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Tout savoir sur la présence et l’influence du secteur bancaire en Belgique !

Chaque année, Febelfin, la Fédération belge du secteur financier, publie un rapport chiffré sur le paysage bancaire dans notre pays. C’est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur ce secteur qui fait sa mue depuis des années !

👉 Voici 5 chiffres-clés à retenir :

  • 85 : C’est le nombre d’établissements bancaires actifs en Belgique en décembre 2019.

Pour rappel, dans les années 80, la Belgique comptait 176 banques (dont 149 étaient belges). De nos jours, le rapport s’est inversé, car sur les 85 banques, 48 sont européennes (ex. BNP, ING, Deutsche Bank, etc.) et 31 sont belges (ex. KBC, Belfius, etc.). Les quatre plus importantes banques du pays, d’un point de vue du total du bilan, se composent de BNP Paribas, KBC, Belfius et ING.

Rappelons que 2019 est également l’année de nouveaux projets comme la création de la banque coopérative NewB ainsi que la fusion entre AXA Banque et Crelan.

  • 4692 : C’est le nombre d’agences bancaires présentes sur le sol belge.

Il y a encore de cela trente ans, les agences bancaires représentaient des lieux « essentiels » au développement d’une ville. Avec près de 12 750 points de vente partout en Belgique, il était presque inconcevable de ne pas trouver un proche de chez soi, la situation étant plutôt l’inverse avec plusieurs agences dans une même rue.

Mais cela, c’était avant deux évènements majeurs qui marqueront le monde bancaire dans les années 2000 :
La crise financière de 2008 et l’avènement des smartphones.

En effet, avec le développement d’applications mobiles, le client a accès à ses informations bancaires depuis n’importe quel endroit, et ce, à n’importe quel moment. Cette révolution numérique sera en partie responsable de la suppression de 40 % des agences bancaires dans notre pays.

  • 291 milliards : C’est le montant total, en euro, sur les comptes d’épargne belges.

À l’instar du nombre de comptes (38 millions en 2019), les montants présents sur ceux-ci aussi augmentent. C’est surtout le cas pour les comptes d’épargne, passant de 94 milliards en 2000 à 291 milliards en 2020. Bien entendu, la crise du Covid19 a forcé les citoyens à épargner ce qu’ils n’ont pu dépenser durant le confinement.

Le montant moyen sur les comptes à vue serait de 13 000 € et de 15 000 € sur les comptes de dépôt.

  • 8 943 milliards : C’est le montant total de monnaie en circulation dans la zone euro.

La monnaie que l’on retrouve dans l’économie peut être de deux types : il peut s’agir de monnaie centrale ou de monnaie scripturale.

La première est créée par la Banque Centrale Européenne à destination, hors mesures exceptionnelles, des banques commerciales. C’est la fameuse « planche à billets » de la BCE.

La seconde est de la monnaie comptable que créent les banques commerciales à destination des clients. La plupart des transactions se faisant électroniquement, il y a beaucoup plus de monnaie scripturale (7 724 milliards €) que de monnaie centrale (1 219 milliards €).

  • 565 milliards d’euros : Il s’agit du montant total des crédits accordés par les banques en 2019.

Les banques ont pour rôle d’aider au développement de l’économie par l’octroi de crédits. Ces derniers sont mis à disposition des acteurs économiques majeurs, comme les ménages, les entreprises et les entités publiques.

Sur les 565 milliards prêtés, 220 milliards l’ont été pour une durée inférieure à un an tandis que 190 milliards le sont pour des crédits hypothécaires.

La crise du Covid19 a poussé les banques à adopter de nouvelles mesures de soutien à la population, comme le report des paiements de crédit. À ce titre, ce sont plus de 12 milliards d’euros qui sont concernés pour les crédits hypothécaires, 157 millions pour les crédits à la consommation et 24 milliards pour les crédits d’entreprises.

Rappelons également que les banques ne peuvent prêter de l’argent de manière illimitée. La réglementation européenne Bâle III impose de respecter, entre autres, un ratio de liquidité et un besoin de fonds propres (10,5 % du montant des actifs).

Nul doute que le contexte économique actuel, marqué par des taux d’intérêt faibles, va accélérer la transformation digitale du secteur bancaire. Cela se traduira par une approche plus « qualitative » de la relation avec les clients et une fermeture progressive des points de vente.

De nombreuses agences reçoivent uniquement sur rendez-vous, sans pour autant bouleverser les habitudes des Belges. Reviendrons-nous à une situation Avant-Covid19 ? Une chose est sûre, c’est que les chiffres publiés par Febelfin en 2020 seront intéressants !

