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La Grande Chine : Nouveau moteur de croissance pour les ETF en Asie-Pacifique

D’après un rapport récent de BBH, la région de la Grande Chine est en passe de devenir un moteur clé pour la croissance des ETF dans la zone Asie-Pacifique. Les experts s’attendent à une expansion significative de la demande des investisseurs au cours des 12 prochains mois.

Dans un de nos précédents articles, nous avons abordé l’importance de l’investissement dans les pays émergents. Aujourd’hui, nous souhaitons mettre en lumière la Chine, dont la position stratégique ne cesse de croître et de renforcer son influence dans la région. Alors que les économies émergentes sont en pleine expansion, la Chine s’affirme comme un acteur incontournable, consolidant son rôle de leader non seulement en Asie, mais aussi sur la scène mondiale.

Selon un rapport de BBH, la demande des investisseurs en Chine, Taïwan, et Hong Kong devrait connaître une expansion significative au cours des 12 prochains mois. Ces régions émergent comme des moteurs clés pour la croissance des ETF dans la zone Asie-Pacifique.

💼 Des actifs en forte hausse

Les actifs combinés des ETF en Chine s’élèvent à 557 milliards de dollars, représentant désormais 38% des actifs totaux des ETF en Asie-Pacifique, soit 1,49 milliard de dollars. Cette montée en puissance est largement soutenue par des flux importants provenant d’organisations étatiques, ce qui a contribué à une croissance rapide du marché des ETF onshore chinois.

🔍 Interventions étatiques et expansion du marché

Chris Pigott de BBH a souligné que la croissance des ETF en Chine a été accélérée par des initiatives soutenues par l’État, mais même sans ces interventions, le marché chinois des ETF montrait déjà une dynamique impressionnante.

💰 Investissements massifs, mais défis à Hong Kong

Malgré un milliard de dollars investis par les investisseurs chinois via ETF Connect au cours des six premiers mois de l’année, les investisseurs de Hong Kong n’ont pas rencontré le même succès avec les ETF cotés en Chine disponibles via ce programme.

📊 Diversification et stratégies innovantes

La demande croissante pour une diversification des portefeuilles stimule également la croissance des FNB dans la région. Les plateformes élargissent leurs offres pour inclure des stratégies actives, thématiques, multi-actifs, et des produits avec des résultats définis, répondant ainsi aux besoins d’investisseurs cherchant à redéfinir leurs stratégies dans la Grande Chine.


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Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Entreprises Monde

Le D2C en Inde : une opportunité de marché de plus de 100 milliards de dollars d’ici 2025 !


Qu’est-ce que c’est le D2C ? Le D2C, ou Direct-to-Consumer en anglais, est un modèle commercial où les entreprises vendent leurs produits directement aux consommateurs finaux, sans passer par des intermédiaires comme les distributeurs ou les détaillants.

Ces dernières années, le modèle de vente directe au consommateur (D2C) a émergé comme une force perturbatrice dans le secteur du commerce électronique. De plus en plus d’entreprises prennent en charge toutes les étapes de la chaîne de valeur, de la conception à la livraison, en contournant les intermédiaires traditionnels.

Que ce soit des startups nativement numériques ou des entreprises établies, le D2C permet à ces entreprises de commercialiser et de vendre leurs produits directement aux clients. Cela par l’intermédiaire de leurs propres plateformes en ligne, sans passer par des détaillants traditionnels.

En Amérique du Nord, la plus grande proportion de marques D2C exclusivement numériques est observée. Aux États-Unis, on estime que les marques établies ont généré environ 135 milliards de dollars américains de ventes en ligne en 2023, tandis que les marques natives du numérique ont réalisé environ 35 milliards de dollars de ventes. On prévoit que d’ici 2025, ces chiffres augmenteront respectivement à 187 milliards et 40 milliards de dollars.

Qui de l’Inde ?

En Inde, le marché D2C a connu une croissance exceptionnelle et compte atteindre 100 milliards de dollars d’ici 2025. Les startups fashion dominent le segment D2C, avec un potentiel de marché estimé à 43,2 milliards de dollars d’ici 2025.

Plusieurs facteurs, comme la pandémie Covid, la haute pénétration d’internet, la croissance d’infrastructure digitale, l’augmentation des millennials, et autres, sont la cause de la croissance des marques D2C.

L’Inde compte plus de 190 millions d’adeptes du shopping en ligne, ce qui représente un tiers de la base mondiale d’acheteurs en ligne. Les marques D2C visent à capitaliser sur l’appétit croissant des consommateurs indiens pour l’innovation et la perte de fidélité envers les acteurs traditionnels.

Le D2C peut être un modèle commercial très efficace, mais il nécessite une planification et une exécution minutieuses.

Et vous, seriez-vous intéressé à lancer votre marque D2C en Inde ?

Rédigé par: Haroon Shabir

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Nos analyses

Analyse générale des tendances financières de l’année 2020

L’année 2020 restera inoubliable sur bien des aspects. Qui aurait cru que nous ferions notre entrée dans cette décennie par une crise sanitaire majeure suivie d’un krach boursier ?

Car oui, nous pouvons parler de « krach » tant l’impact a été rapide et violent. L’ensemble des secteurs d’activité a été perturbé par la propagation du virus, tout particulièrement l’activité économique et les marchés boursiers.

