Catégories
Bourse Nos analyses

Invest #4 : Qu’est-ce que le Short Squeeze ?

Depuis janvier, une bataille féroce est engagée sur les marchés financiers entre certains gestionnaires de fonds et des investisseurs particuliers. La raison du conflit ? La vente à découvert ou « short selling » menée sur des entreprises en difficulté. 

Pour comprendre ce que veut dire « shorter », vous devez accepter l’idée qu’il est possible de gagner de l’argent sur la baisse du prix d’une action. Ces opérations sont réalisables grâce aux produits dérivés dont sont friands certains Hedge funds.  

En effet, la liquidation forcée (Short Squeeze) des positions courtes peut devenir un cauchemar pour les vendeurs à découvert à moins qu’ils ne réagissent très rapidement … 

Concrètement, le shorteur prendra le pari que l’entreprise X verra la valeur de son action en bourse chuter (ses anticipations peuvent être justifiées, ou non). Son principal souci est qu’il ne possède pas d’action X. Il va donc les emprunter auprès d’un actionnaire de l’entreprise, et lui promet de les lui rendre à une date future.

Dès réception, le Shorter vendra immédiatement ces titres au prix du marché et attendra sagement qu’elles perdent de la valeur, avant de les racheter et ainsi rembourser sa dette. Les deux acteurs sont alors satisfaits, le Shorter a réalisé un gain et l’actionnaire détient toujours des titres de l’entreprise. 

Le short squeeze intervient lorsque le prix de l’action va dans le sens opposé au scénario imaginé. Une telle situation, qui peut être provoquée par d’autres investisseurs, représente un danger pour le shorteur qui doit rapidement couper ses positions afin d’éviter de lourdes pertes. Car attention, si la plus-value a une limite (l’action ne peut pas aller au-dessous de zéro), la moins-value, elle, n’en a pas ! 

Exemple de Volkswagen et Tesla :

Un exemple connu par la plupart des financiers s’est déroulé durant le mois d’octobre 2008, lorsque le cours de l’action VW avait quintuplé en seulement deux jours, passant de 210 € à 1 000 €. Porsche avait annoncé avoir gagné 74 % du contrôle des part de votes de Volkswagen, ce qui a entraîné une forte hausse du cours de son action, les vendeurs à découvert étant alors forcés de payer 1 005 € par action pour clôturer leurs positions.

Plus récemment, le cours de l’action Tesla a également fait l’objet d’un short squeeze début 2020. Plus tôt, les actions du constructeur électrique américain étaient les actions les plus vendues à découvert sur le Nasdaq, mais plusieurs nouvelles positives, notamment des résultats du quatrième trimestre supérieurs aux attentes, a entraîné une hausse des cours de l’action atteignant plus de 850$.

Inutile de préciser que les pertes des vendeurs à découvert ont l’inconvénient de pouvoir devenir exponentielles durant la liquidation forcée des positions courtes, et les gains pour ceux ayant une position longue peuvent permettre de ne plus jamais travailler à vie …

Par KAZKONDU Timur et NAQI Hamza

Catégories
Bourse Nos analyses

Investir #5 : Les 5 qualités d’un bon trader

Derrière chaque investisseur se cache une personnalité unique, avec ses qualités et ses défauts. Certaines d’entre elles peuvent vous aider à réussir sur les marchés financiers tandis que d’autres seront les causes de vos éventuels échecs. 

Si pour investir vous devez avant tout respecter votre profil et une stratégie, vous devez également apprendre à cerner votre personnalité. Êtes-vous émotif(ve) ? De nature stressée ? Pouvez-vous facilement accepter que les choses ne se passent pas comme prévu ? Votre mental vous permet-il d’encaisser les coups ? Ce sont des questions à se poser lorsque l’on veut entrer dans un univers aussi compétitif que celui de l’investissement. 

👉 Les grands traders de ce monde, au parcours professionnel et social différent, se ressemblent néanmoins sur quelques traits de caractère qui leur sont très profitables. Parlons Finance vous propose son top 5 de ces qualités :

5. Être pragmatique

Un trader sérieux doit garder un recul suffisant sur ce qu’il se passe sur les marchés financiers. Il ne tombe pas dans l’euphorie généralisée qui l’entraînerait à prendre de plus en plus de risques. Il sait « séparer le bon grain de l’ivraie ». Son opinion est forgée par un mélange d’expériences personnelles, de chiffres concrets, de recherches empiriques et d’analyses d’experts (auxquelles il accordera une importance moyenne).  

 > Cette qualité vous permettra de vous questionner sur l’augmentation soudaine et rapide de la valeur d’un titre en bourse ou sur les promesses exagérées faites par des vendeurs. 

4. Rester concentré(e)

De nos jours, nous sommes noyés sous l’information continue qui nous entoure. Entre les réseaux sociaux, les forums, et les chaînes d’informations, l’investisseur doit pouvoir rester concentré sur sa tâche. Si vous vous sentez débordé(e), mieux vaut alors vous accorder une pause plutôt que de disperser votre énergie. S’il est difficile de garder son attention durant toute une journée, cela l’est encore plus sur toute une année. De ce fait, beaucoup de grands courtiers s’offrent des vacances pour recharger les batteries.

> Cette qualité vous permettra d’aller droit au but et d’atteindre plus rapidement vos objectifs. Puisque votre concentration diminue au fil du temps, vous devez mettre à profit ces moments en ne vous laissant pas perturber par votre environnement. 

