Catégories
Non classé

Interview: Financement d’entreprise, éviter les pièges et faire les bons choix

Le financement est un levier clé pour le développement d’une entreprise, mais il ne suffit pas à garantir son succès. Stratégie, gestion des ressources et adaptation au marché sont tout aussi déterminants.

Dans cette interview, Hugo et Edina, associés DMB Partners, reviennent sur les moments où une entreprise doit envisager un financement, les options disponibles (fonds propres, dette, etc.) et les critères pour choisir la meilleure solution.

Un échange indispensable pour les entrepreneurs et investisseurs en quête de clarté sur le financement d’entreprise en 2025.

Comment fonctionne une entreprise ?

  • Quels sont les éléments clés qui permettent à une entreprise de bien fonctionner, en dehors du financement (stratégie, gestion des ressources, etc.) ?

Une entreprise fonctionne grâce à la combinaison de plusieurs éléments essentiels : une stratégie claire, une gestion efficace des ressources humaines, financières et matérielles, ainsi qu’une capacité d’adaptation aux évolutions du marché. L’innovation, la gestion des risques et une culture d’entreprise solide jouent également un rôle clé dans sa réussite.

Le financement est essentiel, mais il ne suffit pas. Une entreprise a besoin d’une vision stratégique claire, d’une gestion efficace de ses ressources, d’un bon positionnement sur son marché et d’une capacité d’adaptation face aux évolutions économiques et technologiques. La qualité du management, la motivation des équipes et la relation avec les clients jouent également un rôle déterminant.

2. Qui a besoin de financement ?

  • Quels types d’entreprises ou de secteurs ont le plus souvent besoin de financement externe, et pourquoi ?

Toutes les entreprises, à un moment ou un autre, peuvent avoir besoin de financement. Une startup en phase de lancement, une PME qui veut se développer ou une grande entreprise qui cherche à innover ou à conquérir de nouveaux marchés auront chacune des besoins spécifiques en capitaux.

Certains secteurs nécessitent des investissements lourds dès le départ, comme l’industrie, l’immobilier ou la tech. Les entreprises en forte croissance ont aussi des besoins importants pour recruter, produire et s’étendre rapidement. À l’inverse, les sociétés de services à faible coût fixe peuvent parfois se financer plus facilement sur leurs propres revenus.

  • Les besoins de financement diffèrent-ils selon la taille de l’entreprise ou son secteur d’activité ?

Oui, absolument. Une petite entreprise aura souvent besoin de financements pour sa trésorerie ou ses premiers investissements. Une entreprise industrielle, elle, cherchera à financer des équipements coûteux, tandis qu’une société technologique aura besoin de capitaux pour la recherche et le développement.

3. Quand est-il nécessaire de se faire financer ?

  • À quel moment du cycle de vie d’une entreprise (création, développement, diversification, restructuration) est-il le plus opportun de rechercher un financement ?

Le financement intervient généralement au moment clé du développement, que ce soit à la création, pendant une phase de croissance, ou lorsqu’une entreprise veut se restructurer. Un signe ? Si l’entreprise commence à manquer de trésorerie pour répondre à la demande du marché, ou si elle a un projet de grande envergure mais pas assez de ressources.

Les différentes étapes :

  •  Lors de la création, pour financer le lancement.
  •  En phase de croissance, pour accélérer le développement.
  • Lors de la diversification, pour conquérir de nouveaux marchés.
  • En période de restructuration, pour redresser la situation.

Chaque phase requiert un type de financement adapté.

  • Quels sont les signes ou les situations qui montrent qu’une entreprise a besoin de capitaux supplémentaires pour se développer ?

Les signes sont nombreux : un manque de trésorerie récurrent, l’incapacité à honorer ses dettes ou à répondre à une demande croissante. De même, si une entreprise doit refuser des opportunités de croissance faute de moyens, c’est le signe qu’un financement externe pourrait être nécessaire.

4. Pourquoi lever des fonds ?

  • Quels sont les principaux objectifs d’une levée de fonds ? Est-ce toujours une étape nécessaire pour une entreprise ?

Lever des fonds permet d’accélérer la croissance sans attendre de rentabilité immédiate. C’est une manière de prendre des risques calculés tout en conservant de la flexibilité. Maintenant, ce n’est pas une étape obligatoire pour toutes les entreprises. Parfois, des financements plus traditionnels, comme la dette, suffisent. L’avantage d’une levée de fonds, c’est qu’on peut obtenir rapidement une grosse somme pour saisir une opportunité sans trop d’engagement à long terme.

  • Quels avantages une entreprise peut-elle tirer d’une levée de fonds par rapport à d’autres formes de financement ?

L’avantage principal est qu’il n’y a pas de remboursement immédiat, contrairement à un prêt bancaire. De plus, les investisseurs peuvent apporter leur expertise et leur réseau. En revanche, cela implique de partager la gouvernance et une partie des bénéfices futurs.

5. Quelles sont les grandes méthodes de financement ?

  • Quelles sont les principales méthodes de financement disponibles pour une entreprise aujourd’hui (fonds propres, dette bancaire, crowdfunding, subventions, etc.) ?

On distingue le financement par fonds propres (capital), la dette (prêts bancaires, obligations) et les financements hybrides qui combinent les deux. Il existe aussi des aides publiques et des solutions comme le crowdfunding.

Les différents types de financements:

  • Les fonds propres : apport des fondateurs, investisseurs privés (business angels, capital-risque).
  • La dette bancaire : emprunts classiques, crédit-bail, affacturage.
  • Le financement participatif (crowdfunding) : levées de fonds ouvertes au public.*
  • Les subventions et aides publiques : dispositifs d’accompagnement spécifiques selon le secteur et le projet.
  • Pouvez-vous expliquer brièvement la différence entre le financement par fonds propres et le financement par dette ?

Le financement par fonds propres signifie que l’entreprise utilise son capital, c’est-à-dire ses bénéfices non distribués ou des apports des actionnaires, pour financer son activité. Elle ne contracte pas de dette et n’a pas d’obligation de remboursement, mais cela peut limiter sa capacité d’investissement si les fonds disponibles sont insuffisants.

Le financement par dette en revanche, consiste à emprunter des fonds auprès d’une banque ou d’un autre établissement financier. Cela permet d’accéder rapidement à des ressources supplémentaires sans diluer la propriété de l’entreprise, mais implique des remboursements et des intérêts à payer. 

6. Comment choisir une méthode de financement ?

  • Quels critères une entreprise doit-elle prendre en compte pour choisir entre différentes méthodes de financement ?

La première réflexion du management doit être : quelle est ma stratégie ? Où est-ce que je me vois dans 3 à 5 ans ? Il faut avoir cette vision. En effet, la méthode de financement de cette stratégie est une des réflexions suivantes.

Mais partons du principe que le plan est ambitieux et nécessite des fonds : equity, quasi-equity, fonds de dettes, dettes bancaires, prêt inter-entreprises ? La liste est longue mais parfois courte en fonction de la situation de l’entreprise et de sa stratégie. Mais pour résumer, en ordre général, voici les points d’attentions : 

  • Les ratios financiers de l’entreprise (LTV, levier, gearing, DSCR etc.)
  • Son positionnement par rapport au marché (leader, concurrent, challenger, follower, nouvel entrant etc.)
  • Son côté innovant ou mature
  • Et son secteur d’activité 
  • Le secteur d’activité ou les objectifs de l’entreprise influencent-ils le choix de la méthode de financement ?

C’est un des principaux critères comme évoqué précédemment mais intéressant de le détailler. Prenons 3 secteurs totalement différents : le prêt-à-porter, les producteurs d’énergies renouvelables et les entreprises tech en mode SaaS.

Aucun point commun sur : les métriques financières, les stratégies de développement, les typologies de clients et fournisseurs, le retour sur investissement (ROI) etc. Partant de ce principe, les méthodes de financement vont être aussi complètement différentes. 

Le secteur du textile est très complexe : dépend de l’image de marque, en direct généralement avec les consommateurs (BtoC), nécessite de faire des “collections” hiver et été, de grosses problématiques de BFR (vu les achats 6 mois à l’avance et des clients qui vont les acheter – ou pas – lorsque la saison est la bonne), des achats internationaux (Chine, Turquie, Maroc, Italie etc.) et un ROI qui peut être faible selon la gamme (casual ou luxe).

Par conséquent, le risque étant assez élevé, les banques n’aiment pas ce secteur. Seules quelques grosses PME / ETI obtiennent des financements bancaires mais c’est un secteur très surveillé. Ces entreprises vont donc se tourner vers des financements alternatifs comme les family office, les fonds de dettes ou bien des “neo” acteurs comme par exemple KARMEN.

Le secteur des énergies renouvelables : des forts besoins en CAPEX pour construire toutes les infrastructures (éoliennes, panneaux photovoltaïques etc.) et l’entretenir, une dépendance aux volontés gouvernementales et un ROI sur du long terme mais lorsque le temps est passé, une génération de cash énorme. Ici c’est jackpot, tout le monde veut y aller : investisseurs, banques, fonds de dettes, particuliers. Tout le monde. 

Le secteur de la tech en mode SaaS : récurrence des clients avec des paiements mensuels, des investissements dans les tech avec de la R&D récurrente. Ici, tout dépend du stade de vie de l’entreprise : si elle est au début, oubliez les établissements bancaires. Il faut se focaliser sur des business angels ou des fonds de venture capital. Dès lors que l’entreprise aura démontré sa capacité à être profitable (résultat net, pas EBITDA!), elle aura accès aux prêts bancaires.

Comme vous pouvez le constater, la réelle difficulté pour une entreprise est d’adapter parfois sa stratégie avec ses capacités financières liées à son secteur d’activité. Nous conseillons toujours de bien mesurer toutes les métriques avant de lancer un projet.

7. Les particularités du financement bancaire :

  • Quels sont les avantages et limites du financement bancaire pour les entreprises, notamment en termes de conditions et de flexibilité ?

Avantages : 

  • Le coût : à date en 02/2025, en moyenne une PME / ETI va payer 3,5% pour un prêt classique sur 5 ans. Les autres modes de financement seront autour de 5% à grand minimum jusqu’à 15% et des parts du capital de l’entreprise. 
  • Avoir des prêts bancaires montrent votre solidité financière car les banques prennent les risques les plus faibles et fiables du marché

Limites : 

  • Le manque de flexibilité : une banque ne fait que rarement du sur-mesure car cela sortira des grilles
  • La durée d’obtention du prêt ou crédit peut être parfois longue
  • Le besoin des banques que d’autres banques participent (dilution du risque) qui vous obligent à avoir 2 à 4 banques et donc des coûts supplémentaires pour l’entreprise
  • Les banques sont-elles encore une source de financement privilégiée, ou voient-elles leur rôle diminuer face aux solutions alternatives ?

Oui, toujours, même si des néo-acteurs sur le marché arrivent pour prendre cette place, aujourd’hui les banques restent des piliers du financement de l’Economie. Nous constatons des changements qui vont parfois dans le bon sens (digitalisation, financement à impact etc.) même si la pression du règlementaire fait que les commerciaux bancaires ont de plus en plus de mal à faire du relationnel avec les dirigeants et directeurs financiers.

8. Les spécificités des fonds propres :

  • Quels sont les bénéfices et les risques liés à l’ouverture du capital de son entreprise à des investisseurs externes (fonds propres) ?

Tout va dépendre de quel type d’investisseurs le dirigeant souhaite avoir et de son besoin. Encore une fois, la vision n’est que rarement binaire et doit toujours s’adapter à la situation de l’entreprise. Néanmoins, quelques généralités peuvent se dessiner.

Avantages : 

  • On reçoit généralement beaucoup d’argent et rapidement ! 
  • On peut avoir accès à des spécialistes qui peuvent aider dans le business model via leur réseau ou des compétences spécifiques
  • On se sent moins seul face aux difficultés

Risques: 

  • L’investisseur ne vient pas pour votre projet mais pour son ROI. Par conséquent, c’est une relation financière. Vous avez des intérêts souvent communs mais parfois divergents
  • Vous avez des contraintes via un Pacte d’Actionnaire
  • De vendre des pourcentages au capital maintenant est généralement moins cher que demain; le rachat sera plus coûteux si le dirigeant veut tout récupérer.
  • Comment une entreprise peut-elle maintenir un bon équilibre entre fonds propres et dette dans sa structure financière ?

