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Immobilier

Qu’en est-il du secteur de l’immobilier en Belgique ?

Le secteur immobilier n’est en rien épargné par la crise que nous connaissons et vous savez à quel point elle sévit sévèrement depuis le début de l’année 2020 impactant ainsi tous les secteurs confondus…

En effet, nous connaissons actuellement, en Belgique, un arrêt généralisé concernant le secteur de l’immobilier immobilisant la grande majorité de ses activités.

Plus aucune transaction n’a eu lieu depuis le début du confinement. Aussi, les agences immobilières sont à l’arrêt bouleversant ainsi toutes les visites prévues avec les clients ou encore les transactions éventuelles (compromis de vente, actes, etc…).

Pour assurer la continuité de leurs activités, certaines agences immobilières ont mis en place un système de visites virtuelles des biens ou par vidéoconférences mais, cependant, elles retrouvent toujours la complexité de concrétiser leurs affaires compte tenu de la mesure de distanciation appliquée. Ce qui nuit à la prise de décision des potentiels acquéreurs qui ont toujours cette envie d’observer à vue d’œil et en réel.

Notons que nous sommes normalement dans un contexte propice à l’investissement immobilier avec des taux d’intérêt bas ou la hausse du nombre de ménages en Belgique.

Selon une étude menée par la KBC, les conséquences de cette crise sanitaire provoquera une chute des prix de l’immobilier de 3% pour un scénario optimiste pouvant aller jusqu’à 6% pour les plus réalistes, phénomène qui ne s’est plus produit depuis 1983. De plus, ceci dépendra de l’organisation économique ultérieure mise en place par le gouvernement afin d’équilibrer l’économie.

En effet, la baisse des revenus alimentée et causée par la crise du COVID-19 impactera lourdement les demandes de logements et comme nous le savons, au plus la demande est faible, plus il faudra adapter les prix en conséquence.

Mais rassurez vous, nous ne rencontrerons pas un KRASH immobilier mais avant de stabiliser l’économie, il faudra quelques années et des efforts.

Par Adil Naqi

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Nos analyses

L’histoire à 1.000.000.000$ de la bataille financière entre un Trader et la société Herbalife !

En 2012, Bill Ackman, courtier à New York et gestionnaire du fonds d’investissement Pershing square Capital Management, annonce qu’il va shorter l’action Herbalife, qu’il estime fonctionner sous un modèle pyramidal, et ce, pour un montant d’un milliard de dollars.

Ce pari attire très rapidement les regards de Wall Street, tant par son montant, mais aussi pour la cible de ce pari, Herbalife, qui est alors considéré comme une entreprise prospère. Si vous ne savez pas ce qu’est une action, un fonds d’investissement ou un système pyramidal, vous pouvez retrouver des articles dédiés sur notre site.

👉 Qu’est-ce que « shorter » une action ?

Ce terme provient de l’anglais «  To short », que l’on peut traduire par « vente à découvert » en français. Son principe est simple : un premier investisseur parie que le prix de l’action d’une entreprise va diminuer à l’avenir (des jours, des semaines, des mois, des années…), et souhaite alors profiter de cette baisse pour se faire un peu d’argent.

Cet investisseur pense peut-être que l’entreprise va rencontrer des problèmes à l’avenir, que la valeur de l’action ne représente pas la réalité, ou fait cela par pure spéculation.

Petit problème, le parieur ne possède pas l’action de l’entreprise. Il va alors demander à un autre investisseur qui en détient de lui prêter un ou plusieurs titres, et s’engage à rendre le tout dans un futur (qu’ils auront déterminé ensemble).

Ayant désormais des actions à sa disposition, le premier investisseur va les vendre sur le marché. Si son pari s’avère exact, et que le prix diminue, il pourra racheter ces mêmes actions à un tarif plus faible, qu’il rendra au second investisseur, en empochant une plus-value au passage.

👉 Exemple :

Tom pense que l’action ABC va diminuer à l’avenir. Celle-ci vaut aujourd’hui 100 $. Tom va voir un autre investisseur, Paul, qui possède 100 actions et accepte de les prêter. Il demande à les récupérer d’ici un mois.
Tom, qui possède désormais les actions ABC, va les vendre sur le marché pour un total de 10 000$.

Un mois plus tard, nous retrouvons deux situations :

  • Le prix de l’action ABC est bien descendu à 80 $. Tom en rachète 100 pour un total de 8 000$. Il rend les 100 actions à Paul et se fait un bénéfice de 2 000 $.
  • Le prix de l’action ABC a grimé à 120 $. Tom est obligé de les racheter pour un total de 12 000 $. Son pari lui a fait alors perdre 2 000 $.

