement, cela pourrait apaiser les craintes inflationnistes et détendre les conditions du marché. Cependant, un marché de l’emploi trop solide pourrait maintenir les pressions inflationnistes et alimenter les spéculations sur une nouvelle hausse de taux, impactant les obligations et les actions en conséquence
Inflation de la zone euro
Enfin, les données d’inflation de la zone euro, publiées le 31 octobre, fourniront des indications cruciales pour les investisseurs européens. Une inflation au-dessus des prévisions pourrait augmenter les attentes de hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), ce qui pourrait affecter l’euro et les indices boursiers européens. À l’inverse, une inflation modérée pourrait rassurer les marchés et favoriser la hausse des actions
L’investissement est une aventure passionnante, mais les débutants peuvent facilement se retrouver face à des choix difficiles, notamment lorsqu’il s’agit de la gestion de leur argent sur le long terme.
L’une des questions fréquemment posées est : faut-il essayer de « timer » le marché pour acheter au meilleur moment (market timing) ou investir régulièrement et automatiquement, sans se soucier des fluctuations (dollar-cost averaging, ou DCA) ?
Cet article explore ces deux approches et explique pourquoi le DCA est souvent privilégié par les investisseurs, en particulier ceux qui débutent.
Qu’est-ce que le Market Timing ?
Le market timing est une stratégie qui consiste à essayer de prévoir les mouvements du marché et d’investir uniquement lorsque l’on pense que les prix sont bas, dans l’espoir de maximiser les rendements. En théorie, cette méthode paraît idéale : acheter lorsque les prix sont bas et vendre lorsque les prix sont hauts. Cependant, en pratique, le market timing est extrêmement difficile, même pour les investisseurs les plus expérimentés.
Les défis du Market Timing
Difficulté de prévision : Prédire les fluctuations du marché est pratiquement impossible, car les marchés sont influencés par de nombreux facteurs économiques, politiques et psychologiques. Même les professionnels échouent souvent à « timer » le marché de manière constante.
Risques de manquer les meilleurs jours : De nombreuses études montrent qu’en essayant d’éviter les baisses, les investisseurs ratent également les meilleurs jours du marché. En effet, les jours de forte hausse des cours surviennent souvent après des baisses importantes, et ne pas être investi à ce moment-là peut réduire considérablement les rendements.
Stress et incertitude : Le market timing demande une attention constante au marché et peut être émotionnellement épuisant. La peur de faire un mauvais choix, les hauts et les bas émotionnels liés aux fluctuations peuvent mener à des décisions irrationnelles.
Qu’est-ce que le Dollar-Cost Averaging (DCA) ?
Le dollar-cost averaging, ou DCA, est une stratégie d’investissement simple mais efficace qui consiste à investir un montant fixe à intervalles réguliers, par exemple chaque mois, quel que soit le niveau du marché. Cela signifie que vous achetez des actifs lorsque les prix sont bas, mais aussi lorsque les prix sont élevés, ce qui réduit l’impact des fluctuations sur le long terme.
Les avantages du DCA
Réduction de l’impact de la volatilité : Avec le DCA, l’investisseur achète plus de parts lorsque les prix sont bas et moins de parts lorsque les prix sont élevés, ce qui permet de lisser le coût d’achat des actifs au fil du temps. Cette approche réduit le risque lié aux fluctuations des prix.
Simplicité et discipline : Le DCA est une méthode simple qui ne nécessite pas d’anticiper les mouvements du marché. En investissant régulièrement, vous développez une habitude d’épargne et de discipline financière.
Gestion du stress : Puisque le DCA ne dépend pas du timing du marché, il permet d’investir sans subir le stress et les incertitudes liés aux fluctuations du marché. Les investisseurs peuvent ainsi se concentrer sur leurs objectifs à long terme.
Étude de cas : L’impact du DCA sur un investissement de long terme
Supposons que vous investissiez 200 € par mois dans un fonds d’actions via un plan de DCA pendant 10 ans. Au cours de cette période, les prix des actions fluctuent en fonction du marché. Grâce au DCA, votre coût d’achat moyen est lissé sur la période et vous êtes protégé des baisses soudaines, sans avoir à prévoir les fluctuations.
En revanche, si vous aviez essayé de « timer » le marché pour acheter uniquement pendant les creux, vous auriez dû prédire les mouvements avec exactitude, ce qui est quasi impossible. Manquer quelques jours de hausse pourrait réduire significativement vos rendements. Par conséquent, le DCA, malgré ses investissements constants, vous aurait permis de rester sur le marché et de profiter de la croissance à long terme.
Quand le DCA est-il le plus utile ?
Le DCA est particulièrement utile dans un marché volatile ou en période d’incertitude économique, car il permet aux investisseurs de bénéficier des baisses de prix sans subir de pertes importantes. En revanche, dans un marché en croissance continue, le DCA peut limiter légèrement les rendements par rapport à un investissement unique. Cependant, pour un investisseur débutant qui souhaite se protéger des fluctuations, le DCA reste une option solide.