Cela dépend du secteur d’activité mais une métrique à avoir en tête : les dettes financières ne doivent pas dépasser les capitaux propres. Les exceptions vont être pour les secteurs dit “CAPEX intensive” comme l’immobilier, les producteurs d’énergies renouvelables, les armateurs etc.

9. Les solutions alternatives :

  • Comment le crowdfunding, le crowdlending ou les obligations convertibles changent-ils le paysage du financement des entreprises ?

Cela doit être vu comme “une solution de plus” dans l’éventail des possibilités. Cela dépend de votre situation financière et de votre projet. Généralement, les solutions de “crowd” sont plus tournées vers les TPE ou les entreprises risquées qui ont besoin d’avoir des fonds rapidement mais cela peut aussi être de la volonté des acteurs de faire participer leur communauté pour un projet (comme l’immobilier ou les énergies renouvelables). 

Les obligations convertibles (OC) sont plus tournées comme un boost pour l’entreprise. Elles peuvent être tirées d’un coup à la signature du contrat, par tranche pour plus de souplesse ou bien progressivement. C’est un complément à la dette bancaire, qui est parfois bien utile car très souple dans l’utilisation bien que coûteuse (autour de 10% + des primes de non conversion en capital).

10. Conseils et fin :

  • Quels conseils donneriez-vous à une entreprise qui souhaite se lancer dans une levée de fonds ou rechercher un financement ?

Tout d’abord, il faut être clair sur ses besoins : pourquoi lever des fonds ? Pour financer quoi ? Ensuite, il est essentiel de bien préparer son dossier. Les investisseurs ou les banques ne financent pas une idée, mais un projet structuré avec une vraie vision et des chiffres solides.

Savoir à qui s’adresser. Un dirigeant n’a pas forcément les compétences et le temps pour réaliser correctement son projet. En conséquence, il est important d’avoir, soit la ressource en interne (directeur financier par exemple) soit faire appel à des experts pour consolider sa vision (cabinet de conseil, experts-comptables, avocats etc.) voire même les deux dans des schémas structurants pour l’entreprise.

Enfin, l’anticipation: il ne faut pas oublier que lever des fonds peut prendre du temps. Il faut anticiper et ne pas attendre d’être au pied du mur pour chercher des financements adaptés.

  • Comment une entreprise peut-elle s’assurer que la méthode de financement choisie soutiendra ses objectifs à long terme ?

Le point le plus important c’est que le financement doit être un outil au service de la stratégie et non l’inverse.

Une entreprise doit se poser les bonnes questions : quelle est sa vision à 3, 5 ou 10 ans ? A-t-elle besoin de flexibilité, d’un apport en capital, d’un financement rapide ou d’un partenaire stratégique ?

Ensuite, il faut trouver le bon équilibre entre fonds propres et dette. Trop de dette peut fragiliser l’entreprise si elle n’a pas une rentabilité suffisante, tandis qu’une ouverture excessive du capital peut faire perdre le contrôle du projet. L’important, c’est d’adapter la solution de financement au secteur, au modèle économique et aux ambitions de l’entreprise.

Catégories
Banque & Finance Bourse En vedette Nos analyses

4 ETF pour investir dans les grandes capitalisations européennes

Investir en bourse peut sembler complexe, mais les ETF (Exchange Traded Funds) offrent une solution accessible et efficace pour diversifier son portefeuille. Parmi eux, les ETF sur les actions européennes à grande capitalisation attirent particulièrement l’attention des investisseurs souhaitant miser sur les plus grandes entreprises du continent.

Quels sont les meilleurs choix pour tirer parti du potentiel des grandes capitalisations européennes ? Décryptage.

Pourquoi choisir un ETF sur les grandes capitalisations européennes ?

Les grandes entreprises européennes jouent un rôle majeur sur la scène économique mondiale. Ces sociétés, souvent bien établies, bénéficient d’une solidité financière et d’une stabilité accrue par rapport aux petites et moyennes entreprises. Les ETF qui répliquent des indices composés de ces géants permettent aux investisseurs de s’exposer à un large éventail de secteurs tout en réduisant le risque spécifique lié à une seule entreprise.

Critères de sélection des meilleurs ETF

Avant d’investir, il est essentiel d’évaluer plusieurs critères clés :

  • Frais de gestion : Plus ils sont faibles, plus l’ETF est intéressant à long terme.
  • Volume des transactions : Un ETF avec une liquidité élevée facilite l’achat et la vente des parts.
  • Tracking Error : Un bon ETF doit répliquer fidèlement la performance de son indice de référence.
  • Encours sous gestion : Un montant élevé est souvent gage de stabilité et d’une gestion efficace.
  • Mode de réplication : Certains ETF utilisent une réplication physique (achat des actions de l’indice), tandis que d’autres optent pour une réplication synthétique (via des produits dérivés). La réplication physique est généralement préférée pour une meilleure transparence.

Les ETF incontournables sur les actions européennes à grande capitalisation

Voici une sélection de quelques ETF parmi les plus performants et populaires du marché :

  1. iShares Core MSCI Europe ETF
    • Réplication de l’indice MSCI Europe, qui couvre des entreprises majeures comme Nestlé, Roche ou LVMH.
    • Frais de gestion attractifs et forte capitalisation.
  2. Xtrackers Euro Stoxx 50 ETF
    • Se concentre sur les 50 plus grandes entreprises de la zone euro.
    • Idéal pour les investisseurs cherchant une exposition aux leaders du marché européen.
  3. Lyxor Stoxx Europe 600 ETF
    • Offre une diversification plus large avec 600 entreprises couvrant l’ensemble des secteurs.
    • Une option équilibrée pour ceux qui souhaitent diversifier encore davantage leur portefeuille.
  4. Amundi MSCI Europe ETF
    • Suivi efficace du MSCI Europe avec des frais réduits.
    • Un bon compromis entre performance et coût.

Quel ETF choisir selon son profil d’investisseur ?

  • Investisseur prudent : Un ETF répliquant un indice large comme le Stoxx Europe 600 permet de minimiser les risques grâce à une diversification accrue.
  • Investisseur dynamique : Un ETF plus concentré comme le Euro Stoxx 50 peut offrir de meilleures performances sur le long terme en misant sur les leaders européens.
  • Investisseur orienté coût : Les ETF avec les frais de gestion les plus bas (comme ceux d’Amundi ou iShares) sont à privilégier pour maximiser les rendements nets.

Comment investir dans un ETF ?

Pour acheter un ETF, il suffit d’avoir un compte-titres ou un plan d’épargne en actions (PEA) selon les dispositifs disponibles dans votre pays. Les ETF se négocient directement en bourse comme des actions classiques, ce qui signifie qu’il est possible de passer un ordre d’achat ou de vente à tout moment durant les heures d’ouverture des marchés.

Il est également recommandé d’adopter une stratégie d’investissement à long terme, notamment par des achats réguliers (à travers une stratégie de « dollar-cost averaging ») afin de lisser les fluctuations du marché et maximiser les chances de rendement.

Si vous êtes intéressé par l’investissement et que vous souhaitez investir dans vos premiers ETF avec une plateforme fiable et reconnue, inscrivez-vous sur Trade Republic dès aujourd’hui !

J’ouvre mon compte Trade Republic

Investir dans un ETF d’actions européennes à grande capitalisation est une solution judicieuse pour diversifier son portefeuille tout en bénéficiant de la solidité des plus grandes entreprises du continent. Avant de faire son choix, il est primordial de comparer les frais, la liquidité et la composition de l’indice répliqué.

En adoptant une approche réfléchie, ces ETF peuvent constituer un excellent levier pour une stratégie d’investissement à long terme.


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

Catégories
Banque & Finance Bourse En vedette Nos analyses

L’histoire du Trading : Du cri des Bourses aux algorithmes modernes

L’histoire du trading est une fascinante épopée marquée par l’innovation, la passion et une quête incessante de l’efficacité.

De ses origines modestes dans les marchés de marchandises aux plateformes de trading digital d’aujourd’hui, le trading n’a cessé d’évoluer, transformant profondément la manière dont les investisseurs interagissent avec les marchés financiers.

Les origines du Trading

Les premiers échanges remontent à l’Antiquité, lorsque les marchands se rencontraient pour troquer des biens. Toutefois, c’est véritablement au début du XVIIe siècle que le trading moderne voit le jour avec la création de la Bourse d’Amsterdam en 1602, destinée à financer les expéditions de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Cette innovation marque la naissance des actions et des obligations, jetant ainsi les bases d’un système financier structuré.

L’émergence des Bourses modernes

Au fil des siècles, les places boursières se multiplient et se professionnalisent. Londres et New York deviennent les épicentres mondiaux du trading. Le développement des échanges sur le parquet – avec des cris et des gestes symboliques – illustre l’époque où l’intuition, la rapidité d’exécution et le sens du contact humain étaient essentiels. Ces marchés traditionnels ont façonné la culture du trading, marquée par une rigueur et une passion pour l’analyse en temps réel.

L’avènement de l’ère informatisée

L’arrivée des ordinateurs dans les années 1970 et 1980 révolutionne la finance. La transmission électronique des ordres permet une rapidité et une précision inédites. Des systèmes comme NASDAQ émergent, offrant une alternative aux échanges sur le parquet et ouvrant la voie à l’essor du trading algorithmique. Ce tournant technologique a transformé l’accès aux marchés en permettant le traitement de données massives et en automatisant des stratégies complexes.

La révolution d’internet et l’avènement des plateformes en ligne

Les années 1990 voient l’explosion d’Internet, qui démocratise l’accès au trading. Des plateformes en ligne telles que IG simplifient l’interface entre l’investisseur individuel et les marchés mondiaux. Ces outils modernes offrent :

  • Des interfaces intuitives et interactives
    La visualisation en temps réel des cours et des graphiques permet aux traders d’analyser le marché avec une précision accrue.
  • Des outils d’analyse avancés
    Les indicateurs techniques et les analyses fondamentales intégrées dans ces plateformes aident à prendre des décisions éclairées.
  • L’accessibilité mondiale
    Un simple smartphone ou un ordinateur permet aujourd’hui à des millions de personnes d’investir sur les marchés, brisant ainsi les barrières traditionnelles du trading réservé aux professionnels.
  • La gestion automatisée des risques
    Grâce aux ordres stop-loss, aux alertes personnalisables et aux algorithmes, les plateformes modernes offrent un contrôle du risque en temps réel, un aspect devenu indispensable dans un marché volatil.

Cet article est sponsorisé par IG, un acteur incontournable du domaine qui a traversé le temps en développant une plateforme solide, sécurisée et efficace ! Si vous êtes intéressé par le trading ou que vous souhaitez en savoir plus, inscrivez-vous sur IG dès aujourd’hui via ce – LIEN -.

IG offre des outils d’analyse technique avancés et une interface conviviale pour vous aider à maximiser vos opportunités de trading.


Les innovations récentes et l’avenir du Trading

Au XXIe siècle, l’innovation ne cesse de redéfinir les contours du trading. Les avancées en intelligence artificielle et en apprentissage automatique permettent désormais aux traders d’optimiser leurs stratégies par le biais d’algorithmes capables d’analyser des volumes de données bien supérieurs à ceux gérés par l’homme. Par ailleurs, l’émergence des cryptomonnaies et de la technologie blockchain a ouvert de nouveaux horizons, bouleversant les modèles financiers traditionnels.

L’essor du trading social – où les investisseurs partagent leurs stratégies sur des plateformes collaboratives – témoigne d’un désir croissant de transparence et de collaboration. Cette tendance, combinée à l’accessibilité offerte par les applications mobiles, redéfinit le paysage financier en rendant le trading plus interactif et participatif.

