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Investir #5 : Les 5 qualités d’un bon trader

Derrière chaque investisseur se cache une personnalité unique, avec ses qualités et ses défauts. Certaines d’entre elles peuvent vous aider à réussir sur les marchés financiers tandis que d’autres seront les causes de vos éventuels échecs. 

Si pour investir vous devez avant tout respecter votre profil et une stratégie, vous devez également apprendre à cerner votre personnalité. Êtes-vous émotif(ve) ? De nature stressée ? Pouvez-vous facilement accepter que les choses ne se passent pas comme prévu ? Votre mental vous permet-il d’encaisser les coups ? Ce sont des questions à se poser lorsque l’on veut entrer dans un univers aussi compétitif que celui de l’investissement. 

👉 Les grands traders de ce monde, au parcours professionnel et social différent, se ressemblent néanmoins sur quelques traits de caractère qui leur sont très profitables. Parlons Finance vous propose son top 5 de ces qualités :

5. Être pragmatique

Un trader sérieux doit garder un recul suffisant sur ce qu’il se passe sur les marchés financiers. Il ne tombe pas dans l’euphorie généralisée qui l’entraînerait à prendre de plus en plus de risques. Il sait « séparer le bon grain de l’ivraie ». Son opinion est forgée par un mélange d’expériences personnelles, de chiffres concrets, de recherches empiriques et d’analyses d’experts (auxquelles il accordera une importance moyenne).  

 > Cette qualité vous permettra de vous questionner sur l’augmentation soudaine et rapide de la valeur d’un titre en bourse ou sur les promesses exagérées faites par des vendeurs. 

4. Rester concentré(e)

De nos jours, nous sommes noyés sous l’information continue qui nous entoure. Entre les réseaux sociaux, les forums, et les chaînes d’informations, l’investisseur doit pouvoir rester concentré sur sa tâche. Si vous vous sentez débordé(e), mieux vaut alors vous accorder une pause plutôt que de disperser votre énergie. S’il est difficile de garder son attention durant toute une journée, cela l’est encore plus sur toute une année. De ce fait, beaucoup de grands courtiers s’offrent des vacances pour recharger les batteries.

> Cette qualité vous permettra d’aller droit au but et d’atteindre plus rapidement vos objectifs. Puisque votre concentration diminue au fil du temps, vous devez mettre à profit ces moments en ne vous laissant pas perturber par votre environnement. 

3. Gérer ses émotions

Investir sur certains produits financiers, comme les actions ou les produits dérivés, peut très vite mettre vos nerfs à rude épreuve. La hausse (baisse) soudaine des bourses peut entraîner une vague d’euphorie (panique) généralisée à laquelle vous devez rester prudent. Le bon trader doit pouvoir gérer ses émotions dans les moments où son portefeuille sera secoué. Votre égo doit également être contenu, il n’a pas sa place sur les marchés financiers. 

> Cette qualité vous permettra d’éviter d’agir sous des émotions extrêmes comme la colère, la tristesse ou l’euphorie, qui ne vous apporteront que peu de bénéfices. À l’inverse, nous ne vous recommandons pas de faire preuve d’alexithymie (c’est la difficulté à exprimer des émotions), car chacun dispose d’une structure émotionnelle solidement ancrée impossible à supprimer. Trouvez votre équilibre.  

2. Trouvez votre équilibre 

Dans toutes nos recommandations, il est question d’équilibre. Celui entre les capitaux que vous pouvez investir ou garder, les risques que vous pouvez prendre ou non, les émotions que vous devez contenir ou exploiter, l’équilibre que vous devez avoir entre votre vie privée et professionnelle. Investir s’apparente à un travail que l’on termine à la fin de la journée. Vos yeux ne doivent pas rester rivés sur les cours de bourse. De nombreux gourous de la finance pratiquent la méditation pour leur permettre de se déconnecter des marchés et apaiser leur esprit. 

> Cette qualité doit vous aider à comprendre ceci : L’argent ne dort jamais, il n’en a pas besoin, vous si. À ne vouloir rien manquer des marchés financiers, vous passerez sûrement à côté de beaucoup d’autres choses importantes à votre vie. 

1. Maintenir une discipline

Réussir sur les marchés financiers n’est pas une chose aisée, bien que les apparences puissent parfois montrer le contraire. De nombreux professionnels vous diront que pour performer dans ce domaine, un bon trader doit avoir un plan et s’y tenir fermement. Le manque de discipline est caractérisé par une prise soudaine de décisions risquées, comme l’ajout d’actifs très volatils ou le refus de couper une position baissière. 

La persévérance fait également partie d’une discipline de fer. Vous essuierez sûrement des échecs dans votre carrière, mais cela doit être pris comme une leçon et une opportunité de vous améliorer. Comparez-vous à des sportifs de haut niveau, une bonne prestation ne vous dispense pas de vous entraîner le lendemain. 

> Cette qualité nous semble être la plus importante, car elle nécessite un travail continu. La réussite d’un trader tient à sa capacité à appliquer encore et encore les mêmes techniques, à respecter son plan et garder la tête froide. 

➡️ Voici, à nos yeux, les cinq qualités les plus utiles à développer si vous souhaitez investir votre argent. Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive et il en existe beaucoup d’autres que nous n’avons pas citées, comme la patience ou la curiosité. Et vous, que pensez-vous de notre top ? Avez-vous d’autres qualités à recommander ?  

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Investir #2: comment déterminer votre profil et votre stratégie ?

Si vous lisez cet article, c’est que le monde de l’investissement vous intéresse, ou du moins, attire votre curiosité. Peut-être avez-vous déjà tenu une discussion avec un(e) ami(e) sur les performances récentes de la bourse ou avez été contacté par un conseiller financier.

Si ces personnes vous invitent à entrer dans un domaine que vous ne maîtrisez pas, c’est qu’il y a une ou plusieurs raisons. Mais celles-ci sont-elles pour autant valables pour vous ?

