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Banque & Finance Nos analyses

Qu’est-ce que le secteur bancaire et financier ?

C’est seulement depuis le 19 ème siècle que le secteur bancaire a commencé à s’organiser en Europe. A mesure que l’économie progressait, la production était financée via des techniques financières élaborées mises en oeuvre par des institutions.

Après plusieurs dizaines d’années seulement, le système bancaire moderne a connu des améliorations avec les changements politiques, sociaux et économiques causés par la succession des crises et guerres.

Le système bancaire est un ensemble d’institutions et de mécanismes permettant le fonctionnement des banques et est l’un des composant principal du système financier, avec également les sociétés d’assurance ou encore les sociétés de bourse. Ce système financier fait partie intégrale de ce que les économistes appellent les « intermédiaires financiers ».

Parmi ceux-ci, les banques, aussi appelées établissements de crédit, sont les seules à posséder le pouvoir de création monétaire. En effet, chaque fois qu’une banque accorde un crédit, la quantité de monnaie en circulation dans l’économie augmente.

Ainsi, une des fonctions du système bancaire est de collecter l’épargne des agents économiques, ménages ou entreprises, qui possède une capacité de financement pour la distribuer aux agents ayant un besoin de financement qui se verront octroyer un crédit. De ce fait, ce secteur a pour principale activité, la transformation des dépôts à court terme en crédit octroyé à long terme.

Mais il faut également savoir que les banques ont également développée d’autres activités notamment via leur fonds de placement et de pension. Elles font également recours à la titrisation pour refinancer une partie de leurs encours de crédit et ainsi rendre leur bilan plus liquide. 

Voici les grandes catégories qui constituent une Banque:

 – Les activités de la banque de détail : Celle-ci s’adresse à la clientèle des particuliers, des professionnels et des entreprises. C’est un réseau d’agence, comme vous pouvez en voir partout. L’objectif est de collecter l’épargne pour financer l’économie. Elle s’occupe également de la gestion de moyens de paiement.

 – Les activités de la banque de financement et d’investissement (BFI): Les opérations financières comme les introductions en Bourse, les fusions acquisitions des sociétés, les émissions de titres ou de produits financiers et les opérations de vente et de trading sur les marchés constituent les activités spécifiques à la BFI.

En gros, cela représente plusieurs activités dédiées aux entreprises internationales et aux marchés financiers. Ces banques font parties de grands groupes bancaires universels mais elles ont leur organisation et leurs personnels propres. (BNP Paribas, Deutsche Bank, JP Morgan)

 – La gestion d’actifs qui est le segment responsable de la gestion des fonds de la clientèle et qui propose des placements aux investisseurs ou à la clientèle aisée, notamment pour la banque privée.

A noter qu’aujourd’hui plusieurs Fintechs tentent de supplanter les banques classiques en offrant les mêmes services mais de manière numérique et ambitionnent ainsi de prendre leur part de marché.

En effet, le progrès technologique offre des opportunités inattendues et permet de proposer des services différents. La transformation numérique est aujourd’hui une réalité incontournable que ce soit dans le secteur de la banque de détail ou dans celui de la banque de financement et d’investissement (BFI).

Ainsi, les grandes modifications des néo-banques passent par le comportement et les usages des clients mais aussi une restructuration profonde du modèle opérationnel des banques.

D’après un rapport[1] sur les Fintech les plus innovantes publié par KPMG, la Chine était le leader mondial des start-ups de la finance avec 9 Fintech représentées dans le classement total en 2017 et 3 en 2019.

2019 Fintech100: Leading Global fintech innovators (KPMG)

Les Fintech du Top 10 :

  1.           Ant Financial (Chine)
  2.           Grab (Singapour)
  3.           JD Digits (Chine)
  4.           GoJek (Indonésie)
  5.           Paytm (Inde)
  6.           Du Xaoman Financial (Chine)
  7.           Compass (Etats-Unis)
  8.           Ola (Inde)
  9.           Opendoor (Etats-Unis)
  10.          OakNorth (Royaume-Uni)

Il est devenu possible de consulter nos relevés bancaires en ligne, de faire des opérations de tous types ou encore de se voir octroyer un prêt, y compris sur notre mobile, et cela, sans délai. L’accès à l’information devient désormais instantané. Mais, il est également à noter que les équipes informatiques des banques ont de multiples enjeux à maitriser notamment pour rester compétitives. 

Il y a également de nombreuse start-up qui ont l’ambition de révolutionner la manière dont les consommateurs réalisent leurs paiements. Prenons l’exemple du géant américain Paypal, anciennement filiale d’eBay, qui a été l’un des premiers à bouleverser cet écosystème au début des années 2000 en proposant une plateforme de paiement en ligne afin de faciliter les transactions.

  • En effet, le premier enjeu est lié à l’accès aux données depuis n’importe quel périphérique. Il faut donc transformer en profondeur les infrastructures informatiques donc les données doivent avoir la faculté de se convertir sous un format unique et accessible au public. Ces données peuvent également être utilisées afin d’analyser les profils et besoins pour proposer des offres pertinentes au client tout en restant en conformité avec le RGPD, nous y reviendrons.
  • Le deuxième enjeu est lié à la cybersécurité. Les échanges des données, l’évolution rapide des technologies et l’usage des téléphones mobiles par les clients sont les principales inquiétudes des banques concernant la sécurité.
  • Le troisième enjeu est celui de la règlementation imposant aux établissements financiers d’exercer un contrôle permanent sur leurs données. Il leur est également obligé de s’assurer que les fournisseurs de services informatiques n’enferment pas les données.
  • Le dernier aspect à prendre en considération concerne la gestion des données dont la quantité augmente de manière considérable. En effet, l’analyse de ces données permet de d’améliorer l’interaction avec le client mais aussi le temps et la qualité des décisions. 