Pourquoi le DCA est une stratégie idéale pour les débutants
Pour les investisseurs débutants, le DCA est une stratégie efficace et simple qui permet d’accumuler des actifs sans avoir à se soucier du meilleur moment pour entrer sur le marché. Tandis que le market timing peut sembler tentant, il comporte des risques élevés et nécessite une expertise que même les professionnels ont du mal à maîtriser. Avec le DCA, vous construisez un portefeuille de manière régulière, développez une discipline financière, et vous réduisez l’impact de la volatilité.
En fin de compte, l’important est de garder une vision à long terme et de rester engagé dans votre stratégie d’investissement. Que le marché monte ou descende, le DCA vous permet d’avancer sereinement vers vos objectifs financiers.
Disclaimer :Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.
La semaine du 20 au 27 octobre 2024 s’annonce cruciale pour les marchés financiers, avec des événements clés qui pourraient influencer l’économie mondiale et les grandes entreprises. Voici les principales informations à surveiller.
Résultats d’entreprises influentes
Le calendrier des résultats d’entreprises pour cette semaine comprend plusieurs poids lourds :
Tesla (23 octobre 2024) : Tous les yeux seront rivés sur Tesla, qui publiera ses résultats trimestriels après la clôture des marchés. Les investisseurs se concentreront sur les ventes de véhicules, notamment en Chine, ainsi que sur les marges bénéficiaires et les projets d’énergie solaire et de stockage d’énergie. Le secteur des véhicules électriques étant très compétitif, Tesla devra démontrer sa capacité à maintenir ses marges malgré la pression sur les prix.
Procter & Gamble (23 octobre 2024) : Ce géant des biens de consommation publiera ses résultats avant l’ouverture des marchés. La demande pour ses produits de première nécessité, comme les produits d’hygiène et de soin personnel, sera scrutée de près afin de mesurer l’impact d’une possible réduction des dépenses des ménages.
SAP (21 octobre 2024) et Logitech (21 octobre 2024) : Ces entreprises technologiques présenteront leurs résultats après la clôture des marchés. Pour SAP, la croissance dans le cloud computing sera un indicateur clé, tandis que Logitech devra prouver que la demande pour ses équipements informatiques reste solide malgré le ralentissement du télétravail
Indicateurs économiques clés
Les investisseurs et les analystes surveilleront plusieurs indicateurs économiques majeurs cette semaine :
Rapport sur les stocks de pétrole brut (23 octobre 2024) : Les chiffres hebdomadaires des stocks de pétrole brut aux États-Unis seront publiés, influençant directement le cours du pétrole. Toute variation significative pourrait entraîner une volatilité sur les marchés énergétiques.
PMI manufacturières et des services (24 octobre 2024) : Les indices PMI pour l’Europe, en particulier l’Allemagne et la France, ainsi que pour les États-Unis, offriront une vision d’ensemble de l’activité économique dans les secteurs manufacturier et des services. Les indices PMI sont des baromètres avancés de l’activité économique et sont particulièrement suivis dans un contexte de ralentissement global.
Balance commerciale japonaise (25 octobre 2024) : Le Japon publiera ses données sur les exportations et les importations, un indicateur essentiel pour évaluer la santé économique du pays et l’impact des échanges internationaux, notamment en Asie.
Acquisitions
Plusieurs annonces d’acquisitions et décisions judiciaires sont attendues cette semaine :
BlackRock devrait finaliser l’acquisition de Global Infrastructure Partners, une opération majeure qui permettra à BlackRock de renforcer sa présence dans le domaine des infrastructures mondiales. Cette acquisition, attendue depuis plusieurs mois, devrait entraîner des répercussions importantes sur les marchés financiers.
L’acquisition de Tempur Sealy par Mattress Firm continue d’être examinée par la Federal Trade Commission pour d’éventuelles préoccupations antitrust. Une décision pourrait intervenir cette semaine, ce qui aurait un impact direct sur le secteur du commerce de détail.
BCE : La Banque centrale européenne a annoncé une baisse de ses taux d’intérêt cette semaine. Cette décision intervient après une longue période de taux élevés destinés à lutter contre l’inflation. Le taux directeur a été réduit de 25 points de base, passant à 3,75 %. Cette mesure vise à stimuler l’activité économique alors que les indicateurs montrent un ralentissement de la croissance en zone euro.
Fed : La Réserve fédérale américaine continue de suivre une politique monétaire restrictive, maintenant les taux dans une fourchette de 5,25 % à 5,5 %. Les marchés anticipent cependant une pause dans les hausses de taux, les indicateurs d’inflation aux États-Unis montrant des signes de stabilisation.
Résultats des entreprises
Technologie : Les résultats trimestriels d’entreprises comme Microsoft et Google ont montré des performances solides, notamment grâce à une augmentation de la demande pour leurs services de cloud. Les actions de Microsoft ont gagné environ 2 % après la publication de ses résultats.
