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Monde Nos analyses

Pourquoi un ‘shutdown à l’américaine’ est-il improbable en France ?

Les efforts déployés par la France pour assainir ses finances publiques menacent de déclencher une nouvelle crise politique et financière, poussant les investisseurs à vendre certains actifs du pays.

Les tentatives du Premier ministre Michel Barnier pour endiguer la hausse de la dette nationale échouent alors que les députés de l’opposition menacent de l’éjecter de ses fonctions afin de bloquer le projet de loi de finances 2025.

L’incertitude a conduit à une vente massive d’actifs français, creusant l’écart entre les coûts de financement du pays et ceux de l’Allemagne à des niveaux jamais vus depuis la crise de la dette de l’euro il y a plus de dix ans.

Pour bien comprendre la situation financière du pays, il est nécessaire de revenir sur la notion de déficit public. « C’est la différence entre les recettes et les dépenses des administrations françaises dans leur ensemble (Etat, collectivités locales, dépenses de santé publique, retraites…)», explique Catherine Mathieu, économiste à l’OFCE. Le déficit public est mesuré chaque année et s’exprime en pourcentage du produit intérieur brut (PIB).

« Les déficits publics alimentent l’augmentation de la dette publique », qui correspond à l’ensemble des emprunts contractés par l’Etat, les collectivités publiques et les administrations publiques. Ce montant évolue en fonction des remboursements et des nouveaux emprunts effectués. Actuellement, la dette publique française a dépassé les 3 200 milliards d’euros, ce qui équivaut à 112% du PIB.

L’Etat doit emprunter de l’argent sur les marchés financiers pour rembourser la part de sa dette arrivant à échéance. Il émet alors des titres publics sur ces marchés, qui sont achetés par des investisseurs. La majorité d’entre eux (53,2%) sont étrangers, selon un rapport de l’Assemblée nationale déposé en mai 2024. Il s’agit, pour la plupart, de fonds de pension, de fonds d’assurance, de fonds d’investissement souverains, de banques, voire de fonds spéculatifs.

Si Michel Barnier avance que la crise financière « est devant nous », c’est notamment parce que la France s’est engagée à respecter plusieurs règles budgétaires européennes. Le déficit public ne doit pas excéder 3% du PIB. Quant à la dette publique, elle ne doit pas dépasser 60% du PIB. Or, « aujourd’hui, on est clairement au-delà de ces critères », précise Catherine Mathieu. Cependant, pour l’économiste, avoir un « déficit public n’est pas grave en soi ».

« L’Etat doit s’endetter pour investir. En France, l’investissement public est de l’ordre de 3% du PIB. Parallèlement, pour financer la transition écologique, des études, notamment de la Commission européenne, avancent qu’il faudrait augmenter l’investissement public d’au moins 2 % du PIB », précise l’économiste. « C’est normal d’avoir un déficit, mais la question est : est-ce qu’il se creuse pour d’autres raisons que celles évoquées précédemment ?», s’interroge Catherine Mathieu.

« La crise du Covid et les mesures qui l’ont accompagnée ont creusé le déficit public et la dette, mais depuis un ou deux ans, elles ont été quasiment toutes supprimées », explique l’experte, pour qui le déficit public actuel est « aussi lié à la politique de baisse d’impôts des précédents gouvernements d’Emmanuel Macron ».

Les baisses d’impôts « étaient censées donner davantage de pouvoir d’achat aux Français et améliorer la compétitivité des entreprises. Or, la croissance n’est pas au rendez-vous et tourne autour de 1% », précise l’économiste. En conséquence, les recettes de l’Etat ont diminué ces dernières années. Par ailleurs, puisque le déficit est rapporté au PIB, «si la croissance stagne, cela contribue à faire augmenter le ratio déficit/PIB », rappelle Catherine Mathieu.

De fait, le principal risque de l’augmentation du déficit et de la dette publique est que la France perde la confiance des investisseurs sur les marchés obligataires et que l’on craigne qu’elle ne soit plus capable de rembourser sa dette publique.

Sur la scène politique, légiférer a toujours été une tâche difficile sans majorité, surtout pour un budget, car les partis d’opposition en France votent traditionnellement contre les projets de loi de finances, quelles que soient les circonstances.

En effet, les gouvernements dans cette situation peuvent recourir à une disposition constitutionnelle qui est le 49.3 pour adopter un projet de loi sans vote. Mais une telle manœuvre expose le Premier ministre à une motion de censure qui, si elle est soutenue par une majorité de législateurs, l’évince de ses fonctions et tue de fait le projet de loi.

L’ancienne Première ministre Elisabeth Borne a eu recours à plusieurs reprises à la motion 49.3 pour contourner le Parlement sur le projet de budget 2024. Elle a survécu à chaque fois, mais Barnier a le soutien d’un nombre bien plus restreint de parlementaires, ce qui rend plus risqué le déclenchement de multiples motions de censure. Il a préféré laisser le processus parlementaire suivre son cours, affirmant qu’il utiliserait probablement cet outil dans les dernières étapes à la mi-décembre.

Le bloc de gauche, le Nouveau Front populaire, s’est engagé à proposer des motions de censure si le gouvernement recourt à l’article 49.3, mais les calculs parlementaires signifient que les motions ne seront pas adoptées sans le soutien d’autres groupes d’opposition.

Ainsi, cela a donné à la dirigeante du Rassemblement Nationale, Marine Le Pen et à ses députés le rôle de décisionnaire en pouvoir de facto. En effet, le Rassemblement national est le plus grand parti au parlement.

