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Bitcoin plus résilient que la Bourse américaine : comment s’adapter ? 

Les « tariffs » répétés et contradictoires des dernières semaines n’ont épargné aucun marché et n’ont laissé aucun investisseur indifférent. La politique commerciale des États-Unis a entraîné un pic d’incertitudes provoquant une correction marquée des actions. Et contre toute attente, bien que les cryptomonnaies aient aussi accusé une baisse, Bitcoin en particulier a su démontrer une certaine résilience. Quels enseignements devons-nous en tirer en tant qu’investisseur ? 

  1. Le marché des cryptomonnaies est sensible aux facteurs macroéconomiques  

Rappelons que depuis l’institutionnalisation du bitcoin, le BTC est corrélé aux événements macroéconomiques. Les décisions des États et des institutions financières ont désormais des répercussions directes sur le marché des cryptomonnaies.  

De même, les événements géopolitiques récents ont eu un impact sur les marchés, suivis par la politique tarifaire de Donald Trump d’abord offensive, puis subitement plus conciliante.  

En effet, il aura suffi que les droits de douane – censés être appliqués à plus de 180 pays – soient mis en pause pour 90 jours par Donald Trump lui-même (excepté pour la Chine), pour que bitcoin rebondisse au-delà des 82 000 dollars et se stabilise, après avoir brièvement baissé en dessous de 75 000 dollars deux jours auparavant.  

  1. Bitcoin plus résilient que la Bourse américaine 

Bien qu’il s’agisse d’actifs risqués, naturellement volatils en période d’incertitude, les cryptomonnaies, et en premier lieu Bitcoin, ont été plus résilientes que les actions américaines.  

Dès la première semaine d’avril, les indices boursiers ont enregistré des pertes significatives : 
•  Plus de 6 00 milliards évaporés en 48 heures 
• – 11 % sur le NASDAQ 
• – 17 % pour le S&P500 depuis son sommet de février 
•  Et enfin, le VIX « l’indice de la peur » a atteint 52 points, un niveau inédit depuis 2020 

Notons que pour la première fois, la volatilité du S&P500 a égalé la volatilité du bitcoin :  

En outre, les obligations américaines également, pourtant considérées comme l’un des actifs les plus sûrs du monde, ont fluctué. Les obligations à 10 ans sont passées de 4 % à 4,5 % en 7 jours, une première depuis les années 2000.  

Bitcoin, lui, est resté au-dessus du seuil des 75 000 dollars et a regagné 6,2 % suite au revirement de situation du 9 avril. Nous avions d’ores et déjà observé une réaction similaire lors de la pandémie de Covid : une correction vive, avant de rebondir presque immédiatement.  

  1. La demande pour Bitcoin reste soutenue, portée par les institutionnels 

Ajoutons que malgré les turbulences de ce début d’année, la demande pour Bitcoin reste stable du côté des investisseurs traditionnels qui poursuivent leur stratégie d’accumulation, preuve d’une confiance sur le long terme : 

  • Startegy₿ (anciennement MicroStrategy) a acquis 911 bitcoins, portant son total à plus de 506 000 BTC, soit un demi-million.  Et l’entreprise prévoit un nouvel achat de 1 milliard de dollars.  
  • Metaplaneta renforcé ses positions avec 150 BTC, atteignant désormais 3 350.   
  • Le Salvador, premier pays à s’être constitué une réserve nationale de bitcoin, a poursuivi sa stratégie d’accumulation et atteint un total de 6 127 BTC.    
  • Tether, la société émettrice de l’USDT a acheté 8 888 BTC, devenant le sixième plus gros détenteur.  

Retenons donc que le silence des médias lorsque Bitcoin baisse – ou au contraire la surmédiatisation marquée par des titres alarmistes – peut à tort nous faire oublier la tendance globale favorable à l’adoption du bitcoin et des cryptomonnaies. Un phénomène symptomatique qui permet systématiquement aux investisseurs réguliers de renforcer leur position, profitant de points d’entrée intéressants.    

Une croissance soutenue du côté des stablecoins 

Parallèlement, la capitalisation des stablecoins continue de progresser, atteignant un record à 233,58 milliards de dollars. Un autre témoin de l’institutionnalisation, de plus en plus d’acteurs institutionnels faisant leur entrée sur les marchés via ces cryptomonnaies stables.  

  1. Bitcoin, potentiel rempart contre l’inflation ? 

Alors que les droits de douane et la guerre commerciale alimentent des pressions inflationnistes potentiellement plus importantes que prévu, le bitcoin qui est par nature un actif rare (limité à 21 millions d’unité, d’où son surnom d’ « or numérique ») pourrait légitimement être perçu comme une réserve de valeur.  

  1. Quels indicateurs surveiller et quelle vision adopter sur le long-terme ?  

Au sein du marché des cryptomonnaies, bitcoin demeure incontestablement le crypto actif le plus largement adopté par les acteurs de la finance traditionnelle, ce qui renforce sa légitimité et souligne son potentiel à long terme.  

Ainsi, bien que la volatilité à court terme nourrisse la peur, cela ne doit pas occulter une tendance de fond qui, nous l’avons vu, est haussière et favorable à une adoption grandissante sur le long terme.  

Ces prochaines semaines, il sera intéressant d’observer les prises de position des acteurs majeurs. En particulier, la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (la FED), et sa décision concernant une éventuelle baisse des taux qui inciterait les investisseurs à privilégier les actifs plus risqués.  

Dans tous les cas, ces dernières semaines tumultueuses ont souligné l’importance de diversifier ses positions et d’accorder une place à de nouveaux actifs résilients afin de sécuriser son patrimoine.  

En rédaction avec Meria 

Meria est une plateforme d’investissement en cryptomonnaies française leader depuis sa création en 2017 par Owen Simonin. Meria vous permet d’acheter, échanger et d’investir vos cryptomonnaies afin de générer des rendements passifs et réguliers. Meria est une société française, enregistrée PSAN auprès de l’AMF (E2021-016).

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La première rencontre entre l’Iran et les Etats-Unis depuis 2015

Lundi 8 avril, alors que le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahou était à la Maison Blanche pour essayer de réduire ou d’éliminer les droits de douane de 17 % imposés à Israël, Donald Trump en a profité pour faire une annonce « surprise ».

En effet, celui-ci a déclaré que les diplomates américains et iraniens se rencontreront à Oman ce samedi 12 avril pour avancer sur la question nucléaire iranienne.

Selon des fonctionnaires au fait de la planification des négociations, la délégation iranienne pour les pourparlers indirects de samedi avec les États-Unis à Oman devrait être dirigée par le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, tandis que la délégation américaine sera dirigée par l’envoyé spécial des États-Unis pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. Les discussions se dérouleront dans des salles séparées, en présence d’un médiateur qui transmettra des notes entre les délégations.

Il a également rajouté : “Espérons que ces discussions auront du succès. Si elles n’aboutissent pas, je pense que l’Iran sera en grand danger. C’est dans le meilleur intérêt de l’Iran. Tout le monde peut s’accorder sur le fait qu’un accord serait préférable à l’évidence”, a déclaré Donald Trump. “Il n’a pas précisé ce qu’il entendait par évidence”souligne le Washington Post. Toutefois, on peut supposer qu’avec la préparation militaire en cours, Trump affirme de nouveau sa position de force en faisant passer le message que soit la diplomatie fonctionne, sinon la force militaire sera potentiellement utilisée.

En effet, selon le site spécialisé dans les affaires du Moyen-Orient Al-Monitor, “l’armée américaine a déployé (ces dernières semaines) plusieurs bombardiers B-2” sur la base Diego Garcia, dans l’océan Indien, située à 5 300 kilomètres de l’Iran. Avec une portée pouvant atteindre 11 000 kilomètres, ces avions sont “conçus pour transporter la ‘mère de toutes les bombes’, pesant 900 kilos et […] capable de détruire les installations nucléaires souterraines iraniennes”, précise le site.

De son côté, l’Iran cherche aussi à montrer ses muscles. Deux hauts responsables ont ainsi effectué le 4 avril une visite dans la zone de défense aérienne du sud-est du pays, dans la ville portuaire de Bandar Abbas, la plus proche de la base américaine de Diego Garcia, pour “une évaluation opérationnelle de la préparation au combat”. Un haut général des Gardiens de la révolution, Alireza Sabahifard, a affirmé à cette occasion que l’Iran se préparait à une “réponse décisive et écrasante” en cas d’“agression” américaine, rapporte Al-Monitor.

Malgré le récent renforcement militaire, une attaque militaire américaine contre l’Iran ne semble pas imminente et sert plutôt d’outil par lequel Trump peut pousser l’Iran à la table des négociations et parvenir rapidement à l’accord qu’il recherche.

Étant donné la vaste étendue des bases de défense aérienne de l’Iran, davantage d’équipements, d’avions et de main-d’œuvre semblent nécessaires si les États-Unis décident finalement de lancer une frappe qui pourrait paralyser les installations nucléaires du pays et immobiliser ses centres militaires pour contrecarrer une réponse de représailles immédiate.

La question de savoir si les États-Unis vont intensifier leurs déploiements pour une guerre à grande échelle, au-delà de simples gestes de flexion, dépend encore largement de la manière dont l’Iran choisira de répondre aux menaces de Trump.

Par ailleurs, un haut responsable iranien a déclaré dimanche 6 avril à Reuters que l’Iran avait averti ses voisins qu’ils pourraient devenir des cibles s’ils autorisaient les États-Unis à utiliser leur territoire ou leur espace aérien pour attaquer ses installations nucléaires.

Selon le rapport, l’avertissement a été adressé aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, à la Turquie, au Koweït et à l’Irak, précisant que tout soutien à une frappe américaine, y compris l’utilisation de l’espace aérien ou du territoire (par exemple, le Qatar abrite la plus grande base américaine de la région), serait considéré comme un acte hostile.

Un tel acte « entraînerait de graves conséquences pour eux », a averti le responsable, ajoutant que le guide suprême iranien, Ali Khamenei, avait placé les forces du pays « en état d’alerte maximale », selon le rapport.

“Si Trump veut placer l’Iran devant le dilemme ‘capitulation ou guerre’, […] les intérêts occidentaux dans les champs énergétiques, les voies de transport internationales et les bases militaires situées dans les pays du golfe Persique risquent de ne plus être en sécurité”, a ainsi mis en garde le quotidien Javan, proche des Gardiens de la révolution.

Les États-Unis comptent au moins 40 000 soldats au Moyen-Orient. La majorité d’entre eux sont déployés dans les États pétroliers du Golfe, où ils sont basés sur une série de bases aériennes et navales stratégiques.

La base aérienne Prince Sultan, en Arabie saoudite, abrite la 378e escadre expéditionnaire aérienne américaine, qui exploite des chasseurs F-16 et F-35. Les États-Unis exploitent des drones MQ-9 Reaper et des chasseurs à réaction depuis la base aérienne d’Al Dhafra, aux Émirats arabes unis. La base aérienne d’Ali al-Salem, au Koweït, abrite la 386e escadre expéditionnaire aérienne.

La base aérienne d’Al Udeid, au Qatar, abrite le quartier général régional du Commandement central américain. Le royaume insulaire de Bahreïn abrite environ 9 000 soldats américains appartenant au quartier général du commandement central des forces navales américaines et à la cinquième flotte américaine.

En réponse, l’Arabie Saoudite et d’autres États du Golfe ont interdit aux avions de guerre américains d’utiliser leurs aérodromes ou leur ciel pour attaquer l’Iran après que le président américain Donald Trump a menacé ce week-end de bombarder le pays.

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar et le Koweït ont tous déclaré aux États-Unis qu’ils ne permettraient pas que leurs espaces aériens ou leurs territoires soient utilisés comme rampe de lancement contre l’Iran, y compris pour des opérations de ravitaillement et de sauvetage, a déclaré un haut responsable américain à Middle East Eye.

Cependant, si les États-Unis utilisent Diego Garcia pour attaquer l’Iran, ils pourraient éviter complètement l’espace aérien des États du Golfe, ou à tout le moins, donner aux monarques du Golfe une possibilité plausible de nier leur implication dans les frappes. Cela réduit les possibilités pour l’Iran de dissuader les frappes américaines ou israéliennes en menaçant le Golfe.

En outre, Trump a déclaré que les États-Unis s’engageraient dans des négociations « directes », alors que dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé que des discussions auraient lieu samedi à Oman, mais a précisé qu’elles seraient indirectes, ce qui signifie que des intermédiaires collaboreraient avec les deux parties.

En effet, sur ordre de son guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, l’Iran a récemment écarté toute négociation directe avec les États-Unis sous Trump, qui non seulement s’est retiré de l’accord nucléaire de 2015, mais a aussi ordonné l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani durant son premier mandat.

Néanmoins, certains initiés politiques à Téhéran suggèrent en privé que la porte pourrait être ouverte à des pourparlers directs, en fonction de l’évolution des choses à Mascate. La composition des délégations souligne également que la République islamique a chargé le ministère des Affaires étrangères de mener les négociations avec les États-Unis.

