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Entreprises Nos analyses

Qu’est-ce qu’une scission d’entreprise ou Spin-off ?

Il existe plusieurs manières pour un groupe d’accroître sa valeur sur le marché et la Spin-Off en fait partie puisqu’elle permet de scinder une activité en minimum deux activités distinctes avec une cotation respective.

Il s’agit de la séparation en plusieurs entreprises indépendamment cotées pour lesquelles les nouvelles
actions de la société sont attribuées gratuitement aux actionnaires de la société mère. Ainsi, l’entreprise va créer une nouvelle entreprise composée de l’ensemble de son patrimoine moyennant l’attribution de droits sociaux aux associés de la société scindée.

Il est important de noter que l’existence d’obligations et/ou de valeurs mobilières complexes risque de complexifier ou rendre impossible la réalisation d’une scission.

  • Par exemple, le groupe A réalise un spin-off et crée une activité distincte, le groupe B. Les détenteurs d’action dans le groupe A vont recevoir des actions du groupe B en fonction de leur participation dans A. Les actionnaires de A restent actionnaires de A et deviennent actionnaires de la nouvelle entité du groupe, B.

Le spin-off permet aux entreprises mères de se concentrer davantage sur le cœur de leur activité, et d’y allouer tous les moyens nécessaires que ce soit au niveau financier, humain ou encore techniques.

De plus, les sociétés issues du spin-off, une fois entièrement sorties de l’entreprise mère, sont indépendantes et ne comptent plus que sur leurs propres moyens pour se développer. Elles ont aussi leur propre « management » et peuvent également solliciter leurs nouveaux actionnaires pour avoir plus de ressources via une augmentation de capital et accroître sa croissance.

  • Petit exemple qui risquerait de vous parler, Hello Bank, service bancaire 100% mobile, est une « spin-off » de la banque BNP Paribas Fortis qui a créé une nouvelle marque pour attirer un public plus jeune et plus branché dans le digital. 

==> Aux Etats-Unis, le « spin-off » est très souvent utilisé comme une solution pour se séparer des métiers les moins favorable sur le marché et dont la valeur décline.

==> En Belgique, d’un point de vue fiscal, le fait de recevoir des actions suite à une opération de spin-off est considéré comme un dividende et est donc soumis au précompte de 30%.

PS: Si cet article vous a plu, merci de le partager et de nous le faire savoir en commentaire pour que nous puissions continuer à en publier régulièrement.

Par Hamza Naqi

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Immobilier Nos analyses

Qu’est-ce que la Valorisation Immobilière ?

Il n’échappe à personne qu’une part importante des richesses du monde, qu’elles soient entre les mains de personnes physiques, morales ou d’organismes publics, se compose de biens immobiliers !

Cette ressource crée un besoin, celui d’une évaluation plus ou moins précise. L’objectif principal d’une valorisation immobilière est d’aider à prendre des décisions raisonnées portant sur les biens immobiliers. Le plus souvent, c’est la valeur vénale ou locative que l’on recherche.

De manière générale, cela permet aux acheteurs éventuels à formuler une offre ou aux vendeurs éventuels à déterminer des prix de vente acceptables. Aussi, cela permet de définir la valeur de gage proposée pour un prêt hypothécaire.

De plus, la valorisation immobilière est une science aléatoire influencée par plusieurs facteurs dus à l’activité humaine. Souvent, les facteurs influençant la valorisation immobilière sont soit sociaux, soit économiques, soit politique, soit dû à l’environnement où se trouvent le bien et enfin psychologique.