Énergie : TotalEnergies a affiché un chiffre d’affaires en hausse grâce aux prix élevés du pétrole. Les actions ont progressé de 1,26 %, clôturant à 60,16 €. En revanche, certaines entreprises comme L’Oréal ont connu une baisse, liée à des perspectives de ventes plus faibles pour le dernier trimestre.
Matières premières et énergies
Pétrole : Les prix du pétrole brut WTI ont fluctué autour de 70,85 $ le baril, en hausse de 0,65 %. Le Brent a également progressé, atteignant 74,59 $ le baril (+0,50 %). Ces mouvements reflètent les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les inquiétudes concernant l’offre de l’OPEP+
Gaz naturel : Les prix ont augmenté de 1,27 %, s’établissant à 2,397 $ par MMBtu, principalement en raison de l’anticipation d’une demande plus élevée pendant la saison hivernale et de perturbations possibles dans l’approvisionnement en Europe.
Les marchés émergents
Monnaies : Le renforcement du dollar a pesé sur les devises des marchés émergents, notamment le peso mexicain et la livre turque, qui ont perdu respectivement 0,5 % et 0,8 % cette semaine. Cela s’explique par la poursuite des politiques monétaires restrictives aux États-Unis, qui attirent les capitaux vers les actifs en dollars.
Marchés boursiers : Les indices boursiers de certains pays émergents, comme le Brésil (Bovespa) et l’Inde (Sensex), ont montré des performances mitigées. Tandis que le Bovespa a gagné 0,4 % cette semaine, le Sensex a reculé de 0,3 %, principalement en raison de la volatilité des matières premières et des inquiétudes sur la croissance mondiale.
IMAGE DISTRIBUTED FOR JP MORGAN CHASE - Jamie Dimon, JP Morgan & Chase Co. Chairman and CEO, discusses the impact of The Fellowship Initiative, Monday, June 23, 2014, at JPMorgan Chase Headquarters in New York. The expanded Fellowship Initiative enrolls young men of color in Chicago, Los Angeles, and New York City in a multi-year hands-on enrichment program that includes academic, social and emotional support. (Photo by Diane Bondareff/Invision for JPMorgan Chase/AP Images)
Les grandes banques américaines, dont JPMorgan Chase, Wells Fargo, et Citigroup, sont sur le point d’annoncer leurs résultats financiers pour le troisième trimestre 2024, ce qui fournira un aperçu essentiel de la santé de l’économie et du secteur bancaire.
JPMorgan Chase publiera ses résultats le 13 octobre. Les analystes s’attendent à ce que la banque continue de bénéficier des taux d’intérêt élevés, qui augmentent ses revenus d’intérêts nets. En 2023, elle avait déjà enregistré des revenus nets de 42,4 milliards de dollars pour le deuxième trimestre, grâce à la hausse des taux
Citigroup dévoilera ses résultats le 15 octobre, avec des prévisions d’un bénéfice par action (BPA) ajusté de 1,32 dollar et des revenus nets de 19,8 milliards de dollars pour ce trimestre)
Wells Fargo publiera ses résultats le 11 octobre, avec des attentes d’un BPA de 1,28 dollar et des revenus de 20,4 milliards de dollars
Le marché du travail britannique : un indicateur clé pour la Banque d’Angleterre
Mardi, le Royaume-Uni publiera ses dernières statistiques sur le marché du travail, ce qui apportera des éléments cruciaux pour la Banque d’Angleterre dans ses décisions de politique monétaire. Actuellement, le taux de chômage s’établit à 4,1 % pour la période de mai à aout 2024. Ce chiffre montre une légère augmentation par rapport aux niveaux plus bas observés au début de l’année. On attend cependant de nouvelles données le 15 octobre
Le principal indicateur qui pourrait influencer la prochaine décision de la Banque d’Angleterre est la croissance des salaires. En septembre 2024, la croissance des salaires dans le secteur privé, qui est actuellement de 7,7 % en glissement annuel, a légèrement ralenti à 7,0 %
Cependant, cette pression salariale demeure plus forte que dans d’autres économies comme la zone euro ou les États-Unis, ce qui pourrait maintenir l’inflation à des niveaux préoccupants. L’augmentation prévue du salaire minimum de 9,8 % en avril 2024 va également ajouter une pression inflationniste supplémentaire
L’emploi a connu une légère baisse, avec 59 000 emplois de moins en août 2024, mais une hausse de 0,4 % par rapport à l’année précédente. Cette tendance montre une certaine volatilité sur le marché du travail, avec des signes de modération dans la croissance de l’emploi
Les investisseurs surveilleront donc de près ces données, car une hausse plus forte des salaires ou une détérioration de l’emploi pourrait inciter la Banque d’Angleterre à maintenir, voire augmenter, ses taux d’intérêt élevés, au risque de freiner encore la croissance économique.
L’entrepreneuriat se distingue par sa capacité à transformer des idées en réalité, et des défis en opportunités. Dans cette série d’articles, nous partons à la rencontre de ceux qui, avec détermination et créativité, construisent l’avenir.