Par Hamza NAQI


[1]  Rapport international 2019 sur les Fintech les plus innovantes publié par KPMG et H2 Ventures

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Monde Nos analyses

Tout savoir sur l’exemplarité du Maroc dans sa gestion de la crise !

Le Maroc, habituellement discret sur la scène internationale, est sorti de l’ombre grâce à la lumière reflétée par sa gestion de crise jusqu’à en devenir un exemple ! Le pays a su combiner toutes ses forces à la fois financières, humaines mais aussi industrielles.

Ce pays d’Afrique du Nord a su faire parler de lui depuis que l’OMS a déclaré qu’il s’agissait bien d’une pandémie. En effet, le Maroc a pris des mesures sociales et économiques assez rapidement sans laisser la chance au virus de se propager violemment et a su mobiliser toute son industrie pour le combattre, notamment via la production de masque en quantité massive.

La réussite dans sa gestion de la crise est à la fois due aux expériences étrangères mais aussi àla modernisation et digitalisation des institutions marocaines qui étaient en cours.

L’audace et la réactivité du Royaume ont également été reflétées dans sa prise de décision rapide concernant l’intégration de la chloroquine dans les protocoles de soins hospitaliers puisque l’Etat a racheté toute la production locale de l’usine Sanofi et a tout de suite annoncé le port obligatoire du masque le 7 avril dernier, sans créer de longs débats portant sur la stratégie à suivre tel que nous pouvons le connaître dans certains de nos pays occidentaux.

Dans le même temps, pour affronter la crise sanitaire et économique, le Maroc a débloqué un budget de 3,2 milliards d’euros, soit 2,6% de son PIB. Nous savons également qu’un budget de 3 milliards d’euros prévu et octroyé par le FMI est également disponible, remboursable en 5 ans. Il s’agit du LPL, ligne de précaution et de liquidité, qui est un instrument conçu « pour servir d’assurance ou aider à résoudre les crises, et ce, dans un large éventail de situations ».

Qu’en est-il des masques, cheval de bataille du Maroc face à la crise ?

En effet, plus de 25 usines de textiles certifiées du pays ont mis la main à la patte pour permettre la fabrication puis la vente de plusieurs millions de masques chaque jour à un prix imposé par les autorités équivalent à seulement 7 cents l’unité.

Comme énoncé plus haut, une des mesures phares a été d’imposer le port du masque obligatoire depuis le 7 avril 2020. Ensuite, en à peine 5 jours, 13 millions de masques ont été distribués.

Alors que le Maroc produisait environ 1 million de masques, aujourd’hui il peut compter sur la production de plus de 7 millions d’unités par jour !

Ministre marocain de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy

Selon le ministre de l’Industrie, du Commerce de l’Economie verte et numérique, le pays ambitionne de porter sa production quotidienne à 8 millions de masques. Ce dernier a annoncé que « le Maroc a produit près de 100 millions de masques de protection qui ont été distribués sur les différents points de vente ».

La production est si abondante que le Maroc a prévu même de fournir certains pays avancés d’Europe, comme la France, beaucoup trop dépendante de la Chine.

Mais ce n’est pas tout !

Il y a encore d’autres éléments pour lesquels le Maroc se montre exemplaire puisqu’en à peine 15 jours, le pays a également pu mettre en place des hôpitaux de campagne avec l’armée portant le nombre de lits de réanimation de 1500 à 4000.

Le gel hydroalcoolique est fabriqué aussi sur place, et un respirateur artificiel a été mis au point par des entreprises aéronautiques nationales. Plusieurs centaines de ces appareils « 100% Maroc » sont ainsi en cours de fabrication. 

Nous pouvons également parler de la contribution des membres du gouvernement marocain qui ont décidé de donner un mois de leur salaire au fonds spécial covid-19, répondant ainsi à l’appel du roi Mohammed VI.

De plus, des mesures d’aides sociales ont été prévues et mises en place pour les travailleurs obligés de se mettre au chômage, avec une indemnité de 180 euros par mois soit à 75% du salaire minimum. Ces aides sont financées par un fonds spécial Covid-19 a été mis sur pied pour palier aux problèmes économiques et permettre une relance saine.

C’est ce fonds qui permet d’alléger la pression économique via un report des charges, des garanties et des prolongements de prêt ainsi qu’un soutien financier aux particuliers à hauteur de 75% du salaire minimum.

A la base, l’objectif de ce fonds était de récolter un milliard d’euros mais ce montant a été très vite dépassé suite à la générosité et aux dons de plusieurs acteurs privés et institutionnels et pourrait même bientôt dépasser 3% du PIB marocain, ce qui place le Maroc parmi les pays dont les plans de relance sont les plus prometteurs, au même niveau que certains pays européens.

Par ailleurs, le Maroc a été le premier pays africain à mettre en place une autre initiative d’aides à l’économie informelle, largement présente, à hauteur de 15% du PIB via une plateforme de déclaration en ligne ou par simple SMS.

Cependant, il est attendu que le Maroc ressorte de cette épreuve en faisant face à une crise économique et sociale qui s’annonce lourde à la fin du confinement. Les secteurs les plus cruciaux sont touchés notamment tourisme qui souffre depuis le 16 mars de la fermeture des frontières. Le PIB du pays pourrait se replier de plus de 3% cette année.

Comme partout ailleurs, le pays prépare son déconfinement qui devrait débuter à la fin du mois sacré de ramadan, soit le 22 mai.

Par Hamza NAQI

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Banque & Finance Bourse Nos analyses

Que représentent les « Penny stocks », les actions à toute petite valeur ?

Si vous êtes un lecteur assidu de Parlons Finance, ou tout simplement un intéressé par la Finance, vous savez ce que sont les actions mais ici, nous allons nous concentrer davantage sur ce que représentent les Penny Stocks, soit des actions à très faible valeur.