  1. Facteurs sociaux : par exemple la densité de population, …
  2. Facteurs économiques : par exemple le marché de l’emploi, …
  3. Facteurs politiques : par exemple une guerre ou un trouble lié a la politique de délocalisation des entreprises, …
  4. Facteurs extérieurs : environnement, mobilité, école, commerces, …
  5. Facteurs psychologiques : faculté de persuasion, …

Aussi, pour une bonne valorisation immobilière, il est important de prendre en considération des éléments d’appréciation que ce soit des éléments favorables ou défavorable comme les surfaces, la localisation, l’état du bien, etc…

Il existe des façons différentes d’établir la valeur d’un bien immobilier dont les plus coutumes sont :

  1. Points de comparaison : cette méthode consiste à comparer le bien à des transactions déjà effectuées sur des biens équivalents en nature et en localisation à une date la plus proche possible de la date de valorisation.
  2. Taux de capitalisation : Cette méthode consiste à prendre en considération le revenu locatif annuel déduit de toutes les charges multiplier par cent pour le diviser par le pourcentage de capitalisation souhaité.
  3. Valeur intrinsèque : Cette méthode consiste à prendre en considération la valeur à neuf du bien moins la vétusté. La vétusté est la constatation de l’usure ou des désordres subit par l’immeuble. Elle représente la moins-value réelle subie par un immeuble depuis la date de sa construction en raison de son âge et de son entretien au moment de la valorisation.

La valorisation immobilière, c’est aussi le fait de donner de la plus-value à un bien grâce aux techniques du « home staging ». Il s’agit de techniques développés aux USA puis au Canada et qui nous sont ensuite arrivées. L’objectif est d’aider les candidats acquéreurs à se projeter dans les lieux et à favoriser le coup de cœur.

Pour finir, la vente ou l’achat d’un bien immobilier est conditionnée par une multitude d’éléments objectifs et subjectifs. Il ne faut surtout pas oublier que c’est d’abord avant tout le public qui fait la valeur vénale d’un bien immobilier et non pas l’expert ou l’agent immobilier et surtout ne pas hésiter à faire appel à un professionnel afin qu’il puisse vous épauler et vous aiguiller dans vos démarches.

Par Adil NAQI

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Nos analyses

Pourquoi Donald Trump a-t-il retiré le statut préférentiel de Hong Kong ce 14 juillet ?

Il y a quelques jours, le président américain Donald Trump a fait une annonce particulière portant sur la fin du traitement préférentiel octroyé par les Etats-Unis à Hong-Kong et a signé une loi qui prévoit plus de sanctions contre la Chine.

Tout d’abord, il faut noter que nous nous retrouvons dans un contexte historique mettant Hong Kong au centre d’intérêts variés liés à l’occident mais aussi à la Chine qui semble vouloir une revanche.

En effet, la situation a Hong Kong est l’une des plus délicate au monde depuis que la région est devenue indépendante de la Grande-Bretagne en 1997 pour devenir une Région administrative spéciale (RAS) de Chine dont l’autonomie est restée, en revanche, bien présente.

Récemment, nous avons appris que Pékin a imposé une nouvelle loi sur la sécurité nationale à Hong Kong qui autorise l’Etat chinois a jugé et punir 4 types de crimes contre la sécurité de l’Etat:

  • 1) La activités subversives
  • 2) La sécession
  • 3) Le terrorisme
  • 4) La collusion avec des forces étrangères

En gros, dès qu’un Hongkongais proteste contre l’état chinois pour une raison anti-démocratique, il est donc passibles de poursuites. De plus, la dégradation ou encore la violences contre la police sont considérés comme des actes terroristes… Vous imaginez la différence de perception de la démocratie avec les pays occidentaux.

  • Mais alors, pourquoi Donald Trump a-t-il retiré le statut préférentiel de Hong Kong ?

Tout d’abord, Donald Trump sait que la Chine étend sa sphère d’influence et vise à concurrencer l’hégémonie américaine en plaçant ses pions un peu partout dans le monde. Ce qui ne lui plait pas !

C’est dans un tel contexte qu’il a déclaré, lors d’une conférence de presse: « Pas de privilèges spéciaux, pas de traitement économique spécial et pas d’exportation de technologies sensibles ». C’est donc la réponse envoyée à la Chine qui profitait jusqu’alors du statut préférentiel facilité les relations économiques de Hong Kong avec le Reste du Monde, représenté comme la vitrine de la Chine.

