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Banque & Finance Success story

Interview avec Aymeric Lang, Directeur de la Gestion chez Erasmus Gestion

Les petites et moyennes capitalisations (small et mid caps) sont souvent ignorées par les grands acteurs financiers… à tort. Derrière leur volatilité perçue, ces entreprises recèlent un potentiel de croissance et de diversification unique, à condition de savoir les analyser.

Dans cette interview, Aymeric Lang, Directeur de la Gestion chez Erasmus Gestion, revient sur l’expertise historique de la société dans cet univers de marché sous-exploité. Il nous éclaire sur les raisons de la sous-valorisation actuelle des small caps, les opportunités à saisir en 2025, et les conseils clés pour les investisseurs souhaitant intégrer cette classe d’actifs dans leur stratégie patrimoniale.

1. Pouvez-vous présenter Erasmus Gestion et expliquer ce qui fait de vous un acteur incontournable sur la classe d’actifs des small caps en Europe ?

Créé par deux figures emblématiques de la finance, Jean-Pierre Gaillard, chroniqueur boursier, et Jean-François Gilles, gérant reconnu fort de plus de 40 ans d’expérience sur les marchés financiers.

Erasmus Gestion s’est construit sur un choix fort : se spécialiser sur l’investissement dans les petites et moyennes capitalisations (small et mid caps) en Europe, un segment de marché souvent délaissé par les grandes institutions financières mais qui offre des opportunités intéressantes. 

Pourquoi ? 

Cet univers étant moins suivi par les analystes externes car générant moins de commissions pour les banques et courtiers, il arrive fréquemment que la valeur boursière d’une Small Cap ne soit pas du tout cohérente par rapport à sa valeur réelle. C’est  ce qu’on appelle une inefficience de marché. Mais pour pouvoir pleinement en bénéficier, il faut savoir les identifier. 

Erasmus Gestion a fait le choix stratégique de développer sa propre recherche en interne pour exploiter ces inefficiences, avec une équipe dédiée à l’analyse des small et mid caps européennes.

Depuis notre création, nous avons toujours compté entre trois et six analystes spécialisés sur ce segment. Cette approche rigoureuse nous a permis de développer un processus de gestion fondé sur une analyse fondamentale approfondie. Nous avons plus de 200 modèles internes ce qui nous permet de repérer les inefficiences et de les exploiter pour délivrer une surperformance dans la durée par rapport à notre indice de référence.

Sur le long terme, notre performance s’établit autour de 10 % par an, surpassant notre indice de référence, avec une volatilité moindre. 

En parallèle de cette expertise Small & Mid Caps, en 2019, nous avons élargi nos services en proposant une offre de gestion sous mandat destinée aux Conseillers en Gestion de Patrimoine (CGP), leur permettant de bénéficier de notre expertise en allocation d’actifs. 

2. Les small et mid caps offrent-elles un bon compromis entre performance et risque ?

Les small et mid caps peuvent être comparées à des voitures de sport qui ont malgré tout une bonne tenue de route.

Leur moteur est plus imposant que celui des grandes capitalisations : historiquement, les petites et moyennes valeurs surperforment les grandes capitalisations d’environ 2 % par an.

Cet écart peut paraître faible, mais avec l’effet composé, il devient colossal sur plusieurs années. Pourquoi ? 

Ces sociétés sont souvent en phase de forte croissance, positionnées sur des marchés de niche, et plus réactives aux opportunités économiques.

Leur capacité à faire progresser leur bénéfice est supérieure à celle des grandes entreprises, ce qui explique, dans la durée, la surperformance boursière.

Mais leur tenue de route reste, contrairement à ce qu’on pourrait penser, excellente. La volatilité des small caps est en moyenne de 19 % contre 18 % pour les grandes capitalisations. Cet écart est marginal au regard de la prime de performance qu’elles offrent.

L’autre intérêt dans le cadre d’une allocation globale, c’est qu’elles constituent un excellent vecteur de diversification grâce à une corrélation limitée par rapport aux grandes valeurs, réduisant ainsi le risque global d’un portefeuille.

Toutefois, investir dans ce segment requiert une expertise pointue. Il est essentiel d’effectuer une recherche approfondie et d’avoir une stratégie d’investissement disciplinée. C’est pourquoi nous recommandons aux investisseurs particuliers de bien maîtriser l’analyse financière s’ils souhaitent s’aventurer seuls sur ce marché complexe. Dans le cas contraire, s’appuyer sur un fonds ouvert reste la meilleure option.  

3. Pourquoi les small caps sont-elles sous-évaluées aujourd’hui selon vous ?

Pour reprendre l’analogie automobile, les small caps manquent aujourd’hui de carburant. Depuis 2018, les flux d’investissement vers cette classe d’actifs se sont massivement retournés, entraînant une décollecte représentant environ 40 % des actifs totaux depuis 2017. Cette dynamique a conduit à une sous-performance moyenne de 8 % par an ces dernières années en Europe, ce qui ne peut pas durer.