En effet, lorsqu’une entreprise souhaite se développer, elle peut rechercher de nouveaux capitaux en s’adressant aux investisseurs. Après avoir découpé symboliquement la valeur de l’entreprise en parts égales, soit les actions, elle les met en vente aux futurs copropriétaires, les actionnaires.

👉 Comment déterminer le prix d’une action ?

Bien qu’il soit possible, à la suite d’un audit externe, d’évaluer ce que vaut réellement le prix d’une action, ce dernier reflète avant tout les croyances et l’intérêt des investisseurs sur la valeur de l’entreprise.
A-t-elle un bon management ? Est-elle leader dans son secteur ? La croissance sera-t-elle au rendez-vous ? Les bénéfices répondent-ils aux attentes ? Ce sont ce genre de questions que se posent les acheteurs potentiels d’une action.

Dans notre monde très compétitif, les entreprises ne se ressemblent pas. Ainsi, des sociétés faisant partie d’un même secteur peuvent être valorisées très différemment par les courtiers, à l’image de Tesla (726 $ au 23/04/20), Volkswagen (120 $ au 23/04/20) ou Ford (4,96 $ au 23/04/20). Et pour les boursicoteurs, le prix d’une action peut être un critère de choix important, puisque certains se disent : « si le prix est aussi élevé, c’est que c’est une bonne entreprise, non ? »

👉 Mais alors, que sont les penny stocks, Tim ?

J’y arrive cher lecteur… Son nom fait référence aux pennies anglais, l’équivalent de nos centimes d’euro au fond de notre poche. Ainsi, il s’agit d’actions d’entreprises dont la valorisation est tellement faible (généralement sous la barre symbolique du dollar) qu’elles appartiennent à une catégorie spécifique. On en retrouve même à 0,01 $ !

Ces sociétés à faible capitalisation (« small cap » en anglais) ont elles aussi des profils différents :

  • Les anciennes gloires : elles faisaient partie de l’élite avant de tomber dans l’oubli. Ex. : Alcatel-Lucent.
  • Les volontaires : Certaines entreprises veulent réduire au maximum la valeur de leurs actions pour permettre au plus grand nombre d’en acheter.
  • Les bonnes opportunités : Celles dont le potentiel est important, mais encore caché des investisseurs.

En Belgique, nous avons quelques exemples comme Dexia ou Nyrstar.

👉 Cependant, ces actions demandent une attention particulière.

Leur faible valorisation les pousse un peu à l’écart des journaux d’information financière, ce qui crée une opacité sur le secteur. Considérées comme spéculatives, du fait d’une réglementation moins stricte et d’une faible liquidité, elles sont souvent l’objet de malversations (ex. : manipulation de cours).

De plus, la volatilité est très élevée (on peut passer de 5 centimes à 25 centimes en une journée, soit une performance de 400 %), ce qui peut amener à de gros gains ou grosses pertes en très peu de temps.

Le marché des actions permet à de nombreuses entreprises de trouver de nouveaux capitaux. En sollicitant les investisseurs, ces mêmes entreprises se soumettent au jugement, parfois illogique, des marchés financiers. Néanmoins, pour l’initié en bourse, il existe toujours des opportunités à saisir, même si celles-ci se trouvent dans les méandres de la bourse.

Pour conclure, aux États-Unis, le marché des penny stocks est différent de marchés classiques tels que le NYSE et le NASDAQ. Ces titres sont négociés « de gré à gré » (signifiant Over the counter, c’est-à-dire directement entre opérateurs) grâce aux « Pink Sheets » et à l’OTC Bulletin Board.

Par Tim Kazkondu

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Energie Nos analyses

Le monde du pétrole dans la tourmente entre chute des cours (30%) et manque de stockage !

Malgré que l’OPEP ait pris la décision de réduire drastiquement la production de brut, le marché est submergé de pétrole et le prix du baril a plongé à ses niveaux de 1999 !

Avec l’effondrement de la demande de pétrole du à la crise du coronavirus, les restrictions de déplacements, la paralysie de nos économies, la demande en pétrole a chuté et le pétrole s’entasse sur dans les bateaux, les citernes et les raffineries ce qui peut saturer les capacités de stockage, et ce, particulièrement aux États-Unis.

Le prix du baril de pétrole américain (WTI) a plongé en chute libre et a perdu plus de 30% passant sous 13 dollars le baril, son plus bas depuis 1999 ! Les cours subissent de plein fouet l’effondrement de la demande et la saturation des capacités de stockage.

Plus précisément ce baril pour livraison en mai, dont c’est le dernier jour de cotation, est passé de 32,30% à 12,41 dollars un peu avant midi. A titre de comparaison, il valait près de 115 dollars en 2011.

Les premières estimations tablent sur une chute de la consommation de pétrole dans le monde de 20 millions de barils par jour (mb/j) et jusqu’à plus de 30 mb/j pour les plus pessimistes. Avant la pandémie, le marché tournait autour des 100 mb/j.

En effet, le monde du pétrole subit une saturation totale de ses capacité de stockage ce qui mène à un excédent d’or noir dans le monde. Ainsi, tous les pipelines ou tankers en mer sont utilisés comme réserve de pétrole. Les prix de location des navires ont d’ailleurs flambé passant de 30.000 dollars par jour à plus de 150.000 dollars.

Le plus surprenant est d’apprendre, selon Pierre Andurand, gérant de Hedge Fund spécialisé dans le pétrole, qu’« Il n’y a plus de limite à la baisse quand les stocks et les oléoducs sont pleins. Des prix négatifs sont possibles ».

De leur côté, la Chine, l’Inde, la Corée du Sud ou les Etats-Unis tentent de tirer profit de cette chute des cours pour alimenter massivement leurs réserves stratégiques, ce qui permettra de fluidifier et de désencombrer le marché.

Par Hamza NAQI

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Bourse Nos analyses

Tout savoir sur l’envolée de l’action Netflix en pleine période de crise !