Ces entrepreneurs nous ont ouvert les portes de leur univers, partagé leurs expériences, leurs réussites, mais aussi les épreuves qu’ils ont dû surmonter. Durant toute une journée, nous avons eu l’occasion de visiter leur usine de production où la magie opère !
Pouvez-vous nous raconter comment Alfiero a été fondé ? Quelle a été l’inspiration initiale derrière le lancement de cette aventure ?
Alfiero, c’est d’abord une histoire familiale, marquée par nos racines et notre passion pour la cuisine. J’ai fait mes études à l’école d’hôtellerie de Liège, et dès l’adolescence, avec mes frères, nous avons toujours été impliqués dans le restaurant de notre père. C’est là que l’idée a germé. Nous avons remarqué qu’il manquait un dessert distinctif sur notre carte. Rien de ce que proposaient nos fournisseurs ne sortait vraiment du lot.
C’est alors que l’idée de revisiter le tiramisu, à notre manière, est née. Ce dessert italien a tout de suite trouvé son public, et le bouche-à-oreille a fait le reste. Le succès fut rapide, et très vite, nous avons compris que nous tenions quelque chose de spécial.
Quelles étaient vos premières ambitions lorsque vous avez commencé dans une petite cuisine ? Avez-vous imaginé dès le départ un développement international ?
Dès le départ, nous savions que nous voulions nous exporter à l’international d’où la création d’un nom de produit quelque peu inspiré des plus grands groupes internationaux. À l’époque, j’avais à peine 22 ans et notre seul objectif était de créer un produit de qualité, accessible à tous, dans notre région. Cependant, très rapidement, notre tiramisu a attiré l’attention au-delà de notre ville.
Des clients venaient de loin pour goûter nos créations, et c’est là que l’idée d’élargir notre vision a pris forme. Nous voulions que ce dessert soit apprécié partout, sans limite géographique, mais nous ne savions pas encore à quel point cette ambition nous porterait loin.
Quels ont été les moments clés qui ont marqué l’évolution de l’entreprise et son passage d’un projet local à un acteur international ?
Le tournant a vraiment eu lieu en 2018 lorsque nous avons commencé à recevoir des commandes en palettes entières. Cela a marqué notre passage de la vente au détail à une production en volume. Nous avions déjà investi dans quelques machines, mais c’est à ce moment-là que nous avons compris l’ampleur du marché potentiel.
Malgré nos débuts modestes, durant lesquels j’ai énormément travaillé en auto-financement en achetant un bon nombre d’équipement d’occasions, nous avons eu la chance d’être soutenus moralement par notre famille mais aussi par nos premiers clients. Cela nous a permis de réinvestir rapidement dans des infrastructures plus grandes et plus performantes, comme l’usine de plus de 1 000 m² que nous avons aujourd’hui.
En 2023, une ligne de production automatique a été installée pour répondre à la demande croissante des clients.
Votre tiramisu est maintenant vendu dans plusieurs pays. Quelles ont été les principales étapes pour réussir cette expansion à l’international ?
Le développement international a nécessité une adaptation continue de nos produits aux besoins spécifiques de chaque marché. Nous avons d’abord étudié les habitudes de consommation dans chaque pays. Par exemple, j’ai personnellement parcouru les rues de Paris pour goûter à tout ce qui était proposé dans les magasins, afin de comprendre les attentes locales. Cette approche de terrain nous a permis de créer des produits adaptés à chaque marché. Ensuite, il a fallu établir des relations clés dans chaque chaîne d’approvisionnement, une étape indispensable pour s’implanter.
Quels marchés ont été les plus faciles à pénétrer, et lesquels ont présenté plus de défis ?
Les marchés européens ont été relativement accessibles grâce à la proximité et à des habitudes de consommation similaires. Le grand export, en revanche, comme l’Arabie saoudite, s’est avéré plus complexe. Il fallait répondre à des exigences très spécifiques, comme des certifications, des normes d’hygiène et des demandes précises sur les ingrédients. Chaque marché a ses propres réglementations, et cela nécessite une adaptation à tous les niveaux de production.
Serdar et Hamza lors de la visite de la ligne de production
Avec la croissance d’Alfiero, comment avez-vous abordé la question du recrutement ? Avez-vous rencontré des difficultés à trouver les bons talents ?
Le recrutement a été un défi majeur. Au départ, nous étions trois à tout gérer, et trouver des employés qui partagent notre vision et notre niveau d’exigence n’a pas été facile. Nous avons parfois fait des erreurs, en embauchant des personnes non suffisamment engagées ou trop proches de nous personnellement, ce qui compliquait la gestion.
Nous avons appris à nos dépens que le recrutement doit se faire avec soin, car chaque membre de l’équipe joue un rôle crucial dans la réussite de l’entreprise.
Comment assurez-vous que les nouveaux employés adhèrent à la culture de l’entreprise et aux standards de qualité que vous avez définis depuis le début ?
Nous veillons à ce que chaque nouvelle recrue comprenne nos valeurs dès le premier jour. L’exigence de qualité est au cœur de tout ce que nous faisons, et nous demandons à nos employés d’être autant passionnés par le produit que nous. C’est une question d’état d’esprit, de discipline et d’implication. Nous mettons un point d’honneur à transmettre cette culture à tous les niveaux.