Alors, Trump brûle-t-il les étapes en révélant prématurément une diplomatie discrète encore embryonnaire ? Ou bien brouille-t-il volontairement la frontière entre messages indirects et véritables négociations pour revendiquer une dynamique et créer une pression ?

Il est notable qu’en 2012 et 2013, des pourparlers directs et secrets entre les États-Unis et l’Iran à Oman avaient discrètement préparé le terrain pour l’accord nucléaire en 2015. Ces rencontres ont abouti parce qu’elles étaient discrètes, sérieuses et fondées sur des objectifs clairs : l’Iran voulait une levée des sanctions. Les États-Unis voulaient empêcher l’Iran d’obtenir la bombe nucléaire.

Cette même dynamique pourrait être à l’œuvre aujourd’hui, mais dans un environnement politique encore plus hostile qu’en 2015. Dans les deux pays, les partisans de la ligne dure ont passé des décennies à alimenter la méfiance. Beaucoup craignent la diplomatie non pas parce qu’elle échoue, mais parce qu’elle pourrait réussir.

Pour la direction iranienne, et en particulier son Guide suprême, être perçu comme faisant des compromis avec Trump pourrait être un cauchemar politique, à moins que cela ne soit fait « dans les règles ». Il ne peut pas se permettre de paraître faible aux yeux de sa base, surtout après que Trump a déchiré le précédent accord et tué Soleimani.

De plus, le changement de ton de Trump pourrait s’expliquer par la préparation d’une visite de haute importance en Arabie saoudite, où il espère relancer des accords régionaux. Pour cela, il aurait besoin d’un calme à Gaza, d’un cessez-le-feu au Yémen, et d’une réduction des tensions avec l’Iran.

Le vrai test, c’est ce que Trump exige réellement. S’il s’agit du modèle maximaliste de la « Libye » que les néoconservateurs autour de lui préconisent, soit un démantèlement total du programme nucléaire iranien, alors les discussions seront probablement vouées à l’échec, et la probabilité d’un conflit militaire sera très élevée.

Le conseiller à la sécurité nationale de l’administration Mike Waltz a parlé de « démanteler » le programme nucléaire iranien. C’est aussi ce que Netanyahou évoque quand il exige le « modèle libyen », ce qui signifie que l’Iran devrait démanteler et expédier hors du pays l’intégralité de son infrastructure nucléaire.

Or, une grande partie des équipements d’enrichissement nucléaire libyens n’avaient jamais été déballés avant leur remise aux États-Unis en 2003 ; l’infrastructure nucléaire iranienne fonctionne depuis des décennies et est répartie sur tout le territoire, en grande partie sous terre.

Cela signifierait la fermeture du site d’enrichissement nucléaire de Natanz, attaqué par les États-Unis et Israël avec la cyber-arme Stuxnet il y a quinze ans, et saboté épisodiquement depuis par Israël. Cela impliquerait la destruction du site d’enrichissement de Fordow, situé au cœur d’une montagne sur une base militaire. Et cela impliquerait le démantèlement de plusieurs autres installations réparties dans tout le pays, sous l’œil vigilant des négociateurs internationaux.

Mais cela donnerait lieu à une négociation très brève : c’est une impasse pour l’Iran (le modèle libyen est peu attrayant quand on pense au sort final de Kadhafi). Il est quasiment certain que l’Iran résistera au démantèlement de l’ensemble de son infrastructure nucléaire, qui lui a donné la capacité de produire le combustible nécessaire à une bombe en quelques semaines, voire une arme complète en quelques mois.

De nombreux Iraniens ont commencé à évoquer ouvertement la nécessité pour le pays de se doter d’une arme, après s’être révélé relativement vulnérable lors d’une série d’échanges de missiles avec Israël l’année dernière.

Mais l’approche belliciste de Trump envers l’Iran a déclenché un débat furieux dans le monde MAGA sur la direction de la politique étrangère de la nouvelle administration et sur la question de savoir si de nouveaux engagements militaires au Moyen-Orient en valent la peine.

Trump a doté son administration de faucons iraniens de premier plan, comme le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz et le secrétaire d’État Marco Rubio, mais aussi de personnalités qui souhaitent que les États-Unis se retirent de toute intervention militaire au Moyen-Orient. Leurs affrontements sont devenus très virulents et très médiatisés ces dernières semaines , ce qui pourrait affecter l’approche américaine envers Israël et sa campagne de pression sur l’Iran.

Cependant, si l’objectif de Trump est de vérifier que le programme nucléaire iranien reste pacifique, comme certains rapports le suggèrent, alors un accord est encore possible, et cela correspond à ce que les responsables iraniens ont dit être prêts à envisager. Steve Witkoff, l’envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient, de son côté, a évoqué un programme de « vérification » pour s’assurer que l’Iran ne construit pas de bombe, et c’est aussi le cas de nombreuses figures influentes du monde MAGA.

D’ailleurs, Witkoff a ces dernières semaines fait la une des journaux en affichant une préférence apparemment simple pour s’engager avec l’Iran. La semaine dernière, il s’est retrouvé dans l’eau chaude après avoir écrit « Great » en réponse à un tweet d’Araghchi soulignant que l’Iran a respecté son engagement dans le cadre de l’accord nucléaire de 2015 de ne jamais développer d’armes atomiques, même si Trump s’est unilatéralement retiré de l’accord en 2018.

Au milieu des tirs nourris des voix opposées à la diplomatie avec l’Iran, Witkoff a supprimé son tweet peu de temps après.

Witkoff a également fait des vagues à Téhéran le 21 mars, lorsqu’il a suggéré dans une interview avec le journaliste et animateur conservateur Tucker Carlson que les États-Unis seraient ouverts à une supervision plus stricte du programme nucléaire iranien plutôt qu’à son démantèlement complet. Les experts disent que ce dernier est un échec pour la République islamique, en particulier compte tenu de l’expérience d’autres pays qui ont accepté de renoncer à leurs capacités nucléaires, y compris la Libye.

Qui plus est, toujours durant l’interview, Witkoff a suggéré que Trump veut d’abord et avant tout s’assurer que les activités nucléaires de l’Iran ne seront pas militarisées.

« S’ils devaient avoir une bombe qui créerait la Corée du Nord dans le CCG [Conseil de coopération du Golfe], nous ne pouvons pas avoir cela… Nous ne pouvons jamais permettre à quelqu’un d’avoir une arme nucléaire et d’avoir une influence démesurée. »

Tout en proposant que le dialogue devrait « commencer » sur le programme nucléaire iranien, Witkoff a également été explicite sur d’autres priorités américaines. « La prochaine chose que nous devons faire avec l’Iran, c’est qu’ils sont les bienfaiteurs de ces armées par procuration. »

Alors que l’Iran a signalé qu’il ne négocierait pas sur les questions non nucléaires, les remarques de Witkoff suggèrent qu’il y a une certaine flexibilité sur ces questions, d’autant plus que la perception de la menace américaine semble se concentrer sur le programme nucléaire iranien.

Toutefois, de manière improvisée, Trump a aussi déclaré hier à la Maison Blanche qu’un nouvel accord avec l’Iran pourrait « peut-être beaucoup plus dur » que l’accord nucléaire de 2015 qu’il avait auparavant rejeté.

En même temps, il reste flou jusqu’où l’administration est prête à aller en matière de concessions. Les Iraniens, cette fois, exigeront des bénéfices tangibles et des garanties solides, et non pas seulement un soulagement temporaire des sanctions comme dans le JCPOA.

Que Trump est-il prêt à offrir ? Peut-il faire approuver un accord par le Sénat ? S’agira-t-il uniquement d’un accord nucléaire ? Une critique fréquente du JCPOA était qu’il ne traitait pas du programme de missiles balistiques de l’Iran ni de ses milices par procuration.

« Trump souhaite éviter deux choses », a déclaré Aaron David Miller, expert de la politique américaine au Moyen-Orient à la Fondation Carnegie pour la paix internationale. « Premièrement : que l’Iran franchisse le seuil nucléaire sous sa direction. Deuxièmement, une opération militaire majeure des États-Unis ou d’Israël qui plongerait la région dans le chaos. »

L’Iran est toujours sur le point de se doter d’une arme nucléaire. L’Agence internationale de l’ énergie atomique (AIEA) a rapporté en février que l’Iran avait produit près de 275 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %, soit près du seuil de 90 % requis pour la fabrication d’armes nucléaires. Une évaluation des services de renseignement américains, rendue publique le mois dernier par le Bureau du directeur du renseignement national, indiquait que « Khamenei n’avait pas réautorisé le programme d’armement nucléaire », mais ajoutait que « la pression s’était probablement accrue sur lui pour qu’il le fasse ».

Enfin, les acteurs extérieurs, y compris les acteurs régionaux comme Oman, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et le Qatar, se sont montrés ouverts à la médiation de négociations indirectes, tandis que les partisans internationaux du programme nucléaire iranien, tels que la Chine et la Russie, soutiennent également une solution nucléaire négociée.

Cependant, si la Chine et la Russie se coordonnent avec l’Iran sur des questions telles que l’évitement du retour des sanctions et l’interdiction du retrait de l’Iran du Traité de non-prolifération, car de telles actions menaceraient leurs intérêts et créeraient de l’instabilité dans la région, elles ne veulent pas nécessairement que la question soit résolue et n’ont pas pris de mesures sérieuses jusqu’à présent.

Un Iran isolé deviendrait dépendant de la Chine et éliminerait la concurrence énergétique de la Russie, ce qui rendrait le maintien du statu quo avantageux pour les deux parties. Par conséquent, ils ne visent pas à résoudre la crise, mais préfèrent qu’elle ne s’aggrave pas.

Bien que les États-Unis puissent consulter Israël sur son accord avec l’Iran, il est peu probable qu’Israël puisse y opposer son veto, car Trump se concentre sur la négociation d’un accord qui s’aligne sur les intérêts américains.

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Comment fonctionne un fonds d’investissement ?

Un fonds d’investissement est un outil de placement collectif. Il permet de mettre en commun l’argent de plusieurs investisseurs pour l’investir dans un portefeuille diversifié d’actifs : actions, obligations, immobilier, etc. Ce portefeuille est géré par des professionnels qui prennent les décisions d’investissement.

En investissant dans un fonds, vous achetez des parts de ce dernier. La valeur de ces parts évolue en fonction des performances des actifs détenus par le fonds.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, si vous êtes intéressé par l’investissement et que vous souhaitez investir dans vos premiers actifs avec une plateforme fiable et reconnue, inscrivez-vous sur Trade Republic dès aujourd’hui via notre lien ci-dessous.

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Les principaux acteurs d’un fonds

  • Investisseurs : Ce sont les particuliers, entreprises ou institutions qui placent leur argent.
  • Société de gestion : C’est l’entité chargée de gérer le fonds selon une stratégie définie.
  • Gérant de fonds : Il s’agit de l’expert en charge des arbitrages (achats/ventes).
  • Dépositaire : La banque qui détient les titres en sécurité et vérifie la conformité des opérations.

Que contient un fonds ?

Les fonds varient selon leur stratégie d’investissement. Voici quelques types courants :

  • Fonds actions qui investis majoritairement en actions d’entreprises.
  • Fonds obligataires qui sont composés d’obligations (dette d’entreprises ou d’État).
  • Fonds diversifiés qui représente un mélange d’actions, d’obligations ou de liquidités.
  • Fonds monétaires qui, eux, sont très prudents, sur des placements à court terme.
  • Fonds immobiliers (SCPI, OPCI) qui sont exposés à l’immobilier locatif.
  • ETF (fonds indiciels cotés) qui répliquent un indice boursier (CAC 40, S&P 500…).

La valeur liquidative (VL)

Chaque jour (ou semaine), la valeur liquidative d’un fonds est calculée. Il s’agit de la valeur d’une part du fonds :

VL = (Valeur totale du portefeuille – frais) / nombre de parts en circulation

La VL détermine combien vaut une part à un instant donné.

Quels sont les frais ?

Avant d’investir, il est important de connaître les frais :

  • Frais d’entrée qui sont prélevés lors de l’achat des parts (souvent négociables).
  • Frais de gestion qui eux sont prélevés chaque année pour rémunérer la société de gestion (0,5 % à 2 % en moyenne).
  • Frais de performance qui sont prélevés si le fonds dépasse certains objectifs de rendement.

Les avantages d’un fonds d’investissement

Investir dans un fonds présente plusieurs avantages non négligeables. Tout d’abord, il permet une diversification automatique, c’est-à-dire que votre argent est réparti sur un grand nombre d’actifs différents, réduisant ainsi le risque lié à la performance d’un seul titre.

Ensuite, les fonds sont souvent accessibles même pour les petits investisseurs, avec des montants de départ parfois très faibles (50 ou 100 euros suffisent pour certains fonds).

Enfin, vous bénéficiez d’une gestion professionnelle : des experts sélectionnent et ajustent les investissements en fonction des conditions de marché et de la stratégie du fonds, ce qui représente un véritable gain de temps et de tranquillité d’esprit pour l’investisseur.