Netflix a connu une hausse spectaculaire dans un contexte de ralentissement économique lié au coronavirus. Les investisseurs espèrent, cherchent et désirent cibler de nouvelles actions épargnées par la pandémie, c’est certainement le cas de l’action Netflix !

En effet, Netflix devra bientôt publier ses résultats financiers du premier trimestre de l’exercice 2020 à la fin de la séance boursière du mardi 21 avril et nous aurons sûrement une ruée vers l’action.

Faisons le point de la situation :

Netflix est actuellement la plus grande firme de streaming TV au monde avec plus de 165 millions d’utilisateurs de par le monde. L’action a également pu bénéficier de la pandémie du Coronavirus, au côté de l’action Amazon qui a également connu un plus haut mais également Zoom Video et pleins d’autres actions typiquement axées sur une économie « casanière ».

Mais il faut bien sûr noter que Netflix doit également faire face à une concurrence accrue de nouveaux entrants tel que Apple TV ou encore Disney+, qui a déjà dépassé la barre de 50 millions d’abonnés payants alors qu’il n’est encore disponible que dans 14 pays.

Au dernier trimestre, Netflix avait annoncé attendre plus de 7 millions de nouveaux utilisateurs payant au premier trimestre 2020.

Actuellement, la capitalisation boursière a touché des plafonds records atteignant 190 milliards de dollars. En effet, depuis le 16 mars, l’action Netflix a bondi de plus de 40% et n’a pas senti une once de dégât depuis les mesures de confinement imposées à des milliards de personnes dans le monde.

Cours de l’action Netflix

« Les gens sont en train de regarder beaucoup plus Netflix », selon Ted Sarandos, responsable mondial des contenus chez Netflix, sur CNN.

Plusieurs éléments expliquent cela. Tout d’abord, le fait qu’il n’y ait plus d’événement sportif permet Netflix de prendre le relais mais également le fait que les salles de cinéma soient fermées jouent aussi en faveur de Netflix.

L’action Netflix fait ainsi partie de la catégorie « Stay at home » et profite pleinement du confinement pour continuer d’apporter des jours heureux aux investisseurs.

Par exemple, Bank of America vient ainsi de réhausser son objectif de cours pour l’action de Netflix, passant ainsi de 426 à 460 dollars. Un niveau qui porterait la capitalisation boursière du groupe à plus de 200 milliards.

Le comble est d’apprendre que le géant du streaming TV vient tout juste de dépasser la valorisation du géant américain du pétrole, ExxonMobil, évalué à 166 milliards de dollars ayant connu une baisse liée à la crise du coronavirus impactant la demande (consommation) de pétrole.

Rappelons qu’en 2013, ExxonMobil était la première entreprise en termes de capitalisation …

Par Hamza NAQI

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Nos analyses

L’Europe peut-elle se montrer à la hauteur de la crise en voulant émettre une si gigantesque dette ?

Une question posée par l’ensemble des citoyens européens ! Cette question est tout à fait légitime dans ce contexte. La capacité de riposte de l’Union européenne, face à la crise, est remise en question car un problème évident apparaît, le manque d’efficacité des politiques européennes !

  • Quelle en est la cause ?

• Selon le journaliste Vincent Georis, spécialisé dans les questions européennes et internationales, La faiblesse de l’UE réside dans le peu de compétences que les États membres lui ont transféré.
• Notre système est défaillant au principe élémentaire d’assistance, selon le Vincent Georis. En effet nous observons un manque de solidarité des pays du Nord envers les pays du Sud, et cela dans une période où nous devrions être « unis ».
• Le député européen du PTB, Marc Botenga, remet en question les décisions européennes adoptées jusqu’ici. « L’EU devrait s’excuser pour des années d’austérité sur la santé »,selon Marc Botenga. Le manque de matériel hospitalier, dont nous faisons
face en Europe, est une conséquence direct de politiques européennes !

« Nous l’avons fait », s’est réjoui Mario Centeno, le président de l’Eurogroupe jeudi soir. Un plan de relance de 540 milliards d’euros a été conclu afin de faire face au choc économique du Covid-19, soutenir les services publics et les personnes mises au chômage temporaire. Un plan de relance que nous attendions, mais est-ce suffisant ?

Les pays du Sud veulent plus ! En effet la question délicate des « eurobonds », emprunt européen commun réclamé par les pays du Sud pour soutenir l’économie à plus long terme, n’a pas été tranchée jeudi. Nous sommes donc loin d’une Europe unifié !

Pour ce faire, l’UE pourrait financer un fonds de 1.500 milliards d’euros à partir d’emprunts garantis par les États membres, a évoqué mardi l’un des trois vice-présidents de la Commission européenne dans la presse allemande.

« On pourrait imaginer une telle enveloppe » dans le cadre de la « reconstruction » de l’économie européenne après la crise, a indiqué le vice-président de la Commission Valdis Dombrovskis

Quel est votre avis sur la question ?

Par Florenc Micaj

SOURCE PHOTO: Reuters/François Lenoir

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Monde Nos analyses

Le G7 prêt à annuler la dette des pays pauvres ! Que représente ce club des « puissants » ?

Nous apprenons tout juste que les ministres des finances et les banquiers centraux du G7 se sont dits favorables à une suspension provisoire des paiements des intérêts de la dette des pays pauvres « pour aider ces pays à faire face aux impacts sanitaires et économiques » de la pandémie du coronavirus.

Il est très utile de comprendre ce que représentent ces institutions et d’en comprendre les objectifs. Notre analyste politologue, a préparé une analyse exhaustive à cet égard.

1) Qu’est-ce que G20 ?

Le G20 est devenu avec le temps un acteur incontournable de la scène internationale. Ce club travaille à favoriser la stabilité économico-financière suite aux importantes crises mondiales. Ce forum international réunit les pays émergent BRICS (Brésil, Russie, Inde , Chine et Afrique du Sud) et les principaux pays industrialisés.

En bref, le G20 = 19 États + Organisation Internationale (OI).