En somme, l’histoire du trading est le reflet d’une évolution constante, passant d’un art pratiqué dans les salles boursières traditionnelles à une science digitale accessible à tous. À l’heure où l’intelligence artificielle, le trading algorithmique et la blockchain transforment encore le secteur, l’avenir du trading promet de nouvelles innovations qui continueront de faire évoluer cette discipline passionnante.

Catégories
Economie En vedette Monde Nos analyses Politique

Trump, Poutine et Xi : la nouvelle partie d’échecs qui redéfinit l’ordre mondial

Le rapprochement du président Trump à la Russie avec le président russe Vladimir Poutine, est motivée en partie par un désir stratégique de creuser un fossé entre Moscou et Pékin.

La rapidité avec laquelle Trump s’est activée pour commencer les négociations avec la Russie concernant la guerre en Ukraine a été vertigineuse, stupéfiant les Européens et laissant entrevoir la possibilité d’une rupture de l’unité de l’OTAN. L’Ukraine a jusqu’à présent été tenue à l’écart des négociations.

La position conflictuelle de Trump envers le président ukrainien Volodymyr Zelensky a été un choc politique pour l’Ukraine et l’Europe. En particulier, l’administration Trump, intentionnellement ou non, a adopté la rhétorique de la Chine au cours des trois dernières années, qualifiant la guerre russo-ukrainienne de simple « conflit » et promouvant la paix par le biais de négociations avec la Russie.

Cette approche a été mise en avant pour la première fois par la Chine en février 2023 et a depuis été agressivement promue par les médias contrôlés par l’État et les canaux diplomatiques, y compris par l’envoyé spécial Li Hui.

Aujourd’hui, l’administration Trump a remanié cette stratégie de manière plus unilatérale, avec une différence essentielle : dans le cadre des négociations russo-américaines, l’Ukraine et l’Europe sont largement exclues du processus de prise de décision. Le sort de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine est discuté à huis clos, sans sa participation.

On peut établir un parallèle historique avec la conférence de Yalta du 11 février 1945, lorsque Roosevelt, Churchill et Staline décidèrent de l’ordre d’après-guerre sans consulter la Chine, alors affaiblie par la guerre civile.

Les exigences de l’Union soviétique furent satisfaites dans l’accord de Yalta, qui lui accorda le contrôle de la Mongolie extérieure, l’accès aux ports de Mandchourie et une influence sur le chemin de fer chinois de Changchun. À l’époque, Chiang Kai-shek déplorait que « la Chine ait été réellement vendue à Yalta ».

Aujourd’hui, l’Ukraine est confrontée à une situation similaire, car son avenir est débattu sans sa participation directe. Si les responsables chinois n’ont pas ouvertement critiqué cette exclusion, ils ont salué l’intensification du dialogue entre la Russie et les États-Unis, ce qui montre que Pékin préfère la patience stratégique.

Les mesures prises par Trump ont inclus un appel téléphonique avec Vladimir Poutine, une réunion de haut niveau entre ses responsables diplomatiques de la sécurité nationale et leurs homologues russes en Arabie saoudite, et l’envoi du secrétaire au Trésor Scott Bessent et de Keith Kellogg, un général à la retraite, à Kiev pour faire pression sur l’Ukraine afin qu’elle commence à faire des concessions.

Qui plus est, les entreprises américaines pourraient tirer profit de l’alignement des États-Unis sur la Russie et sur les entreprises russes, comme l’ont déclaré certains responsables russes lors des récentes négociations entre l’Arabie saoudite et l’administration Trump. Mais les États-Unis pourraient également bénéficier économiquement de l’accord proposé par l’administration Trump avec l’Ukraine pour donner aux États-Unis la moitié des 11 500 milliards de dollars estimés en terres rares ukrainiennes.

Trump a également vivement critiqué publiquement le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le qualifiant de « dictateur » qui s’accroche au pouvoir et le rendant responsable de l’agression russe en premier lieu. Cette approche marque un tournant radical dans la politique américaine à l’égard de l’Ukraine depuis le début de la guerre. Sous Joe Biden, Washington a poursuivi une stratégie combinant un soutien indéfectible à l’Ukraine avec un isolement diplomatique et des sanctions financières contre le gouvernement de Poutine.

Maintenant, les États-Unis traitent désormais Moscou comme une grande puissance dans les relations internationales, et privilégie un aspect pragmatique dans la diplomatie, donc le fait de savoir discuter avec tout le monde.

Une dynamique similaire se joue entre les États-Unis et le dirigeant autoritaire de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, allié de la Russie dans la guerre en Ukraine. Loukachenko est proche de la Russie et de la Chine. L’administration américaine cherche à assouplir les sanctions sur les banques biélorusses et les exportations de potasse, un ingrédient clé des engrais, en échange de la libération des membres de l’opposition politique biélorusse emprisonnés.

Il y a plus de 1 200 prisonniers politiques en Biélorussie. Cette stratégie de politique étrangère américaine vise à donner à Loukachenko la possibilité de devenir moins dépendant économiquement de la Russie et de la Chine.

Ce changement de cap a des répercussions non seulement sur les relations des États-Unis avec la Russie et l’Ukraine, mais aussi sur leurs relations avec l’OTAN et l’UE. Les piliers des relations transatlantiques, qui ont été mis à rude épreuve pendant des décennies, sont désormais mis à rude épreuve.

Andrea Kendall-Taylor, directrice du programme de sécurité transatlantique au CNAS, affirme qu’il est devenu évident que la priorité de Trump est de « mettre fin à la guerre à tout prix », sans tenir compte des ramifications.

En effet, les experts en politique étrangère ont qualifié cette manœuvre de « Nixon inversé », après la décision du président américain au début des années 1970 de renverser la politique américaine et de se rapprocher de la Chine dans le but d’approfondir le fossé entre Mao Zedong et l’Union soviétique. Ce choix a réinitialisé la géopolitique de la guerre froide et a préparé le terrain pour le développement économique de la Chine.

Cependant, il sera difficile de séparer la Russie et la Chine, les deux puissances ayant déclaré en 2022 qu’elles entretenaient une amitié « sans limites ». Les deux pays ont renforcé leur coopération militaire et de renseignement et ont aligné leurs politiques étrangères. La Chine fournit à la Russie un soutien économique essentiel, notamment des puces informatiques et des machines-outils utilisées dans les industries militaires.

De fait, la Chine aide la Russie à renforcer sa base industrielle de défense à une telle échelle que Moscou entreprend actuellement son expansion la plus ambitieuse en matière de fabrication militaire depuis l’ère soviétique, selon des responsables militaires de l’administration Biden.

Le soutien fourni par la Chine comprend des quantités importantes de machines-outils, de moteurs de drones et de turboréacteurs, ainsi que de technologies pour les missiles de croisière, la microélectronique et la nitrocellulose, que la Russie utilise pour fabriquer du propulseur pour les armes, ont déclaré les responsables.

Des entités chinoises et russes travaillent également conjointement pour produire des drones en Russie, a déclaré l’un des responsables.

Pour preuve de l’approfondissement du partenariat sino-russe : en 2023, 90 % des importations russes de microélectronique provenaient de Chine, que la Russie a utilisée pour produire des missiles, des chars et des avions, a déclaré un deuxième responsable.

La production russe de munitions d’artillerie en pleine expansion est due en grande partie à la nitrocellulose en provenance de Chine, ont indiqué des responsables. Cela intervient alors que la Russie semble en passe de produire près de trois fois plus de munitions d’artillerie que les États-Unis et l’Europe,  a rapporté CNN plus tôt cette année .

Au-delà du matériel de défense, la Chine aide la Russie à améliorer ses capacités satellitaires et autres capacités spatiales destinées à être utilisées en Ukraine, et fournit des images à la Russie pour sa guerre contre l’Ukraine, ont déclaré les responsables.

Le soutien de la Chine compense les revers importants subis par l’industrie de défense russe au début de la guerre en Ukraine en raison des sanctions américaines et des contrôles à l’exportation.

Les liens militaires étroits entre la Chine et la Russie resteront forts. Ces activités ont été centrales dans leurs relations depuis la fin de l’ère soviétique, les deux pays organisant régulièrement des exercices conjoints. À l’irritation de certains pays de l’OTAN, leurs marines ont mené des manœuvres en Méditerranée et dans la Baltique.

Un exercice impliquant environ 10 000 soldats russes et chinois dans le nord-ouest de la Chine en 2021 a été le premier à inclure un centre de commandement et de contrôle conjoint, avec les Russes utilisant des armes chinoises. Cependant, à mesure que la balance des pouvoirs penche en faveur de la Chine, de nombreux analystes prévoient que les échanges militaires seront de plus en plus adaptés aux besoins de la Chine.

Les États-Unis et leurs alliés craignent que la Russie ne facilite la modernisation et l’expansion de l’arsenal nucléaire chinois. « Les armes nucléaires sont un domaine où la Chine estime que la Russie possède encore des capacités supérieures dans certains domaines et bénéficie d’une expérience opérationnelle et de formation plus riche« , a déclaré Zhao Tong du Carnegie Endowment for International Peace à Pékin.

En outre, des plans sont en cours pour des blocs commerciaux sans droits de douane, de nouveaux systèmes de paiement et des routes commerciales alternatives contournant les zones sous contrôle occidental. Cette nouvelle entente couvre des domaines où les liens sont déjà solides, d’autres où la collaboration est partielle, et certaines questions restent non résolues.

Les sanctions ont entraîné un changement radical dans les relations commerciales entre la Russie et la Chine, qui est devenue un pilier économique essentiel, a considérablement renforcé les liens commerciaux avec son voisin du nord. En 2023, les deux pays ont accumulé 240 milliards de dollars d’échanges bilatéraux , atteignant ainsi plus tôt que prévu l’ objectif de dépasser les 200 milliards de dollars d’échanges bilatéraux d’ici 2024, un exploit salué par Poutine et Xi.

C’est ce qui a conduit la Chine à se classer comme le premier partenaire commercial de la Russie, a déclaré Poutine en 2023, son assistant présidentiel confirmant plus tard aux médias d’État russes que le pays avait dépassé l’Union Européenne (UE) pour prendre cette place .

Alors que l’UE a réduit ses achats de carburant russe et limité ses exportations allant des produits de haute technologie aux équipements de transport, la Chine a renforcé ses propres exportations de biens industriels et commerciaux vers le pays, tels que des véhicules, des machines et des appareils électroménagers, comme le montrent les données et les déclarations officielles.

La Russie est également devenue le principal fournisseur de pétrole de la Chine, dépassant l’Arabie saoudite, selon les données commerciales officielles chinoises.

Mais la Chine n’est pas la seule à profiter du besoin de la Russie de trouver de nouveaux marchés pour son carburant, l’Inde faisant également partie des acheteurs qui ont augmenté leurs importations au lendemain de la guerre.

Lorsque Richard Nixon et son conseiller à la sécurité nationale, Henry Kissinger, ont changé de cap sur la politique à l’égard de la Chine au début des années 1970, ils ont exploité un conflit existant entre Moscou et Pékin.

Après tout, la Chine et l’Union soviétique s’étaient livrées une guerre frontalière en 1969 et s’étaient mutuellement accusées de s’écarter des enseignements communistes. La coopération ultérieure entre Washington et Pékin a contribué à éroder l’influence mondiale de l’Union soviétique.

« Ce qui se passe actuellement est l’inverse du ‘Nixon inversé’ », a déclaré Evan Feigenbaum, ancien haut fonctionnaire du Département d’État, aujourd’hui au Carnegie Endowment for International Peace, un groupe de réflexion de Washington.

Trump « tente de briser une entente entre deux puissances qui ont des affinités idéologiques et des intérêts stratégiques communs », a-t-il déclaré. « Au lieu de cela, il a divisé l’Occident, tandis que la Russie s’aligne simultanément sur les États-Unis et sur la Chine. »           

De fait, en se tournant vers la Russie et en se détournant de l’Ukraine, Washington s’aliène déjà ses alliés en Europe, qui sont collectivement le plus grand partenaire commercial et le premier investisseur étranger des États-Unis. Le revirement soudain de la politique étrangère américaine pourrait également effrayer les partenaires en Asie que les États-Unis souhaiteraient avoir à leurs côtés en cas de conflit avec la Chine.