Les limites à connaître

  • Frais parfois élevés, surtout comparés aux ETF.
  • Pas de garantie de performance car les marchés restent volatils.
  • Moins de contrôle car vous ne choisissez pas les titres individuels.

Les fonds d’investissement sont un excellent moyen de se lancer en bourse sans avoir à analyser chaque entreprise individuellement. En choisissant un fonds adapté à votre profil (prudent, équilibré, dynamique), vous pouvez profiter du potentiel des marchés financiers tout en bénéficiant d’une gestion professionnelle.

Avant d’investir, prenez toujours le temps de bien comprendre la stratégie du fonds, ses frais et son historique de performance. L’investissement boursier demande de la patience, mais bien outillé, vous avez toutes les chances de réussir.

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Interview avec Aymeric Lang, Directeur de la Gestion chez Erasmus Gestion

Les petites et moyennes capitalisations (small et mid caps) sont souvent ignorées par les grands acteurs financiers… à tort. Derrière leur volatilité perçue, ces entreprises recèlent un potentiel de croissance et de diversification unique, à condition de savoir les analyser.

Dans cette interview, Aymeric Lang, Directeur de la Gestion chez Erasmus Gestion, revient sur l’expertise historique de la société dans cet univers de marché sous-exploité. Il nous éclaire sur les raisons de la sous-valorisation actuelle des small caps, les opportunités à saisir en 2025, et les conseils clés pour les investisseurs souhaitant intégrer cette classe d’actifs dans leur stratégie patrimoniale.

1. Pouvez-vous présenter Erasmus Gestion et expliquer ce qui fait de vous un acteur incontournable sur la classe d’actifs des small caps en Europe ?

Créé par deux figures emblématiques de la finance, Jean-Pierre Gaillard, chroniqueur boursier, et Jean-François Gilles, gérant reconnu fort de plus de 40 ans d’expérience sur les marchés financiers.

Erasmus Gestion s’est construit sur un choix fort : se spécialiser sur l’investissement dans les petites et moyennes capitalisations (small et mid caps) en Europe, un segment de marché souvent délaissé par les grandes institutions financières mais qui offre des opportunités intéressantes. 

Pourquoi ? 

Cet univers étant moins suivi par les analystes externes car générant moins de commissions pour les banques et courtiers, il arrive fréquemment que la valeur boursière d’une Small Cap ne soit pas du tout cohérente par rapport à sa valeur réelle. C’est  ce qu’on appelle une inefficience de marché. Mais pour pouvoir pleinement en bénéficier, il faut savoir les identifier. 

Erasmus Gestion a fait le choix stratégique de développer sa propre recherche en interne pour exploiter ces inefficiences, avec une équipe dédiée à l’analyse des small et mid caps européennes.

Depuis notre création, nous avons toujours compté entre trois et six analystes spécialisés sur ce segment. Cette approche rigoureuse nous a permis de développer un processus de gestion fondé sur une analyse fondamentale approfondie. Nous avons plus de 200 modèles internes ce qui nous permet de repérer les inefficiences et de les exploiter pour délivrer une surperformance dans la durée par rapport à notre indice de référence.

Sur le long terme, notre performance s’établit autour de 10 % par an, surpassant notre indice de référence, avec une volatilité moindre. 

En parallèle de cette expertise Small & Mid Caps, en 2019, nous avons élargi nos services en proposant une offre de gestion sous mandat destinée aux Conseillers en Gestion de Patrimoine (CGP), leur permettant de bénéficier de notre expertise en allocation d’actifs. 

2. Les small et mid caps offrent-elles un bon compromis entre performance et risque ?

Les small et mid caps peuvent être comparées à des voitures de sport qui ont malgré tout une bonne tenue de route.

Leur moteur est plus imposant que celui des grandes capitalisations : historiquement, les petites et moyennes valeurs surperforment les grandes capitalisations d’environ 2 % par an.

Cet écart peut paraître faible, mais avec l’effet composé, il devient colossal sur plusieurs années. Pourquoi ? 

Ces sociétés sont souvent en phase de forte croissance, positionnées sur des marchés de niche, et plus réactives aux opportunités économiques.

Leur capacité à faire progresser leur bénéfice est supérieure à celle des grandes entreprises, ce qui explique, dans la durée, la surperformance boursière.

Mais leur tenue de route reste, contrairement à ce qu’on pourrait penser, excellente. La volatilité des small caps est en moyenne de 19 % contre 18 % pour les grandes capitalisations. Cet écart est marginal au regard de la prime de performance qu’elles offrent.

L’autre intérêt dans le cadre d’une allocation globale, c’est qu’elles constituent un excellent vecteur de diversification grâce à une corrélation limitée par rapport aux grandes valeurs, réduisant ainsi le risque global d’un portefeuille.

Toutefois, investir dans ce segment requiert une expertise pointue. Il est essentiel d’effectuer une recherche approfondie et d’avoir une stratégie d’investissement disciplinée. C’est pourquoi nous recommandons aux investisseurs particuliers de bien maîtriser l’analyse financière s’ils souhaitent s’aventurer seuls sur ce marché complexe. Dans le cas contraire, s’appuyer sur un fonds ouvert reste la meilleure option.  

3. Pourquoi les small caps sont-elles sous-évaluées aujourd’hui selon vous ?

Pour reprendre l’analogie automobile, les small caps manquent aujourd’hui de carburant. Depuis 2018, les flux d’investissement vers cette classe d’actifs se sont massivement retournés, entraînant une décollecte représentant environ 40 % des actifs totaux depuis 2017. Cette dynamique a conduit à une sous-performance moyenne de 8 % par an ces dernières années en Europe, ce qui ne peut pas durer.

Plusieurs facteurs ont pesé sur ce segment :

  • Hausse des taux d’intérêt : Les small caps sont perçues, à tort, comme plus endettées que les grandes entreprises. Bien que cette idée soit dépassée, elle continue d’affecter leur valorisation.
  • Incertitudes économiques : Depuis 2021, le ralentissement économique, les problèmes de chaîne d’approvisionnement et les doutes sur la croissance en Europe ont freiné l’intérêt des investisseurs.
  • Contexte politique : En France, en Italie et en Allemagne, les incertitudes politiques ont davantage pesé sur les small caps, qui sont plus exposées à l’économie domestique que les grandes valeurs.

Aujourd’hui, les small caps se négocient avec une décote moyenne de 30 % par rapport à leur valorisation historique. Alors qu’elles se traitaient historiquement avec une prime de 10% par rapport aux Large Caps, justifiée par une croissance supérieure, elles se paient aujourd’hui 20% moins cher ! 

PER moyen par région entre les small caps et les larges caps

C’est une aberration de marché et s’il y a bien une vérité qui demeure au cours des trois siècles d’histoire boursière, c’est que les aberrations de marché ne durent jamais bien longtemps !  

Autre façon de présenter l’opportunité qui s’offre à nous aujourd’hui : historiquement, quand le marché des Small Caps s’est traité à des multiples aussi faibles, dans les cinq années qui suivaient, leur performance moyenne était de 15 % par an.

D’autant que les planètes semblent s’aligner pour une accélération du cycle économique européen : les multiples annonces de plans de relance massifs devraient permettre aux petites valeurs de connaître une croissance significative des bénéfices.

4. Quels conseils donneriez-vous aux investisseurs particuliers souhaitant diversifier leur portefeuille ?

Deux conseils essentiels me viennent à l’esprit. 

D’abord, la diversification. C’est un levier hyper puissant pour réduire le risque d’une allocation, sans réduire le potentiel de performance. C’est le seul « repas gratuit » en finance, alors autant en profiter au maximum. Ce levier doit être activé de plusieurs façons différentes, avec une diversification par classe d’actifs, par géographie, par secteur mais aussi par taille de capitalisation.

Le deuxième conseil est de ne jamais oublier que nous sommes souvent notre pire ennemi en Bourse. L’investisseur particulier a tendance à vendre au pire moment et à acheter de manière irrationnelle. Il est donc primordial de faire preuve de discipline et d’objectivité.

Fort de ce constat, nous allons lancer d’ici quelques semaines un fonds fermé, investi dans les micro capitalisations européennes. Il va permettre à nos clients de s’exposer à la reprise européenne, durablement, tout en évitant les biais comportementaux. Grâce à cette structure, nous allons gérer activement la montée en puissance du portefeuille et ajuster la pondération en fonction des opportunités et des niveaux de valorisation du marché.

Ce fonds fermé sera lancé avant l’été et permettra aux investisseurs de bénéficier pleinement de l’opportunité historique qui s’offre à nous sur le marché des petites valeurs cotées.

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La meilleure façon d’investir dans l’or sans avoir à le stocker chez soi

L’or a toujours été perçu comme une valeur refuge, particulièrement en période d’incertitude économique et de forte inflation. Traditionnellement, les investisseurs acquéraient de l’or sous forme physique (lingots, pièces) pour se protéger contre la volatilité des marchés financiers.

Toutefois, avec le développement des instruments financiers modernes, il est désormais possible d’investir dans l’or de manière plus simple et plus accessible grâce aux ETF (Exchange Traded Funds) qui répliquent le cours de l’or.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, si vous êtes intéressé par l’investissement et que vous souhaitez investir dans vos premiers ETF GOLD avec une plateforme fiable et reconnue, inscrivez-vous sur Trade Republic dès aujourd’hui via notre lien ci-dessous !

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Pourquoi investir dans l’or ?

L’or est un actif qui présente plusieurs avantages :

  • Une protection contre l’inflation : L’or a historiquement conservé sa valeur face à la dévaluation des monnaies fiduciaires.
  • Une diversification de portefeuille : Il permet de réduire la volatilité globale d’un portefeuille en offrant une faible corrélation avec d’autres actifs comme les actions et les obligations.
  • Un refuge en période de crise : Lors des crises économiques et géopolitiques, l’or tend à voir son prix augmenter en raison de la forte demande des investisseurs en quête de sécurité.

Un record historique pour l’or

Pour la première fois de l’histoire, le cours de l’or XAUUSD.FXVWD a franchi ce vendredi le cap très symbolique des 3.000 dollars l’once. Déjà porté ces deux dernières années par les achats massifs des banques centrales et les tensions géopolitiques liées aux conflits en Ukraine ou au Moyen-Orient, il s’est vu, à nouveau, catapulté à une vitesse record depuis trois mois suite au retour au pouvoir de Donald Trump et de l’inquiétude grandissante des investisseurs face à sa volonté de chambouler l’ordre du commerce mondial.

Depuis son élection en novembre dernier, suivie de son entrée en fonction à la Maison-Blanche dans le courant du mois de janvier, l’attrait pour le métal jaune en tant que valeur refuge n’a en effet cessé de se renforcer, gagnant plus de 12% sur la période. Malgré un bref passage à vide entre la fin février et le début de ce mois de mars, son ascension s’est fortement accélérée cette semaine, dans la foulée des nouvelles menaces de tarifs douaniers lancées tous azimuts à l’égard des produits importés vers les États-Unis.

Les ETF adossés à l’or : Comment ça fonctionne ?

Les ETF or sont des fonds négociés en bourse qui suivent le prix de l’or en détenant soit de l’or physique, soit des produits dérivés liés à l’or. Ces ETF offrent aux investisseurs une exposition directe aux fluctuations du prix du métal précieux sans avoir à gérer son stockage ni sa sécurité.

Avantages des ETF Or

  • Accessibilité : Il est possible d’investir dans l’or avec de faibles montants, contrairement à l’achat de lingots.
  • Liquidité : Ces ETF se négocient en bourse comme des actions, permettant aux investisseurs d’acheter et de vendre rapidement.
  • Frais réduits : Contrairement à l’achat d’or physique, les ETF or évitent les coûts liés au stockage et à l’assurance.

Les principaux ETF répliquant l’Or

Voici quelques ETF populaires permettant d’investir dans l’or :

  1. SPDR Gold Shares (GLD) : L’un des plus grands ETF adossés à l’or physique, très liquide et largement suivi par les investisseurs.
  2. iShares Gold Trust (IAU) : Propose une exposition similaire à GLD, mais avec des frais de gestion légèrement inférieurs.
  3. WisdomTree Physical Gold (PHAU) : ETF adossé à de l’or physique stocké en coffres sécurisés.
  4. Xetra-Gold (4GLD) : ETF basé en Allemagne permettant un accès direct à l’or physique sous certaines conditions.

Comment choisir un ETF Or ?

Avant d’investir dans un ETF or, il est important d’analyser plusieurs critères :

  • Les frais de gestion : Ils varient entre 0,10 % et 0,50 % par an en fonction de l’ETF choisi.
  • La liquidité : Plus un ETF est liquide, plus il est facile d’acheter et de vendre sans écarts de prix trop importants.
  • La méthode de réplication : Certains ETF détiennent de l’or physique tandis que d’autres utilisent des contrats dérivés, ce qui peut avoir un impact sur la performance.
  • Le lieu de stockage : L’or physique détenu par l’ETF est souvent stocké dans des coffres situés dans des pays spécifiques, ce qui peut être un critère à considérer.

