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Carl Icahn, légende de Wall Street.

As-tu 60 secondes pour connaître l’une des stars du trading, une véritable légende de la finance, l’américain Carl Icahn ? 

  • Qui est-il ? 

Carl Icahn est né le 16 février 1936 dans le Queens (New York) aux États-Unis. Plutôt porté sur les lettres que les chiffres, il obtint un diplôme de philosophie à Princeton. Il s’essayera ensuite à la médecine, qu’il abandonnera deux ans plus tard pour intégrer l’armée. 

Son amour pour les affaires le conduit à travailler à Wall Street, où il deviendra trader en 1961. Sept années plus tard, se sentant comme un poisson dans l’eau, il créa sa propre société de gestion, Icahn & Co, spécialisée dans l’arbitrage et la négociation d’options. Passionné par son travail, Icahn aime prendre les choses en mains, il accepte difficilement le statut d’actionnaire minoritaire et souhaite intégrer le centre décisionnel. Pour cela, il développera une méthode qui fera sa légende.

  • La méthode Icahn

Carl possède un tempérament explosif. De ce fait, ses méthodes d’investissement sont jugées très agressives par ses détracteurs. Son mode opératoire est le suivant : il repère des entreprises en grande difficulté au potentiel de croissance important. Il achète des parts, harcèle le management en place, exige un siège au conseil d’administration et milite pour une restructuration profonde. Son objectif ? Diminuer rapidement les coûts fixes de l’entreprise pour la rendre rentable. 

Au fil du temps, sa société entra au capital de grands noms tels que Texaco, Wester Union, Marvel, Herbalife, Yahoo, Apple et Ebay. 

Dans le monde de la finance, sa personnalité provoque des réactions mitigées. Les actionnaires des entreprises qu’il possède sont ravis, Icahn ayant la réputation de transformer le bronze en or. Mais le management le déteste, car son arrivée est très souvent synonyme de perturbations. Ses actions lui ont valu le surnom de « raider » (en français prédateur). 

Icahn n’a pas peur d’entrer en compétition avec d’autres stars de la finance. En 2013, il s’oppose à Bill Ackman dans le dossier Herbalife (article dédié sur PF). Selon lui, Ackman accusait, à tort, la société spécialisée dans la vente de produits nutritionnels d’être une pyramide de Ponzi. Pour la presse à l’époque, la principale raison pour laquelle Carl Icahn est entré dans le capital d’Herbalife serait tout simplement parce qu’il déteste Ackman et que rien ne lui aurait fait plus plaisir que de lui faire perdre de l’argent. 

  • De nos jours ? 

Carl Icahn est une véritable légende pour toute personne passionnée par le trading. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, il ne laisse personne indifférent. À 85 ans, sa fortune estimée à 15,1 milliards de dollars [au 11 avril 2021] selon le magazine Forbes. 

L’homme d’affaires est toujours aux commandes de son holding financier et partage son savoir à travers le monde. En 2016, il endossa même le rôle de conseiller pour Donald Trump pour l’élaboration d’une loi visant à diminuer les taxes sur les sociétés.  

Philanthrope, il n’hésite pas à donner des millions de dollars pour améliorer les conditions de vies des enfants défavorisés ou malades dans le monde. Les principaux champs d’action de ses fondations sont la médecine et l’éducation. 

  • Conclusion 

Voici une preuve de plus que le rêve américain existe. Issu d’une famille modeste, Carl Icahn se hissa parmi l’élite de la finance aux côtés de Warren Buffet ou Georges Soros. Sa méthode, aussi dure soit-elle, a porté ses fruits. Elle a inspiré des millions d’investisseurs dans le monde. En France, celui qui incarne parfaitement la technique Icahn est un certain Vincent Bolloré… également milliardaire ! 

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L’investissement durable

Depuis quelques années, nous assistons à une augmentation du nombre de personnes qui souhaitent investir en bourse. La raison principale de cet engouement est la faiblesse des taux qui a limité l’intérêt des comptes d’épargne et a largement profité au marché des actions. 

Si certains investisseurs sont focalisés sur la recherche d’un rendement élevé (jusqu’à acheter des actifs exotiques comme les cryptomonnaies), d’autres souhaitent également donner un sens à leurs faits afin de contribuer à construire un monde meilleur

À leurs yeux, les critères de réussite ne se limitent pas uniquement aux performances financières et boursières d’une entreprise, mais reprennent aussi leur impact sur le monde qui les entoure. 

Le secteur de la finance a rapidement compris qu’il fallait créer des standards d’investissement durables afin de s’aligner sur les attentes des clients et les 17 objectifs du développement durable proposés par les Nations Unies*

Trois lettres, trois objectifs.

De ce débat sont nés les critères ESG, ou Environnemental, Sociétal et Gouvernemental qui deviendront les bases de tout investissement socialement responsable. Il existe également d’autres listes dont l’éventail est plus large (ex : exclusion des activités liées au nucléaire). 

  • Environnemental : Ce critère mesure l’impact de l’entreprise sur son environnement, notamment les efforts pour réduire l’empreinte écologique, la diminution de gaz à effets de serre, la consommation d’eau ou la maîtrise des déchets.
  • Social : Ce critère mesure l’impact de l’entreprise sur les différentes parties prenantes avec qui elle travaille. Le regard est également tourné en interne avec l’analyse des valeurs défendues ou la diversité au sein de la société. 
  • Gouvernance : Ce critère mesure la façon dont l’entreprise est dirigée, la qualité de son management, la stratégie adoptée, la transparence de ses activités et son indépendance vis-à-vis des lobbys. 

Chaque critère est évalué séparément et a un poids identique pour l’attribution du label ESG. Cela implique qu’il est nécessaire d’obtenir de bons scores dans chaque catégorie et non pas uniquement dans une ou deux. 

La recherche du respect des critères ESG a permis l’élaboration d’une liste d’activités controversées et l’exclusion des entreprises qui ont un lien direct avec celles-ci. On y retrouve les jeux d’argent, la pornographie, la vente ou l’achat de tabac ou d’armes, l’extraction d’énergies fossiles ou l’exploitation de mineurs pour le travail. 

Création d’un fonds et obtention du label

Les gestionnaires de fonds d’investissement sont parmi les plus actifs dans la création de portefeuilles dits « durables ». 

Pour cela, ils sélectionnent des titres sur base de critères financiers et extrafinanciers.

Dans le premier cas, on y retrouve la valeur boursière de l’entreprise, ses résultats annuels, les prévisions de croissance ou la stratégie. Les critères extrafinanciers sont souvent inspirés de l’ESG. 

Pour rester cohérentes vis-à-vis des investisseurs, les gestionnaires veillent à appliquer ces mêmes critères au sein de leur structure. Ils n’hésitent pas à demander aux sociétés dans lesquelles ils investissent de faire pareil. 