Au début du débat budgétaire, Marine Le Pen a adopté une approche constructive, affirmant qu’il était urgent de rétablir les finances publiques et que son parti ne chercherait pas à provoquer le chaos. Elle n’a pas non plus d’intérêt politique évident, car aucune élection législative ne peut avoir lieu avant l’été 2025.

Mais ces dernières semaines, elle a menacé à plusieurs reprises d’éjecter Barnier et a critiqué le gouvernement pour ne pas avoir inclus les propositions du Rassemblement national lors des débats budgétaires.

Les risques d’exécution sont élevés, tout comme la dépendance française à l’égard des investisseurs étrangers qui financent une dette colossale. La France a environ 350 milliards d’euros de dette qui arrive à échéance l’année prochaine, dont 40 milliards d’euros d’intérêts, soit l’équivalent du budget de la défense.

Ces sommes n’ont pas encore été digérées par les électeurs, et l’opinion publique se retourne de plus en plus contre les projets impopulaires de hausse des impôts de Barnier. C’est pourquoi Marine Le Pen est prête à s’y opposer activement, et pourquoi son parti soutient les opposants de gauche dans leurs tentatives fiscalement irresponsables de faire marche arrière sur la réforme des retraites.

Cependant, même avant les turbulences politiques des dernières semaines, les finances de la France étaient une préoccupation croissante pour les investisseurs, les plans de réduction de la dette ayant dérapé fin 2024. Avec des recettes fiscales bien inférieures aux estimations, le gouvernement s’attend désormais à ce que le déficit budgétaire atteigne 6,1 % de la production économique cette année au lieu de baisser à 4,4 % comme initialement prévu.

En outre, l’Agence France Trésor (AFT) a révélé que la France allait devoir lever un montant record de 300 milliards d’euros en 2025 pour financer ses dépenses et renouveler ses précédentes dettes. A titre de comparaison, c’était 285 milliards d’euros en 2024. Cela devrait correspondre à 10% de son PIB en 2025. C’est « un chiffre relativement stable par rapport aux années précédentes », nuance toutefois Antoine Deruennes, directeur général de l’AFT.

En 2024, la dette souveraine française émise sur les marchés devrait représenter 9,8% du PIB, après 9,6% en 2023. Selon Antoine Deruennes, «la raison principale » de la hausse des montants à lever sur les marchés en 2025 est à trouver « parce que les obligations qui arrivent à échéance en 2025 sont plus nombreuses ».

Concrètement, l’Etat émet de la dette sur les marchés à une échéance donnée, à l’issue de laquelle elle doit procéder au remboursement des investisseurs. Sur 300 milliards d’euros qui seront émis en 2025, 174,8 milliards seront dédiés au remboursement de la dette de l’Etat à moyen et long terme, ce qui représente 19,7 milliards de plus qu’en 2024 selon les estimations actualisées. Par ailleurs, dans un contexte où l’Etat cherche à faire des économies pour réduire son déficit budgétaire, la charge de la dette va peser plus lourd sur les finances publiques en 2025.

Elle est prévue à 54,9 milliards d’euros, contre 50,9 milliards d’euros pour 2024. En comparaison, le premier budget de l’Etat, l’Education, s’élèvera à près de 65 milliards d’euros en 2025 et celui de la défense à 50,5 milliards d’euros. Le gouvernement affiche pour objectif de ramener à 5% le déficit public en 2025, puis à 3% d’ici 2029 dans les clous de Bruxelles, qui a lancé une procédure en déficit excessif contre la France.

« La France doit changer sa trajectoire budgétaire (…) Pas seulement à cause du respect des règles européennes de déficit excessif, mais aussi et surtout dans notre intérêt national », a aussi déclaré François Villeroy de Galhau. Pour lui, « revenir à 3% (de déficit en 2029) comme le propose le gouvernement, c’est indispensable. Sinon, nous allons rester cette exception en Europe : le pays dont la dette publique continue à augmenter après le Covid alors que tous les autres ont baissé. » a déclaré mardi, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau,

Ainsi, une série de confrontations parlementaires se profile à l’horizon à l’approche de la date butoir du budget français. Barnier devra presque certainement déclencher la motion 49.3 sur les deux parties du budget de l’année prochaine, le texte principal et le projet de loi sur la sécurité sociale, ainsi que sur une loi de finances révisée sur les dépenses jusqu’à fin 2024.

La première utilisation de cet outil pourrait intervenir dès lundi 2 décembre, lorsque le volet Sécurité sociale du projet de loi devrait revenir à l’Assemblée nationale après avoir été soumis à une commission mixte par les deux chambres du Parlement, qui produira un projet unifié.

Une tentative ultérieure de censure du gouvernement pourrait ensuite être débattue et votée le 4 décembre, a déclaré Eric Coquerel, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale (gauche), sur la radio RTL.

Le projet de loi sur la sécurité sociale contient des mesures emblématiques auxquelles Marine Le Pen s’oppose, notamment l’indexation différée de certaines retraites et la modification du remboursement des médicaments. Mais le Rassemblement national pourrait attendre que le projet de loi de finances soit soumis à l’Assemblée nationale le 18 décembre, ce qui pourrait faire du 20 décembre le dernier test de défiance contre Barnier.

Ainsi, selon Benjamin Morel, maître de conférences en droit public à l’université Paris II Panthéon- Assas, trois scénarios seraient alors sur la table.

Dans le premier, un nouveau gouvernement reprendrait le projet de loi de finances car « le texte ne meurt pas, si le gouvernement tombe ». La nouvelle équipeaurait alors jusqu’au 31 décembre pour le faire voter puisque c’est à cette date que le président de la République doit le promulguer au plus tard.

