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Les 6 grandes questions à se poser avant d’investir

Investir est un moyen puissant de faire croître son patrimoine, mais avant de se lancer, il est essentiel de se poser les bonnes questions pour éviter les pièges et définir une stratégie solide.

Que vous soyez débutant ou que vous ayez déjà une expérience en investissement, ces 6 questions vous aideront à clarifier vos objectifs et à choisir les investissements qui vous conviennent le mieux.

1. Quel est mon objectif d’investissement ?

Avant de faire le moindre investissement, il est crucial de comprendre pourquoi vous investissez. Avoir un objectif clair aide à orienter vos choix et à ajuster votre portefeuille en fonction de vos besoins. Les objectifs peuvent varier considérablement, en fonction de vos priorités :

  • Retraite : Accumuler un capital sur le long terme pour financer vos vieux jours.
  • Achat immobilier : Économiser pour un futur achat de résidence principale ou secondaire.
  • Études des enfants : Constituer un capital pour payer les frais de scolarité.
  • Épargne de précaution : Créer un filet de sécurité pour faire face aux imprévus.

Une fois votre objectif défini, il devient plus facile de déterminer votre horizon d’investissement, la tolérance au risque et la stratégie à adopter.

2. Quel est mon horizon d’investissement ?

Votre horizon d’investissement correspond au temps que vous êtes prêt à consacrer à vos placements avant d’atteindre votre objectif. Il est essentiel de déterminer cette période car elle influence le choix des actifs dans lesquels vous investirez.

  • Court terme (1 à 3 ans) : Pour un horizon de quelques années, des investissements moins risqués comme les obligations à court terme ou les comptes d’épargne sont préférables pour éviter les fluctuations importantes.
  • Moyen terme (3 à 10 ans) : Avec un horizon moyen, il est possible de diversifier entre des actions et des obligations.
  • Long terme (plus de 10 ans) : Avec un horizon de long terme, les actions et les ETF sont intéressants car ils offrent des rendements potentiellement plus élevés, malgré la volatilité.

3. Quelle est ma tolérance au risque ?

La tolérance au risque est la capacité à accepter les fluctuations de votre portefeuille sans paniquer. Certains actifs comme les actions peuvent offrir des rendements élevés, mais ils sont aussi plus volatils, ce qui signifie que leur valeur peut varier fortement.

  • Faible tolérance au risque : Si vous êtes averses au risque, les obligations, les fonds monétaires, ou même les assurances vie en euros peuvent être de meilleures options.
  • Tolérance moyenne : Une combinaison d’actions et d’obligations est envisageable.
  • Haute tolérance au risque : Si vous êtes prêt à accepter de grandes fluctuations, les actions de croissance, les matières premières ou même certains secteurs technologiques peuvent correspondre à votre profil.

Il est important d’évaluer votre tolérance au risque pour construire un portefeuille que vous êtes à l’aise de conserver, même en cas de marché difficile.

4. Quelle somme puis-je investir ?

Avant de vous lancer, déterminez le montant que vous pouvez allouer à vos investissements sans impacter votre quotidien ni vos besoins essentiels. Il est important de ne pas investir de l’argent que vous pourriez avoir besoin de retirer à court terme. Pour déterminer le montant :

  • Analysez vos finances : Assurez-vous d’avoir une épargne de précaution avant de commencer à investir.
  • Fixez un budget mensuel : Plutôt que de tout investir d’un coup, envisagez des investissements mensuels pour lisser les coûts et profiter de la méthode du dollar-cost averaging (DCA).
  • Évitez l’endettement : Évitez d’utiliser l’argent emprunté pour investir, sauf si vous avez une compréhension solide des risques.

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5. Quel type d’investissement correspond à mes connaissances ?

Investir dans des produits financiers que vous ne comprenez pas est risqué. La complexité de certains instruments financiers, comme les produits dérivés ou les cryptomonnaies, peut être un frein pour les débutants et même pour certains investisseurs expérimentés.

  • Actions et obligations : Si vous êtes nouveau dans l’investissement, commencer avec des actions et des obligations peut être plus facile à appréhender.
  • ETF : Les ETF (Exchange-Traded Funds) permettent d’investir dans un panier d’actions ou d’obligations et sont simples à comprendre pour les débutants.
  • Produits complexes : Les options, les produits dérivés ou les cryptomonnaies nécessitent une bonne connaissance des marchés et une tolérance élevée au risque. Ce type de produit n’est pas adapté aux investisseurs novices.

Investir dans des produits que vous comprenez vous permet de prendre des décisions informées et de mieux gérer les risques.

6. Comment diversifier mon portefeuille ?

La diversification est une stratégie clé pour réduire les risques. Plutôt que de mettre tout votre argent dans un seul type d’actif, diversifiez entre différentes classes d’actifs, secteurs économiques et régions géographiques. La diversification limite l’impact des pertes éventuelles dans une seule catégorie.

  • Diversification sectorielle : Investissez dans différents secteurs économiques (technologie, santé, finance, énergie, etc.) pour éviter une dépendance excessive à un seul secteur.
  • Diversification géographique : Investissez dans des actions et obligations de différentes régions (États-Unis, Europe, Asie) pour répartir les risques géopolitiques et économiques.
  • Diversification par classe d’actifs : Combinez des actions, des obligations, des matières premières, de l’immobilier et des métaux précieux pour réduire le risque de concentration.

Un portefeuille diversifié peut vous offrir une stabilité accrue, même en période de volatilité du marché.

Conclusion

Investir peut être un levier puissant pour atteindre vos objectifs financiers, mais il est crucial de bien réfléchir avant de se lancer. En répondant à ces six grandes questions, vous pourrez déterminer une stratégie adaptée à votre profil, vos connaissances et vos ambitions.


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Investir dans les métaux précieux : Que faut-il savoir ?

Les métaux précieux comme l’or, l’argent, le platine et le palladium ont longtemps été considérés comme des refuges de valeur, surtout en période de turbulences économiques. Aujourd’hui, il est possible d’investir dans ces métaux sous deux formes principales : physique (lingots, pièces, etc.) ou immatérielle (via des ETF, actions minières, contrats à terme, etc.).

Cet article a pour but de vous guider à travers les différentes options d’investissement dans les métaux précieux et vous aide à choisir celle qui correspond le mieux à vos objectifs.

Pourquoi investir dans les métaux précieux ?