Par Tim KAZKONDU

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Economie Nos analyses

Tout savoir sur la taxe des géants du numérique, dite Taxe GAFA !

Malheureusement, encore aucun accord entre les pays n’a été trouvé à la suite des tractations internationales visant à réformer la taxation des multinationales afin d’escamoter le risque de guerre commerciale en pleine pandémie qui pourrait naître de l’action unilatérale d’un état s’il n’y pas de consensus.

Alors que les équipes de l’OCDE ont du présenter leur projet, le mercredi 14 octobre, aux différents ministres des finances du G20, le secrétaire général de l’OCDE, a déclaré que l’échec des négociations pourrait avoir un coût total, plutôt un manque à gagner, pouvant aller jusqu’à 100 milliards de dollars ou encore déclencher une guerre commerciale.

Pour rappel, ce qui avait perturbé les discussions était le retrait unilatéral des Etats-Unis qui avaient suspendu leur participation aux négociations jusqu’à ce qu’un nouveau président, ou le même, soit élu le 3 novembre prochain. Ce qui nous vient tout de suite en tête est l’incertitude liée à la recherche d’une solution internationale même avec une nouvelle administration américaine.

Dans ce contexte délicat, les pays ont pris la « sage » décision de prolonger jusqu’à la moitié de l’année 2021 les discussions portant sur ce sujet alors que l’accord était censé être finalisé d’ici la fin de l’année.

Les deux raisons principales n’ayant pas joué en la faveur d’un accord étaient la conjoncture mondiale actuelle ainsi que la décision de suspendre les discussions des Etats-Unis qui ont joué la carte de l’évitement.

L’évitement, le mécanisme de défense des Etats-Unis :

Il y a quelques mois, les Etats-Unis, qui savent que la taxe leur serait davantage préjudiciable que les autres, avaient annoncé, par l’intermédiaire du ministre des finance Steven Mnuchin, leur retrait des négociations autour d’une taxe GAFA (signifiant respectivement Google, Apple, Facebook, Amazon) internationale.

Nous parlons de négociations qui avaient cours depuis janvier de l’année dernière et qui regroupe 137 pays, à l’initiative de l’OCDE (l’Organisation pour la coopération et le développement économiques). 

En France, le ministre des Finances Bruno Le Maire avait tout de même parlé d’une « provocation vis-à-vis de l’ensemble des partenaires de l’OCDE« . Et d’ajouter, « Le constat, il est très clair. Les Etats-Unis ne veulent pas de taxation digitale à l’OCDE. Donc ils multiplient les obstacles qui nous empêchent de parvenir à un accord alors même que le travail technique est fait. »

Le problème est justement lié à ce retrait des Etats-Unis puisque la première puissance économique mondiale, abritant justement les géants technologiques, risque de continuer à brandir la menace de sanctions économiques à l’encontre des pays qui auraient l’ambition d’instaurer la taxe numérique.

Ces sanctions pourraient se matérialisées par des tarifs douaniers réhaussés alors que la pandémie que nous avons connue a été totalement dévastatrice pour l’économie et le commercial mondial.

Sans accord international, il faudra une Union coordonnée

Initié principalement par Berlin et Paris qui a déjà voté sa propre taxe GAFA en juillet 2019 qui, d’ailleurs, a déjà été prélevée, rapportant 400 millions d’euros, bien que la France ait suspendu le prélèvement pour l’année 2020 en espérant que le processus de l’OCDE soit positif.

Mais comme nous l’avons précisé, les discussions n’ont pas abouti à un accord, alors il y aura bien lieu, pour la France, à un prélèvement de l’acompte sur l’impôt 2020 d’ici à la fin de l’année, et le solde devra être acquitté début 2021, selon le ministère des Finances français.

Voulant également établir des mesures réciproques, l’administration Trump avait, en représailles, menacé de surtaxer « jusqu’à 100% » l’équivalent de 2,4 milliards de dollars de produits français, notamment le vin mais aussi, le 10 juillet 2020, Trump avait annoncé des mesures de rétorsion à hauteur de 1,3 milliards de dollars.

En effet, pour rappel, l’objectif derrière cette taxation est de générer des recettes fiscales allant jusqu’à taxer 3% du chiffre d’affaires créé par certaines activités numériques tel que la vente d’espaces publicitaires en lignant, la vente de données à caractère personnel ou encore les services qui servent d’intermédiation entre prestataires et utilisateurs.