Parlons Finance vous a partagé les informations majeures prises tout au long de l’année et vous propose aujourd’hui une rétrospective des douze mois qui nous ont précédés. Celle-ci retracera les moments importants de 2020 et conclura par des projections pour 2021. 

Premier trimestre 

Avant d’entamer la nouvelle année, faisons le point sur l’année 2019 qui fut un très bon cru boursier. Les marchés avaient clôturé l’année 2019 sur des records exceptionnels.

Le CAC 40 progressa de plus de 26 % par rapport à 2018, soit sa meilleure année depuis 20 ans !

Le DAX prit plus de 25 % et le Bel20 22 %. De l’autre côté de l’Atlantique, le S&P 500 clôturait sur une progression de plus 28 %, contre 22 % pour l’indice Dow Jones et une envolée de 34 % pour le Nasdaq composite.

Cela ne semblait pas s’arrêter tout de suite puisque le FMI estimait que la croissance du PIB mondial atteindrait 3,4 % en 2020, tirée en partie par les pays émergents.

Cependant, certains économistes tirèrent la sonnette d’alarme. Pour eux, cette hausse continue ne pouvait que terminer sur une surchauffe, puis un renversement de l’économie. De plus, bien que cette année fut positive pour les marchés, elle n’a pas effacé les incertitudes qui y régnaient telles que les tensions sino-américaines et le Brexit. Celles-ci seraient toujours présentes en 2020 et il faudra composer avec. 

La véritable question que les analystes financiers se posaient n’était pas si une crise devait arriver prochainement, mais bien quand celle-ci pointerait le bout de son nez.

Les indices boursiers connaissent, depuis le troisième trimestre de l’année 2019, une hausse continue et atteignent des niveaux records en février 2020. Des records historiques sont atteints le 19 février 2020 et cela présageait une correction boursière à venir. Ce que l’on redoutait arriva, et le responsable était quelque chose que peu de personnes avaient vu venir, un virus. 

Tout commença la semaine du 24 février 2020 lorsque les marchés boursiers entamèrent une baisse généralisée. L’annonce de la pandémie du coronavirus au début du mois de février sema la panique sur les marchés et les investisseurs se sont mis à vendre en masse leurs positions. Cela eut pour conséquence une diminution sans précédent du cours des actifs et de la valeur des indices.

Les indices boursiers connurent une baisse historique entre le 19 février et le 24 mars 2020, moment où les cours commencèrent à repartir à la hausse. Le Dow Jones chuta de 30 % durant cette période, le S&P 500 céda plus de 34 % et le Nasdaq perdit plus de 25 %. Du côté européen, l’indice CAC 40 plongea de 40 % et le Stoxx 600 dégringola de plus de 30 %.

En Asie, les pertes furent également exceptionnelles. À Hongkong, le Hang Seng subit une baisse de 23 % et à Tokyo, le Nikkei 225 perdit près de 30 %. Cette période, courte mais intense, marquera l’Histoire de la bourse à tout jamais.

L’Europe devint, au mois de mars, le principal foyer de la pandémie de Covid-19 et des mesures de confinement furent adoptées partout sur le territoire européen. Confrontés à la hausse exponentielle du nombre de contaminations dans le monde et aux confinements massifs, les marchés chutèrent les uns après les autres.

Redoutant l’évolution de la pandémie aux États-Unis, la Banque centrale américaine (Fed) décida le 15 mars d’abaisser son taux à 0-0,25 % et d’injecter 700 milliards de dollars. La semaine suivante, la Fed annonça l’ajout de 500 milliards de dollars supplémentaires pour assurer une liquidité suffisante.

La BCE annonça à son tour le 19 mars un plan d’achat de dettes de 750 milliards d’euros afin de soutenir l’économie européenne dans cette période.

Deuxième trimestre

Suite au plan d’urgence de la BCE, les marchés européens repartirent à la hausse. La Fed joua également un rôle important dans le regain de confiance des investisseurs. Les politiques monétaires expansionnistes ont directement contribué à apaiser les tensions sur les marchés boursiers. 

Pendant ce temps, l’heure était à la réorganisation pour les entreprises encore en activité. Pour certaines d’entre elles, le télétravail fut un véritable challenge, les forçant à imaginer de nouvelles solutions rapidement (rendez-vous online, cours à distance, point de collecte, ventes sur les réseaux sociaux), tandis que pour d’autres, le télétravail accéléra un processus déjà existant. Pour de nombreux Belges, leurs journées furent rythmées par des cours en ligne, des consultations uniquement sur rendez-vous ou des coups de fil interminables. 

Cependant, tout le monde ne fut pas logé à la même enseigne. Alors que le secteur de l’HoReCa, du tourisme et des loisirs subirent de lourdes pertes et l’impossibilité d’ouvrir pleinement, d’autres profitèrent du confinement généralisé pour augmenter leurs ventes ou abonnements. Parmi elles, Amazon présentait fin mars une performance de +10 % depuis son pic de février. Hellofresh, qui jusque-là stagnait autour des 25 €, vit son cours atteindre les 53 € fin juin. 

De manière plus globale, le redressement de Wall Street et des marchés européens se confirma au printemps et fut accéléré en été lors de l’annonce de la réouverture de l’économie. Un nouveau plan d’achat de dettes de 600 milliards fut annoncé par la BCE le 4 juin.