La pandémie de COVID-19 a bouleversé de nombreuses entreprises notamment dans le secteur de l’HORECA. Comment cela a-t-il affecté Alfiero, tant sur le plan de la production que sur celui de la distribution ?
Le COVID-19 a été une période difficile, mais étonnamment, cela a ouvert des opportunités inattendues. Alors que les restaurants étaient fermés, la demande pour les produits de livraison à domicile a explosé. Notre tiramisu, qui est un produit prêt-à-manger, a trouvé sa place dans cette nouvelle réalité. Nous avons vu une augmentation des commandes, surtout dans le secteur de la livraison, car les restaurateurs cherchaient à compléter leurs offres.
Aujourd’hui, Alfiero génère plus de 3 à 5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Comment avez-vous structuré la gestion financière de l’entreprise pour soutenir une telle croissance ?
Nous avons toujours été prudents dans notre gestion financière. Nous n’avons pas de business angels ou d’investisseurs externes. Toute notre croissance a été autofinancée, avec un soutien bancaire lorsque nécessaire. Nous avons mis en place des systèmes de gestion très rigoureux pour suivre chaque aspect de l’entreprise, de la production aux finances. Par exemple, notre ERP nous permet d’avoir un suivi précis de tous nos coûts, ce qui est indispensable pour contrôler notre développement.
Quels sont vos objectifs pour Alfiero au cours des cinq prochaines années ? Envisagez-vous d’élargir votre gamme de produits ou d’explorer de nouveaux marchés ?
Nous visons les 20 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici cinq ans. Notre objectif est d’élargir notre gamme de produits tout en restant fidèles à notre ADN : des desserts revisités, subtils, qui sortent du lot. Nous voulons également renforcer notre présence à l’international et explorer de nouveaux marchés, tout en continuant à innover.
Il faut noter que nous produisons également des tiramisus pour des chaînes de restauration rapide et que nous avons développé des produits sans étiquettes pour le secteur de la pâtisserie/boulangerie afin d’ouvrir d’autres segments de marchés, ce que nous visons à développer davantage à l’avenir.
Un dernier mot pour les lecteurs qui aimeraient se lancer ?
« Peu importe les difficultés que vous rencontrerez, tout n’est que temporaire. La véritable question est : qu’allez-vous faire lorsque les choses vont mal pour que ça s’améliore ? Chaque obstacle est une opportunité pour se surpasser.«
FILE PHOTO: European Central Bank President Christine Lagarde at the European Parliament in Brussels, Belgium February 8, 2021. Olivier Matthys/Pool via REUTERS/File Photo
Alors que nous entamons le mois d’octobre 2024, plusieurs événements majeurs sont prévus dans le domaine économique et financier. Voici les points clés à suivre pour cette semaine:
1. Discours et annonces de la Banque Centrale Européenne
Christine Lagarde, présidente de la BCE, a récemment abordé l’impact des nouvelles technologies sur la stabilité financière lors d’un discours le 26 septembre. Bien qu’aucune annonce spécifique ne soit prévue pour la première semaine d’octobre, toute communication future de la BCE sera surveillée de près, notamment en ce qui concerne les perspectives économiques en Europe et la gestion de l’inflation.
Les décisions monétaires de la BCE auront un impact direct sur l’évolution des taux d’intérêt et la stabilité des marchés européens.
Aujourd’hui, le lundi 30 septembre, Christine Lagarde s’exprimera devant la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen et répondra aux questions de ses membres. L’audition commencera à 15 heures (HEC) et sera retransmise en direct sur Internet.
2. Rapports économiques cruciaux aux États-Unis
Le vendredi 6 octobre, le rapport sur l’emploi non-agricole (NFP) des États-Unis sera publié. Ce rapport est particulièrement attendu, car il fournira des informations sur la santé du marché du travail américain, un indicateur essentiel pour évaluer la solidité de l’économie.
Les données sur l’emploi influenceront les décisions de la Réserve Fédérale, en particulier après la récente série de hausses de taux d’intérêt. Les marchés financiers réagiront rapidement en fonction de ces résultats.
3. Résultats trimestriels des entreprises
Octobre marque également le début de la saison des résultats trimestriels des grandes entreprises, notamment dans les secteurs bancaire et technologique. Des entreprises comme JPMorgan Chase et Goldman Sachs publieront leurs performances du troisième trimestre, offrant un aperçu de la santé du secteur financier dans un contexte économique incertain.
