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Banque & Finance Nos analyses

Tout savoir sur la Blockchain !

Il est fort probable que vous ayez entendu le terme « Blockchain » au cours de ces dernières années. Même si nous avons tous tendance à avoir une vague idée de ce que c’est, la réelle définition est bien plus complexe qu’elle n’en a l’air et la voici !

La blockchain est le nom d’une nouvelle technologie. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une séquence de blocs, ou de groupes de transactions, qui sont enchaînés et distribués entre différents utilisateurs.

Certains spécialistes du domaine définissent la blockchain comme étant un incorruptible grand livre numérique, contenant des transactions économiques, pouvant être programmées pour enregistrer non seulement des transactions financières, mais également tout ce qui a de la valeur.

Histoire

La Blockchain a été inventée en 2008 en pleine crise économique, à un moment où le monde financier n’était pas sûr. C’est pourquoi cette méthode s’est répandue si rapidement dans différents secteurs comme les banques, l’informatique ou encore le droit. La blockchain a été une révélation pour tous ceux qui souhaitaient bâtir la confiance entre deux parties sur le net.

Elle a été fondée par une personne (ou un groupe de personnes) utilisant le nom de Satoshi Nakamoto, pour servir de registre public des transactions du bitcoin. L’identité de Satoshi Nakamoto reste encore inconnue à ce jour.

L’invention de la blockchain pour les bitcoins a fait de cette cryptomonnaie la première monnaie numérique/digitale à résoudre le problème de « double-dépense », sans qu’il soit nécessaire de faire appel à une autorité de confiance ou à un serveur central.

La « double-dépense » est une faille potentielle dans un système d’argent numérique/digital dans lequel le même jeton numérique peut être dépensé plus d’une fois. Contrairement à l’argent liquide (physique), un jeton numérique consiste en un fichier numérique qui peut être dupliqué ou falsifié.

Comme pour la fausse monnaie, cette double dépense entraîne une inflation en créant une nouvelle quantité de monnaie (copiée) qui n’existait pas auparavant. Cela dévalorise la monnaie par rapport à d’autres monnaie et diminue la confiance des utilisateurs ainsi que la circulation et la conservation de la monnaie.

Fonctionnement

Au départ, la Blockchain est une technologie transparente qui fonctionne sans organe de contrôle central qui assure le stockage et la transmission des informations. En outre, chaque utilisateur dispose d’une copie de chaque transaction effectuée.

En d’autres termes, on peut considérer cela comme étant un livre dont chaque propriétaire dispose à tout moment d’une copie mise à jour. Pour chaque transaction effectuée, une nouvelle page est ajoutée au « livre » et l’utilisateur peut la consulter. En outre, Blockchain est basé sur quelques principes détaillés ci-dessous :

La technologie renforce l’intégrité:

Par exemple, puisque l’intégrité est répartie et codée dans le système, chaque utilisateur peut échanger de la valeur en sachant que l’autre partie respectera l’accord.

Les gens doivent contrôler leurs propres données:

En fait, en éliminant le besoin de confiance, le système permet aux utilisateurs de cacher leur véritable identité.

Les droits sont protégés:

Comme chaque action est transparente, les droits et la propriété sont toujours clairs et applicables dans le système.

L’économie fonctionne mieux lorsqu’elle fonctionne pour tout le monde:

Dans une Blockchain, il s’agit en effet de réduire les obstacles à la participation.

La sécurité est une priorité:

Ainsi, les mesures de sécurité sont intégrées dans le réseau, ce qui assure la confidentialité et l’authenticité de toutes les activités.

La Blockchain, l’ennemi des banques ?

Comme il a été indiqué ci-dessus, la Blockchain peut être utilisée dans divers secteurs dont le secteur bancaire. Elle révolutionne la manière dont s’échangent les informations et leur sécurisation.

Elle a notamment été adoptée par des banques en vue de sécuriser les paiements à distance ou les tradings d’actions. 

Prenons un premier exemple dans ce secteur-là. Avec la Blockchain, le rôle des banques peut être mis à mal et elles deviendraient donc superflues. En effet, les banques ont pour but de garder une trace des titres de propriété et d’authentifier les transactions afin de confirmer qui possède quoi. Cependant, une banque peut faire faillite en concluant de mauvaises affaires et ainsi, perdre tout son argent. Les banques peuvent également vendre les données de ses propres clients sans leurs consentements.