Les métaux précieux ont toujours été prisés pour leur rareté et leur stabilité en tant que réserves de valeur. Voici quelques raisons pour lesquelles ils sont attractifs pour les investisseurs :

  1. Protection contre l’inflation :

    L’or et l’argent, en particulier, sont souvent utilisés pour protéger un portefeuille contre l’inflation, car leur valeur a tendance à augmenter lorsque la monnaie fiduciaire perd de sa valeur.
  2. Refuge en période de crise :

    Pendant les périodes de volatilité économique, les métaux précieux servent de « valeurs refuges » en raison de leur stabilité relative par rapport aux actions et aux obligations.
  3. Diversification du portefeuille :

    Ajouter des métaux précieux à un portefeuille permet de le diversifier, réduisant ainsi le risque global, surtout lorsque les marchés boursiers sont instables.

Investissement dans les métaux précieux physiques

Investir dans des métaux précieux physiques signifie posséder de l’or, de l’argent ou d’autres métaux sous forme tangible, comme des lingots, des pièces ou des barres.

1. Or Physique
  • Formes courantes : Lingots, pièces d’or (comme le Krugerrand, les Napoléons ou les Maple Leaf), et barres d’or.
  • Avantages :
    • Pas de risque de contrepartie : Vous possédez l’actif tangible directement.
    • Valeur historique : L’or est un refuge financier depuis des millénaires.
  • Inconvénients :
    • Stockage et sécurité : Stocker de l’or physique en toute sécurité peut être coûteux. Vous devrez peut-être louer un coffre ou souscrire une assurance.
    • Liquidité : Bien que l’or soit relativement liquide, vendre des pièces ou des lingots peut prendre plus de temps que vendre des actifs immatériels.
2. Argent Physique
  • Formes courantes : Lingots, pièces d’argent comme les Silver Eagles ou les Silver Britannias.
  • Avantages :
    • Plus abordable que l’or : L’argent est souvent plus accessible pour les petits investisseurs.
    • L’argent a des utilisations industrielles qui peuvent soutenir sa valeur.
  • Inconvénients :
    • Stockage plus encombrant : L’argent est moins dense en valeur que l’or, ce qui signifie que vous avez besoin de plus d’espace pour stocker une même valeur en argent.
3. Platine et Palladium
  • Formes courantes : Lingots, pièces de platine et de palladium.
  • Avantages :
    • Utilisation industrielle importante : Ces métaux sont largement utilisés dans l’industrie automobile (catalyseurs).
  • Inconvénients :
    • Volatilité : Les prix peuvent être très volatils en raison de la dépendance à des secteurs industriels spécifiques.

Investissement immatériel dans les métaux précieux

Si vous ne souhaitez pas gérer le stockage ou la sécurité des métaux physiques, les options immatérielles sont plus pratiques. Voici les principales formes d’investissement immatériel dans les métaux précieux.

1. ETF (Exchange-Traded Funds) sur les métaux précieux
  • Qu’est-ce que c’est ? : Un ETF sur les métaux précieux est un fonds coté en bourse qui suit la performance des prix d’un métal donné (or, argent, platine, etc.).
  • Avantages :
    • Facilité d’accès : Vous pouvez acheter et vendre des parts d’ETF via un compte de courtage, tout comme des actions.
    • Pas de stockage requis : Vous n’avez pas à vous soucier de l’aspect physique.
    • Liquidité : Les ETF sont faciles à négocier sur les marchés financiers.
  • Inconvénients :
    • Frais de gestion : Les ETF comportent des frais de gestion annuels.
    • Pas de propriété directe : Vous ne possédez pas physiquement le métal, mais une part qui en suit la performance.

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2. Actions Minières
  • Qu’est-ce que c’est ? : Vous pouvez investir dans des sociétés minières qui extraient les métaux précieux. Ces actions sont corrélées aux prix des métaux mais comportent également des risques spécifiques à l’entreprise.
  • Avantages :
    • Potentiel de gains plus élevés : Si les prix des métaux montent, les entreprises minières peuvent voir leurs bénéfices et leurs actions croître de manière exponentielle.
  • Inconvénients :
    • Risque supplémentaire : Les risques opérationnels et financiers des entreprises minières (coûts d’extraction, gestion, endettement, etc.) s’ajoutent aux fluctuations des prix des métaux.
3. Contrats à terme (Futures)
  • Qu’est-ce que c’est ? : Les contrats à terme vous permettent de spéculer sur la hausse ou la baisse des prix des métaux précieux à une date future.
  • Avantages :
    • Effet de levier : Vous pouvez obtenir une exposition importante avec un capital relativement faible.
  • Inconvénients :
    • Risque de perte élevé : L’effet de levier peut amplifier les pertes si le marché se retourne contre vous. Les contrats à terme ne sont donc pas adaptés à la majorité des investisseurs.

Comparaison entre Investissement Physique et Immatériel

CritèreMétaux Précieux PhysiquesMétaux Précieux Immatériels (ETF, actions, etc.)
Propriété directeOuiNon
StockageNécessaire (coût et sécurité)Aucun stockage requis
LiquiditéModéréeHaute (via ETF, actions, etc.)
Risques spécifiquesVol de l’actif physiqueRisques financiers et opérationnels
CoûtFrais de stockage, primesFrais de gestion pour ETF, frais de courtage

Investir dans les métaux précieux peut être une excellente façon de diversifier votre portefeuille et de vous protéger contre l’inflation et l’incertitude économique notamment en période d’instabilité politique. Le choix entre investissement physique et immatériel dépend de vos préférences personnelles, de votre tolérance au risque et de vos objectifs financiers. Les métaux physiques offrent la sécurité d’une possession tangible, tandis que les ETF et les actions minières permettent une liquidité et une accessibilité accrues.

Quelle que soit l’option que vous choisissez, il est important de diversifier votre portefeuille et de comprendre les risques associés à chaque forme d’investissement.


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Les 4 meilleurs ETF en termes de rendement sur les 10 dernières années

Investir dans les ETF (Exchange-Traded Funds) est une stratégie populaire pour diversifier un portefeuille tout en recherchant des rendements solides. Voici une sélection des 4 meilleurs ETF en termes de rendement sur les dix dernières années, offrant des insights précieux sur leurs performances exceptionnelles et leur composition.

1. VanEck Vectors Semiconductor ETF (SMH)

  • Performance : SMH a été le plus performant sur les dix dernières années avec une augmentation de plus de 1 000 %.
  • Description : Cet ETF suit l’indice MVIS US Listed Semiconductor 25 Index, qui comprend des entreprises leaders dans le secteur des semi-conducteurs. Il offre une exposition aux principales entreprises du secteur, telles que Taiwan Semiconductor, NVIDIA et Intel.
  • Raison du succès : La demande croissante pour les semi-conducteurs dans divers domaines, comme les smartphones, l’automobile et l’électronique grand public, a propulsé la croissance des entreprises composant cet ETF.