3. Gérer ses émotions

Investir sur certains produits financiers, comme les actions ou les produits dérivés, peut très vite mettre vos nerfs à rude épreuve. La hausse (baisse) soudaine des bourses peut entraîner une vague d’euphorie (panique) généralisée à laquelle vous devez rester prudent. Le bon trader doit pouvoir gérer ses émotions dans les moments où son portefeuille sera secoué. Votre égo doit également être contenu, il n’a pas sa place sur les marchés financiers. 

> Cette qualité vous permettra d’éviter d’agir sous des émotions extrêmes comme la colère, la tristesse ou l’euphorie, qui ne vous apporteront que peu de bénéfices. À l’inverse, nous ne vous recommandons pas de faire preuve d’alexithymie (c’est la difficulté à exprimer des émotions), car chacun dispose d’une structure émotionnelle solidement ancrée impossible à supprimer. Trouvez votre équilibre.  

2. Trouvez votre équilibre 

Dans toutes nos recommandations, il est question d’équilibre. Celui entre les capitaux que vous pouvez investir ou garder, les risques que vous pouvez prendre ou non, les émotions que vous devez contenir ou exploiter, l’équilibre que vous devez avoir entre votre vie privée et professionnelle. Investir s’apparente à un travail que l’on termine à la fin de la journée. Vos yeux ne doivent pas rester rivés sur les cours de bourse. De nombreux gourous de la finance pratiquent la méditation pour leur permettre de se déconnecter des marchés et apaiser leur esprit. 

> Cette qualité doit vous aider à comprendre ceci : L’argent ne dort jamais, il n’en a pas besoin, vous si. À ne vouloir rien manquer des marchés financiers, vous passerez sûrement à côté de beaucoup d’autres choses importantes à votre vie. 

1. Maintenir une discipline

Réussir sur les marchés financiers n’est pas une chose aisée, bien que les apparences puissent parfois montrer le contraire. De nombreux professionnels vous diront que pour performer dans ce domaine, un bon trader doit avoir un plan et s’y tenir fermement. Le manque de discipline est caractérisé par une prise soudaine de décisions risquées, comme l’ajout d’actifs très volatils ou le refus de couper une position baissière. 

La persévérance fait également partie d’une discipline de fer. Vous essuierez sûrement des échecs dans votre carrière, mais cela doit être pris comme une leçon et une opportunité de vous améliorer. Comparez-vous à des sportifs de haut niveau, une bonne prestation ne vous dispense pas de vous entraîner le lendemain. 

> Cette qualité nous semble être la plus importante, car elle nécessite un travail continu. La réussite d’un trader tient à sa capacité à appliquer encore et encore les mêmes techniques, à respecter son plan et garder la tête froide. 

➡️ Voici, à nos yeux, les cinq qualités les plus utiles à développer si vous souhaitez investir votre argent. Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive et il en existe beaucoup d’autres que nous n’avons pas citées, comme la patience ou la curiosité. Et vous, que pensez-vous de notre top ? Avez-vous d’autres qualités à recommander ?  

Catégories
Nos analyses

Investir#3: La création de son portefeuille

Dans les articles précédents, nous avions jugé bon de vous rappeler les principales notions utiles à la compréhension des marchés financiers ainsi que les questions à se poser avant d’investir.

Si vous faites partie des personnes ayant les ressources suffisantes et une bonne raison de vous lancer, vous pouvez enfin envisager la construction de votre portefeuille.  

Celle-ci démarrera avec le choix des actifs qui composeront votre « panier ». Ils peuvent être sélectionnés sur base de nombreux critères, mais nous nous focaliserons sur trois que nous pensons essentiels : le rendement attendu, la diversification et le temps nécessaire à la gestion. 

1) Le rendement attendu

Il existe sur les marchés de nombreux produits financiers dont la rémunération varie. Souvenez-vous que le rendement va de pair avec le risque ! Dès lors, allez-vous opter pour des actions, plus risquées, mais plus rentables, ou des obligations, plus sécurisées, mais moins rémunératrices ? Analysons d’abord le rendement de ces deux piliers de l’investissement.

L’intérêt des actions négociées en bourse tient avant tout dans la plus-value que vous pourrez réaliser si le marché valorise le titre à la hausse. L’annonce de bonnes nouvelles, comme des résultats supérieurs aux attentes, est un exemple de ce qui peut faire bouger le prix. De plus, l’entreprise peut également verser une partie de ses bénéfices sous forme de dividendes, ce qui sera pour vous une double récompense. À l’inverse, une mauvaise année sera synonyme de baisse sur les marchés ou d’absence de dividendes. Si vous vous lancez sur ce terrain, soyez lucide sur la valorisation affichée, tout particulièrement si le prix de l’action décolle sans avoir de réelles explications. 

Astuce : Une bulle se forme lorsque le titre s’échange à une valeur de plus en plus excessive par rapport à sa valeur intrinsèque. Si celle-ci double en l’espace d’une semaine, demandez-vous si l’entreprise a réellement de quoi justifier les attentes. Si la réponse est négative, agissez avec précaution.

Les obligations, quant à elles, apportent une stabilité dans votre portefeuille. Certaines entreprises ont besoin de liquidités pour se développer, mais ne souhaitent pas diluer l’actionnariat à la tête. Pour cela, elles émettent des obligations avec une promesse de remboursement à l’échéance suivie d’une rémunération fixe ou variable. Pour vous, les performances boursières importent peu, seule la capacité de l’entreprise à vous honorer sa dette compte. Cependant, le risque zéro n’existe pas et vous devrez choisir avec parcimonie à qui prêter. Le taux d’intérêt, qui déterminera le rendement de votre obligation, dépendra du taux sans risque et de la prime de risque. 