Grâce à la Blockchain, tout vendeur et tout acheteur peut se passer des autorités centrales traditionnelles comme les banques.

En fait, puisqu’il n’existe pas d’organe de contrôle central comme par exemple le gouvernement, chaque utilisateur de la Blockchain a accès à une base de données décentralisée (et bien évidement sécurisée). De plus, comme chaque utilisateur dispose d’une copie de la transaction précédente, il est pratiquement impossible pour un hacker de pirater le système.

La base de données est en effet diffusée dans le monde entier en millions de copies potentielles, ce qui fait que le coût et le temps nécessaire pour toutes les pirater sont simplement trop élevés. Un pirate devrait en effet obtenir l’accès à plus de la moitié des copies, ce qui semble très peu probable.

Une des nouveautés apportée par la blockchain sont les contrats intelligents dits smart contracts, dont le but est l’exécution automatique, sans intervention humaine, des conditions et termes d’un contrat. Cette innovation est née grâce à la blockchain Ethereum.

Conclusion :

En bref, la blockchain fonctionne comme un registre (immuable) de transactions qui ne nécessitent pas de faire appel à une autorité externe pour valider l’authenticité et l’intégrité des données. Les transactions sont généralement économiques/financières, mais nous pouvons également y stocker tout type d’information dans les blocs.

En outre, elle pourrait potentiellement faire entrer des milliards de personnes dans le monde de la finance et du commerce. Tout cela de manière ouverte et transparente, en réduisant considérablement la corruption et la fraude tout au long du processus.

Par Jad BITAR

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Banque & Finance Nos analyses

Selon McKinsey, les revenus des paiements mondiaux pourraient baisser de 140 milliards de dollars par rapport à 2019 !

Selon le McKinsey Global Payments Report, publié récemment, la crise sanitaire mondiale a accéléré certaines tendances dans le comportement des consommateurs mais également des entreprises ce qui les a poussé à engager plus rapidement leur transformation digitale.

En effet, dans les six premiers mois de l’année 2020, les paiements digitaux, les paiements instantanés ou encore le e-commerce ont été grandement apprivoisés car considérés comme étant la meilleure alternative au paiement par cash dans un contexte où la sensibilisation sur les paiements en espèce et le contact social avait été accrue.

Malgré cela, les revenus mondiaux ont baissé de près de 22% dans les six premiers mois de l’année comparé à la même période en 2019.

Considérant l’année entière, dans son rapport, McKinsey & Company a déclaré qu’il s’attend à ce que les revenus des paiements mondiaux de l’année 2020 seraient inférieurs d’environ 140 milliards de dollars à ceux de 2019, soit une baisse d’environ 7%.

Les revenus globaux avait cru de près de 5% en 2019 portant le total à un peu moins que 2.000 milliards de transactions.

Les flux de paiements transfrontaliers ont également été gravement touchés par la pandémie et du fait des instabilités géopolitiques. Par exemple, toujours selon le rapport, en 2019, les paiements transfrontaliers ont totalisé 130 billions de dollars, générant revenus de paiements de 224 milliards de dollars. Du fait des instabilités géopolitiques, de nombreuses entreprises ont constaté de nouveaux risques liés à leur chaîne de valeur.

Pour conclure, vous savez que l’économie mondiale commence progressivement à sortir de ce qui est vu comme étant la récession la plus grave depuis la Grande Dépression, ainsi les analystes prévoient que l’adoption des paiements numériques s’accélérera. Nous y reviendrons.

Par NAQI Hamza

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Economie Nos analyses

Qui est Joseph Aloys Schumpeter (1883-1950), l’économiste rebelle appelé parfois « l’hérétique » ?

De nombreux économistes, tels que Smith, Ricardo ou Keynes, ont fait le bonheur de leurs concitoyens grâce à des théories novatrices et largement adoptées par leurs pairs.

Cependant, d’autres ont fait avancer les sciences économiques en nageant à contre-courant des pensées dominantes, quitte à se tenir en marge de l’élite intellectuelle. C’est le cas de l’austro-américain Joseph Aloys Schumpeter, inventeur de la théorie de « destruction créatrice ».