2. iShares PHLX Semiconductor ETF (SOXX)

  • Performance : Cet ETF a enregistré une augmentation de 663,4 % au cours de la dernière décennie.
  • Description : SOXX suit l’indice PHLX Semiconductor Sector Index, composé d’entreprises impliquées dans la conception, la distribution, la fabrication et la vente de semi-conducteurs. Parmi ses principales participations figurent des géants comme Broadcom, Qualcomm et Texas Instruments.
  • Raison du succès : L’essor des technologies de pointe et l’augmentation des investissements dans la 5G et l’IA ont largement contribué aux performances de cet ETF.

3. Invesco QQQ Trust (QQQ)

  • Performance : QQQ a enregistré une augmentation de 528,7 % sur la décennie.
  • Description : Cet ETF suit l’indice NASDAQ-100, qui comprend les 100 plus grandes entreprises non financières cotées sur le NASDAQ, avec une forte concentration sur les technologies de l’information, la consommation discrétionnaire et les services de communication. Parmi ses principales participations figurent Apple, Microsoft et Amazon.
  • Raison du succès : La domination continue des grandes entreprises technologiques et leur capacité à innover et à capturer des parts de marché ont conduit à des rendements impressionnants pour cet ETF.

4. Invesco Nasdaq Internet ETF (PNQI)

  • Performance : PNQI a connu une croissance de 532,8 % au cours des dix dernières années.
  • Description : Cet ETF suit l’indice Nasdaq Internet Index, composé d’entreprises de l’industrie Internet, telles que Amazon, Facebook (Meta) et Alphabet (Google).
  • Raison du succès : La montée en puissance de l’économie numérique, l’augmentation de l’utilisation d’Internet et le développement du commerce en ligne ont soutenu la performance des entreprises composant cet ETF.

Ces ETF ont démontré une performance exceptionnelle au cours des dix dernières années, principalement grâce à leur exposition à des secteurs en forte croissance comme la technologie et les semi-conducteurs.

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Avant d’investir, il est crucial de faire vos propres recherches et de consulter un conseiller financier pour vous assurer que ces investissements correspondent à votre profil et à vos objectifs financiers. Investir dans ces ETF peut offrir une opportunité de croissance significative, mais il est important de rester informé et vigilant face aux fluctuations du marché.

Lire aussi notre article sur les erreurs courantes avant d’investir dans les ETFs.


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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La Chine a lancé ses tests pour le lancement d’une monnaie numérique. Décryptage!

Depuis 2014, la Chine explore la possibilité de lancer une monnaie numérique. Ce n’est toutefois que récemment, en raison des tensions avec les États-Unis et de la pandémie mondiale de Covid-19, que la Chine a manifesté sa volonté d’organiser des essais.

Le « yuan numérique » serait la toute première monnaie numérique, malgré le fait que d’autres banques centrales, parmi lesquelles la Banque centrale européenne, aient également montré de l’intérêt pour étudier les monnaies numériques. Qu’est-ce que le DCEP chinois ? En quoi diffère-t-il de la monnaie du pays, le yuan, et pourquoi la Chine a-t-elle l’ambition de le lancer ?

Qu’est-ce que le paiement électronique en monnaie numérique (DCEP)

Avant d’examiner la monnaie numérique que la Chine est en train de mettre en place, définissons ce qu’est une monnaie : « l’argent qui est utilisé dans un pays donné à un moment donné ». En Chine, il s’agit du yuan [3].

En quoi le yuan diffère-t-il alors de la monnaie numérique ?

La monnaie numérique est tout simplement le yuan, mais uniquement accessible sous une forme numérique et non sous une forme physique. La Chine utilise le terme DCEP (Digital Currency Electronic Payment) pour faire référence à sa monnaie numérique, ou « yuan » numérique. Le DCEP peut donc être traduit comme un « paiement électronique en monnaie numérique ».

Depuis quelques mois, des milliers de citoyens ont la possibilité de participer à des essais en utilisant le yuan numérique pour un montant prédéterminé comme moyen de paiement dans trois grandes villes, y compris le centre technologique de Shenzhen. La Chine souhaite que la monnaie numérique soit lancée avant et utilisée pendant les Jeux olympiques d’hiver prévus en 2022. Jeux qui se dérouleront à Pékin.

Certains ont comparé la conception de la monnaie numérique avec les crypto-monnaies, ce qui est un tout autre sujet que cet article n’abordera que brièvement.

Selon Investopedia, les crypto-monnaies sont également des monnaies numériques et nombre d’entre elles sont basées sur des réseaux décentralisés utilisant la technologie blockchain. La technologie blockchain empêche la fraude lors de l’utilisation de ces devises numériques.

Comme le souligne Tanvi Ratna, il y a trois grandes similitudes entre le DCEP et les crypto-monnaies :

  • (i) l’utilisation de portefeuilles en ligne et hors ligne
  • (ii) l’utilisation d’une architecture à deux clés pour sécuriser les transactions
  • (iii) l’influence des capacités de programmation

Pour plus d’informations sur les crypto-monnaies et leur similitude avec la conception du DCEP, cliquez ici.

Bien qu’ils puissent partager certaines similitudes, le yuan numérique ne peut pas être classé comme une crypto-monnaie et ce, pour deux raisons principales :

  • (i) Le DCEP est sous le contrôle d’une banque centrale et les transactions ne sont pas anonymes

La principale différence est que le DCEP, contrairement aux crypto-monnaies, est sous le contrôle d’une banque centrale (de Chine) qu’elle n’est donc ni décentralisée ni anonyme. Voir la définition qui en a été donnée ci-dessus : les crypto-monnaies sont basées sur des réseaux décentralisés et les transactions sont anonymes.

Ainsi soutenu par la banque centrale, le DCEP met l’accent sur la traçabilité des transactions. D’une part, la « surveillance » est bénéfique pour traquer la corruption et les crimes financiers et, d’autre part, elle permet ainsi, comme le mentionne Reuters, d’exercer un plus grand contrôle sur son économie en comparaison avec les possibilités qu’ont la plupart des autres banques centrales dans ce domaine.

On peut toutefois s’inquiéter et se demander s’il s’agira d’un nouveau moyen qui permettrait à la Chine d’espionner ses citoyens. L’ancien président de la PBOC (People’s Bank Of China) a, dans ce contexte, annoncé qu’un certain anonymat serait possible pour une certaine fréquence d’utilisation et pour certains montant.

  • (ii) Le DCEP est une monnaie fiduciaire

Le DCEP est une monnaie fiduciaire numérique. La monnaie fiduciaire est une monnaie émise par le gouvernement et qui n’est pas soutenue par une contrepartie physique -comme l’or ou l’argent – mais plutôt par le gouvernement qui l’a émise.