Un gouvernement démissionnaire pourrait aussi reprendre le texte ou en déposer un nouveau « au nom d’un impératif de continuer la vie de la nation », suppose le constitutionnaliste Thibaud Mulier, enseignant-chercheur à l’université Paris-Nanterre, car il n’existe pas de jurisprudence du Conseil constitutionnel en la matière.

Néanmoins, d’un point de vue politique, l’option du gouvernement démissionnaire qui parviendrait à faire adopter le budget paraît assez improbable. « Michel Barnier, à la tête d’un gouvernement démissionnaire, ne pourrait plus utiliser le 49.3, donc il vaudrait mieux vite nommer un nouveau Premier ministre qui puisse engager sa responsabilité », rappelle Benjamin Morel.

Deuxième hypothèse : un nouveau gouvernement ou un gouvernement démissionnaire peut à partir du 21 décembre agir par ordonnances sur le budget. « Si le Parlement ne s’est pas prononcé dans un délai de 70 jours, les dispositions du projet peuvent être mises en vigueur par ordonnance », dispose ainsi l’article 47 de la Constitution. « La dernière version qui passerait par ordonnances serait celle adoptée par la dernière chambre donc en l’espèce le Sénat », précise Benjamin Morel.

« Il y a deux précédents : en 1962, la dissolution de l’Assemblée nationale annoncée en octobre ne permet pas de voter le budget à temps. Seule la première partie sur les recettes est votée et des décrets sont pris pour assurer les missions de l’État ; en décembre 1979, le projet de loi de finances est complètement retoqué par le Conseil constitutionnel, obligeant le gouvernement à faire adopter dans l’urgence un texte l’autorisant à percevoir l’impôt« , souligne Anne-Charlène Bezzina, maîtresse de conférences en droit public à l’Université de Rouen.

Dernier scénario : séparer les deux volets du projet de loi de finances, avec les dépenses d’un côté et les recettes de l’autre. « Vous appliquez le volet des dépenses par voie des ‘douzièmes provisoires’, ce texte législatif financier qui permet de rééditer chaque mois les dépenses, mais cela ne permet pas de tenir longtemps. Et pour les recettes, le Parlement voterait une habilitation au gouvernement pour prélever les impôts sur une période temporaire. C’est une loi spéciale qui a été utilisée une fois, en 1980, lorsque le Conseil constitutionnel a censuré le budget » pour un motif procédural, détaille Benjamin Morel.

C’est ce que détaille l’article 45 de la loi organique relative aux lois de finances. « Cela permettrait de lever l’impôt au 1er janvier mais ce serait un scénario très dégradé qui n’empêcherait pas de devoir voter une loi de finances en 2025, même si cela ne conduirait pas à un ‘shutdown’ à l’américaine », explicite Thibaud Mulier.

« Le gouvernement peut présenter au Parlement ce qu’on appelle une loi spéciale pour prélever les impôts à partir du 1er janvier, il peut y avoir reconduction des dépenses par décret pour pouvoir payer les fonctionnaires, les retraités, etc. », a également assuré Yaël Braun-Pivet sur Sud Radio.

L’hypothèse a été évoquée par le Premier ministre sur TF1 mardi soir. « Si le gouvernement tombe, il y a des mesures d’urgence qu’on prend avec le Parlement pour pouvoir payer. Mais, cela ne couvre pas toute l’année 2025 et surtout cela n’empêche pas ni la crise ni la défiance des marchés financiers, ni que tout s’arrête et qu’il faille recommencer », a prévenu Michel Barnier.

En clair, cela signifie que seules les dépenses prévues pour 2024 pourraient être renouvelées en 2025. Dans le même temps, le gouvernement poursuit les discussions sur son projet de loi de finances avec l’espoir d’aboutir à un vote positif.

Cette solution supposant toutefois d’obtenir du Parlement le vote d’une loi spéciale. Rien ne dit, avec la composition actuelle de l’Assemblée nationale, que ce feu vert serait nécessairement accordé. La France se retrouverait alors dans une situation inédite, que ni la Constitution ni la LOLF ne prévoient. Le président de la République pourrait alors décider de reprendre la main.

« On touche ici aux limites de ce que prévoient nos textes. Emmanuel Macron pourrait vouloir retourner l’opinion contre les oppositions coupables de tout bloquer. Ce qui est certain, c’est que quelque chose sera tenté pour éviter que l’administration ne cesse de fonctionner », prédit Alexandre Guigue, professeur de droit public à l’Université Savoie-Mont-Blanc, qui met en avant l’article 5 de la Constitution.

Celui-ci dispose que « le président de la République veille au respect de la Constitution » et « assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État« . Emmanuel Macron pourrait ainsi juger que la Constitution l’autorise à prendre des ordonnances pour éviter une situation dans laquelle l’État cesserait de fonctionner.

D’autres constitutionnalistes vont encore plus loin, à l’image de Jean-Pierre Camby, professeur associé à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, et Jean-Éric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, qui imaginent, dans un article publié le 1er juillet dans La Revue politique et parlementaire, la possibilité pour Emmanuel Macron d’invoquer l’article 16 de la Constitution, qui accorde au président de la République les pleins pouvoirs.

« Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances« , indique le texte constitutionnel.

« Cela me paraît être une interprétation abusive de l’article 16, car je ne vois pas quelle serait la menace imminente sur la Nation, mais cela montre en tout cas qu’il y a une part d’interprétation dans la lecture et l’application d’une Constitution« , estime Anne-Charlène Bezzina.