Le problème est que les règles d’imposition fiscales dans l’Union européenne diffèrent d’un pays à l’autre et sont basées sur la présence physique de l’entreprise et non, la présence numérique.

A l’heure actuelle, le texte est toujours au stade de projet à Bruxelles et le manque de coordination entre les Etats membres témoignent de la fragilité dans l’Union et accentue l’ambition portée par la France de vouloir créer une union forte et imposante.

L’Union européenne aurait fortement intérêt à mettre en vigueur cette taxe dans le contexte critique que nous vivons sachant que le 21 juillet 2020, la Commission européenne a emprunté un montant colossal de 750 milliards d’euros pour financer la relance économique. La taxe serait un bon moyen pour rembourser cette dette …

Un point sur le rapport

En effet, n’ayant pas abouti à un accord, les 137 pays, qui ont été impliqués dans la négociation concernant la réforme fiscale, avaient publié un rapport qui stipule que la taxation des géants technologiques rapporterait 100 milliards de dollars chaque année.

Ce rapport adopté définit le cadre légal de cette réforme et sera soumis en ce jour aux différents ministres des Finances du G20.

Ainsi, il met en exergue les nouvelles règles qui prévoit que les multinationales qui réalisent un bénéfice en exerçant une activité internationale paient leur un impôt juste dans la juridiction où elles réalisent des bénéfices. A noter que le rapport prévoit également la mise en place d’un taux minimum d’imposition au niveau mondial, qui pourrait être fixé à 12,5%.

Mais qu’est-ce qui va se négocier dans ce rapport ?

Dans le rapport, les mesures prévues par le « pilier un » qui ont pour objectif de mettre en place un cadre fiscal mondial plus équitable pourraient se traduire par le partage de 100 milliards de dollars aux juridictions du marché, selon l’OCDE.

Grosso modo, il s’agit de définir un nouveau système d’imposition axé sur une présence tant physique que numérique d’une entreprise sur un territoire.

De plus, la mise en œuvre de l’impôt minimum mondial expliqué dans « pilier deux » du projet qui fait l’objet de négociation pourrait permettre d’accroitre de 4 % des recettes totales de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, soit 100 milliards de dollars par an.

Alors que nous espérons sortir rapidement d’une crise générale affectant tous les pans de l’économie mondiale, l’endettement public des états a considérablement augmenté et les projets dans le rapport serait une bouffée d’oxygène intéressante que les politiques pourraient utiliser.

Outre l’aspect pécunier de la taxation, c’est également une question d’équilibre et de justice économique que de partager les gains faramineux de grandes multinationales profitant des écarts fiscaux entre les états mais surtout du manque de considération à cet égard depuis des années.

Chaque économie, forte ou faible, pourra bénéficier de recettes fiscales supplémentaires et les distribuer de manière juste pour que le même citoyen lambda, utilisateur des géants numériques, jouisse de sa plus-value apportée à l’entreprise.

Par NAQI Hamza.

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« Un euro aujourd’hui n’est pas un euro demain… » Alors qu’est-ce que la Valeur Actuelle Nette (VAN) d’un investissement ?

Nous le savons, la valeur de l’argent change au fil du temps. Que la raison soit l’inflation ou le taux d’intérêt, cette réalité pousse les agents économiques à anticiper et prendre des décisions pour l’avenir.

De ce fait, l’évaluation d’un projet doit tenir compte de l’évolution de notre argent. Si la question « est-ce que cet investissement va me rapporter plus tard ? » est très souvent posée avant un achat, la question « est-ce que le bénéfice effectué plus tard vaut la peine d’investir aujourd’hui ? » devrait l’être tout autant.

Ces comparaisons « futur vs présent » font intervenir plusieurs notions comme la valeur de l’argent, la valeur actuelle, la valeur future et la valeur actuelle nette.

👉 La valeur future permet de répondre à la question « combien vaudra 100 € dans 1 an ? » Pour que ce calcul soit possible, il est nécessaire d’avoir un taux de référence (le taux d’intérêt) qui déterminera l’appréciation du capital en un an.

De ce fait, pour un taux d’intérêt de 2 %, la valeur de 100 € dans un an sera de 102 €.
Formule : 100x (1 +2 %) = 102 €

👉 La valeur actuelle permet, cette fois, de répondre à la question suivante : « quelle est la valeur équivalente aujourd’hui de 100 € perçus dans un an ? » Cette formule est intéressante lorsque vous voulez savoir si le prix d’un projet est élevé ou non.