De plus, Donald Trump a approuvé un texte voté au Congrès visant à sanctionner les banques qui collaborent avec des responsables chinois qui sont liés dans la mise en application de la nouvelle loi sécuritaire à Hong Kong.

Ainsi, la fameuse loi a accentué la pression sur la Chine qui lui coûte la fin du régime économique préférentiel accordé par les Etats-Unis à Hong Kong et la signature d’une loi qui prévoit des sanctions contre la répression dans le territoire chinois.

En effet, la suppression du régime préférentiel pourrait menacer des dizaines de milliards de dollars d’échanges annuels entre les Etats-Unis et le territoire chinois puis qu’il serait soumis aux mêmes tarifs douaniers que ceux imposées aux exportations chinoises.

De leurs côtés, les entreprises chinoises, hongkongaises ou même les filiales de grandes banques internationales sont potentiellement concernées par les sanctions américaines ce qui pourraient mettre HG en perte de vitesse économique frappant d’incertitudes les institutions bancaires et autres sociétés d’investissement.

Mais il est également important de noter que Hong Kong pourrait perdre sa place au classement des places financières incontournables au niveau mondial.

Pékin a répliqué le lendemain par des possibles représailles et des sanctions contre des entreprises américaines ainsi que des personnalités opérants en Chine.

Par NAQI Hamza.

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Banque & Finance Nos analyses

Qu’est-ce que la taxe Tobin sur les opérations boursières ?

Comme vous le savez, la Banque Centrale européenne (BCE) ne lésine pas sur les moyens pour soutenir l’activité économique en cette période de Covid19. Les sommes débloquées, notamment dans le rachat d’obligations d’État et d’entreprises, seront injectées progressivement sur les marchés financiers pour éviter le manque de liquidité.

La BCE espère ainsi que les marchés financiers, donc la Bourse, feront bon usage de ces milliards pour relancer la demande. Cette même Bourse qui a toujours été au centre des débats, certains voyant en elle des opportunités de devenir immensément riche tandis que d’autres l’estiment comme « Le mal absolu » où les excès du capitalisme détruisent les individus.

Cependant, ces deux catégories de personnes se rejoignent sur deux points : les marchés financiers génèrent une grande quantité d’argent et celle-ci doit servir l’intérêt général (personnel).

Cet argent, qui se crée en marge de l’économie réelle, fait souvent l’objet de proposition de taxation, afin de contribuer au développement des pays. Parmi celles-ci, nous retrouvons la taxe Tobin.

Suggérée par James Tobin, prix Nobel en 1981, elle prendrait la forme d’une taxation très faible (ex. : 0,01 %) sur tous les mouvements financiers au monde. Bien que l’objectif premier de cette proposition soit de combattre la volatilité des taux de change, elle a aussi pour vocation d’instaurer une égalité entre les marchés du monde entier.

Une organisation mondiale, telle que le FMI, pourrait être responsable de la récolte et de la redistribution des capitaux issus de cette taxe. Concrètement, l’instauration d’une telle taxe ne peut se faire qu’à une échelle mondiale. L’appliquer à une zone spécifique n’aurait comme conséquence qu’un transfert des capitaux vers les zones hors-taxe.

De nos jours, prélever 0,01 % aux transactions de change, comme le suggérait Tobin, pourrait rapporter près de 125 milliards d’euros. Le marché des actions pourrait également être visé, le Nasdaq enregistrant en moyenne 23 millions de trades chaque jour.

En Belgique, une taxe similaire existe déjà. Il s’agit de la Taxe sur les Opérations boursières (TOB) qui ponctionne 1,32 % sur toute opération de bourse imposable (comme l’achat ou la revente de sicav). Une autre idée du gouvernement Michel fut d’instaurer une taxe sur les compte-titres (0,15 % pour les portefeuilles de plus de 500 000€), annulée en octobre 2019, car jugée « anticonstitutionnelle ».