Enfin, une ombre nouvelle pourrait toutefois planer prochainement. A en croire les analyses des banques américaines, de plus en plus de hedge funds s’intéressent à la situation française. S’ils décidaient de mener des actions agressives sur la dette française, cela pourrait très vite dégénérer.

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Nos analyses Politique

Le fonctionnement des élections américaines : le paradoxe du collège électoral

Aux États-Unis, il est possible pour un candidat de devenir président en ayant obtenu moins de voix que son adversaire direct. Comment est-ce possible ? Décryptons le mécanisme des élections américaines, un système complexe qui continue de susciter des débats intenses.

Le paradoxe de l’élection présidentielle américaine

Depuis le début des années 2000, ce phénomène s’est produit deux fois : George W. Bush en 2000 et Donald Trump en 2016. Ce résultat paradoxal est attribuable à un système unique de représentation : le collège électoral. Mais pourquoi tous les votes américains ne sont-ils pas comptés de manière égale ? Voici une explication de ce système complexe.

I. Un système électoral indirect : le rôle des grands électeurs

Contrairement à de nombreux autres pays, les Américains n’élisent pas leur président par un vote direct. Ils votent pour un groupe de 538 grands électeurs, qui forment le collège électoral. Chaque État dispose d’un nombre de grands électeurs proportionnel à sa population. Par exemple, la Californie en a 55, tandis que le Wyoming en a seulement 3.

Lors des élections, les citoyens votent pour des grands électeurs qui, à leur tour, désigneront le président. Le candidat qui obtient au moins 270 voix de grands électeurs est déclaré vainqueur. Cependant, dans presque tous les États, c’est le système du « Winner Takes All » (le gagnant rafle tout) qui s’applique : le candidat ayant obtenu le plus de voix dans un État remporte la totalité de ses grands électeurs, peu importe l’écart. Ce système permet à un candidat de devenir président sans avoir gagné la majorité du vote populaire.

II. La disparité du poids du vote : une voix, mais pas pour tous

Ce système crée des inégalités dans le poids de chaque vote. Par exemple, un électeur du Wyoming a un poids électoral presque quatre fois supérieur à celui d’un électeur californien. Pourquoi ?

Les fondateurs des États-Unis ont souhaité donner un poids plus significatif aux petits États en leur garantissant un minimum de trois grands électeurs, même pour les États peu peuplés. Si ce principe vise à équilibrer la représentation des régions, il a aussi pour effet de surreprésenter les petits États par rapport aux grands, créant une disparité dans la valeur des votes.

III. Les États clés : quand quelques votes peuvent changer l’élection

Dans ce système, certaines régions, appelées « swing states » ou États pivots, jouent un rôle central car leur résultat reste incertain. Des États comme la Géorgie, le Nevada, l’Arizona et la Pennsylvanie, où les électeurs sont divisés de manière quasi égale entre Républicains et Démocrates, sont souvent décisifs. Par exemple, en 2020, Joe Biden a remporté la Géorgie avec une différence d’environ 10 000 voix sur Donald Trump, remportant ainsi les 16 grands électeurs de l’État.

Ces États pivots, qui représentent 93 grands électeurs, deviennent alors le centre des efforts de campagne, au détriment des « safe states » (États acquis) où l’issue est jugée certaine. Ce sont les votes dans ces États clés qui, en définitive, peuvent faire basculer une élection.g

Conclusion : Un système contesté, difficile à réformer

Le collège électoral reste un système controversé. D’un côté, il est perçu comme garantissant une voix aux petits États ; de l’autre, il est critiqué pour créer des disparités électorales et permettre l’élection d’un président sans majorité populaire.

Les appels à la réforme se multiplient, mais le changement est complexe. Modifier ce système nécessiterait une révision de la Constitution, un processus long et incertain. En attendant, le collège électoral continue de façonner la stratégie des candidats et, plus largement, l’avenir de la démocratie américaine.

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Bourse Nos analyses

Qu’est-ce que la Capitalisation boursière ou Market Cap ?

La capitalisation boursière est souvent confondue avec la valorisation d’une entreprise mais il y a bien des différences.

La capitalisation boursière d’une entreprise n’est autre que la valeur totale de ses actions en circulation sur le marché. Elle est simplement calculée en multipliant le nombre total des actions en circulation de ladite société par le prix (cours) actuel d’une action.

Ainsi, sachant que le prix d’une action est amené à évoluer quotidiennement sur les marchés du fait de l’offre et de la demande, la capitalisation boursière évolue également de manière corrélée à l’évolution du prix de l’action.

En théorie, la capitalisation boursière correspond à la somme que devrait payer un acquéreur pour obtenir 100 % des parts d’une entreprise. Mais concrètement, les entreprises acquéreuses paient plus cher que le cours du marché pour inciter les actionnaires à lui céder leurs parts et donne une prime de contrôle.

  • Il est à noter que pour diriger une entreprise, il ne suffit pas d’avoir 100% des parts mais bien d’obtenir au moins 50% + 1 part.

Ne pas confondre la capitalisation boursière et la valeur de l’entreprise

La valeur de l’entreprise ne se calcule pas de la même manière. La capitalisation tient compte des capitaux sur le marché alors que pour estimer la valeur d’une société, faut se baser aussi sur ses dettes.

Elle correspond donc à la valorisation fondamentale de l’activité de l’entreprise indépendamment de sa situation de trésorerie. Nous y reviendrons de manière plus poussée dans un autre article.