Pour savoir si vous êtes fait(e) pour l’investissement, il est important de passer par quelques étapes au préalable.  

Déterminer votre bilan financier

Avant toute chose, il est nécessaire de réaliser votre bilan financier. Les investisseurs du monde entier possèdent une situation financière, familiale, sociale unique et c’est une erreur de croire qu’un produit pourrait convenir à deux personnes en apparence très proches (même au sein d’un ménage). 

Voici quelques questions que vous devez vous poser afin de réaliser votre bilan financier :

–       « Quelles sont mes sources de revenus ? »

C’est une bonne chose de vouloir préparer son avenir, mais cela ne doit pas vous empêcher de vivre sereinement au quotidien. Être salarié, étudiant ou sans-emploi influencera les liquidités que vous pourrez consacrer à investir. Cet argent viendra-t-il à manquer par la suite ? 

–       « Ai-je des dettes en cours ? » 

Nous avons tous des obligations financières vis-à-vis d’un tiers. Que ce soit le remboursement d’un emprunt hypothécaire ou à tempérament auprès d’un organisme financier, le paiement de factures ou des impôts annuels. Pourrez-vous toujours honorer vos dettes après avoir investi votre argent ? 

–       « À combien s’élève mon patrimoine ? » 

Investir 1000 € ne représente pas le même effort pour celui qui en possède un million et celui qui en possède 10 000 €. Assurez-vous de ne pas devoir vendre un bien pour éponger les pertes de vos investissements. 

–       « Un achat important est-il prévu prochainement ? » 

Certains placements, comme les obligations, vous demanderont de bloquer votre argent jusqu’à l’échéance. Si vous avez un achat prévu qui nécessite de mobiliser toutes vos ressources, assurez-vous d’avoir toutes les liquidités disponibles.  

Ces quelques questions vous permettront de vous donner un premier aperçu sur votre possibilité d’investir ou non. Si le nombre de contraintes est supérieur au nombre d’avantages, reconsidérez votre approche.  

2. Trouvez votre source de motivation

Après avoir fait le point sur votre situation financière, il vous sera nécessaire de trouver une réelle raison de commencer à investir vos économies. Si votre démarche est uniquement motivée par l’envie de « gagner beaucoup d’argent », vous risquerez de vous retrouver très rapidement face à de mauvaises surprises.

Nous pouvons catégoriser les différentes raisons qui poussent une personne à sortir ses liquidités d’un compte d’épargne. 

La première, mais aussi la plus risquée, vous entraîne à entrer dans un domaine que vous ne maîtrisez peu ou pas du tout. Parmi les exemples, nous retrouvons le conseil donné par un proche ou les informations entendues à la télévision. Dans ces cas, vous serez tenté(e) de suivre les actions des autres (si ce n’est pas carrément recopier). Ce comportement dit « moutonnier » vous mènera, tôt ou tard, vers une perte que vous ne comprendrez même pas. 

S’il vous arrive d’effectuer des recherches sur internet, vous êtes sur la bonne voie. S’informer constitue une première étape vers une meilleure compréhension des marchés financiers. Après tout, en naviguant sur les différents sites spécialisés, vous trierez les produits financiers qui vous plaisent ou non. 

Gagner de l’argent est un métier. Que ce soit le conseiller financier ou le boursicoteur aguerri, la gestion des risques et des gains doit se faire avec certain professionnalisme qui s’acquiert avec la lecture ou l’étude. Vous pouvez aussi décider de gérer seul(e) vos investissements. Pour cela, nous vous recommandons de lire quelques ouvrages d’experts en la matière, comme Warren Buffet ou Peter Lynch. 

Enfin, la meilleure raison de passer à l’action est celle qui suit un apprentissage approfondi au travers de formations. Puisque les marchés sont soumis à nombreuses règles, mieux vaut les connaître et les maîtriser. Les fluctuations et l’incertitude mettront également vos nerfs sous pression. Soyez prêt(e) et ne laissez que très peu de choses au hasard. 

3. Ayez une bonne stratégie

L’ultime étape consiste à définir une stratégie. Après tout, vous savez ce qui vous a donné envie d’investir, mais quel est le véritable but ? 

Si l’augmentation de ses finances personnelles semble être un objectif commun, il en existe également beaucoup d’autres. Ainsi, une personne peut attendre de ses investissements qu’ils lui génèrent un revenu complémentaire ou un capital à constituer pour la pension. De même que les sommes placées peuvent servir à une dépense future.  

En fonction du but que vous vous serez fixé, l’horizon pour l’atteindre sera différent. Quels produits financiers vous permettront d’y arriver ? Si votre retraite est dans 20 ans, souhaiterez-vous investir dans des actifs volatils ou sûrs ? À l’inverse, si votre horizon n’est que d’un an, allez-vous choisir du capital garanti ? Nous aborderons un peu plus la stratégie dans un prochain article. 

Pourquoi investir ? Si la façon de faire se modernise au fur et à mesure des années, les raisons, elles, ne changent pas à travers le temps. L’année 2020 a vu de nombreuses personnes s’intéresser aux investissements, avec plus ou moins de connaissance dans ce domaine. Pour certains, il s’agit tout simplement de suivre le même mouvement que les autres. Pour d’autres, ce fut l’occasion d’en apprendre davantage sur un secteur où se disent beaucoup de choses.

Oui, il est possible de réaliser de belles opérations sur les marchés boursiers, à condition de les comprendre et de se préparer. Ayez assez de ressources financières pour vous permettre de le faire, et surtout, de vraies raisons de vous lancer. Sans cela, vous risquerez de vous retrouver dans un océan trop vaste pour vous, prêt(e) à vous faire manger très prochainement. 

Par KAZKONDU Timur

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Investir #1: Comprendre toutes les bases de l’investissement

La saison 2021 de Parlons Finance commence et sera sous le thème de l’investissement !