Avant de pouvoir proposer le fonds « durable » au grand public, celui-ci devra être soumis à un organisme indépendant qui validera, ou non, l’application du label. Dans l’affirmative, un compte rendu sera publié chaque année pour informer les actionnaires du respect constant de ces critères. 

Plus de transparence grâce au SFDR

Depuis le 10 mars 2021, le Sustainable Finance Disclosure Régulation invite les institutions financières à accroître la transparence sur leurs manières d’intégrer la durabilité dans leurs conseils ou décisions d’investissement. L’objectif est avant tout de protéger les investisseurs et leur donner un aperçu des conséquences que peut avoir le (non) respect de ces critères sur leurs investissements.

Cette mesure concerne plusieurs acteurs de la finance, comme les banques, les compagnies et intermédiaires en assurance ainsi que les gestionnaires d’actifs financiers

Les produits, quant à eux, visent les fonds d’investissement (OPCVM), les assurances-placements et les fonds de pension

Le SFDR permet également de classifier les produits en trois catégories :

  • Les produits étiquetés Article 9 remplissent pleinement des objectifs durables.
  • Ceux repris sous l’Article 8 favorisent les critères ESG, mais sous une application plus large 
  • L’Article 6 reprend tous les autres produits qui n’ont pas d’objectif durable ou ne les appliquent pas suffisamment. 

Conclusion 

Si nous sommes encore loin d’avoir une finance « propre et durable », nous tendons vers cet objectif pas à pas. Bien que les marchés financiers aient une image d’un monde déconnecté du réel, nous pouvons constater que les considérations croissantes des citoyens, comme le changement climatique ou l’égalité des genres, se répercutent sur leur manière d’investir. Les institutions voient leur rôle passer du « simple » gestionnaire d’actif au porte-parole d’enjeux planétaires… ce qui ne pourra que plaire à la jeune génération.  

*Les 17 objectifs des Nations Unies :

1.      Pas de pauvreté 

2.      Faim « zéro » 

3.      Bonne santé et bien-être 

4.      Éducation de qualité

5.      Égalité entre les sexes

6.      Eau propre et assainissement

7.      Énergie propre à un coût abordable

8.      Travail décent et croissance économique

9.      Industrie, innovation et infrastructure

10.    Inégalités réduites

11.    Villes et communautés durables

12.    Consommation et production responsables 

13.    Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques

14.    Vie aquatique

15.    Vie terrestre

16.    Paix, Justice et institutions efficaces

17.    Partenariats pour la réalisation de ces objectifs

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La Chine a lancé ses tests pour le lancement d’une monnaie numérique. Décryptage!

Depuis 2014, la Chine explore la possibilité de lancer une monnaie numérique. Ce n’est toutefois que récemment, en raison des tensions avec les États-Unis et de la pandémie mondiale de Covid-19, que la Chine a manifesté sa volonté d’organiser des essais.

Le « yuan numérique » serait la toute première monnaie numérique, malgré le fait que d’autres banques centrales, parmi lesquelles la Banque centrale européenne, aient également montré de l’intérêt pour étudier les monnaies numériques. Qu’est-ce que le DCEP chinois ? En quoi diffère-t-il de la monnaie du pays, le yuan, et pourquoi la Chine a-t-elle l’ambition de le lancer ?

Qu’est-ce que le paiement électronique en monnaie numérique (DCEP)

Avant d’examiner la monnaie numérique que la Chine est en train de mettre en place, définissons ce qu’est une monnaie : « l’argent qui est utilisé dans un pays donné à un moment donné ». En Chine, il s’agit du yuan [3].

En quoi le yuan diffère-t-il alors de la monnaie numérique ?

La monnaie numérique est tout simplement le yuan, mais uniquement accessible sous une forme numérique et non sous une forme physique. La Chine utilise le terme DCEP (Digital Currency Electronic Payment) pour faire référence à sa monnaie numérique, ou « yuan » numérique. Le DCEP peut donc être traduit comme un « paiement électronique en monnaie numérique ».

Depuis quelques mois, des milliers de citoyens ont la possibilité de participer à des essais en utilisant le yuan numérique pour un montant prédéterminé comme moyen de paiement dans trois grandes villes, y compris le centre technologique de Shenzhen. La Chine souhaite que la monnaie numérique soit lancée avant et utilisée pendant les Jeux olympiques d’hiver prévus en 2022. Jeux qui se dérouleront à Pékin.

Certains ont comparé la conception de la monnaie numérique avec les crypto-monnaies, ce qui est un tout autre sujet que cet article n’abordera que brièvement.

Selon Investopedia, les crypto-monnaies sont également des monnaies numériques et nombre d’entre elles sont basées sur des réseaux décentralisés utilisant la technologie blockchain. La technologie blockchain empêche la fraude lors de l’utilisation de ces devises numériques.

Comme le souligne Tanvi Ratna, il y a trois grandes similitudes entre le DCEP et les crypto-monnaies :

  • (i) l’utilisation de portefeuilles en ligne et hors ligne
  • (ii) l’utilisation d’une architecture à deux clés pour sécuriser les transactions
  • (iii) l’influence des capacités de programmation

Pour plus d’informations sur les crypto-monnaies et leur similitude avec la conception du DCEP, cliquez ici.

Bien qu’ils puissent partager certaines similitudes, le yuan numérique ne peut pas être classé comme une crypto-monnaie et ce, pour deux raisons principales :

  • (i) Le DCEP est sous le contrôle d’une banque centrale et les transactions ne sont pas anonymes

La principale différence est que le DCEP, contrairement aux crypto-monnaies, est sous le contrôle d’une banque centrale (de Chine) qu’elle n’est donc ni décentralisée ni anonyme. Voir la définition qui en a été donnée ci-dessus : les crypto-monnaies sont basées sur des réseaux décentralisés et les transactions sont anonymes.

Ainsi soutenu par la banque centrale, le DCEP met l’accent sur la traçabilité des transactions. D’une part, la « surveillance » est bénéfique pour traquer la corruption et les crimes financiers et, d’autre part, elle permet ainsi, comme le mentionne Reuters, d’exercer un plus grand contrôle sur son économie en comparaison avec les possibilités qu’ont la plupart des autres banques centrales dans ce domaine.

On peut toutefois s’inquiéter et se demander s’il s’agira d’un nouveau moyen qui permettrait à la Chine d’espionner ses citoyens. L’ancien président de la PBOC (People’s Bank Of China) a, dans ce contexte, annoncé qu’un certain anonymat serait possible pour une certaine fréquence d’utilisation et pour certains montant.