Par ailleurs, selon Bloomberg, la capitalisation boursière mondiale s’était établie à 100.589 milliards, après avoir dépassé la barre des 90.000 milliards en juin.

Vous l’aurez deviné, ce sont les États-Unis qui hébergent le plus de grandes sociétés considérant leur capitalisation boursière et restent donc leaders.

En effet, 12 des 16 entreprises les plus cotées au monde sont américaines, nous pensons bien sûr directement aux fameux GAFAM (Apple, Microsoft, Amazon, Facebook et Alphabet) qui pèsent ensemble plus de 7.300 milliards, soit plus de 7% de la capitalisation boursière mondiale et bien plus que les autres Bourses mondiales.

Petite recommandation, lorsque vous investissez et que vous voulez diversifier votre risque, il est important que vous ayez en portefeuille de mégas ou de grandes capitalisations (entre 10 et 500 milliards).

En effet, les entreprises à plus grande capitalisation présentent un faible niveau de risque pour les traders et les investisseurs, mais elles sont aussi susceptibles d’offrir une croissance bien plus lente. Ces grandes entreprises existent généralement depuis longtemps et sont des acteurs majeurs dans des secteurs bien établis.

Par contre, les sociétés ayant une plus faible capitalisation boursière pourraient offrir un risque plus élevé et, par conséquent, représenter une croissance plus rapide pour un meilleur rendement

  • PS2: Ne pas confondre non plus capitalisation boursière avec la notion de capitalisation d’usage en placement financier

Cette dernière, n’est rien d’autre qu’un produit d’épargne long-Moyen termes et permet de générer des revenus pour les particuliers, notamment grâce au système d’assurance-vie.

Par NAQI Hamza

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Banque & Finance Nos analyses

Qui est Henry Paulson ? Le dernier rempart du monde économique durant la crise des subprimes !

Bien des hommes ont marqué l’Histoire de la Finance mondiale grâce à leurs idées, leurs victoires ou le poste qu’ils occupaient. C’est le cas d’Henry Paulson, un homme qui avait quasiment le destin du monde économique entre les mains.

Qui est Henry Paulson ?

Henry « Hank » Paulson est né le 28 mars 1946 à Palm Beach, en Floride. Ses premières études, en littérature, au collège Dartmouth étaient bien loin de la finance. Cependant, il prit rapidement le chemin des affaires en étudiant à la Harvard Business School.

S’il est un homme d’influence, c’est parce qu’il a côtoyé le pouvoir assez tôt dans sa carrière en étant nommé assistant du secrétaire adjoint à la défense du Pentagone (1970 – 1972) et conseillé privé du président Richard Nixon (1972 – 1974).

Son prochain arrêt fut la banque d’investissement Goldman Sachs en 1974 où il y gravit les échelons jusqu’à en devenir CEO en 1999.

2007 : La crise des Subprimes

En 2006, Paulson pense être au sommet de sa carrière, car il vient d’être nommé secrétaire au trésor américain, la plus haute fonction financière du pays, par George W. Bush. Il est loin d’imaginer l’ampleur de la tempête financière qui s’abattra sur l’économie américaine un an plus tard. Tempête qui sera causée par la vente de titres financiers toxiques adossés à des prêts hypothécaires, les fameux Subprimes.

Durant la crise financière de 2007, le monde vit une période de chocs. La banque d’investissement Lehman Brothers se déclare en faillite, les prochaines sur la liste sont Freddie Mac et Fannie Mae, s’il n’y a pas une intervention du gouvernement. Même la compagnie d’assurance AIG risque la banqueroute. Les autres banques, trop occupées à tenter de garder leurs clients, ne veulent plus accorder de crédits, c’est la panique.

Paulson sort l’artillerie lourde.

En réaction, Paulson prend deux décisions majeures:

  • La première consiste à laisser Lehman Brothers assumer ses responsabilités et faire faillite. Cette décision, très controversée, sera pour beaucoup le déclenchement de la crise. Pour le secrétaire au trésor américain, le message est clair : le contribuable américain ne paiera pas pour les erreurs de Wall Street et il faut donner l’exemple.
  • La deuxième porte sur un plan de relance titanesque. La chute des grandes banques américaines provoquerait un effondrement du système économique mondial, qu’il faut à tout prix éviter. Pour cela, l’État américain créera l’Emergency Economic Stabilization Act of 2008, qui débloquera 700 milliards de dollars dans le programme TARP (Trouble Asset Relief Program).

Fannie Mae et Freddy Mac seront nationalisées et AIG sera sauvée contre 85 milliards de dollars. Bien que la première version du programme prévoyait des prêts pour éviter le risque de crédit ou de liquidité, c’est finalement une participation de l’État dans les principales banques américaines qui fut choisie. Ces décisions apaisèrent temporairement les marchés financiers, qui mettront tout de même des années à se remettre de la crise.

Beaucoup de personnes reprochèrent à Henry Paulson d’avoir des conflits d’intérêts. Son passage chez Goldman Sachs, alors principal concurrent de Lehman Brothers, créera des doutes auprès de l’opinion publique.

Une suite plus calme

Le natif de Floride quitta ses fonctions en 2009, remplacé par Timothy Geithner. Il fonda la Paulson Institute qui a pour but de promouvoir les échanges commerciaux entre les États-Unis et la Chine, pays qu’il a beaucoup côtoyé lorsqu’il était plus jeune.

Nous pouvons parfois penser que le point culminant d’une carrière consisterait en un moment de triomphe, là où les succès font partie du passé, et où les défis rares. Dans certains cas, le moment le plus important de la carrière d’un homme coïncide avec le moment le plus important du monde.