Elle se distingue ainsi des crypto-monnaies qui sont beaucoup plus volatiles car elles ne sont pas reconnues par le gouvernement comme étant un moyen de paiement. Dans ce contexte, le yuan numérique soutenu par l’État est plus stable.

Comment utiliser la monnaie numérique

Au vu de ce qui précède, comment envisager l’utilisation du DCEP comme moyen de paiement ?

En résumé, la Banque populaire de Chine émet des DCEP à destination des banques commerciales qui, à leur tour, distribueront le DCEP aux particuliers par le biais de leurs portefeuilles. Ces portefeuilles sont accessibles via une application pour smartphone développée par la banque centrale [de Chine] elle-même.  Ce mécanisme est illustré dans la figure 1.

Le DCEP est lié paritairement au Yuan, ce qui signifie que la valeur du DCEP est égale à celle du yuan physique. On peut noter ici une similitude avec les systèmes de paiements mobiles, même s’il y a également une grande différence. En effet, lorsqu’un paiement est effectué à l’aide d’un système de paiement mobile cela se fait par le biais d’un intermédiaire, à savoir une banque traditionnelle.

L’application pour smartphone développée pour le yuan numérique ne fait pas appel à un intermédiaire, car le DCEP est distribué par le biais de portefeuilles numériques et non pas via des comptes bancaires.

En tant que tel, il n’y a pas d’argent physique qui vous couvre à partir d’un compte bancaire. Le DCEP est donc entièrement numérique. Au moyen de deux téléphones qui se touchent, un code barre ou un code QR est généré et un paiement peut être effectué.

Un article expliquant comment le yuan numérique est utilisé dans la pratique comme mode de paiement peut être consulté ici.

La monnaie numérique fonctionne donc non seulement de manière différente comparativement aux systèmes de paiements mobiles traditionnels mais elle offre également certains avantages :

  • (i) L’utilisation de portefeuilles émis par la PBOC elle-même exclut tout tiers ce qui rend superflu toute infrastructure intermédiaire et se traduit in fine par des coûts de transaction plus faibles.
  • (ii) Il n’est plus nécessaire de mettre en place des réseaux qui soutiennent les paiements par carte comme c’est le cas pour Visa ou Mastercard, car la PBOC et les banques émettrices sont directement liées. Cela permet également de réduire les coûts.
  • (iii) Contrairement aux systèmes de paiements mobiles classiques, l’application DCEP développée par la PBOC ne nécessite aucune connexion internet pour pouvoir fonctionner. Cela contribue à rendre son utilisation plus facile, à stimuler son adoption au sein des communautés rurales et empêche que le système ne cesse de fonctionner en cas de défaillance technologique.

Dans le contexte de l’épidémie du coronavirus, cette monnaie numérique offre, tout comme les autres systèmes de paiements mobiles, plus de sécurité sur le plan de l’hygiène que l’argent liquide.

Pourquoi la PBOC a-t-elle l’ambition de lancer le DCEP ?

La volonté de la Chine de lancer sa monnaie numérique est clairement motivée par deux raisons principales :

  • (i) le renforcement de la surveillance économique et de la souveraineté monétaire

L’une des raisons pour lesquelles il peut être favorable à la Chine de mettre en place cette monnaie est qu’elle permet à l’État, comme on l’a déjà écrit, d’accroître son contrôle sur sa propre économie. Mais ce n’est pas tout.

Dans la mesure où plusieurs pays ou entreprises ont annoncé la possibilité de lancer leur propre monnaie numérique (la Libra de Facebook par exemple), cela pourrait être un moyen pour la Chine de renforcer sa souveraineté monétaire. Concrètement, la souveraineté monétaire d’un pays signifie que c’est l’Etat qui décide exclusivement de ce qui est officiellement la monnaie ayant un cours légal.

Cela lui permet en outre de contrôler le type de monnaie qui est utilisé à l’intérieur de ses frontières. En lançant le DCEP, la Chine tente d’empêcher qu’une autre monnaie étrangère ne soit prioritairement adoptée.

  • (ii) la mise en cause du dollar américain comme monnaie de réserve mondiale

Le DCEP pourrait par ailleurs constituer une menace possible pour le dollar, qui occupe actuellement la position de monnaie de réserve mondiale. À ce sujet, David Roche de Independent Strategy, affirme toutefois que la Chine est encore loin de l’emporter sur le dollar américain dans la mesure où le yuan ne représente que 2 % de la valeur des règlements du commerce international.

En comparaison avec la monnaie américaine pour laquelle on constate que « environ 40 % la dette mondiale est libellée en dollars » et que « plus de 61% de toutes les réserves étrangères des banques sont libellées en dollars américains« .

Le fait que la monnaie chinoise puisse être considérée comme une monnaie de réserve aurait pour conséquence, parmi d’autres avantages, de réduire les coûts d’emprunt pour les exportateurs chinois, de diminuer les taux d’intérêt des obligations libellées en yuan et de réduire la dépendance de la monnaie par rapport au dollar.

La monnaie numérique sera-t-elle adoptée avec succès comme monnaie ?

L’adoption de la monnaie numérique dans toute la Chine dépendra essentiellement de sa facilité d’utilisation et de ses avantages. Pas moins de 86 % des paiements en Chine sont effectués au moyen d’un téléphone portable selon Keith Lamb. Quand on prend en compte tous ces paiements effectués par le biais de la lecture d’un code QR ou même par voie de reconnaissance faciale, on peut considérer que la Chine est déjà bien avancée sur la voie d’une société sans cash.

Cette nouvelle monnaie ne fera cependant pas totalement disparaître l’argent liquide du pays car les habitants des régions plus rurales qui ne sont pas familiarisés avec les paiements numériques doivent pouvoir continuer à participer à l’économie.

Chandler Guo, pionnier de la crypto-monnaie, est convaincu que l’utilisation de la monnaie numérique se développera à l’extérieur des frontières de la Chine notamment par le biais des 39 millions de Chinois qui vivent à l’étranger et qui adopteront probablement la monnaie numérique.

En outre, selon Goldman Sachs, cette monnaie pourrait représenter 15 % du volume total des paiements de consommation dans les 10 prochaines années, tandis que d’autres affirment que les banques centrales pourraient commencer à garder en portefeuille des DCEP si son utilisation devait augmenter.

En résumé, le DCEP offre des avantages au gouvernement chinois et réduit les frais de transfert pour les consommateurs mais ne doit pas faire perdre de vue les questions liées à la protection de la vie privée qui peuvent être préoccupantes.