  • (ii) Le DCEP est une monnaie fiduciaire

Le DCEP est une monnaie fiduciaire numérique. La monnaie fiduciaire est une monnaie émise par le gouvernement et qui n’est pas soutenue par une contrepartie physique -comme l’or ou l’argent – mais plutôt par le gouvernement qui l’a émise.

Elle se distingue ainsi des crypto-monnaies qui sont beaucoup plus volatiles car elles ne sont pas reconnues par le gouvernement comme étant un moyen de paiement. Dans ce contexte, le yuan numérique soutenu par l’État est plus stable.

Comment utiliser la monnaie numérique

Au vu de ce qui précède, comment envisager l’utilisation du DCEP comme moyen de paiement ?

En résumé, la Banque populaire de Chine émet des DCEP à destination des banques commerciales qui, à leur tour, distribueront le DCEP aux particuliers par le biais de leurs portefeuilles. Ces portefeuilles sont accessibles via une application pour smartphone développée par la banque centrale [de Chine] elle-même.  Ce mécanisme est illustré dans la figure 1.

Le DCEP est lié paritairement au Yuan, ce qui signifie que la valeur du DCEP est égale à celle du yuan physique. On peut noter ici une similitude avec les systèmes de paiements mobiles, même s’il y a également une grande différence. En effet, lorsqu’un paiement est effectué à l’aide d’un système de paiement mobile cela se fait par le biais d’un intermédiaire, à savoir une banque traditionnelle.

L’application pour smartphone développée pour le yuan numérique ne fait pas appel à un intermédiaire, car le DCEP est distribué par le biais de portefeuilles numériques et non pas via des comptes bancaires.

En tant que tel, il n’y a pas d’argent physique qui vous couvre à partir d’un compte bancaire. Le DCEP est donc entièrement numérique. Au moyen de deux téléphones qui se touchent, un code barre ou un code QR est généré et un paiement peut être effectué.

Un article expliquant comment le yuan numérique est utilisé dans la pratique comme mode de paiement peut être consulté ici.

La monnaie numérique fonctionne donc non seulement de manière différente comparativement aux systèmes de paiements mobiles traditionnels mais elle offre également certains avantages :

  • (i) L’utilisation de portefeuilles émis par la PBOC elle-même exclut tout tiers ce qui rend superflu toute infrastructure intermédiaire et se traduit in fine par des coûts de transaction plus faibles.
  • (ii) Il n’est plus nécessaire de mettre en place des réseaux qui soutiennent les paiements par carte comme c’est le cas pour Visa ou Mastercard, car la PBOC et les banques émettrices sont directement liées. Cela permet également de réduire les coûts.
  • (iii) Contrairement aux systèmes de paiements mobiles classiques, l’application DCEP développée par la PBOC ne nécessite aucune connexion internet pour pouvoir fonctionner. Cela contribue à rendre son utilisation plus facile, à stimuler son adoption au sein des communautés rurales et empêche que le système ne cesse de fonctionner en cas de défaillance technologique.

Dans le contexte de l’épidémie du coronavirus, cette monnaie numérique offre, tout comme les autres systèmes de paiements mobiles, plus de sécurité sur le plan de l’hygiène que l’argent liquide.

Pourquoi la PBOC a-t-elle l’ambition de lancer le DCEP ?

La volonté de la Chine de lancer sa monnaie numérique est clairement motivée par deux raisons principales :

  • (i) le renforcement de la surveillance économique et de la souveraineté monétaire

L’une des raisons pour lesquelles il peut être favorable à la Chine de mettre en place cette monnaie est qu’elle permet à l’État, comme on l’a déjà écrit, d’accroître son contrôle sur sa propre économie. Mais ce n’est pas tout.

Dans la mesure où plusieurs pays ou entreprises ont annoncé la possibilité de lancer leur propre monnaie numérique (la Libra de Facebook par exemple), cela pourrait être un moyen pour la Chine de renforcer sa souveraineté monétaire. Concrètement, la souveraineté monétaire d’un pays signifie que c’est l’Etat qui décide exclusivement de ce qui est officiellement la monnaie ayant un cours légal.

Cela lui permet en outre de contrôler le type de monnaie qui est utilisé à l’intérieur de ses frontières. En lançant le DCEP, la Chine tente d’empêcher qu’une autre monnaie étrangère ne soit prioritairement adoptée.

  • (ii) la mise en cause du dollar américain comme monnaie de réserve mondiale

Le DCEP pourrait par ailleurs constituer une menace possible pour le dollar, qui occupe actuellement la position de monnaie de réserve mondiale. À ce sujet, David Roche de Independent Strategy, affirme toutefois que la Chine est encore loin de l’emporter sur le dollar américain dans la mesure où le yuan ne représente que 2 % de la valeur des règlements du commerce international.

En comparaison avec la monnaie américaine pour laquelle on constate que « environ 40 % la dette mondiale est libellée en dollars » et que « plus de 61% de toutes les réserves étrangères des banques sont libellées en dollars américains« .

Le fait que la monnaie chinoise puisse être considérée comme une monnaie de réserve aurait pour conséquence, parmi d’autres avantages, de réduire les coûts d’emprunt pour les exportateurs chinois, de diminuer les taux d’intérêt des obligations libellées en yuan et de réduire la dépendance de la monnaie par rapport au dollar.

La monnaie numérique sera-t-elle adoptée avec succès comme monnaie ?

L’adoption de la monnaie numérique dans toute la Chine dépendra essentiellement de sa facilité d’utilisation et de ses avantages. Pas moins de 86 % des paiements en Chine sont effectués au moyen d’un téléphone portable selon Keith Lamb. Quand on prend en compte tous ces paiements effectués par le biais de la lecture d’un code QR ou même par voie de reconnaissance faciale, on peut considérer que la Chine est déjà bien avancée sur la voie d’une société sans cash.

Cette nouvelle monnaie ne fera cependant pas totalement disparaître l’argent liquide du pays car les habitants des régions plus rurales qui ne sont pas familiarisés avec les paiements numériques doivent pouvoir continuer à participer à l’économie.

Chandler Guo, pionnier de la crypto-monnaie, est convaincu que l’utilisation de la monnaie numérique se développera à l’extérieur des frontières de la Chine notamment par le biais des 39 millions de Chinois qui vivent à l’étranger et qui adopteront probablement la monnaie numérique.

En outre, selon Goldman Sachs, cette monnaie pourrait représenter 15 % du volume total des paiements de consommation dans les 10 prochaines années, tandis que d’autres affirment que les banques centrales pourraient commencer à garder en portefeuille des DCEP si son utilisation devait augmenter.

En résumé, le DCEP offre des avantages au gouvernement chinois et réduit les frais de transfert pour les consommateurs mais ne doit pas faire perdre de vue les questions liées à la protection de la vie privée qui peuvent être préoccupantes.