Au lendemain du déconfinement, de nombreuses idées (re)voient le jour pour relancer notre économie, au bord d’une crise sans précédent. Les économistes, hommes politiques, travailleurs, citoyens, tous donnent leur voix pour répondre à cette question devenue incontournable : « Qui va payer pour la crise ? »

Par Timur Kazkondu

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Banque & Finance

Belfius et Proximus signent un partenariat stratégique pour une société plus digitale et sans cash !

La bancassurance Belfius, détenue par l’Etat belge et dirigée par Marc Raisière associéé à l’opérateur télécom Proximus, dirigé par Guillaume Boutin et également détenu en partie par l’Etat belge, ont mis en place une collaboration « stratégique unique de grande ampleur » !

Il s’agit d’un partenariat visant à permettre à Belfius de développer une banque entièrement digitale au sein de l’entité
Proximus alors que Belfius s’est engagée à intégrer les produits Proximus sur sa plateforme digitale ! C’est une coopération commerciale prévue pour du long-terme.

C’est une offre destinée à la fois aux nouveaux clients mais également aux clients existants qui proposera «de nouvelles façons d’accompagner les familles dans leurs opérations bancaires quotidiennes» selon le communiqué.

« Je suis particulièrement heureux et fier que Belfius et Proximus deviennent des partenaires stratégiques. Pas seulement parce que nous jetons les bases d’une collaboration stratégique unique au monde. Mais surtout parce que nous créons un business model innovant qui fait réellement du sens et sera un véritable « life changer » pour nos clients. Et je suis convaincu, cette collaboration sera un succès tant pour Belfius que Proximus. », selon Marc Raisière.

«Les clients Belfius, quant à eux, auront accès à une offre spécifique développée par Proximus à laquelle ils pourront souscrire via les différents canaux de vente de Belfius

Cette alliance stratégique locale est une première mondiale en termes de convergence entre un opérateur télécom et une banque et sera 100% digitale. Selon le communiqué, l’offre sera entièrement CASHLESS et l’objectif des deux géants belge est de soutenir l’évolution vers une société sans CASH suite à la pandémie du coronavirus.

Par NAQI Hamza.

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Economie

En Belgique, voici un résumé des décisions prises par le gouvernement !

Ce samedi 6 juin 2020, le conseil des Ministres ainsi que les 10 formations publiques qui soutiennent le Gouvernement Fédéral se sont réunis dans le but de prolonger certaines mesures et d’en valider d’autres.

Certaines mesures déjà connues de tous ont été prises depuis le début de cette crise du Coronavirus, sont prolongées jusqu’au 31 août 2020 :

  • Le chômage temporaire pour force majeure « Corona » 
  • Le droit passerelle en faveur des indépendants 
  • Le congé parental « Corona »

Le gel de la dégressivité des allocations de chômage ou encore l’ensemble des mesures d’aide aux artistes sont également prolongés.

Il était également question de 3 millions d’euros de subsides aux CPAS dans le cadre de l’aide alimentaire ou encore les avantages liés aux dons de matériel informatique pour les écoles.

Pour le secteur de l’Horeca, qui est sans doute l’un des secteurs les plus atteints de notre pays, des mesures plus fortes ont été prises. Le but n’étant pas de payer moins mais de faciliter la reprise de leur activité.

Les mesures suivantes ont été prises :

  • une extension et d’une amélioration du droit passerelle jusqu’au 31 août 2020 et prolongeable au 31 décembre 2020,
  • une extension du chômage temporaire jusqu’au 31 décembre 2020,
  • une réduction de la TVA à 6% jusqu’au 31 décembre 2020 sur toutes les prestations de services à l’exception des boissons alcoolisées.

Pour les secteurs gravement atteints ayant du recourir au chômage temporaire, un accord a été trouvé pour octroyer une dispense partielle du versement du précompte professionnel pour les trois prochains mois afin d’inciter le retour des travailleurs qui sont encore aujourd’hui en chômage temporaire.