Cela vint s’ajouter aux 750 milliards d’euros (plan PEPP) d’euros annoncés à la mi-mars et aux 300 milliards d’euros annoncés précédemment (plan dit PSPP). Au total, la BCE aura injecté plus de 1 600 milliards d’euros dans l’économie. 

Troisième trimestre 

L’été fut en demi-teinte. Tout d’abord, nous cherchions ardemment des signes de réconfort, tant sur le plan humain que sur le plan économique. La courbe des contaminations continua de baisser, ce qui a permis un premier dé-confinement et un retour à une vie « presque normale ». Pour les secteurs fortement touchés, l’été fut l’occasion inespérée de renflouer les caisses ou tout simplement sortir la tête de l’eau. 

Ensuite, nous avions également besoin de connaître l’impact du Covid-19 sur l’économie mondiale. De nombreuses économies tombèrent en récession après l’annonce de baisses record de leur PIB au second trimestre (Belgique -12 %, Allemagne -10 %, Royaume-Uni -20 %, France -13,8 %). De son côté, Xi Jinping pouvait déjà porter un regard vers l’avenir, son pays affichant un PMI (« Purchasing Manager’s Index ») en croissance et un insolant +11,7 % au PIB du second trimestre.

Nous pouvons constater, à travers le graphique ci-dessous, que la relance de l’activité économique chinoise comparée aux pays avancés et au reste du monde fut bien plus rapide. Les prévisions réalisées par le FMI montrent que le taux de croissance de la Chine continuera à être nettement supérieur au reste du monde.

PIB mondial trimestriel 

L’accumulation de bonnes nouvelles fit place à un excès d’optimisme, de confiance et de prise de risque. Alors que nous pensions en avoir terminé avec le coronavirus, l’augmentation du nombre de cas en Europe nous ramena à la réalité. Les tentatives, bien que bienveillantes mais parfois maladroites, des gouvernements (qui se souvient des fameux codes couleur ?) amenèrent à un constat douloureux : seul un vaccin pouvait nous débarrasser du cauchemar.  

Quatrième trimestre

La dernière ligne droite fut marquée par l’annonce d’un second confinement, alors qu’en Chine l’épidémie fut contrôlée et la locomotive chinoise fut relancée. Les contaminations en masse et les décès en hausse chaque semaine forcèrent les gouvernements à confiner la population pour une deuxième fois. Ces nouvelles mesures de confinement semèrent de nouveau le doute sur les perspectives de relance de l’activité économique. 

L’annonce du second confinement fut mal acceptée par les investisseurs. Les répercussions sur les marchés se firent ressentir dès la semaine suivante à Wall Street et en Europe. Ce second confinement sonna la fin d’une bonne dynamique entamée sur les marchés boursiers depuis le début du deuxième trimestre. 

Aux États-Unis, les indices boursiers clôturèrent l’année sur une belle performance. Le Nasdaq composite gagna plus de 43 % depuis le début de l’année, soit une meilleure performance qu’en 2019, et le S&P 500 et le Dow Jones affichèrent respectivement 15,5 % et 6,6 % le 31 décembre. En Europe, les résultats à la clôture furent plutôt négatifs. Le Bel20 termina sur une baisse de 8 %, le FTSE 100 céda 14 %, le CAC 40 perdit plus de 6 % et le DAX prit plus de 3 %. 

Prévisions pour l’année 2021

Que peut-on prévoir pour 2021 ? Bien entendu, l’année 2020 n’emporte pas avec elle les incertitudes qu’elle a créées. Voici quelques points d’attention. 

  • Le Covid-19 est toujours présent, et les scientifiques regarderont d’un œil attentif la mutation venue du Royaume-Uni. La crainte à court terme est l’apparition d’une troisième vague et ses conséquences sur l’économie.
  • L’accord sur le Brexit conclu dans les derniers instants de l’année permet de nous éviter une série d’incertitudes sur les futurs échanges économiques entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Ce n’est pas un « Hourra » de victoire, mais bien un « ouf » de soulagement. 
  • Une reprise de l’inflation, c’est-à-dire l’augmentation généralisée des prix à la consommation, est prévue pour les prochaines années. Selon le FMI, Les États-Unis profiteraient d’une hausse plus importante (2,8 %) que la Chine (2,7 %) et la zone euro (0,98 %). Cette augmentation s’explique entre autres par la reprise de la consommation des ménages, après une longue période de privation. Les marchés émergents continueront de profiter de la bonne lancée chinoise. 
  • Joe Biden deviendra officiellement président le 20 janvier 2021. Quelques inconnues subsistent encore, le nouveau Président aura-t-il le contrôle du Sénat et/ou de la Chambre des représentants ? Quel seront ses rapports avec la Chine et le Royaume-Unis ? Quelle politique de relance adoptera-t-il ?
  • Concernant les devises, l’Or pourrait poursuivre son ascension si les inquiétudes liées au Covid persistaient. Rappelons que le métal jaune est considéré comme une valeur refuge et un investissement contre l’inflation. Le dollar, qui a beaucoup cédé face à l’euro, pourrait rester bas afin de favoriser la relance (coût de l’emprunt faible, augmentation des exportations). Enfin, le Bitcoin continuera son ascension. Si certains spécialistes visent un objectif de cours à 60 000 $ d’ici la fin de l’année, l’objectif sous-jacent de 1 000 000 $ paraît à la fois fou et possible. 