Le G20, c’est aussi 2/3 de la population mondiale. Ce groupe des vingt représente près de 90% du PIB mondial, 80% du commerce mondial général, 60% des terres agricoles et 80 % du commerce mondial des produits agricoles.[1]

2. D’un club occidental à un forum international

Le Groupe des sept a été créé à l’initiative du Président Valéry Giscard d’Estaing en 1975.  Lorsque les principales puissances occidentales se rassemblent pour la première fois à Rambouillet, le monde est confronté à un contexte tendu suite à la crise économique causée par la fin de convertibilité du dollar en or en 1971 et au choc pétrolier de 1973[2].

« L’idée initiale du président français consiste à faire prendre conscience les démocraties industrialisées des défis globaux politiques et économiques qu’implique la situation de l’économie occidentale »[3]. A la fin de la guerre froide, le président Clinton proposera d’intégrer la Russie en 1997 dans le G7, ce qui donnera le G8.

Le G7 représentait jusqu’alors les pays industrialisés au niveau mondial dont les seuls membres étaient l’Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis et du Japon mais c’est la crise financière asiatique de 1997 qui a donné lieu à la naissance du G20. Des critiques avaient affleuré par rapport aux manques de représentativités des pays émergents.

Ces principaux éléments ont contribué à l’élargissement du G7 en 1999 aux ministres des finances de 12 nouveaux États et de l’UE (Mexique, Argentine, Brésil, Turquie, Russie, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Arabie-Saoudite, Afrique du Sud, Australie, Union Européenne)

Désormais, lors du sommet de Washington 1999, les ministres des finances des pays membres du G20 et les gouverneurs des banques centrales siégeront aux côtés des principales institutions économique de la planète (Banque Centrale Européenne, Banque Mondial, Fonds Monétaire International, Organisation de Coopération et de Développement Economique).[4]

3) La crise économique de 2008-2009 politise le G20 à son plus haut niveau

A l’instar de la crise asiatique de 1997, c’est à nouveau une crise financière qui changera durablement le G20. Le sommet du G20 Leaders de Washington en novembre 2008 s’ouvre avec pour la première fois la participation des chefs d’Etats et de gouvernements. Les leaders du G20 se sont engagés sur 4 grands principes :

  • Une relance coordonnée de l’économie mondiale par des mesures budgétaires de soutien de la demande, la politique monétaire et une aide accrue du Fonds monétaire international et des banques de développement en faveur des pays fragiles ;
  • Une amélioration de la régulation des marchés financiers pour éviter une nouvelle crise financière ;
  • L’ouverture de la gouvernance économique mondiale aux pays émergents et en développement ;
  • Le refus du protectionnisme.[5]

En pleine crise des subprimes aux USA, les membres du G20 décident de prendre des mesures de relance économique pour faire face à la crise financière et sauver l’économie mondiale dès le sommet de Londres en avril 2009. En septembre de la même année lors du sommet de Pittsburgh, le Groupe des vingt est consolidé et intronisé comme « forum prioritaire de la coopération économique internationale »[6].

La crise économique aura ébranlé la structure initiale du groupe des vingt pour donner le G20 que nous connaissons actuellement.

4) Le mode opératoire du G20

Depuis lors, les sommets du G20 post-crise économique, se déroulent annuellement dans un mécanisme de présidence annuelle tournante entre les Etats membres. Il arrive que le sommet soit organisé deux fois sur une même année comme ce fut le cas en 2009 lors du Sommet de Londres et de Pittsburgh.

Avec la pandémie du covid-19, l’agenda des réunions a été perturbé. En effet, le sommet qui devait avoir lieu en 2020 en Arabe Saoudite est par conséquent organisé en deux temps, un sommet virtuel s’est déroulé en mars dernier et le sommet « physique » se tiendra à Ryad les 21 et 22 novembre 2020. 

Le G20 se décline en « Engagement Groups » permettant à la société civile, le secteur privé, les syndicats, les femmes, les jeunes et les collectivités urbaines de participer activement au sommet en rédigeant des recommandations aux membres du G20.

Enfin, à la suite de chaque sommet, les membres du G20 réalisent une déclaration conjointe.

Analyse:

Bien que le G20 apporte une multipolarité entre les puissances occidentales industrialisées et les pays émergents, cela n’a pas empêché la création d’un sommet annuel des BRICS et de favoriser la critique d’autres pays n’ayant pas été intégré dans le Club des 20[7].

Si on regarde de plus près le classement des 20 puissances mondiales par PIB, nous constatons que des pays européens comme l’Espagne, la Suisse, les Pays-Bas pourraient être représentés dans le G20.

De plus, certains continents sont plus représentés que d’autres, l’Afrique ne compte qu’un seul Etat.  L’élargissement du G7 aux pays émergents était incontournable, toutefois, le choix de certains pays pose réellement question en termes de légitimité, représentativité et de transparence.

Le G20 joue un rôle majeur sur la scène internationale et pas uniquement sur les questions macro-financières et économiques. En effet, le G20 s’attarde également sur les questions de développement et devra de facto se coordonner avec les agences onusiennes qui possèdent l’expertise de terrain.[8] La pandémie du COVID-19 a poussé les membres du G20 à se réunir virtuellement et de s’engager à soutenir l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans la coordination de son fonds de riposte face à cette pandémie.  

Dans ce contexte de crise, 5.000 Milliards de dollar US devraient être injectés dans l’économie mondiale dans le but de contrer l’impact du coronavirus.  Notons que le G20 a été auparavant critiqué pour son manque de coordination avec les Nations Unies, il est donc intéressant de suivre ces engagements tant en termes budgétaires que de coordination.

S’agit-il de mesures concrètes ou de vœux pieux ?