A l’heure actuelle, les opinions des experts varient quant à la question de savoir si le yuan numérique sera adopté avec succès en Chine et au-delà de ses frontières.

Rédigé par: LAURA KUYPERS du Solvay Finance Club

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Les différentes peurs à éviter à tout prix !

L’investissement repose sur deux éléments-clés : l’argent et la psychologie. 

Pour le premier, c’est assez simple. Soit vous avez assez d’argent et vous pouvez investir, soit vous n’en avez pas et vous devez épargner pour commencer. Et même s’il est possible d’emprunter pour acheter et revendre par la suite, cela implique obligatoirement d’être en possession de liquidités.

Pour la psychologie, c’est plus délicat. Pour vous éviter d’être submergé émotionnellement par les marchés financiers, certains experts recommandent de garder une attitude « froide ». De prendre tout événement positif ou négatif comme une information supplémentaire à traiter. Toute bonne ou mauvaise opération comme un résultat à encoder. 

Or, est-il réellement possible de ne rien ressentir ? Bien sûr que non. Chaque individu transporte avec lui un bagage sentimental dont il ne peut se défaire. L’investisseur impulsif qui achète tout ce qui lui passe sous les yeux ou le trader défensif qui repousse toujours au lendemain sont deux individus qui succombent à leurs émotions. 

Si certaines d’entre elles sont perçues comme des qualités (voir les qualités d’un trader), d’autres, plus particulièrement la peur, peuvent amener l’investisseur à prendre de mauvaises décisions. 

FOMO (Fear of Missing Out)

Le FOMO, ou la peur de rater quelque chose, représente la crainte de voir les autres prendre du plaisir en votre absence. Cette peur pousse l’individu à se montrer quasi omniprésent. 

Les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram ou Twitter maîtrisent parfaitement ce concept et en jouent. C’est la raison pour laquelle de nombreux utilisateurs passent des heures à « scroller » leur écran, à la recherche de la dernière publication. 

Impact sur le trading ? Le FOMO entraîne le trader à acheter toutes les actions qui ont attiré son attention. Bien que peu convaincu par certaines d’entre elles, il se dit qu’il sera présent en cas de remontée. Les dangers à long terme sont de constituer un portefeuille de titres pris au hasard, la difficulté à anticiper les variations de cours et une baisse de rendement liée à de nombreux achats/ventes. 

Le FOBO (Fear of a Better Option)

Une variante du FOMO est le FOBO, ou la peur d’une meilleure solution. Dans ce cas, l’individu fait face à de nombreuses alternatives qui le rendent indécis et l’empêchent de choisir. Il se questionne sans cesse sur les conséquences d’un mauvais choix. La pression est d’autant plus importante lorsque ceux-ci l’engagent sur une longue période. 

Cette peur crée la paralysie. À force de réfléchir, les opportunités défilent et sont gâchées. 

Impact sur le trading ? Le FOBO peut rapidement toucher les nouveaux investisseurs qui souhaitent construire leur portefeuille. Face aux dizaines de milliers de titres, le novice pourrait passer des centaines d’heures à analyser sans prendre une décision. Il doit développer son propre filtre de sélection afin d’atteindre une poignée de candidats intéressants.  

Loss Aversion 

L’aversion à la perte est une peur bien plus contraignante, car elle empêche toute initiative de la part de l’individu. Ce concept fut développé par les chercheurs Tversky et Kahneman (que nous vous avons déjà présenté) qui démontrèrent la différence d’impact entre une perte et un gain sur l’esprit humain. 

Selon cette étude, une personne préférerait éviter la perte plutôt qu’obtenir un gain d’une même somme (le niveau de satisfaction perdu serait plus élevé que le niveau de satisfaction gagné). C’est ce raisonnement qui empêche de nombreux hommes et de femmes à passer à l’action, les laissant sur la ligne de départ de l’aventure entrepreneuriale. C’est aussi lui qui nourrit notre cerveau de scénarios d’échecs. 

Impact sur le trading ? L’aversion à la perte peut entraîner deux conséquences. La première est la prolifération d’épargnants, trop frileux de risquer une partie de leur salaire, se contentant du maigre taux que leur propose le compte d’épargne. La seconde est la rétention d’actifs nocifs dans un portefeuille tout simplement pour tenter de récupérer la mise de départ.

Cette peur touche particulièrement de nombreux novices, qui n’osent pas se lancer avant d’avoir totalement calculé leur potentielle moins-value. Trop focalisés sur les pertes, ils en oublient les gains. 

Opportunity cost 

Le coût d’opportunité représente les bénéfices qui auraient pu être enregistrés si l’on avait pris une autre décision que celle que nous avons prise. Autrement dit, il détermine ce que l’on a « sacrifié » en renonçant à ce choix. 

Dans notre quotidien, nous sommes souvent confrontés à mesurer ce coût sans nous en rendre compte. Acheter un chargeur de téléphone à 1,99 € peut nous paraître plus intéressant à court terme, mais le remplacer tous les 6 mois coûtera plus cher qu’un chargeur à 14,99 €. Dans un autre registre, l’émission « à prendre ou à laisser » illustre à merveille ce concept. Les candidats ne sachant pas ce qui se cache dans leur boîte doivent constamment évaluer le poids de leur décision. 

Impact sur le trading ? De nombreux courtiers s’appuient sur les coûts d’opportunités pour motiver leurs clients à investir. Ainsi, le rendement actualisé des 10 dernières années vous indique ce que vous avez renoncé en refusant d’investir (bien que les résultats du passé ne soient pas représentatifs de l’avenir).

Conclusion 

Je terminerai cet article sur une citation de l’entrepreneur américain, Robert Kiyosaki, qui disait ceci : « la plus grande cause des difficultés financières de l’Homme est la peur de perdre de l’argent ». Nous ne pouvons qu’adhérer à ses propos. La peur est un ennemi qui nous ronge de l’intérieur, plus elle est grande, plus elle nécessitera de ressources pour la vaincre.

Les plus célèbres financiers de notre époque sont ceux qui ont pu transformer ce handicap en une force. Ils sont de ceux qui croient en l’expression « qui ne tente rien n’a rien ».

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Dénicher les meilleurs fonds d’investissement en une page

Si vous souhaitez investir, mais que vous n’avez pas beaucoup de temps à consacrer à la recherche de titres prometteurs, à la lecture de bilans ou à l’analyse des variations des cours de bourse, alors peut-être devriez-vous songer à confier cette tâche à quelqu’un d’autre. 

La création d’un portefeuille, un suivi régulier et la recherche d’un rendement intéressant seront les principaux objectifs des gestionnaires d’actifs. 