L’investissement en or via les ETF est une alternative efficace pour les investisseurs cherchant une exposition au métal précieux sans les inconvénients du stockage physique. Faciles à acheter et à vendre, ces ETF permettent de bénéficier de la dynamique du marché de l’or tout en optimisant les coûts. Toutefois, comme pour tout investissement, il est essentiel de bien choisir son ETF en fonction de ses objectifs et de son horizon d’investissement.

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L’histoire du Trading : Du cri des Bourses aux algorithmes modernes

L’histoire du trading est une fascinante épopée marquée par l’innovation, la passion et une quête incessante de l’efficacité.

De ses origines modestes dans les marchés de marchandises aux plateformes de trading digital d’aujourd’hui, le trading n’a cessé d’évoluer, transformant profondément la manière dont les investisseurs interagissent avec les marchés financiers.

Les origines du Trading

Les premiers échanges remontent à l’Antiquité, lorsque les marchands se rencontraient pour troquer des biens. Toutefois, c’est véritablement au début du XVIIe siècle que le trading moderne voit le jour avec la création de la Bourse d’Amsterdam en 1602, destinée à financer les expéditions de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Cette innovation marque la naissance des actions et des obligations, jetant ainsi les bases d’un système financier structuré.

L’émergence des Bourses modernes

Au fil des siècles, les places boursières se multiplient et se professionnalisent. Londres et New York deviennent les épicentres mondiaux du trading. Le développement des échanges sur le parquet – avec des cris et des gestes symboliques – illustre l’époque où l’intuition, la rapidité d’exécution et le sens du contact humain étaient essentiels. Ces marchés traditionnels ont façonné la culture du trading, marquée par une rigueur et une passion pour l’analyse en temps réel.

L’avènement de l’ère informatisée

L’arrivée des ordinateurs dans les années 1970 et 1980 révolutionne la finance. La transmission électronique des ordres permet une rapidité et une précision inédites. Des systèmes comme NASDAQ émergent, offrant une alternative aux échanges sur le parquet et ouvrant la voie à l’essor du trading algorithmique. Ce tournant technologique a transformé l’accès aux marchés en permettant le traitement de données massives et en automatisant des stratégies complexes.

La révolution d’internet et l’avènement des plateformes en ligne

Les années 1990 voient l’explosion d’Internet, qui démocratise l’accès au trading. Des plateformes en ligne telles que IG simplifient l’interface entre l’investisseur individuel et les marchés mondiaux. Ces outils modernes offrent :

  • Des interfaces intuitives et interactives
    La visualisation en temps réel des cours et des graphiques permet aux traders d’analyser le marché avec une précision accrue.
  • Des outils d’analyse avancés
    Les indicateurs techniques et les analyses fondamentales intégrées dans ces plateformes aident à prendre des décisions éclairées.
  • L’accessibilité mondiale
    Un simple smartphone ou un ordinateur permet aujourd’hui à des millions de personnes d’investir sur les marchés, brisant ainsi les barrières traditionnelles du trading réservé aux professionnels.
  • La gestion automatisée des risques
    Grâce aux ordres stop-loss, aux alertes personnalisables et aux algorithmes, les plateformes modernes offrent un contrôle du risque en temps réel, un aspect devenu indispensable dans un marché volatil.

Cet article est sponsorisé par IG, un acteur incontournable du domaine qui a traversé le temps en développant une plateforme solide, sécurisée et efficace ! Si vous êtes intéressé par le trading ou que vous souhaitez en savoir plus, inscrivez-vous sur IG dès aujourd’hui via ce – LIEN -.

IG offre des outils d’analyse technique avancés et une interface conviviale pour vous aider à maximiser vos opportunités de trading.


Les innovations récentes et l’avenir du Trading

Au XXIe siècle, l’innovation ne cesse de redéfinir les contours du trading. Les avancées en intelligence artificielle et en apprentissage automatique permettent désormais aux traders d’optimiser leurs stratégies par le biais d’algorithmes capables d’analyser des volumes de données bien supérieurs à ceux gérés par l’homme. Par ailleurs, l’émergence des cryptomonnaies et de la technologie blockchain a ouvert de nouveaux horizons, bouleversant les modèles financiers traditionnels.

L’essor du trading social – où les investisseurs partagent leurs stratégies sur des plateformes collaboratives – témoigne d’un désir croissant de transparence et de collaboration. Cette tendance, combinée à l’accessibilité offerte par les applications mobiles, redéfinit le paysage financier en rendant le trading plus interactif et participatif.

En somme, l’histoire du trading est le reflet d’une évolution constante, passant d’un art pratiqué dans les salles boursières traditionnelles à une science digitale accessible à tous. À l’heure où l’intelligence artificielle, le trading algorithmique et la blockchain transforment encore le secteur, l’avenir du trading promet de nouvelles innovations qui continueront de faire évoluer cette discipline passionnante.

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Trump convoite les terres rares en Ukraine, un enjeu stratégique majeur

Le président américain Donald Trump a déclaré lundi 3 février qu’il souhaitait un accord accordant aux États-Unis l’accès aux ressources en terres rares de l’Ukraine en échange d’une aide militaire et économique continue à Kiev.

Il n’était pas immédiatement clair si Trump utilisait le terme « terres rares » pour désigner tous les types de minéraux critiques ou uniquement les terres rares.

Les terres rares sont un groupe de 17 métaux utilisés pour fabriquer des aimants qui transforment l’énergie en mouvement pour les véhicules électriques, les téléphones portables et autres appareils électroniques. Il n’existe aucun substitut connu.

Cette proposition semble s’inscrire dans la stratégie développée par l’Ukraine pour approfondir ses liens avec l’administration Trump en permettant aux États-Unis d’accéder aux minéraux essentiels utilisés dans les industries de haute technologie.

De fait, le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a présenté les grandes lignes du plan à Trump à New York en septembre dernier pendant la campagne électorale américaine. Il comprend le partage de ressources naturelles essentielles avec des partenaires occidentaux, le remplacement des troupes américaines en Europe par des forces ukrainiennes et l’octroi à Trump de pouvoirs de filtrage des investissements pour bloquer les intérêts commerciaux chinois en Ukraine.

Plusieurs médias ukrainiens ont rapporté lundi que le soi-disant plan de victoire que le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a élaboré et partagé avec les dirigeants américains  l’année dernière incluait une discussion sur le partage de ces minéraux avec les alliés.

Mais les terres contenant ces ressources doivent rester sous contrôle ukrainien pour que cela se produise et c’est un point que Kiev a souligné, selon des rapports du Kyiv Independent et de RBC-Ukraine , qui ont tous deux cité des sources anonymes au sein du bureau de Zelenskyy.

D’ailleurs, les remarques de Trump sur les gisements de terres rares de l’Ukraine reflètent également son appel antérieur à l’annexion du Groenland, dans lequel certains pensaient que la richesse minérale de l’île, prometteuse mais inexploitée, selon le Pulitzer Center, était la raison derrière le pari de Trump sur le Groenland.

Klaus Dodds, professeur de géopolitique à Royal Holloway, Université de Londres, a récemment déclaré à CNN qu’il pensait que Trump avait l’intention de réduire sa dépendance à la Chine grâce aux vastes gisements minéraux du Groenland.

« Je pense que le Groenland a vraiment pour objectif de tenir la Chine à l’écart », a déclaré Dodds à ​​CNN, faisant référence à la domination actuelle de la Chine sur la production mondiale de terres rares.

Le gouvernement ukrainien a été proactif dans l’attraction des investissements étrangers pour développer ses ressources en minéraux critiques. Ces dernières années, l’Ukraine a signé des partenariats stratégiques et organisé des forums d’investissement afin de mettre en avant les opportunités de son secteur minier.

Par exemple, le Partenariat stratégique UE-Ukraine sur les minéraux critiques, signé en juillet 2021, vise à combler le déficit d’exploitation minière en Europe en développant 100 projets axés sur 10 matières premières critiques.

L’Ukraine a également commencé à mettre aux enchères des permis d’exploration pour des minéraux tels que le lithium, le cuivre, le cobalt et le nickel, offrant ainsi des opportunités d’investissement lucratives. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à accélérer la transition écologique de l’Europe et à soutenir la reprise économique de l’Ukraine.

En effet, Kiev possède de vastes réserves de titane, de minerai de fer et de charbon, ainsi qu’environ 500 000 tonnes de lithium inexploité, dont la valeur collective est estimée à des dizaines de milliers de milliards de dollars. L’Ukraine se classe également parmi les premiers producteurs mondiaux de minéraux.

En outre, le pays abrite 117 des 120 minéraux les plus utilisés, un fait qui n’échappe pas à la Russie. L’Ukraine possède les plus grandes réserves d’uranium d’Europe et de titane, les deuxièmes plus grandes réserves de minerai de fer et de manganèse, et les troisièmes plus grandes réserves de gaz de schiste.

Dès lors, la diversité des zones géologiques de l’Ukraine en fait l’un des 10 premiers fournisseurs mondiaux de ressources minérales, détenant environ 5 % du total mondial. La nation d’Europe de l’Est compte environ 20 000 gisements minéraux couvrant 116 types. Avant la guerre en 2022, 3 055 de ces gisements (15 %) étaient actifs, dont 147 gisements métalliques et 4 676 gisements minéraux non métalliques.

L’Ukraine est un important fournisseur potentiel de terres rares, notamment de titane, de lithium, de béryllium, de manganèse, de gallium, d’uranium, de zirconium, de graphite, d’apatite, de fluorite et de nickel. Malgré la guerre, l’Ukraine détient les plus grandes réserves de titane d’Europe (7 % des réserves mondiales). Elle est l’un des rares pays à exploiter des minerais de titane, essentiels pour les industries aérospatiale, médicale, automobile et marine.

Avant février 2022, l’Ukraine était un fournisseur clé de titane pour le secteur militaire. Elle possède également l’une des plus grandes réserves confirmées de lithium d’Europe (estimées à 500 000 tonnes ), vital pour les batteries, la céramique et le verre. L’Ukraine est le 5e producteur mondial de gallium, essentiel pour les semi-conducteurs et les LED, et est un producteur majeur de gaz néon, fournissant 90 % du néon hautement purifié de qualité semi-conductrice pour l’industrie américaine des puces électroniques.

Qui plus est, l’Ukraine dispose de gisements confirmés de béryllium, un élément crucial pour l’énergie nucléaire, l’aérospatiale, l’armée, l’acoustique et l’électronique, ainsi que d’uranium, essentiel aux secteurs nucléaire et militaire. Le zirconium et l’apatite sont essentiels à la production nucléaire et médicale. Le pays est également connu pour ses importantes réserves de minerai de fer et de manganèse de haute qualité, qui sont essentielles à la production d’acier vert. L’Ukraine a fourni 43 % des importations de tôles d’acier de l’UE en 2021.

L’Ukraine dispose également d’importantes réserves de métaux non ferreux tels que le cuivre (4e rang en Europe), le plomb (5e rang), le zinc (6e rang) et l’argent (9e rang). Des gisements de nickel (215 000 tonnes) et de cobalt (8 800 tonnes) se trouvent dans les régions sécurisées de Kirovohrad et de Dnipropetrovsk.

Les réserves de graphite de l’Ukraine représentent 20 % des ressources mondiales. Le pays se classe également parmi les 10 premiers au monde pour les minéraux, notamment le brome, le magnésium métallique, le manganèse, la tourbe, la fonte et le kaolin, entre autres.

Dans le même temps, plus de 70 % du montant total provient de trois régions seulement : les régions de Donetsk et de Louhansk (qui sont partiellement occupées par la Russie), ainsi que la région de Dnipro.

En outre, géographiquement, la plupart des gisements de terres rares, y compris les gisements substantiels de béryllium, de niobium et de tantale, semblent concentrés à Kruta Balka à Zaporizhzhia, à Shevchenko à Donetsk et aux champs de Polokhivske à Dobra, qui se trouvent tous dans ou à proximité des zones occupées par la Russie.

« Le contrôle des ressources minérales fait désormais partie de la guerre », a déclaré Mustafa Nayyem, ancien directeur de l’agence d’État ukrainienne pour la restauration et le développement des infrastructures. Le pays ne se bat pas seulement pour son territoire, a-t-il ajouté, « mais aussi pour le droit de gérer ses richesses stratégiques, ce qui pourrait être un facteur crucial de son redressement ».

L’institut géologique américain (US Geological Survey) considère que 50 minéraux sont essentiels à l’économie et à la défense nationale du pays, notamment plusieurs types de terres rares, le nickel et le lithium.

Selon Bloomberg, la Chine représente environ 80 % des importations américaines de métaux de terres rares, qui sont nécessaires à la production de divers biens, des smartphones aux avions de chasse. Les États-Unis ne disposent que d’une seule mine de terres rares en activité et d’une capacité de traitement très limitée, même si plusieurs entreprises travaillent à développer des projets dans le pays.