Afin de stimuler l’économie belge, des mesures d’incitation ont été prises telles que :

  • Une aide sociale complémentaire de 6×50 euros accordée mensuellement aux bénéficiaires d’un revenu d’intégration sociale, aux personnes porteuses d’un handicap et aux pensionnés qui bénéficient de la Grapa.
  • Un chèque Consommation de 300 euros pourra être octroyé par l’employeur pour l’achat de biens et services dans des secteurs tels que l’Horeca, la culture, etc. Ce chèque sera déductible à 100% et défiscalisé.
  • Chaque résident en Belgique pourra bénéficier d’un rail pass de 10 voyages (SNCB) valable du 1er juillet au 31 décembre 2020.

Par Bilal ISMAIL

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Fiscalité

Comment sont utilisés nos impôts ?

Au moment où nous écrivons ces lignes, de nombreux concitoyens reçoivent leur proposition (simplifiée) de déclaration fiscale qui reprend l’ensemble des revenus imposables de l’année 2019. Ce document nous rappelle comment nous contribuons à notre pays ainsi que la manière dont cet argent est dépensé.

Dans un rapport publié par l’OCDE en 2019 mesurant le taux d’imposition sur les salaires, la Belgique arrivait en tête du classement. Ce rapport prend en compte l’impôt sur le revenu en lui-même, ainsi que les cotisations sociales payées par l’employeur et l’employé.

Ainsi, sur le total de ces éléments, la Belgique prélève 52,2% d’impôts, dépassant l’Allemagne (49,4%), la France (46,7%) ou l’Italie (48%). La moyenne de l’OCDE, quant à elle, est de 36%.

En analysant plus précisément la charge totale d’imposition, nous pouvons constater que 20% du salaire est prélevé par l’impôt sur le revenu, 11% relèvent de la participation de l’employé aux cotisations sociales et 21% par l’employeur.

À titre de comparaison, la totalité des impôts prélevés sur le salaire des Danois (35%) provient uniquement de l’impôt sur le revenu. En Espagne, la plus grosse charge revient à l’employeur (23%) tandis que le revenu est imposé à 11% et la participation de l’employé à 4%.

Ailleurs dans le monde, Les États-Unis ont un taux d’imposition de 29,8%, le Japon 32,7 %, la Suisse 22,3 %. Le Chili, quant à lui, se situe en bas du classement avec « seulement » 7 % de prélèvement sur le salaire.

(À noter également que l’impact fiscal est différent en fonction de la situation familiale de la personne.)

  • Mais où vont nos impôts ?

Sur les 239,6 milliards d’euros que la Belgique a prélevés en 2017 (source : Eurostat 2018), 35 % ont été consacrés à notre système de sécurité sociale, 33% du budget fut alloué aux régions et communautés, 13 % pour les communes et les provinces et enfin 18 % pour l’autorité fédérale.

Parmi les principales dépenses, nous retrouvons :

  1. Les pensions : 50 Mds €
  2. Le secteur des soins de santé : 35 Mds €
  3. L’enseignement : 28 Mds €
  4. Les transports : 12 Mds €
  5. Le chômage et autres allocation sociales : 11,7 Mds €
  6. L’environnement : 5,9 Mds €
  • La propagation du Covid-19 a relevé au grand jour plusieurs manquements :

Tout d’abord, elle met sous pression les finances publiques des États. Partout dans le monde, les gouvernements ont dû puiser dans leurs réserves, ou emprunter, pour éviter la faillite d’un système économique, qui déjà tenait sous assistance respiratoire.

Ensuite, malgré un investissement élevé dans le secteur des soins de santé, soit près de 35 milliards d’euros pour la Belgique (Eurostat, 2018), celui-ci s’est avéré être sous-équipé et mal préparé aux situations de crise. Le regard que l’on portera à l’avenir sur ce secteur changera et des promesses d’investissement se font entendre.

  • Enfin, nous devons aborder le point du financement. ..