Dans notre exemple, la décision de Tom était purement spéculative, ce qui peut lui coûter très cher en cas de situation défavorable. Cependant, il existe d’autres raisons d’investir sur une baisse, et qui n’entrent pas dans la catégorie des paris spéculatifs (c’est le cas des entreprises qui travaillent avec des matières premières et qui veulent se couvrir contre la variation du prix d’achat).

👉 Revenons à notre histoire:

Bill Ackman avait fait le pari que la valeur de l’action Herbalife (aux alentours de 35 $) était bien trop élevée, car les investisseurs s’étaient trompés sur « la vraie nature de la société ». Pour lui, Herbalife était une entreprise « pyramidale, à la limite de l’illégalité, qui se faisait de l’argent sur le dos des immigrés mexicains et des plus pauvres à la recherche d’argent facile ».

Pour étayer ses propos, Bill Ackman fera le tour des plateaux TV, des conférences, des déclarations sulfureuses. Tout était fait pour que les investisseurs n’aient plus confiance en Herbalife. L’objectif était clair : se rapprocher de zéro, car plus la chute était forte, plus le pari rapporterait. De son côté, Herbalife pouvait compter sur un solide CEO, sa forte notoriété et un autre grand investisseur, Carl Icahn (qui détestait Bill Ackman), pour contre-attaquer. Une véritable bataille de Wall Street eut lieu.

L’histoire se termine en 2018 lorsque Bill Ackman décide de boucler son pari perdant, l’action Herbalife ne cessant d’augmenter (elle atteindra près de 60 dollars en 2019). Son fonds d’investissement a subi des pertes de plusieurs centaines de millions de dollars, mais s’en est vite remis.

En effet, « Shorter » fait souvent l’objet de débats. Au-delà des enjeux financiers, il y a également d’autres aspects qui entrent en jeu, comme les emplois perdus, la panique des investisseurs, l’avidité des parieurs. Il arrive parfois que les gouvernements suspendent temporairement les ventes à découvert pour éviter un effet dévastateur sur les entreprises cibles, afin que le prix de leur action ne fonde pas comme neige au soleil.

Vous vous demandez ce qu’est advenu de Bill Ackman ? Il a récemment gagné 2 600 000 000 $ en pariant que les marchés financiers allaient plonger… à cause du Coronavirus.

Par Tim Kazkondu

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Economie

L’accord financier trouvé par l’Europe s’élève à 540 milliards d’euros !

Ce jeudi 9 avril, les ministres des finances des 19 états membres de la zone euro, nommé l’Eurogroup, ont trouvé un accord pour adresser les conséquences économiques du COVID-19, après de longues discussions en vidéo-conférence.

Cet accord a été trouvé dans un esprit de solidarité et de confiance mutuelle entre états membres. Il se divise en 3 piliers, et s’élève à un montant total de 540 milliards d’euros. Voici les trois piliers:

  1. Le premier vise les états membres
  2. Le second, les entreprises
  3. Le troisième, les employés

Néanmoins, les “coronabonds”, dont les débats ont créé une réelle remise en question de la solidarité européenne, ne seront pas utilisé pour combattre cette crise. Rappelons-le, le gouvernement néerlandais était strictement opposé à ceux-ci.

Le ministre des finances néerlandais, Wopke Hoekstra, réitère l’opposition du gouvernement néerlandais face aux “coronabonds”: “Nous n’étions pas en faveur, nous ne le sommes toujours pas et nous le serons jamais.”

Nous noterons aussi le rôle central des ministres des finances français et allemand, Bruno le Maire et Olaf Scholz, dans ces négociations intenses entre nord et sud.

La Commission Européenne a créé le programme de prêts financiers à hauteur de 100 milliards d’euros, nommé SURE. Ce programme vise à diminuer le risque de chômage à long terme. Ce fonds permettra aux états membres de financer les dépenses publiques pour préserver l’emploi.

Le fond d’urgence créé durant la crise de la dette souveraine de 2011, le Mécanisme Européen de Stabilité, a été mis à disposition pour les états membres à hauteur de 240 milliards d’euros. La Banque Européenne d’Investissement a créé fonds de 200 milliards d’euros, pour fournir de la liquidité aux PME. 

Ces 3 programmes réunis s’élèvent à un total de 540 milliards d’euros, et démontrent que les institutions européennes ne veulent pas répéter leur inaction durant la crise de 2008.