Qui est-il ?

J.A. Schumpeter est né en 1883 dans l’ancien empire austro-hongrois. Il fit des études de droit à l’Université de Vienne où il côtoiera des professeurs qui revisitent les théories d’Adam Smith. C’est là qu’il développera le goût de la réflexion et du changement des idées populaires.

La Première Guerre mondiale suivie de la montée des extrêmes en Allemagne pousseront le jeune universitaire à tenter de nouvelles expériences, peu concluantes, en tant que ministre des Finances puis directeur de banque. Dès le début des années 30, il quitta le Vieux Continent pour enseigner l’économie à Harvard.

Tout au long de sa carrière, il publia plusieurs ouvrages dont les plus célèbres sont « Le cycle des affaires » (1939) et « Capitalisme, socialisme et démocratie » (1942). C’est dans ce dernier que nous retrouvons sa théorie la plus controversée : la destruction créatrice.

Schumpeter meurt en 1950 aux États-Unis (dont il avait pris la nationalité) en laissant inachevé son dernier livre, « Histoire de l’analyse économique », paru en 1954.

La théorie de la destruction créatrice

Dans cette théorie, l’auteur met en avant l’importance des innovations industrielles et les effets destructeurs qu’elles ont sur les concurrents. Schumpeter qualifie lui-même « d’ouragan perpétuel » ce phénomène. Ce sont les entrepreneurs qui, par leur vision novatrice du business, arrivent à obtenir un avantage concurrentiel et à hisser leur entreprise à une situation de quasi-monopole.

Ceci n’est possible que lorsque l’innovation porte sur les produits ou les matières premières utilisées, les méthodes de production, l’organisation au sein de l’entreprise et les marchés à conquérir.

La destruction créatrice explique ainsi l’arrivée de jeunes entreprises qui perturbe l’ordre établi, allant jusqu’à renverser les anciens monopoles.

Schumpeter s’attaqua directement au Capitalisme, lui reprochant de ne pas être viable à long terme dans sa forme actuelle. La libre concurrence devrait laisser place à certains monopoles motivés avant tout par l’innovation.
De plus, cette critique ouverte au capitalisme provenant d’un professeur d’économie fut l’une des raisons pour lesquelles il fut traité « d’hérétique ».

Bien que polémique à sa sortie, la destruction créatrice fait partie aujourd’hui des théories « à la mode » dont s’en inspirent les plus grandes Start-ups. Ainsi, l’arrivée de l’informatique, des GAFAM et de l’intelligence artificielle sont des exemples visibles de ce que voulait nous enseigner Schumpeter.

Il est bon de rappeler que les sciences économiques sont une branche des sciences humaines et sociales. Essayer d’apporter une nouvelle explication théorique du monde qui nous entoure est à l’appréciation de ceux qui vont la vivre. Parfois, l’homme refuse tout simplement la création de la richesse, car il a peur d’affronter la destruction qui la précède.

Par Tim Kazkondu

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Banque & Finance Nos analyses

Qu’est-ce qu’une IPO, ou plutôt une introduction en Bourse ?

C’est dans les différentes Bourses mondiales que séchangent les parts de capital d’une entreprise et nous entendons souvent parler d’IPO dans les journaux économiques et financiers sans en savoir exactement la signification, les différents types d’IPO ou encore la manière dont cela se prépare.

Dans cet article, nous allons vous expliquer la notion de Initial Public Offering, traduit par « Introduction en bourse » en français qui n’est autre qu’une opération financière qu’une société X réalise en vue d’ouvrir son capital et de lever des fonds en échange d’actions vendues aux investisseurs intéressés.

Une IPO ne se fait pas en 1 jour ou encore en un mois, c’est dans la majorité des cas une longue paire de manches avec ses difficultés propres qui nécessite énormément de ressources pour sa réalisation.

Il existe en effet plusieurs marchés boursiers sur lesquels une société peut réaliser son entrée en Bourse tel que New York Stock Exchange (NYSE) ou encore Euronext qui détient la bourse de Paris, d’Amsterdam ou encore celle de Bruxelles.