À ce moment, tout le savoir, toute l’expérience acquise doit être mobilisée, car l’erreur n’est pas permise. Ces critères, Henry Paulson les avait. Après tout, seul un banquier d’exception pouvait nous sortir d’une situation aussi exceptionnelle.

Par Tim KAZKONDU

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Qu’est-ce que la Valorisation Immobilière ?

Il n’échappe à personne qu’une part importante des richesses du monde, qu’elles soient entre les mains de personnes physiques, morales ou d’organismes publics, se compose de biens immobiliers !

Cette ressource crée un besoin, celui d’une évaluation plus ou moins précise. L’objectif principal d’une valorisation immobilière est d’aider à prendre des décisions raisonnées portant sur les biens immobiliers. Le plus souvent, c’est la valeur vénale ou locative que l’on recherche.

De manière générale, cela permet aux acheteurs éventuels à formuler une offre ou aux vendeurs éventuels à déterminer des prix de vente acceptables. Aussi, cela permet de définir la valeur de gage proposée pour un prêt hypothécaire.

De plus, la valorisation immobilière est une science aléatoire influencée par plusieurs facteurs dus à l’activité humaine. Souvent, les facteurs influençant la valorisation immobilière sont soit sociaux, soit économiques, soit politique, soit dû à l’environnement où se trouvent le bien et enfin psychologique.

  1. Facteurs sociaux : par exemple la densité de population, …
  2. Facteurs économiques : par exemple le marché de l’emploi, …
  3. Facteurs politiques : par exemple une guerre ou un trouble lié a la politique de délocalisation des entreprises, …
  4. Facteurs extérieurs : environnement, mobilité, école, commerces, …
  5. Facteurs psychologiques : faculté de persuasion, …

Aussi, pour une bonne valorisation immobilière, il est important de prendre en considération des éléments d’appréciation que ce soit des éléments favorables ou défavorable comme les surfaces, la localisation, l’état du bien, etc…

Il existe des façons différentes d’établir la valeur d’un bien immobilier dont les plus coutumes sont :

  1. Points de comparaison : cette méthode consiste à comparer le bien à des transactions déjà effectuées sur des biens équivalents en nature et en localisation à une date la plus proche possible de la date de valorisation.
  2. Taux de capitalisation : Cette méthode consiste à prendre en considération le revenu locatif annuel déduit de toutes les charges multiplier par cent pour le diviser par le pourcentage de capitalisation souhaité.
  3. Valeur intrinsèque : Cette méthode consiste à prendre en considération la valeur à neuf du bien moins la vétusté. La vétusté est la constatation de l’usure ou des désordres subit par l’immeuble. Elle représente la moins-value réelle subie par un immeuble depuis la date de sa construction en raison de son âge et de son entretien au moment de la valorisation.

La valorisation immobilière, c’est aussi le fait de donner de la plus-value à un bien grâce aux techniques du « home staging ». Il s’agit de techniques développés aux USA puis au Canada et qui nous sont ensuite arrivées. L’objectif est d’aider les candidats acquéreurs à se projeter dans les lieux et à favoriser le coup de cœur.

Pour finir, la vente ou l’achat d’un bien immobilier est conditionnée par une multitude d’éléments objectifs et subjectifs. Il ne faut surtout pas oublier que c’est d’abord avant tout le public qui fait la valeur vénale d’un bien immobilier et non pas l’expert ou l’agent immobilier et surtout ne pas hésiter à faire appel à un professionnel afin qu’il puisse vous épauler et vous aiguiller dans vos démarches.

Par Adil NAQI

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Pourquoi Donald Trump a-t-il retiré le statut préférentiel de Hong Kong ce 14 juillet ?

Il y a quelques jours, le président américain Donald Trump a fait une annonce particulière portant sur la fin du traitement préférentiel octroyé par les Etats-Unis à Hong-Kong et a signé une loi qui prévoit plus de sanctions contre la Chine.

Tout d’abord, il faut noter que nous nous retrouvons dans un contexte historique mettant Hong Kong au centre d’intérêts variés liés à l’occident mais aussi à la Chine qui semble vouloir une revanche.

En effet, la situation a Hong Kong est l’une des plus délicate au monde depuis que la région est devenue indépendante de la Grande-Bretagne en 1997 pour devenir une Région administrative spéciale (RAS) de Chine dont l’autonomie est restée, en revanche, bien présente.

Récemment, nous avons appris que Pékin a imposé une nouvelle loi sur la sécurité nationale à Hong Kong qui autorise l’Etat chinois a jugé et punir 4 types de crimes contre la sécurité de l’Etat:

  • 1) La activités subversives
  • 2) La sécession
  • 3) Le terrorisme
  • 4) La collusion avec des forces étrangères

En gros, dès qu’un Hongkongais proteste contre l’état chinois pour une raison anti-démocratique, il est donc passibles de poursuites. De plus, la dégradation ou encore la violences contre la police sont considérés comme des actes terroristes… Vous imaginez la différence de perception de la démocratie avec les pays occidentaux.

  • Mais alors, pourquoi Donald Trump a-t-il retiré le statut préférentiel de Hong Kong ?

Tout d’abord, Donald Trump sait que la Chine étend sa sphère d’influence et vise à concurrencer l’hégémonie américaine en plaçant ses pions un peu partout dans le monde. Ce qui ne lui plait pas !