Les leaders européens tentent ainsi de démontrer que l’Europe est solidaire en temps de crise.

Par Wassim Essebane

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Nos analyses

Du virus à la communication chinoise …

Le gouvernement chinois, menant une bataille mondiale de la communication, a saisi l’opportunité de la crise du coronavirus, pour se démarquer et marquer des points face aux Etats-Unis et aux démocraties occidentales. 

Selon l’OMS, nous parlons de pandémie en cas de propagation mondiale d’une nouvelle maladie. La différence avec une épidémie réside dans l’ampleur géographique d’une maladie infectieuse, l’épidémie se résumant à une région, un pays, ou une zone géographique définie.

Le 12 mars 2020, l’Organisation Mondial de la Santé a considéré le cas du COVID-19 de Pandémie et pour en témoigner la véracité, j’en veux pour exemple les 180 pays actuellement touchés.[1]

Ce 27 mars 2020, la présidente du FMI, madame Kristalina Georgieva, a dit que « nous avons réévalué les prévisions de croissance de 2020 et 2021, il est maintenant claire que nous sommes en récession’. L’OCDE est allé jusqu’à revoir sa prévision de croissance mondiale à la baisse de 3% à 2,4%.

Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE nous dit pour sa part : « Compte tenu des estimations, le confinement affectera directement les secteurs représentant jusqu’à 1/3 du PIB dans les plus grandes économies, chaque mois de confinement entraine une perte de 2% dans la croissance du PIB annuel. »[2]

L’origine du mal – covid 19

Rappelons que l’épidémie, n’est pas le fruit du simple hasard, mais la conséquence de condition sanitaire critique. En effet, dans une épidémie, l’origine, est le point de départ…

Selon Didier Sicard, spécialiste des maladies infectieuses, « le plus frappant dans cette crise est l’indifférence au point de départ », à l’origine de cette pandémie. C’est pourquoi, il affirme qu’il faut opérer de nouvelles analyses de terrain afin d’observer méticuleusement la chaîne de transmission des coronavirus.

Ce qu’on observe davantage dans nos sociétés, c’est l’unique intérêt porté au point d’arrivée : le vaccin, les traitements, la réanimation. Mais pour que cela ne recommence pas, il faudrait considérer que le point de départ est vital.

Aujourd’hui, tout nous indique que le marché d’animaux vivant de Wuhan en Chine est le point de départ du virus et, effectivement, tout types d’animaux sauvages s’y trouvent. Nous avons appris que le Corona virus est porté par les chauves-souris depuis toujours, d’autres animaux sauvages dans ce marché ont aussi la faculté d’être porteurs tels que les serpents et les pangolins. Un animal contaminé a forcément dû être mangé et, de facto, contaminé le premier homme…

La non-transparence et le manque de contrôle sanitaire est un reproche récurent fait par les organismes internationaux, et ce depuis plusieurs années.

En effet, l’OMS avait déjà demandé à la Chine de fermer ses marchés vivants où des animaux sauvages sont considérés comme ‘met’ par la population chinoise qui en raffole, mais rien n’a été fait, et ses mêmes marchés fermés pendant un cours laps de temps sont à nouveau ouverts à ce jour. Certaines personnes précisent même que ces marchés rapporteraient autant d’argents que le marché de la drogue.

La bataille de la communication.

La préoccupation majeure de la chine en toute circonstance est de garantir une image positive, nul ne doit y nuire. Un porte-parole du ministre des affaires étrangères chinois Zhao Lijian est allé jusqu’à affirmer le 12 mars 2020 les choses suivantes :

  • « Le Covid-19 pourrait être originaire des États-Unis »
  • « Quand le patient zéro a-t-il été infecté aux États-Unis ? »
  • « Combien de gens ont été infec­tés ? Quels sont les noms des hôpi­taux ? Ça pour­rait être l’US Army qui a amené l’épi­dé­mie à Wuhan. Soyez trans­pa­rents ! Rendez vos données publiques. Les États-Unis nous doivent une expli­ca­tion ! »

En décembre, lorsque l’épidémie faisait rage à Wuhan, le monde était émerveillé face à la capacité de la Chine à construire « un hôpital » en seulement quelques jours.

Tout est sous contrôle, nous disait-on. De plus, il n’y aurait eu que 50 nouveaux cas positifs à Wuhan le 30 mars et ceux-ci sont des cas importés selon le gouvernement.