La Chine est le premier producteur mondial de terres rares et de nombreux autres minéraux essentiels. Selon l’US Geological Survey, la Chine produit plus de 80 % des terres rares et des composés de la planète. Elle détient environ 37 % des réserves mondiales et fournit 78 % des importations américaines.

En 2022, une nouvelle étude menée par le SecDev révèle que des hydrocarbures et des minéraux essentiels d’une valeur de plus de 12 000 milliards de dollars se trouvent dans les zones occupées par la Russie en Ukraine. La valeur totale des ressources nationales de l’Ukraine est estimée à plus de 26 000 milliards de dollars.

Ces chiffres, rapportés dans un article exclusif du Washington Post, suggèrent qu’une quantité considérable de richesses ukrainiennes réelles et potentielles, mesurées par les gisements, se trouve actuellement entre les mains de la Russie. 

Mais la rapidité et l’efficacité avec lesquelles l’Ukraine pourra finaliser ces accords restent incertaines. Lors d’une conférence à Kiev la semaine dernière, des chefs d’entreprise et des parlementaires ukrainiens ont souligné qu’il restait encore beaucoup à faire pour évaluer la valeur réelle des minéraux essentiels du pays. Et des obstacles administratifs et législatifs freinent toujours les investissements étrangers dans le secteur.

De plus, les avancées russes sur le champ de bataille ont permis aux troupes de Moscou de s’emparer d’importantes réserves de terres rares en Ukraine, et elles se rapprochent rapidement d’autres réserves. Les forces russes se trouvent actuellement à moins de sept miles d’une importante réserve de lithium dans la région de Donetsk, au sud-est de l’Ukraine.

En effet, la Russie cherche à dégrader et déstabiliser de manière permanente l’Ukraine et à compromettre la viabilité du pays en tant que partenaire économique de l’Europe et du reste du monde. Malgré la défense vigoureuse de l’Ukraine, les frappes de missiles russes, les attaques au sol et l’occupation militaire ont déjà profondément perturbé la production et l’exportation de minéraux, d’hydrocarbures et de produits agricoles essentiels de l’Ukraine, en particulier dans l’est et le sud. Certaines des plus grandes sociétés minières ont cessé ou arrêté leur production.

Non seulement la Russie fait dérailler la productivité économique de l’Ukraine à court et moyen terme, mais elle accroît également l’incertitude concernant les investissements actuels et futurs. Par exemple, l’Europe se préparait à diversifier ses importations de terres rares et de lithium de la Chine vers l’Ukraine pas plus tard que début 2022, mais ces projets ont été abandonnés pour l’avenir prévisible.

De fait, plus la guerre se prolonge, plus il est probable que la Russie mette fin au statut de superpuissance de l’Ukraine dans les secteurs minier et agricole. Cela contribuera à la hausse des prix de toute une série de matières premières et compromettra la transition vers les énergies renouvelables. 

Si la sécurité régionale et les griefs historiques motivent Poutine à occuper de vastes étendues de l’Ukraine, cette guerre est aussi motivée par une forte logique économique sous-jacente. Au minimum, les dirigeants russes ont l’intention d’éroder la capacité de l’Ukraine à produire et à exporter du pétrole et du gaz , des produits agricoles essentiels et d’autres matières premières.

De fait, environ 80% des réserves de pétrole, de gaz naturel et de charbon de l’Ukraine se trouvent dans la région du Dniepr-Donetsk, qui a été la principale cible des opérations militaires russes. Tout aussi important, l’Ukraine est considérée comme possédant les deuxièmes plus grands gisements de gaz naturel d’Europe, estimés à 1,2 billion de mètres cubes de réserves prouvées, et peut-être jusqu’à 5,4 billions de mètres cubes, dont une grande partie se trouve dans la région offshore désormais contestée de la mer Noire.

D’ailleurs, près de 80 % des gisements de charbon ukrainiens se trouvent dans des régions occupées par la Russie . L’ensemble de l’anthracite ukrainien, ou charbon noir, qui a une forte densité énergétique, est actuellement sous contrôle russe. Cela signifie que l’Ukraine est obligée d’importer du charbon de pays comme les États-Unis et l’Afrique du Sud.

Ces importations sont particulièrement coûteuses en raison du blocus russe des ports ukrainiens de la mer Noire . Les ressources sont donc acheminées vers des ports de Pologne ou de Roumanie voisins, puis transportées par voie ferrée.

En plus de détruire des installations et malgré les accords récents visant à ouvrir des livraisons limitées depuis l’Ukraine, la Russie refuse l’accès aux ports et vend le maïs et les céréales capturés sur les marchés internationaux. Elle est également susceptible de tirer de généreux bénéfices des ressources minières agricoles annexées.

La plupart des exportations agricoles, minérales et d’hydrocarbures ukrainiennes transitent par les principales villes portuaires de la mer Noire et de la mer d’Azov, notamment via Marioupol et Odessa.

Mais ces ports étant attaqués ou occupés, peu de navires entrent ou sortent d’Ukraine. Des centaines de navires ont été bloqués depuis le début de la guerre et la plupart des compagnies maritimes et de conteneurs ont suspendu leurs activités car elles ne peuvent pas obtenir d’assuranceLes ports étant fermés, le reste est expédié par voie terrestre , avec des volumes plus faibles et des coûts plus élevés

Ainsi, au minimum, la Russie punira l’Ukraine sur le plan économique en limitant sa capacité à extraire, traiter, raffiner et exporter des ressources naturelles. Au fil du temps, la Russie pourrait également commencer à exploiter elle-même certaines d’entre elles.  

Alors, la guerre en Ukraine entraîne des conséquences directes sur la sécurité énergétique occidentale et l’accès aux terres rares. Les pays occidentaux envisageaient activement d’investir dans le pétrole et le gaz ukrainiens en 2013 et dans les terres rares en 2021. L’annexion de la Crimée par la Russie début 2014 et la guerre en Ukraine en 2022 ont mis un terme à ces efforts.

Effectivement, au moment de l’annexion de la Crimée en 2014, l’Ukraine était en pourparlers avec les entreprises anglaise et américaine Shell et Chevron pour développer les réserves de la mer Noire, des projets qui ont été avortés en raison des actions de la Russie. La mer Noire est une source énorme de gaz naturel qui a été découverte à l’époque soviétique.

De cette façon, la prise de contrôle de la Crimée par la Russie en 2014 et d’une grande partie du reste de la côte ukrainienne de la mer Noire cette année signifie que Moscou contrôle désormais environ 80 % des énormes gisements d’hydrocarbures offshore ukrainiens, dont plus de 37 milliards de mètres cubes de gaz naturel.

Par conséquent, à moins qu’ils ne diversifient rapidement leurs sources de pétrole et de gaz et ne se tournent vers les énergies renouvelables et le nucléaire, les pays européens resteront dangereusement dépendants des hydrocarbures russes. De même, l’Europe restera également très dépendante de la Chine pour les terres rares, un pays qui fournit déjà la région à 98 % de son approvisionnement actuel. 

En définitive, la Russie a des avantages stratégiques et économiques en refusant à l’Ukraine l’accès à ses vastes ressources agricoles et minières. La baisse des rendements de la production alimentaire et minière a des conséquences dévastatrices sur l’économie ukrainienne, diminuant sa capacité à attirer des investissements, à accéder au crédit et à rembourser ses prêts.

Elle contribuera également à la hausse des prix des denrées alimentaires et du carburant en Ukraine et dans le monde entier. Ainsi, en réduisant la capacité de l’Ukraine à exporter des produits agricoles et minéraux, la Russie a également tout à gagner de la hausse des prix des matières premières, puisqu’elle exporte également une grande partie des mêmes produits que son voisin.  

D’ailleurs, Zuzanna Nowak, de l’Institut polonais des affaires internationales, a déclaré qu’elle croyait également que la motivation première de la guerre était enracinée dans le mythe d’une « Grande Russie » et dans le patriotisme, mais elle ne pouvait s’empêcher de remarquer comment la ligne historique de la guerre et la carte de bataille actuelle peuvent être liées aux ressources.

« Tous les problèmes que nous avons vus depuis 2014 ont toujours été liés à la question de la libéralisation du marché ukrainien du gaz », a déclaré Nowak, qui a également noté que l’Ukraine dispose d’un énorme potentiel de stockage d’hydrocarbures et que les dirigeants européens étaient intéressés à le développer pour améliorer la capacité globale de l’Europe.

Mais il est trop simpliste de dire que la guerre en Ukraine est uniquement une question de ressources. Cela étant dit, « toutes les guerres sont en fin de compte liées à une certaine forme de ressource », a déclaré Rafal Rohozinski, le fondateur de SecDev.

Il a déclaré qu’il était difficile d’ignorer les bénéfices économiques que la Russie tirerait d’une victoire dans la guerre et du partage des richesses minérales et en hydrocarbures de l’Ukraine.

« Les zones d’occupation, non seulement maintenant mais depuis 2014, englobent vraiment la partie orientale du pays, qui, ce n’est pas une coïncidence, se trouve également être l’endroit où se trouve la plus grande dotation en ressources naturelles de l’Ukraine », a déclaré Rohozinski.

Il a décrit les gisements de terres rares comme « le véritable joker », alors que de nombreux pays s’efforcent discrètement de sécuriser leur propre approvisionnement. 

L’idée que Moscou considère son voisin comme une menace économique stratégique ne doit pas être écartée, et Rohozinski estime que plus la guerre se prolonge, plus la Russie ressentira le besoin de trouver un avantage pour justifier le coût énorme.

« Une grande partie de la stratégie de sécurité de la Russie au cours des deux dernières décennies s’est construite sur ces deux piliers que sont la sécurité militaro-politique, mais aussi la sécurité énergétique », a-t-il déclaré. 

Par conséquent, l’objectif militaire annoncé par la Russie de conquérir les régions orientales et les côtes méridionales de l’Ukraine n’est pas une coïncidence. Ces régions, y compris la partie ukrainienne de la mer Noire, aujourd’hui principalement contrôlée par la Russie, représentent environ la moitié du pétrole conventionnel ukrainien, 72 % de son gaz naturel et presque toute sa production et ses réserves de charbon.

La majeure partie des minéraux essentiels de l’Ukraine, en particulier les terres rares qui sont aujourd’hui très demandées, se trouvent également à Donetsk et dans d’autres régions d’Ukraine occupées ou menacées par la Russie.

La Russie a commencé à s’intéresser à deux gisements de lithium ukrainiens. On estime qu’il en existe quatre dans le pays. L’un d’eux, Kruta Balka, se trouve dans la région de Zaporijia, occupée par la Russie depuis le printemps 2022. L’autre, Shevchenko, se trouve dans la région de Donetsk, à quelques kilomètres seulement de la ligne de front.

Un certain nombre de cultures agricoles essentielles pour alimenter les marchés mondiaux, notamment le blé, le maïs, l’orge et l’huile de tournesol, sont récoltées dans l’est et le sud-est de l’Ukraine. La guerre a non seulement perturbé la production de ces ressources, mais elle a également interrompu l’approvisionnement en intrants vitaux, bloqué les voies d’exportation et rendu les investissements futurs incertains.

De la sorte, non seulement les zones d’extraction d’hydrocarbures, d’exploitation minière et de production agricole sont affectées par les combats, mais leurs perspectives sont incertaines en raison des destructions, des dégâts et du manque d’investissements à grande échelle.

En déstabilisant ou en occupant les principales zones de production de l’Ukraine, la Russie est en mesure d’obtenir un degré élevé d’influence et de contrôle sur une part importante des matières premières mondiales, notamment les denrées alimentaires, l’énergie et les minéraux stratégiques sur lesquels repose la transition énergétique verte.

Par conséquent, comme l’a récemment déclaré Murray Brewster, journaliste spécialisé dans la défense à CBC News, la fin de la guerre « a le potentiel de sécuriser l’avenir économique de l’Ukraine ou de la Russie pour le siècle prochain ». Le contrôle du Kremlin sur ces réserves minérales essentielles changerait la donne, permettant à la Russie d’accroître son influence sur de multiples facettes du spectre de la sécurité énergétique des pays occidentaux.

Cependant, le contrôle de ces réserves n’est pas synonyme de leur commercialisation immédiate, car les processus d’extraction et de raffinage ne sont pas des tâches simples. De fait, bien que bénéficiant des quatrièmes plus grandes réserves de terres rares au monde, la Russie a toujours eu du mal à développer sa production dans ce secteur. Bien que le pays soit un important fournisseur mondial de palladium, de scandium et de titane, ainsi qu’un important vendeur de nickel et de cobalt, il n’était pas perçu comme l’un des principaux acteurs sur les marchés mondiaux, dominés en premier lieu par la Chine.

En 2020, le Kremlin a promis l’équivalent de 1,5 milliard de dollars d’investissements dans les terres rares, pour tenter de devenir le deuxième producteur mondial après la Chine, d’ici 2030. Mais les fruits de cette initiative n’ont pas encore été concrétisés.