C’est dans un tel contexte qu’il a déclaré, lors d’une conférence de presse: « Pas de privilèges spéciaux, pas de traitement économique spécial et pas d’exportation de technologies sensibles ». C’est donc la réponse envoyée à la Chine qui profitait jusqu’alors du statut préférentiel facilité les relations économiques de Hong Kong avec le Reste du Monde, représenté comme la vitrine de la Chine.

De plus, Donald Trump a approuvé un texte voté au Congrès visant à sanctionner les banques qui collaborent avec des responsables chinois qui sont liés dans la mise en application de la nouvelle loi sécuritaire à Hong Kong.

Ainsi, la fameuse loi a accentué la pression sur la Chine qui lui coûte la fin du régime économique préférentiel accordé par les Etats-Unis à Hong Kong et la signature d’une loi qui prévoit des sanctions contre la répression dans le territoire chinois.

En effet, la suppression du régime préférentiel pourrait menacer des dizaines de milliards de dollars d’échanges annuels entre les Etats-Unis et le territoire chinois puis qu’il serait soumis aux mêmes tarifs douaniers que ceux imposées aux exportations chinoises.

De leurs côtés, les entreprises chinoises, hongkongaises ou même les filiales de grandes banques internationales sont potentiellement concernées par les sanctions américaines ce qui pourraient mettre HG en perte de vitesse économique frappant d’incertitudes les institutions bancaires et autres sociétés d’investissement.

Mais il est également important de noter que Hong Kong pourrait perdre sa place au classement des places financières incontournables au niveau mondial.

Pékin a répliqué le lendemain par des possibles représailles et des sanctions contre des entreprises américaines ainsi que des personnalités opérants en Chine.

Par NAQI Hamza.

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Entreprises

Uber rachète Postmates, un pionnier américain de la livraison pour 2,65 milliards !

Nous venons d’apprendre que UBER a conclu un accord en vue de racheter le fournisseur de repas à domicile Postmates, une application de livraison de repars, pour un montant faramineux de 2,65 milliards de dollars !

L’opération de rachat, qui devrait être réalisée en actions, vise à atténuer la chute de son activité de VTC en dynamisant ses services de livraison de repas à domicile Uber Eats.

En effet, en rachetant l’entreprise, UBER pourrait asseoir sa toute grande domination sur le marché de la livraison de repas et ajouter un service supplémentaire dans son portefeuille de services. A noter que l’entreprise américaine a tout de même accusé une perte de 2,9 milliards de dollars au premier trimestre et a licencié ¼ de ses employés en mai.

Pour rappel, le contexte actuel lié à la pandémie du covid-19 a eu un impact négatif sur le service de taxe de UBER à cause du confinement généralisé au niveau mondial. En revanche, les livraisons à domicile ont connu un bon positif durant cette même période, ce qui a représenté une augmentation de 54% des rentrées pour Uber Eats.

De plus, il y a quelques semaines, UBER avait déjà lorgné sur le fournisseur de repas Grubhub qui a fini chez le concurrent anglo-néerlandais Just Eat Takeaway (fusion entre Just Eat et Takeaway) pour 7,3 milliards de dollars.

Fondé en 2011, Postmates a été l’un des premiers à laisser des clients aux États-Unis commander la livraison de repas à l’aide d’une application mobile. Par ailleurs, selon l’accord, le PDG de Postmates qui n’est autre que Bastian Lehmann ainsi que son équipe continueront à exercer au sein de l’entreprise afin de gérer Postmates en tant que service distinct.

Postmates représentait environ 10% des ventes de livraison de nourriture en 2019 aux Etats-Unis, contre 32% pour Grubhub et 20% pour UberEats, selon le cabinet d’analyse Second Measure

Par Hamza NAQI

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Entreprises Monde

Elon Musk et Trump, même combat, relancer l’économie à tout prix !

La  29 avril, Elon Musk, patron du constructeur de véhicule électrique Tesla, avait déclaré que le prolongement du confinement visant à stopper la propagation du virus est un acte fasciste et anti-démocratique. Aujourd’hui, il fait parler encore parler de lui …

En effet, ce samedi, il a été très cru envers les autorités locales américaines de Californie où se trouve son unique site de production de véhicules électriques Tesla aux Etats-Unis qui n’a pas fournit l’autorisation à son usine de reprendre le chemin du travail. Rappelons que cette usine Tesla produit 415.000 voitures par an sur ce site…

Il pense que les autorités locales l’empêchent de reprendre la production immédiatement, pour cause de pandémie alors que Trump veut relancer l’activité de la première puissance économique mondiale au plus vite ! Mais le confinement dépend des Etats fédérés et donc des gouverneurs…

Elon Muska même précisé avoir su gagner beaucoup d’expérience en termes de sécurité grâce à son usine de fabrication basée en Chine ayant rouvert suite à la maîtrise de la pandémie.

Il déclare également que « c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Tesla va immédiatement déplacer son siège et ses futurs projets au Texas/Nevada. Et si on devait garder une activité manufacturière à Fremont, cela dépendra de la façon dont nous sommes traités».

Cela arrive 10 jours après qu’il ait déjà fait polémique en influençant le cours de Tesla de plus de 10% à la baisse en Bourse suite à un tweet disant que l’action était trop chère, selon lui.

Par ailleurs, Tesla a tout de même affiché un bénéfice de 16 millions de dollars au 1er trimestre, une augmentation de 33% des livraisons de voitures et un chiffre d’affaires en hausse de 32% à 5,99 milliards de dollars.

Pour finir, le saviez-vous ?