Par ailleurs, le 31 mars, les marchés asiatiques ont connu un bon important. En effet, Mr. Zhao Qinghe, statisticien senior du BNS (Bureau National des Statistique Chinois ) nous affirme que la production chinoise connait une extension de l’activité : « Un indice supérieur à 50 indique une expansion de l’activité, alors qu’un indice inférieur à 50 traduit une contraction. Ce rebond est dû au rétablissement de la production et au retour à la vie normale, ainsi qu’à une tendance positive de contrôle de l’épidémie de nouveau coronavirus »[3]

La chine vient en aide aux pays touchés par la pandémie notamment en Italie avec des masques et du personnel soignant venu en grandes pompes par avion, l’envoi de matériel médical à l’Espagne, bien qu’il s’est avéré être obsolète par la suite. Bon nombre de pays bénéfice de l’aide et de la bienveillance de la chine à ce jour, cette dernière se dit venir en aide au monde.

La Chine fait également usage de la diplomatie du masque avec ses plus de 4 milliards de masques vendus en un mois, ce qui porte ces exportations à un montant total de 10,2 milliards de Yuans soit 1,33 milliards d’euros et ses 9.000 nouvelles usines de production de masques construites.

Notons, qu’il n’existe pas d’aide désintéressée en politique, aucune aide humanitaire d’un pays ne peut se dire totalement désintéressée. La politique de communication est un fait normal, il n’y a pas d’alliés ou de rivaux mais des intérêts et par cela tout est bon pour élargir son influence, comme nous le rappelle Pascal Boniface, géo-politologue et directeur de l’IRIS.

La stratégie chinoise est claire, il s’agit en effet de promouvoir la nouvelle route de la soie, et elle y a déjà massivement investi dans quelques 68 pays pour développer des routes, des chemins de fer ou encore des voies maritimes. L’objectif étant de vouloir devenir la 1 ère économie mondiale dit-elle pour 2050 surpassant ainsi les Etats-Unis. Cette vision est à long terme, et s’articule à travers une stratégie bien définie visant une connectivité généralisée dans l’espace eurasiatique.

Alors que Xi Jinping a déclaré, il y a quelques jours, avoir remporté la guerre contre le Coronavirus, le reste du monde a été pris à défaut à l’arrivé du virus sur leur territoire.

En conclusion, il nous est impossible d’avoir une idée de l’évolution de la pandémie à ce stade, ce qui est sûr, c’est que la Chine a son agenda concernant sa vision du monde, et force est de constater, qu’elle est capable de transformer cette crise sanitaire dont elle est à l’origine, en opportunité politique et économique.

Par Y.S


[1]( https://www.who.int/fr/dg/speeches/detail/who-director-general-s-opening-remarks-at-the-mission-briefing-on-covid-19—12-march-2020)

[2] https://www.oecd.org/coronavirus/fr/

[3] http://french.xinhuanet.com/2020-03/31/c_138934939.htm

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Nos analyses

Qu’est-ce que la « Pyramide de Ponzi » ?

En Bourse, tout le monde est à la recherche de la poule aux œufs d’or, ce placement qui rapportera énormément d’intérêts tout en prenant un minimum de risque.

C’est cet appât du gain facile qui a poussé certaines personnes à élaborer un système frauduleux, promettant des retours sur investissement disproportionnés par rapport à ce qu’offre le marché.

Parmi ces arnaqueurs, on y retrouve Charles Ponzi, qui donnera son nom au système, et Bernard Madoff, qui créera la pyramide la plus grande et la plus complexe connue à ce jour.

Mais comment ce système fonctionne-t-il ?

👉 Le système de Ponzi est plus simple à comprendre lorsque nous le comparons à une pyramide.

Le fraudeur, au sommet de la pyramide, sollicite un premier investisseur pour une affaire. Pour éveiller sa curiosité, il lui promet un rendement important en peu de temps (ex. doubler la mise). L’investisseur décide alors de verser 1000 $, en espérant recevoir 2000 $ dans un an. Le fraudeur, s’il veut respecter son engagement, doit trouver 1000 $ d’ici un an. Puisqu’il ne les investit pas (ou très peu) en bourse, il incite d’autres personnes à rejoindre sa pyramide.

L’argent récolté par les derniers sert à rembourser les intérêts des premiers. Et ainsi de suite. Dès lors, on se retrouve dans un système où la croissance est exponentielle, ce qui sera l’une des causes de son effondrement.