Cependant, bien que les fonds d’investissement aient l’avantage de pouvoir contenir une multitude d’actifs, comment les différencier ? Comment comparer leurs performances ou leur stratégie ? Comment savoir si votre choix a porté ses fruits ? Certains sites, dont le célèbre Morningstar, proposent de répertorier et noter une large gamme de fonds.

Analyse d’un fonds d’investissement

La méthode de notation de Morningstar est basée sur les convictions de ses analystes. Bien entendu, chaque société peut apporter un regard différent sur un même fonds.  

Important : Le fonds Comgest Growth Europe EUR I Dis est présenté uniquement à titre d’exemple. Ce choix ne reflète en rien l’opinion de Parlons Finance et ne constitue en aucun cas un conseil d’achat ou de vente de notre part. Il revient à vous de faire votre propre analyse et vos choix. 

  1. L’en-tête
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La lecture d’une fiche récapitulative (Fund facts en anglais) commence par le nom du fonds. Celui-ci donne déjà quelques indices à l’acheteur sur la stratégie d’investissement proposée. Dans notre exemple, l’accent sera porté sur les actions de croissance (Growth) européennes (Europe) dont les intérêts annuels seront distribués (Dis).

Morningstar attribue deux notes : 

  • La première donne une vue globale (Négative — Neutre — Bronze — Silver — Gold) et repose sur une analyse qualitative et prospective des fonds.
  • La seconde propose une cotation étoilée (1 à 5) qui représente la performance d’un fonds par rapport à ses semblables, en tenant compte du risque et des coûts. Seuls 10 % des fonds obtiennent la note maximale. 

Afin de comparer ce qui est comparable, il est nécessaire de regrouper les différents fonds en fonction de leur indice de référence, de leur benchmark et de la catégorie d’actifs. 

L’indice de référence comporte plusieurs actions représentatives d’un marché et donne une vue d’ensemble de sa performance journalière (ex : le CAC40 est composé de 40 entreprises qui représentent globalement le marché français). 

Le Benchmark, quant à lui, sert d’élément comparateur au fonds d’investissement. Celui-ci est souvent un indice, un secteur, voire un autre fonds. 

Enfin, la catégorie permet de cibler les actifs choisis dans le fonds (ex : Europe ou US, actions ou obligations, grandes ou petites capitalisations, croissance ou valeur) 

Un exemple pour illustrer nos propos : le fonds AQUA compare les poissons se trouvant dans les eaux européennes (indice de référence), en mer Méditerranée (benchmark) et pesant plus de 2 kg (la catégorie). 

2. Objectif et performances

Chaque gestionnaire propose un objectif d’investissement unique pour ses fonds. Celui-ci doit permettre aux analystes de comprendre la manière et les moyens mis en place pour obtenir des résultats satisfaisants. Un objectif « vague » (ex : entreprises européennes de croissance) donne au gestionnaire une meilleure flexibilité pour répondre aux attentes. À l’inverse, certains objectifs sont tellement précis (ex : dégager une croissance supérieure à celle des GAFA sur une période de 3 ans) qu’ils ne laissent que peu de marge de manœuvre. 

Sur la partie droite de l’image, vous trouverez les différentes performances annuelles ou trimestrielles. Celles-ci comparent le fonds avec son indice et sa catégorie. Attention aux fonds qui n’ont jamais pu « battre » leur indice depuis un long moment. 

De l’autre côté, plusieurs indicateurs mathématiques et statistiques vous donneront la mesure du risque pris : 

  • L’Alpha : détermine si le fonds surperforme ou sous-performe son indice de référence. Si > 1, alors le fonds fait mieux que son indice. 
  • Le Beta : détermine si la valeur du fonds varie plus/moins que son indice de référence (volatilité). Si > 1, le fonds amplifie davantage les fluctuations que son indice. 
  • R carré : détermine le niveau de corrélation entre le rendement du fonds et celui de son indice (de 0 à 100). À 100 %, les fluctuations du fonds seront parfaitement corrélées à l’indice. 
  • Ratio d’information : une autre mesure de la surperformance (sousperformance) du fonds par rapport à son indice. 
  • Tracking error : détermine le niveau de liberté que prend le gestionnaire par rapport à son indice. Plus il est élevé, plus il s’éloigne de son indice. 
  • Ratio de Sharpe : détermine si la rentabilité du fonds justifie un niveau de risque plus élevé que son indice. Si ce ratio se situe entre 0 et 1, alors la rentabilité ne couvre pas le niveau de risque pris. Au-delà de 1, le rendement rémunère suffisamment l’excès de risque.
  • Volatilité : liée au bêta, elle donne une idée de l’ampleur des variations d’un fonds. Plus elle est élevée, plus les hausses et les baisses du titre seront importantes. 
  • Risque 3,5, 10 ans : lié au Beta et à la volatilité, il donne une idée du style agressif ou défensif du fonds. 

3. Secteurs et régions

Un fonds peut contenir plusieurs types d’actifs de nature différente (actions, obligations, produits dérivés, liquidités, matières premières) au sein d’un seul « pool ». Ainsi, notre fonds fictif Parlons Finance Equities comporterait majoritairement des actions. Parlons Finance global bonds sera orienté obligations et Parlons Finance global Mix intégrerait toutes sortes d’actifs. 

Les liquidités donnent aux courtiers la possibilité de réagir aux mouvements du marché. Un niveau de liquidités bas est un signal d’alarme. Les capitaux étant pleinement investis, le manager n’aura pas d’autres choix que de vendre en cas de retournement des marchés. 

Les actions sont différenciées sur de nombreux points : 

  • Leur taille : allant de micro à géante, elle se réfère généralement au nombre d’employés et à la capitalisation totale 
  • Le style : indique le type d’évolution de l’entreprise. Croissance (axé sur une augmentation rapide du cours), value (axé sur une progression cyclique avec possibilité de sous-évaluation du marché) ou mixte 
  • Leur zone géographique : une grande diversification implique une sélection de titres de nationalités différentes

Le comportement boursier de certains titres a permis une classification selon les secteurs :

  • Cycliques : ces titres sont fortement influencés par le contexte macro-économique, comme la politique monétaire, les taux d’intérêt ou les relations diplomatiques. On y retrouve les matériaux de base, les produits de consommation non essentiels (consumer discretionary), les services financiers et l’immobilier. 
  • Sensibles : moins impactés par les événements d’ordres mondiaux, ces titres suivent les cycles économiques dans leur ensemble. On y retrouve les services de télécoms, d’énergie, les industries et la technologie.
  • Défensifs : Ces titres ont une progression qui leur est propre. Ils ne sont pas corrélés aux autres secteurs, car leur utilisation est constante. Nous retrouvons les produits de première nécessité (consumer staples), les soins de santé et les services publics. 