Plusieurs facteurs ont pesé sur ce segment :

  • Hausse des taux d’intérêt : Les small caps sont perçues, à tort, comme plus endettées que les grandes entreprises. Bien que cette idée soit dépassée, elle continue d’affecter leur valorisation.
  • Incertitudes économiques : Depuis 2021, le ralentissement économique, les problèmes de chaîne d’approvisionnement et les doutes sur la croissance en Europe ont freiné l’intérêt des investisseurs.
  • Contexte politique : En France, en Italie et en Allemagne, les incertitudes politiques ont davantage pesé sur les small caps, qui sont plus exposées à l’économie domestique que les grandes valeurs.

Aujourd’hui, les small caps se négocient avec une décote moyenne de 30 % par rapport à leur valorisation historique. Alors qu’elles se traitaient historiquement avec une prime de 10% par rapport aux Large Caps, justifiée par une croissance supérieure, elles se paient aujourd’hui 20% moins cher ! 

PER moyen par région entre les small caps et les larges caps

C’est une aberration de marché et s’il y a bien une vérité qui demeure au cours des trois siècles d’histoire boursière, c’est que les aberrations de marché ne durent jamais bien longtemps !  

Autre façon de présenter l’opportunité qui s’offre à nous aujourd’hui : historiquement, quand le marché des Small Caps s’est traité à des multiples aussi faibles, dans les cinq années qui suivaient, leur performance moyenne était de 15 % par an.

D’autant que les planètes semblent s’aligner pour une accélération du cycle économique européen : les multiples annonces de plans de relance massifs devraient permettre aux petites valeurs de connaître une croissance significative des bénéfices.

4. Quels conseils donneriez-vous aux investisseurs particuliers souhaitant diversifier leur portefeuille ?

Deux conseils essentiels me viennent à l’esprit. 

D’abord, la diversification. C’est un levier hyper puissant pour réduire le risque d’une allocation, sans réduire le potentiel de performance. C’est le seul « repas gratuit » en finance, alors autant en profiter au maximum. Ce levier doit être activé de plusieurs façons différentes, avec une diversification par classe d’actifs, par géographie, par secteur mais aussi par taille de capitalisation.

Le deuxième conseil est de ne jamais oublier que nous sommes souvent notre pire ennemi en Bourse. L’investisseur particulier a tendance à vendre au pire moment et à acheter de manière irrationnelle. Il est donc primordial de faire preuve de discipline et d’objectivité.

Fort de ce constat, nous allons lancer d’ici quelques semaines un fonds fermé, investi dans les micro capitalisations européennes. Il va permettre à nos clients de s’exposer à la reprise européenne, durablement, tout en évitant les biais comportementaux. Grâce à cette structure, nous allons gérer activement la montée en puissance du portefeuille et ajuster la pondération en fonction des opportunités et des niveaux de valorisation du marché.

Ce fonds fermé sera lancé avant l’été et permettra aux investisseurs de bénéficier pleinement de l’opportunité historique qui s’offre à nous sur le marché des petites valeurs cotées.

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Banque & Finance Cryptomonnaies Nos analyses

Pourquoi les institutions financières ont-elles adopté le Bitcoin ?

Un changement radical est en marche, et il cache bien des mystères. BlackRock, autrefois critique féroce du Bitcoin, qualifiant cette monnaie de « l’indice du blanchiment d’argent », est désormais l’un de ses plus grands supporters avec le lancement des ETF Spot.

Mais ce n’est que la surface de l’iceberg. Selon son PDG, Larry Fink, ce n’est que le début.

À première vue, on pourrait penser que la finance institutionnelle a enfin compris les avantages du Bitcoin, facilitant une inclusion financière à grande échelle. Tout semble parfait dans ce nouveau monde numérique.

Mais attention, ne vous laissez pas tromper par les apparences : le projet d’ETF crypto n’est peut-être pas aussi bénéfique qu’il y paraît. Vous allez comprendre pourquoi.

La source de toutes les inquiétudes.

Bitcoin Magazine a récemment publié un article intitulé « Les plans de BlackRock pour posséder le monde fractionné ». Mark Goodwin et Whitney Webb, les auteurs, ont fait un travail remarquable et détaillé pour comprendre les réelles intentions derrière les projets des grandes institutions visant à garder le contrôle sur le marché des cryptomonnaies.

En suivant la logique des auteurs, on comprend comment des produits financiers comme les ETF Bitcoin peuvent potentiellement corrompre la cryptomonnaie.

Il ne faut pas se leurrer, sans l’influence de BlackRock, ces instruments financiers n’auraient probablement jamais vu le jour.

Les externalités négatives des ETF cryptos, calculées ?

En intégrant les Bitcoins dans un ETF, beaucoup pensent que cela peut les réduire à un simple actif spéculatif ou une réserve de valeur, comme de l’or numérique, et non une monnaie utile pour les transactions. Pourtant, l’objectif du réseau Bitcoin est de servir de base à un système financier alternatif, un système de cash électronique “peer-to-peer”. Les gros flux d’argent entrant dans le Bitcoin peuvent altérer sa vraie nature.