Par exemple, la société Alibaba est entrée au New York Stock Exchange (NYSE) en 2014 et a réussi à lever plus de 20 milliards de dollars.

Les avantages d’une IPO :

  • Lever des capitaux propres permettant son développement ;
  • Acquérir/augmenter sa notoriété/visibilité ;
  • Offrir une liquidité aux actionnaires actuels ;
  • Diminuer le coût du capital ;
  • Rendre les stock-options plus attractives du fait de la liquidité des actions ;
  • Faciliter le financement de futures acquisitions en permettant de les payer en actions.

Les inconvénients d’une IPO :

  • Les différents coûts inhérents tel que les coûts juridiques, comptables et de marketing important liés à l’IPO
  • L’obligation de rendre publiques des informations financières et commerciales de l’entreprise
  • Énormément de travail en amont pour le management
  • Une société admise à la cotation sur un marché public peut faire l’objet d’une OPA ou d’une OPE et être rachetée.
  • Surveillance des autorités de marché

Comment se prépare-t-on à une IPO :

A un moment donné de sa vie, une entreprise fait face à un choix crucial de développement car il s’agit d’une étape importante dans son évolution mais aussi dans ses ambitions de rayonnements que ce soit à l’international ou pas.

Préalablement à sa prise de décision, l’entreprise se doit d’observer le marché qui, selon elle, serait le plus apte pour s’y introduire. Prenons le cas de Euronext qui est la principale place boursière de la zone euro représentant plusieurs milliers de milliards d’euros en capitalisation !

Après s’être renseigné sur le marché boursier le plus prometteur et le plus en ligne avec les ambitions de l’entreprise, il lui est important de s’entourer et de se faire accompagner de plusieurs conseillers d’affaires (banque d’investissement, experts-comptables, avocats et autres).

Ensuite, la société doit enfin préparer sa candidature via une « due diligence » qui permettra d’identifier les risques financiers, juridiques, fiscaux de la société. L’objectif de ces vérifications est notamment d’ajuster le prix de cession de la cible. Dans le cadre d’un IPO, cela aidera à fixer la valeur des titres introduits en bourse.

L’entreprise devra également veiller à accroître sa visibilité au maximum avant de lancer l’IPO lui permettant d’acquérir des investisseurs renseignés et intéressés d’investir.

En espérant que cet article vous ait plu, nous vous invitons à nous rejoindre sur nos différentes plateformes (Facebook, LinkedIn…) où nous publierons un deuxième article qui portera sur les différents types d’IPO qui existent.

Par NAQI Hamza.

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Bourse Nos analyses

En Bourse, vous pouvez investir dans des fonds négociés (ETF), mais qu’est-ce que ça signifie vraiment ?

Dans la vie de tous les jours, quand on fait référence aux marchés boursiers, la plupart des gens pensent directement aux actions, voire aux obligations. Cependant, il existe également une multitude d’autres titres, dont justement l’ETF.

Un ETF, acronyme de « Exchanged Traded Funds » (ou encore « Fonds négocié en bourse »), est également connu sous le nom de Tracker et ceci pour une raison assez simple.

Les trackers sont des fonds indiciels cherchant à suivre fidèlement un indice boursier comme par exemple le Bel 20. Il a donc la même composition que l’indice boursier qu’il reproduit. Il varie donc à la hausse ou à la baisse de la même manière.

Les fonds négociés en bourse sont disponibles sur les marchés financiers depuis le début des années 1990. Ils constituent l’un des principaux types de fonds d’investissement, aux côtés des fonds d’assurance, des fonds de pension ou encore des fonds spéculatifs. La principale caractéristique qui distingue les ETF des autres fonds d’investissement est qu’ils sont toujours négociés en bourse (comme les actions ordinaires) et que leur prix est déterminé par des opérations « d’achat et de vente ».

L’objectif principal des ETF est donc de reproduire et de répliquer la performance d’un indice ou d’un instrument financier donné, plutôt que de le surpasser.

Par exemple, un investisseur souhaitant obtenir la même performance que l’indice « Dow Jones Industrial Average » pourrait investir dans le « FNB DJIA ». De plus, certains ETF permettent également de suivre l’inverse de la performance d’un indice. Par exemple, si un investisseur pense que le prix de l’argent va chuter, il peut acheter les actions d’un « Inverse Silver ETF » afin de gagner de l’argent sur la baisse des prix de l’argent.