Les recettes de l’État provenant majoritairement des impôts, peut-on continuer à investir davantage sans augmenter ce dernier ? L’aide actuelle de la Banque Centrale européenne n’empêche pas que les gouvernements doivent, dans un avenir proche, repenser leur politique budgétaire et trouver de nouvelles ressources, sous peine de devoir réduire les budgets dédiés à d’autres domaines, jugés « moins essentiels ».

Quel que soit le sentiment que vous éprouvez en consultant votre déclaration d’imposition, c’est la contribution de chaque citoyen qui permet à notre société de prospérer (ou de tenir). Les finances de l’État seront mises à rude épreuve ces prochaines années et nous voyons, déjà, resurgir des idées comme… la taxation sur le capital.

Par Timur KAZKONDU

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Entreprises

La ministre belge de l’emploi veut prolonger le chômage temporaire jusqu’en septembre avec plus de contrôle !

En Belgique, la ministre de l’Emploi Muylle veut prolonger la durée du chômage temporaire, et ce, jusqu’au 1er septembre 2020 en vue d’éviter tout licenciement dans un contexte de crise économique et sociale liée au Coronavirus.

En Belgique, le chômage temporaire ne permet pas aux bénéficiaires de tenir un mois complet. En effet, plusieurs centaines de milliards de citoyens belges ont eu recours au chômage temporaire et se retrouvent face à des difficultés financières en fin de mois.

Concrètement, cette mesure permet aux entreprises de tenir bon durant la période de crise que nous connaissons afin d’éviter au maximum les licenciements. Mais certains travailleurs/employés belges se retrouvent avec une allocation de chômage atteignant seulement 1.166 euros net alors qu’il percevait presque le double avant la crise.

Ainsi, ils subissent une perte de revenus, soit une diminution de leur pouvoir d’achat, tandis que les charges principales sont, pour la plupart, restées inchangées tel que le prix des loyers, des courses dont le prix du panier moyen augmente ou encore le prix de l’électricité, perçu comme étant le plus cher de l’Union européenne.

Nous avons même appris que la ministre de l’Emploi voudrait permettre un prolongement jusqu’au 1er septembre. Selon elle, il faudrait avoir davantage de contrôle sur la mise au chômage des employés d’une entreprise. Elle a ajouté, fin du mois dernier, que l’Onem avait reçu près de 200 plaintes pour des abus de chômage temporaire.

Ainsi, les entreprises devraient prouver que la crise a un impact conséquent sur leurs activités afin d’éviter que des entreprises n’utilisent ce mécanisme dans un objectif de réduction des coûts sans en avoir réellement besoin.

L’Onem a déjà reçu près de 1,4 million de demandes de travailleurs provenant de 133.000 entreprises. De plus, l’Onem mène aussi des contrôles sur des abus qui peuvent mener à des sanctions contre les entreprises. Dans certains cas, les amendes peuvent grimper jusqu’à 48.000 euros par des travailleurs.

Pour le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Alexander de Croo, toutes les mesures prises en vue d’amortir les effets socio-économiques négatifs de la crise du Covid-19 en Belgique pourrait avoir un coût atteignant près de 2,5% du Produit intérieur brut du royaume, soit plus de 10 milliards d’euros.

Par Hamza NAQI

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Monde

TOP 10 des hommes les plus riches du monde en 2020 !

Dans ce top 10 des hommes les plus riches du monde, il est pas étonnant de voir que le podium des hommes les plus riches du monde est entièrement américain avec Bill Gates sur la deuxième marche et Jeff Bezos qui ne bouge pas d’une semelle.

En effet, le patron d’Amazon fait partie des grands bénéficiaires du contexte que nous connaissons et surtout du confinement puisque le cours de l’action du géant du e-commerce a bondi de 25% depuis le 1er janvier.  Ainsi, Bezos a gagné 25,4 milliards de dollars en une année, pour une fortune estimée à 140 milliards de dollars,  selon Bloomberg.