A l’heure actuelle, les opinions des experts varient quant à la question de savoir si le yuan numérique sera adopté avec succès en Chine et au-delà de ses frontières.

Rédigé par: LAURA KUYPERS du Solvay Finance Club

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Trouver la perle rare en bourse : le stock picking

Cette année, nous avons commencé une nouvelle aventure, celle de l’investissement en bourse. Celle-ci nous a poussés à faire des choix. Devions-nous opter pour un projet à court terme ou, au contraire, avons-nous les nombreuses années à venir comme horizon ? Et puisque chaque individu a sa personnalité propre, devions-nous choisir des actifs risqués ou garantis ? 

Si votre profil et votre stratégie vous ont amené à vous tourner vers les actions, alors vous devriez vous mettre à la recherche d’opportunités sur le marché. Mais comment faire ? Piocher quelques titres d’un secteur qui vous plaît ou jeter votre dévolu sur une entreprise en particulier ? Si vous êtes de ceux qui veulent trouver la perle rare, dans ce cas le stock picking est fait pour vous.

Qu’est-ce que le Stock picking ?

Le stock picking consiste à sélectionner des actions d’entreprises sur base d’une série de critères importants aux yeux d’un investisseur. 

L’entonnoir créé écarte les entreprises une à une avant d’arriver à une poignée de candidats potentiels. Là encore, l’acheteur (vendeur) devra analyser le prix qu’il est prêt à payer (demander) et celui affiché en bourse dans le but d’effectuer une plus-value.

Nous sommes ici dans une approche purement fondamentale, qui consiste à éplucher le bilan de l’entreprise afin d’en dégager des ratios et ainsi déterminer la vraie valeur de la société. En portant un regard plus « précis » sur les données, nous limitons l’influence des évènements macroéconomiques, comme les accords commerciaux ou l’annonce des banques centrales. 

Exemples d’éléments à analyser : 

  • Bilan de l’entreprise (balance sheet) —> situation d’une entreprise à l’instant T (généralement au 31/12)
  • Compte de résultat (income statement) —> affiche l’ensemble des charges et des recettes
  • Flux de trésorerie (cash-flow statement) —> détermine les mouvements et la disponibilité des liquidités

Exemples de ratios financiers à analyser : 

  • Le taux d’endettement (debt to equity) —> plus ce ratio est élevé, plus l’entreprise a eu recours à de la dette pour financer sa croissance
  • Le cours/bénéfice (Price/earning) —> détermine le prix à payer par euro gagné par l’entreprise. Plus celui-ci est élevé, plus les investisseurs estiment que les bénéfices attendus valent la peine de payer cher. Certains secteurs ont un PER supérieur à d’autres (Tech > banques)
  • La capacité d’autofinancement (Price to cash-flow) —> proche du PER, ce ratio permet de connaître la capacité d’une entreprise à manœuvrer à partir de ses cash-flows. 
  • D’autres : Price to book, Debt to asset, capitalization totale.  

Exemples d’éléments externes à analyser : 

  • La stratégie de l’entreprise
  • Le management
  • Les brevets
  • Le respect (ou non) de la loi d’un pays où l’entreprise opère

Sans surprise, le stock picking n’est pas une science exacte et souligne des points positifs et négatifs. 

Ainsi, cette méthode de recherche permet aux adeptes de celle-ci d’avoir un aperçu rapide de la santé d’une entreprise. Puisqu’il s’agit de trouver une aiguille dans une botte de foin, l’analyste doit développer son propre « scanner à bonnes affaires ». Les résultats d’une telle approche peuvent s’avérer très fructueux.

Cependant, nous vous mettons en garde contre les décalages entre votre interprétation et la réalité. Les conclusions tirées par l’investisseur peuvent être éloignées de la valeur affichée en bourse. Après tout, le prix d’une action est le reflet de toutes les croyances des investisseurs à son sujet. D’autres pourraient être plus ou moins optimistes que vous sur l’avenir de l’entreprise. De même qu’un titre peut être déconseillé à l’achat sur un plan fondamental et avoir des signaux d’achat forts sur le plan technique.

Conclusion 

Que votre stratégie vise le court, moyen ou long terme, vous finirez par choisir un actif dans lequel vous aurez confiance. Ce choix sera basé sur une série de critères que vous aurez définis. Votre réussite dépendra du temps que vous consacrerez à peaufiner votre entonnoir, car rappelez-vous que les marchés regorgent de gagnants et de perdants, d’amateurs et de professionnels, de personnes sans aucune préparation et d’autres prêtes à partir à la chasse.  

« I want a company that’s simple. They don’t have to make seven brilliant decisions every six months to keep going. »

Peter Lynch
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Qui est Catherine Wood, la nouvelle coqueluche de Wall Street ?

Prenez quelques minutes pour connaître l’une des femmes les plus influentes de Wall Street, la spécialiste des ETF, Catherine Wood !

Catherine « Cathie » Wood est une femme d’affaires américaine née en 1955 à Los Angeles. Elle se distingue de ses pairs dès ses études d’Économie et de Finance à l’université de Californie du Sud, où elle fut diplômée en 1981 avec la plus grande mention, Summa Cum Laude (5 % des élèves atteignent ce grade). 

Cathie Wood intègre rapidement le milieu de la Finance. Dès 1980, elle entre chez le gestionnaire d’actifs Capital Group en tant qu’assistant-économiste. 3 années plus tard, c’est Jennison Associates qui l’embauche pour devenir gestionnaire de portefeuille, puis analyste financier et enfin Chef économiste. Riche de ces expériences, Wood endossa d’autres responsabilités, comme Associé chez Tupelo et Directrice des investissements pour Alliance Bernstein. 

En 2014, se sentant quelque peu « enfermée » dans un style de gestion qui ne lui convient pas, elle décide d’ouvrir son propre fonds nommé ARK Investment Management qui se focalisera en grande partie sur la gestion et l’acquisition d’ETF.

Pour rappel, les ETF, ou Exchange traded funds, sont des fonds cotés en Bourse dont leur objectif est de répliquer les performances du sous-jacent, qui peut être un indice boursier (Nasdaq, CAC 40, etc.), sectoriel (énergies renouvelables, secteur automobile, etc.) ou de matières premières (or, pétrole, etc.) Plus d’infos.

ARK Investment Management LLC

Ark se démarque de ses concurrents sur plusieurs points. 

Tout d’abord, la société adopte une gestion active des ETF, alors que ces derniers sont appréciés pour leur côté « passif et peu coûteux ». Elle n’hésite pas à modifier les entreprises qui composent son portefeuille et exposer presque 10% dans certains titres comme Tesla . 