4. Affaire à suivre : TPG vise une part de 2 milliards de dollars dans Creative Planning
Le groupe de capital-investissement TPG est en pourparlers avancés pour acquérir une participation minoritaire de 2 milliards de dollars dans Creative Planning, valorisant la société de gestion de patrimoine à 15 milliards de dollars. Cet accord s’inscrit dans une série d’investissements stratégiques dans le secteur, après que TPG a récemment pris une participation dans Homrich Berg. Les détails finaux de l’opération pourraient être annoncés sous peu, une affaire à surveiller de près
Les métaux précieux comme l’or, l’argent, le platine et le palladium ont longtemps été considérés comme des refuges de valeur, surtout en période de turbulences économiques. Aujourd’hui, il est possible d’investir dans ces métaux sous deux formes principales : physique (lingots, pièces, etc.) ou immatérielle (via des ETF, actions minières, contrats à terme, etc.).
Cet article a pour but de vous guider à travers les différentes options d’investissement dans les métaux précieux et vous aide à choisir celle qui correspond le mieux à vos objectifs.
Pourquoi investir dans les métaux précieux ?
Les métaux précieux ont toujours été prisés pour leur rareté et leur stabilité en tant que réserves de valeur. Voici quelques raisons pour lesquelles ils sont attractifs pour les investisseurs :
Protection contre l’inflation :
L’or et l’argent, en particulier, sont souvent utilisés pour protéger un portefeuille contre l’inflation, car leur valeur a tendance à augmenter lorsque la monnaie fiduciaire perd de sa valeur.
Refuge en période de crise :
Pendant les périodes de volatilité économique, les métaux précieux servent de « valeurs refuges » en raison de leur stabilité relative par rapport aux actions et aux obligations.
Diversification du portefeuille :
Ajouter des métaux précieux à un portefeuille permet de le diversifier, réduisant ainsi le risque global, surtout lorsque les marchés boursiers sont instables.
Investissement dans les métaux précieux physiques
Investir dans des métaux précieux physiques signifie posséder de l’or, de l’argent ou d’autres métaux sous forme tangible, comme des lingots, des pièces ou des barres.
1. Or Physique
Formes courantes : Lingots, pièces d’or (comme le Krugerrand, les Napoléons ou les Maple Leaf), et barres d’or.
Avantages :
Pas de risque de contrepartie : Vous possédez l’actif tangible directement.
Valeur historique : L’or est un refuge financier depuis des millénaires.
Inconvénients :
Stockage et sécurité : Stocker de l’or physique en toute sécurité peut être coûteux. Vous devrez peut-être louer un coffre ou souscrire une assurance.
Liquidité : Bien que l’or soit relativement liquide, vendre des pièces ou des lingots peut prendre plus de temps que vendre des actifs immatériels.
2. Argent Physique
Formes courantes : Lingots, pièces d’argent comme les Silver Eagles ou les Silver Britannias.
Avantages :
Plus abordable que l’or : L’argent est souvent plus accessible pour les petits investisseurs.
L’argent a des utilisations industrielles qui peuvent soutenir sa valeur.
Inconvénients :
Stockage plus encombrant : L’argent est moins dense en valeur que l’or, ce qui signifie que vous avez besoin de plus d’espace pour stocker une même valeur en argent.
3. Platine et Palladium
Formes courantes : Lingots, pièces de platine et de palladium.
Avantages :
Utilisation industrielle importante : Ces métaux sont largement utilisés dans l’industrie automobile (catalyseurs).
Inconvénients :
Volatilité : Les prix peuvent être très volatils en raison de la dépendance à des secteurs industriels spécifiques.
Investissement immatériel dans les métaux précieux
Si vous ne souhaitez pas gérer le stockage ou la sécurité des métaux physiques, les options immatérielles sont plus pratiques. Voici les principales formes d’investissement immatériel dans les métaux précieux.
1. ETF (Exchange-Traded Funds) sur les métaux précieux
Qu’est-ce que c’est ? : Un ETF sur les métaux précieux est un fonds coté en bourse qui suit la performance des prix d’un métal donné (or, argent, platine, etc.).
Avantages :
Facilité d’accès : Vous pouvez acheter et vendre des parts d’ETF via un compte de courtage, tout comme des actions.
Pas de stockage requis : Vous n’avez pas à vous soucier de l’aspect physique.
Liquidité : Les ETF sont faciles à négocier sur les marchés financiers.
Inconvénients :
Frais de gestion : Les ETF comportent des frais de gestion annuels.
Pas de propriété directe : Vous ne possédez pas physiquement le métal, mais une part qui en suit la performance.
Qu’est-ce que c’est ? : Vous pouvez investir dans des sociétés minières qui extraient les métaux précieux. Ces actions sont corrélées aux prix des métaux mais comportent également des risques spécifiques à l’entreprise.
Avantages :
Potentiel de gains plus élevés : Si les prix des métaux montent, les entreprises minières peuvent voir leurs bénéfices et leurs actions croître de manière exponentielle.
Inconvénients :
Risque supplémentaire : Les risques opérationnels et financiers des entreprises minières (coûts d’extraction, gestion, endettement, etc.) s’ajoutent aux fluctuations des prix des métaux.
3. Contrats à terme (Futures)
Qu’est-ce que c’est ? : Les contrats à terme vous permettent de spéculer sur la hausse ou la baisse des prix des métaux précieux à une date future.
Avantages :
Effet de levier : Vous pouvez obtenir une exposition importante avec un capital relativement faible.