Tous les tokens accumulés par les gros investisseurs restent bloqués dans des portefeuilles “de garde” pour soutenir des Bitcoins papiers, des ETF, sans aucune utilité monétaire (comme valeur d’échange).

On en est encore au stade de la possibilité, mais c’est un risque réel. Plus la part de Bitcoin statique (bloqué dans des ETF) augmente, moins il y aura de liquidités pour alimenter des protocoles nécessaires au fonctionnement de la cryptomonnaie (comme le Lightning Network).

Actuellement, la répartition des Bitcoins est largement en faveur des investisseurs ordinaires à travers le monde. Les ETF en détiennent environ 4 %, mais ce qui compte, c’est la dynamique et non un chiffre à un instant précis.

4 %, c’est déjà beaucoup. Ces Bitcoins, qui sont sur les fonds (ETF) d’un asset manager presque étatique comme BlackRock, sont maintenant sous le contrôle des régulateurs américains, dont le département de la justice, la SEC, le Trésor et la Réserve fédérale.

Sur l’image, vous pouvez voir où en est la répartition des 21 millions de Bitcoins, sachant que les données datent de février. Nous étions seulement au tout début des ETF. Au passage, il est intéressant de noter que plus de 17 % des Bitcoins sont perdus. Faites bien attention à vos clés privées et à la manière dont vous conservez vos précieuses cryptos.

Le véritable intérêt des institutionnels.

La dynamique de cette accumulation par les institutionnels sera cruciale à surveiller dans les années à venir. Aujourd’hui, ce sont les plus grands acteurs du dollar américain qui se précipitent sur les ETF pour en proposer à leurs clients.

Cependant, ce même système du dollar perd de sa valeur si le protocole Bitcoin répond aux besoins transactionnels quotidiens de milliards de personnes dans le monde. Les plus grands acteurs du système financier comprennent bien que les ETF peuvent neutraliser le Bitcoin en tant que monnaie viable. Les méthodes et la mise en œuvre des institutionnels seraient donc claires : le Bitcoin doit rester un atout, et tous les efforts pour le faire évoluer en tant que monnaie doivent être orientés vers le dollar.

Pourquoi cela pose-t-il problème ?

Parce que les intérêts de BlackRock et des gouvernements ne sont pas forcément les mêmes que ceux des particuliers. La liberté, la vie privée, le droit de faire des transactions librement : tout cela n’est pas vraiment leur priorité. De plus, le Bitcoin est un actif décentralisé sur lequel il est impossible d’appliquer une politique monétaire, donc incontrôlable.

Larry Fink (fondateur de BlackRock) en 2012 : « Les marchés aiment les gouvernements totalitaires, les démocraties sont très désordonnées. »

Un autre problème majeur : la manipulation du marché.

L’article de Bitcoin Magazine explique aussi comment BlackRock pourrait facilement manipuler les ETF.

Pour commencer, il y a une clause qui stipule que l’ETF peut être liquidé à tout moment. Par exemple, en cas de contrainte réglementaire, l’ETF peut être supprimé, et les investisseurs remboursés en dollars. Imaginez la liquidation massive que cela provoquerait sur l’ensemble du marché. Sans refaire toute l’histoire de BlackRock, sachez quand même qu’ils sont plutôt proches du gouvernement américain. La crise de 2008 et même l’épisode Covid le démontrent bien.

Autre point de manipulation possible : le prix. BlackRock a choisi la méga-banque JP Morgan comme l’une des contreparties pour son ETF Bitcoin. Mais cette banque n’est pas exempte de scandales financiers. Elle a été condamnée à payer 920 millions de dollars d’amende pour manipulation des cours de l’or en 2020. C’est véritablement un danger. Le pire, c’est que cela se faisait en utilisant de l’or papier et donc des ETF, comme les ETF Bitcoin…

Pour Jamie Dimon, son PDG : « Bitcoin est une fraude et il n’y a aucun espoir pour le Bitcoin en tant que monnaie. »

Que faut-il retenir de tout ça ?

Notre sujet, c’est la volonté de BlackRock et des institutionnels américains de garder le contrôle sur les cryptomonnaies pour préserver la force du dollar.

Car oui, le Bitcoin est un véritable ovni dans le monde financier, avec la prétention de devenir la base d’un nouveau système financier plus libre et inclusif, mais surtout incontrôlable.

En 2024, le Bitcoin est encapsulé dans des ETFs, transformé en simple actif spéculatif dormant sur des portefeuilles de garde. Pour lancer ces fameux ETFs, des acteurs comme BlackRock travaillent main dans la main avec de grandes banques comme JP Morgan et Goldman Sachs, plusieurs fois condamnées pour manipulation.

Pour finir, ces banques lancent des blockchains privés, rien de comparable au Bitcoin public, pour garder le contrôle. La “tokenisation” de tous les actifs confondus – littéralement du monde – est un autre sujet lié qu’il sera important de détailler dans un futur article.

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Amundi : Un leader européen à la conquête des marchés mondiaux

Amundi, leader incontesté de la gestion d’actifs en Europe, se démarque par sa forte présence dans l’Union européenne et sa volonté d’étendre ses activités à l’échelle mondiale. Avec plus de 2 300 milliards d’euros sous gestion, dont 800 milliards dans des investissements responsables, Amundi s’affirme comme un acteur clé du secteur.