Conclusion

Osons le dire, 2020 restera dans l’Histoire comme une année noire. Si en bourse de nombreuses opportunités ont pu être réalisées, le bilan humain et social que nous avons dû payer n’en valait pas la peine. Une année est passée et nous sommes encore loin d’en avoir terminé avec le coronavirus, loin d’avoir retrouvé notre liberté, loin de pouvoir nous projeter sereinement vers l’avenir.

2020 a créé un monde nouveau, un monde que nous devrons connaître et maîtriser rapidement. Cependant, nous pouvons entrevoir une lueur d’espoir provoquée par les efforts de l’Union européenne, l’apparition de vaccins efficaces, l’adaptation des citoyens à leur nouveau mode de vie. 

Parlons Finance vous souhaite à toutes et à tous une bonne année, et nous vous promettons d’être présent en 2021 pour vous dévoiler l’actualité économique de premier plan et du contenu de qualité. Prenez soin de vous.  

Par Timur KAZKONDU et Florenc MICAJ

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Economie Nos analyses

Analysons un peu l’évolution du PIB Mondial durant cette crise !

A la sortie du confinement, nous avons pu remarquer un léger rebond de l’activité économique mondiale puisqu’en effet l’ensemble de l’activité a pu reprendre tout en respectant certaines mesures de sécurité !

Cependant, cette reprise a été de courte durée car les mesures annoncées dernièrement, notamment la fermeture des commerces et le couvre-feu, laissent entendre un second confinement !

Ces mesures se mettent en place un peu partout dans le monde et il est certain qu’elles engendreront des conséquences dramatiques sur la croissance de l’économie mondiale. Nous pouvons ajouter à cela l’incertitude qui plane sur la durée du deuxième confinement et l’évolution de la pandémie.

Le PIB mondial a connu un choc important depuis le mois de mars et la crise s’est faite ressentir dans l’ensemble de l’activité économique. Le futur est donc difficile à prévoir.

Selon le rapport de IRES (Institut de recherches économiques et sociales), il est difficile d’obtenir des prévisions fiables de l’évolution du PIB mondial. En effet, la mise en place d’hypothèses pertinentes dans le calcul des prévisions du PIB est rendu complexe car la situation sanitaire n’est pas stable. Néanmoins, nous avons récoltés les prévisions réalisées par certaines institutions afin d’avoir une vue générale sur ce qui nous attend.

Au début du mois d’octobre, le FMI a annoncé une baisse de la croissance du PIB mondial (-4,4 %) moins marquée que celle de la zone euro (-8,3 %), similaire à celle des Etats-Unis (-4,3 %), mais très éloignée de la croissance positive en Chine (+1,9 %) pour 2020.

Dans un ancien rapport de la Banque Mondiale, il apparaît que si nous subissons une nouvelle vague de pandémie ou que les mesures de confinement reprennent, le PIB mondial pourrait alors se contracter de 8 % (au de lieu de 4,4 % prévu par le FMI).

Par contre, les prévisions sur la croissance du PIB mondial pour 2021 sont plutôt positives d’après la Commission européenne et l’OCDE. En effet, un rebond de l’économie mondiale est prévu en 2021.

  • Selon les perspectives économiques de l’OCDE de septembre 2020, l’activité économique mondiale se redressera en 2021 d’environ 5%.
  • Un rebond à +5,1% est envisagé pour le PIB de la zone euro. En ce qui concerne les États-Unis, l’OCDE s’attend à un rebond de +4,0%.
  • Pour la Chine, les prévisions de croissance pour 2021 vont au-delà des 8 %.

Selon Ayhan Kose, directeur de la division Perspectives de Développement à la Banque mondiale, l’épisode que nous traversons entraîne des révisions à la baisse des projections mondiales de croissance d’une ampleur sans précédent. Et si l’on se fie à ce qui s’est produit par le passé, on peut s’attendre à des risques de détérioration encore plus importants.

Bruno Colmant, CEO de Degroof Petercam, nous délivre un regard plus optimiste sur l’évolution de l’activité économique. Selon le CEO, la reprise économique ne sera pas immédiate mais progressive tout au long de l’année prochaine. Il ajoute que seule la demande pourra nous sortir de la crise. La consommation des ménages et des entreprises fera la différence pour relancer l’économie.

Cela rejoint le dernier rapport de la commission européenne, dans lequel il est mentionné que le mécanisme d’investissement doit être stimulé afin de limiter les dommages économiques et favoriser la reprise. Cependant, cet objectif ne sera pas facile à atteindre car nous constatons depuis le mois de mars une forte diminution de la consommation et de l’investissement.

En effet, le comportement des ménages et des entreprises a radicalement changé ces derniers mois. Nous avons pu observer une forte préférence pour l’épargne chez les ménages et une baisse de l’investissement chez les entreprises.

Selon vous, comment évoluera l’activité économique mondiale ?

Par Florenc MICAJ

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Bourse Nos analyses

Tout savoir sur l’envolée de l’action Netflix en pleine période de crise !