Avantages d’un ETF ?

L’un des avantages d’un ETF est sa facilité d’accès. Car même s’il s’agit d’un fonds d’investissement, ce produit est coté en continu comme une action classique et peut donc être procuré de la même manière qu’un titre classique. 

De plus, autre avantage, les frais des ETF sont en général plus faibles que ceux des fonds actions classiques.

Enfin, les trackers permettent une certaine diversification, qui diminue les risques de perte. En effet, en investissant dans un ETF, une personne investit dans différentes catégories d’actifs à l’aide d’un seul et même titre.

Un autre avantage des ETF par rapport aux fonds communs de placement est leur liquidité. Alors que les fonds communs de placement traditionnels sont achetés et vendus à la clôture de chaque « business day »,  les investisseurs peuvent négocier les ETF à tout moment de la journée, de l’ouverture à la fermeture du marché.

Quid des différents types d’ETF ?

En ce qui concerne les différents types d’ETF, il en existe plusieurs:

  • Stock ETF: Ils suivent un ensemble particulier d’actions. Ils peuvent suivre ces actions en fonction de leur indice ou de leur secteur d’activité. Comme les actions sont soumises à la volatilité du marché, ces fonds peuvent constituer une bonne option pour les investisseurs cherchant une rentabilité à long terme.
  • Bond ETF: Elles sont composées d’obligations d’entreprises ou d’État. Ils peuvent être intéressants pour les investisseurs intéressés par des ETF à revenu fixe. En effet, ces fonds versent régulièrement des dividendes d’intérêts provenant d’obligations d’entreprises ou d’État.
  • Commodity ETF: Ils investissent dans des produits de base comme les métaux précieux, les matières premières ou encore les aliments naturels.
  • Sector or Industry ETF: Ces ETF suivent des secteurs particuliers, comme les biotechnologies, les soins de santé, l’énergie, etc.
  • ETF sur devise: Les ETF sur devises négocient des devises étrangères et peuvent offrir aux investisseurs une exposition au marchéd
  • Leveraged ETF: Grâce à l’utilisation d’un effet de levier, ils visent à accroître les rendements, généralement de 2 ou 3 fois plus que ceux d’un ETF typique suivant le même indice. Ils sont le plus souvent utilisés comme une stratégie d’investissement à court terme. S’ils peuvent offrir des rendements importants lorsque l’indice sous-jacent est à la hausse, les pertes sont également amplifiées, ce qui en fait un investissement plus risqué.
  • Inverse ETF: Ils visent à obtenir des rendements sur la baisse des indices qu’ils suivent.
Quid de l’emission des ETF ?

Comme le montre le graphique suivant, les ETF sont des produits d’investissement qui depuis plusieurs années connaissent une demande grandissante.

Nombre d’ETF échangés à travers le monde, entre 2003 et 2019 (Statista 2020)

On voit sur le graphique ci-dessus, qu’en 2019 on retrouvait 6.970 millions ETF dans le monde alors qu’en 2003, le nombre était à 276. On remarque donc une importante augmentation.

Les investisseurs peuvent choisir parmi une large sélection d’ETF, dont des milliers sont actuellement négociés dans le monde entier. Les entreprises qui proposent ces ETF (appelé les émetteurs d’ETF) ne manquent pas. Toutefois, les plus grandes sociétés d’ETF dominent le marché des ETF.

Les 5 plus grandes sociétés d’ETF contrôlent la grande majorité des actifs totaux sous gestion[1] (Total Assets Under Management – AUM) de l’ensemble des ETF.

  • iShares (filiale de Blackrock)
  • Db-X Trackers (filiale de Deutsche Bank).
  • Lyxor (filiale de la Société Générale).
  • UBS.
  • Amundi (filiale du Crédit Agricole).
Quid du rendement des ETF ?

Plus haut, il a été dit que l’objectif principal des ETF est de reproduire la performance d’un indice ou d’un instrument financier donné, plutôt que de la surpasser. En effet, un certain nombre d’études ont montré qu’il est difficile pour les ETF de battre les indices sur le long terme. Les fonds parvenant à générer de la surperformance de manière durable sont assez rares.