Pourtant, derrière ces chiffres impressionnants, l’entreprise fait face à des défis stratégiques et des opportunités significatives. Pour mieux se rendre compte de la taille de cette entreprise dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler, voici quelques chiffres :

  • CA de 3,2 milliards d’euros et bénéfice de 1,2 milliard
  • 5 500 collaborateurs
  • Présente dans 40 pays sur 6 continents
  • Environ 5 300 fonds tous confondus
  • 12,3 milliards d’euros de capitalisation boursière
  • Dans le top 10 des gestionnaires d’actifs mondiaux

I. Une forte implantation européenne et des ambitions mondiales

Bien qu’Amundi soit solidement implantée en Europe, avec 46 % de son activité en France et 10 % en Italie grâce à l’acquisition de Pioneer, l’entreprise poursuit une stratégie d’expansion à l’international. La présence d’Amundi en Asie, notamment en Chine et en Inde via des joint-ventures, offre un potentiel de croissance conséquent.

Cette diversification géographique, bien qu’encore limitée hors d’Europe, laisse présager de nouvelles opportunités dans les régions émergentes, qui manquent parfois de solutions d’épargne.

II. La diversification comme levier de croissance externe

Amundi se distingue par la diversification de ses activités. En effet, la société propose une large gamme de services, couvrant la gestion active (53 %), la gestion passive (15 %) et les actifs réels et alternatifs. Cette diversification est soutenue par des acquisitions stratégiques, comme celle de Lyxor (pour améliorer la gamme d’ETF), augmentant ainsi sa position sur les marchés passifs et alternatifs.

Amundi semble bien positionnée pour continuer sa croissance, petit à petit, en faisant face aux géants américains sans broncher.

III. Une rentabilité solidement exposée à la volatilité du marché

Les performances financières d’Amundi reflètent une croissance notable. Le chiffre d’affaires a augmenté de 16,7 % par an en moyenne, et le bénéfice par action a suivi cette tendance avec une hausse de 8,1 % par an. Cependant, ces performances sont liées aux conditions du marché, et notamment aux commissions de surperformance qui, comme en 2020 et 2022, peuvent entraîner des variations importantes d’une année sur l’autre.

Le dividende par action, en revanche, demeure un point fort d’Amundi. Depuis son introduction en bourse en 2015, le dividende a constamment augmenté, un signal fort de l’attention que porte l’entreprise à ses actionnaires. Le rendement actuel, proche de 7 %, place Amundi parmi les entreprises offrant un revenu stable et attractif.

Attention tout de même, aucun dividende n’a été versé en 2019 suite à une interdiction de la BCE.

IV. Les bons signes : marchés émergents

Les perspectives de croissance d’Amundi reposent en grande partie sur trois facteurs clés. Tout d’abord, l’indexation de ses commissions sur les performances des bourses mondiales, en constante progression (7 à 10 % par an), garantit une source de revenus durable. Ensuite, l’expansion dans les pays émergents, particulièrement en Chine et en Inde, représente un relais de croissance crucial.

Ces marchés sont encore peu pénétrés et bénéficient d’une classe moyenne en pleine expansion. Enfin, les acquisitions stratégiques, comme celles de Pioneer, Lyxor ou plus récemment de Victory Capital, offrent à Amundi une opportunité de renforcer sa position sur des segments clés et d’étendre son portefeuille.


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V. Les risques : une dépendance aux marchés financiers volatils

Malgré ces perspectives prometteuses, Amundi reste exposée à certains risques, principalement liés aux fluctuations des marchés financiers. La baisse des commissions de surperformance, comme observée en 2022, peut peser sur les résultats, entraînant une déception des investisseurs.

À court terme, cela pourrait affecter la valorisation du titre. Toutefois, avec une volatilité plus faible que celle du marché (un écart-type inférieur à 20 % contre 28-30 % pour le marché), Amundi apparaît comme une valeur relativement stable, un atout dans des périodes de forte incertitude.

La concurrence de BNP Paribas AM peut également peser sur ses parts de marché, notamment après le rachat d’Axa IM, qui a augmenté les encours de la première banque française.

VI. Une valorisation attrayante malgré une légère sous-évaluation

Actuellement, la valorisation d’Amundi est clairement attrayante. Le PER (Price to Earnings Ratio) est d’environ 10 fois les bénéfices attendus pour 2023 et 2024, en dessous de sa moyenne historique de 13. Ce niveau relativement bas suggère une potentielle sous-évaluation du titre.

Combiné à une croissance moyenne des bénéfices de 8 % par an et à un rendement proche de 7 %, cela laisse envisager un retour moyen de 15 % par an pour les investisseurs, dividendes réinvestis.

Conclusion

Amundi est une institution financière française solide, aussi bien sur le plan du développement Corporate que pour les particuliers cherchant une entreprise offrant de beaux dividendes et une certaine stabilité. Cependant, en tant qu’acteur au cœur des marchés financiers, elle est également exposée aux secousses ou aux crises qui affectent ces derniers.