Sources: NYU Stern School of Business (données), The balance (graphique)

Le graphique ci-dessus compare les rendements du marché des actions (S&P 500) et du marché obligataire (entreprises au rating Baa) depuis 1928. Nous pouvons constater que les deux actifs répondent aux attentes. Le marché des actions, très volatil, permet de gains plus élevés en période de croissance économique, mais accuse également de lourdes pertes en période de récession (comme en 2000 et 2008). De son côté, les obligations garantissent un rendement plus faible, mais plus stable que les actions. Celles-ci peuvent aussi chuter lors de grandes crises (1929).

2) La diversification

L’expression « ne pas mettre tous les œufs dans le même sac » prend tout son sens lorsque l’on souhaite constituer son portefeuille. Diversifier est la règle de base pour éviter un impact significatif d’une poignée de positions. 

Cette répartition ne porte pas uniquement sur les catégories d’actifs (actions, obligations, matières premières, options, etc.), mais également sur les sous-catégories de chaque produit financier. Par exemple, vous pourriez investir 50 % de vos liquidités dans des actions, elles-mêmes réparties dans plusieurs thèmes (technologies, soins de santé, marchés émergents, etc.). Une petite partie peut être consacrée à des actifs plus « exotiques » comme les cryptomonnaies ou produits dérivés. 

Les gestionnaires de fonds utilisent ce principe pour créer leurs portefeuilles. Ils les répartissent en trois grandes catégories, dont la dénomination peut varier d’un organisme à une autre. 

Un portefeuille défensif, ou conservateur, prônera avant tout la sécurité tout en prenant un minimum de risque. Il sera composé en grande partie d’obligations, ira chercher du rendement grâce aux actions et laissera une partie en liquidités, pour assurer la stabilité.

Un portefeuille équilibré, ou balancé, visera une proportion 50-50 entre les principaux actifs. Il pourra pencher en faveur des actions lorsque le marché est haussier ou en faveur des obligations lorsque le marché subit une correction. Cette flexibilité doit pouvoir être possible avec une certaine réserve de liquidités.

Enfin, le portefeuille dynamique, ou de croissance, se focalisera sur un rendement supérieur. Pour cela, il intégrera une grande partie d’actions tout en maintenant une partie obligataire.

Bien que votre choix dépende avant tout de votre sensibilité au risque, votre âge peut également être un critère de sélection. Les plus jeunes peuvent se permettre d’investir en action, car leur horizon leur permet d’effacer les éventuelles pertes subies. À l’inverse, les personnes âgées, dont les revenus se sont stabilisés, favoriseront la perception de coupons réguliers et voudront limiter les surprises. 

3) Le temps consacré à la gestion

Vous l’aurez compris, faire fructifier votre épargne vous demandera des ressources, des connaissances, mais surtout du temps. Vous devrez déterminer la période que vous consacrerez à la gestion de votre portefeuille et trouver un équilibre entre votre vie actuelle et votre nouvelle vie d’investisseur. 

Disons-le tout de suite, si vous n’avez ni le temps ni l’envie de suivre vos investissements régulièrement, déléguez cette tâche à un professionnel, comme un conseiller financier ou un gestionnaire de fonds. Ces derniers proposeront leurs services en contrepartie d’une rémunération fixe ou variable (frais d’entrée, frais de gestion, commissions de surperformance, etc.) et chercheront à remplir un objectif de rendement selon votre profil. 

Attention : Confier la gestion à un tiers ne garantit ni une performance positive ni une sécurité en tout temps ! Restez donc attentif à ce qui se passe et faites un bilan régulièrement. 

Cependant, si vous souhaitez être à la manœuvre, un emploi du temps chargé par le travail ou les études vous privera de nombreuses opportunités. Vous devrez dans ce cas choisir des produits financiers qui ne réclameront pas votre présence à tout moment. 

Les actions offrent une rémunération décente à ceux qui savent garder leurs positions sur du long terme. Cependant, certains favoriseront l’achat ou la vente de titres sur un laps de temps plus court (une journée, une heure, une minute, etc.). Ces « day traders » peuvent trouver leur bonheur sur les places boursières du monde, ouvertes à différents moments de la journée. 

Astuce : Pour les résidents belges, voici les plages horaires des principales bourses du monde : 

  • L’Euronext et la London Stock Exchange : de 9h à 17h30
  • Le NYSE et NASDAQ : de 15h30 à 22h
  • Le Tokyo Stock Exchange : de 1h à 7h
  • La Shanghai Stock Exchange : de 2h30 à 8h 
  • De plus, l’achat ou la vente d’actions peut se prolonger grâce à des horaires étendus. 

Construire son portefeuille ne peut se faire sans réflexion. Chaque personne possède une personnalité qu’elle se doit de respecter et il est inutile de vouloir griller des étapes. L’investisseur novice doit avant tout apprendre à gérer les actifs présents dans son panier et maîtriser les risques inhérents à chacun. Il devra également garder une logique dans ses choix (doit-on vendre toutes ses obligations sous prétexte que le prix du Bitcoin flambe ?). Enfin, il devra surtout accepter que tout ne se passe pas comme il l’a prévu et prendre ces contrecoups comme ils le sont, un apprentissage.

Catégories
Bourse Nos analyses

Investir #2: comment déterminer votre profil et votre stratégie ?

Si vous lisez cet article, c’est que le monde de l’investissement vous intéresse, ou du moins, attire votre curiosité. Peut-être avez-vous déjà tenu une discussion avec un(e) ami(e) sur les performances récentes de la bourse ou avez été contacté par un conseiller financier.

Si ces personnes vous invitent à entrer dans un domaine que vous ne maîtrisez pas, c’est qu’il y a une ou plusieurs raisons. Mais celles-ci sont-elles pour autant valables pour vous ?

Pour savoir si vous êtes fait(e) pour l’investissement, il est important de passer par quelques étapes au préalable.  