En outre, lors d’un discours prononcé au Forum sur la sécurité d’Halifax en novembre, l’amiral de la marine américaine Samuel Paparo, commandant du commandement indo-pacifique, a déclaré que Pékin et Moscou avaient une « symbiose transactionnelle » et que « penser que nous serons en mesure de creuser un fossé entre eux est un fantasme ».

Il existe une autre dynamique, plus fondamentale, qui limite la marge de manœuvre de Poutine : si la relation de la Russie avec la Chine est stratégique et permanente, tout rapprochement avec Washington est intrinsèquement temporaire, du moins tant que les États-Unis restent une démocratie.

Après tout, Trump ne sera plus à la Maison Blanche dans quatre ans, et Poutine doit prendre en compte la probabilité que la prochaine administration américaine bascule tout aussi brusquement dans la direction opposée. Même les élections de mi-mandat de l’année prochaine pourraient modifier la politique américaine.

Ainsi, contrairement à une Washington en proie aux crises, la Chine est de loin plus stable en matière de politique étrangère. Poutine ne bougera pas le petit doigt pour nuire aux intérêts de la Chine dans l’espoir de réparer ses liens avec Trump.

« La Russie sait que la Chine est son voisin géant, que le Parti communiste chinois continuera à la diriger aussi longtemps que la Russie peut le prévoir – et que s’aliéner la Chine crée un danger mortel pour la Russie », a déclaré Alexander Gabuev, un expert des relations sino-russes qui dirige le Carnegie Russia Eurasia Center à Berlin.

En plus de cela, avant de se précipiter dans les bras de la Chine en 2014, à la suite de la guerre en Ukraine, le Kremlin a, pour la première fois de son histoire, mené une étude inter-agences sur les risques potentiels d’un partenariat avec Pékin. Les résultats ont dissipé bon nombre des inquiétudes de Moscou. Il s’avère que Moscou n’a pas à craindre une colonisation chinoise insidieuse de la Sibérie : la population chinoise y ne dépasse pas 300 000 habitants, et ce chiffre est en baisse à la suite de la forte dévaluation du rouble.

De plus, Pékin ne procède plus à de l’ingénierie inverse sur les armes russes. Au contraire, les exportateurs d’armes russes craignent que leur fenêtre d’opportunité en Chine ne se réduise en raison des avancées de Pékin en matière de recherche et développement. La vente du système de missiles sol-air S-400 et des avions de chasse Su-35, une idée taboue il y a à peine trois ans, témoigne d’un changement majeur de politique.

Moscou a également découvert que l’empreinte économique croissante de Pékin en Asie centrale est là pour durer : les cinq pays de la région produisent des matières premières, et la Chine est le seul gros acheteur.

En matière de gouvernance mondiale, les dirigeants chinois et russes ont plus en commun entre eux qu’avec les États-Unis. Ils partagent le désir de façonner un ordre international qui valorise la souveraineté et limite l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures, condition indispensable à la protection de leurs systèmes politiques autoritaires.

« Les relations sino-russes sont uniques, elles ont une base solide et des liens institutionnels forts au cours des dernières décennies », a déclaré Yu Bin, chercheur principal au Centre d’études russes de l’Université normale de Chine orientale à Shanghai.

Yu a souligné les efforts des deux pays pour promouvoir le multilatéralisme et développer leurs propres organisations internationales comme les BRICS et l’Organisation de coopération de Shanghai, ainsi que la nécessité de maintenir la stabilité de leurs propres frontières. « Je ne pense pas qu’aucune des deux parties laisserait tomber cela parce que Trump est là pour quatre ans », a-t-il déclaré.

Au contraire, la Chine craint « qu’une fois que la Russie et les États-Unis auront réglé leurs différends et atteint un certain degré de paix en Ukraine, cela permettrait à l’administration Trump de tourner son attention vers la Chine », a déclaré Yu.

Toutefois, cela ne veut pas dire que Poutine ne s’engagera pas. Les ouvertures de Trump offrent la perspective d’obtenir de Washington ce que ses armées n’ont pas pu obtenir en trois ans de guerre : un changement de régime à Kiev et le retour de l’Ukraine, et peut-être d’autres régions d’Europe, dans la sphère d’influence de Moscou.

« Je ne vois pas pourquoi la Russie n’empocherait pas tout ce que Donald Trump lui apporte sur un plateau, de manière imméritée, tout en maintenant le lien étroit avec la Chine », a déclaré Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales, un think-tank parisien qui conseille le gouvernement.

En outre, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï V. Lavrov, a déclaré après la réunion de mardi 11 février qu’il y avait « un grand intérêt » dans la salle « pour supprimer les barrières artificielles au développement d’une coopération économique mutuellement bénéfique », une référence apparente à la levée des sanctions américaines.

Pour le Kremlin, l’un des principaux représentants de la mentalité pécuniaire de M. Trump a été M. Dmitriev, un jeune allié de Poutine et ancien banquier spécialisé dans le développement d’entreprises russes dans le monde. Il a des liens étroits avec le dirigeant de facto de l’Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed ben Salmane, et il a fait avancer le développement et la distribution mondiale du vaccin russe contre le Covid-19, Spoutnik V.

En 2016, M. Dmitriev a tenté d’utiliser ses contacts commerciaux pour établir un canal détourné vers M. Trump au nom de la « réconciliation » entre les États-Unis et la Russie, selon le rapport sur l’ingérence russe dans l’élection de cette année-là rédigé par Robert S. Mueller III, le procureur spécial.

Durant le premier mandat de M. Trump, cette réconciliation n’a jamais eu lieu. Cette fois, M. Dmitriev a déjà eu plus de chance.

Steve Witkoff, l’envoyé de M. Trump au Moyen-Orient, a félicité M. Dmitriev et le prince Mohammed pour leur rôle dans la libération par la Russie, la semaine dernière, de Marc Vogel, un enseignant américain emprisonné à Moscou. Lors des entretiens de mardi, M. Dmitriev faisait partie de la délégation russe, utilisant des interviews avec des médias occidentaux pour promouvoir les opportunités commerciales dans le secteur pétrolier russe et dans l’Arctique.

« La voie économique permet la diplomatie, la communication, les victoires et les succès communs », a déclaré M. Dmitriev. « Et nous avons vu que le président Trump est déterminé à réussir. »

Il a déclaré que les compagnies pétrolières américaines avaient « réellement bénéficié du secteur pétrolier russe », ajoutant : « Nous pensons qu’à un moment donné, elles reviendront. » Le document qu’il a apporté lors de la réunion de mardi avec les États-Unis montre que les secteurs ayant subi les plus grandes pertes parmi les entreprises américaines ayant quitté la Russie étaient « l’informatique et les médias », avec 123 milliards de dollars, et « la consommation et la santé », avec 94 milliards de dollars.

Alors que les échanges commerciaux entre les États-Unis et la Russie, avant le début des sanctions liées à l’Ukraine en 2014, étaient minimes par rapport aux échanges avec la Chine ou l’Union européenne, les grandes entreprises énergétiques ont réalisé d’énormes investissements, et les entreprises américaines de biens de consommation et de technologie considéraient la Russie comme un marché important.

M. Dmitriev a déclaré que le calcul prenait en compte non seulement les ventes à rabais et les dépréciations, mais aussi les « profits perdus ». Les entreprises occidentales qui ont quitté la Russie ont officiellement déclaré plus de 100 milliards de dollars de pertes depuis le début de la guerre, et nombre de leurs actifs les plus précieux ont été vendus à des conditions onéreuses dictées par l’État russe.

D’ailleurs, le professeur Sisheng Zhao de l’Université de Denver a fait écho à ces inquiétudes, soulignant qu’une détente entre la Russie et les États-Unis sous une seconde administration Trump pourrait perturber la stratégie de « Front uni anti-hégémonique » de Pékin. Si Washington réussissait à éloigner Moscou de Pékin, la Chine pourrait se retrouver de plus en plus isolée dans sa rivalité géopolitique avec les États-Unis.

Alors que la Chine observe avec une certaine appréhension le pivot de Trump vers la Russie, elle profite également d’une manne stratégique : ses deux principaux objectifs en Europe, soutenir le régime de Poutine et séparer le reste de l’Europe des États-Unis, des objectifs qui s’excluaient mutuellement jusqu’à présent, ​​sont soudainement à portée de main.

Alors que Washington se moque de Zelensky et des dirigeants européens, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a évoqué la nécessité de respecter le droit international et la charte des Nations Unies. Il a récemment décrit l’Ukraine comme « un ami et un partenaire » lors de sa rencontre avec son homologue ukrainien.

Effectivement, lors de la Conférence de Munich sur la sécurité de cette année, la délégation chinoise, autrefois considérée avec scepticisme, s’est montrée plus efficace que ses homologues américaines.

Le plaidoyer du ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi en faveur d’un monde multipolaire et son appel à une paix négociée en Ukraine, qui incluait explicitement l’Europe dans les discussions, ont contribué à combler les écarts entre Pékin et les décideurs politiques européens.

Ce moment pourrait être l’occasion pour la Chine de reconstruire ses relations avec l’UE, en particulier dans un contexte où l’unité transatlantique est confrontée à de nouvelles tensions. On peut s’attendre à ce que la Chine lance une nouvelle offensive de charme. Contrairement à l’unilatéralisme de Trump, le format de résolution des conflits de la Chine, le groupe des « Amis de la paix », qui inclut la participation des pays du Sud, pourrait désormais gagner en popularité.

Les observateurs présents à la Conférence de Munich sur la sécurité ont également noté que le discours de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait adopté un ton plus doux à l’égard de la Chine cette année.

Elle a reconnu la nécessité pour l’Europe de s’adapter à l’évolution de la dynamique des puissances mondiales et a souligné l’importance de renforcer l’autonomie stratégique du continent, ce qui correspond dans une certaine mesure à l’appel de longue date de la Chine en faveur d’une politique étrangère européenne plus indépendante.

L’évolution de la dynamique de pouvoir entre les États-Unis, la Chine et la Russie remodèle la réalité géopolitique de l’Ukraine. Si la diplomatie transactionnelle de Trump cherche à affaiblir les liens sino-russes, une véritable rupture reste peu probable compte tenu de la profonde méfiance mutuelle.

Pour l’Ukraine, sa résilience reste son atout le plus fort, même si elle est mise à l’écart des décisions clés concernant son avenir. L’unité nationale ukrainienne continue de se renforcer, tout comme la position intérieure de Zelensky.

Pendant ce temps, l’Europe a accepté la réalité selon laquelle cette guerre est avant tout un problème européen, et non mondial.

Catégories
Non classé

La psychologie du trading : l’émotion au cœur des décisions financières

Le trading ne repose pas exclusivement sur des outils sophistiqués en analyse technique ou des modèles mathématiques compliqués. Derrière chaque vente ou achat, il y a une donnée souvent négligée mais cruciale : la psychologie du trader.

Comprendre les processus psychologiques qui influencent les comportements des marchés financiers est vital pour améliorer sa performance. Les biais cognitifs personnels représentent les pièges invisibles. Les traders sont conscients de leurs biais cognitifs couramment utilisés qui les font dévier des ventes et des achats objectifs.


Cet article est sponsorisé par IG. Si vous êtes intéressé par le day trading ou que vous souhaitez en savoir plus sur le trading, inscrivez-vous sur IG dès aujourd’hui via ce lien. IG offre des outils d’analyse technique avancés et une interface conviviale pour vous aider à maximiser vos opportunités de trading.


Parmi les plus courants :

  • Le biais de confirmation : la tendance à rechercher des informations qui confirment ses croyances préexistantes, tout en ignorant les données contraires.
  • L’aversion aux pertes : le fait de ressentir la douleur d’une perte plus intensément que le plaisir d’un gain équivalent, ce qui peut pousser à conserver des positions perdantes trop longtemps.
  • L’effet de récente : la propension à accorder plus d’importance aux événements récents qu’à des données historiques plus pertinentes.

Reconnaître ces biais est la première étape pour les surmonter et prendre des décisions plus rationnelles.