La décennie que nous laissons dernière nous fut une décennie majoritairement haussière. La crise financière de 2008 ainsi que la crise de la dette souveraine de 2011 ont été suivies d’une période de reprise et d’expansion très marquée, entrecoupées par quelques passages baissiers.

Durant les douze derniers mois, les marchés financiers ont montré leur extrême volatilité causant à la fois des pertes massives de capitaux et offrant de nouvelles opportunités.

Si vous ne souhaitez plus être perdu(e) face au monde financier qui vous entoure, vous êtes au bon endroit. Tous les dimanches, nous vous proposerons d’apprendre, en 60 secondes, un concept sur l’investissement en général.

Cette semaine, faisons un récapitulatif des éléments-clés qui vous seront utiles pour mieux comprendre les sujets à venir.

Les actions

Une action est un titre de propriété qui représente une partie du capital d’une entreprise. Cette dernière, pour se financer (et donc croître), vend un bout d’entreprise à des investisseurs à un prix fixé par le marché (le cours).

L’acquéreur d’une action devient dans ce cas « actionnaire » et a droit à certains avantages comme une partie des bénéfices de l’entreprise (le dividende) ou participer aux assemblées générales et voter.

Une action n’a pas d’échéance (sauf si l’entreprise fait faillite) et son détenteur réalisera une plus-value si le cours a augmenté. A contrario, il peut réaliser une mauvaise opération si l’entreprise enchaîne les mauvais résultats, ne dégage pas de bénéfices et/ou dépose le bilan.

Ce type d’investissement s’adresse aux personnes prêtes à prendre plus de risque pour obtenir plus de rendement.

Les obligations

Une obligation est un produit financier dans lequel l’émetteur (l’entreprise) emprunte de l’argent à des investisseurs à qui il promet de rembourser le capital à l’échéance. Entre temps, l’émetteur peut verser des intérêts réguliers, appelés coupons. L’obligation est donc l’achat d’un titre de créance auprès d’une entreprise, d’une institution ou d’un pays. 

Les obligations se distinguent les un des autres sur plusieurs éléments comme leur nature (d’État, bon de caisse, structurée, d’entreprise), leur durée, leur devise, le marché sur lequel elles sont vendues (primaire ou secondaire), le taux du coupon, le taux d’intérêt et leur prix

Ce type d’investissement est idéal pour les personnes qui souhaitent récupérer leur capital à l’échéance, avoir un taux garanti et donc prendre un risque plus faible. Notez toutefois que le risque zéro n’existe pas et que l’émetteur peut faire faillite (prêter à la Grèce et à l’Allemagne n’est pas la même chose). Des agences de notation déterminent le niveau de solvabilité de chaque émetteur.

Les produits dérivés

Les produits dérivés voient leur valeur dépendre (dériver) d’un autre actif financier, que l’on appelle le sous-jacent. Les produits dérivés les plus connus sont les options, les futures/Forwards et les CFD.

Trois éléments expliquent l’intérêt porté envers les produits dérivés. Le premier est que l’investisseur n’est pas obligé de détenir un actif financier pour en récolter le fruit de sa performance. Le second est qu’il est possible d’ajouter des conditions pour activer le produit (ex. : l’option). Enfin, last but not least, il est possible de produire un effet de levier sur les gains en jeu.

Les produits dérivés étant avant tout des contrats établis entre deux parties, celles-ci peuvent se mettre d’accord sur de nombreux critères comme le type de produit (ex. : une option d’achat ou de vente), le prix d’exercice qui activera le produit, la durée et le coût d’acquisition du contrat.

À noter que les produits dérivés sont souvent utilisés par les gestionnaires de fonds d’investissement et les Hedge Funds (Fonds de couverture). La notion de stratégie est importante, car il s’agit de « parier » ou de se couvrir sur une évolution future du sous-jacent.

Ce type de placement est conseillé à des investisseurs avertis, car le niveau de risque pris est considérable et peut vous faire gagner beaucoup d’argent.

Les ETFS

Les Exchange-traded Funds, ou Fonds Négociés en Bourse ou « fonds indiciels » en français, sont des fonds cotés en Bourse dont leur objectif est de répliquer les performances du sous-jacent, qui peut être un indice boursier (Nasdaq, CAC 40, etc.), sectoriel (énergies renouvelables, automobile, etc.) ou de matières premières (or, pétrole, etc.).

Leur intérêt réside dans une gestion passive du portefeuille et la limitation des frais (d’entrée de gestion), souvent moins chers que pour les fonds actifs).

Ce type de placement est conseillé aux investisseurs qui veulent diversifier leurs placements et consacrer peu de temps à la gestion de leur portefeuille.

L’analyse technique et analyse fondamentale

Pour investir, il est nécessaire de recueillir des informations. Chez les investisseurs, il existe deux méthodes d’analyse. Celles-ci sont souvent confrontées par leurs adeptes, mais la complémentarité des deux est tout aussi efficace.

L’analyse technique repose en grande partie sur l’étude empirique de graphiques et de statistiques. L’objectif est de pouvoir comprendre les tendances futures sur base des informations récoltées lors des années précédentes. Le volume de transaction est également scruté, car il peut envoyer un signal significatif sur les années à venir. Le cours des actions est disséqué et l’écran du trader est souvent rempli de données graphiques qui lui donnent des indices quant à la position à prendre (achat ou vente). On dit dans le jargon « que le cours casse à la hausse ou à la baisse ».

L’analyse technique convient aux personnes qui font du trading « intraday », c’est-à-dire qu’elles réalisent leurs gains sur un court laps de temps (une journée, une heure, une minute) 

De l’autre côté, l’analyse fondamentale a pour objectif d’estimer la valeur intrinsèque d’une action, en se basant sur une multitude d’indicateurs qui peuvent avoir un impact sur le prix d’une action, comme des indicateurs liés à la macroéconomie, au secteur d’activité et également à l’entreprise en elle-même.