Inconvénients :
Risque de perte élevé : L’effet de levier peut amplifier les pertes si le marché se retourne contre vous. Les contrats à terme ne sont donc pas adaptés à la majorité des investisseurs.
Comparaison entre Investissement Physique et Immatériel
Critère
Métaux Précieux Physiques
Métaux Précieux Immatériels (ETF, actions, etc.)
Propriété directe
Oui
Non
Stockage
Nécessaire (coût et sécurité)
Aucun stockage requis
Liquidité
Modérée
Haute (via ETF, actions, etc.)
Risques spécifiques
Vol de l’actif physique
Risques financiers et opérationnels
Coût
Frais de stockage, primes
Frais de gestion pour ETF, frais de courtage
Investir dans les métaux précieux peut être une excellente façon de diversifier votre portefeuille et de vous protéger contre l’inflation et l’incertitude économique notamment en période d’instabilité politique. Le choix entre investissement physique et immatériel dépend de vos préférences personnelles, de votre tolérance au risque et de vos objectifs financiers. Les métaux physiques offrent la sécurité d’une possession tangible, tandis que les ETF et les actions minières permettent une liquidité et une accessibilité accrues.
Quelle que soit l’option que vous choisissez, il est important de diversifier votre portefeuille et de comprendre les risques associés à chaque forme d’investissement.
Disclaimer :Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.
Pour cette dernière semaine de septembre, les marchés ont montré une certaine volatilité influencée par des facteurs à la fois technologiques et macroéconomiques.
L’une des principales tendances a été l’enthousiasme autour des technologies liées à l’intelligence artificielle. Des entreprises comme Micron ont publié des prévisions solides qui ont ravivé l’intérêt des investisseurs pour les semi-conducteurs et l’IA, stimulant des gains dans des actions comme Nvidia et Broadcom.
Marché français
Une hausse notable cette semaine, avec le CAC 40 progressant de 2% grâce à des annonces positives des entreprises et à un sentiment global plus optimiste. Cependant, certaines valeurs ont subi des pertes importantes, comme Ubisoft, qui a vu son action chuter de 23 % en raison de mauvaises performances dans son secteur des jeux vidéo.
Marchés obligataires
Après une courte reprise, les marchés obligataires repartent à la hausse. Les T-Bonds, obligations du Trésor américain à long terme, gagnent 5 points de base à 3,786%, reflétant une hausse des rendements. Les ventes de maisons neuves aux États-Unis ont chuté de 4,7% en août, malgré des prix records.
En Europe, les Bunds allemands atteignent 2,18%, tandis que l’OCDE revoit à la baisse ses prévisions de croissance mondiale. Les investisseurs attendent aussi l’indice PCE, mesure préférée de la Fed pour évaluer l’inflation, vendredi.
Marchés américains
Les marchés américains sont en hausse, principalement soutenus par les secteurs des matériaux et des biens de consommation discrétionnaires. L’indice Dow Jones a gagné 83,57 points (+0,5%), atteignant 42 208 points, tandis que le Nasdaq a progressé de 100,25 points (+1,06%), passant à 18 180points.
Le S&P 500 a également progresser à la hausse de 0,6%, porté par les secteurs industriels et des matériaux, malgré un recul des services financiers et de la consommation de base
Action de la semaine
Depuis le début de cette semaine, l’action Micron Technology (MU) a montré une solide performance, principalement en raison de résultats financiers robustes et d’anticipations positives pour le futur. En l’espace d’une semaine, l’action a gagné environ 25%, passant de 90 $ à 110 $.
Ce mouvement haussier a été alimenté par des résultats du quatrième trimestre meilleurs que prévu et une révision à la hausse des perspectives de revenus pour le trimestre suivant, boostée par la demande croissante en semi-conducteurs liés à l’intelligence artificielle.
Micron a bénéficié d’une forte demande dans le secteur de la mémoire, crucial pour l’infrastructure liée à l’IA, ce qui a poussé d’autres actions technologiques, comme Nvidia, à également grimper.
Avec l’entrée en vigueur prochaine de la législation Peppol en Belgique, les indépendants et petites entreprises vont devoir adapter leur manière de gérer la facturation. Ce nouveau système d’échange électronique, conçu pour standardiser et sécuriser les transactions entre entreprises et autorités fiscales, vise à accélérer la collecte de la TVA et à réduire la fraude.
Mais que signifie concrètement Peppol pour les indépendants ? Comment se préparer à cette transition majeure ? Nous avons rencontré le CEO d’Accountable, une startup belge spécialisée dans les solutions comptables pour indépendants, pour discuter des enjeux et des solutions disponibles afin de faciliter cette adoption.
Peppol, qu’est-ce que c’est exactement et pourquoi est-ce important pour les indépendants ?
Peppol est un système de standardisation des échanges de factures électroniques entre entreprises et autorités. Il s’agit d’un protocole qui permet d’envoyer et de recevoir des factures de manière sécurisée via un réseau centralisé. Cette réglementation, qui va entrer en vigueur en Belgique, obligera les entreprises à émettre leurs factures via un point d’accès certifié Peppol.