Ensuite, ARK opte pour une très grande transparence sur sa stratégie et sa méthode de sélection d’actions (stock picking). De nombreux rapports et articles sont rédigés pour expliquer aux intéressés les raisons d’achat ou de vente de certaines actions. 

Enfin, Catherine Wood se montre très réactive sur les réseaux sociaux à tel point qu’elle est devenue la coqueluche d’un petit groupe d’investisseurs qui voient en elle un guide des marchés (un peu comme l’est Elon Musk pour sa communauté). 

À ses débuts, l’entreprise peine à attirer des capitaux frais et doit même solliciter l’épargne personnelle de ses fondateurs. Les frais de gestion de 0,75 % ne permettent pas à la société d’être rentable sur ses placements. L’année 2020 fut un tournant majeur pour ARK. Ses fonds, fortement orientés vers la technologie, ont pris part à l’euphorie boursière cette année, affichant pour certains une hausse de 152 % ! 

Les différents fonds gérés par ARK. (Source : ARK Invest)

À ce jour, ARK Invest propose à ses clients plusieurs fonds d’ETF, actifs ou passifs. Parmi ceux-ci, nous retrouvons l’innovation technologique, les technologies autonomes, l’internet de demain, la recherche scientifique, les Fintechs, l’impression 3D ou l’innovation technologique israélienne. Vous pouvez trouverez d’amples informations sur leur site internet.

Conclusion

Il n’est pas facile de se faire un nom dans l’élite très fermée de Wall Street, encore plus quand on est une femme. Cependant, Cathie Wood a su prouver à tout le monde qu’il est possible de surpasser les marchés financiers en ayant une vision moderne et en prenant des sentiers peu fréquentés.

Grâce à sa persévérance, elle a transformé ARK d’une entreprise à peine rentable en un gestionnaire de plus 200 milliards de dollars, amassant au passage une fortune personnelle de 250 M$ (Forbes). 

Par KAZKONDU Tim

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Invest #7: Qu’est-ce que représentent les SPAC dans le monde de la finance ?

L’année 2020 nous a montré qu’il existe de nombreuses manières de s’enrichir sur les marchés financiers. Si les actions ou les cryptomonnaies ont été largement médiatisées, d’autres formes d’investissements ont su tirer leur épingle du jeu…

Parmi celles-ci, nous retrouvons les SPAC ! 

Qu’est-ce qu’une SPAC ? 

Une SPAC, ou Special Purpose Acquisition Company, est une société sans activité opérationnelle dont l’objectif est de réunir des capitaux afin d’acquérir une autre société non cotée en bourse. 

La particularité de cette opération tient dans le fait que c’est la SPAC, coquille vide, qui possède les liquidités nécessaires à l’achat d’une « réelle » entreprise. 

Pour cela, la SPAC doit avant tout s’introduire sur les marchés financiers et séduire les potentiels investisseurs. 

Comment cela fonctionne-t-il ? 

Les SPAC sont regroupées autour d’une équipe d’entrepreneurs, dont la réputation et les compétences influencent grandement la réussite, ou non, de l’opération. Avant leur concrétisation, elles doivent passer par plusieurs étapes :

1)      Introduction : Au moment de l’introduction en bourse, le montant total à lever ainsi que le prix de départ sont connus (10 $ pour une action SPAC aux États-Unis). 

2)      Recherche de la cible : La SPAC, seule, n’a pas de réel intérêt pour ses actionnaires, car elle ne dispose ni d’historique ni de trésorerie (d’où son surnom « entreprise chèque en blanc »). C’est l’entreprise ciblée qui fait l’objet de toutes les convoitises. Ainsi, l’équipe dirigeante de la SPAC dévoile à l’avance les critères d’acquisition (secteur d’activité, taille de l’entreprise, rentabilité à venir, vision, etc.) du projet. 

Toutes les SPAC n’ont pas de fin heureuse, certaines propositions peuvent être refusées par les actionnaires qui, faute d’alternatives, réclament le remboursement et la dissolution de la SPAC.

3)      Fusion : dans de nombreux cas, la SPAC est l’occasion de faire de bonnes affaires. Les fondateurs deviennent propriétaires d’une entreprise qu’ils pourront modeler. Les actionnaires entrevoient un bon potentiel de rendement. Les intermédiaires touchent de grosses commissions. Enfin, l’entreprise cible accède aux marchés financiers à travers un moyen plus rapide et moins coûteux. 

4)      Liquidation : Certaines SPAC portent le nom de la société acquise, ce qui prouve leur volonté de ne faire qu’un avec la nouvelle entité. Par la suite, la société devra suivre un parcours plus classique, composé de publications de résultats, d’annonces et de prévisions.   

Le nombre de SPAC introduites en bourse en 2020 nous montre l’intérêt porté par le milieu, bien que tout ne soit pas parfait. 

D’une part, la période fixée (souvent 2 ans) pour acquérir une entreprise peut parfois pousser les fondateurs à prendre des décisions hâtives dans les derniers instants. S’ils ne trouvent pas la bonne entreprise, leur mise de départ sera perdue. 

D’autre part, les SPAC sont soumises à une réglementation moins stricte que les IPO classiques et leur accès est réservé aux spécialistes en la matière.

Exemples 

Fort présents dans le secteur de la technologie et de la santé, les SPAC sont nées aux États-Unis (tiens donc) dans les années 90. En Europe, il faudra attendre 2007 pour voir la Pan-European Hotel Acquisition Company récolter 115 millions d’euros sur l’Euronext Amsterdam. 

En Belgique, nous n’avons pas d’exemples connus de SPAC. Cependant, l’émergence de ce type d’opération sur le Vieux Continent pousse les régulateurs européens à travailler sur une réglementation commune entre les pays membres de l’Union. 

Après tout, si la prise de risque fait partie de l’ADN de l’investisseur américain, ce trait de caractère est moins présent chez les Européens qui souhaiteront obtenir davantage de garanties avant de se lancer dans l’aventure.  

Par KAZKONDU Tim

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Investir #1: Comprendre toutes les bases de l’investissement

La saison 2021 de Parlons Finance commence et sera sous le thème de l’investissement !

La décennie que nous laissons dernière nous fut une décennie majoritairement haussière. La crise financière de 2008 ainsi que la crise de la dette souveraine de 2011 ont été suivies d’une période de reprise et d’expansion très marquée, entrecoupées par quelques passages baissiers.

Durant les douze derniers mois, les marchés financiers ont montré leur extrême volatilité causant à la fois des pertes massives de capitaux et offrant de nouvelles opportunités.