L’analyse cherche avant tout à trouver une entreprise avec un potentiel de croissance intéressant, mais également à éviter les surprises quant à l’évolution future du cours. Une société florissante doit pouvoir le justifier à travers ses résultats et son bilan.

Puisque l’on peut faire des chiffres ce que l’on veut, il est difficile de dire si une méthode est meilleure que l’autre. Dans certains cas, l’analyse fondamentale pourrait ne pas motiver un achat frénétique alors que l’analyse technique l’encouragerait (ex. : Tesla ?). À vous de trouver la méthode qui vous convient le mieux.

Les cycles économiques

L’Économie tourne sur un même schéma que les saisons, avec des patterns qui se répètent. À la différence de l’été et de l’hiver qui arrive, on ne sait pas combien de temps dure un cycle économique complet, les périodes de forte croissance et de faible croissance évoluent à des rythmes différents.

On peut néanmoins distinguer trois types de cycles : les longs (on parle dans ce cas de tendance économique), de courts (conjonctures) et des très courts (évolution saisonnière).

L’investisseur doit reconnaître les différentes étapes du cycle économique, notamment les conjonctures, car elles déterminent les actifs financiers à acheter et vendre.

La basse conjoncture implique que l’économie se porte mal et attend qu’une petite impulsion de la demande s’amorce pour espérer une relance des exportations et de la production des entreprises.

La reprise entraîne une augmentation de l’activité économique dans laquelle les ménages, les entreprises et l’État renouent avec une activité croissante. Cette période est suivie d’une étape d’expansion jusqu’à atteindre une limite haussière, la haute conjoncture, où l’économie commencera à être en surchauffe et qu’un élément viendra mettre fin à la musique.

Ce renversement de la conjoncture entraînera une récession, qui correspond à un hiver long et froid.  

Sur base de ces informations, vous comprendrez un peu mieux les articles qui suivront. Bien entendu, investir n’est pas une chose à prendre à la légère, les crises financières de 1929 et 2008 sont en partie causées par l’arrivée massive des citoyens novices qui achetèrent de produits qu’ils ne maîtrisaient pas. Le meilleur conseil que nous puissions vous donner est de vous inviter à vous former si vous voulez construire un patrimoine solide à l’avenir.

Mais si vous êtes juste curieux d’en savoir plus sur les investissements, le rendez-vous est fixé tous les dimanches !

Par KAZKONDU Timur

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Qu’est-ce que la Capitalisation boursière ou Market Cap ?

La capitalisation boursière est souvent confondue avec la valorisation d’une entreprise mais il y a bien des différences.

La capitalisation boursière d’une entreprise n’est autre que la valeur totale de ses actions en circulation sur le marché. Elle est simplement calculée en multipliant le nombre total des actions en circulation de ladite société par le prix (cours) actuel d’une action.

Ainsi, sachant que le prix d’une action est amené à évoluer quotidiennement sur les marchés du fait de l’offre et de la demande, la capitalisation boursière évolue également de manière corrélée à l’évolution du prix de l’action.

En théorie, la capitalisation boursière correspond à la somme que devrait payer un acquéreur pour obtenir 100 % des parts d’une entreprise. Mais concrètement, les entreprises acquéreuses paient plus cher que le cours du marché pour inciter les actionnaires à lui céder leurs parts et donne une prime de contrôle.

  • Il est à noter que pour diriger une entreprise, il ne suffit pas d’avoir 100% des parts mais bien d’obtenir au moins 50% + 1 part.

Ne pas confondre la capitalisation boursière et la valeur de l’entreprise

La valeur de l’entreprise ne se calcule pas de la même manière. La capitalisation tient compte des capitaux sur le marché alors que pour estimer la valeur d’une société, faut se baser aussi sur ses dettes.

Elle correspond donc à la valorisation fondamentale de l’activité de l’entreprise indépendamment de sa situation de trésorerie. Nous y reviendrons de manière plus poussée dans un autre article.

Par ailleurs, selon Bloomberg, la capitalisation boursière mondiale s’était établie à 100.589 milliards, après avoir dépassé la barre des 90.000 milliards en juin.

Vous l’aurez deviné, ce sont les États-Unis qui hébergent le plus de grandes sociétés considérant leur capitalisation boursière et restent donc leaders.

En effet, 12 des 16 entreprises les plus cotées au monde sont américaines, nous pensons bien sûr directement aux fameux GAFAM (Apple, Microsoft, Amazon, Facebook et Alphabet) qui pèsent ensemble plus de 7.300 milliards, soit plus de 7% de la capitalisation boursière mondiale et bien plus que les autres Bourses mondiales.

Petite recommandation, lorsque vous investissez et que vous voulez diversifier votre risque, il est important que vous ayez en portefeuille de mégas ou de grandes capitalisations (entre 10 et 500 milliards).

En effet, les entreprises à plus grande capitalisation présentent un faible niveau de risque pour les traders et les investisseurs, mais elles sont aussi susceptibles d’offrir une croissance bien plus lente. Ces grandes entreprises existent généralement depuis longtemps et sont des acteurs majeurs dans des secteurs bien établis.

Par contre, les sociétés ayant une plus faible capitalisation boursière pourraient offrir un risque plus élevé et, par conséquent, représenter une croissance plus rapide pour un meilleur rendement

  • PS2: Ne pas confondre non plus capitalisation boursière avec la notion de capitalisation d’usage en placement financier

Cette dernière, n’est rien d’autre qu’un produit d’épargne long-Moyen termes et permet de générer des revenus pour les particuliers, notamment grâce au système d’assurance-vie.

Par NAQI Hamza

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La nouvelle souche du coronavirus découverte au Royaume-Uni pourrait-elle devenir le déclencheur d’un nouveau Krach ?