TOP 10 des hommes les plus riches du monde :

  1. Jeff Bezos, USA, patron de Amazon avec 140 milliards de dollars
  2. Bill Gates, USA, fondateur de Microsoft avec 106 milliards de dollars
  3. Mark Zuckerberg, USA fondateur du réseau social Facebook comptant 2,7 milliairds d’utilisateurs avec 78,8 milliards de dollars
  4. Bernard Arnault, Français, PDG de LVMH avec 77,1 milliards de dollars
  5. Warren Buffett, USA, fondateur du fonds d’investissement Berkshire Hathaway avec 69,5 milliards de dollars
  6. Steve Ballmer, USA, hommes d’affaires et ancien CEO de Microsoft avec 65,5 milliards de dollars
  7. Larry Page, USA, co-fondateur de moteur de recherche le plus utilisé au monde, Google avec 64,8 milliards de dollars
  8. Sergey Brin, USA, co-fondateur de Google avec 62,8 milliards de dollars
  9. Larry Ellison, USA, co-fondateur de Oracle Software avec 58,8 milliards de dollars
  10. Rob Walton, USA, riche héritier de Walmart avec 55 milliards de dollars

Ce top 10 est à nouveau dominé par des personnalités américaines … Pour rappel, la pandémie a permis à plusieurs milliardaires américains d’accroître leur fortune de 282 milliards de dollars au total !

On y observe que Bernard Arnault, le modèle français de la réussite financière, vient de céder la troisième place des hommes les plus riches du monde à Mark Zuckerberg. Actuellement, une fortune estimée à 77,1 milliards d’euros par Bloomberg alors qu’en novembre dernier, elle atteignait un chiffre record de 109,5 milliards d’euros.

Durant cette période, il était au coude à coude avec le patron de Amazon, Jeff Bezos, qui garde sa chaise dorée avec 140 milliards de dollars. Vous l’imaginez bien, en à peine quelques mois, le français a perdu plus de 25 milliards de dollars subissant la crise de plein fouets. Les magasins de ses marques étaient fermées et n’ont pu accueillir les clients…

Par Hamza NAQI

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Immobilier

Qu’en est-il du secteur de l’immobilier en Belgique ?

Le secteur immobilier n’est en rien épargné par la crise que nous connaissons et vous savez à quel point elle sévit sévèrement depuis le début de l’année 2020 impactant ainsi tous les secteurs confondus…

En effet, nous connaissons actuellement, en Belgique, un arrêt généralisé concernant le secteur de l’immobilier immobilisant la grande majorité de ses activités.

Plus aucune transaction n’a eu lieu depuis le début du confinement. Aussi, les agences immobilières sont à l’arrêt bouleversant ainsi toutes les visites prévues avec les clients ou encore les transactions éventuelles (compromis de vente, actes, etc…).

Pour assurer la continuité de leurs activités, certaines agences immobilières ont mis en place un système de visites virtuelles des biens ou par vidéoconférences mais, cependant, elles retrouvent toujours la complexité de concrétiser leurs affaires compte tenu de la mesure de distanciation appliquée. Ce qui nuit à la prise de décision des potentiels acquéreurs qui ont toujours cette envie d’observer à vue d’œil et en réel.

Notons que nous sommes normalement dans un contexte propice à l’investissement immobilier avec des taux d’intérêt bas ou la hausse du nombre de ménages en Belgique.

Selon une étude menée par la KBC, les conséquences de cette crise sanitaire provoquera une chute des prix de l’immobilier de 3% pour un scénario optimiste pouvant aller jusqu’à 6% pour les plus réalistes, phénomène qui ne s’est plus produit depuis 1983. De plus, ceci dépendra de l’organisation économique ultérieure mise en place par le gouvernement afin d’équilibrer l’économie.

En effet, la baisse des revenus alimentée et causée par la crise du COVID-19 impactera lourdement les demandes de logements et comme nous le savons, au plus la demande est faible, plus il faudra adapter les prix en conséquence.

Mais rassurez vous, nous ne rencontrerons pas un KRASH immobilier mais avant de stabiliser l’économie, il faudra quelques années et des efforts.

Par Adil Naqi