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Un rêve, des mensonges, Theranos.

« The land of opportunity », c’est cette image que beaucoup ont des États-Unis. Il est clair que ce pays a vu naître des mastodontes de notre quotidien, comme Facebook, Amazon, Ford, Microsoft. Ce pays où l’impossible peut devenir réel, à coup de millions de dollars. Ayez juste une bonne idée, le reste viendra. C’est ce que croyait Elizabeth Holmes, qui fonda l’une des startups les plus prometteuses pour la médecine, Theranos

Révolutionner le monde de la santé

Elizabeth Holmes est née le 3 février 1984 à Washington. Très jeune, elle se passionne pour la technologie et la chimie, des études qu’elle tentera de suivre avant d’abandonner. 

Durant l’été 2002, Holmes fit un stage à Singapour où elle testa des échantillons sanguins potentiellement atteints par le SRAS, une forme de coronavirus. Jugeant les méthodes archaïques, elle était persuadée de pouvoir proposer quelque chose de mieux. 

L’étudiante de Stanford, alors fraîchement entrée dans la vingtaine, fit preuve d’un esprit entrepreneurial et d’une vision remarquable : elle œuvra à la création d’un outil qui révolutionnerait l’analyse sanguine et délivrerait des médicaments en temps réel. Selon elle, sa technologie permettrait de réduire sensiblement les délais d’analyse en laboratoire. 

Un an plus tard, Elizabeth Holmes quitta Stanford, sans son diplôme, mais les étoiles plein les yeux. Elle s’installa à Palo Alto (Californie), où l’impossible devient réalité. C’est le début de la société Theranos.

Le rêve de Theranos

Theranos prend vie sur une idée simple : recueillir un maximum d’informations à partir de quelques gouttes de sang, et ce en quelques minutes seulement. 

Jusque-là, les analyses se faisaient sur plusieurs jour, réparties parfois sur plusieurs laboratoires. L’avantage concurrentiel de Theranos tenait dans sa capacité à centraliser les données et à gagner du temps. 

Les promesses étaient belles et le charisme de la fondatrice conquit de nombreux investisseurs. Entre 2003 et 2015, la société enchaîna les tours de table à la recherche de capitaux, jusqu’à atteindre une valorisation de 9 milliards de dollars en 2014, faisant d’Holmes la plus jeune milliardaire dans la catégorie « self-made female ». 

Cela fut rendu possible grâce à une communication soignée et un engouement des médias. La jeune CEO pratiqua à merveille l’art de la vente, tout en gardant un voile opaque sur sa technologie. Elle joua même de sa fascination pour Steve Jobs en copiant son style, il n’en fallait pas plus aux journaux pour voir en Theranos le nouvel Apple.  

Le début des ennuis

Si d’un côté les choses semblaient se porter à merveille pour Theranos (la société a signé un partenariat avec la chaîne de pharmacies Walgreens), de l’autre des doutes commençaient à se poser sur la faisabilité du projet.  

En effet, malgré de nombreux essais, aucun appareil produit par la startup n’arrivait à atteindre ses objectifs. Soit il ne fournissait qu’un petit nombre de résultats, soit la concurrence faisait mieux. Pire, l’omerta imposée par les dirigeants aux employés empêchait quiconque d’avoir une vision claire sur le projet. 

Elizabeth Holmes floua ses partenaires. Elle mentit sur l’origine de ses appareils, sur l’état d’avancement et même sur les résultats. Il devenait de plus en plus évident que la révolution annoncée ne serait pas celle que tous les experts attendaient. 

En 2018, le monde d’Elizabeth Holmes bascula lorsque le journaliste du Wall Street Journal, John Carreyrou, publia un livre intitulé « Bad Blood : Secret and Lies in a Silicon Valley Startup ». Cette œuvre est le fruit de longs mois d’enquête dont le but est d’exposer au monde entier la supercherie que serait la nouvelle licorne américaine. 

Suite à ces révélations, la fondatrice tenta de sauver les meubles en démentant les faits, en essayant de recadrer son idée et en mettant la pression sur des médecins et journalistes, mais en vain. C’était la fin de Theranos.  

La société fut liquidée en septembre 2018 et Holmes fut inculpée de onze chefs d’accusation, dont celui de complot en vue de commettre une fraude. Elle gardera une attitude froide lors de son procès, répondant près de 600 fois « je ne sais » aux questions qui lui seront posées. 

Conclusion 

Le monde regorge de visionnaires, de talents, de rêveurs, mais très peu ont la chance de voir leurs idées se concrétiser. Elizabeth Holmes s’imaginait que son projet, aussi révolutionnaire soit-il, aboutirait d’une manière ou d’une autre. Elle qui voulait faire partie des Zuckerberg, Jobs, Brandson, elle aura choisi le chemin du mensonge et de la fraude. Au final, la seule chose qui la rapprocha de son idole, Steve Jobs, aura été son pull à col roulé noir. 

Article écrit par l’équipe Parlons Finance (Timur Kazkondu & Vicky Ncamurwanko)

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Invest #7: Qu’est-ce que représentent les SPAC dans le monde de la finance ?