Ce système ne s’arrête que lorsqu’un grand nombre de personnes souhaite, en même temps, sortir du fonds. Les premiers chanceux seront remboursés et les derniers constateront qu’il ne leur reste plus rien. Un autre motif peut être le manque de personnes à recruter. Puisque de nouvelles arrivées sont nécessaires pour maintenir la pyramide en place, il arrive un moment où le nombre requis dépasse la totalité des habitants sur notre planète.

  • Charles Ponzi commença son arnaque à Boston, dans les années 1920. Sa proposition était simple : profiter des différences de taux de change entre pays pour acheter des timbres internationaux en Italie (sa terre natale) et les revendre quatre fois plus cher aux États-Unis.

Pourquoi cette idée s’est-elle démarquée des autres ? Ponzi promettait à ses investisseurs un intérêt de 50% en l’espace de trois mois seulement. Verser 1000 $ chez Ponzi devait vous rapporter 5000 $ en un an.

Son arnaque n’a duré que 6 mois, car il y avait plusieurs incohérences. Tout d’abord, la Poste italienne affirma qu’elle n’avait jamais reçu une forte demande de timbres. Ensuite, le rendement de 50% 90 jours proposé par Ponzi était gigantesque par rapport à tout autre type de placement. Enfin, le passé criminel de Ponzi le rattrapa et mit fin à l’aventure d’un homme qui devint millionnaire en l’espace de quelques mois.

👉 L’autre nom associé à la pyramide de Ponzi est Bernard Madoff. Considéré comme un génie de la Finance, pour son apport dans l’informatisation des échanges en Bourse, cet ancien maître nageur devint même président du Nasdaq en 1990.

Son fonds récolta près 50 milliards de dollars (avec un ticket d’entrée de minimum 1 million $) et ne visait que les personnes très fortunées. La promesse de rendement plus modeste, 10% fixe par an, et la falsification des documents envoyés aux clients permirent à la pyramide de tenir quatre décennies.

Ni ses détracteurs ni les enquêtes menées par le gendarme de la Bourse n’ont réussi à démasquer l’immense arnaque d’un homme qui devenait de plus en plus intouchable. C’est la crise de 2008 qui permit cela, quand de plus en plus d’investisseurs réclamèrent leur argent. Madoff purge actuellement une peine de 150 ans de prison et endosse, seul, la responsabilité de cette affaire.

👉 Comment peut-on repérer une telle pyramide ? Plusieurs indices peuvent vous mettre la puce à l’oreille tel que:

  • Une promesse de rendement en décalage avec ce qui est proposé sur les marchés.
  • L’initiateur du projet n’investit pas son propre argent dans l’affaire
  • Il est nécessaire de recruter d’autres personnes pour atteindre l’objectif
  • Vous ne trouvez aucune documentation ou preuve de l’investissement
  • Vous avez du mal à récupérer votre argent en temps voulus.

Avec du recul, cela peut vous paraître évident que ces investissements étaient mensongers, tant les signes étaient nombreux. Cependant, c’est l’art de convaincre (ou de tromper ?) son prochain qui permet à de telles fraudes d’exister.

De nos jours, ces arnaques sévissent toujours, mais les avancées technologiques réduisent considérablement leur durée de vie et leur champ d’application. Ces exemples nous montrent qu’en Finance, il faut parfois revenir à un des fondamentaux des sceptiques qui dit « c’est bien trop beau pour être vrai ».

Par Timur Kazkondu

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Banque & Finance Nos analyses

Comprendre ce qu’est l’Euronext, la bourse paneuropéenne transnationale

Vous connaissez sans doute quelques marchés où les transactions financières s’opèrent, comme le CAC40 en France, le BEL20 en Belgique ou le Dow Jones aux États-Unis. Cependant, il existe également une place (lieu où les échanges sont standardisés) qui regroupe plusieurs pays européens, c’est l’Euronext ou European New Exchange Technology.

Le 22 septembre 2000, la fusion des Bourses de Bruxelles, Paris et Amsterdam donne naissance à un nouveau marché européen, dont l’objectif est l’harmonisation des échanges au sein de l’Union suite à la création de la monnaie unique, l’Euro.

La société mère, Euronext NV, crée les filiales Euronext Paris, Euronext Bruxelles et Euronext Amsterdam, qu’elle détiendra à 100 %.

L’idée de proposer, sur un même marché, des produits financiers côtés habituellement sur des marchés différents séduit d’autres pays. Ainsi, les Bourses de Lisbonne, Dublin et d’Oslo rejoindront Euronext définitivement tandis que le New York Stock Exchange fusionnera avec en 2007 et sera revendu en 2013.