Par Karim Abou Hafes


[1] https://ec.europa.eu/info/food-farming-fisheries/farming/international-cooperation/international-organisations/g20_en#roleoftheg20

[2] BONIFACE Pascale,2017, Comprendre le Monde, Armand Colin, Paris, p.93

[3] BONIFACE Pascale,2017, Comprendre le Monde, Armand Colin, Paris, p.93

[4] DEVIN, Guillaume & SMOUTS, Marie-Claude, 2011, Les Organisations Internationales, Armand Colin, Paris, p.155

[5] https://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/11/15/les-pays-du-g20-s-accordent-sur-des-grands-principes-et-un-plan-d-action_1119261_1101386.html

[6] https://g20.org/en/g20/Documents/2009-Pittsburgh_Declaration.pdf

[7] DEVIN, Guillaume & SMOUTS, Marie-Claude, 2011, Les Organisations Internationales, Armand Colin, Paris, p.157

[8] POSTEL-VINAY Karoline, The G20 : A New Geopolitical Order palgrave macmillan, Paris, p.35

SOURCE IMAGE: REUTERS

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L’histoire à 1.000.000.000$ de la bataille financière entre un Trader et la société Herbalife !

En 2012, Bill Ackman, courtier à New York et gestionnaire du fonds d’investissement Pershing square Capital Management, annonce qu’il va shorter l’action Herbalife, qu’il estime fonctionner sous un modèle pyramidal, et ce, pour un montant d’un milliard de dollars.

Ce pari attire très rapidement les regards de Wall Street, tant par son montant, mais aussi pour la cible de ce pari, Herbalife, qui est alors considéré comme une entreprise prospère. Si vous ne savez pas ce qu’est une action, un fonds d’investissement ou un système pyramidal, vous pouvez retrouver des articles dédiés sur notre site.

👉 Qu’est-ce que « shorter » une action ?

Ce terme provient de l’anglais «  To short », que l’on peut traduire par « vente à découvert » en français. Son principe est simple : un premier investisseur parie que le prix de l’action d’une entreprise va diminuer à l’avenir (des jours, des semaines, des mois, des années…), et souhaite alors profiter de cette baisse pour se faire un peu d’argent.

Cet investisseur pense peut-être que l’entreprise va rencontrer des problèmes à l’avenir, que la valeur de l’action ne représente pas la réalité, ou fait cela par pure spéculation.

Petit problème, le parieur ne possède pas l’action de l’entreprise. Il va alors demander à un autre investisseur qui en détient de lui prêter un ou plusieurs titres, et s’engage à rendre le tout dans un futur (qu’ils auront déterminé ensemble).

Ayant désormais des actions à sa disposition, le premier investisseur va les vendre sur le marché. Si son pari s’avère exact, et que le prix diminue, il pourra racheter ces mêmes actions à un tarif plus faible, qu’il rendra au second investisseur, en empochant une plus-value au passage.

👉 Exemple :

Tom pense que l’action ABC va diminuer à l’avenir. Celle-ci vaut aujourd’hui 100 $. Tom va voir un autre investisseur, Paul, qui possède 100 actions et accepte de les prêter. Il demande à les récupérer d’ici un mois.
Tom, qui possède désormais les actions ABC, va les vendre sur le marché pour un total de 10 000$.

Un mois plus tard, nous retrouvons deux situations :

  • Le prix de l’action ABC est bien descendu à 80 $. Tom en rachète 100 pour un total de 8 000$. Il rend les 100 actions à Paul et se fait un bénéfice de 2 000 $.
  • Le prix de l’action ABC a grimé à 120 $. Tom est obligé de les racheter pour un total de 12 000 $. Son pari lui a fait alors perdre 2 000 $.

Dans notre exemple, la décision de Tom était purement spéculative, ce qui peut lui coûter très cher en cas de situation défavorable. Cependant, il existe d’autres raisons d’investir sur une baisse, et qui n’entrent pas dans la catégorie des paris spéculatifs (c’est le cas des entreprises qui travaillent avec des matières premières et qui veulent se couvrir contre la variation du prix d’achat).

👉 Revenons à notre histoire:

Bill Ackman avait fait le pari que la valeur de l’action Herbalife (aux alentours de 35 $) était bien trop élevée, car les investisseurs s’étaient trompés sur « la vraie nature de la société ». Pour lui, Herbalife était une entreprise « pyramidale, à la limite de l’illégalité, qui se faisait de l’argent sur le dos des immigrés mexicains et des plus pauvres à la recherche d’argent facile ».

Pour étayer ses propos, Bill Ackman fera le tour des plateaux TV, des conférences, des déclarations sulfureuses. Tout était fait pour que les investisseurs n’aient plus confiance en Herbalife. L’objectif était clair : se rapprocher de zéro, car plus la chute était forte, plus le pari rapporterait. De son côté, Herbalife pouvait compter sur un solide CEO, sa forte notoriété et un autre grand investisseur, Carl Icahn (qui détestait Bill Ackman), pour contre-attaquer. Une véritable bataille de Wall Street eut lieu.

L’histoire se termine en 2018 lorsque Bill Ackman décide de boucler son pari perdant, l’action Herbalife ne cessant d’augmenter (elle atteindra près de 60 dollars en 2019). Son fonds d’investissement a subi des pertes de plusieurs centaines de millions de dollars, mais s’en est vite remis.

En effet, « Shorter » fait souvent l’objet de débats. Au-delà des enjeux financiers, il y a également d’autres aspects qui entrent en jeu, comme les emplois perdus, la panique des investisseurs, l’avidité des parieurs. Il arrive parfois que les gouvernements suspendent temporairement les ventes à découvert pour éviter un effet dévastateur sur les entreprises cibles, afin que le prix de leur action ne fonde pas comme neige au soleil.

Vous vous demandez ce qu’est advenu de Bill Ackman ? Il a récemment gagné 2 600 000 000 $ en pariant que les marchés financiers allaient plonger… à cause du Coronavirus.