Les investisseurs perdent confiance à cause de la nouvelle découverte inquiétante d’une nouvelle souche de coronavirus apparue au Royaume-Uni concomitamment à la perspective d’un « no deal » sur le Brexit.

Les marchés américains n’ont pas encore ouvert à l’heure de la rédaction de cet article mais les marchés européens ont baissé solidement, impactés par la crainte de la propagation incontrôlée de la nouvelle souche de coronavirus au Royaume-Uni.

L’ironie est qu’en pleine période de Brexit, c’est l’Union européenne qui met à l’écart le Royaume-Uni …

L’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Turquie, la France, la Belgique ou encore le Canada ont suspendu ces dernières heures les vols et trains en provenance du Royaume-Uni en vue de faire barrage à la propagation de la nouvelle souche de coronavirus détectée dans le pays et qui serait à 70% plus contagieuse que la première version connue jusqu’alors.

Notons qu’elle a également été détectée dans d’autres pays et pourraient rapidement devenir virale si une fermeture des frontières et la limitation de la circulation ne sont pas vite imposées…

Voici les différents secteurs à risque:

  • Pétrolier
  • Transport
  • Tourisme/Loisirs
  • Automobile
  • Banque
  • Energie

En effet, les cours du pétrole ont cédé plus de 4% 📉 en raison de l’anticipation des investisseurs quant aux restrictions sanitaires et au ralentissement de la demande d’hydrocarbures.

Du côté des compagnies aériennes, IAG, la maison-mère de British Airways et d’Iberia chute de 16% 📉 à Londres, Lufthansa décroche de 7% 📉 à Francfort alors que les low-cost easyJet et Ryanair abandonnent respectivement 15% 📉 et 6% 📉.

En ce début de semaine, les marchés européens ont ouvert en baisse du fait du contexte actuel lié à la crise sanitaire.

Indices nationaux

  • À Paris 🇫🇷, l’indice CAC 40 a perdu 2,39% 📉 à 5.396 points, un plus bas depuis le 13 novembre
  • L’indice Bel 20 chute de 3,2% à 3.539,90 points 📉
  • À Francfort, le Dax cède 2,25% 📉
  • À Londres, le FTSE recule de 0,93% 📉, la chute du sterling limitant les pertes de l’indice

Indices européens

  • L’indice EuroStoxx 50 🇪🇺 de la zone euro lâche 2,22% 📉
  • Le FTSEurofirst 300 🇪🇺 perd 1,82% 📉
  • Le Stoxx 600 🇪🇺 baisse de 1,99% 📉

Les marchés US ouvrent à 15h30 (heures de Bruxelles) et il est attendu que Wall Street ouvre en nette baisse puisque la propagation d’une nouvelle souche du coronavirus en Angleterre est devenu l’obsession principale des investisseurs passant devant l’accord sur un plan de relance de l’économie américaine.

Dans ce contexte, le Premier Ministre britannique Boris Johnson, qui a décrété samedi à plus de 16 millions d’Anglais un reconfinement pour endiguer la propagation de l’épidémie, tiendra une réunion d’urgence pour évoquer les questions de transport international.

Il est à noter que la semaine risque d’être chahutée en raison des fêtes de Noël. Les places boursières (Euronext, Londres) fermeront plus tôt ce jeudi 24 décembre.

Si la nouvelle souche tend à se développer et à se propager de la même manière que ce que l’on a connu lors des deux dernières vagues, nous pourrions nous retrouver dans la même situation de Krach boursier vécu en mars 2020.

La mise en quarantaine de pays entiers ayant causé la baisse des productions et de la consommation pétrolière avait aussi engendré un choc pétrolier. De plus, le krach était lié au ralentissement général de l’activité économique simultanément à la baisse de la production chinoise.

Par NAQI Hamza.

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Comment ont réagi les marchés suite aux élections américaines ?

Les marchés annonçaient une baisse quelques jours avant les élections américaines et nous pensions que la tension dû aux élections allait empirer les choses. Cependant, les marchés ont réagi différemment et nous avons observé une nette augmentation des valeurs boursières suite aux élections.

Wall Street affichait des résultats dans le rouge avant le 3 novembre. La période des élections présidentielles américaines, en plus de la crise sanitaire, ont accrus l’incertitude chez les investisseurs.

• Le Dow Jones – 6,5%.
• Le S&P 500 – 5,6%.
• Le Nasdaq – 5,5%.

En Europe, les marchés connaissent également un recul important :

• Le CAC 40 – 6,33%.
• Le DAX – 8,46%.
• Le Stoxx 600 – 5,45%.

Le 5 novembre, la Bourse de New York ouvre en hausse et cela est portée par l’espoir de voir les résultats des élections américaines se traduire par des politiques budgétaire, fiscale et réglementaire favorables aux grandes entreprises. La confiance des investisseurs l’emporte sur l’incertitude liée aux élections. Les résultats suivants le confirment :

• L’indice Dow Jones gagne 1,49%.
• Le S&P 500 prend 1,77%.
• Le Nasdaq progresse de 1,87%.
• Le CAC 40 prend 2,44%.
• Le DAX affiche 1,96%.
• Le Stoxx 600 s’ajuste à 2,05%.

Nous pouvons en conclure que les résultats des élections ont eu un impact positif sur les cours boursiers. Joe Biden semble avoir rassurer les investisseurs et permis aux marchés de rebondir. Le tout est de savoir si cette relance est de longue durée ou au contraire éphémère.

Quel est votre avis sur la question ?

Par Florenc MICAJ

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En Bourse, vous pouvez investir dans des fonds négociés (ETF), mais qu’est-ce que ça signifie vraiment ?

Dans la vie de tous les jours, quand on fait référence aux marchés boursiers, la plupart des gens pensent directement aux actions, voire aux obligations. Cependant, il existe également une multitude d’autres titres, dont justement l’ETF.