Les obligations, quant à elles, se distinguent par leur type (bons d’état ou obligations d’entreprises), leur rating (AAA jusque D), leur duration ou leur catégorie (High Yield, investment grade, spéculatif)

Généralement, les dix positions les plus importantes du fonds sont référencées. Ceux-ci peuvent changer lors d’une rotation sectorielle opérée par le marché. 

4. Le management

Toutes les informations à savoir sur la société de gestion et son manager sont indiquées en bas de chaque fiche. 

La gestion d’un portefeuille demande un savoir-faire de qualité et une équipe de traders regroupés sous la tutelle d’un talentueux gérant. Un manager dont le fonds a surperformé le marché reçoit le respect de ses pairs et un juteux bonus. 

Parmi les derniers points d’attention, il y a les frais d’entrée et de gestion, la nature du fonds (UCITS* = OPCVM**), sa politique de distribution des intérêts, son code ISIN***, son éligibilité pour un PEA**** et le capital minimum requis pour investir. 

  1. Conclusion 

Choisir le « bon » fonds d’investissement n’est pas si simple, tant les différences sont nombreuses et les compétences humaines importantes. Cependant, apprendre à analyser une fiche d’information vous aidera à trouver votre propre style de gestion. Avec plus de 120 000 fonds dans le monde, il en existe bien un qui saura concilier vos attentes et un rendement satisfaisant. 

*UCITS = Undertaking for Collective Investments in Transferable Securities 

**OPCVM = Organisme de placement collectif en valeurs mobilières

***ISIN = International Securities Identification Numbers

****PEA = Plan d’Epargne en Actions 

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Trouver la perle rare en bourse : le stock picking

Cette année, nous avons commencé une nouvelle aventure, celle de l’investissement en bourse. Celle-ci nous a poussés à faire des choix. Devions-nous opter pour un projet à court terme ou, au contraire, avons-nous les nombreuses années à venir comme horizon ? Et puisque chaque individu a sa personnalité propre, devions-nous choisir des actifs risqués ou garantis ? 

Si votre profil et votre stratégie vous ont amené à vous tourner vers les actions, alors vous devriez vous mettre à la recherche d’opportunités sur le marché. Mais comment faire ? Piocher quelques titres d’un secteur qui vous plaît ou jeter votre dévolu sur une entreprise en particulier ? Si vous êtes de ceux qui veulent trouver la perle rare, dans ce cas le stock picking est fait pour vous.

Qu’est-ce que le Stock picking ?

Le stock picking consiste à sélectionner des actions d’entreprises sur base d’une série de critères importants aux yeux d’un investisseur. 

L’entonnoir créé écarte les entreprises une à une avant d’arriver à une poignée de candidats potentiels. Là encore, l’acheteur (vendeur) devra analyser le prix qu’il est prêt à payer (demander) et celui affiché en bourse dans le but d’effectuer une plus-value.

Nous sommes ici dans une approche purement fondamentale, qui consiste à éplucher le bilan de l’entreprise afin d’en dégager des ratios et ainsi déterminer la vraie valeur de la société. En portant un regard plus « précis » sur les données, nous limitons l’influence des évènements macroéconomiques, comme les accords commerciaux ou l’annonce des banques centrales. 

Exemples d’éléments à analyser : 

  • Bilan de l’entreprise (balance sheet) —> situation d’une entreprise à l’instant T (généralement au 31/12)
  • Compte de résultat (income statement) —> affiche l’ensemble des charges et des recettes
  • Flux de trésorerie (cash-flow statement) —> détermine les mouvements et la disponibilité des liquidités

Exemples de ratios financiers à analyser : 

  • Le taux d’endettement (debt to equity) —> plus ce ratio est élevé, plus l’entreprise a eu recours à de la dette pour financer sa croissance
  • Le cours/bénéfice (Price/earning) —> détermine le prix à payer par euro gagné par l’entreprise. Plus celui-ci est élevé, plus les investisseurs estiment que les bénéfices attendus valent la peine de payer cher. Certains secteurs ont un PER supérieur à d’autres (Tech > banques)
  • La capacité d’autofinancement (Price to cash-flow) —> proche du PER, ce ratio permet de connaître la capacité d’une entreprise à manœuvrer à partir de ses cash-flows. 
  • D’autres : Price to book, Debt to asset, capitalization totale.  

Exemples d’éléments externes à analyser : 

  • La stratégie de l’entreprise
  • Le management
  • Les brevets
  • Le respect (ou non) de la loi d’un pays où l’entreprise opère

Sans surprise, le stock picking n’est pas une science exacte et souligne des points positifs et négatifs. 

Ainsi, cette méthode de recherche permet aux adeptes de celle-ci d’avoir un aperçu rapide de la santé d’une entreprise. Puisqu’il s’agit de trouver une aiguille dans une botte de foin, l’analyste doit développer son propre «scanner à bonnes affaires ». Les résultats d’une telle approche peuvent s’avérer très fructueux.

Cependant, nous vous mettons en garde contre les décalages entre votre interprétation et la réalité. Les conclusions tirées par l’investisseur peuvent être éloignées de la valeur affichée en bourse. Après tout, le prix d’une action est le reflet de toutes les croyances des investisseurs à son sujet. D’autres pourraient être plus ou moins optimistes que vous sur l’avenir de l’entreprise. De même qu’un titre peut être déconseillé à l’achat sur un plan fondamental et avoir des signaux d’achat forts sur le plan technique.

Conclusion 

Que votre stratégie vise le court, moyen ou long terme, vous finirez par choisir un actif dans lequel vous aurez confiance. Ce choix sera basé sur une série de critères que vous aurez définis. Votre réussite dépendra du temps que vous consacrerez à peaufiner votre entonnoir, car rappelez-vous que les marchés regorgent de gagnants et de perdants, d’amateurs et de professionnels, de personnes sans aucune préparation et d’autres prêtes à partir à la chasse.  

« I want a company that’s simple. They don’t have to make seven brilliant decisions every six months to keep going. »

Peter Lynch
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Qui est Catherine Wood, la nouvelle coqueluche de Wall Street ?

Prenez quelques minutes pour connaître l’une des femmes les plus influentes de Wall Street, la spécialiste des ETF, Catherine Wood !

Catherine « Cathie » Wood est une femme d’affaires américaine née en 1955 à Los Angeles. Elle se distingue de ses pairs dès ses études d’Économie et de Finance à l’université de Californie du Sud, où elle fut diplômée en 1981 avec la plus grande mention, Summa Cum Laude (5 % des élèves atteignent ce grade). 