Dans ce cas, pour un taux d’intérêt de 2 %, 100 € dans un an équivaut à 98,039 € aujourd’hui.
Formule : 100/(1 +2 %) = 98,039 €

👉 La valeur actuelle nette tient compte de la valeur actualisée des coûts et des bénéfices.
Elle permet à l’acheteur de se poser cette question « quelle est aujourd’hui la valeur de la richesse créée par ce projet, compte tenu de mes dépenses et des bénéfices futurs ? ».
Formule : Valeur Actuelle des bénéfices – Valeur Actuelle des coûts.

Les dépenses étant réalisées immédiatement, on peut résumer l’opération comme : dépense immédiate + VA des bénéfices.

👉 En pratique, les investisseurs peuvent emprunter pour effectuer un achat. Les projets ont également une échéance plus longue qu’un an, les bénéfices pouvant se réaliser que des années plus tard. Dans ce cas, les formules de valeur actuelle ou future doivent être adaptées.

VF = C/(1+r)^n.
VA = C x (1+r)^n.
(C = Capital ; r = le taux d’intérêt ; n = le nombre d’années).

Dans ce monde, rien n’est figé, tout est en mouvement. Ce phénomène, nous le devons au temps qui s’écoule et qui altère notre environnement. Et même si l’argent peut parfois n’être qu’une vérité comptable, elle est tout de même soumise à la réalité du temps.

Rappelez-vous : « un euro aujourd’hui n’est pas égal à un euro demain ». Mais si la richesse promise à la fin du projet n’est pas plus élevée que celle que je possède aujourd’hui, alors à quoi bon se lancer ?

Par Tim KAZKONDU

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Selon McKinsey, les revenus des paiements mondiaux pourraient baisser de 140 milliards de dollars par rapport à 2019 !

Selon le McKinsey Global Payments Report, publié récemment, la crise sanitaire mondiale a accéléré certaines tendances dans le comportement des consommateurs mais également des entreprises ce qui les a poussé à engager plus rapidement leur transformation digitale.

En effet, dans les six premiers mois de l’année 2020, les paiements digitaux, les paiements instantanés ou encore le e-commerce ont été grandement apprivoisés car considérés comme étant la meilleure alternative au paiement par cash dans un contexte où la sensibilisation sur les paiements en espèce et le contact social avait été accrue.

Malgré cela, les revenus mondiaux ont baissé de près de 22% dans les six premiers mois de l’année comparé à la même période en 2019.

Considérant l’année entière, dans son rapport, McKinsey & Company a déclaré qu’il s’attend à ce que les revenus des paiements mondiaux de l’année 2020 seraient inférieurs d’environ 140 milliards de dollars à ceux de 2019, soit une baisse d’environ 7%.

Les revenus globaux avait cru de près de 5% en 2019 portant le total à un peu moins que 2.000 milliards de transactions.

Les flux de paiements transfrontaliers ont également été gravement touchés par la pandémie et du fait des instabilités géopolitiques. Par exemple, toujours selon le rapport, en 2019, les paiements transfrontaliers ont totalisé 130 billions de dollars, générant revenus de paiements de 224 milliards de dollars. Du fait des instabilités géopolitiques, de nombreuses entreprises ont constaté de nouveaux risques liés à leur chaîne de valeur.

Pour conclure, vous savez que l’économie mondiale commence progressivement à sortir de ce qui est vu comme étant la récession la plus grave depuis la Grande Dépression, ainsi les analystes prévoient que l’adoption des paiements numériques s’accélérera. Nous y reviendrons.

Par NAQI Hamza

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Qu’est-ce qu’une IPO, ou plutôt une introduction en Bourse ?

C’est dans les différentes Bourses mondiales que séchangent les parts de capital d’une entreprise et nous entendons souvent parler d’IPO dans les journaux économiques et financiers sans en savoir exactement la signification, les différents types d’IPO ou encore la manière dont cela se prépare.

Dans cet article, nous allons vous expliquer la notion de Initial Public Offering, traduit par « Introduction en bourse » en français qui n’est autre qu’une opération financière qu’une société X réalise en vue d’ouvrir son capital et de lever des fonds en échange d’actions vendues aux investisseurs intéressés.

Une IPO ne se fait pas en 1 jour ou encore en un mois, c’est dans la majorité des cas une longue paire de manches avec ses difficultés propres qui nécessite énormément de ressources pour sa réalisation.