Déterminer votre bilan financier

Avant toute chose, il est nécessaire de réaliser votre bilan financier. Les investisseurs du monde entier possèdent une situation financière, familiale, sociale unique et c’est une erreur de croire qu’un produit pourrait convenir à deux personnes en apparence très proches (même au sein d’un ménage). 

Voici quelques questions que vous devez vous poser afin de réaliser votre bilan financier :

–       « Quelles sont mes sources de revenus ? »

C’est une bonne chose de vouloir préparer son avenir, mais cela ne doit pas vous empêcher de vivre sereinement au quotidien. Être salarié, étudiant ou sans-emploi influencera les liquidités que vous pourrez consacrer à investir. Cet argent viendra-t-il à manquer par la suite ? 

–       « Ai-je des dettes en cours ? » 

Nous avons tous des obligations financières vis-à-vis d’un tiers. Que ce soit le remboursement d’un emprunt hypothécaire ou à tempérament auprès d’un organisme financier, le paiement de factures ou des impôts annuels. Pourrez-vous toujours honorer vos dettes après avoir investi votre argent ? 

–       « À combien s’élève mon patrimoine ? » 

Investir 1000 € ne représente pas le même effort pour celui qui en possède un million et celui qui en possède 10 000 €. Assurez-vous de ne pas devoir vendre un bien pour éponger les pertes de vos investissements. 

–       « Un achat important est-il prévu prochainement ? » 

Certains placements, comme les obligations, vous demanderont de bloquer votre argent jusqu’à l’échéance. Si vous avez un achat prévu qui nécessite de mobiliser toutes vos ressources, assurez-vous d’avoir toutes les liquidités disponibles.  

Ces quelques questions vous permettront de vous donner un premier aperçu sur votre possibilité d’investir ou non. Si le nombre de contraintes est supérieur au nombre d’avantages, reconsidérez votre approche.  

2. Trouvez votre source de motivation

Après avoir fait le point sur votre situation financière, il vous sera nécessaire de trouver une réelle raison de commencer à investir vos économies. Si votre démarche est uniquement motivée par l’envie de « gagner beaucoup d’argent », vous risquerez de vous retrouver très rapidement face à de mauvaises surprises.

Nous pouvons catégoriser les différentes raisons qui poussent une personne à sortir ses liquidités d’un compte d’épargne. 

La première, mais aussi la plus risquée, vous entraîne à entrer dans un domaine que vous ne maîtrisez peu ou pas du tout. Parmi les exemples, nous retrouvons le conseil donné par un proche ou les informations entendues à la télévision. Dans ces cas, vous serez tenté(e) de suivre les actions des autres (si ce n’est pas carrément recopier). Ce comportement dit « moutonnier » vous mènera, tôt ou tard, vers une perte que vous ne comprendrez même pas. 

S’il vous arrive d’effectuer des recherches sur internet, vous êtes sur la bonne voie. S’informer constitue une première étape vers une meilleure compréhension des marchés financiers. Après tout, en naviguant sur les différents sites spécialisés, vous trierez les produits financiers qui vous plaisent ou non. 

Gagner de l’argent est un métier. Que ce soit le conseiller financier ou le boursicoteur aguerri, la gestion des risques et des gains doit se faire avec certain professionnalisme qui s’acquiert avec la lecture ou l’étude. Vous pouvez aussi décider de gérer seul(e) vos investissements. Pour cela, nous vous recommandons de lire quelques ouvrages d’experts en la matière, comme Warren Buffet ou Peter Lynch. 

Enfin, la meilleure raison de passer à l’action est celle qui suit un apprentissage approfondi au travers de formations. Puisque les marchés sont soumis à nombreuses règles, mieux vaut les connaître et les maîtriser. Les fluctuations et l’incertitude mettront également vos nerfs sous pression. Soyez prêt(e) et ne laissez que très peu de choses au hasard. 

3. Ayez une bonne stratégie

L’ultime étape consiste à définir une stratégie. Après tout, vous savez ce qui vous a donné envie d’investir, mais quel est le véritable but ? 

Si l’augmentation de ses finances personnelles semble être un objectif commun, il en existe également beaucoup d’autres. Ainsi, une personne peut attendre de ses investissements qu’ils lui génèrent un revenu complémentaire ou un capital à constituer pour la pension. De même que les sommes placées peuvent servir à une dépense future.  

En fonction du but que vous vous serez fixé, l’horizon pour l’atteindre sera différent. Quels produits financiers vous permettront d’y arriver ? Si votre retraite est dans 20 ans, souhaiterez-vous investir dans des actifs volatils ou sûrs ? À l’inverse, si votre horizon n’est que d’un an, allez-vous choisir du capital garanti ? Nous aborderons un peu plus la stratégie dans un prochain article. 

Pourquoi investir ? Si la façon de faire se modernise au fur et à mesure des années, les raisons, elles, ne changent pas à travers le temps. L’année 2020 a vu de nombreuses personnes s’intéresser aux investissements, avec plus ou moins de connaissance dans ce domaine. Pour certains, il s’agit tout simplement de suivre le même mouvement que les autres. Pour d’autres, ce fut l’occasion d’en apprendre davantage sur un secteur où se disent beaucoup de choses.

Oui, il est possible de réaliser de belles opérations sur les marchés boursiers, à condition de les comprendre et de se préparer. Ayez assez de ressources financières pour vous permettre de le faire, et surtout, de vraies raisons de vous lancer. Sans cela, vous risquerez de vous retrouver dans un océan trop vaste pour vous, prêt(e) à vous faire manger très prochainement. 