La gestion des émotions : clé de la discipline

Les marchés financiers peuvent être des environnements hautement stressants, où la peur et la cupidité coexistent en permanence. La peur peut paralyser, conduisant à manquer des opportunités, tandis que la cupidité pousse à prendre des risques excessifs.

Pour maintenir un équilibre, les traders développent des stratégies de gestion des émotions :

  • Des plans de trading rigoureux : définir des règles précises sur les points d’entrée et de sortie, la gestion des risques, et s’y tenir.
  • Le journal de trading : consigner ses transactions pour analyser les décisions prises sous l’effet des émotions.
  • La méditation et la pleine conscience : des techniques adoptées par certains traders pour améliorer la concentration et réduire le stress.

La confiance en soi : un atout à double tranchant

Une confiance en soi modérée est bénéfique pour le trader, car elle permet de prendre des décisions rapides sans hésitation excessive. Toutefois, l’excès de confiance peut devenir dangereux : il mène souvent à des prises de risques inconsidérées et à l’ignorance des signaux d’alerte du marché.

Les traders expérimentés savent que le succès sur les marchés est cyclique. Ils restent humbles face à leurs performances, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, et cherchent à apprendre en permanence.

L’importance de la discipline et de la gestion du risque

La discipline est l’une des qualités fondamentales pour réussir dans le trading. Elle permet de rester fidèle à sa stratégie, même lors de périodes de forte volatilité. La tentation de déroger à ses règles est grande, surtout après une série de pertes ou de gains importants. Pourtant, c’est précisément dans ces moments que la discipline fait la différence.

La gestion du risque est tout aussi cruciale. Fixer des stop-loss, limiter la taille des positions et diversifier ses investissements sont des pratiques essentielles pour préserver son capital. Un bon trader sait qu’il est impossible de gagner sur toutes les transactions ; l’objectif est de maximiser les gains tout en limitant les pertes.

La formation continue : un investissement indispensable

Le trading est un domaine en constante évolution. Les marchés changent, de nouveaux instruments financiers apparaissent, et les techniques d’analyse se perfectionnent. Pour rester compétitif, il est essentiel de se former en permanence.

Cela passe par la lecture de livres spécialisés, la participation à des webinaires, des formations en ligne, ou encore l’échange avec d’autres traders.

D’ailleurs, notre sponsor IG propose des cours de trading en ligne gratuits, ce qui permet de vite monter en compétence !

En définitive, la réussite en trading ne repose pas uniquement sur des compétences techniques, mais aussi sur la maîtrise de soi. Comprendre sa propre psychologie permet d’éviter les erreurs coûteuses et d’adopter une approche plus disciplinée. Finalement, trader, c’est avant tout un combat contre soi-même.

Catégories
Banque & Finance En vedette Nos analyses

L’investissement passif : peut-on vraiment gagner de l’argent sans rien faire ?

L’investissement passif séduit de plus en plus d’investisseurs, attirés par l’idée de faire fructifier leur capital sans y consacrer trop de temps. ETF, immobilier, dividendes… Les options sont nombreuses, mais peut-on réellement générer des revenus sans effort ? Décryptage des stratégies et des pièges à éviter.

1. Qu’est-ce que l’investissement passif ?

L’investissement passif consiste à placer son argent dans des actifs qui génèrent des rendements réguliers sans nécessiter une gestion active quotidienne. Contrairement au trading ou à la spéculation, cette approche repose sur le temps et la capitalisation.

2. Les meilleures stratégies pour un investissement passif réussi

a) Les ETF : l’option favorisée des investisseurs long terme

Les ETF (exchange traded funds) permettent d’investir dans un panier d’actions ou d’obligations en une seule transaction, avec des frais réduits et une gestion automatique. Des indices comme le S&P 500 ou le MSCI World offrent une exposition globale et performante sur le long terme.


Cet article est sponsorisé par Trade Republic. Si vous êtes intéressé par l’investissement et que vous souhaitez investir dans vos premiers ETF avec une plateforme fiable et reconnue, inscrivez-vous sur Trade Republic dès aujourd’hui !

J’ouvre mon compte Trade Republic 📈 Revenons à notre sujet ! 👇


b) L’immobilier locatif : un revenu passif à condition d’être bien géré

Investir dans l’immobilier locatif permet de générer des loyers réguliers. Pour minimiser la gestion, des solutions comme la location meublée, la gestion locative déléguée, ou l’investissement dans des SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) peuvent être intéressantes.

c) Les actions à dividendes : gagner sans revendre

Certaines entreprises versent des dividendes réguliers à leurs actionnaires. Investir dans des sociétés à fort rendement en dividendes permet de générer un revenu complémentaire sans avoir à vendre ses actions.

d) Les revenus issus des produits financiers innovants

  • Crowdlending : prêter de l’argent à des entreprises via des plateformes spécialisées.
  • Crypto-staking : générer des rendements en bloquant des cryptomonnaies sur des protocoles spécifiques.
  • Assurance-vie en gestion pilotée : laisser des professionnels gérer vos placements pour vous.

3. Les limites et risques de l’investissement passif

Bien que séduisant, l’investissement passif n’est pas sans risque :

  • Volatilité des marchés : même un portefeuille bien diversifié peut subir des baisses en cas de crise.
  • Fiscalité : certains revenus passifs sont taxés différemment, il faut optimiser sa stratégie fiscale.
  • Frais cachés : même les solutions passives ont des coûts qu’il faut surveiller.

Conclusion : un mythe ou une réalité ?

L’investissement passif permet effectivement de générer des revenus réguliers, mais il ne signifie pas “gagner de l’argent sans rien faire”. Il faut choisir les bons actifs, les ajuster au fil du temps et être patient. Avec une stratégie bien définie, c’est un excellent moyen de bâtir un patrimoine et d’atteindre l’indépendance financière.

Catégories
En vedette Monde Nos analyses

Trump convoite les terres rares en Ukraine, un enjeu stratégique majeur

Le président américain Donald Trump a déclaré lundi 3 février qu’il souhaitait un accord accordant aux États-Unis l’accès aux ressources en terres rares de l’Ukraine en échange d’une aide militaire et économique continue à Kiev.

Il n’était pas immédiatement clair si Trump utilisait le terme « terres rares » pour désigner tous les types de minéraux critiques ou uniquement les terres rares.

Les terres rares sont un groupe de 17 métaux utilisés pour fabriquer des aimants qui transforment l’énergie en mouvement pour les véhicules électriques, les téléphones portables et autres appareils électroniques. Il n’existe aucun substitut connu.

Cette proposition semble s’inscrire dans la stratégie développée par l’Ukraine pour approfondir ses liens avec l’administration Trump en permettant aux États-Unis d’accéder aux minéraux essentiels utilisés dans les industries de haute technologie.

De fait, le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a présenté les grandes lignes du plan à Trump à New York en septembre dernier pendant la campagne électorale américaine. Il comprend le partage de ressources naturelles essentielles avec des partenaires occidentaux, le remplacement des troupes américaines en Europe par des forces ukrainiennes et l’octroi à Trump de pouvoirs de filtrage des investissements pour bloquer les intérêts commerciaux chinois en Ukraine.

Plusieurs médias ukrainiens ont rapporté lundi que le soi-disant plan de victoire que le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a élaboré et partagé avec les dirigeants américains  l’année dernière incluait une discussion sur le partage de ces minéraux avec les alliés.

Mais les terres contenant ces ressources doivent rester sous contrôle ukrainien pour que cela se produise et c’est un point que Kiev a souligné, selon des rapports du Kyiv Independent et de RBC-Ukraine , qui ont tous deux cité des sources anonymes au sein du bureau de Zelenskyy.

D’ailleurs, les remarques de Trump sur les gisements de terres rares de l’Ukraine reflètent également son appel antérieur à l’annexion du Groenland, dans lequel certains pensaient que la richesse minérale de l’île, prometteuse mais inexploitée, selon le Pulitzer Center, était la raison derrière le pari de Trump sur le Groenland.

Klaus Dodds, professeur de géopolitique à Royal Holloway, Université de Londres, a récemment déclaré à CNN qu’il pensait que Trump avait l’intention de réduire sa dépendance à la Chine grâce aux vastes gisements minéraux du Groenland.

« Je pense que le Groenland a vraiment pour objectif de tenir la Chine à l’écart », a déclaré Dodds à ​​CNN, faisant référence à la domination actuelle de la Chine sur la production mondiale de terres rares.

Le gouvernement ukrainien a été proactif dans l’attraction des investissements étrangers pour développer ses ressources en minéraux critiques. Ces dernières années, l’Ukraine a signé des partenariats stratégiques et organisé des forums d’investissement afin de mettre en avant les opportunités de son secteur minier.

Par exemple, le Partenariat stratégique UE-Ukraine sur les minéraux critiques, signé en juillet 2021, vise à combler le déficit d’exploitation minière en Europe en développant 100 projets axés sur 10 matières premières critiques.

L’Ukraine a également commencé à mettre aux enchères des permis d’exploration pour des minéraux tels que le lithium, le cuivre, le cobalt et le nickel, offrant ainsi des opportunités d’investissement lucratives. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à accélérer la transition écologique de l’Europe et à soutenir la reprise économique de l’Ukraine.

En effet, Kiev possède de vastes réserves de titane, de minerai de fer et de charbon, ainsi qu’environ 500 000 tonnes de lithium inexploité, dont la valeur collective est estimée à des dizaines de milliers de milliards de dollars. L’Ukraine se classe également parmi les premiers producteurs mondiaux de minéraux.

En outre, le pays abrite 117 des 120 minéraux les plus utilisés, un fait qui n’échappe pas à la Russie. L’Ukraine possède les plus grandes réserves d’uranium d’Europe et de titane, les deuxièmes plus grandes réserves de minerai de fer et de manganèse, et les troisièmes plus grandes réserves de gaz de schiste.

Dès lors, la diversité des zones géologiques de l’Ukraine en fait l’un des 10 premiers fournisseurs mondiaux de ressources minérales, détenant environ 5 % du total mondial. La nation d’Europe de l’Est compte environ 20 000 gisements minéraux couvrant 116 types. Avant la guerre en 2022, 3 055 de ces gisements (15 %) étaient actifs, dont 147 gisements métalliques et 4 676 gisements minéraux non métalliques.

L’Ukraine est un important fournisseur potentiel de terres rares, notamment de titane, de lithium, de béryllium, de manganèse, de gallium, d’uranium, de zirconium, de graphite, d’apatite, de fluorite et de nickel. Malgré la guerre, l’Ukraine détient les plus grandes réserves de titane d’Europe (7 % des réserves mondiales). Elle est l’un des rares pays à exploiter des minerais de titane, essentiels pour les industries aérospatiale, médicale, automobile et marine.

Avant février 2022, l’Ukraine était un fournisseur clé de titane pour le secteur militaire. Elle possède également l’une des plus grandes réserves confirmées de lithium d’Europe (estimées à 500 000 tonnes ), vital pour les batteries, la céramique et le verre. L’Ukraine est le 5e producteur mondial de gallium, essentiel pour les semi-conducteurs et les LED, et est un producteur majeur de gaz néon, fournissant 90 % du néon hautement purifié de qualité semi-conductrice pour l’industrie américaine des puces électroniques.

Qui plus est, l’Ukraine dispose de gisements confirmés de béryllium, un élément crucial pour l’énergie nucléaire, l’aérospatiale, l’armée, l’acoustique et l’électronique, ainsi que d’uranium, essentiel aux secteurs nucléaire et militaire. Le zirconium et l’apatite sont essentiels à la production nucléaire et médicale. Le pays est également connu pour ses importantes réserves de minerai de fer et de manganèse de haute qualité, qui sont essentielles à la production d’acier vert. L’Ukraine a fourni 43 % des importations de tôles d’acier de l’UE en 2021.

L’Ukraine dispose également d’importantes réserves de métaux non ferreux tels que le cuivre (4e rang en Europe), le plomb (5e rang), le zinc (6e rang) et l’argent (9e rang). Des gisements de nickel (215 000 tonnes) et de cobalt (8 800 tonnes) se trouvent dans les régions sécurisées de Kirovohrad et de Dnipropetrovsk.