Si vous ne souhaitez plus être perdu(e) face au monde financier qui vous entoure, vous êtes au bon endroit. Tous les dimanches, nous vous proposerons d’apprendre, en 60 secondes, un concept sur l’investissement en général.

Cette semaine, faisons un récapitulatif des éléments-clés qui vous seront utiles pour mieux comprendre les sujets à venir.

Les actions

Une action est un titre de propriété qui représente une partie du capital d’une entreprise. Cette dernière, pour se financer (et donc croître), vend un bout d’entreprise à des investisseurs à un prix fixé par le marché (le cours).

L’acquéreur d’une action devient dans ce cas « actionnaire » et a droit à certains avantages comme une partie des bénéfices de l’entreprise (le dividende) ou participer aux assemblées générales et voter.

Une action n’a pas d’échéance (sauf si l’entreprise fait faillite) et son détenteur réalisera une plus-value si le cours a augmenté. A contrario, il peut réaliser une mauvaise opération si l’entreprise enchaîne les mauvais résultats, ne dégage pas de bénéfices et/ou dépose le bilan.

Ce type d’investissement s’adresse aux personnes prêtes à prendre plus de risque pour obtenir plus de rendement.

Les obligations

Une obligation est un produit financier dans lequel l’émetteur (l’entreprise) emprunte de l’argent à des investisseurs à qui il promet de rembourser le capital à l’échéance. Entre temps, l’émetteur peut verser des intérêts réguliers, appelés coupons. L’obligation est donc l’achat d’un titre de créance auprès d’une entreprise, d’une institution ou d’un pays. 

Les obligations se distinguent les un des autres sur plusieurs éléments comme leur nature (d’État, bon de caisse, structurée, d’entreprise), leur durée, leur devise, le marché sur lequel elles sont vendues (primaire ou secondaire), le taux du coupon, le taux d’intérêt et leur prix. 

Ce type d’investissement est idéal pour les personnes qui souhaitent récupérer leur capital à l’échéance, avoir un taux garanti et donc prendre un risque plus faible. Notez toutefois que le risque zéro n’existe pas et que l’émetteur peut faire faillite (prêter à la Grèce et à l’Allemagne n’est pas la même chose). Des agences de notation déterminent le niveau de solvabilité de chaque émetteur.

Les produits dérivés

Les produits dérivés voient leur valeur dépendre (dériver) d’un autre actif financier, que l’on appelle le sous-jacent. Les produits dérivés les plus connus sont les options, les futures/Forwards et les CFD.

Trois éléments expliquent l’intérêt porté envers les produits dérivés. Le premier est que l’investisseur n’est pas obligé de détenir un actif financier pour en récolter le fruit de sa performance. Le second est qu’il est possible d’ajouter des conditions pour activer le produit (ex. : l’option). Enfin, last but not least, il est possible de produire un effet de levier sur les gains en jeu.

Les produits dérivés étant avant tout des contrats établis entre deux parties, celles-ci peuvent se mettre d’accord sur de nombreux critères comme le type de produit (ex. : une option d’achat ou de vente), le prix d’exercice qui activera le produit, la durée et le coût d’acquisition du contrat.

À noter que les produits dérivés sont souvent utilisés par les gestionnaires de fonds d’investissement et les Hedge Funds (Fonds de couverture). La notion de stratégie est importante, car il s’agit de « parier » ou de se couvrir sur une évolution future du sous-jacent.

Ce type de placement est conseillé à des investisseurs avertis, car le niveau de risque pris est considérable et peut vous faire gagner beaucoup d’argent.

Les ETFS

Les Exchange-traded Funds, ou Fonds Négociés en Bourse ou « fonds indiciels » en français, sont des fonds cotés en Bourse dont leur objectif est de répliquer les performances du sous-jacent, qui peut être un indice boursier (Nasdaq, CAC 40, etc.), sectoriel (énergies renouvelables, automobile, etc.) ou de matières premières (or, pétrole, etc.).

Leur intérêt réside dans une gestion passive du portefeuille et la limitation des frais (d’entrée de gestion), souvent moins chers que pour les fonds actifs).

Ce type de placement est conseillé aux investisseurs qui veulent diversifier leurs placements et consacrer peu de temps à la gestion de leur portefeuille.

L’analyse technique et analyse fondamentale

Pour investir, il est nécessaire de recueillir des informations. Chez les investisseurs, il existe deux méthodes d’analyse. Celles-ci sont souvent confrontées par leurs adeptes, mais la complémentarité des deux est tout aussi efficace.

L’analyse technique repose en grande partie sur l’étude empirique de graphiques et de statistiques. L’objectif est de pouvoir comprendre les tendances futures sur base des informations récoltées lors des années précédentes. Le volume de transaction est également scruté, car il peut envoyer un signal significatif sur les années à venir. Le cours des actions est disséqué et l’écran du trader est souvent rempli de données graphiques qui lui donnent des indices quant à la position à prendre (achat ou vente). On dit dans le jargon « que le cours casse à la hausse ou à la baisse ».

L’analyse technique convient aux personnes qui font du trading « intraday », c’est-à-dire qu’elles réalisent leurs gains sur un court laps de temps (une journée, une heure, une minute) 

De l’autre côté, l’analyse fondamentale a pour objectif d’estimer la valeur intrinsèque d’une action, en se basant sur une multitude d’indicateurs qui peuvent avoir un impact sur le prix d’une action, comme des indicateurs liés à la macroéconomie, au secteur d’activité et également à l’entreprise en elle-même.

L’analyse cherche avant tout à trouver une entreprise avec un potentiel de croissance intéressant, mais également à éviter les surprises quant à l’évolution future du cours. Une société florissante doit pouvoir le justifier à travers ses résultats et son bilan.

Puisque l’on peut faire des chiffres ce que l’on veut, il est difficile de dire si une méthode est meilleure que l’autre. Dans certains cas, l’analyse fondamentale pourrait ne pas motiver un achat frénétique alors que l’analyse technique l’encouragerait (ex. : Tesla ?). À vous de trouver la méthode qui vous convient le mieux.

Les cycles économiques

L’Économie tourne sur un même schéma que les saisons, avec des patterns qui se répètent. À la différence de l’été et de l’hiver qui arrive, on ne sait pas combien de temps dure un cycle économique complet, les périodes de forte croissance et de faible croissance évoluent à des rythmes différents.

On peut néanmoins distinguer trois types de cycles : les longs (on parle dans ce cas de tendance économique), de courts (conjonctures) et des très courts (évolution saisonnière).

L’investisseur doit reconnaître les différentes étapes du cycle économique, notamment les conjonctures, car elles déterminent les actifs financiers à acheter et vendre.