Les années suivantes, de nouveaux pourparlers seront entamés avec la Bourse italienne et allemande en vue d’un rapprochement avec le marché commun, mais sans succès.

Euronext se charge de la gestion des échanges sur ses différents marchés boursiers et de la gestion des produits financiers négociés, comme les actions, obligations, les ETF, les produits dérivés et les matières premières.

Elle crée également des plateformes d’échange basées sur différents thèmes comme les technologies, les grandes capitalisations ou le climat.

Face à la mondialisation de la Finance, des bureaux sont ouverts un peu partout à travers le monde, comme à Londres 🇬🇧, Hong Kong et New York pour faciliter les échanges et avoir un regard transcontinental.

Aujourd’hui, l’indice Euronext opère sur le marché de Bruxelles, Amsterdam, Paris, Londres, Dublin, Lisbonne et Olso sous le sigle ENX. Le siège stratégique se situe à Paris tandis que son siège social historique reste à Amsterdam. La société gère près de 1500 entreprises tandis que la capitalisation boursière de ses marchés atteint les 4 480 000 000 000€.

Par Timur Kazkondu

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Que représentent les agences de notation ? Que font-elles et quel est leur objectif ?

Pour comprendre ce que sont les agences de notations ainsi que leur rôle dans les marchés financiers, faisons un petit rappel de ce que sont les obligations. Une obligation (ou « bond » en anglais) est un titre de créance.

C’est lorsqu’un investisseur prête de l’argent à une entreprise (ou un État, une banque), qui promet de rembourser le capital, majoré d’intérêts.

Cependant, tous ces émetteurs d’obligations (emprunteurs) ne se valent pas, et ne représentent pas le même risque pour les futurs détenteurs (prêteurs). Ce risque, c’est principalement le « risque de défaut », autrement dit la probabilité que l’emprunteur ne puisse pas honorer ses engagements à l’échéance.

C’est là qu’interviennent les agences de notation. Les plus connues sont Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch, qui se partagent près de 95 % du marché. Leur objectif est de donner une indication aux investisseurs sur la santé financière de l’émetteur de l’obligation.

  •  L’intérêt ? La prime de risque exigée par les « bondholders » en dépendra.

Prêter de l’argent à l’Allemagne, l’Italie ou l’Argentine n’est pas la même chose aux yeux du marché, et il est nécessaire d’avoir une base sur laquelle les comparer.

Pour classifier les différents émetteurs entre eux, les agences utilisent un classement (Rating) composé de lettres. Pour celles ayant une santé financière « irréprochable », elles obtiendront un triple A (AAA ou Aaa), viendront ensuite celles qualifiées d’excellente qualité (AA), bonne qualité (A), de moyenne qualité (BBB jusque B), celles en risque de défaut (C) et en faillite (D). En deçà d’un certain seuil (souvent BB), les investissements sont jugés « spéculatifs » et les attentes des prêteurs seront plus élevées.

Bien que les agences de notations soient une référence, ils ne sont pas non plus sans défauts. La situation financière d’une entreprise peut changer d’années en années, et les agences de notations peuvent modifier leur note avec un certain décalage dans le temps.

De plus, quelques conflits d’intérêts ont été constatés dans le passé, comme l’attribution automatique d’un triple AAA pour certains produits financiers douteux en contrepartie d’une rémunération plus élevée.

Les indications apportées par les agences de notation sont indispensables, car elles sont adoptées par l’ensemble du marché et leur interprétation est simple à comprendre.

Cependant, l’oligopole (c’est-à-dire la domination qu’ont quelques acteurs sur un marché) que représente le « Big Three » et leur méthode de rémunération posent parfois la question de leur neutralité. Néanmoins, il est préférable pour certains de naviguer avec un compas parfois approximatif plutôt que naviguer à vue.

Par Timur Kazkondu

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Que représente le KIID, ou Key Investor Information Document ?

Pour les personnes qui ne souhaitent pas se satisfaire du maigre rendement qu’apporte le compte d’épargne actuellement, il existe une alternative qui passe par l’investissement en bourse. Celui-ci peut se faire au travers de plusieurs produits financiers comme les actions, les obligations ou les fonds (mélange d’actions et d’obligations), ce qui nous intéresse aujourd’hui.

Le fonctionnement et la gestion de fonds peuvent paraître flous pour certains. C’est pourquoi l’Union européenne a souhaité simplifier la compréhension des caractéristiques des fonds d’investissement vendus aux clients. L’ensemble des informations-clés est regroupé dans un document appelé KIID (Key Investor Information Document).