Les réserves de graphite de l’Ukraine représentent 20 % des ressources mondiales. Le pays se classe également parmi les 10 premiers au monde pour les minéraux, notamment le brome, le magnésium métallique, le manganèse, la tourbe, la fonte et le kaolin, entre autres.

Dans le même temps, plus de 70 % du montant total provient de trois régions seulement : les régions de Donetsk et de Louhansk (qui sont partiellement occupées par la Russie), ainsi que la région de Dnipro.

En outre, géographiquement, la plupart des gisements de terres rares, y compris les gisements substantiels de béryllium, de niobium et de tantale, semblent concentrés à Kruta Balka à Zaporizhzhia, à Shevchenko à Donetsk et aux champs de Polokhivske à Dobra, qui se trouvent tous dans ou à proximité des zones occupées par la Russie.

« Le contrôle des ressources minérales fait désormais partie de la guerre », a déclaré Mustafa Nayyem, ancien directeur de l’agence d’État ukrainienne pour la restauration et le développement des infrastructures. Le pays ne se bat pas seulement pour son territoire, a-t-il ajouté, « mais aussi pour le droit de gérer ses richesses stratégiques, ce qui pourrait être un facteur crucial de son redressement ».

L’institut géologique américain (US Geological Survey) considère que 50 minéraux sont essentiels à l’économie et à la défense nationale du pays, notamment plusieurs types de terres rares, le nickel et le lithium.

Selon Bloomberg, la Chine représente environ 80 % des importations américaines de métaux de terres rares, qui sont nécessaires à la production de divers biens, des smartphones aux avions de chasse. Les États-Unis ne disposent que d’une seule mine de terres rares en activité et d’une capacité de traitement très limitée, même si plusieurs entreprises travaillent à développer des projets dans le pays.

La Chine est le premier producteur mondial de terres rares et de nombreux autres minéraux essentiels. Selon l’US Geological Survey, la Chine produit plus de 80 % des terres rares et des composés de la planète. Elle détient environ 37 % des réserves mondiales et fournit 78 % des importations américaines.

En 2022, une nouvelle étude menée par le SecDev révèle que des hydrocarbures et des minéraux essentiels d’une valeur de plus de 12 000 milliards de dollars se trouvent dans les zones occupées par la Russie en Ukraine. La valeur totale des ressources nationales de l’Ukraine est estimée à plus de 26 000 milliards de dollars.

Ces chiffres, rapportés dans un article exclusif du Washington Post, suggèrent qu’une quantité considérable de richesses ukrainiennes réelles et potentielles, mesurées par les gisements, se trouve actuellement entre les mains de la Russie. 

Mais la rapidité et l’efficacité avec lesquelles l’Ukraine pourra finaliser ces accords restent incertaines. Lors d’une conférence à Kiev la semaine dernière, des chefs d’entreprise et des parlementaires ukrainiens ont souligné qu’il restait encore beaucoup à faire pour évaluer la valeur réelle des minéraux essentiels du pays. Et des obstacles administratifs et législatifs freinent toujours les investissements étrangers dans le secteur.

De plus, les avancées russes sur le champ de bataille ont permis aux troupes de Moscou de s’emparer d’importantes réserves de terres rares en Ukraine, et elles se rapprochent rapidement d’autres réserves. Les forces russes se trouvent actuellement à moins de sept miles d’une importante réserve de lithium dans la région de Donetsk, au sud-est de l’Ukraine.

En effet, la Russie cherche à dégrader et déstabiliser de manière permanente l’Ukraine et à compromettre la viabilité du pays en tant que partenaire économique de l’Europe et du reste du monde. Malgré la défense vigoureuse de l’Ukraine, les frappes de missiles russes, les attaques au sol et l’occupation militaire ont déjà profondément perturbé la production et l’exportation de minéraux, d’hydrocarbures et de produits agricoles essentiels de l’Ukraine, en particulier dans l’est et le sud. Certaines des plus grandes sociétés minières ont cessé ou arrêté leur production.

Non seulement la Russie fait dérailler la productivité économique de l’Ukraine à court et moyen terme, mais elle accroît également l’incertitude concernant les investissements actuels et futurs. Par exemple, l’Europe se préparait à diversifier ses importations de terres rares et de lithium de la Chine vers l’Ukraine pas plus tard que début 2022, mais ces projets ont été abandonnés pour l’avenir prévisible.

De fait, plus la guerre se prolonge, plus il est probable que la Russie mette fin au statut de superpuissance de l’Ukraine dans les secteurs minier et agricole. Cela contribuera à la hausse des prix de toute une série de matières premières et compromettra la transition vers les énergies renouvelables. 

Si la sécurité régionale et les griefs historiques motivent Poutine à occuper de vastes étendues de l’Ukraine, cette guerre est aussi motivée par une forte logique économique sous-jacente. Au minimum, les dirigeants russes ont l’intention d’éroder la capacité de l’Ukraine à produire et à exporter du pétrole et du gaz , des produits agricoles essentiels et d’autres matières premières.

De fait, environ 80% des réserves de pétrole, de gaz naturel et de charbon de l’Ukraine se trouvent dans la région du Dniepr-Donetsk, qui a été la principale cible des opérations militaires russes. Tout aussi important, l’Ukraine est considérée comme possédant les deuxièmes plus grands gisements de gaz naturel d’Europe, estimés à 1,2 billion de mètres cubes de réserves prouvées, et peut-être jusqu’à 5,4 billions de mètres cubes, dont une grande partie se trouve dans la région offshore désormais contestée de la mer Noire.

D’ailleurs, près de 80 % des gisements de charbon ukrainiens se trouvent dans des régions occupées par la Russie . L’ensemble de l’anthracite ukrainien, ou charbon noir, qui a une forte densité énergétique, est actuellement sous contrôle russe. Cela signifie que l’Ukraine est obligée d’importer du charbon de pays comme les États-Unis et l’Afrique du Sud.

Ces importations sont particulièrement coûteuses en raison du blocus russe des ports ukrainiens de la mer Noire . Les ressources sont donc acheminées vers des ports de Pologne ou de Roumanie voisins, puis transportées par voie ferrée.

En plus de détruire des installations et malgré les accords récents visant à ouvrir des livraisons limitées depuis l’Ukraine, la Russie refuse l’accès aux ports et vend le maïs et les céréales capturés sur les marchés internationaux. Elle est également susceptible de tirer de généreux bénéfices des ressources minières agricoles annexées.

La plupart des exportations agricoles, minérales et d’hydrocarbures ukrainiennes transitent par les principales villes portuaires de la mer Noire et de la mer d’Azov, notamment via Marioupol et Odessa.

Mais ces ports étant attaqués ou occupés, peu de navires entrent ou sortent d’Ukraine. Des centaines de navires ont été bloqués depuis le début de la guerre et la plupart des compagnies maritimes et de conteneurs ont suspendu leurs activités car elles ne peuvent pas obtenir d’assuranceLes ports étant fermés, le reste est expédié par voie terrestre , avec des volumes plus faibles et des coûts plus élevés

Ainsi, au minimum, la Russie punira l’Ukraine sur le plan économique en limitant sa capacité à extraire, traiter, raffiner et exporter des ressources naturelles. Au fil du temps, la Russie pourrait également commencer à exploiter elle-même certaines d’entre elles.  

Alors, la guerre en Ukraine entraîne des conséquences directes sur la sécurité énergétique occidentale et l’accès aux terres rares. Les pays occidentaux envisageaient activement d’investir dans le pétrole et le gaz ukrainiens en 2013 et dans les terres rares en 2021. L’annexion de la Crimée par la Russie début 2014 et la guerre en Ukraine en 2022 ont mis un terme à ces efforts.

Effectivement, au moment de l’annexion de la Crimée en 2014, l’Ukraine était en pourparlers avec les entreprises anglaise et américaine Shell et Chevron pour développer les réserves de la mer Noire, des projets qui ont été avortés en raison des actions de la Russie. La mer Noire est une source énorme de gaz naturel qui a été découverte à l’époque soviétique.

De cette façon, la prise de contrôle de la Crimée par la Russie en 2014 et d’une grande partie du reste de la côte ukrainienne de la mer Noire cette année signifie que Moscou contrôle désormais environ 80 % des énormes gisements d’hydrocarbures offshore ukrainiens, dont plus de 37 milliards de mètres cubes de gaz naturel.

Par conséquent, à moins qu’ils ne diversifient rapidement leurs sources de pétrole et de gaz et ne se tournent vers les énergies renouvelables et le nucléaire, les pays européens resteront dangereusement dépendants des hydrocarbures russes. De même, l’Europe restera également très dépendante de la Chine pour les terres rares, un pays qui fournit déjà la région à 98 % de son approvisionnement actuel. 

En définitive, la Russie a des avantages stratégiques et économiques en refusant à l’Ukraine l’accès à ses vastes ressources agricoles et minières. La baisse des rendements de la production alimentaire et minière a des conséquences dévastatrices sur l’économie ukrainienne, diminuant sa capacité à attirer des investissements, à accéder au crédit et à rembourser ses prêts.

Elle contribuera également à la hausse des prix des denrées alimentaires et du carburant en Ukraine et dans le monde entier. Ainsi, en réduisant la capacité de l’Ukraine à exporter des produits agricoles et minéraux, la Russie a également tout à gagner de la hausse des prix des matières premières, puisqu’elle exporte également une grande partie des mêmes produits que son voisin.  

D’ailleurs, Zuzanna Nowak, de l’Institut polonais des affaires internationales, a déclaré qu’elle croyait également que la motivation première de la guerre était enracinée dans le mythe d’une « Grande Russie » et dans le patriotisme, mais elle ne pouvait s’empêcher de remarquer comment la ligne historique de la guerre et la carte de bataille actuelle peuvent être liées aux ressources.

« Tous les problèmes que nous avons vus depuis 2014 ont toujours été liés à la question de la libéralisation du marché ukrainien du gaz », a déclaré Nowak, qui a également noté que l’Ukraine dispose d’un énorme potentiel de stockage d’hydrocarbures et que les dirigeants européens étaient intéressés à le développer pour améliorer la capacité globale de l’Europe.

Mais il est trop simpliste de dire que la guerre en Ukraine est uniquement une question de ressources. Cela étant dit, « toutes les guerres sont en fin de compte liées à une certaine forme de ressource », a déclaré Rafal Rohozinski, le fondateur de SecDev.

Il a déclaré qu’il était difficile d’ignorer les bénéfices économiques que la Russie tirerait d’une victoire dans la guerre et du partage des richesses minérales et en hydrocarbures de l’Ukraine.

« Les zones d’occupation, non seulement maintenant mais depuis 2014, englobent vraiment la partie orientale du pays, qui, ce n’est pas une coïncidence, se trouve également être l’endroit où se trouve la plus grande dotation en ressources naturelles de l’Ukraine », a déclaré Rohozinski.

Il a décrit les gisements de terres rares comme « le véritable joker », alors que de nombreux pays s’efforcent discrètement de sécuriser leur propre approvisionnement. 

L’idée que Moscou considère son voisin comme une menace économique stratégique ne doit pas être écartée, et Rohozinski estime que plus la guerre se prolonge, plus la Russie ressentira le besoin de trouver un avantage pour justifier le coût énorme.

« Une grande partie de la stratégie de sécurité de la Russie au cours des deux dernières décennies s’est construite sur ces deux piliers que sont la sécurité militaro-politique, mais aussi la sécurité énergétique », a-t-il déclaré. 

Par conséquent, l’objectif militaire annoncé par la Russie de conquérir les régions orientales et les côtes méridionales de l’Ukraine n’est pas une coïncidence. Ces régions, y compris la partie ukrainienne de la mer Noire, aujourd’hui principalement contrôlée par la Russie, représentent environ la moitié du pétrole conventionnel ukrainien, 72 % de son gaz naturel et presque toute sa production et ses réserves de charbon.

La majeure partie des minéraux essentiels de l’Ukraine, en particulier les terres rares qui sont aujourd’hui très demandées, se trouvent également à Donetsk et dans d’autres régions d’Ukraine occupées ou menacées par la Russie.