Par KAZKONDU Timur

Catégories
Bourse Nos analyses

Investir #1: Comprendre toutes les bases de l’investissement

La saison 2021 de Parlons Finance commence et sera sous le thème de l’investissement !

La décennie que nous laissons dernière nous fut une décennie majoritairement haussière. La crise financière de 2008 ainsi que la crise de la dette souveraine de 2011 ont été suivies d’une période de reprise et d’expansion très marquée, entrecoupées par quelques passages baissiers.

Durant les douze derniers mois, les marchés financiers ont montré leur extrême volatilité causant à la fois des pertes massives de capitaux et offrant de nouvelles opportunités.

Si vous ne souhaitez plus être perdu(e) face au monde financier qui vous entoure, vous êtes au bon endroit. Tous les dimanches, nous vous proposerons d’apprendre, en 60 secondes, un concept sur l’investissement en général.

Cette semaine, faisons un récapitulatif des éléments-clés qui vous seront utiles pour mieux comprendre les sujets à venir.

Les actions

Une action est un titre de propriété qui représente une partie du capital d’une entreprise. Cette dernière, pour se financer (et donc croître), vend un bout d’entreprise à des investisseurs à un prix fixé par le marché (le cours).

L’acquéreur d’une action devient dans ce cas « actionnaire » et a droit à certains avantages comme une partie des bénéfices de l’entreprise (le dividende) ou participer aux assemblées générales et voter.

Une action n’a pas d’échéance (sauf si l’entreprise fait faillite) et son détenteur réalisera une plus-value si le cours a augmenté. A contrario, il peut réaliser une mauvaise opération si l’entreprise enchaîne les mauvais résultats, ne dégage pas de bénéfices et/ou dépose le bilan.

Ce type d’investissement s’adresse aux personnes prêtes à prendre plus de risque pour obtenir plus de rendement.

Les obligations

Une obligation est un produit financier dans lequel l’émetteur (l’entreprise) emprunte de l’argent à des investisseurs à qui il promet de rembourser le capital à l’échéance. Entre temps, l’émetteur peut verser des intérêts réguliers, appelés coupons. L’obligation est donc l’achat d’un titre de créance auprès d’une entreprise, d’une institution ou d’un pays. 

Les obligations se distinguent les un des autres sur plusieurs éléments comme leur nature (d’État, bon de caisse, structurée, d’entreprise), leur durée, leur devise, le marché sur lequel elles sont vendues (primaire ou secondaire), le taux du coupon, le taux d’intérêt et leur prix

Ce type d’investissement est idéal pour les personnes qui souhaitent récupérer leur capital à l’échéance, avoir un taux garanti et donc prendre un risque plus faible. Notez toutefois que le risque zéro n’existe pas et que l’émetteur peut faire faillite (prêter à la Grèce et à l’Allemagne n’est pas la même chose). Des agences de notation déterminent le niveau de solvabilité de chaque émetteur.

Les produits dérivés

Les produits dérivés voient leur valeur dépendre (dériver) d’un autre actif financier, que l’on appelle le sous-jacent. Les produits dérivés les plus connus sont les options, les futures/Forwards et les CFD.

Trois éléments expliquent l’intérêt porté envers les produits dérivés. Le premier est que l’investisseur n’est pas obligé de détenir un actif financier pour en récolter le fruit de sa performance. Le second est qu’il est possible d’ajouter des conditions pour activer le produit (ex. : l’option). Enfin, last but not least, il est possible de produire un effet de levier sur les gains en jeu.

Les produits dérivés étant avant tout des contrats établis entre deux parties, celles-ci peuvent se mettre d’accord sur de nombreux critères comme le type de produit (ex. : une option d’achat ou de vente), le prix d’exercice qui activera le produit, la durée et le coût d’acquisition du contrat.

À noter que les produits dérivés sont souvent utilisés par les gestionnaires de fonds d’investissement et les Hedge Funds (Fonds de couverture). La notion de stratégie est importante, car il s’agit de « parier » ou de se couvrir sur une évolution future du sous-jacent.

Ce type de placement est conseillé à des investisseurs avertis, car le niveau de risque pris est considérable et peut vous faire gagner beaucoup d’argent.

Les ETFS

Les Exchange-traded Funds, ou Fonds Négociés en Bourse ou « fonds indiciels » en français, sont des fonds cotés en Bourse dont leur objectif est de répliquer les performances du sous-jacent, qui peut être un indice boursier (Nasdaq, CAC 40, etc.), sectoriel (énergies renouvelables, automobile, etc.) ou de matières premières (or, pétrole, etc.).

Leur intérêt réside dans une gestion passive du portefeuille et la limitation des frais (d’entrée de gestion), souvent moins chers que pour les fonds actifs).

Ce type de placement est conseillé aux investisseurs qui veulent diversifier leurs placements et consacrer peu de temps à la gestion de leur portefeuille.

L’analyse technique et analyse fondamentale

Pour investir, il est nécessaire de recueillir des informations. Chez les investisseurs, il existe deux méthodes d’analyse. Celles-ci sont souvent confrontées par leurs adeptes, mais la complémentarité des deux est tout aussi efficace.

L’analyse technique repose en grande partie sur l’étude empirique de graphiques et de statistiques. L’objectif est de pouvoir comprendre les tendances futures sur base des informations récoltées lors des années précédentes. Le volume de transaction est également scruté, car il peut envoyer un signal significatif sur les années à venir. Le cours des actions est disséqué et l’écran du trader est souvent rempli de données graphiques qui lui donnent des indices quant à la position à prendre (achat ou vente). On dit dans le jargon « que le cours casse à la hausse ou à la baisse ».