Il existe en effet plusieurs marchés boursiers sur lesquels une société peut réaliser son entrée en Bourse tel que New York Stock Exchange (NYSE) ou encore Euronext qui détient la bourse de Paris, d’Amsterdam ou encore celle de Bruxelles.

Par exemple, la société Alibaba est entrée au New York Stock Exchange (NYSE) en 2014 et a réussi à lever plus de 20 milliards de dollars.

Les avantages d’une IPO :

  • Lever des capitaux propres permettant son développement ;
  • Acquérir/augmenter sa notoriété/visibilité ;
  • Offrir une liquidité aux actionnaires actuels ;
  • Diminuer le coût du capital ;
  • Rendre les stock-options plus attractives du fait de la liquidité des actions ;
  • Faciliter le financement de futures acquisitions en permettant de les payer en actions.

Les inconvénients d’une IPO :

  • Les différents coûts inhérents tel que les coûts juridiques, comptables et de marketing important liés à l’IPO
  • L’obligation de rendre publiques des informations financières et commerciales de l’entreprise
  • Énormément de travail en amont pour le management
  • Une société admise à la cotation sur un marché public peut faire l’objet d’une OPA ou d’une OPE et être rachetée.
  • Surveillance des autorités de marché

Comment se prépare-t-on à une IPO :

A un moment donné de sa vie, une entreprise fait face à un choix crucial de développement car il s’agit d’une étape importante dans son évolution mais aussi dans ses ambitions de rayonnements que ce soit à l’international ou pas.

Préalablement à sa prise de décision, l’entreprise se doit d’observer le marché qui, selon elle, serait le plus apte pour s’y introduire. Prenons le cas de Euronext qui est la principale place boursière de la zone euro représentant plusieurs milliers de milliards d’euros en capitalisation !

Après s’être renseigné sur le marché boursier le plus prometteur et le plus en ligne avec les ambitions de l’entreprise, il lui est important de s’entourer et de se faire accompagner de plusieurs conseillers d’affaires (banque d’investissement, experts-comptables, avocats et autres).

Ensuite, la société doit enfin préparer sa candidature via une « due diligence » qui permettra d’identifier les risques financiers, juridiques, fiscaux de la société. L’objectif de ces vérifications est notamment d’ajuster le prix de cession de la cible. Dans le cadre d’un IPO, cela aidera à fixer la valeur des titres introduits en bourse.

L’entreprise devra également veiller à accroître sa visibilité au maximum avant de lancer l’IPO lui permettant d’acquérir des investisseurs renseignés et intéressés d’investir.

En espérant que cet article vous ait plu, nous vous invitons à nous rejoindre sur nos différentes plateformes (Facebook, LinkedIn…) où nous publierons un deuxième article qui portera sur les différents types d’IPO qui existent.

Par NAQI Hamza.

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Qu’est-ce que la Cellule de traitement des Informations Financières (CTIF) ?

La Cellule de Traitement des Informations Financières, CTIF, créée en 1993 avec la loi du 11 janvier 1993, est l’arme principale de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Belgique.

La CTIF est une autorité administrative avec un statut indépendant qui est chargée du traitement et de la transmission d’informations mais également de l’analyse des faits et des transactions financières suspectes qui lui sont transmis par les institutions et les personnes visées par la loi.

En effet, cet organisme est constitué de plusieurs experts financiers et d’un officier supérieur détaché de la police fédérale. A noter que la CTIF est placée sous le contrôle des Ministres de la Justice et des Finances et sous la direction d’un magistrat ou de son suppléant détachés du parquet. Le bureau, constitué du président et du vice-président, organise les activités de la CTIF.

La CTIF est destinée à recevoir et à analyser les informations transmises par :

  • les entités assujetties visées par la loi
  • les autorités de contrôle de ces entités
  • les autorités chargées du contrôle des marchés financiers
  • les organismes étrangers qui remplissent les mêmes fonctions en vue d’échanges collaboratifs
  • les autorités compétentes en matière de réception des déclarations de transport transfrontalier d’argent liquide effectuées en application de l’Arrêté Royal du 26 janvier 2016 portant certaines mesures relatives au contrôle du transport transfrontalier d’argent liquide
  • du Ministère public dans le cadre d’une information ou d’une instruction liée au terrorisme ou au financement du terrorisme;
  • de l’Office européen de lutte anti-fraude de la Commission européenne (OLAF) dans le cadre d’une enquête relative à une fraude au préjudice des intérêts financiers de l’Espace économique européen;
  • des fonctionnaires des services administratifs de l’Etat, des curateurs de faillite et des administrateurs provisoires qui dans l’exercice de leurs missions ou de leur profession constatent des faits qu’ils savent ou soupçonnent être liés au blanchiment de capitaux ou au financement du terrorisme.