Cathie Wood intègre rapidement le milieu de la Finance. Dès 1980, elle entre chez le gestionnaire d’actifs Capital Group en tant qu’assistant-économiste. 3 années plus tard, c’est Jennison Associates qui l’embauche pour devenir gestionnaire de portefeuille, puis analyste financier et enfin Chef économiste. Riche de ces expériences, Wood endossa d’autres responsabilités, comme Associé chez Tupelo et Directrice des investissements pour Alliance Bernstein

En 2014, se sentant quelque peu « enfermée » dans un style de gestion qui ne lui convient pas, elle décide d’ouvrir son propre fonds nommé ARK Investment Management qui se focalisera en grande partie sur la gestion et l’acquisition d’ETF.

Pour rappel, les ETF, ou Exchange traded funds, sont des fonds cotés en Bourse dont leur objectif est de répliquer les performances du sous-jacent, qui peut être un indice boursier (Nasdaq, CAC 40, etc.), sectoriel (énergies renouvelables, secteur automobile, etc.) ou de matières premières (or, pétrole, etc.) Plus d’infos.

ARK Investment Management LLC

Ark se démarque de ses concurrents sur plusieurs points. 

Tout d’abord, la société adopte une gestion active des ETF, alors que ces derniers sont appréciés pour leur côté « passif et peu coûteux ». Elle n’hésite pas à modifier les entreprises qui composent son portefeuille et exposer presque 10% dans certains titres comme Tesla . 

Ensuite, ARK opte pour une très grande transparence sur sa stratégie et sa méthode de sélection d’actions (stock picking). De nombreux rapports et articles sont rédigés pour expliquer aux intéressés les raisons d’achat ou de vente de certaines actions. 

Enfin, Catherine Wood se montre très réactive sur les réseaux sociaux à tel point qu’elle est devenue la coqueluche d’un petit groupe d’investisseurs qui voient en elle un guide des marchés (un peu comme l’est Elon Musk pour sa communauté). 

À ses débuts, l’entreprise peine à attirer des capitaux frais et doit même solliciter l’épargne personnelle de ses fondateurs. Les frais de gestion de 0,75 % ne permettent pas à la société d’être rentable sur ses placements. L’année 2020 fut un tournant majeur pour ARK. Ses fonds, fortement orientés vers la technologie, ont pris part à l’euphorie boursière cette année, affichant pour certains une hausse de 152 % ! 

Les différents fonds gérés par ARK. (Source : ARK Invest)

À ce jour, ARK Invest propose à ses clients plusieurs fonds d’ETF, actifs ou passifs. Parmi ceux-ci, nous retrouvons l’innovation technologique, les technologies autonomes, l’internet de demain, la recherche scientifique, les Fintechs, l’impression 3D ou l’innovation technologique israélienne. Vous pouvez trouverez d’amples informations sur leur site internet.

Conclusion

Il n’est pas facile de se faire un nom dans l’élite très fermée de Wall Street, encore plus quand on est une femme. Cependant, Cathie Wood a su prouver à tout le monde qu’il est possible de surpasser les marchés financiers en ayant une vision moderne et en prenant des sentiers peu fréquentés.

Grâce à sa persévérance, elle a transformé ARK d’une entreprise à peine rentable en un gestionnaire de plus 200 milliards de dollars, amassant au passage une fortune personnelle de 250 M$ (Forbes). 

Par KAZKONDU Tim

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Invest #7: Qu’est-ce que représentent les SPAC dans le monde de la finance ?

L’année 2020 nous a montré qu’il existe de nombreuses manières de s’enrichir sur les marchés financiers. Si les actions ou les cryptomonnaies ont été largement médiatisées, d’autres formes d’investissements ont su tirer leur épingle du jeu…

Parmi celles-ci, nous retrouvons les SPAC ! 

Qu’est-ce qu’une SPAC ? 

Une SPAC, ou Special Purpose Acquisition Company, est une société sans activité opérationnelle dont l’objectif est de réunir des capitaux afin d’acquérir une autre société non cotée en bourse. 

La particularité de cette opération tient dans le fait que c’est la SPAC, coquille vide, qui possède les liquidités nécessaires à l’achat d’une « réelle » entreprise. 

Pour cela, la SPAC doit avant tout s’introduire sur les marchés financiers et séduire les potentiels investisseurs. 

Comment cela fonctionne-t-il ? 

Les SPAC sont regroupées autour d’une équipe d’entrepreneurs, dont la réputation et les compétences influencent grandement la réussite, ou non, de l’opération. Avant leur concrétisation, elles doivent passer par plusieurs étapes :

1)      Introduction : Au moment de l’introduction en bourse, le montant total à lever ainsi que le prix de départ sont connus (10 $ pour une action SPAC aux États-Unis). 

2)      Recherche de la cible : La SPAC, seule, n’a pas de réel intérêt pour ses actionnaires, car elle ne dispose ni d’historique ni de trésorerie (d’où son surnom « entreprise chèque en blanc »). C’est l’entreprise ciblée qui fait l’objet de toutes les convoitises. Ainsi, l’équipe dirigeante de la SPAC dévoile à l’avance les critères d’acquisition (secteur d’activité, taille de l’entreprise, rentabilité à venir, vision, etc.) du projet. 

Toutes les SPAC n’ont pas de fin heureuse, certaines propositions peuvent être refusées par les actionnaires qui, faute d’alternatives, réclament le remboursement et la dissolution de la SPAC.

3)      Fusion : dans de nombreux cas, la SPAC est l’occasion de faire de bonnes affaires. Les fondateurs deviennent propriétaires d’une entreprise qu’ils pourront modeler. Les actionnaires entrevoient un bon potentiel de rendement. Les intermédiaires touchent de grosses commissions. Enfin, l’entreprise cible accède aux marchés financiers à travers un moyen plus rapide et moins coûteux. 

4)      Liquidation : Certaines SPAC portent le nom de la société acquise, ce qui prouve leur volonté de ne faire qu’un avec la nouvelle entité. Par la suite, la société devra suivre un parcours plus classique, composé de publications de résultats, d’annonces et de prévisions.   

Le nombre de SPAC introduites en bourse en 2020 nous montre l’intérêt porté par le milieu, bien que tout ne soit pas parfait. 

D’une part, la période fixée (souvent 2 ans) pour acquérir une entreprise peut parfois pousser les fondateurs à prendre des décisions hâtives dans les derniers instants. S’ils ne trouvent pas la bonne entreprise, leur mise de départ sera perdue. 

D’autre part, les SPAC sont soumises à une réglementation moins stricte que les IPO classiques et leur accès est réservé aux spécialistes en la matière.

Exemples 

Fort présents dans le secteur de la technologie et de la santé, les SPAC sont nées aux États-Unis (tiens donc) dans les années 90. En Europe, il faudra attendre 2007 pour voir la Pan-European Hotel Acquisition Company récolter 115 millions d’euros sur l’Euronext Amsterdam. 