L’analyse technique convient aux personnes qui font du trading « intraday », c’est-à-dire qu’elles réalisent leurs gains sur un court laps de temps (une journée, une heure, une minute) 

De l’autre côté, l’analyse fondamentale a pour objectif d’estimer la valeur intrinsèque d’une action, en se basant sur une multitude d’indicateurs qui peuvent avoir un impact sur le prix d’une action, comme des indicateurs liés à la macroéconomie, au secteur d’activité et également à l’entreprise en elle-même.

L’analyse cherche avant tout à trouver une entreprise avec un potentiel de croissance intéressant, mais également à éviter les surprises quant à l’évolution future du cours. Une société florissante doit pouvoir le justifier à travers ses résultats et son bilan.

Puisque l’on peut faire des chiffres ce que l’on veut, il est difficile de dire si une méthode est meilleure que l’autre. Dans certains cas, l’analyse fondamentale pourrait ne pas motiver un achat frénétique alors que l’analyse technique l’encouragerait (ex. : Tesla ?). À vous de trouver la méthode qui vous convient le mieux.

Les cycles économiques

L’Économie tourne sur un même schéma que les saisons, avec des patterns qui se répètent. À la différence de l’été et de l’hiver qui arrive, on ne sait pas combien de temps dure un cycle économique complet, les périodes de forte croissance et de faible croissance évoluent à des rythmes différents.

On peut néanmoins distinguer trois types de cycles : les longs (on parle dans ce cas de tendance économique), de courts (conjonctures) et des très courts (évolution saisonnière).

L’investisseur doit reconnaître les différentes étapes du cycle économique, notamment les conjonctures, car elles déterminent les actifs financiers à acheter et vendre.

La basse conjoncture implique que l’économie se porte mal et attend qu’une petite impulsion de la demande s’amorce pour espérer une relance des exportations et de la production des entreprises.

La reprise entraîne une augmentation de l’activité économique dans laquelle les ménages, les entreprises et l’État renouent avec une activité croissante. Cette période est suivie d’une étape d’expansion jusqu’à atteindre une limite haussière, la haute conjoncture, où l’économie commencera à être en surchauffe et qu’un élément viendra mettre fin à la musique.

Ce renversement de la conjoncture entraînera une récession, qui correspond à un hiver long et froid.  

Sur base de ces informations, vous comprendrez un peu mieux les articles qui suivront. Bien entendu, investir n’est pas une chose à prendre à la légère, les crises financières de 1929 et 2008 sont en partie causées par l’arrivée massive des citoyens novices qui achetèrent de produits qu’ils ne maîtrisaient pas. Le meilleur conseil que nous puissions vous donner est de vous inviter à vous former si vous voulez construire un patrimoine solide à l’avenir.

Mais si vous êtes juste curieux d’en savoir plus sur les investissements, le rendez-vous est fixé tous les dimanches !

Par KAZKONDU Timur

Catégories
Fiscalité Immobilier

Le taux de TVA passe de 21% à 6 % pour la démolition et reconstruction en Belgique !

Le cabinet du ministre des Finance Vincent Van Peteghem a approuvé le taux de TVA à 6% pour la démolition et la reconstruction. La mesure entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2021 pour une durée de 2 ans.

Aujourd’hui, le taux de 6% est seulement appliqué dans 32 villes et communes en Belgique. Tandis que partout ailleurs, c’est la TVA à 21% qui est d’application.

Mais bonne nouvelle pour les concernés … A partir de 2021, ce taux de 6% sera étendu sur tout le territoire mais pour une durée limitée et sera d’application pendant 2ans, du 01/01/2021 au 31/12/2022.

Toutefois, pour bénéficier de ce taux réduit, il y aura plusieurs conditions à respecter :

  • Habitation unique occupée par le propriétaire : Ce dernier ne devra posséder aucune autre habitation en pleine propriété par contre il ne sera pas pris en considération le fait de posséder un autre logement dont on aurait hérité, dont on aurait copropriétaire, nu copropriétaire ou usufruitier.
  • La surface autorisée de l’habitation à reconstruire ne pourra jamais dépasser 200m².
  • Le constructeur ou l’acheteur devra être domicilié pendant une période de 5ans

Si ces critères ne sont pas respectés, l’avantage fiscal devra être remboursé.

Aussi, la nouvelle réglementation s’appliquera aussi sur la vente sur plan par les promoteurs immobilier. Dans ce cas, le promoteur devra faire contresigner la déclaration par l’acquéreur et la soumettre à l’administration compétente dés qu’elle devient imposable à savoir à la remise des clés et après que les travaux soient achevés.

« Cette baisse de la TVA pourrait ainsi également compenser partiellement le surcoût lié à la lenteur actuelle des procédures d’octroi de permis de bâtir« , selon Olivier Carrette, administrateur délégué de l’Union professionnelle du Secteur de l’Immobilier (UPSI).

Par NAQI Adil

Catégories
Bourse Nos analyses

Qu’est-ce que la Capitalisation boursière ou Market Cap ?

La capitalisation boursière est souvent confondue avec la valorisation d’une entreprise mais il y a bien des différences.

La capitalisation boursière d’une entreprise n’est autre que la valeur totale de ses actions en circulation sur le marché. Elle est simplement calculée en multipliant le nombre total des actions en circulation de ladite société par le prix (cours) actuel d’une action.

Ainsi, sachant que le prix d’une action est amené à évoluer quotidiennement sur les marchés du fait de l’offre et de la demande, la capitalisation boursière évolue également de manière corrélée à l’évolution du prix de l’action.

En théorie, la capitalisation boursière correspond à la somme que devrait payer un acquéreur pour obtenir 100 % des parts d’une entreprise. Mais concrètement, les entreprises acquéreuses paient plus cher que le cours du marché pour inciter les actionnaires à lui céder leurs parts et donne une prime de contrôle.