[1] Les actifs sous gestion sont l’ensemble des actifs contrôlés par le fonds commun de placement. Il comprend tous les actifs investis par le fonds commun de placement ainsi que les liquidités qu’il détient.

Par Jad BITAR

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Banque & Finance Nos analyses

Qu’est-ce que la Cellule de traitement des Informations Financières (CTIF) ?

La Cellule de Traitement des Informations Financières, CTIF, créée en 1993 avec la loi du 11 janvier 1993, est l’arme principale de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Belgique.

La CTIF est une autorité administrative avec un statut indépendant qui est chargée du traitement et de la transmission d’informations mais également de l’analyse des faits et des transactions financières suspectes qui lui sont transmis par les institutions et les personnes visées par la loi.

En effet, cet organisme est constitué de plusieurs experts financiers et d’un officier supérieur détaché de la police fédérale. A noter que la CTIF est placée sous le contrôle des Ministres de la Justice et des Finances et sous la direction d’un magistrat ou de son suppléant détachés du parquet. Le bureau, constitué du président et du vice-président, organise les activités de la CTIF.

La CTIF est destinée à recevoir et à analyser les informations transmises par :

  • les entités assujetties visées par la loi
  • les autorités de contrôle de ces entités
  • les autorités chargées du contrôle des marchés financiers
  • les organismes étrangers qui remplissent les mêmes fonctions en vue d’échanges collaboratifs
  • les autorités compétentes en matière de réception des déclarations de transport transfrontalier d’argent liquide effectuées en application de l’Arrêté Royal du 26 janvier 2016 portant certaines mesures relatives au contrôle du transport transfrontalier d’argent liquide
  • du Ministère public dans le cadre d’une information ou d’une instruction liée au terrorisme ou au financement du terrorisme;
  • de l’Office européen de lutte anti-fraude de la Commission européenne (OLAF) dans le cadre d’une enquête relative à une fraude au préjudice des intérêts financiers de l’Espace économique européen;
  • des fonctionnaires des services administratifs de l’Etat, des curateurs de faillite et des administrateurs provisoires qui dans l’exercice de leurs missions ou de leur profession constatent des faits qu’ils savent ou soupçonnent être liés au blanchiment de capitaux ou au financement du terrorisme.

La CTIF a en outre accès aux données du Registre national des personnes physiques mais les membres sont soumis à un secret professionnel très strict dans le respect du RGPD.

En ce qui concerne les déclarations, les institutions financières (banques et autres) se doivent de déclarer à la CTIF si elles prennent connaissance d’un dossier pour lequel elles soupçonnent ou ont des motifs concrètes de soupçonner que sont liés au blanchiment ou au financement du terrorisme :

  • des fonds détenus par leurs clients, quel qu’en soit le montant ;
  • des opérations effectuées ou ordonnées par leurs clients ; ou
  • des faits, en ce compris des tentatives d’opérations, dont elles ont connaissance.

En dix ans, les banques belges ont notifié 74.000 opérations suspectes à la CTIF (Cellule de traitement des informations financières) …

Par Hamza NAQI

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Energie Nos analyses

L’éolien offshore: le futur des compagnies pétrolières ?

Avec un cours du pétrole de moins en moins stable (avec une chute sous la barre des 40 dollars le baril WTI le 9 septembre), une consommation mondiale d’or noir qui ne devrait plus augmenter et une énergie qui est « en déclin » selon le géant pétrolier BP, tous les acteurs du secteur pétrolier préparent leurs transitions énergétiques !

Pour le moment, la technologie qui attire le plus les compagnies pétrolières est l’éolien en mer. La production de cette énergie devrait exploser d’ici 2040 dans le monde et pourrait permettre d’atteindre la neutralité carbone en se hissant à la première place concernant les sources d’électricité dans l’Union européenne, actuellement leader de la technologie éolienne en mer.

Ce marché, très prometteur, peut compter sur ses perspectives de croissance et sur la constance des rendements de certains projets en mer pour attirer les plus grands groupes pétroliers à investir en elle.