En Belgique, nous n’avons pas d’exemples connus de SPAC. Cependant, l’émergence de ce type d’opération sur le Vieux Continent pousse les régulateurs européens à travailler sur une réglementation commune entre les pays membres de l’Union. 

Après tout, si la prise de risque fait partie de l’ADN de l’investisseur américain, ce trait de caractère est moins présent chez les Européens qui souhaiteront obtenir davantage de garanties avant de se lancer dans l’aventure.  

Par KAZKONDU Tim

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Invest #6 : La différence entre une IPO et une OPA

L’actualité économique regorge d’annonces plus ou moins importantes sur les entreprises. Certaines nous indiquent que la nouvelle coqueluche technologique cherche à franchir un cap grâce à une IPO, tandis que d’autres nous avertissent d’une bataille financière épique entre deux multinationales à coups d’OPA !

Découvrons ensemble ce qui se cache derrière ces termes.   

1) Initial Public Offering (IPO) 

Une entreprise qui souhaite se financer peut opter pour l’émission d’actions. Dans ce cas, elle proposera de vendre une partie du capital de son capital à des investisseurs (des particuliers, entreprises privées ou organismes publics), qui deviendront alors actionnaires. L’intérêt de ces derniers dépend de la taille et du potentiel de la start-up. 

Dans un premier temps, ce sont les fondateurs de la société qui mobiliseront des capitaux à partir de leurs fonds propres. Lorsque ceux-ci ne sont plus suffisants, de premiers investisseurs externes manifestent leur intérêt, comme les Venture Capitalists. Enfin, une activité florissante et un besoin de croissance mèneront l’entreprise à franchir une nouvelle étape, celle de l’introduction en bourse. 

L’introduction en bourse, ou Initial Public Offering en anglais, consiste donc à chercher de nouveaux fonds en faisant appel au public. On retrouve trois acteurs majeurs d’une IPO : l’entreprise qui fait appel, l’organisme financier qui s’occupe de la procédure, et les investisseurs. Chacun y trouve un intérêt.

La société acquiert du cash qu’elle pourra utiliser pour se développer, l’organisme financier démontre son talent et les investisseurs deviennent copropriétaires d’une entreprise en pleine croissance. 

Une introduction en bourse est préparée avec beaucoup d’attention. De son annonce à son prix de départ, en passant par le respect d’une bonne répartition des titres, tout doit être réalisé correctement. Une mauvaise IPO est un signal très négatif envoyé au marché. 

En 2020, la bourse américaine (NYSE – Nasdaq) a enregistré un nombre record d’IPOs avec 480 sociétés, ce qui est une augmentation de 106 % par rapport à 2019 (source : Stock Analysis). Le record d’introduction revient à la société pétrolière Saudi Aramco, qui a levé 29,5 milliards de dollars en décembre 2019. 

2) Offre Publique d’Achat (OPA) 

Pour devenir un géant dans son secteur d’activité, une entreprise devra faire face à une concurrence féroce, notamment sur les marchés financiers. À ce titre, une expression convient très bien à l’OPA : « manger ou être mangé ». 

Une offre publique d’achat, ou Tender offer en anglais, est une technique de prise de contrôle d’une entreprise cotée en bourse. L’idée est d’acquérir les titres d’une entreprise en les rachetant à ses actionnaires, et ce, dans le but d’obtenir une position dominante. 

Une OPA peut être amicale (la société visée accepte d’être rachetée) ou agressive (la société met alors en place des méthodes de contre-attaque). Dans les deux cas, l’élément qui fera céder les détenteurs est le rachat des actions à un prix plus élevé que sa valeur du marché. 

Certaines OPA hostiles n’ont pour objectif que de changer le management en place ou absorber un rival gênant. C’est pour cela qu’une telle opération ne peut se faire sans l’aval des autorités des marchés financiers qui souhaitent éviter une perturbation du paysage économique. Par exemple, toute entreprise qui détient un certain pourcentage d’actions (30 % ou 50 % selon les places financières) doit dévoiler ses intentions concernant une potentielle prise de pouvoir.

Cette manière d’opérer est assez récente dans l’Histoire de la bourse. La première OPA a eu lieu en 1959 lorsque le banquier d’affaire Sigmund Warburg décida de s’adresser directement aux actionnaires de la société British Aluminium pour leur proposer de refuser la décision de fusion avec Alcoa – Reynolds et favoriser ainsi l’offre de Tube – Reynolds à un prix plus élevé. 

Récemment en France, le groupe Vivendi a augmenté sa participation dans le groupe Lagardère, passant à 27%. Pour ce dernier, cette décision n’a rien d’anodin et laisserait entrevoir une future OPA qui, connaissant le caractère de son commanditaire Vincent Bolloré, sera loin d’être amicale. 

Par KAZKONDU Timur

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Energie

Une première mondiale pour la Danemark qui va construire une île énergétique !

Le Danemark a l’ambition de monter en puissance sur la scène énergétique mondiale !

L’idée derrière est de construire la première île énergétique dans la mer du Nord, qui produira et stockera assez d’énergie verte pour couvrir les besoins en électricité de 3 millions de ménages européens.

L’île artificielle, d’une superficie de l’équivalent de 18 terrains de football, sera reliée à des plusieurs centaines d’éoliennes offshore et fournira de l’électricité domestique et de l’hydrogène vert pour la navigation, l’aviation, l’industrie et les transports lourds.

L’objectif est ambitieux mais sera d’atteindre une capacité de 10 gigawatts, ce qui permettra d’assurer la consommation énergétique de 10 millions de ménages.

Le coût de l’opération est électrisant et est évalué à près de 210 milliards de couronnes danoises soit 28,25 milliards d’euros.

Ce projet représente une avancée majeure vers  l’objectif du Danemark de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 70% d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990, l’un des plus ambitieux au monde.

Pour rappel, le Danemark abrite le fabricant d’éoliennes Vestaset le géant constructeur de parcs éoliens offshore Orsted qui bénéficient d’un environnement météorologique propice à la réussite de ce type d’activités.

Petite pause financière, Vestas a enregistré des résultats nets en hausse de 10% en 2020 en dégageant un bénéfice net de 771 millions d’euros, malgré la crise sanitaire. Son chiffre d’affaires a atteint un pic avec 14,82 milliards d’euros, soit un bond de 22%.

En décembre, le pays a pris la décision difficile mais nécessaire d’arrêter la recherche de pétrole et de gaz dans la partie danoise de la mer du Nord et espère lui permettre de devenir un incontournable pour les énergies renouvelables et le stockage du carbone.

A noter que le ministre compétent Dan Jørgensen a précisé la mise en terre de cette île est le plus grand projet de construction de l’histoire du Danemark…

Par NAQI Hamza.