Par Tim Kazkondu

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Du virus à la communication chinoise …

Le gouvernement chinois, menant une bataille mondiale de la communication, a saisi l’opportunité de la crise du coronavirus, pour se démarquer et marquer des points face aux Etats-Unis et aux démocraties occidentales. 

Selon l’OMS, nous parlons de pandémie en cas de propagation mondiale d’une nouvelle maladie. La différence avec une épidémie réside dans l’ampleur géographique d’une maladie infectieuse, l’épidémie se résumant à une région, un pays, ou une zone géographique définie.

Le 12 mars 2020, l’Organisation Mondial de la Santé a considéré le cas du COVID-19 de Pandémie et pour en témoigner la véracité, j’en veux pour exemple les 180 pays actuellement touchés.[1]

Ce 27 mars 2020, la présidente du FMI, madame Kristalina Georgieva, a dit que « nous avons réévalué les prévisions de croissance de 2020 et 2021, il est maintenant claire que nous sommes en récession’. L’OCDE est allé jusqu’à revoir sa prévision de croissance mondiale à la baisse de 3% à 2,4%.

Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE nous dit pour sa part : « Compte tenu des estimations, le confinement affectera directement les secteurs représentant jusqu’à 1/3 du PIB dans les plus grandes économies, chaque mois de confinement entraine une perte de 2% dans la croissance du PIB annuel. »[2]

Lorigine du mal – covid 19

Rappelons que l’épidémie, n’est pas le fruit du simple hasard, mais la conséquence de condition sanitaire critique. En effet, dans une épidémie, l’origine, est le point de départ…

Selon Didier Sicard, spécialiste des maladies infectieuses, « le plus frappant dans cette crise est l’indifférence au point de départ », à l’origine de cette pandémie. C’est pourquoi, il affirme qu’il faut opérer de nouvelles analyses de terrain afin d’observer méticuleusement la chaîne de transmission des coronavirus.

Ce qu’on observe davantage dans nos sociétés, c’est l’unique intérêt porté au point d’arrivée : le vaccin, les traitements, la réanimation. Mais pour que cela ne recommence pas, il faudrait considérer que le point de départ est vital.

Aujourd’hui, tout nous indique que le marché d’animaux vivant de Wuhan en Chine est le point de départ du virus et, effectivement, tout types d’animaux sauvages s’y trouvent. Nous avons appris que le Corona virus est porté par les chauves-souris depuis toujours, d’autres animaux sauvages dans ce marché ont aussi la faculté d’être porteurs tels que les serpents et les pangolins. Un animal contaminé a forcément dû être mangé et, de facto, contaminé le premier homme…

La non-transparence et le manque de contrôle sanitaire est un reproche récurent fait par les organismes internationaux, et ce depuis plusieurs années.

En effet, l’OMS avait déjà demandé à la Chine de fermer ses marchés vivants où des animaux sauvages sont considérés comme ‘met’ par la population chinoise qui en raffole, mais rien n’a été fait, et ses mêmes marchés fermés pendant un cours laps de temps sont à nouveau ouverts à ce jour. Certaines personnes précisent même que ces marchés rapporteraient autant d’argents que le marché de la drogue.

La bataille de la communication.

La préoccupation majeure de la chine en toute circonstance est de garantir une image positive, nul ne doit y nuire. Un porte-parole du ministre des affaires étrangères chinois Zhao Lijian est allé jusqu’à affirmer le 12 mars 2020 les choses suivantes :

  • « Le Covid-19 pourrait être originaire des États-Unis »
  • « Quand le patient zéro a-t-il été infecté aux États-Unis ? »
  • « Combien de gens ont été infec­tés ? Quels sont les noms des hôpi­taux ? Ça pour­rait être l’US Army qui a amené l’épi­dé­mie à Wuhan. Soyez trans­pa­rents ! Rendez vos données publiques. Les États-Unis nous doivent une expli­ca­tion ! »

En décembre, lorsque l’épidémie faisait rage à Wuhan, le monde était émerveillé face à la capacité de la Chine à construire « un hôpital » en seulement quelques jours.

Tout est sous contrôle, nous disait-on. De plus, il n’y aurait eu que 50 nouveaux cas positifs à Wuhan le 30 mars et ceux-ci sont des cas importés selon le gouvernement.

Par ailleurs, le 31 mars, les marchés asiatiques ont connu un bon important. En effet, Mr. Zhao Qinghe, statisticien senior du BNS (Bureau National des Statistique Chinois ) nous affirme que la production chinoise connait une extension de l’activité : « Un indice supérieur à 50 indique une expansion de l’activité, alors qu’un indice inférieur à 50 traduit une contraction. Ce rebond est dû au rétablissement de la production et au retour à la vie normale, ainsi qu’à une tendance positive de contrôle de l’épidémie de nouveau coronavirus »[3]

La chine vient en aide aux pays touchés par la pandémie notamment en Italie avec des masques et du personnel soignant venu en grandes pompes par avion, l’envoi de matériel médical à l’Espagne, bien qu’il s’est avéré être obsolète par la suite. Bon nombre de pays bénéfice de l’aide et de la bienveillance de la chine à ce jour, cette dernière se dit venir en aide au monde.

La Chine fait également usage de la diplomatie du masque avec ses plus de 4 milliards de masques vendus en un mois, ce qui porte ces exportations à un montant total de 10,2 milliards de Yuans soit 1,33 milliards d’euros et ses 9.000 nouvelles usines de production de masques construites.

Notons, qu’il n’existe pas d’aide désintéressée en politique, aucune aide humanitaire d’un pays ne peut se dire totalement désintéressée. La politique de communication est un fait normal, il n’y a pas d’alliés ou de rivaux mais des intérêts et par cela tout est bon pour élargir son influence, comme nous le rappelle Pascal Boniface, géo-politologue et directeur de l’IRIS.