En 2012, le KIID est introduit en Belgique pour remplacer le prospectus simplifié. Il est composé de deux pages qui reprennent les principales caractéristiques d’un fonds d’investissement (ou OPCVM) comme l’objectif et la politique d’investissement, le profil de risque nécessaire, la classe de risque du produit, les frais liés au placement et les performances du fonds. Pour permettre une comparaison rapide et facile entre les fonds, l’Europe a imposé la standardisation du format du KIID dans toute l’union.

Depuis la crise financière de 2008, le secteur bancaire est tenu d’être plus transparent dans son fonctionnement et ses opérations. Les directives prises comme Bâle, Solvency ou MIFID ne cessent d’évoluer, ce qui est aussi le cas du KIID qui deviendra dorénavant le KID (Key Information Document).

Celui se distingue de son prédécesseur sur plusieurs points:

  • La première différence, et pas des moindres, concerne les produits financiers repris par ce nouveau document. Le KID englobera les fonds, mais également les assurances placements et les produits structurés.
  • Dans le KIID, les rendements du fonds présentés étaient ceux des dernières précédentes. Dans le KID, il s’agira de fournir des rendements futurs basés sur des scénarios (négatifs, neutres, optimistes).
  • Les frais qu’engendre l’investissement sont exprimés en pourcentage annuel dans le KIID. Un investisseur souhaitant récupérer son argent après un an aura une vue précise sur les frais grâce au KID.
  • Une durée de détention est recommandée pour l’investisseur.

L’introduction du nouveau document a été prévue pour fin 2019 — début 2020, et ce changement doit être opéré rapidement par les organismes financiers qui commercialisent les produits concernés.

La Finance est un domaine particulier où des principes simples sont habillés d’un langage technique. Mais l’époque où le client devait faire confiance « les yeux fermés » au flair de son conseiller est révolue. Celui-ci veut connaître, s’impliquer, se renseigner sur la manière dont son argent est géré.

L’ouverture de la Finance ne peut se faire que grâce à une communication transparente et une meilleure implication de chaque partie, et le KIID va dans ce sens.

Par Timur Kazkondu

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Economie

La Banque Centrale Européenne investit 750 milliards d’euros pour combattre le COVID-19 !

« Des temps extraordinaires nécessitent une action extraordinaire », c’est le tweet de Christine Lagarde. Cette rhétorique nous fait penser à celle de son prédécesseur, Mario Draghi, qui durant l’apogée de la crise la dette en 2012, promettait de « faire tout ce qui est nécessaire » pour protéger l’euro.

Après des semaines d’incertitude et de désastre financier, la BCE à annoncé qu’elle comptait acheter 750 milliards d’euros d’obligations privées et publiques pour combattre l’impact négatif du COVID-19 sur l’économie européenne, dans un programme de rachat d’urgence face à la pandémie.

Ces 750 milliards s’ajouteront aux sommes déjà annoncé, comme les 120 milliards déjà débloqué ou encore les 20 milliard d’euros par mois depuis octobre ce qui amène le montant total à plus de 1050 milliards d’euros d’ici 2020.

Cette mesure arrive peu de temps après que la Réserve fédérale des Etats-Unis 🇺🇸 ait aussi pris des mesures strictes pour combattre l’effet néfaste du virus sur l’économie, notamment en baissant le taux d’intérêt et en versant près de 700 milliards de dollars dans l’économie américaine.

Une image compliquée à entretenir après les commentaires de Christine Lagarde la semaine dernière. Rappelons-le, lors d’une conférence de presse, Lagarde a faussement prétendu que la mission de la BCE n’est pas de « réduire les spreads ». Il s’agit de l’écart entre le taux d’intérêt italien et le taux d’intérêt allemand, taux de référence en Europe.

Ces commentaires ont troublé le gouvernement italien, ainsi que les marchés financiers italiens, qui ont réagi avec une chute de 17% à la Bourse de Milan suite à l’erreur publique de Christine Lagarde.

Pourquoi racheter la dette des Etats ?

En rachetant ainsi massivement de la dette des Etats et d’entreprises de la zone euro sur les marchés, la BCE espère soulager les banques et les inciter à maintenir voire relancer leurs prêts aux ménages et entreprises, et ainsi à soutenir la production et l’emploi.

Le taux d’intérêt de la BCE néanmoins, reste inchangé à 0% et le taux de dépôt à –0,50%.