Enfin, la quête de Donald Trump pour les métaux stratégiques en Ukraine illustre une fois de plus la centralité des ressources naturelles dans les rivalités géopolitiques contemporaines.

Derrière les discours de soutien ou de prudence vis-à-vis de Kiev se cachent des intérêts économiques et industriels colossaux, notamment autour des terres rares et autres métaux critiques essentiels aux technologies de défense et aux industries de pointe.

Si l’Ukraine constitue un enjeu stratégique pour l’Occident dans sa confrontation avec la Russie, elle représente aussi une opportunité pour les États-Unis de sécuriser leur approvisionnement en ressources clés, réduisant ainsi leur dépendance à la Chine.

La posture de Trump, oscillant entre isolationnisme et pragmatisme économique, pourrait redéfinir les rapports de force dans la région, tout en mettant en lumière les tensions entre souveraineté nationale et impératifs industriels globaux.

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Ces deux entrepreneurs révolutionnent l’épargne des Français !

Dans un contexte économique où l’incertitude règne, où l’épargne devient une priorité stratégique et où l’intérêt pour les placements financiers continue de croître, deux entrepreneurs français, Raphaël Metrop et Hugo Bayoud, que nous avons eu le plaisir de rencontrer, ont décidé de prendre les choses en main.

Leur mission ? Simplifier et rendre accessible à tous la gestion des projets d’épargne grâce à Sowhat, une application mobile qui transforme la manière dont nous gérons nos finances personnelles.

Une rencontre, une prise de conscience

C’est en 2023, autour d’une discussion sur les défis financiers que rencontrent de nombreuses familles, que l’idée de Sowhat a vu le jour. Raphaël, fort d’une expérience en banque d’affaires, et Hugo, expert en développement informatique, partageaient un constat commun : les outils existants pour gérer les finances personnelles étaient à la fois trop complexes et limités aux problématiques de budget ou d’investissement.

« L’épargne, c’est bien plus qu’un simple solde sur un livret. C’est un outil pour réaliser des projets, anticiper l’avenir et se sécuriser face aux imprévus. Comme aucune solution ne répondait vraiment à ce besoin, on a décidé de changer ça ! » – Raphaël Metrop, CEO et co-fondateur de Sowhat.

Sowhat : une nouvelle approche pour les finances personnelles 100% gratuit

Avec Sowhat, Raphaël et Hugo proposent bien plus qu’une application classique de gestion de budget… Leur objectif est de permettre à tous leurs utilisateurs de disposer des bonnes informations pour prendre les bonnes décisions, peu importe leur niveau de connaissance ou leurs moyens financiers.

Voici leur approche pour réconcilier les Français avec la gestion de leur argent :

  1. Sowhat permet de connecter l’ensemble de ses comptes bancaires courants et épargne dans une seule et même application, mais également d’ajouter ses autres biens (immobilier, automobile, crypto…) pour obtenir une vision complète de son patrimoine.
  2. L’application offre une technologie basée sur des enveloppes virtuelles connectées associées à un outil de prévision, permettant de planifier et gérer tous ses projets d’épargne : un voyage, des études, une nouvelle voiture, ou simplement la constitution d’une réserve en cas d’urgence.
  3. Contrairement aux autres applications du domaine, Sowhat est 100 % gratuite et extrêmement simple d’utilisation, pour une accessibilité maximale.
  4. Surtout, elle est protégée par une double approche visant à n’établir aucun contact direct entre l’application et l’argent réel de ses utilisateurs, mais également par la présence d’un partenaire français agréé par la Banque de France qui permet à Sowhat de connecter les comptes bancaires de ses utilisateurs en toute sécurité.

L’augmentation de l’épargne des ménages observée en France au cours de l’année 2024 illustre un changement de comportement face à une économie incertaine et des projets souvent reportés. Selon Raphaël :

« Nous vivons une période où l’épargne devient une priorité, mais aussi un casse-tête. L’idée derrière Sowhat, c’est d’aider la population à s’organiser, à anticiper et à concrétiser ses projets avec sérénité. »

Des ambitions audacieuses

Depuis son lancement en décembre 2024, l’application séduit ses premiers utilisateurs et affiche des objectifs ambitieux. Une version web et un assistant virtuel intelligent sont en préparation pour permettre aux utilisateurs de poser directement à l’application des questions pratiques comme :

  • « Aurai-je les moyens de changer de voiture cette année ? »
  • « Quel budget pourrai-je allouer à mes vacances au mois d’Août ? »

L’application se distingue aussi par son modèle économique particulier, basé sur des publicités non-intrusives, qui ne sera activé qu’à partir de 2026, une fois un volume significatif d’utilisateurs atteint.

Avec Sowhat, Raphaël et Hugo ne proposent pas seulement un outil, mais une vision : celle d’une gestion financière simplifiée, accessible et axée sur la réalisation des projets de chacun. Ils s’inscrivent dans une nouvelle génération d’entrepreneurs, prêts à redéfinir les codes de la finance personnelle. Alors ne perdez pas de temps et dès aujourd’hui : faites de votre épargne un véritable levier pour vos ambitions.

Pour télécharger l’application 📱 Sowhat :

➡️ PlayStore (Android) : https://lnkd.in/dnfxiTC6
➡️ AppStore (Apple) : https://lnkd.in/dcHGNck7

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DeepSeek, le ChatGPT chinois qui fait trembler les américains

Selon Alexandr Wang , 28 ans, fondateur et PDG de Scale AI , une start-up de 13 milliards de dollars, les États-Unis ont maintenu leur domination sur la Chine en matière d’intelligence artificielle pendant près d’une décennie.

Mais avec la sortie à Noël d’un modèle d’intelligence artificielle « révolutionnaire » de la start-up chinoise DeepSeek fondé par le gérant de hedge fund Liang Wenfeng, l’écart entre les deux pays se réduit dangereusement, a déclaré Wang dans une interview accordée à CNBC le 23 janvier 2025.

En effet, plus tôt cette semaine, DeepSeek a publié un deuxième modèle d’intelligence artificielle (IA) qui démontre des capacités de raisonnement rivalisant avec celles des grandes entreprises américaines comme OpenAI.

En plus d’impressionner les chercheurs par ses performances, les progrès rapides de la start-up chinoise ont soulevé des questions sur l’efficacité des contrôles à l’exportation des puces d’IA destinés à limiter l’accès de la Chine aux unités de traitement graphique avancées (GPU) qui sous-tendent les outils d’IA.

Scale AI s’est également récemment associé au Center for AI Safety pour lancer « Humanity’s Last Exam », qu’ils décrivent comme le test de référence le plus difficile à ce jour pour les systèmes d’IA. Bien qu’aucun modèle n’ait réussi à obtenir plus de 10 % au test jusqu’à présent, Wang a déclaré que le nouveau modèle de raisonnement de DeepSeek, DeepSeek-R1, était en tête du classement. « Leur modèle est en fait le plus performant, ou à peu près au même niveau que les meilleurs modèles américains », a-t-il déclaré à CNBC.

DeepSeek affirme que R1 est proche ou meilleur que les modèles concurrents dans plusieurs tests de référence de premier plan tels que AIME 2024 pour les tâches mathématiques, MMLU pour les connaissances générales et AlpacaEval 2.0 pour les performances aux questions-réponses. Il se classe également parmi les meilleurs sur un classement affilié à l’UC Berkeley appelé Chatbot Arena.

Ces réalisations couvrent divers domaines de référence, notamment la résolution de problèmes complexes, les mathématiques et le codage, positionnant DeepSeek comme un acteur clé sur la scène mondiale de l’IA.

Sauf que DeepSeek n’est pas un cas isolé. Depuis le milieu de l’année dernière, les entreprises technologiques chinoises telles qu’Alibaba, Tencent, ByteDance, Moonshot et 01.ai ont progressivement réduit l’écart avec leurs homologues américaines, en égalant leurs capacités et en les surpassant en termes de rentabilité.

De fait, DeepSeek n’est pas le seul à s’implanter en Chine. ByteDance prévoit de dépenser plus de 12 milliards de dollars en infrastructures d’IA aux États-Unis cette année, dans le cadre d’ un investissement plus important de 20 milliards de dollars , dont la moitié sera consacrée aux centres de données et aux équipements.

Huawei se positionne également comme un acteur clé , compte tenu du défi que représente l’obtention de la technologie Nvidia et des nouvelles restrictions américaines. Il y a aussi le nouveau fonds d’investissement chinois dans l’IA, doté de 8 milliards de dollars de capital initial , dans le but de soutenir le pays après le renforcement des contrôles à l’exportation des semi-conducteurs avancés et d’autres technologies par les États-Unis.

Les progrès réalisés par la Chine en matière d’efficacité énergétique ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont une réponse directe aux restrictions d’exportation de plus en plus strictes imposées par les États-Unis et leurs alliés. En limitant l’accès de la Chine aux puces d’intelligence artificielle avancées, les États-Unis ont par inadvertance stimulé son innovation.

Pour réduire leur dépendance aux puces haut de gamme étrangères, les entreprises chinoises d’IA ont expérimenté de nouvelles approches en matière d’algorithmes, d’architecture et de stratégies de formation.

Nombre d’entre elles ont adopté une approche « mixte d’experts », en se concentrant sur des modèles d’IA plus petits, formés à partir de données spécifiques. Ces modèles peuvent fournir des résultats puissants tout en réduisant les ressources informatiques.

DeepSeek-V3 incarne le succès de cette approche ingénieuse. Selon son rapport technique, le modèle a été entraîné à l’aide d’un centre de données alimenté par des GPU Nvidia H800, une puce moins avancée que les dernières versions de Nvidia.

Cependant, le PDG de Scale AI, Alexandr Wang, affirme que DeepSeek déforme ses affirmations selon lesquelles il n’utilise que 2 048 GPU Nvidia ; il a déclaré que le nombre est d’environ 50 000. Il explique que la principale raison pour laquelle ils agissent ainsi est qu’ils ne veulent pas admettre qu’ils obtiennent les puces malgré la restriction américaine.

Bien que personne ne puisse vraiment le savoir avec certitude sur la base du document technique qu’ils ont publié sur leurs derniers modèles, V3 et R1, il semble plausible qu’ils aient considérablement réduit le besoin de calcul d’entraînement.

Par ailleurs, de nombreux observateurs chinois ont salué DeepSeek-R1 comme un triomphe national et un paradigme de l’innovation chinoise. En effet, les chercheurs et ingénieurs chinois excellent dans la réalisation d’objectifs ambitieux de manière efficace et rentable, en innovant souvent dans des méthodes techniques malgré des contraintes de ressources.

La dépendance minimale de DeepSeek-V3 à l’égard du calcul haute performance, son approche systématique de la formation et de l’inférence et ses solutions techniques innovantes reflètent l’état d’esprit technique qui caractérise les entreprises, les équipes et les chercheurs chinois.

En outre, la dernière version de DeepSeek a terminé sa formation en seulement deux mois pour un coût de 5,5 millions de dollars, une fraction des sommes dépensées par des entreprises américaines comme OpenAI.

De fait, DeepSeek a affirmé avoir utilisé seulement 2 048 Nvidia H800 et 5,6 millions de dollars pour former un modèle avec 671 milliards de paramètres, soit environ 1,6 fois la taille du Llama 3.1, considéré comme le meilleur modèle open source américain. Ainsi l’entreprise a dépensé une fraction de ce qu’OpenAI et Google ont dépensé pour former des modèles de taille comparable.

Les plus grandes entreprises d’intelligence artificielle du monde entraînent leurs chatbots à l’aide de supercalculateurs qui utilisent jusqu’à 16 000 puces, voire plus. Les ingénieurs de DeepSeek, de leur côté, ont déclaré qu’ils n’avaient besoin que d’environ 2 000 puces informatiques spécialisées de Nvidia.

Ainsi, la façon la plus simple de comprendre ces changements est de dire que DeepSeek a pris le modèle de frontière d’OpenAI et l’a utilisé comme enseignant pour son modèle. Avec cela, ils ont distillé le modèle en un modèle plus petit tout en conservant presque toutes ses performances intactes. Comme le modèle est plus petit et grâce à d’autres innovations, ils ont considérablement réduit le coût de sa formation et de son fonctionnement.

L’une de leurs innovations importantes concernait l’attention latente multi-têtes (MLA). Plus précisément, ils se sont concentrés sur les aspects d’équilibrage de charge. Pour le dire de la manière la plus simple, l’essentiel est que le modèle n’a pas toujours besoin de stocker tous les paramètres dont il dispose, mais se concentre uniquement sur les plus importants.

Ils ont fait cela sans aucune dégradation des performances qui accompagne généralement l’équilibrage de charge. Ils acheminent essentiellement les demandes d’inférence vers un modèle plus petit, le plus à même de répondre à la requête ou de résoudre la tâche.

Considérez-le comme ayant plusieurs « têtes d’attention » qui peuvent se concentrer sur différentes parties des données d’entrée, permettant au modèle de capturer une compréhension plus complète des informations. Ce mécanisme d’attention amélioré contribue aux performances impressionnantes de DeepSeek-V3 sur divers tests.