Un ETF, acronyme de « Exchanged Traded Funds » (ou encore « Fonds négocié en bourse »), est également connu sous le nom de Tracker et ceci pour une raison assez simple.

Les trackers sont des fonds indiciels cherchant à suivre fidèlement un indice boursier comme par exemple le Bel 20. Il a donc la même composition que l’indice boursier qu’il reproduit. Il varie donc à la hausse ou à la baisse de la même manière.

Les fonds négociés en bourse sont disponibles sur les marchés financiers depuis le début des années 1990. Ils constituent l’un des principaux types de fonds d’investissement, aux côtés des fonds d’assurance, des fonds de pension ou encore des fonds spéculatifs. La principale caractéristique qui distingue les ETF des autres fonds d’investissement est qu’ils sont toujours négociés en bourse (comme les actions ordinaires) et que leur prix est déterminé par des opérations « d’achat et de vente ».

L’objectif principal des ETF est donc de reproduire et de répliquer la performance d’un indice ou d’un instrument financier donné, plutôt que de le surpasser.

Par exemple, un investisseur souhaitant obtenir la même performance que l’indice « Dow Jones Industrial Average » pourrait investir dans le « FNB DJIA ». De plus, certains ETF permettent également de suivre l’inverse de la performance d’un indice. Par exemple, si un investisseur pense que le prix de l’argent va chuter, il peut acheter les actions d’un « Inverse Silver ETF » afin de gagner de l’argent sur la baisse des prix de l’argent.

Avantages d’un ETF ?

L’un des avantages d’un ETF est sa facilité d’accès. Car même s’il s’agit d’un fonds d’investissement, ce produit est coté en continu comme une action classique et peut donc être procuré de la même manière qu’un titre classique. 

De plus, autre avantage, les frais des ETF sont en général plus faibles que ceux des fonds actions classiques.

Enfin, les trackers permettent une certaine diversification, qui diminue les risques de perte. En effet, en investissant dans un ETF, une personne investit dans différentes catégories d’actifs à l’aide d’un seul et même titre.

Un autre avantage des ETF par rapport aux fonds communs de placement est leur liquidité. Alors que les fonds communs de placement traditionnels sont achetés et vendus à la clôture de chaque « business day »,  les investisseurs peuvent négocier les ETF à tout moment de la journée, de l’ouverture à la fermeture du marché.

Quid des différents types d’ETF ?

En ce qui concerne les différents types d’ETF, il en existe plusieurs:

  • Stock ETF: Ils suivent un ensemble particulier d’actions. Ils peuvent suivre ces actions en fonction de leur indice ou de leur secteur d’activité. Comme les actions sont soumises à la volatilité du marché, ces fonds peuvent constituer une bonne option pour les investisseurs cherchant une rentabilité à long terme.
  • Bond ETF: Elles sont composées d’obligations d’entreprises ou d’État. Ils peuvent être intéressants pour les investisseurs intéressés par des ETF à revenu fixe. En effet, ces fonds versent régulièrement des dividendes d’intérêts provenant d’obligations d’entreprises ou d’État.
  • Commodity ETF: Ils investissent dans des produits de base comme les métaux précieux, les matières premières ou encore les aliments naturels.
  • Sector or Industry ETF: Ces ETF suivent des secteurs particuliers, comme les biotechnologies, les soins de santé, l’énergie, etc.
  • ETF sur devise: Les ETF sur devises négocient des devises étrangères et peuvent offrir aux investisseurs une exposition au marchéd
  • Leveraged ETF: Grâce à l’utilisation d’un effet de levier, ils visent à accroître les rendements, généralement de 2 ou 3 fois plus que ceux d’un ETF typique suivant le même indice. Ils sont le plus souvent utilisés comme une stratégie d’investissement à court terme. S’ils peuvent offrir des rendements importants lorsque l’indice sous-jacent est à la hausse, les pertes sont également amplifiées, ce qui en fait un investissement plus risqué.
  • Inverse ETF: Ils visent à obtenir des rendements sur la baisse des indices qu’ils suivent.
Quid de l’emission des ETF ?

Comme le montre le graphique suivant, les ETF sont des produits d’investissement qui depuis plusieurs années connaissent une demande grandissante.

Nombre d’ETF échangés à travers le monde, entre 2003 et 2019 (Statista 2020)

On voit sur le graphique ci-dessus, qu’en 2019 on retrouvait 6.970 millions ETF dans le monde alors qu’en 2003, le nombre était à 276. On remarque donc une importante augmentation.

Les investisseurs peuvent choisir parmi une large sélection d’ETF, dont des milliers sont actuellement négociés dans le monde entier. Les entreprises qui proposent ces ETF (appelé les émetteurs d’ETF) ne manquent pas. Toutefois, les plus grandes sociétés d’ETF dominent le marché des ETF.

Les 5 plus grandes sociétés d’ETF contrôlent la grande majorité des actifs totaux sous gestion[1] (Total Assets Under Management – AUM) de l’ensemble des ETF.

  • iShares (filiale de Blackrock)
  • Db-X Trackers (filiale de Deutsche Bank).
  • Lyxor (filiale de la Société Générale).
  • UBS.
  • Amundi (filiale du Crédit Agricole).
Quid du rendement des ETF ?

Plus haut, il a été dit que l’objectif principal des ETF est de reproduire la performance d’un indice ou d’un instrument financier donné, plutôt que de la surpasser. En effet, un certain nombre d’études ont montré qu’il est difficile pour les ETF de battre les indices sur le long terme. Les fonds parvenant à générer de la surperformance de manière durable sont assez rares.


[1] Les actifs sous gestion sont l’ensemble des actifs contrôlés par le fonds commun de placement. Il comprend tous les actifs investis par le fonds commun de placement ainsi que les liquidités qu’il détient.

Par Jad BITAR

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Bourse Nos analyses

Les Traders utilisent souvent les CFD, nous vous expliquons ce que ça signifie !