L’année 2020 nous a montré qu’il existe de nombreuses manières de s’enrichir sur les marchés financiers. Si les actions ou les cryptomonnaies ont été largement médiatisées, d’autres formes d’investissements ont su tirer leur épingle du jeu…

Parmi celles-ci, nous retrouvons les SPAC ! 

Qu’est-ce qu’une SPAC ? 

Une SPAC, ou Special Purpose Acquisition Company, est une société sans activité opérationnelle dont l’objectif est de réunir des capitaux afin d’acquérir une autre société non cotée en bourse. 

La particularité de cette opération tient dans le fait que c’est la SPAC, coquille vide, qui possède les liquidités nécessaires à l’achat d’une « réelle » entreprise. 

Pour cela, la SPAC doit avant tout s’introduire sur les marchés financiers et séduire les potentiels investisseurs. 

Comment cela fonctionne-t-il ? 

Les SPAC sont regroupées autour d’une équipe d’entrepreneurs, dont la réputation et les compétences influencent grandement la réussite, ou non, de l’opération. Avant leur concrétisation, elles doivent passer par plusieurs étapes :

1)      Introduction : Au moment de l’introduction en bourse, le montant total à lever ainsi que le prix de départ sont connus (10 $ pour une action SPAC aux États-Unis). 

2)      Recherche de la cible : La SPAC, seule, n’a pas de réel intérêt pour ses actionnaires, car elle ne dispose ni d’historique ni de trésorerie (d’où son surnom « entreprise chèque en blanc »). C’est l’entreprise ciblée qui fait l’objet de toutes les convoitises. Ainsi, l’équipe dirigeante de la SPAC dévoile à l’avance les critères d’acquisition (secteur d’activité, taille de l’entreprise, rentabilité à venir, vision, etc.) du projet. 

Toutes les SPAC n’ont pas de fin heureuse, certaines propositions peuvent être refusées par les actionnaires qui, faute d’alternatives, réclament le remboursement et la dissolution de la SPAC.

3)      Fusion : dans de nombreux cas, la SPAC est l’occasion de faire de bonnes affaires. Les fondateurs deviennent propriétaires d’une entreprise qu’ils pourront modeler. Les actionnaires entrevoient un bon potentiel de rendement. Les intermédiaires touchent de grosses commissions. Enfin, l’entreprise cible accède aux marchés financiers à travers un moyen plus rapide et moins coûteux. 

4)      Liquidation : Certaines SPAC portent le nom de la société acquise, ce qui prouve leur volonté de ne faire qu’un avec la nouvelle entité. Par la suite, la société devra suivre un parcours plus classique, composé de publications de résultats, d’annonces et de prévisions.   

Le nombre de SPAC introduites en bourse en 2020 nous montre l’intérêt porté par le milieu, bien que tout ne soit pas parfait. 

D’une part, la période fixée (souvent 2 ans) pour acquérir une entreprise peut parfois pousser les fondateurs à prendre des décisions hâtives dans les derniers instants. S’ils ne trouvent pas la bonne entreprise, leur mise de départ sera perdue. 

D’autre part, les SPAC sont soumises à une réglementation moins stricte que les IPO classiques et leur accès est réservé aux spécialistes en la matière.

Exemples 

Fort présents dans le secteur de la technologie et de la santé, les SPAC sont nées aux États-Unis (tiens donc) dans les années 90. En Europe, il faudra attendre 2007 pour voir la Pan-European Hotel Acquisition Company récolter 115 millions d’euros sur l’Euronext Amsterdam. 

En Belgique, nous n’avons pas d’exemples connus de SPAC. Cependant, l’émergence de ce type d’opération sur le Vieux Continent pousse les régulateurs européens à travailler sur une réglementation commune entre les pays membres de l’Union. 

Après tout, si la prise de risque fait partie de l’ADN de l’investisseur américain, ce trait de caractère est moins présent chez les Européens qui souhaiteront obtenir davantage de garanties avant de se lancer dans l’aventure.  

Par KAZKONDU Tim

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Comment ont réagi les marchés suite aux élections américaines ?

Les marchés annonçaient une baisse quelques jours avant les élections américaines et nous pensions que la tension dû aux élections allait empirer les choses. Cependant, les marchés ont réagi différemment et nous avons observé une nette augmentation des valeurs boursières suite aux élections.

Wall Street affichait des résultats dans le rouge avant le 3 novembre. La période des élections présidentielles américaines, en plus de la crise sanitaire, ont accrus l’incertitude chez les investisseurs.

• Le Dow Jones – 6,5%.
• Le S&P 500 – 5,6%.
• Le Nasdaq – 5,5%.

En Europe, les marchés connaissent également un recul important :

• Le CAC 40 – 6,33%.
• Le DAX – 8,46%.
• Le Stoxx 600 – 5,45%.