La CTIF a en outre accès aux données du Registre national des personnes physiques mais les membres sont soumis à un secret professionnel très strict dans le respect du RGPD.

En ce qui concerne les déclarations, les institutions financières (banques et autres) se doivent de déclarer à la CTIF si elles prennent connaissance d’un dossier pour lequel elles soupçonnent ou ont des motifs concrètes de soupçonner que sont liés au blanchiment ou au financement du terrorisme :

  • des fonds détenus par leurs clients, quel qu’en soit le montant ;
  • des opérations effectuées ou ordonnées par leurs clients ; ou
  • des faits, en ce compris des tentatives d’opérations, dont elles ont connaissance.

En dix ans, les banques belges ont notifié 74.000 opérations suspectes à la CTIF (Cellule de traitement des informations financières) …

Par Hamza NAQI

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Qu’est-ce qu’une scission d’entreprise ou Spin-off ?

Il existe plusieurs manières pour un groupe d’accroître sa valeur sur le marché et la Spin-Off en fait partie puisqu’elle permet de scinder une activité en minimum deux activités distinctes avec une cotation respective.

Il s’agit de la séparation en plusieurs entreprises indépendamment cotées pour lesquelles les nouvelles
actions de la société sont attribuées gratuitement aux actionnaires de la société mère. Ainsi, l’entreprise va créer une nouvelle entreprise composée de l’ensemble de son patrimoine moyennant l’attribution de droits sociaux aux associés de la société scindée.

Il est important de noter que l’existence d’obligations et/ou de valeurs mobilières complexes risque de complexifier ou rendre impossible la réalisation d’une scission.

  • Par exemple, le groupe A réalise un spin-off et crée une activité distincte, le groupe B. Les détenteurs d’action dans le groupe A vont recevoir des actions du groupe B en fonction de leur participation dans A. Les actionnaires de A restent actionnaires de A et deviennent actionnaires de la nouvelle entité du groupe, B.

Le spin-off permet aux entreprises mères de se concentrer davantage sur le cœur de leur activité, et d’y allouer tous les moyens nécessaires que ce soit au niveau financier, humain ou encore techniques.

De plus, les sociétés issues du spin-off, une fois entièrement sorties de l’entreprise mère, sont indépendantes et ne comptent plus que sur leurs propres moyens pour se développer. Elles ont aussi leur propre « management » et peuvent également solliciter leurs nouveaux actionnaires pour avoir plus de ressources via une augmentation de capital et accroître sa croissance.

  • Petit exemple qui risquerait de vous parler, Hello Bank, service bancaire 100% mobile, est une « spin-off » de la banque BNP Paribas Fortis qui a créé une nouvelle marque pour attirer un public plus jeune et plus branché dans le digital. 

==> Aux Etats-Unis, le « spin-off » est très souvent utilisé comme une solution pour se séparer des métiers les moins favorable sur le marché et dont la valeur décline.

==> En Belgique, d’un point de vue fiscal, le fait de recevoir des actions suite à une opération de spin-off est considéré comme un dividende et est donc soumis au précompte de 30%.

PS: Si cet article vous a plu, merci de le partager et de nous le faire savoir en commentaire pour que nous puissions continuer à en publier régulièrement.

Par Hamza Naqi

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ANALYSE: Le Liban, un pays qui replonge dans l’instabilité !

L’explosion d’hier soir, très impressionnante, survenue au port de Beyrouth par où transitent près de 80% des importations, ayant fait presque 100 morts, a remis en lumière la situation du pays du Cèdre.

En plus d’une crise économique profonde et de la pandémie de COVID-19, les libanais subissent depuis des années une grave instabilité politique, qui mine considérablement le développement du pays.

Entre la fin de la guerre civile en 1990 et le retrait syrien de 2005, le pays a été placé de facto sous un régime de semi-protectorat orchestré par son puissant voisin, la Syrie, qui garantissait un (relatif) équilibre communautaire (il y’a 40% de chiites, 30% de sunnites, 30% de chrétiens, à peu près), mais le régime syrien a aussi laissé transiter et s’implanter des groupes armés comme le Hezbollah.

Ce parti chiite dispose d’une branche armée très puissante, soutenue par l’Iran, qui peut ainsi prendre pied à la frontière de son ennemi juré, Israël.