Netflix a connu une hausse spectaculaire dans un contexte de ralentissement économique lié au coronavirus. Les investisseurs espèrent, cherchent et désirent cibler de nouvelles actions épargnées par la pandémie, c’est certainement le cas de l’action Netflix !

En effet, Netflix devra bientôt publier ses résultats financiers du premier trimestre de l’exercice 2020 à la fin de la séance boursière du mardi 21 avril et nous aurons sûrement une ruée vers l’action.

Faisons le point de la situation :

Netflix est actuellement la plus grande firme de streaming TV au monde avec plus de 165 millions d’utilisateurs de par le monde. L’action a également pu bénéficier de la pandémie du Coronavirus, au côté de l’action Amazon qui a également connu un plus haut mais également Zoom Video et pleins d’autres actions typiquement axées sur une économie « casanière ».

Mais il faut bien sûr noter que Netflix doit également faire face à une concurrence accrue de nouveaux entrants tel que Apple TV ou encore Disney+, qui a déjà dépassé la barre de 50 millions d’abonnés payants alors qu’il n’est encore disponible que dans 14 pays.

Au dernier trimestre, Netflix avait annoncé attendre plus de 7 millions de nouveaux utilisateurs payant au premier trimestre 2020.

Actuellement, la capitalisation boursière a touché des plafonds records atteignant 190 milliards de dollars. En effet, depuis le 16 mars, l’action Netflix a bondi de plus de 40% et n’a pas senti une once de dégât depuis les mesures de confinement imposées à des milliards de personnes dans le monde.

Cours de l’action Netflix

« Les gens sont en train de regarder beaucoup plus Netflix », selon Ted Sarandos, responsable mondial des contenus chez Netflix, sur CNN.

Plusieurs éléments expliquent cela. Tout d’abord, le fait qu’il n’y ait plus d’événement sportif permet Netflix de prendre le relais mais également le fait que les salles de cinéma soient fermées jouent aussi en faveur de Netflix.

L’action Netflix fait ainsi partie de la catégorie « Stay at home » et profite pleinement du confinement pour continuer d’apporter des jours heureux aux investisseurs.

Par exemple, Bank of America vient ainsi de réhausser son objectif de cours pour l’action de Netflix, passant ainsi de 426 à 460 dollars. Un niveau qui porterait la capitalisation boursière du groupe à plus de 200 milliards.

Le comble est d’apprendre que le géant du streaming TV vient tout juste de dépasser la valorisation du géant américain du pétrole, ExxonMobil, évalué à 166 milliards de dollars ayant connu une baisse liée à la crise du coronavirus impactant la demande (consommation) de pétrole.

Rappelons qu’en 2013, ExxonMobil était la première entreprise en termes de capitalisation …

Par Hamza NAQI

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Monde Nos analyses

Le G7 prêt à annuler la dette des pays pauvres ! Que représente ce club des « puissants » ?

Nous apprenons tout juste que les ministres des finances et les banquiers centraux du G7 se sont dits favorables à une suspension provisoire des paiements des intérêts de la dette des pays pauvres « pour aider ces pays à faire face aux impacts sanitaires et économiques » de la pandémie du coronavirus.

Il est très utile de comprendre ce que représentent ces institutions et d’en comprendre les objectifs. Notre analyste politologue, a préparé une analyse exhaustive à cet égard.

1) Qu’est-ce que G20 ?

Le G20 est devenu avec le temps un acteur incontournable de la scène internationale. Ce club travaille à favoriser la stabilité économico-financière suite aux importantes crises mondiales. Ce forum international réunit les pays émergent BRICS (Brésil, Russie, Inde , Chine et Afrique du Sud) et les principaux pays industrialisés.

En bref, le G20 = 19 États + Organisation Internationale (OI).

Le G20, c’est aussi 2/3 de la population mondiale. Ce groupe des vingt représente près de 90% du PIB mondial, 80% du commerce mondial général, 60% des terres agricoles et 80 % du commerce mondial des produits agricoles.[1]

2. D’un club occidental à un forum international

Le Groupe des sept a été créé à l’initiative du Président Valéry Giscard d’Estaing en 1975.  Lorsque les principales puissances occidentales se rassemblent pour la première fois à Rambouillet, le monde est confronté à un contexte tendu suite à la crise économique causée par la fin de convertibilité du dollar en or en 1971 et au choc pétrolier de 1973[2].

« L’idée initiale du président français consiste à faire prendre conscience les démocraties industrialisées des défis globaux politiques et économiques qu’implique la situation de l’économie occidentale »[3]. A la fin de la guerre froide, le président Clinton proposera d’intégrer la Russie en 1997 dans le G7, ce qui donnera le G8.

Le G7 représentait jusqu’alors les pays industrialisés au niveau mondial dont les seuls membres étaient l’Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis et du Japon mais c’est la crise financière asiatique de 1997 qui a donné lieu à la naissance du G20. Des critiques avaient affleuré par rapport aux manques de représentativités des pays émergents.