Le 5 novembre, la Bourse de New York ouvre en hausse et cela est portée par l’espoir de voir les résultats des élections américaines se traduire par des politiques budgétaire, fiscale et réglementaire favorables aux grandes entreprises. La confiance des investisseurs l’emporte sur l’incertitude liée aux élections. Les résultats suivants le confirment :

• L’indice Dow Jones gagne 1,49%.
• Le S&P 500 prend 1,77%.
• Le Nasdaq progresse de 1,87%.
• Le CAC 40 prend 2,44%.
• Le DAX affiche 1,96%.
• Le Stoxx 600 s’ajuste à 2,05%.

Nous pouvons en conclure que les résultats des élections ont eu un impact positif sur les cours boursiers. Joe Biden semble avoir rassurer les investisseurs et permis aux marchés de rebondir. Le tout est de savoir si cette relance est de longue durée ou au contraire éphémère.

Quel est votre avis sur la question ?

Par Florenc MICAJ

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En Bourse, vous pouvez investir dans des fonds négociés (ETF), mais qu’est-ce que ça signifie vraiment ?

Dans la vie de tous les jours, quand on fait référence aux marchés boursiers, la plupart des gens pensent directement aux actions, voire aux obligations. Cependant, il existe également une multitude d’autres titres, dont justement l’ETF.

Un ETF, acronyme de « Exchanged Traded Funds » (ou encore « Fonds négocié en bourse »), est également connu sous le nom de Tracker et ceci pour une raison assez simple.

Les trackers sont des fonds indiciels cherchant à suivre fidèlement un indice boursier comme par exemple le Bel 20. Il a donc la même composition que l’indice boursier qu’il reproduit. Il varie donc à la hausse ou à la baisse de la même manière.

Les fonds négociés en bourse sont disponibles sur les marchés financiers depuis le début des années 1990. Ils constituent l’un des principaux types de fonds d’investissement, aux côtés des fonds d’assurance, des fonds de pension ou encore des fonds spéculatifs. La principale caractéristique qui distingue les ETF des autres fonds d’investissement est qu’ils sont toujours négociés en bourse (comme les actions ordinaires) et que leur prix est déterminé par des opérations « d’achat et de vente ».

L’objectif principal des ETF est donc de reproduire et de répliquer la performance d’un indice ou d’un instrument financier donné, plutôt que de le surpasser.

Par exemple, un investisseur souhaitant obtenir la même performance que l’indice « Dow Jones Industrial Average » pourrait investir dans le « FNB DJIA ». De plus, certains ETF permettent également de suivre l’inverse de la performance d’un indice. Par exemple, si un investisseur pense que le prix de l’argent va chuter, il peut acheter les actions d’un « Inverse Silver ETF » afin de gagner de l’argent sur la baisse des prix de l’argent.

Avantages d’un ETF ?

L’un des avantages d’un ETF est sa facilité d’accès. Car même s’il s’agit d’un fonds d’investissement, ce produit est coté en continu comme une action classique et peut donc être procuré de la même manière qu’un titre classique. 

De plus, autre avantage, les frais des ETF sont en général plus faibles que ceux des fonds actions classiques.

Enfin, les trackers permettent une certaine diversification, qui diminue les risques de perte. En effet, en investissant dans un ETF, une personne investit dans différentes catégories d’actifs à l’aide d’un seul et même titre.

Un autre avantage des ETF par rapport aux fonds communs de placement est leur liquidité. Alors que les fonds communs de placement traditionnels sont achetés et vendus à la clôture de chaque « business day »,  les investisseurs peuvent négocier les ETF à tout moment de la journée, de l’ouverture à la fermeture du marché.

Quid des différents types d’ETF ?

En ce qui concerne les différents types d’ETF, il en existe plusieurs:

  • Stock ETF: Ils suivent un ensemble particulier d’actions. Ils peuvent suivre ces actions en fonction de leur indice ou de leur secteur d’activité. Comme les actions sont soumises à la volatilité du marché, ces fonds peuvent constituer une bonne option pour les investisseurs cherchant une rentabilité à long terme.
  • Bond ETF: Elles sont composées d’obligations d’entreprises ou d’État. Ils peuvent être intéressants pour les investisseurs intéressés par des ETF à revenu fixe. En effet, ces fonds versent régulièrement des dividendes d’intérêts provenant d’obligations d’entreprises ou d’État.
  • Commodity ETF: Ils investissent dans des produits de base comme les métaux précieux, les matières premières ou encore les aliments naturels.
  • Sector or Industry ETF: Ces ETF suivent des secteurs particuliers, comme les biotechnologies, les soins de santé, l’énergie, etc.
  • ETF sur devise: Les ETF sur devises négocient des devises étrangères et peuvent offrir aux investisseurs une exposition au marchéd
  • Leveraged ETF: Grâce à l’utilisation d’un effet de levier, ils visent à accroître les rendements, généralement de 2 ou 3 fois plus que ceux d’un ETF typique suivant le même indice. Ils sont le plus souvent utilisés comme une stratégie d’investissement à court terme. S’ils peuvent offrir des rendements importants lorsque l’indice sous-jacent est à la hausse, les pertes sont également amplifiées, ce qui en fait un investissement plus risqué.
  • Inverse ETF: Ils visent à obtenir des rendements sur la baisse des indices qu’ils suivent.
Quid de l’emission des ETF ?