Cela a déclenché une violente guerre pendant un mois en 2006 durant laquelle le mouvement chiite a repoussé les israéliens et a acquis un certain prestige. Il s’est donc durablement implanté à la fois sur le plan militaire, mais aussi sur le plan politique.

Et face à la poussée iranienne en Syrie, Israël craint de se retrouver encerclé par Téhéran et ses alliés. Un cauchemar pour l’Etat hébreu. Face aux provocations répétées du mouvement armé, Benyamin Netanyahu a menacé a plusieurs reprises d’agir sur le sol libanais. D’autant que le dirigeant israélien est enlisé dans une crise politique profonde qui bloque le pays depuis plus d’un an.

La Syrie et ses ennuis

Même si elle semble écartée pour l’instant, il a vite circulé l’hypothèse d’un attentat terroriste. Pays se prévalant d’une immense tradition d’ouverture, terre de poètes (Khalil Gibran), ou de chanteurs de musiques orientales (Faïrouz) ou islamiques (Maher Zain).

Mais le Liban a subi le contrecoup du terrible conflit qui ravage la Syrie depuis plus de 9 ans. Car les sunnites libanais, même modérés, ont éprouvés un sentiment de sympathie vis-à-vis du sort de leurs cousins syriens. Dans le flux de réfugiés se trouvaient des prédicateurs, des combattants, qui ont instigué au Liban une vision de la religion plus radicale, plus conservatrice, notamment à Tripoli, ou sévissaient des prédicateurs assez radicaux, exilés par Damas.

Une économie chancelante

La troisième thèse, celle d’un accident, d’une explosion d’un entrepôt où était stockées 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium depuis 6 ans sans mesure de sécurité, semble aussi une possibilité réelle. Elle illustre la décrépitude des infrastructures industrielles du pays.

Il faut dire que des années d’instabilités politiques et sociales ont laissé l’économie en ruine alors que le Liban était longtemps considéré, avec Beyrouth comme place financière, comme une sorte de « Suisse du Proche-Orient« .

Mais les divers conflits ont fait fuir les investisseurs – et les touristes qui auparavant se pressaient sur la plages du pays, notamment les français, puisque les libanais sont (et restent) francophones et francophiles, héritage du mandat français entre les deux guerres mondiales. Illustration aussi par les liens personnels de nombreuses personnalités, Léa Salamé (française mais née à Beyrouth et fille d’un politique local), Carlos Ghosn, le chanteur Louis Chedid ou le boxeur Ali Hallab.

Mais les touristes et les investisseurs sont partis. Et les infrastructures en ont sévèrement pâti. D’autant que, contrairement à ses voisins arabes le pays n’a pas de pétrole et peu de ressources naturelles, vivant quasi exclusivement de l’aide de ses alliés (Iran, Syrie, mais aussi France), et des envois d’argent de l’importante diaspora libanaise. Une diaspora qui a encore fait montre d’une solidarité dont le pays aura bien besoin après cette catastrophe.

Par Amaury Dubois

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Pourquoi devions-nous réglementer/réguler les banques ?

L’activité principale de la banque est de gérer l’intermédiation entre les personnes disposant de moyens financiers et celles qui cherchent à se financer pour leur octroyer un crédit. Leurs relations encourent énormément de risques qui génèrent des coûts ce qui a contribuer à la mise en place de normes prudentielles

Il est ainsi primordial de comprendre la raison pour laquelle une banque se doit d’être réglementée et de s’appuyer sur des standards internationaux du Comité de Bâle et en conformité avec la réglementation européenne.

En effet, plusieurs crises financières ayant eu lieu durant le 20e siècle ont montré l’utilité grandissant de la mise en place de mesures permettant d’assurer la sécurité des systèmes bancaires et prévenir de l’éventualité d’une nouvelle faillite de banques systémiques dont les conséquences risquent d’être dévastatrice pour l’économie globalisée.

En réponse aux crises, des réformes financières ont progressivement été mises en place en vue de soumettre les banques à des exigences prudentielles renforcées.

Le secteur bancaire est l’un des plus réglementés au monde en raison du rôle clé que jouent les banques dans le processus d’intermédiation financière. Un système bancaire peut également avoir des défaillances. Ces faiblesses risquent de porter atteinte à la stabilité financière tant à l’échelle nationale qu’internationale.

L’activité bancaire est intrinsèquement un ensemble d’opérations risqués constants et diverses.