Quelle image a-t-on de la bourse ? Parmi les réponses données par les non-initiés nous pourrions tomber sur celle-ci : « la bourse ? Avec les actions ? C’est trop risqué, je peux tout perdre. Non, la bourse ce n’est pas pour moi ! » ou « La bourse ? C’est pour acheter beaucoup d’actions et devenir riche ! »

Ce type de réaction peut s’expliquer par une multitude d’éléments qui font appel à la logique, les émotions ou les croyances des individus. Ils peuvent également être créés ou renforcés par ce que l’on entend ou voit autour de nous, notamment dans les médias. Ce qui nous amène à un constat : la forte médiatisation des actions par rapport aux autres produits financiers.

On le sait, le sensationnel attire le public… Et quoi de plus « captivant » que de voir le prix d’une action s’envoler ou dégringoler en l’espace d’une journée ? Des gens crient, d’autres pleurent, des fortunes sont détruites, bref, c’est riche en émotions. Et bien que les marchés financiers englobent plusieurs autres catégories de produits, comme les obligations ou les produits dérivés, c’est généralement les actions qui font la une de la presse financière.

Cependant, peut-on pour autant dire que les personnes qui font ces raccourcis ont tort ? Oui et non.

« La bourse » est avant tout un lieu où se rencontrent l’offre et la demande. L’objectif est de standardiser les conditions d’échanges pour faciliter les transactions. Dès lors, en théorie, il peut y avoir une bourse à n’importe quel endroit du monde (elle ne sera pas forcément réglementée).

Et puisque les bourses elles-mêmes peuvent avoir des caractéristiques différentes, il en va de même pour les produits financiers échangés. Aux côtés de produits très « classiques » comme les actions, obligations, futures, nous retrouvons également des produits plus « exotiques », comme celui qui nous intéresse aujourd’hui, les Contract for Differences (CFD).

Les CFD font partie de la catégorie des « produits dérivés ». Ils ont plusieurs types de sous-jacent comme les actions, les indices, les matières premières ou même des crypto-monnaies.

Ces contrats sont créés par des courtiers, qui en fixent les règles, dont celle de leur rémunération qui est la différence entre le prix d’achat et de vente du contrat (Spread). L’idée est de parier sur l’évolution future du sous-jacent, on dit alors que l’on prend une position à la hausse ou à la baisse.

Quels sont les avantages et inconvénients du CFD ?

Dans des produits hautement spéculatifs, les avantages peuvent aussi être inconvénients. En voici quelques-uns :

– Principaux avantages

  • L’effet de levier: principale raison d’investissement et bien connue des spéculateurs, l’effet de levier permet d’augmenter sensiblement les gains lorsque le sous-jacent varie légèrement. Un effet de levier de 100 permet de doubler sa mise si le sous-jacent varie de % à la hausse.
  • Les produits négociés: vous pouvez acheter des produits peu vendus aux particuliers, comme les matières premières ou les devises.
  • Liquidité et cotation 24/24h : Alors que le marché réglementé impose des horaires pour les transactions (souvent 9 h-16 h), les CFD peuvent s’échanger 24 h/24 avec les courtiers, ce qui garantit une forte liquidité.
  • Simple d’utilisation: les CFD permettent généralement un effet de levier de 10 . Par exemple, si vous achetez 50 CFD APPLE, au lieu d’acheter l’action APPLE coté à 400€, le CFD permet d’investir 2000€ au lieu de 20.000€ pour profiter d’une performance similaire. En effet, si l’action APPLE gagne 1%, le CFD dérivé de APPLE, lui, s’appréciera de 10%.

– L’inconvénient :

  • L’effet de levier: Bien évidemment, il s’agit également de son plus gros défaut. Puisque le CFD tient son principe d’une spéculation sur la direction que prendra le cours du sous-jacent, si l’estimation est incorrecte, la perte est immédiate. Ainsi, pour un levier de 100, une diminution de % du prix suffit pour que l’investisseur perde tout son argent. Vous pouvez même clôturer une position avec une perte plus importante que votre mise de départ et vous devrez donc payer la différence au courtier !

La bourse regroupe une multitude de produits financiers, dont certains font preuve d’une très grande transparence alors que d’autres sont très opaques et peu réglementés. Néanmoins, elle est également un lieu où les personnalités se rencontrent : des personnes patientes qui ont une vision à long terme, et d’autres, dont les yeux rivés sur les cours, jouent chaque jour la totalité de leurs avoirs. Même s’il est tentant de prendre des raccourcis pour s’enrichir rapidement, il ne faut pas oublier que cela peut se retourner très sévèrement contre vous.

Disclaimer : Nous vous rappelons également que Parlons Finance est un média informatif et qu’en aucun cas nos articles ont pour but de conseiller à l’achat un produit financier. L’investissement comporte des risques dont vous êtes responsables. Renseignez-vous ou consultez un conseiller financier.

Par Timur KAZKONDU

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Banque & Finance Bourse Nos analyses

Que représentent les « Penny stocks », les actions à toute petite valeur ?

Si vous êtes un lecteur assidu de Parlons Finance, ou tout simplement un intéressé par la Finance, vous savez ce que sont les actions mais ici, nous allons nous concentrer davantage sur ce que représentent les Penny Stocks, soit des actions à très faible valeur.

En effet, lorsqu’une entreprise souhaite se développer, elle peut rechercher de nouveaux capitaux en s’adressant aux investisseurs. Après avoir découpé symboliquement la valeur de l’entreprise en parts égales, soit les actions, elle les met en vente aux futurs copropriétaires, les actionnaires.

👉 Comment déterminer le prix d’une action ?