Ces principaux éléments ont contribué à l’élargissement du G7 en 1999 aux ministres des finances de 12 nouveaux États et de l’UE (Mexique, Argentine, Brésil, Turquie, Russie, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Arabie-Saoudite, Afrique du Sud, Australie, Union Européenne)

Désormais, lors du sommet de Washington 1999, les ministres des finances des pays membres du G20 et les gouverneurs des banques centrales siégeront aux côtés des principales institutions économique de la planète (Banque Centrale Européenne, Banque Mondial, Fonds Monétaire International, Organisation de Coopération et de Développement Economique).[4]

3) La crise économique de 2008-2009 politise le G20 à son plus haut niveau

A l’instar de la crise asiatique de 1997, c’est à nouveau une crise financière qui changera durablement le G20. Le sommet du G20 Leaders de Washington en novembre 2008 s’ouvre avec pour la première fois la participation des chefs d’Etats et de gouvernements. Les leaders du G20 se sont engagés sur 4 grands principes :

  • Une relance coordonnée de l’économie mondiale par des mesures budgétaires de soutien de la demande, la politique monétaire et une aide accrue du Fonds monétaire international et des banques de développement en faveur des pays fragiles ;
  • Une amélioration de la régulation des marchés financiers pour éviter une nouvelle crise financière ;
  • L’ouverture de la gouvernance économique mondiale aux pays émergents et en développement ;
  • Le refus du protectionnisme.[5]

En pleine crise des subprimes aux USA, les membres du G20 décident de prendre des mesures de relance économique pour faire face à la crise financière et sauver l’économie mondiale dès le sommet de Londres en avril 2009. En septembre de la même année lors du sommet de Pittsburgh, le Groupe des vingt est consolidé et intronisé comme « forum prioritaire de la coopération économique internationale »[6].

La crise économique aura ébranlé la structure initiale du groupe des vingt pour donner le G20 que nous connaissons actuellement.

4) Le mode opératoire du G20

Depuis lors, les sommets du G20 post-crise économique, se déroulent annuellement dans un mécanisme de présidence annuelle tournante entre les Etats membres. Il arrive que le sommet soit organisé deux fois sur une même année comme ce fut le cas en 2009 lors du Sommet de Londres et de Pittsburgh.

Avec la pandémie du covid-19, l’agenda des réunions a été perturbé. En effet, le sommet qui devait avoir lieu en 2020 en Arabe Saoudite est par conséquent organisé en deux temps, un sommet virtuel s’est déroulé en mars dernier et le sommet « physique » se tiendra à Ryad les 21 et 22 novembre 2020. 

Le G20 se décline en « Engagement Groups » permettant à la société civile, le secteur privé, les syndicats, les femmes, les jeunes et les collectivités urbaines de participer activement au sommet en rédigeant des recommandations aux membres du G20.

Enfin, à la suite de chaque sommet, les membres du G20 réalisent une déclaration conjointe.

Analyse:

Bien que le G20 apporte une multipolarité entre les puissances occidentales industrialisées et les pays émergents, cela n’a pas empêché la création d’un sommet annuel des BRICS et de favoriser la critique d’autres pays n’ayant pas été intégré dans le Club des 20[7].

Si on regarde de plus près le classement des 20 puissances mondiales par PIB, nous constatons que des pays européens comme l’Espagne, la Suisse, les Pays-Bas pourraient être représentés dans le G20.

De plus, certains continents sont plus représentés que d’autres, l’Afrique ne compte qu’un seul Etat.  L’élargissement du G7 aux pays émergents était incontournable, toutefois, le choix de certains pays pose réellement question en termes de légitimité, représentativité et de transparence.

Le G20 joue un rôle majeur sur la scène internationale et pas uniquement sur les questions macro-financières et économiques. En effet, le G20 s’attarde également sur les questions de développement et devra de facto se coordonner avec les agences onusiennes qui possèdent l’expertise de terrain.[8] La pandémie du COVID-19 a poussé les membres du G20 à se réunir virtuellement et de s’engager à soutenir l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans la coordination de son fonds de riposte face à cette pandémie.  

Dans ce contexte de crise, 5.000 Milliards de dollar US devraient être injectés dans l’économie mondiale dans le but de contrer l’impact du coronavirus.  Notons que le G20 a été auparavant critiqué pour son manque de coordination avec les Nations Unies, il est donc intéressant de suivre ces engagements tant en termes budgétaires que de coordination.

S’agit-il de mesures concrètes ou de vœux pieux ?

Par Karim Abou Hafes


[1] https://ec.europa.eu/info/food-farming-fisheries/farming/international-cooperation/international-organisations/g20_en#roleoftheg20

[2] BONIFACE Pascale,2017, Comprendre le Monde, Armand Colin, Paris, p.93

[3] BONIFACE Pascale,2017, Comprendre le Monde, Armand Colin, Paris, p.93

[4] DEVIN, Guillaume & SMOUTS, Marie-Claude, 2011, Les Organisations Internationales, Armand Colin, Paris, p.155

[5] https://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/11/15/les-pays-du-g20-s-accordent-sur-des-grands-principes-et-un-plan-d-action_1119261_1101386.html

[6] https://g20.org/en/g20/Documents/2009-Pittsburgh_Declaration.pdf

[7] DEVIN, Guillaume & SMOUTS, Marie-Claude, 2011, Les Organisations Internationales, Armand Colin, Paris, p.157

[8] POSTEL-VINAY Karoline, The G20 : A New Geopolitical Order palgrave macmillan, Paris, p.35

SOURCE IMAGE: REUTERS

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Economie

L’accord financier trouvé par l’Europe s’élève à 540 milliards d’euros !