Par Wassim Essebane

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Economie Nos analyses

Comprendre ce qu’est le Produit Intérieur Brut (PIB) – Partie 2

Pour rappel, le PIB détermine l’ensemble des produits et services finaux créé par un pays pendant une année, ou la valeur totale de production de richesse d’un pays.

Sa formule est : C + I + G + (X – M). * C = la consommation des ménages, c’est-à-dire ce que les citoyens dépensent en un an.

  1. I = les investissements des entreprises, dans des machines, des bâtiments.
  2. G = la consommation du secteur public, donc de l’État
  3. X = les exportations vers d’autres pays, c’est-à-dire quand le pays vend ses produits aux autres
  4. M = les importations depuis d’autres pays, c’est-à-dire quand le pays achète les produits des autres.

L’augmentation ou la diminution de ce total indique si l’économie d’un pays est en croissance ou se rétracte. En 2019, le PIB de la Belgique était de 473 milliards d’euros, en croissance de 1,4% par rapport à 2018.

👉 Pour pouvoir soutenir la croissance économique, plusieurs actions peuvent être entreprises, en voici quelques exemples :

  • La consommation des ménages peut être stimulée grâce à une augmentation du pouvoir d’achat, dont l’augmentation salariale est un exemple.
  • Pour que les entreprises puissent investir dans leur développement, il faut leur en donner les moyens. Pour cela, une réduction des charges peut être envisagée.
  • Les gouvernements peuvent mener une politique budgétaire plus rigoureuse, pour éviter de recourir à l’emprunt pour financer son développement. Cela peut passer par une augmentation des revenus issus des impôts ou une diminution des dépenses dans certains secteurs.
  • La gestion de la devise locale peut avoir un impact sur les exportations et importations. Dévaluer une monnaie (lorsque c’est possible) peut relancer l’activité exportatrice d’un pays.

👉 Bien que la croissance du PIB soit un but à atteindre, ce n’est pas aussi simple. Chaque acteur a son objectif, les ménages veulent maximiser leur pouvoir d’achat, les entreprises générer plus de profits, les gouvernements obtenir un excédent budgétaire et valoriser les échanges à travers le monde. Et pourtant, il est possible de coordonner ces volontés propres vers une croissance économique nationale.

C’est l’État qui fournit ce travail à travers une politique budgétaire, monétaire et une politique des revenus. Le Gouvernement prend des décisions, à court ou long terme, pour répondre à la situation économique de son pays. Le gel des salaires sera, par exemple, une mesure à court terme pour ralentir une inflation galopante tandis que l’investissement dans des formations d’avenir constitue une mesure qui portera ses fruits que des années plus tard.

👉 Ces investissements peuvent être financés par les recettes que perçoit l’État. Mais lorsque cela n’est pas suffisant, il est nécessaire de passer par un emprunt. Dans la plupart des pays, le recours à la dette est inévitable, surtout en période de crise. Cette dette peut être obtenue en s’adressant aux banques ou aux investisseurs (en émettant des obligations).

La dette publique fait souvent l’objet d’une comparaison avec la richesse créée, on parle alors de dette par rapport au PIB (Dette/PIB, exprimé en pourcentage). Pour la Belgique, ce taux est de 103% en 2019, tandis qu’elle est de 132% pour l’Italie, 182% pour la Grèce, 79% pour les États-Unis et 238% pour le Japon.

D’autres pays ont une meilleure gestion de leur dette comme la Russie (16%), le Luxembourg (23%) ou l’Arabie saoudite (17%). Ce taux d’endettement public a une influence sur la confiance qu’ont les investisseurs qui se posent des questions quant à la solvabilité ou le respect d’un pays envers ses engagements. Ainsi, prêter à l’Allemagne ou à la Grèce ne représente pas le même risque aux yeux du monde.

Dans les moments de crise, la Banque Centrale européenne aide financièrement les pays en achetant une partie de leur dette. De ce fait, les gouvernements disposent d’argent frais pour soutenir l’économie locale et prêter aux ménages et entreprises.

➡ Le PIB est un outil utile, mais ne résout pas tout. La richesse créée par un pays ne peut être comparée à de l’argent « liquide » et penser que la dette peut être remboursée en utilisant le PIB annuel n’est pas correct. Il s’agit de donner une indication sur ce qu’un pays est capable de générer en une année, tant en termes de dépenses que de revenus.

L’État a le pouvoir de relancer son économie, mais ses fonds ne sont pas illimités, c’est la raison pour laquelle elle doit emprunter… quitte à créer un déficit qui agira négativement sur la croissance du PIB.

Par Timur Kazkondu