En outre, Les modèles de DeepSeek utilisent une architecture MoE, activant seulement une petite fraction de leurs paramètres pour une tâche donnée. Cette

Cette activation sélective réduit considérablement les coûts de calcul et améliore l’efficacité. Imaginez une équipe d’experts, chacun spécialisé dans un domaine différent. Face à une tâche, seuls les experts concernés sont sollicités, garantissant une utilisation efficace des ressources et de l’expertise. L’architecture MoE de DeepSeek fonctionne de manière similaire, activant uniquement les paramètres nécessaires pour chaque tâche, ce qui entraîne des économies de coûts importantes et une amélioration des performances.

En plus de cela, avec la sortie complète de R1 lundi et le document technique qui l’accompagne , la société a révélé une innovation surprenante : un écart délibéré par rapport au processus conventionnel de réglage fin supervisé (SFT) largement utilisé dans la formation de grands modèles linguistiques (LLM).

La SFT, une étape standard du développement de l’IA, consiste à entraîner des modèles sur des ensembles de données organisés pour enseigner le raisonnement étape par étape, souvent appelé chaîne de pensée (CoT). Elle est considérée comme essentielle pour améliorer les capacités de raisonnement.

Cependant, DeepSeek a remis en question cette hypothèse en ignorant complètement la SFT, choisissant plutôt de s’appuyer sur l’apprentissage par renforcement (RL) pour entraîner le modèle.

Surnommée « DeepSeek-R1-Zero », cette première version du modèle a appris le raisonnement par chaîne de pensée uniquement à partir de retours d’information par essais et erreurs, sans aucune instruction supervisée pour la guider. En poussant le modèle à résoudre des tâches toujours plus complexes, le RL a inculqué des capacités telles que l’autoréflexion et la vérification.

L’inconvénient ? Le résultat manquait de finition : DeepSeek-R1-Zero était sujet à la répétition, à un mélange étrange de langues et à un texte peu maniable.

Pour l’affiner, l’équipe a superposé un processus en plusieurs étapes combinant le RL avec un réglage fin supervisé traditionnel. Le R1 qui en résulte est un système qui non seulement correspond au produit phare d’OpenAI en matière de références mathématiques, de codage et de logique, mais fournit également des résultats à une fraction du coût.

Cette démarche audacieuse a obligé DeepSeek-R1 à développer des capacités de raisonnement indépendantes, évitant la fragilité souvent introduite par les ensembles de données prescriptifs. Bien que certaines failles apparaissent, ​​conduisant l’équipe à réintroduire une quantité limitée de SFT lors des dernières étapes de construction du modèle, les résultats ont confirmé une avancée fondamentale : l’apprentissage par renforcement à lui seul pourrait générer des gains de performances substantiels.

Cette approche a donné lieu à un phénomène inattendu : le modèle a commencé à allouer du temps de traitement supplémentaire à des problèmes plus complexes, démontrant ainsi sa capacité à hiérarchiser les tâches en fonction de leur difficulté. Les chercheurs de DeepSeek ont ​​décrit ce phénomène comme un « moment d’éveil », au cours duquel le modèle lui-même a identifié et formulé de nouvelles solutions à des problèmes complexes.

Cette étape importante a souligné la puissance de l’apprentissage par renforcement pour débloquer des capacités de raisonnement avancées sans avoir recours à des méthodes d’entraînement traditionnelles comme la SFT.

En substance, les modèles de DeepSeek apprennent en interagissant avec leur environnement et en recevant des commentaires sur leurs actions, de la même manière que les humains apprennent par l’expérience. Cela leur permet de développer des capacités de raisonnement plus sophistiquées et de s’adapter plus efficacement à de nouvelles situations et également de fortement réduire les coûts.

Enfin, DeepSeek utilise des techniques de distillation pour transférer les connaissances et les capacités de modèles plus grands vers des modèles plus petits et plus efficaces. Cela rend l’IA puissante accessible à un plus large éventail d’utilisateurs et d’appareils. C’est comme si un enseignant transférait ses connaissances à un élève, ce qui lui permet d’effectuer des tâches avec une compétence similaire mais avec moins d’expérience ou de ressources.

Le processus de distillation de DeepSeek permet aux modèles plus petits d’hériter des capacités avancées de raisonnement et de traitement du langage de leurs homologues plus grands, ce qui les rend plus polyvalents et accessibles.

Ces techniques innovantes, combinées à l’accent mis par DeepSeek sur l’efficacité et la collaboration open source, ont positionné l’entreprise comme une force disruptive dans le paysage de l’IA.

En raison de ces changements, l’API de DeepSeek, comme l’ont rapporté certains utilisateurs, est 95 % moins chère par jeton que le modèle o1 d’OpenAI tout en ayant des performances similaires. Le modèle DeepSeek est censé être 45 fois plus efficace côté formation que les autres modèles.

Qui plus est, certaines entreprises chinoises d’intelligence artificielle sont en mesure d’exploiter la puissance de calcul des puces avancées de Nvidia via des serveurs cloud basés dans d’autres pays.

Alternativement, ils peuvent simplement acheter plus de semi-conducteurs moins avancés de Nvidia ou les utiliser plus efficacement à l’aide d’un logiciel intelligent. Pour continuer à servir le vaste marché chinois, Nvidia a conçu des processeurs moins puissants, et conformes aux sanctions. Ceux-ci sont entre 10% et 30% plus lents que son kit haut de gamme, et finissent par être plus coûteux pour les clients chinois par unité de puissance de traitement. Mais ils effectuent le travail.

De plus, la Chine pourrait en partie remédier à la pénurie de puces, et de puissance cérébrale, à l’aide de modèles « open source ». Le fonctionnement interne de ces modèles peut être téléchargé par n’importe qui et adapté à une tâche spécifique.

Les laboratoires d’IA chinois pourraient également se prévaloir de modèles open source, qui incarnent la sagesse collective des équipes de recherche internationales. Matt Sheehan du Carnegie Endowment for International Peace, un think thank américain, affirme que la Chine a la forme d’être un « suiveur rapide », ses laboratoires ont absorbé les avancées de l’étranger, puis les ont rapidement incorporées dans leurs propres modèles, souvent avec des ressources d’État abondantes.

Ainsi, il n’y a aucune indication que les restrictions imposées par l’administration Biden sur les puces haut de gamme, ainsi que sur les logiciels et les machines nécessaires à leur fabrication, aient ralenti l’ascension de la Chine dans ce qu’on appelle la quatrième révolution industrielle, c’est-à-dire l’application de l’intelligence artificielle à des secteurs tels que l’industrie manufacturière, l’exploitation minière, l’agriculture et la logistique.

Bien que le contexte de la guerre technologique complique l’évaluation précise des progrès de la Chine, les informations disponibles suggèrent que la Chine fait des avancées à une vitesse inégalée dans ses efforts pour contourner les restrictions technologiques.

Alors, les analystes occidentaux ont surestimé l’impact des contrôles technologiques sur la Chine tout en sous-estimant la capacité de la Chine à les contourner.

Par conséquent, DeepSeek remet en cause l’idée largement répandue selon laquelle l’IA de pointe nécessite une énorme puissance de calcul et plusieurs milliards de dollars. DeepSeek démontre comment l’ingéniosité logicielle peut compenser les contraintes matérielles, et met également en évidence les limites des contrôles à l’exportation américains destinés à ralentir les progrès de la Chine en matière d’intelligence artificielle.

Si ces mesures peuvent entraîner des perturbations à court terme, leur impact diminue au fil du temps, à mesure que la Chine innove pour s’adapter.

Les restrictions américaines sur l’IA ont eu pour effet d’inciter le secteur privé chinois à prendre le relais au secteur public. Et si les États-Unis dominent souvent la recherche de pointe, les entreprises chinoises excellent dans l’exécution, l’accessibilité et la diffusion des produits. Dans le commerce électronique, les véhicules électriques, les panneaux solaires et les batteries, elles ont démontré une capacité impressionnante à évoluer.

Selon les experts du secteur, la concentration de DeepSeek sur la recherche en fait un concurrent dangereux, car l’entreprise préfère partager ses découvertes plutôt que de les protéger pour des gains commerciaux. DeepSeek n’a pas levé de fonds auprès de fonds extérieurs ni pris de mesures significatives pour monétiser ses modèles.

Prenant une voie différente de nombreuses entreprises américaines qui protègent étroitement leurs modèles d’IA, DeepSeek a adopté une stratégie open source, partageant ouvertement son code et ses méthodologies de formation.

Cette approche pourrait accélérer l’innovation et élargir son adoption à l’échelle mondiale, ce qui pourrait réduire l’avantage concurrentiel des entreprises américaines qui dépendent de systèmes propriétaires tels que GPT-4 d’OpenAI ou Bard de Google. Yann LeCun, responsable scientifique en IA chez Meta, a fait remarquer que le succès de DeepSeek souligne le potentiel des modèles open source à surpasser les modèles propriétaires.

Par conséquent, il s’agit là d’un choc majeur pour les fournisseurs de modèles LLM, en particulier les fournisseurs fermés dont l’activité repose (du moins jusqu’à présent) sur la vente d’accès aux modèles LLM les plus performants, tels qu’OpenAI et Anthropic. Le problème est d’autant plus grand que DeepSeek est un modèle open source que tout le monde peut utiliser.

Cela signifie également qu’ils devront aller encore plus vite avec l’innovation et des modèles plus récents, ce qui met la course à l’IA déjà rapide à une autre vitesse car il est clair que la communauté open source va maintenant recevoir un autre coup de pouce en jouant avec le modèle de DeepSeek, de la même manière que Llama open source de Meta a ouvert les vannes de l’open source.

De fait, la communauté open source reste l’espace le plus dynamique, le plus complet, le plus libre et le plus sans frontières en matière de recherche, de partage et de discussion universitaires dans le domaine de l’IA, et l’arène la moins compétitive en interne. L’engagement de DeepSeek en faveur de l’open source dès le premier jour a probablement été soigneusement réfléchi.

Son approche open source est complète, couvrant les pondérations des modèles, les ensembles de données et les méthodes de pré-formation, avec des articles de haute qualité comme partie intégrante. Les jeunes chercheurs brillants gagnent en visibilité grâce à leurs apparitions dans la communauté open source, à leurs partages et à leur engagement. Leur public comprend certains des moteurs les plus influents de l’IA mondiale.

Cette combinaison, jeunes chercheurs intelligents en IA + atmosphère d’institution de recherche (avec de grands packages technologiques) + partage et échange communautaires open source, a élevé l’influence et le prestige de DeepSeek dans le domaine de l’IA à l’échelle mondiale.

Pour une organisation principalement axée sur les résultats de recherche en IA plutôt que sur les produits commerciaux, Hugging Face et Reddit constituent les meilleurs lieux de lancement, les ensembles de données et les référentiels de code constituent les meilleures démonstrations et les articles constituent les meilleurs communiqués de presse.

Dans le même temps, ce modèle open source permet à OpenAI, Anthropic et d’autres d’adopter les innovations qu’ils ont apportées et de les utiliser dans leurs futurs modèles.

En plus de privilégier l’efficacité, les entreprises chinoises adoptent de plus en plus les principes de l’open source. Alibaba Cloud a publié plus de 100 nouveaux modèles d’IA open source, prenant en charge 29 langages et répondant à diverses applications, notamment le codage et les mathématiques. De même, des startups comme Minimax et 01.AI ont ouvert leurs modèles en open source.

« DeepSeek fonctionne comme à ses débuts DeepMind », a déclaré un investisseur en IA à Pékin. « Il est entièrement axé sur la recherche et l’ingénierie. » Liang, qui participe personnellement aux recherches de DeepSeek, utilise les bénéfices de ses opérations sur fonds spéculatifs pour payer les meilleurs salaires aux meilleurs talents en IA. Avec ByteDance, propriétaire de TikTok, DeepSeek est connu pour offrir la rémunération la plus élevée disponible pour les ingénieurs en IA en Chine, avec du personnel basé dans des bureaux à Hangzhou et à Pékin.

Liang a présenté DeepSeek comme une entreprise « locale » unique, composée de titulaires d’un doctorat issus des meilleures écoles chinoises, des universités de Pékin, de Tsinghua et de Beihang plutôt que d’experts issus d’institutions américaines.

Dans une interview accordée à la presse nationale l’année dernière, il a déclaré que son équipe principale « n’était pas composée de personnes revenues de l’étranger. Ils sont tous locaux… Nous devons former les meilleurs talents nous-mêmes ». L’identité de DeepSeek en tant que société de LLM purement chinoise lui a valu des éloges dans son pays.

Ritwik Gupta, chercheur en politique d’IA à l’Université de Californie à Berkeley, a déclaré que la Chine disposait d’un vivier d’ingénieurs systèmes beaucoup plus important que les États-Unis, qui savent comment tirer le meilleur parti des ressources informatiques pour former et exécuter des modèles à moindre coût.