La Russie a commencé à s’intéresser à deux gisements de lithium ukrainiens. On estime qu’il en existe quatre dans le pays. L’un d’eux, Kruta Balka, se trouve dans la région de Zaporijia, occupée par la Russie depuis le printemps 2022. L’autre, Shevchenko, se trouve dans la région de Donetsk, à quelques kilomètres seulement de la ligne de front.

Un certain nombre de cultures agricoles essentielles pour alimenter les marchés mondiaux, notamment le blé, le maïs, l’orge et l’huile de tournesol, sont récoltées dans l’est et le sud-est de l’Ukraine. La guerre a non seulement perturbé la production de ces ressources, mais elle a également interrompu l’approvisionnement en intrants vitaux, bloqué les voies d’exportation et rendu les investissements futurs incertains.

De la sorte, non seulement les zones d’extraction d’hydrocarbures, d’exploitation minière et de production agricole sont affectées par les combats, mais leurs perspectives sont incertaines en raison des destructions, des dégâts et du manque d’investissements à grande échelle.

En déstabilisant ou en occupant les principales zones de production de l’Ukraine, la Russie est en mesure d’obtenir un degré élevé d’influence et de contrôle sur une part importante des matières premières mondiales, notamment les denrées alimentaires, l’énergie et les minéraux stratégiques sur lesquels repose la transition énergétique verte.

Par conséquent, comme l’a récemment déclaré Murray Brewster, journaliste spécialisé dans la défense à CBC News, la fin de la guerre « a le potentiel de sécuriser l’avenir économique de l’Ukraine ou de la Russie pour le siècle prochain ». Le contrôle du Kremlin sur ces réserves minérales essentielles changerait la donne, permettant à la Russie d’accroître son influence sur de multiples facettes du spectre de la sécurité énergétique des pays occidentaux.

Cependant, le contrôle de ces réserves n’est pas synonyme de leur commercialisation immédiate, car les processus d’extraction et de raffinage ne sont pas des tâches simples. De fait, bien que bénéficiant des quatrièmes plus grandes réserves de terres rares au monde, la Russie a toujours eu du mal à développer sa production dans ce secteur. Bien que le pays soit un important fournisseur mondial de palladium, de scandium et de titane, ainsi qu’un important vendeur de nickel et de cobalt, il n’était pas perçu comme l’un des principaux acteurs sur les marchés mondiaux, dominés en premier lieu par la Chine.

En 2020, le Kremlin a promis l’équivalent de 1,5 milliard de dollars d’investissements dans les terres rares, pour tenter de devenir le deuxième producteur mondial après la Chine, d’ici 2030. Mais les fruits de cette initiative n’ont pas encore été concrétisés.

Enfin, la quête de Donald Trump pour les métaux stratégiques en Ukraine illustre une fois de plus la centralité des ressources naturelles dans les rivalités géopolitiques contemporaines.

Derrière les discours de soutien ou de prudence vis-à-vis de Kiev se cachent des intérêts économiques et industriels colossaux, notamment autour des terres rares et autres métaux critiques essentiels aux technologies de défense et aux industries de pointe.

Si l’Ukraine constitue un enjeu stratégique pour l’Occident dans sa confrontation avec la Russie, elle représente aussi une opportunité pour les États-Unis de sécuriser leur approvisionnement en ressources clés, réduisant ainsi leur dépendance à la Chine.

La posture de Trump, oscillant entre isolationnisme et pragmatisme économique, pourrait redéfinir les rapports de force dans la région, tout en mettant en lumière les tensions entre souveraineté nationale et impératifs industriels globaux.

Catégories
Banque & Finance Nos analyses

Votre épargne dort ? Voici comment la mettre au travail !

L’épargne est essentielle pour faire face aux imprévus et préparer l’avenir. Mais si elle reste simplement sur un compte bancaire à faible rendement, elle perd de la valeur avec l’inflation. Alors, comment optimiser son épargne et la faire fructifier ?

Voici quelques pistes pour mettre votre argent au travail efficacement.

1. Comprendre l’impact de l’inflation

L’inflation dévalue progressivement la valeur de votre épargne. Par exemple, avec une inflation de 3 % par an, 10 000 € d’épargne aujourd’hui auront une valeur réelle inférieure dans 10 ans. Il est donc crucial de rechercher des placements offrant un rendement au moins équivalent à l’inflation.

2. Optimiser son épargne de précaution

Avant d’investir, assurez-vous d’avoir une épargne de sécurité, soit l’équivalent de 3 à 6 mois de dépenses courantes. Cette somme doit être facilement accessible, placée sur un compte à vue ou un livret épargne offrant un minimum de rendement, comme le Livret A ou le LDDS.

3. Diversifier ses investissements

Une fois l’épargne de précaution constituée, il est temps d’envisager des placements plus dynamiques. Voici quelques options :

a) Les livrets et comptes à terme

Des solutions comme le Livret A, le LDDS ou les comptes à terme garantissent la sécurité de l’argent avec un faible rendement, mais restent un bon complément à court terme.

b) L’assurance-vie

Un outil de préparation à long terme avec deux grands types de supports :

  • Les fonds en euros : capital garanti mais rendement faible (~2 % en moyenne).
  • Les unités de compte (UC) : plus risquées mais potentiellement plus rentables.

c) Le Plan d’Épargne en Actions (PEA), les actions et les ETF

Investir en bourse via un PEA ou un compte-titres permet d’accéder aux marchés financiers avec un cadre fiscal avantageux (exonération d’impôt sur les plus-values après 5 ans pour le PEA).

  • Les actions : elles offrent un potentiel de rendement élevé sur le long terme, mais avec une volatilité plus importante. Idéal pour les investisseurs ayant une bonne tolérance au risque.
  • Les ETF (Exchange-Traded Funds) : ces fonds indiciels permettent d’investir dans un large panel d’actions en répliquant un indice boursier (S&P 500, MSCI World, etc.). Ils offrent une diversification immédiate, des frais réduits et sont adaptés aux stratégies d’investissement passives.

d) L’immobilier locatif

Investir dans l’immobilier via l’achat locatif ou des SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) offre une source de revenus passifs tout en profitant d’une valorisation du bien sur le long terme.

e) L’investissement en obligations et crowdfunding

Les obligations (corporate ou souveraines) offrent des rendements modérés avec un risque plus faible que les actions. Le crowdlending permet d’investir directement dans des entreprises ou des projets avec des rendements souvent attractifs.


Cet article est sponsorisé par Trade Republic. Si vous êtes intéressé par l’investissement et que vous souhaitez commencer à investir dans vos premiers ETF avec une plateforme fiable et reconnue, inscrivez-vous sur Trade Republic dès aujourd’hui via ce lien:

J’ouvre mon compte Trade Republic 📈 Revenons à notre sujet ! 👇


4. Adopter une stratégie d’investissement adaptée

a) Définir son profil d’investisseur

Êtes-vous prudent, équilibré ou dynamique ? La répartition de vos placements dépendra de votre tolérance au risque et de votre horizon de placement.

b) Investir progressivement

Le DCA (Dollar-Cost Averaging) consiste à investir une somme régulière, quel que soit le contexte du marché, réduisant ainsi le risque de mauvais timing.

c) Optimiser la fiscalité

Utilisez les avantages fiscaux de certains placements (PEA, assurance-vie, SCPI en nue-propriété) pour limiter la pression fiscale sur vos gains.

Conclusion

Ne laissez pas votre épargne dormir ! Avec une approche adaptée à votre situation, il est possible de faire fructifier votre capital tout en gérant intelligemment les risques. L’essentiel est de diversifier et de commencer progressivement. Alors, par où allez-vous commencer ?

Catégories
Banque & Finance Nos analyses

2025 : Vers des baisses de taux de la BCE ?

La Banque centrale européenne (BCE) a abaissé son principal taux directeur à 2,75 % le jeudi 30 janvier 2025. Il s’agissait de sa cinquième baisse depuis juin dernier (le taux de dépôt culminait alors à 4 %).

Ce nouveau desserrement, voté à l’unanimité du Conseil des Gouverneurs, était largement attendu. Lors de la dernière réunion de politique monétaire, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, avait estimé que les taux directeurs étaient encore en territoire restrictif, autrement dit qu’il freinait l’économie plus qu’il n’était nécessaire. Par la suite, les « minutes » avaient confirmé que ce sentiment était largement partagé parmi les membres du Conseil des Gouverneurs.

Cette fois encore, la politique monétaire a été qualifiée de « restrictive ». Ainsi, pour l’ensemble des « ECB watchers », ces analystes qui suivent la BCE, l’issue de la réunion du 6 mars prochain ne fait donc guère de doute ; le taux de dépôt sera ramené à 2,5 %. Ils en sont d’autant plus convaincus que Christine Lagarde s’est montrée particulièrement confiante sur un retour de l’inflation à sa cible de 2 % dans le courant de l’année.

Dans son discours, peu de changement par rapport à décembre : les risques sur l’inflation et sur la croissance restent équilibrés. En revanche il commence à se dégager au sein des gouverneurs une petite fraction plus hawkish qui, sans remettre en cause le taux d’équilibre autour des 2%, commence à questionner le rythme pour l’atteindre.

En clair, il y aura à nouveau une baisse de taux de 25 bps en mars, mais ensuite c’est moins limpide. Nous commençons à imaginer que les derniers 50 bps pourraient intervenir de manière trimestrielle : une baisse de 25 vers juin, et une dernière au T4 ; alors qu’en décembre 2024, les 2% devaient être atteints en juin 2025.

D’ailleurs, La BCE pourrait cesser de décrire sa politique monétaire comme « restrictive » lors de sa prochaine décision en mars, selon des personnes au fait des débats au sein du Conseil des gouverneurs. Cette réflexion suggère que les responsables politiques ont commencé à se demander quand arrêter de réduire les coûts d’emprunt et s’il faut faire des pauses en cours de route. Officiellement, la BCE a déclaré qu’elle ne s’engagerait pas à l’avance, mais qu’elle prendrait ses décisions au fil des réunions.

Toutefois, pour l’instant, compte tenu de la faiblesse de la croissance dans l’Union Européenne, le risque d’en faire trop est désormais moins important que celui d’opter pour l’immobilisme selon le point de vue des marchés. Comme le résume à chaud Carsten Brzeski chez ING, « malgré une inflation globale un peu plus soutenue, l’atonie de l’économie de la zone euro ainsi que la forte conviction de la BCE que l’inflation reviendra à l’objectif ont motivé la baisse des taux d’intérêt ».

La présidente de la BCE a néanmoins pris toutes les précautions qui s’imposent, refusant de s’engager « à l’avance sur une trajectoire de taux particulière ».

La BCE conserve une « approche s’appuyant sur les données » pour décider « réunion par réunion » de la poursuite des baisses de taux.

En outre, concernant le taux neutre, ces dernières semaines, les différents membres du Conseil des Gouverneurs ont donné des estimations assez contrastées de ce fameux taux neutre : de 2,5 % pour les plus « faucons » à 1,75 % pour les plus colombes. Mais les débats ne porteront pas seulement sur le niveau, préviennent les économistes d’Aurel BGC.

« La BCE devra se demander si elle doit adopter en 2025, une politique monétaire accommodante avec des taux directeurs sous ce taux neutre », soulignent-ils. Ce jeudi, Christine Lagarde a indiqué qu’il n’était pas encore possible de dire si un passage en territoire « accommodant » serait justifié.

De fait, depuis le mois de juin, la BCE semble être confiante que le combat contre l’inflation est en grande partie gagné et se concentre de plus en plus sur les risques concernant la croissance de la Zone euro, en particulier dans le cas de l’Allemagne, pays en crise.

Pourtant, la Zone euro est confrontée à un problème d’inflation persistante, avec l’inflation globale reste supérieure à leur mandat et l’inflation de base encore plus.

Le problème pour la Zone euro est que l’inflation des services reste rigide, se stabilisant assez nettement autour de 4 %. Étant donné que les services représentent la grande majorité de l’activité et de la demande économique, il s’agit de la principale inflation que l’on observe dans l’économie.