Ce jeudi 9 avril, les ministres des finances des 19 états membres de la zone euro, nommé l’Eurogroup, ont trouvé un accord pour adresser les conséquences économiques du COVID-19, après de longues discussions en vidéo-conférence.

Cet accord a été trouvé dans un esprit de solidarité et de confiance mutuelle entre états membres. Il se divise en 3 piliers, et s’élève à un montant total de 540 milliards d’euros. Voici les trois piliers:

  1. Le premier vise les états membres
  2. Le second, les entreprises
  3. Le troisième, les employés

Néanmoins, les “coronabonds”, dont les débats ont créé une réelle remise en question de la solidarité européenne, ne seront pas utilisé pour combattre cette crise. Rappelons-le, le gouvernement néerlandais était strictement opposé à ceux-ci.

Le ministre des finances néerlandais, Wopke Hoekstra, réitère l’opposition du gouvernement néerlandais face aux “coronabonds”: “Nous n’étions pas en faveur, nous ne le sommes toujours pas et nous le serons jamais.”

Nous noterons aussi le rôle central des ministres des finances français et allemand, Bruno le Maire et Olaf Scholz, dans ces négociations intenses entre nord et sud.

La Commission Européenne a créé le programme de prêts financiers à hauteur de 100 milliards d’euros, nommé SURE. Ce programme vise à diminuer le risque de chômage à long terme. Ce fonds permettra aux états membres de financer les dépenses publiques pour préserver l’emploi.

Le fond d’urgence créé durant la crise de la dette souveraine de 2011, le Mécanisme Européen de Stabilité, a été mis à disposition pour les états membres à hauteur de 240 milliards d’euros. La Banque Européenne d’Investissement a créé fonds de 200 milliards d’euros, pour fournir de la liquidité aux PME. 

Ces 3 programmes réunis s’élèvent à un total de 540 milliards d’euros, et démontrent que les institutions européennes ne veulent pas répéter leur inaction durant la crise de 2008.

Les leaders européens tentent ainsi de démontrer que l’Europe est solidaire en temps de crise.

Par Wassim Essebane

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Economie Monde

Les 10 économies les plus puissantes attendues pour 2030 !

Selon les récentes prévisions de Standard Chartered, une banque basée à Londres, la prochaine décennie verra des marchés émergents tels que l’Inde ou encore la Turquie gravir les échelons économiques mondiaux pour devenir les piliers de demain.

En effet, les puissances émergentes d’aujourd’hui seront les modèles de demain. Dans l’image en bas de l’article, nous observons que les deux géants asiatiques que sont la Chine et l’Inde seront en lice pour la domination économique du monde en 2030.

Voici les 10 économies* qui seront les plus puissantes en 2030 (en fonction du PIB nominal en milliards de dollars internationaux) :

  • 10. Allemagne — 6.900 milliards de dollars
  • 9. Japon — 7.200
  • 8. Russie — 7.900
  • 7. Egypte — 8.200
  • 6. Brésil — 8.600
  • 5. Turquie — 9.100
  • 4. Indonésie —10.100
  • 3. Etats-Unis — 31.000
  • 2. Inde — 46.300
  • 1. Chine — 64.200

Les économistes de Standard Chartered ont par ailleurs affirmé que la part du continent asiatique dans le PIB mondial atteindra probablement 35% en 2030, contre 28% actuellement, ce qui correspond aux parts de la zone euro et des Etats-Unis réunis.

Ils ajoutent que l’Inde aura une croissance tendancielle qui devrait atteindre 7,8% d’ici 2020, tandis que celle de la Chine devrait être plus modeste — de l’ordre de 5% — d’ici 2030.

Au cours de cette période, des pays tels que l’Égypte, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, la Turquie et le Brésil verront tous leur économie se développer avec une croissance à trois chiffres en termes de PPA.

En particulier, l’économie indienne sera stimulée par la croissance démographique rapide de ses villes, qui comptent parmi les zones urbaines à la croissance la plus rapide de la planète. Dans le même temps, l’économie égyptienne devrait passer de 1,2 billion de dollars à 8,2 billions de dollars, selon la banque, même si cela nous semble tout à fait optimiste.

Enfin, les économies développées telles que les États-Unis, l’Allemagne et le Japon continueront de croître, mais pas au rythme effréné des pays en développement. Si ces projections se révèlent, les économies japonaise et allemande compléteront la liste avec respectivement les places 9 et 10.

*Le classement a été établi en fonction du PIB nominal projeté par parité de pouvoir d’achat (PPP).

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Banque & Finance

Top 15 des meilleures places financières mondiales (+ Top 5 par région)

Nous avons épluché pour vous le rapport rédigé par le Global Financial Centres Index, créé en 2005, qui compare les places financières mondiales relativement à plusieurs critères de compétitivités notamment les services proposés, l’infrastructure, la réputation ou encore le capital humain.

Ci dessous, vous retrouverez le Top 15 des places financières dans le monde selon le GFCI:

  1. New- York (788 pts)
  2. Londres (786 pts)
  3. Hong Kong (783 pts)
  4. Singapour (769 pts)
  5. Shanghai (766 pts)
  6. Tokyo (746 pts)
  7. Sydney (734 pts)
  8. Beijing (733 pts)
  9. Zurich (732 pts)
  10. Frankfurt (730 pts)
  11. Toronto (728 pts)
  12. Shenzhen (726 pts)
  13. Boston (725 pts)
  14. San Francisco (724 pts)
  15. Dubaï (722 pts)

En effet, New York a pris la première place dans l’indice du GFCI 24, bien que son avance sur Londres ne soit que de deux points (sur une échelle de 1 000).