Toutefois, les initiés du secteur affirment que même si DeepSeek a montré des résultats impressionnants avec des ressources limitées, la question de savoir si l’entreprise peut continuer à être compétitive à mesure que le secteur évolue.

D’ailleurs dans une interview accordée au média chinois 36Kr en juillet 2024, Liang a déclaré qu’un autre défi auquel les entreprises chinoises sont confrontées en plus des sanctions sur les puces électroniques est que leurs techniques d’ingénierie de l’IA ont tendance à être moins efficaces. « Nous [la plupart des entreprises chinoises] devons consommer deux fois plus de puissance de calcul pour obtenir les mêmes résultats. Si l’on ajoute à cela les écarts d’efficacité des données, cela pourrait signifier que nous avons besoin de jusqu’à quatre fois plus de puissance de calcul. Notre objectif est de combler en permanence ces écarts », a-t-il déclaré.

Dans tous les cas, DeepSeek prouve que les grands acteurs américains ne sont pas les seuls à pouvoir jouer dans la cour de l’IA générative. D’autres acteurs chinois ont accéléré ces derniers mois comme les start-up 01.AI ou Moonshot AI mais aussi les géants du pays dont Baidu, Alibaba et Tencent.

Alibaba a développé des modèles open source et un robot conversationnel (tous baptisés Qwen) qui sont salués par l’écosystème IA. Il y a quelques semaines, Alibaba Cloud a annoncé une baisse de 85 % du prix d’un de ses modèles, une nouvelle preuve que les entreprises chinoises de la tech ne comptent pas rester sans rien faire face aux Américains. Alibaba pourrait bien faire de nouvelles annonces à l’approche du nouvel an chinois (le 29 janvier), selon plusieurs experts.

En outre, selon un livre blanc publié l’année dernière par l’Académie chinoise des technologies de l’information et de la communication, un institut de recherche affilié à l’État, le nombre de grands modèles linguistiques d’IA dans le monde a atteint 1 328, dont 36 % proviennent de Chine. Cela place la Chine au deuxième rang des plus grands contributeurs à l’IA, derrière les États-Unis.

Il convient de noter qu’au cours de l’année écoulée, les grands modèles open source chinois ont acquis une grande renommée dans la recherche et les produits mondiaux en matière d’IA. On a de plus en plus l’impression que les grands modèles open source chinois sont plus complètement ouverts que certains homologues américains et européens, ce qui les rend plus accessibles aux chercheurs et aux développeurs pour étudier ou optimiser leurs propres modèles.

DeepSeek en est un exemple, tout comme Qwen d’Alibaba, largement considéré comme véritablement open source. Le petit modèle Mini-CPM-Llama3-V2.5 de Mianbi a même gagné une popularité inattendue après avoir été directement adapté par une équipe de premier cycle de Stanford.

Le succès de DeepSeek ne repose pas uniquement sur ses efforts internes. L’entreprise a également noué des partenariats stratégiques pour améliorer ses capacités technologiques et sa portée commerciale. L’une de ses collaborations notables est celle avec AMD , l’un des principaux fournisseurs de solutions de calcul haute performance. DeepSeek s’appuie sur les GPU AMD Instinct et le logiciel ROCM à travers les étapes clés du développement de son modèle, en particulier pour DeepSeek-V3. Ce partenariat permet à DeepSeek d’accéder à du matériel de pointe et à une pile logicielle ouverte, optimisant les performances et l’évolutivité.

Si l’innovation de DeepSeek est révolutionnaire, elle n’a en aucun cas établi une position dominante sur le marché. Comme l’entreprise a publié ses recherches, d’autres entreprises modèles en tireront des leçons et s’adapteront. Meta et Mistral, l’entreprise open source française modèle, sont peut-être un peu en retard, mais il ne leur faudra probablement que quelques mois pour les rattraper.

Comme l’a déclaré Yann Lecun, chercheur principal de Meta : « L’idée est que tout le monde profite des idées des autres. Personne ne « devance » quelqu’un d’autre et aucun pays ne « perd » face à un autre. Personne n’a le monopole des bonnes idées. Tout le monde apprend de tout le monde. » C’est donc l’exécution qui compte.

En fin de compte, ce sont les consommateurs, les startups et les autres utilisateurs qui en sortiront le plus grand profit, car les offres de DeepSeek continueront de faire baisser le prix d’utilisation de ces modèles à un niveau proche de zéro (encore une fois, en dehors du coût d’exécution des modèles au moment de l’inférence).

Cette banalisation rapide pourrait poser des problèmes, voire des souffrances considérables, aux principaux fournisseurs d’IA qui ont investi massivement dans des infrastructures propriétaires. Comme l’ont souligné de nombreux commentateurs, notamment Chamath Palihapitiya, investisseur et ancien dirigeant de Meta, cela pourrait signifier que des années d’OpEx et de CapEx d’OpenAI et d’autres seront gaspillées .

« Cette génération de jeunes chercheurs chinois s’identifie fortement à la culture open source car ils en bénéficient énormément », explique Thomas Qitong Cao, professeur adjoint de politique technologique à l’université Tufts.

« Le contrôle des exportations par les États-Unis a essentiellement acculé les entreprises chinoises dans une situation où elles doivent être beaucoup plus efficaces avec leurs ressources informatiques limitées », explique Matt Sheehan, chercheur en intelligence artificielle au Carnegie Endowment for International Peace. « Nous allons probablement assister à de nombreuses consolidations à l’avenir liées au manque de ressources informatiques. »

Cela a peut-être déjà commencé à se produire. Il y a deux semaines, Alibaba Cloud a annoncé un partenariat avec la start-up pékinoise 01.AI, fondée par Kai-Fu Lee, pour fusionner des équipes de recherche et créer un « laboratoire de modélisation industrielle à grande échelle ».

Enfin, si des modèles d’IA « suffisamment bons » peuvent être entraînés à moindre coût, leur prolifération deviendra inévitable, d’autant plus que de nombreux pays souhaitent désespérément développer leurs propres modèles. De plus, un coût élevé par requête pourrait également inciter à la création de modèles spécialisés, conçus pour offrir des réponses efficaces et précises tout en minimisant le nombre de requêtes nécessaires.

L’autre conséquence de la percée chinoise est que les États-Unis font face à une concurrence asymétrique. Il est désormais évident que la Chine innove pour contourner des obstacles comme le manque des meilleures puces, que ce soit en améliorant l’efficacité ou en compensant l’absence de matériel de haute qualité par une plus grande quantité.

Les puces produites en Chine progressent, y compris celles conçues par Huawei, une entreprise technologique qui, il y a une génération, a réussi à imposer son matériel télécom en adoptant une approche simple et économique.

Si la Chine reste proche de la frontière technologique, elle pourrait être la première à franchir le cap de la superintelligence. Si cela se produit, elle pourrait obtenir bien plus qu’un simple avantage militaire. Dans un scénario de superintelligence, des dynamiques où « le gagnant rafle tout » pourraient brusquement s’imposer.

Même si l’industrie reste sur sa trajectoire actuelle, l’adoption massive de l’IA chinoise à travers le monde pourrait conférer au Parti communiste chinois une influence politique considérable.

Que devrait faire M. Trump ? Son annonce sur les infrastructures était un bon début. Les États-Unis doivent lever les obstacles juridiques à la construction de centres de données. Ils devraient également faciliter l’embauche d’ingénieurs étrangers et réformer les procédures d’achat pour la défense afin de favoriser l’adoption rapide de l’IA.

En tout cas, le triomphe de DeepSeek marque un tournant important, qui annonce une évolution mondiale vers une innovation en matière d’IA rentable et ingénieuse. À mesure que les barrières à l’entrée s’abaissent, le paysage de l’IA devrait voir un afflux de startups modérément financées s’appuyant sur des technologies open source et des techniques novatrices pour perturber le marché. Cette démocratisation pourrait catalyser une nouvelle vague de créativité et de concurrence, redéfinissant les possibilités de développement de l’IA.

Les implications vont au-delà de la Chine et de la Silicon Valley. L’émergence de DeepSeek démontre que l’innovation de classe mondiale ne se limite plus à quelques régions ou entreprises. Elle sert de signal d’alarme pour le secteur, soulignant l’importance de la collaboration, de l’efficacité et de l’adaptabilité pour rester en tête dans un secteur de plus en plus concurrentiel.

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Le Day Trading : La stratégie préférée des investisseurs

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Mais qu’est-ce qui se cache derrière cette activité spécifique qui promet de grandes récompenses, combinée à un risque important ?

Le day trading repose sur un principe simple : trader sur un intervalle de temps très court, parfois de quelques minutes. Il s’agit d’acheter à bas prix et de revendre à un prix plus élevé ou, dans le cas de la vente à découvert, à un prix inférieur. Les traders intrajournaliers cherchent à tirer profit de petites fluctuations que les investisseurs ordinaires pourraient considérer comme anodines, mais qui peuvent entraîner des gains conséquents.

Le premier atout du day trading est la faible exposition à la volatilité. Contrairement aux investisseurs à long terme, les traders intrajournaliers ne sont pas affectés par des événements nocturnes comme les fluctuations économiques ou les nouvelles inattendues non liées aux marchés.

Les cinq stratégies de day trading les plus utilisées

Le trend trading

Les traders de tendance sont les traders qui veulent gagner avec les mouvements directionnels des prix des actifs. Les traders achètent l’actif lorsque les prix augmentent et que la tendance est haussière et vendent lorsque les prix baissent et la tendance est baissière.

Source image : IG
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Lorsqu’un actif affiche une tendance haussière, caractérisée par des sommets de plus en plus élevés, un trader prend une position longue. Si l’actif est en tendance baissière, avec une série de creux toujours plus bas, le trader prend une position courte.

Ce type de trading implique généralement de maintenir une position ouverte aussi longtemps que la tendance se poursuit. Cependant, dans le day trading, toutes les positions doivent être fermées le même jour avant la fin de la séance.

Le swing trading

Le swing trading a pour objectif de profiter des fluctuations des prix à court terme, en partant du postulat que les marchés n’observent jamais une tendance linéaire.

Ainsi, les swing traders visent à tirer profit des mouvements de hausse comme des mouvements de baisse qui se produisent sur de très courtes périodes.

Comparé au trading de tendance, qui vise à détecter l’orientation du marché à long terme, le swing trading réduit la marge pour les retournements de l’orientation générale des prix. Par conséquent, le but du swing trader est de détecter ces basculements et de capitaliser sur des mouvements de marché réduits.

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Le scalping

Le scalping est une stratégie qui consiste à accumuler et multiplier les petits gains grâce à un taux de réussite élevé.

Elle repose sur l’idée qu’un trader peut réaliser un profit en accédant à un plus grand nombre d’opportunités avec une faible marge de profit par opportunité, plutôt qu’en prenant un nombre limité de positions et en laissant courir les bénéfices.

Cependant, cela requiert une grande discipline dans la sortie des positions, car les coûts de transaction peuvent rapidement réduire les bénéfices s’ils ne sont pas contrôlés. De nombreux scalpeurs ferment leurs positions avant la fin de la journée pour éviter que les frais de maintien de nuit n’entament leurs gains.

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Le retour à la moyenne

La stratégie de retour à la moyenne repose sur l’hypothèse simple selon laquelle les prix des actifs, ou un indicateur tel que le ratio prix/bénéfice, reviendront à leur moyenne après s’en être écartés.

Pour repérer ces opportunités de trading, les traders utilisent l’analyse technique, y compris les moyennes mobiles, pour identifier les actifs qui se sont manifestement déconnectés de leur tendance à la suite d’une performance récente. Ils s’attendent ensuite à ce que les cours corrigent pour revenir à leur moyenne actuelle.

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Les flux monétaires

Par ailleurs, l’indicateur de flux monétaire estime si un certain actif est en situation de surachat ou de survente en prenant en compte à la fois le volume des échanges et le prix, sans dépendre du dernier uniquement.

Il compare simplement le volume des ordres de la veille au volume journalier dans son ensemble, pour voir si le flux monétaire est favorable ou défavorable. Une lecture de 80 ou plus indique un surachat, ce qui peut être un point de vente. D’autre part, une lecture in situ à 20 ou moins indique une survente, ce qui peut être l’occasion d’acheter.

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En résumé, le day trading, autrefois réservé à une élite de traders professionnels, est désormais accessible à un public plus large grâce à la démocratisation des plateformes de trading et des outils d’analyse technique. Cette pratique intrigante offre des opportunités de gains conséquents en exploitant les petites fluctuations des marchés sur de courtes périodes.

Cependant, le day trading n’est pas sans risques et nécessite une solide compréhension des marchés, une tolérance au risque et une discipline rigoureuse. Les traders doivent être prêts à investir du temps dans leur formation et à tester différentes stratégies pour trouver celle qui leur convient le mieux.

Si vous êtes attiré par le day trading, n’oubliez pas que la prudence et la préparation sont vos meilleurs alliés pour naviguer dans ce monde complexe et potentiellement lucratif.


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