  • Il est à noter que pour diriger une entreprise, il ne suffit pas d’avoir 100% des parts mais bien d’obtenir au moins 50% + 1 part.

Ne pas confondre la capitalisation boursière et la valeur de l’entreprise

La valeur de l’entreprise ne se calcule pas de la même manière. La capitalisation tient compte des capitaux sur le marché alors que pour estimer la valeur d’une société, faut se baser aussi sur ses dettes.

Elle correspond donc à la valorisation fondamentale de l’activité de l’entreprise indépendamment de sa situation de trésorerie. Nous y reviendrons de manière plus poussée dans un autre article.

Par ailleurs, selon Bloomberg, la capitalisation boursière mondiale s’était établie à 100.589 milliards, après avoir dépassé la barre des 90.000 milliards en juin.

Vous l’aurez deviné, ce sont les États-Unis qui hébergent le plus de grandes sociétés considérant leur capitalisation boursière et restent donc leaders.

En effet, 12 des 16 entreprises les plus cotées au monde sont américaines, nous pensons bien sûr directement aux fameux GAFAM (Apple, Microsoft, Amazon, Facebook et Alphabet) qui pèsent ensemble plus de 7.300 milliards, soit plus de 7% de la capitalisation boursière mondiale et bien plus que les autres Bourses mondiales.

Petite recommandation, lorsque vous investissez et que vous voulez diversifier votre risque, il est important que vous ayez en portefeuille de mégas ou de grandes capitalisations (entre 10 et 500 milliards).

En effet, les entreprises à plus grande capitalisation présentent un faible niveau de risque pour les traders et les investisseurs, mais elles sont aussi susceptibles d’offrir une croissance bien plus lente. Ces grandes entreprises existent généralement depuis longtemps et sont des acteurs majeurs dans des secteurs bien établis.

Par contre, les sociétés ayant une plus faible capitalisation boursière pourraient offrir un risque plus élevé et, par conséquent, représenter une croissance plus rapide pour un meilleur rendement

  • PS2: Ne pas confondre non plus capitalisation boursière avec la notion de capitalisation d’usage en placement financier

Cette dernière, n’est rien d’autre qu’un produit d’épargne long-Moyen termes et permet de générer des revenus pour les particuliers, notamment grâce au système d’assurance-vie.

Par NAQI Hamza

Catégories
Bourse Nos analyses

La nouvelle souche du coronavirus découverte au Royaume-Uni pourrait-elle devenir le déclencheur d’un nouveau Krach ?

Les investisseurs perdent confiance à cause de la nouvelle découverte inquiétante d’une nouvelle souche de coronavirus apparue au Royaume-Uni concomitamment à la perspective d’un « no deal » sur le Brexit.

Les marchés américains n’ont pas encore ouvert à l’heure de la rédaction de cet article mais les marchés européens ont baissé solidement, impactés par la crainte de la propagation incontrôlée de la nouvelle souche de coronavirus au Royaume-Uni.

L’ironie est qu’en pleine période de Brexit, c’est l’Union européenne qui met à l’écart le Royaume-Uni …

L’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Turquie, la France, la Belgique ou encore le Canada ont suspendu ces dernières heures les vols et trains en provenance du Royaume-Uni en vue de faire barrage à la propagation de la nouvelle souche de coronavirus détectée dans le pays et qui serait à 70% plus contagieuse que la première version connue jusqu’alors.

Notons qu’elle a également été détectée dans d’autres pays et pourraient rapidement devenir virale si une fermeture des frontières et la limitation de la circulation ne sont pas vite imposées…

Voici les différents secteurs à risque:

  • Pétrolier
  • Transport
  • Tourisme/Loisirs
  • Automobile
  • Banque
  • Energie

En effet, les cours du pétrole ont cédé plus de 4% 📉 en raison de l’anticipation des investisseurs quant aux restrictions sanitaires et au ralentissement de la demande d’hydrocarbures.

Du côté des compagnies aériennes, IAG, la maison-mère de British Airways et d’Iberia chute de 16% 📉 à Londres, Lufthansa décroche de 7% 📉 à Francfort alors que les low-cost easyJet et Ryanair abandonnent respectivement 15% 📉 et 6% 📉.

En ce début de semaine, les marchés européens ont ouvert en baisse du fait du contexte actuel lié à la crise sanitaire.

Indices nationaux

  • À Paris 🇫🇷, l’indice CAC 40 a perdu 2,39% 📉 à 5.396 points, un plus bas depuis le 13 novembre
  • L’indice Bel 20 chute de 3,2% à 3.539,90 points 📉
  • À Francfort, le Dax cède 2,25% 📉
  • À Londres, le FTSE recule de 0,93% 📉, la chute du sterling limitant les pertes de l’indice

Indices européens

  • L’indice EuroStoxx 50 🇪🇺 de la zone euro lâche 2,22% 📉
  • Le FTSEurofirst 300 🇪🇺 perd 1,82% 📉
  • Le Stoxx 600 🇪🇺 baisse de 1,99% 📉

Les marchés US ouvrent à 15h30 (heures de Bruxelles) et il est attendu que Wall Street ouvre en nette baisse puisque la propagation d’une nouvelle souche du coronavirus en Angleterre est devenu l’obsession principale des investisseurs passant devant l’accord sur un plan de relance de l’économie américaine.

Dans ce contexte, le Premier Ministre britannique Boris Johnson, qui a décrété samedi à plus de 16 millions d’Anglais un reconfinement pour endiguer la propagation de l’épidémie, tiendra une réunion d’urgence pour évoquer les questions de transport international.