Comme le montre le graphique suivant, les ETF sont des produits d’investissement qui depuis plusieurs années connaissent une demande grandissante.

Nombre d’ETF échangés à travers le monde, entre 2003 et 2019 (Statista 2020)

On voit sur le graphique ci-dessus, qu’en 2019 on retrouvait 6.970 millions ETF dans le monde alors qu’en 2003, le nombre était à 276. On remarque donc une importante augmentation.

Les investisseurs peuvent choisir parmi une large sélection d’ETF, dont des milliers sont actuellement négociés dans le monde entier. Les entreprises qui proposent ces ETF (appelé les émetteurs d’ETF) ne manquent pas. Toutefois, les plus grandes sociétés d’ETF dominent le marché des ETF.

Les 5 plus grandes sociétés d’ETF contrôlent la grande majorité des actifs totaux sous gestion[1] (Total Assets Under Management – AUM) de l’ensemble des ETF.

  • iShares (filiale de Blackrock)
  • Db-X Trackers (filiale de Deutsche Bank).
  • Lyxor (filiale de la Société Générale).
  • UBS.
  • Amundi (filiale du Crédit Agricole).
Quid du rendement des ETF ?

Plus haut, il a été dit que l’objectif principal des ETF est de reproduire la performance d’un indice ou d’un instrument financier donné, plutôt que de la surpasser. En effet, un certain nombre d’études ont montré qu’il est difficile pour les ETF de battre les indices sur le long terme. Les fonds parvenant à générer de la surperformance de manière durable sont assez rares.


[1] Les actifs sous gestion sont l’ensemble des actifs contrôlés par le fonds commun de placement. Il comprend tous les actifs investis par le fonds commun de placement ainsi que les liquidités qu’il détient.

Par Jad BITAR

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Que représentent la Banque Centrale Européenne, la Federal Reserve (FED) et le FMI ?

C’est un fait : chaque pays dépend d’un autre. Mises à part quelques îles qui vivent encore en autarcie, rompant consciemment le contact avec l’extérieur, ce sont les échanges commerciaux qui ont poussé les pays à se côtoyer, le besoin d’échanger étant plus fort que n’importe quel autre.

De nos jours, ces échanges commerciaux sont tellement importants que chaque pays est devenu dépendant d’un autre, même si ce dernier se trouve à l’autre bout du monde. Pour coordonner le tout, il a fallu des règles communes, surtout celles qui définissent les modalités de paiement. Ainsi, des institutions ont vu le jour pour mener une politique monétaire au sein des États, des continents et du monde.

De plus, une économie mondialisée implique qu’une décision prise par un des leaders aura des répercussions sur le reste du globe, surtout si ces leaders sont les États-Unis ou la Chine.

  • Voyons ensemble les principales institutions intéressantes pour l’économie belge:

👉 La Banque Centrale européenne (BCE) est comme son nom l’indique, la principale institution monétaire de l’Union européenne.

Créé le 1er juin 1998, son siège se trouve à Francfort, en Allemagne. Elle travaille en collaboration avec les banques centrales des pays membres de l’UE. Elle fixe la ligne directrice à adopter et laisse les pays définir les modalités d’application sur le territoire. Ses principales missions :

  1. Mener la politique économique et monétaire des pays de la zone euro
  2. Maintenir le pouvoir d’achat de l’euro et la stabilité des prix
  3. Gérer la monnaie unique au sein de l’Union
  4. Fixer des taux d’intérêt, comme celui des prêts aux banques et des dépôts de ces derniers. Nous avons beaucoup entendu parler de la BCE récemment, tant elle a eu à faire pour soutenir l’activité économique. Depuis le fameux « Whatever it takes » de Mario Draghi, jusqu’aux dernières mesures prises par Christine Lagarde (actuelle présidente) pour soutenir l’économie européenne face au Covid-19.

Force est de constater que la BCE sera encore sous les projecteurs pour la reprise après la pandémie.

👉 La FED, ou Federal Reserve, est l’équivalent américain de la BCE. Elle fut créée en 1913 et son président est Jérôme Powell.

Au sein des marchés financiers, les annonces faites par la FED donnent la tendance, et les décisions prises ont un impact direct et significatif sur les salles de marché. Cela se comprend, la vision de l’institution qui contrôle la première économie mondiale ne peut laisser insensible le reste du monde.

👉 Le Fonds Monétaire international (FMI) est une institution à échelle internationale.

Créée en 1944, lors d’une conférence des Nations Unies, elle regroupe aujourd’hui 189 pays. Son champ de vision très large permet de comprendre les conséquences, sur l’économie mondiale, des décisions prises par les banques centrales.

Cette institution est dirigée par la Bulgare Kristalina Gueorguieva, qui succède à la Française Christine Lagarde. Ses objectifs principaux sont :

  1. Veiller à la stabilité du système monétaire international.
  2. Promouvoir la coopération monétaire entre les pays du monde entier
  3. Aider à la croissance économique mondiale
  4. Prêter main-forte aux pays confrontés à des difficultés financières

Par Timur Kazkondu