Shanghai a dépassé Tokyo pour entrer dans le top cinq du GFCI 24. La montée en puissance des centres chinois est en tête de liste.

Hong Kong, Singapour et Shanghai ont tous continué à réduire l’écart avec les leaders, Hong Kong n’ayant désormais que trois points de retard sur Londres.

Nous allons ventiler les meilleures places financières mondiales par région afin que vous puissiez avoir une meilleure vue d’ensemble.

  • Europe occidentale:
  1. Londres (2ème position)
  2. Zurich (9 ème position)
  3. Frankfurt (10 ème position)
  4. Luxembourg (21 ème position)
  5. Paris (23 ème position)
  • Moyen-Orient et Afrique:
  1. Dubaï (15 ème position)
  2. Tel Aviv (25 ème position)
  3. Abu Dhabi (26 ème position)
  4. Casablanca ( 28 ème position)
  5. Doha (34 ème position)
  • Amérique Latine et Caraïbes:
  1. Îles Caimans (29 ème position)
  2. Bermudes (30 ème position)
  3. Sao Paulo (55 ème position)
  4. Mexico City (62 ème position)
  5. Îles vierges britanniques (63 ème position)
  • Amérique du Nord:
  1. New York (1 ère place)
  2. Toronto (11 ème place)
  3. Boston (13 ème place)
  4. San Francisco (14 ème place)
  5. Los Angeles (16 ème place)
  • Europe de l’est et Asie centrale:
  1. Tallinn (52 ème position)
  2. Astana (61 ème position)
  3. Varsovie (66 ème position)
  4. Istanbul (68 ème position)
  5. Budapest (71 ème position)
  • Asie / Pacifique:
  1. Hong Kong (3ème position)
  2. Singapour (4 ème position)
  3. Shanghai (5 ème position)
  4. Tokyo (6 ème position)
  5. Sydney (7 ème position)

En effet, vous remarquerez la présence dominante asiatique dans le Top 15, ainsi sachez que 60% de l’indice a quitté les centres occidentaux pour se rendre en Asie en une décennie à peine.

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Economie

Bientôt plus de cash ? A qui cela profiterait ?

Vous avez probablement tous constater la montée étonnante des différents moyens de paiements alternatifs (paiement mobile, PayPal ou encore les cartes sans contact).

Ainsi, vous remarquerez que le cash devient progressivement vétuste de par sa nature risquée.

Les arguments allant dans le sens de la dématérialisation de nos modes de paiement sont nombreux puisque l’aspect pratique de ces solutions plaisent ainsi que la facilité et la rapidité des transactions lors de nos achats en ligne.

A Londres, par exemple, il y a une généralisation de l’usage de la carte bancaire et une disparition progressive de l’argent liquide qui s’est déjà opéré depuis belle lurette. Les gens ont pris l’habitude de payer tout par carte, certains restaurants n’acceptent plus les pièces et les billets.

De plus, un certain nombre d’adresses pour déjeuner dans la City, centre névralgique de la finance, n’acceptent plus du tout les pièces et billets !

Ainsi, supprimer l’argent liquide de nos sociétés pourrait être très négatif surtout pour les classes de ménages moyen et pauvres.

Des arguments comme la lutte contre le terrorisme ou la drogue sont parfois invoqués au nom de la suppression progressive du liquide.

Fini les petits boulots entre amis ou encore les achats/ventes sur les sites de vente en ligne ou encore rendre votre vie plus vivable en arrondissant vos fins de mois avec l’une ou l’autre activité hors-circuit.

A noter qu’il sera davantage possible pour les Etats d’imposer des taxes sur la majorité de vos mouvements d’argent puisque tout sera su, au moindre achat…

Les établissements bancaires et l’Etat auront une vue sur absolument tout en passant par ce que vous mangez, visitez ou encore investissez et cela en temps réel.

  • La question est surtout de savoir à qui est-ce que ce plan de la suppression du liquide profite ?

Si nous raisonnons de manière totalement logique, ceux qui en tireraient le plus grand bénéfice seraient certainement les banques puis les Etats.

  1. D’une part, les banques s’épargneront des frais de transaction pour les opérations en d’argent liquide.
  2. Elles ne devront plus mettre à disposition de distributeur automatique de billets.
  3. L’argent ne devra plus être imprimé et les banques gagneront aux transactions.

Il s’agit là d’une affaire de plusieurs milliards. De plus, le chemin serait d’autant plus libre pour des intérêts négatifs donc des taxes qui pénalisent l’épargnant.

La logique de ce système de taux d’intérêt négatif conduit à proposer aux banques commerciales de se voir servies un taux d’intérêt négatif pour les liquidités qu’elles laissent en dépôts auprès des banques.

En effet, supprimer l’argent liquide signifie également que nous n’aurons plus aucun moyen de paiement anonyme, ce qui porterait atteinte à notre vie privée.

Dés lors, nous pouvons penser que la vraie motivation des autorités étatiques est d’exercer un contrôle complet des flux de paiement des citoyens.