La stratégie chinoise est claire, il s’agit en effet de promouvoir la nouvelle route de la soie, et elle y a déjà massivement investi dans quelques 68 pays pour développer des routes, des chemins de fer ou encore des voies maritimes. L’objectif étant de vouloir devenir la 1 ère économie mondiale dit-elle pour 2050 surpassant ainsi les Etats-Unis. Cette vision est à long terme, et s’articule à travers une stratégie bien définie visant une connectivité généralisée dans l’espace eurasiatique.

Alors que Xi Jinping a déclaré, il y a quelques jours, avoir remporté la guerre contre le Coronavirus, le reste du monde a été pris à défaut à l’arrivé du virus sur leur territoire.

En conclusion, il nous est impossible d’avoir une idée de l’évolution de la pandémie à ce stade, ce qui est sûr, c’est que la Chine a son agenda concernant sa vision du monde, et force est de constater, qu’elle est capable de transformer cette crise sanitaire dont elle est à l’origine, en opportunité politique et économique.

Par Y.S


[1]( https://www.who.int/fr/dg/speeches/detail/who-director-general-s-opening-remarks-at-the-mission-briefing-on-covid-19—12-march-2020)

[2] https://www.oecd.org/coronavirus/fr/

[3] http://french.xinhuanet.com/2020-03/31/c_138934939.htm

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CORONAVIRUS: Voici 4 questions pour y voir plus clair !

1) Tout d’abord, un Coronavirus, c’est quoi ?

Un coronavirus est un virus. Jusque-là, tout va bien. Il y’a dans cette famille de virus, 7 types de virus dont 4 d’entre eux ne sont pas dangereux pour l’homme et ne provoquent que des infections bénignes. Les trois autres sont, en revanche, extrêmement dangereux et provoquent de violentes infections pulmonaires.

Le premier est le SRAS dont l’épidémie avait duré un an et demi entre 2002 et 2004 avec un gros pic au début de l’année 2003. Il avait causé 800 morts principalement en Chine et dans les pays avoisinants.

Le suivant est le MERS. Il s’est développé à l’été 2012 au Moyen-Orient, transmis sans doute par le dromadaire. Il a principalement tué en Arabie et au Qatar, et sa durée fut jusqu’en 2015.

Celui-ci est apparu en novembre à Wuhan (Chine). On ignore comment il s’est transmis, mais il semble que l’hôte intermédiaire, entre la chauve-souris et l’homme soit le pangolin. Démarrée de cette ville du centre de la Chine, l’épidémie s’est ensuite étendue au monde entier.

2) Mais pourquoi l’épidémie a-t-elle pris de telles proportions ?

Au début, la Chine a semblé minimiser la portée de la situation, elle a menti sur le nombre de morts, elle n’a pas communiqué clairement sur l’étendue de l’épidémie. Si tel avait été le cas, nous aurions sans doute pu nous prémunir et prendre des mesures en amont.

Ensuite, il semble que, pour ménager le géant chinois, l’OMS (l’organisme onusien chargé des questions sanitaires) n’aie pas de suite déclaré la pandémie, et, mis un peu de temps à se rendre compte de l’urgence de la situation

Troisièmement, l’Italie semble avoir déclenché une vague incontrôlable en Europe. Pris par surprise, les italiens n’ont pas directement, faute d’indications claires, n’a pas pris directement la décision du confinement.

En témoigne le maintien d’un match de Ligue des champions à Bergame qui a déclenché une partie de la contagion dans la ville aujourd’hui durement éprouvée, mais aussi à Valence, car c’est ce club qui se déplaçait en Italie et c’est sans doute ce qui a déclenché la catastrophe sanitaire en Espagne). Aujourd’hui, il apparaît que le maintien de cet événement s’est fait en dépit du bon sens.

D’Italie, beaucoup de gens sont partis en vacances pendant la période des vacances de carnaval, pour skier, ou, comme dans le Hainaut, pour aller saluer des membres de la famille vivant dans la Botte. Par la, le virus, s’est importé partout en Europe.

3) Est-ce qu’il existe un vaccin ?

Eh bien pour le moment, non. Pour l’instant, plusieurs firmes tentent d’en développer un, comme la firme américaine (qui a une filiale en Flandre) Johnson & Johnson disent être en bonne voie d’en développer un.

Mais, comme dit plus haut, il n’y a pour l’instant aucun vaccin existant contre un virus de la famille des coronavirus. Ni le SRAS, ni le MERS (qui se sont éteint par immunité des populations au bout de deux ans). Trouver un vaccin relèverait de la prouesse médicale de grande envergure.

De plus, même si par miracle un vaccin se développe, il ne peut pas intervenir avant un an et demi, car il faut passer par un nombre important d’essais cliniques.

4) Donc, quand est-ce que l’épidémie va se terminer ?

Il est très difficile de le dire. La plupart des pays européens ont tenté d’endiguer le fléau en confinant massivement les populations. L’Italie a ainsi placé dès début mars, 60 millions d’italiens, toute sa population, en quarantaine.

Pour le moment, la plupart des pays semblent voir le bout de l’épidémie. Ainsi la Belgique, évoque une situation « qui redevient maîtrisable » quand l’Italie voit le nombre de contaminations chuter. Reste que personne ne veut vraiment lever trop tôt les mesures de confinement, de crainte de vivre ce que vit la Chine. Pékin, croyant avoir vaincu la pandémie, avait rouvert la ville de Wuhan, épicentre de la pandémie.

Mais l’accroissement inquiétant des contaminations a tôt fait de replacer la ville sous un contrôle strict. Une autre province est, elle aussi en quarantaine après une croissance exponentielle des cas, bien que Pékin prétende qu’il s’agisse de « cas importés ».

D’où la difficulté de sortir du confinement sans prendre des risques inconsidérés. Trois dates sont avancées dans les discussions. Le 20 avril (fin des vacances de Pâques), le 3 mai (après le congé de la Fête du Travail) voir le 18 mai. Mais la Belgique espère avoir repris le contrôle de la situation d’ici-là.

Par Amaury Dubois