Il est à noter que la semaine risque d’être chahutée en raison des fêtes de Noël. Les places boursières (Euronext, Londres) fermeront plus tôt ce jeudi 24 décembre.

Si la nouvelle souche tend à se développer et à se propager de la même manière que ce que l’on a connu lors des deux dernières vagues, nous pourrions nous retrouver dans la même situation de Krach boursier vécu en mars 2020.

La mise en quarantaine de pays entiers ayant causé la baisse des productions et de la consommation pétrolière avait aussi engendré un choc pétrolier. De plus, le krach était lié au ralentissement général de l’activité économique simultanément à la baisse de la production chinoise.

Par NAQI Hamza.

Catégories
Economie Nos analyses

Qu’est-ce que représente l’Union des Marchés de Capitaux (UMC) ?

L’UCM est un projet européen dont l’objectif est de mettre en place des prêts non bancaires (hors institutionnels, hedge funds, fonds de pension …) et d’apporter d’autres moyens de financement au travers des marchés de capitaux, en particulier pour l’infrastructure et les PME.

La crise de 2008 avaient déjà démontré que les banques étrangères réduisaient le plus vite possible leur présence en dehors de leurs frontières nationales en période de crise, ce qui complexifie le renouvellement des prêts des entreprises et des ménages qui les avaient contractés auprès de ces banques…

L’objectif de l’UCM est d’impliquer aussi bien les investisseurs institutionnels tels que les fonds de pension et les assurances mais aussi les ménages dans le financement de l’économie réelle, et de réduire le rôle des banques classiques en vue de stimuler la croissance en Europe.

C’est aussi un moyen de poursuivre le processus d’intégration européenne en harmonisant le cadre règlementaire des marchés financiers au niveau européen.

Pour ce faire, la Commission européenne a créé un Forum de haut niveau de l’UCM dont le but est de proposer des recommandations politiques pour les futures actions de l’UMC afin de garantir que les citoyens et les entreprises puissent accéder aux marchés des capitaux dans toute l’UE dans des conditions égales et indépendamment de leur position géographique

En mai 2019, les ministres des finances français, allemand et néerlandais avaient signé un projet commun, préconisant une plus grande intégration des marchés des capitaux en Europe. Ils ont mis l’accent sur le changement climatique et technologique, ainsi que sur le Brexit, en faisant de la nécessité d’un marché des capitaux bien conçu pour l’UE un enjeu stratégique urgent. 

« À l’heure actuelle, nous avons 27 marchés nationaux des capitaux qui ne sont ni pleinement développés ni pleinement intégrés. C’est particulièrement important dans la perspective du Brexit, étant donné que le centre financier de l’Europe va quitter le marché unique », selon Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission européenne chargé des questions économiques, jeudi 23 septembre.

En effet, Bruxelles veut promouvoir le financement par fonds propres comme alternative au financement bancaire, en particulier pour les PME. À cet égard, elle envisagera de demander aux banques d’orienter les PME vers d’autres sources de financement lorsqu’elles refusent un prêt.

Par Hamza NAQI

Catégories
Nos analyses

Matt Moulding, c’est ce PDG qui a rendu ses 74 employés millionnaires !

Matt Moulding, le célèbre généreux fondateur de la société d’e-commerce The Hut Group qui exploite plus de 100 sites Web internationaux et vendant des biens de consommation rapides directement aux consommateurs via sa plate-forme.

Cela pourrait sembler inimaginable mais ce PDG, âgé de 48 ans, a offert près de 430 actions aux employés de l’entreprise durant ces dix dernières années ! Cela inclut les chauffeurs, les agents d’entrepôt ou encore les secrétaires de l’entreprise.

En effet, l’entreprise basée à l’aéroport de Manchester a fait de ces 74 travailleurs des millionnaires après leur avoir offert 1 milliard de livres sterling en actions. « Nous avons créé plus de millionnaires que toute autre entreprise dans l’histoire de l’entreprise britannique », précise Moulding

🔴 Faisons un résumé de sa vie:

De parents modestes, son père travaillait sur le Tarmac d’un aéroport et sa mère était un marchand d’antiquités.

  • En 2004, Moulding a fondé The Hut Group, inspiré par l’achat d’un CD en ligne. Il a déclaré qu’il reconnaissait que la vente en ligne pouvait être « fondamentalement tellement moins chère« 

A la suite du lancement de l’iPhone et la montée en puissance du streaming de musique numérique, le généreux fondateur s’est concentré sur la vente d’autres produits en ligne et a acquis un certain nombre d’autres entreprises de commerce électronique.

En 2014, KKR, un des plus ancien fonds d’investissement américain et même des plus importants au monde gérant plus de 221 milliards d’actifs, a acheté 20% de l’entreprise.

  • En 2013, Moulding envisageait déjà de faire entrer l’entreprise en Bourse
  • En 2016, la société exploitait 100 sites Web de commerce électronique et rien que deux ans plus tard, elle en exploitait 166.
  • En 2018, il a été annoncé que Molding quitterait ses fonctions de PDG pour devenir président exécutif
  • C’est en septembre 2020 que Moulding était en passe de devenir milliardaire après l’introduction en bourse réussie de The Hut Group à la Bourse de Londres. La participation de 25% de Moulding dans l’entreprise représente plus de 1,5 milliard de dollars.

Il a fait également fait don de l’intégralité de son salaire à une association caritative. Sa grande prodigalité semble s’expliquer en partie par le fait que Moulding a eu une enfance modeste et a été expulsé de l’université pour s’être absenté pour rendre visite à son frère en prison.

Donnera-t-il de nouvelles idées aux autres fondateurs ou sera-t-il uniquement un exemple dans l’histoire ?