Ce projet a mobilisé 11 pays et de nombreux opérateurs privés pendant 3 ans, pour un budget total de 30,8 millions d’€.
L’enjeu est considérable, car elle marque la fin des factures papier ou PDF envoyées par email. L’État a mis en place ce système pour accélérer la collecte des données fiscales, en particulier la TVA, et réduire la fraude. Pour les indépendants, cela représente une contrainte importante, car ils devront s’adapter à ce nouveau modèle et parfois utiliser des logiciels supplémentaires. Cependant, chez Accountable, nous avons anticipé cette évolution pour faciliter cette transition.
Comment Accountable aide ses utilisateurs à se préparer à la facturation électronique obligatoire ?
Nous avons déjà intégré Peppol dans notre plateforme. Avec Accountable, nos utilisateurs peuvent dès aujourd’hui se connecter à Peppol en un clic, ce qui leur permet d’être immédiatement en conformité avec la nouvelle législation. Nous avons supprimé les limites sur le nombre de factures, ce qui signifie que les indépendants peuvent envoyer des factures en illimité via Peppol gratuitement.
En plus de l’émission de factures, nous facilitons également la réception des factures d’achat via Peppol, directement dans notre application. Ces factures sont automatiquement prêtes pour la déclaration de TVA. Aujourd’hui, des milliers d’utilisateurs se sont déjà enregistrés sur Peppol grâce à Accountable, et nous continuons d’élargir notre réseau.
Nous avons également pris l’initiative de contacter les principaux fournisseurs de services pour les indépendants (caisses sociales, leasing, etc.) afin de les aider à se conformer à cette réglementation. Nous allons continuer à accompagner nos utilisateurs avec des webinaires éducatifs pour démystifier Peppol et garantir une adoption en douceur.
Comment voyez-vous l’impact de la législation Peppol sur les indépendants en Belgique ?
L’impact sera significatif. Tous les indépendants devront se conformer à cette réglementation et utiliser Peppol pour émettre leurs factures. Nous estimons qu’environ 80% des indépendants seront touchés. Bien que nous ayons encore un peu de temps avant la mise en place complète de la législation, il est essentiel pour les indépendants de s’informer et de se préparer.
Nous anticipons des préoccupations liées aux coûts et à l’accès à l’information.
Comment votre logiciel aide-t-il les utilisateurs à se conformer à cette nouvelle réglementation ?
Dans l’application Accountable, l’intégration à Peppol est très simple. Nos utilisateurs peuvent s’inscrire à Peppol sans avoir à quitter notre plateforme. Cela leur permet non seulement de se conformer à la réglementation, mais aussi de bénéficier d’un lien direct avec les impôts. En émettant leurs factures via Accountable, les impôts sont calculés en temps réel, ce qui simplifie considérablement leur gestion administrative.
Envisagez-vous de nouvelles fonctionnalités spécifiques pour la gestion des factures électroniques Peppol ?
Oui, nous explorons actuellement plusieurs nouvelles fonctionnalités qui faciliteront encore plus la gestion des factures via Peppol. Nous voulons permettre à nos utilisateurs de mieux suivre leurs échanges de factures, d’automatiser certains aspects de la facturation et de recevoir des alertes en temps réel sur l’état de leurs transactions.
Comment voyez-vous l’évolution du marché belge des solutions comptables avec cette obligation de facturation électronique ?
Avec l’obligation de facturation électronique, nous prévoyons une augmentation des investissements techniques dans le secteur des solutions comptables. Tous les acteurs devront s’adapter rapidement pour répondre à la demande croissante des indépendants et des entreprises. Cela représente une opportunité majeure pour Accountable, car nous avons déjà pris de l’avance sur ce sujet.
Avez-vous prévu des partenariats ou des collaborations pour accompagner les indépendants et petites entreprises dans cette transition ?
Absolument. Nous travaillons en étroite collaboration avec les fournisseurs de services aux indépendants, comme les caisses sociales et les fournisseurs de leasing, pour simplifier l’adoption de Peppol. Nous prévoyons également d’intensifier nos efforts de formation, avec des webinaires et des guides pratiques qui seront disponibles dès mi-octobre et jusqu’au deuxième trimestre 2025, lorsque la transition s’accélérera.
Avez-vous d’autres informations à nous partager ?
Aujourd’hui, 30% de nos clients sont déjà enregistrés sur Peppol, et ce chiffre continue de croître. Bien que le nombre d’utilisateurs envoyant des factures via Peppol soit encore relativement faible, nous voyons un potentiel énorme, en particulier avec les 1 million d’indépendants belges qui devront adopter cette solution.
Nous sommes convaincus qu’Accountable continuera à croître sur le marché, avec une part de marché en Belgique équivalent à 15-20% chez les indépendants qui débutent leur activité. Peppol représente un nouveau défi pour eux, mais nous sommes prêts à les accompagner dans cette transition avec des outils adaptés et abordables.