Musk Elon ne perçoit ni salaire ni bonus en cash, mais uniquement des stock-options acquises en fonction de la capitalisation boursière de Tesla et des étapes de croissance des revenus et des bénéfices 

Ainsi, si Elon est tant à l’affût concernant l’ouverture de ses usines, c’est parce que cette année, si Tesla atteint tous ses objectifs, il sera rétribué d’une somme astronomique en stock-option grâce auxquelles il en tirerait environ 720 millions de dollars, soit près de 663 millions d’euros …

Mais il y a également une autre affaire qui risquera de faire parler de lui … Le 27 mai, il doit envoyer via sa société SpaceX, pour la première fois, des astronautes vers la station spatiale internationale. Il s’agira d’un moment totalement symbolique et historique puisque ce sera la première fois que des américains décolleront avec une fusée de conception 100% américaine et non plus russe.

Par Hamza NAQI

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Economie Monde

La guerre commerciale entre la Chine et les USA risque de repartir !

Le retour des négociations entre les deux puissances économiques mondiales n’arrivent pas à la meilleure période alors que nous sommes en train de vivre une situation jamais connue dans l’histoire de l’économie mondiale qui tourne au ralenti.

Les deux géants sont en froid depuis plus de 2 ans dans un contexte d’inégalité de la balance commerciale liée aux faibles importations de produits américains vers la Chine par rapport à leurs exportations. Ainsi, Trump n’avait pas apprécié et voulait rétablir la balance…

Nous avons assisté à un bras de fer féroce imposant des droits de douane punitifs à tout va… En effet, depuis janvier, les deux géants ont trouvé un terrain d’entente, et cela, juste avant la mise en quarantaine de Wuhan, point d’origine du virus.

La Chine a signé et promis d’augmenter de 200 milliards de dollars sur deux ans ses achats de produits américains. En échange, Donald Trump s’est engagé à reporter toute nouvelle hausse de droits de douane le temps de rétablir l’équilibre commerciale.

Et maintenant, on en est là …

Le négociateur chinois Liu He, vice-Premier ministre, et ses homologues américains Robert Lightizer, qui représente le Commerce extérieur, et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, se sont entretenus par téléphone.

En effet, les deux parties se sont dites prêtes à renforcer leur coopération en matière macroéconomique et de santé publique et à tout faire pour créer une atmosphère favorable à la mise en oeuvre de leur accord économique et commercial préliminaire, en vue de parvenir à des résultats positifs »

Le seul problème est que Donald Trump a menacé la semaine dernière d’appliquer de nouvelles sanctions commerciales à la Chine puisqu’il l’accuse d’être le responsable de la propagation de la pandémie, du coup des conséquences économiques désastreuses l’accompagnant.

« Maintenant ils (la Chine) doivent acheter », a dit Trump à Fox News. « Et s’ils n’achètent pas, nous résilierons l’accord, très simplement. »

De plus, Trump a déclaré que la Chine multipliait les achats de produits agricoles américains, mais s’est interrogé sur leur suffisance au regard des seuils prévus par l’accord commercial pour les achats de biens agricoles, manufacturiers, ainsi que dans les secteurs de l’énergie et des services.

La Chine a dénoncé hier des propos « mensongers et hypocrite » des Etats-Unis, tout juste après que le président Donald Trump ait proféré des critiques.

Les tensions risquent de s’exacerbées entre les deux puissances mais l’heure devrait être au calme surtout dans un contexte de ralentissement économique mondiale et de relations commerciales en peine.

Par Hamza NAQI

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Energie

L’industrie pétrolière américaine en deuil !

Alors que nous savions déjà en début de pandémie que des dizaines d’exploitants risquaient la faillite suite à une demande mondiale historiquement basse, nous apprenons qu’une 2ème grosse entreprise du secteur est en faillite !

Avec un baril qui ne se vend pas plus cher que 50 dollars, la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis n’est pas rentable et cela peut causer des dommages considérables. 

En effet, la guerre des prix sur le marché du pétrole entre la Russie et l’Arabie Saoudite a impacté les prix qui se sont vu fondre rapidement et qui a fini par causer la faillite d’une société américaine de forage, le groupe texan Diamond Offshore, spécialisé dans les forages en eaux profondes.

Progression du prix du pétrole WTI. Source: Agence internationale de l’énergie

Ce qui illustre bien les difficultés de l’industrie de l’énergie puisque le groupe a déposé le bilan sous la pression de la « guerre des prix » du pétrole et de la pandémie de coronavirus.

Le groupe, qui revendique 5,8 milliards de dollars d’actifs et 2,6 milliards de dettes, s’est placé sous la protection de la loi des faillites, qui aux Etats-Unis permet de se protéger de ses créditeurs en attendant une éventuelle restructuration.

Les principaux pays producteurs de pétrole ont finalement convenus début avril de réduire leurs extractions de près de 10 millions de barils par jour en mai et en juin. Mais, coronavirus et récession à l’horizon obligent, les prix ne sont pas remontés.
Whiting Petroleum Corporation, spécialisée dans les gisements de schiste dans le Dakota du Nord et dans le Colorado (ouest), avait déjà déposé le bilan fin mars. Et plusieurs grandes majors pétrolières ont drastiquement révisé à la baisse leurs dépenses.

Le président américain, Donald Trump, a demandé à son administration de mettre sur pied un plan d’aide d’urgence à l’industrie du gaz et du pétrole.

Son objectif: sauver les centaines de producteurs américains de pétrole de schiste, pour la plupart basés au Texas, et qui soutiennent le Parti républicain.

D’ailleurs, l’Agence internationale de l’énergie précise que 2020 sera la pire année de l’histoire du secteur…

Par Hamza NAQI