La basse conjoncture implique que l’économie se porte mal et attend qu’une petite impulsion de la demande s’amorce pour espérer une relance des exportations et de la production des entreprises.

La reprise entraîne une augmentation de l’activité économique dans laquelle les ménages, les entreprises et l’État renouent avec une activité croissante. Cette période est suivie d’une étape d’expansion jusqu’à atteindre une limite haussière, la haute conjoncture, où l’économie commencera à être en surchauffe et qu’un élément viendra mettre fin à la musique.

Ce renversement de la conjoncture entraînera une récession, qui correspond à un hiver long et froid.  

Sur base de ces informations, vous comprendrez un peu mieux les articles qui suivront. Bien entendu, investir n’est pas une chose à prendre à la légère, les crises financières de 1929 et 2008 sont en partie causées par l’arrivée massive des citoyens novices qui achetèrent de produits qu’ils ne maîtrisaient pas. Le meilleur conseil que nous puissions vous donner est de vous inviter à vous former si vous voulez construire un patrimoine solide à l’avenir.

Mais si vous êtes juste curieux d’en savoir plus sur les investissements, le rendez-vous est fixé tous les dimanches !

Par KAZKONDU Timur

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Matt Moulding, c’est ce PDG qui a rendu ses 74 employés millionnaires !

Matt Moulding, le célèbre généreux fondateur de la société d’e-commerce The Hut Group qui exploite plus de 100 sites Web internationaux et vendant des biens de consommation rapides directement aux consommateurs via sa plate-forme.

Cela pourrait sembler inimaginable mais ce PDG, âgé de 48 ans, a offert près de 430 actions aux employés de l’entreprise durant ces dix dernières années ! Cela inclut les chauffeurs, les agents d’entrepôt ou encore les secrétaires de l’entreprise.

En effet, l’entreprise basée à l’aéroport de Manchester a fait de ces 74 travailleurs des millionnaires après leur avoir offert 1 milliard de livres sterling en actions. « Nous avons créé plus de millionnaires que toute autre entreprise dans l’histoire de l’entreprise britannique », précise Moulding

🔴 Faisons un résumé de sa vie:

De parents modestes, son père travaillait sur le Tarmac d’un aéroport et sa mère était un marchand d’antiquités.

  • En 2004, Moulding a fondé The Hut Group, inspiré par l’achat d’un CD en ligne. Il a déclaré qu’il reconnaissait que la vente en ligne pouvait être « fondamentalement tellement moins chère« 

A la suite du lancement de l’iPhone et la montée en puissance du streaming de musique numérique, le généreux fondateur s’est concentré sur la vente d’autres produits en ligne et a acquis un certain nombre d’autres entreprises de commerce électronique.

En 2014, KKR, un des plus ancien fonds d’investissement américain et même des plus importants au monde gérant plus de 221 milliards d’actifs, a acheté 20% de l’entreprise.

  • En 2013, Moulding envisageait déjà de faire entrer l’entreprise en Bourse
  • En 2016, la société exploitait 100 sites Web de commerce électronique et rien que deux ans plus tard, elle en exploitait 166.
  • En 2018, il a été annoncé que Molding quitterait ses fonctions de PDG pour devenir président exécutif
  • C’est en septembre 2020 que Moulding était en passe de devenir milliardaire après l’introduction en bourse réussie de The Hut Group à la Bourse de Londres. La participation de 25% de Moulding dans l’entreprise représente plus de 1,5 milliard de dollars.

Il a fait également fait don de l’intégralité de son salaire à une association caritative. Sa grande prodigalité semble s’expliquer en partie par le fait que Moulding a eu une enfance modeste et a été expulsé de l’université pour s’être absenté pour rendre visite à son frère en prison.

Donnera-t-il de nouvelles idées aux autres fondateurs ou sera-t-il uniquement un exemple dans l’histoire ?

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Qu’est-ce que la Cellule de traitement des Informations Financières (CTIF) ?

La Cellule de Traitement des Informations Financières, CTIF, créée en 1993 avec la loi du 11 janvier 1993, est l’arme principale de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Belgique.

La CTIF est une autorité administrative avec un statut indépendant qui est chargée du traitement et de la transmission d’informations mais également de l’analyse des faits et des transactions financières suspectes qui lui sont transmis par les institutions et les personnes visées par la loi.

En effet, cet organisme est constitué de plusieurs experts financiers et d’un officier supérieur détaché de la police fédérale. A noter que la CTIF est placée sous le contrôle des Ministres de la Justice et des Finances et sous la direction d’un magistrat ou de son suppléant détachés du parquet. Le bureau, constitué du président et du vice-président, organise les activités de la CTIF.

La CTIF est destinée à recevoir et à analyser les informations transmises par :

  • les entités assujetties visées par la loi
  • les autorités de contrôle de ces entités
  • les autorités chargées du contrôle des marchés financiers
  • les organismes étrangers qui remplissent les mêmes fonctions en vue d’échanges collaboratifs
  • les autorités compétentes en matière de réception des déclarations de transport transfrontalier d’argent liquide effectuées en application de l’Arrêté Royal du 26 janvier 2016 portant certaines mesures relatives au contrôle du transport transfrontalier d’argent liquide
  • du Ministère public dans le cadre d’une information ou d’une instruction liée au terrorisme ou au financement du terrorisme;
  • de l’Office européen de lutte anti-fraude de la Commission européenne (OLAF) dans le cadre d’une enquête relative à une fraude au préjudice des intérêts financiers de l’Espace économique européen;
  • des fonctionnaires des services administratifs de l’Etat, des curateurs de faillite et des administrateurs provisoires qui dans l’exercice de leurs missions ou de leur profession constatent des faits qu’ils savent ou soupçonnent être liés au blanchiment de capitaux ou au financement du terrorisme.

La CTIF a en outre accès aux données du Registre national des personnes physiques mais les membres sont soumis à un secret professionnel très strict dans le respect du RGPD.

En ce qui concerne les déclarations, les institutions financières (banques et autres) se doivent de déclarer à la CTIF si elles prennent connaissance d’un dossier pour lequel elles soupçonnent ou ont des motifs concrètes de soupçonner que sont liés au blanchiment ou au financement du terrorisme :

  • des fonds détenus par leurs clients, quel qu’en soit le montant ;
  • des opérations effectuées ou ordonnées par leurs clients ; ou
  • des faits, en ce compris des tentatives d’opérations, dont elles ont connaissance.

En dix ans, les banques belges ont notifié 74.000 opérations suspectes à la CTIF (Cellule de traitement des informations financières) …

Par Hamza NAQI