Bien qu’il soit possible, à la suite d’un audit externe, d’évaluer ce que vaut réellement le prix d’une action, ce dernier reflète avant tout les croyances et l’intérêt des investisseurs sur la valeur de l’entreprise.
A-t-elle un bon management ? Est-elle leader dans son secteur ? La croissance sera-t-elle au rendez-vous ? Les bénéfices répondent-ils aux attentes ? Ce sont ce genre de questions que se posent les acheteurs potentiels d’une action.

Dans notre monde très compétitif, les entreprises ne se ressemblent pas. Ainsi, des sociétés faisant partie d’un même secteur peuvent être valorisées très différemment par les courtiers, à l’image de Tesla (726 $ au 23/04/20), Volkswagen (120 $ au 23/04/20) ou Ford (4,96 $ au 23/04/20). Et pour les boursicoteurs, le prix d’une action peut être un critère de choix important, puisque certains se disent : « si le prix est aussi élevé, c’est que c’est une bonne entreprise, non ? »

👉 Mais alors, que sont les penny stocks, Tim ?

J’y arrive cher lecteur… Son nom fait référence aux pennies anglais, l’équivalent de nos centimes d’euro au fond de notre poche. Ainsi, il s’agit d’actions d’entreprises dont la valorisation est tellement faible (généralement sous la barre symbolique du dollar) qu’elles appartiennent à une catégorie spécifique. On en retrouve même à 0,01 $ !

Ces sociétés à faible capitalisation (« small cap » en anglais) ont elles aussi des profils différents :

  • Les anciennes gloires : elles faisaient partie de l’élite avant de tomber dans l’oubli. Ex. : Alcatel-Lucent.
  • Les volontaires : Certaines entreprises veulent réduire au maximum la valeur de leurs actions pour permettre au plus grand nombre d’en acheter.
  • Les bonnes opportunités : Celles dont le potentiel est important, mais encore caché des investisseurs.

En Belgique, nous avons quelques exemples comme Dexia ou Nyrstar.

👉 Cependant, ces actions demandent une attention particulière.

Leur faible valorisation les pousse un peu à l’écart des journaux d’information financière, ce qui crée une opacité sur le secteur. Considérées comme spéculatives, du fait d’une réglementation moins stricte et d’une faible liquidité, elles sont souvent l’objet de malversations (ex. : manipulation de cours).

De plus, la volatilité est très élevée (on peut passer de 5 centimes à 25 centimes en une journée, soit une performance de 400 %), ce qui peut amener à de gros gains ou grosses pertes en très peu de temps.

Le marché des actions permet à de nombreuses entreprises de trouver de nouveaux capitaux. En sollicitant les investisseurs, ces mêmes entreprises se soumettent au jugement, parfois illogique, des marchés financiers. Néanmoins, pour l’initié en bourse, il existe toujours des opportunités à saisir, même si celles-ci se trouvent dans les méandres de la bourse.

Pour conclure, aux États-Unis, le marché des penny stocks est différent de marchés classiques tels que le NYSE et le NASDAQ. Ces titres sont négociés « de gré à gré » (signifiant Over the counter, c’est-à-dire directement entre opérateurs) grâce aux « Pink Sheets » et à l’OTC Bulletin Board.

Par Tim Kazkondu

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Bourse Nos analyses

Tout savoir sur l’envolée de l’action Netflix en pleine période de crise !

Netflix a connu une hausse spectaculaire dans un contexte de ralentissement économique lié au coronavirus. Les investisseurs espèrent, cherchent et désirent cibler de nouvelles actions épargnées par la pandémie, c’est certainement le cas de l’action Netflix !

En effet, Netflix devra bientôt publier ses résultats financiers du premier trimestre de l’exercice 2020 à la fin de la séance boursière du mardi 21 avril et nous aurons sûrement une ruée vers l’action.

Faisons le point de la situation :

Netflix est actuellement la plus grande firme de streaming TV au monde avec plus de 165 millions d’utilisateurs de par le monde. L’action a également pu bénéficier de la pandémie du Coronavirus, au côté de l’action Amazon qui a également connu un plus haut mais également Zoom Video et pleins d’autres actions typiquement axées sur une économie « casanière ».

Mais il faut bien sûr noter que Netflix doit également faire face à une concurrence accrue de nouveaux entrants tel que Apple TV ou encore Disney+, qui a déjà dépassé la barre de 50 millions d’abonnés payants alors qu’il n’est encore disponible que dans 14 pays.

Au dernier trimestre, Netflix avait annoncé attendre plus de 7 millions de nouveaux utilisateurs payant au premier trimestre 2020.

Actuellement, la capitalisation boursière a touché des plafonds records atteignant 190 milliards de dollars. En effet, depuis le 16 mars, l’action Netflix a bondi de plus de 40% et n’a pas senti une once de dégât depuis les mesures de confinement imposées à des milliards de personnes dans le monde.

Cours de l’action Netflix

« Les gens sont en train de regarder beaucoup plus Netflix », selon Ted Sarandos, responsable mondial des contenus chez Netflix, sur CNN.

Plusieurs éléments expliquent cela. Tout d’abord, le fait qu’il n’y ait plus d’événement sportif permet Netflix de prendre le relais mais également le fait que les salles de cinéma soient fermées jouent aussi en faveur de Netflix.

L’action Netflix fait ainsi partie de la catégorie « Stay at home » et profite pleinement du confinement pour continuer d’apporter des jours heureux aux investisseurs.

Par exemple, Bank of America vient ainsi de réhausser son objectif de cours pour l’action de Netflix, passant ainsi de 426 à 460 dollars. Un niveau qui porterait la capitalisation boursière du groupe à plus de 200 milliards.

Le comble est d’apprendre que le géant du streaming TV vient tout juste de dépasser la valorisation du géant américain du pétrole, ExxonMobil, évalué à 166 milliards de dollars ayant connu une baisse liée à la crise du coronavirus impactant la demande (consommation) de pétrole.

Rappelons qu’en 2013, ExxonMobil était la première entreprise en termes de capitalisation …

Par Hamza NAQI