Le moteur de l’inflation élevée des services est assez clair : une croissance élevée des salaires nominaux dans une économie où la productivité stagne. La croissance des salaires avoisine les 4 %, tout comme l’inflation des services.

L’inflation persistante dans les services a été masquée l’année dernière par la chute des prix de l’énergie, qui a suffisamment freiné l’inflation globale pour justifier des réductions. Cette tendance est clairement en train de s’inverser, ce qui devrait inciter la BCE à se demander si l’inflation est en train de s’améliorer.

Les conditions météorologiques jouent évidemment un rôle dans ce processus, mais il est à noter que les stocks de gaz sont en bien moins bonne voie pour démarrer l’année que ces deux dernières années, ce qui constitue une raison importante de faire pression sur les prix pour qu’ils évoluent à la hausse.

Si la BCE se basait principalement sur les chiffres de l’inflation, il n’y aurait aucune justification pour des baisses de taux à ce stade : l’inflation globale, l’inflation sous-jacente et celle des services sont toutes au-dessus du mandat, la croissance des salaires nominaux reste élevée en raison des tensions sur le marché du travail, et les prix de l’énergie augmentent clairement.

Et pourtant, elle continue à baisser ses taux. De fait, il semble que, dans l’esprit de la BCE, tout tourne autour du taux neutre. Pour comprendre cela, imaginez que les taux soient actuellement à 2 %. Est-ce que la BCE les baisserait ? Il serait très peu probable car elle ne veut pas encore adopter une politique stimulante.

La seule raison pour laquelle elle réduit les taux aujourd’hui, c’est parce qu’elle considère encore sa politique comme restrictive, et qu’elle estime que cela n’est plus nécessaire. C’est pour cette raison qu’elle continue à baisser ses taux.

Qui plus est, ces baisses de taux sont aussi une réponse proactive aux inquiétudes liées au ralentissement de la croissance dans la région. Tout cela revient à l’Allemagne, qui est le maillon faible parmi les grandes économies ces dernières années.

Certes, une telle faiblesse justifierait un assouplissement monétaire, mais la BCE est censée gérer l’ensemble de la zone euro, et non seulement l’Allemagne.

Le fait que la BCE privilégie le maillon le plus faible du bloc plutôt que de se concentrer sur l’inflation ne devrait pas être une surprise, cela fait plus de dix ans qu’elle suit cette logique, notamment depuis le sauvetage des pays périphériques après la crise financière de 2008. Mais à l’époque, cette politique n’a pas vraiment été mise à l’épreuve, car l’inflation était faible.

Aujourd’hui, la situation est différente : pour la première fois, la BCE doit choisir entre maintenir une politique stricte face à l’inflation et assouplir sa politique pour soutenir les économies les plus fragiles de la région.

Effectivement, la Zone euro a connu une stagnation inattendue à la fin de l’année dernière, l’effondrement des gouvernements de ses deux principales économies ayant ébranlé la confiance des entreprises et des consommateurs.

Le produit intérieur brut (PIB) du quatrième trimestre est resté inchangé par rapport aux trois mois précédents, a annoncé Eurostat, ce qui contredit les estimations des analystes qui estimaient que le bloc des 20 pays avait enregistré une croissance de 0,1%. La production a reculé de 0,2% en Allemagne et de 0,1% en France.

Sur l’ensemble de l’année 2024, le PIB de la zone euro a augmenté de 0,7%, indique Eurostat.

Par ailleurs, Christine Lagarde, a prévenu que l’économie était « appelée à rester faible à court terme », ajoutant que les enquêtes indiquaient une contraction continue de l’industrie manufacturière, même si les services progressaient.

« La confiance des consommateurs est fragile », a-t-elle déclaré. Elle a fait valoir que les risques économiques étaient « orientés à la baisse », dans la mesure où de plus grandes frictions dans le commerce mondial pourraient peser sur l’économie de la zone euro, tandis qu’une baisse de confiance pourrait freiner l’investissement et la consommation.

En tant qu’investisseurs, il ne sert à rien de débattre de la pertinence de cette décision ; il vaut mieux se concentrer sur les implications de ce changement de cadre pour les marchés.

C’est une nouvelle variante d’une politique « trop accommodante », similaire à celle de la Fed avant son revirement. Les conséquences sont assez évidentes : cela favorise les actions et l’or (en monnaie locale) par rapport aux obligations, et affaiblit l’euro par rapport aux économies plus solides comme les États-Unis et le Royaume-Uni, avec un marché qui commence déjà à intégrer ce changement de paradigme.

En plus de cela, l’incertitude liée à la politique commerciale américaine a commencé à monter, mais elle reste très contenue, si on la compare à la période de 2018-2019. Rappelons que les exportations européennes vers les Etats-Unis représentent 3,1% du PIB de la zone euro.

L’effet direct d’une hausse de 10% des droits de douane serait de l’ordre d’environ 0,1/0,2 pt de produit intérieur brut selon les analystes. En termes de croissance économique, les pays européens les plus touchés seraient ceux dont les exportations vers les Etats-Unis en % du PIB sont les plus élevées (Suisse, Allemagne, Pays-Bas, Suède). La France et l’Espagne seraient quant à elles peu touchées par des droits de douane uniformes.

Ensuite, il faut tenir compte des facteurs négatifs indirects en termes de croissance : la hausse des taux longs, la baisse de l’euro et les mesures de rétorsion prises par les Européens à l’égard des Américains.

Qui plus est, certains facteurs pourraient justement faire de nouveau augmenter l’inflation en zone euro et alors pourrait ralentir le rythme de baisse des taux de la BCE. En effet, la baisse de l’euro renchérit quant à elle les importations (notamment de matières premières) et a donc un effet potentiellement inflationniste qui pourrait limiter la détente monétaire de la BCE.

De plus, les mesures de rétorsion que prendraient les Européens en cas de hausse des droits de douane US se traduiraient également par un peu plus d’inflation en zone euro. Cela viendrait aussi compliquer le travail de la BCE. Si on imagine une hausse de 10% des droits de douane européens sur les importations en provenance des Etats-Unis (2,2% du PIB), l’impact sur l’inflation de la Zone euro pourrait être haussier d’environ 0,3% selon les analystes.

Lagarde a déclaré qu’étant donné que les décideurs politiques sont confrontés à une « incertitude importante et probablement croissante », il n’était pas possible de donner des orientations prospectives fermes. Elle a ajouté que le conseil des gouverneurs n’a eu aucune discussion « sur le moment où nous devons arrêter la réduction des taux d’intérêt» lors de sa réunion de jeudi.

« Nous connaissons la direction à prendre, c’est la direction que nous allons prendre », a-t-elle déclaré, affirmant que la séquence, le rythme et l’ampleur des nouvelles réductions seraient déterminés par les données.

Elle a fait valoir que les récentes augmentations des coûts d’emprunt à long terme des gouvernements de la zone euro étaient en partie dues aux mouvements du marché aux États-Unis, mais a insisté sur le fait que les réductions de la BCE auraient toujours un effet sur l’économie de la zone euro.

De fait, malgré ces baisses, le rendement des obligations allemandes à 10 ans, référence de la zone euro, a augmenté de près d’un demi-point de pourcentage par rapport à son plus bas de décembre pour atteindre 2,52 % actuellement.

En tout cas, jeudi, la BCE a réitéré que « l’atténuation progressive des effets de la politique monétaire restrictive devrait soutenir une reprise de la demande au fil du temps », soulignant une augmentation des revenus réels et une baisse des coûts d’emprunt. « Il y a une reprise… Nous n’avons jamais parlé de stagflation », a déclaré Mme Lagarde, notant que la croissance de l’année dernière avait été le double de celle de 2023 et que le marché du travail était solide.

La BCE ne prévoit toutefois qu’une légère accélération de la croissance, de 0,7 % pour l’ensemble de l’année dernière à 1,1 % cette année.

Catégories
Entreprises Success story

Ces deux entrepreneurs révolutionnent l’épargne des Français !

Dans un contexte économique où l’incertitude règne, où l’épargne devient une priorité stratégique et où l’intérêt pour les placements financiers continue de croître, deux entrepreneurs français, Raphaël Metrop et Hugo Bayoud, que nous avons eu le plaisir de rencontrer, ont décidé de prendre les choses en main.

Leur mission ? Simplifier et rendre accessible à tous la gestion des projets d’épargne grâce à Sowhat, une application mobile qui transforme la manière dont nous gérons nos finances personnelles.

Une rencontre, une prise de conscience

C’est en 2023, autour d’une discussion sur les défis financiers que rencontrent de nombreuses familles, que l’idée de Sowhat a vu le jour. Raphaël, fort d’une expérience en banque d’affaires, et Hugo, expert en développement informatique, partageaient un constat commun : les outils existants pour gérer les finances personnelles étaient à la fois trop complexes et limités aux problématiques de budget ou d’investissement.

« L’épargne, c’est bien plus qu’un simple solde sur un livret. C’est un outil pour réaliser des projets, anticiper l’avenir et se sécuriser face aux imprévus. Comme aucune solution ne répondait vraiment à ce besoin, on a décidé de changer ça ! » – Raphaël Metrop, CEO et co-fondateur de Sowhat.

Sowhat : une nouvelle approche pour les finances personnelles 100% gratuit

Avec Sowhat, Raphaël et Hugo proposent bien plus qu’une application classique de gestion de budget… Leur objectif est de permettre à tous leurs utilisateurs de disposer des bonnes informations pour prendre les bonnes décisions, peu importe leur niveau de connaissance ou leurs moyens financiers.

Voici leur approche pour réconcilier les Français avec la gestion de leur argent :

  1. Sowhat permet de connecter l’ensemble de ses comptes bancaires courants et épargne dans une seule et même application, mais également d’ajouter ses autres biens (immobilier, automobile, crypto…) pour obtenir une vision complète de son patrimoine.
  2. L’application offre une technologie basée sur des enveloppes virtuelles connectées associées à un outil de prévision, permettant de planifier et gérer tous ses projets d’épargne : un voyage, des études, une nouvelle voiture, ou simplement la constitution d’une réserve en cas d’urgence.
  3. Contrairement aux autres applications du domaine, Sowhat est 100 % gratuite et extrêmement simple d’utilisation, pour une accessibilité maximale.
  4. Surtout, elle est protégée par une double approche visant à n’établir aucun contact direct entre l’application et l’argent réel de ses utilisateurs, mais également par la présence d’un partenaire français agréé par la Banque de France qui permet à Sowhat de connecter les comptes bancaires de ses utilisateurs en toute sécurité.

L’augmentation de l’épargne des ménages observée en France au cours de l’année 2024 illustre un changement de comportement face à une économie incertaine et des projets souvent reportés. Selon Raphaël :

« Nous vivons une période où l’épargne devient une priorité, mais aussi un casse-tête. L’idée derrière Sowhat, c’est d’aider la population à s’organiser, à anticiper et à concrétiser ses projets avec sérénité. »

Des ambitions audacieuses

Depuis son lancement en décembre 2024, l’application séduit ses premiers utilisateurs et affiche des objectifs ambitieux. Une version web et un assistant virtuel intelligent sont en préparation pour permettre aux utilisateurs de poser directement à l’application des questions pratiques comme :

  • « Aurai-je les moyens de changer de voiture cette année ? »
  • « Quel budget pourrai-je allouer à mes vacances au mois d’Août ? »

L’application se distingue aussi par son modèle économique particulier, basé sur des publicités non-intrusives, qui ne sera activé qu’à partir de 2026, une fois un volume significatif d’utilisateurs atteint.

Avec Sowhat, Raphaël et Hugo ne proposent pas seulement un outil, mais une vision : celle d’une gestion financière simplifiée, accessible et axée sur la réalisation des projets de chacun. Ils s’inscrivent dans une nouvelle génération d’entrepreneurs, prêts à redéfinir les codes de la finance personnelle. Alors ne perdez pas de temps et dès aujourd’hui : faites de votre épargne un véritable levier pour vos ambitions.

Pour télécharger l’application 📱 Sowhat :

➡️ PlayStore (Android) : https://lnkd.in/dnfxiTC6
➡️ AppStore (Apple) : https://lnkd.in/dcHGNck7