Par conséquent, les autorités de contrôle doivent comprendre ces risques et contrôler si les banques mesurent et gèrent bien cela. De ce fait, la réglementation permet d’éviter que de nouvelles crises ne bouleversent l’économie mondiale et la réglementation contribue à protéger les clients des banques, notamment afin d’éviter la perte de leurs dépôts bancaires.

D’ailleurs, Michel Aglietta*, économiste français de renom, énonce que : « Le renforcement de la régulation prudentielle est crucial pour rendre les structures financières plus robustes aux chocs imprévisibles et pour limiter l’aléa moral des banques qui savent que leur rôle spécial dans le service de la monnaie les protège des faillites la plupart du temps ».

En effet, les propositions de Comité de Bâle de renforcer la réglementation des banques ont essentiellement porté sur les ratios prudentiels en fonds propres et sur de nouveaux ratios de liquidité comme nous l’avons explicité plus haut.

Dès lors, il était impératif d’apporter de nouvelles règles permettant de consolider la solidité des systèmes financiers, ce qui reste une préoccupation d’importance pour la communauté internationale.

En résumé, la réglementation bancaire recouvre l’ensemble des normes s’appliquant aux établissements de crédit, banques, sociétés financières. Les objectifs principaux de la réglementation bancaire sont :

  • Assurer la sécurité des placements et des investissements
  • Garantie la transparence ainsi que la traçabilité des opérations
  • Standardiser les normes dans tous les pays

Il est à noter que depuis une quinzaine d’années, c’est à Bruxelles qu les règles bancaires sont réfléchis et étudiées et la crise de 2008 a accentué ce fait-là.

L’article prochain portera sur les réglementations de Bâle … à suivre.

Par Hamza NAQI

SOURCE:

Michel Aglietta : « Réguler la globalisation financière ». Éditions La Découverte, collection Repères, Paris, 1998

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Des négociations pour un plan de relance post-covid qui s’éternisent dans une Europe divisée !

Les 27 Etats européens se sont réunis tout le weekend pour négocier d’un nouveau plan de relance européen post-coronavirus après que l’épidémie ait fait 138 000 décès européens et a entraîné une contraction de l’économie estimée à 8,3% cette année.

Des négociations qui étaient censées durer seulement 2 jours… mais comme elles n’ont pas aboutit à un accord, les chef d’état doivent encore se rencontrer cet après-midi pour tenter de rallier le maximum de pays à la cause commune.

Qu’est-ce qui se négocie ?

En effet, les 27 états membres négocient un fonds qui serait doté d’une capacité d’emprunt de 750 milliards d’euros pour relancer une économie européenne confrontée à une forte récession. Ce fonds est adossé au budget à long terme de l’UE (2021-2027) de 1 074 milliards d’euros.

Les dernières discussions ont surtout porté sur la répartition des fonds consacrés aux subventions, par rapport à ce qui serait reversé aux Etats sous forme de prêts, de fait, remboursables. Les pays dits « frugaux » privilégient les prêts et prônent une diminution du volume global du plan.

En effet, tout le problème semble résider particulièrement auprès des pays dits « frugaux » de par leur santé économique plus avantagée. Ces pays sont les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, l’Autriche mais également la Finlande. Ces derniers semble réticents à l’idée de s’unir pour porter un plan de relance commun et coordonne leur position pour assurer leur opposition à un plan de relance qui .

Comme nous l’indiquions plus haut, l’Europe souffre d’une récession historique et la division au sein de l’Union risque de faire briser l’unité et l’ambition de mettre en oeuvre un plan massif de soutien à l’économie. A noter que ce dernier est récusé par les pays frugaux puisque qu’il profiterait avant tout aux pays du Sud comme l’Italie et l’Espagne, les plus impactés par l’épidémie.

Le président du Conseil européen, Charles Michel a déclaré: « La question est la suivante : les vingt-sept leaders, responsables devant les peuples européens sont-ils capables de bâtir de l’unité, de la confiance ? Ou bien, à travers une déchirure, présenterons-nous le visage d’une Europe faible, minée par la défiance ? »

Les chefs d’Etat devraient être prêts à s’accorder autour de 390 milliards d’euros de subventions et diminuer le montant des prêts compte tenu du montant total de l’enveloppe compris aux alentours de 750 milliards d’euros.

Il s’agit du plus long sommet des dirigeants de l’UE depuis celui de Nice en 2000 qui portait sur une révision des traités dans le cadre de l’élargissement à l’est (quatre jours et quatre nuits).

Par NAQI Hamza.