En effet, on a pu voir, par exemple, BP racheter la moitié de la participation du norvégien Equinor dans 2 projets éoliens aux large des côtes New-Yorkaises pour près de 1,1 milliards de dollars ou encore l’acquisition de 51% par Total du plus grand parc d’éolien offshore en mer d’Écosse dont les coûts de construction devraient s’élever à 3 milliards de livres !

Même si « les montants de ces opérations ne sont pas majeurs à l’échelle de l’industrie du pétrole » comme le dit Simon Redmond (directeur senior chez S & P Global), au niveau du marché de l’éolien offshore, ces montants sont énormes ! « Chaque année, le leader du secteur Orsted investit environ 3 milliards d’euros », rajoute le directeur.

Toutefois, malgré l’attrait et l’investissement massif des grandes entreprises pétrolières dans ce marché, ce dernier reste toutefois dominé par des spécialistes du secteur: avec l’entreprise danoise Orsted en leader de marché, suivi de l’entreprise allemande RWE et de la compagnie suédoise Vattenfall.

C’est seulement en quatrième place du secteur que l’on trouve une entreprise pétrolière: Equinor (Norvège).

De plus, s’installer dans ce marché va devenir de plus en plus complexe notamment à cause du nombre limité de projets et des énergéticiens déjà bien installés. On pourrait donc assister à plusieurs projets de fusions dans les prochaines années selon les experts du secteur.

Cependant, cette technologie possède un autre point fort : elle fait partie des valeurs « vertes » sur le marché boursier.

L’éolien offshore bénéficie donc de « l’euphorie » des investisseurs boursiers quant aux perspectives de croissance futures du marché mais aussi du fait qu’il s’agisse d’une technologie du secteur des énergies renouvelables.

Comme l’explique Massimo Schiavo, analyste senior chez S&P Global: « Aujourd’hui l’éolien offshore ne génère qu’à peine 1% du mix énergétique européen. Mais ce marché sera sans aucun doute celui qui affichera la croissance la plus importante dans les années à venir. Il y a un gâteau de plus en plus gros à se partager ».

Par Rayane Zerrad

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Entreprises Nos analyses

Qu’est-ce qu’une scission d’entreprise ou Spin-off ?

Il existe plusieurs manières pour un groupe d’accroître sa valeur sur le marché et la Spin-Off en fait partie puisqu’elle permet de scinder une activité en minimum deux activités distinctes avec une cotation respective.

Il s’agit de la séparation en plusieurs entreprises indépendamment cotées pour lesquelles les nouvelles
actions de la société sont attribuées gratuitement aux actionnaires de la société mère. Ainsi, l’entreprise va créer une nouvelle entreprise composée de l’ensemble de son patrimoine moyennant l’attribution de droits sociaux aux associés de la société scindée.

Il est important de noter que l’existence d’obligations et/ou de valeurs mobilières complexes risque de complexifier ou rendre impossible la réalisation d’une scission.

  • Par exemple, le groupe A réalise un spin-off et crée une activité distincte, le groupe B. Les détenteurs d’action dans le groupe A vont recevoir des actions du groupe B en fonction de leur participation dans A. Les actionnaires de A restent actionnaires de A et deviennent actionnaires de la nouvelle entité du groupe, B.

Le spin-off permet aux entreprises mères de se concentrer davantage sur le cœur de leur activité, et d’y allouer tous les moyens nécessaires que ce soit au niveau financier, humain ou encore techniques.

De plus, les sociétés issues du spin-off, une fois entièrement sorties de l’entreprise mère, sont indépendantes et ne comptent plus que sur leurs propres moyens pour se développer. Elles ont aussi leur propre « management » et peuvent également solliciter leurs nouveaux actionnaires pour avoir plus de ressources via une augmentation de capital et accroître sa croissance.

  • Petit exemple qui risquerait de vous parler, Hello Bank, service bancaire 100% mobile, est une « spin-off » de la banque BNP Paribas Fortis qui a créé une nouvelle marque pour attirer un public plus jeune et plus branché dans le digital. 

==> Aux Etats-Unis, le « spin-off » est très souvent utilisé comme une solution pour se séparer des métiers les moins favorable sur le marché et dont la valeur décline.

==> En Belgique, d’un point de vue fiscal, le fait de recevoir des actions suite à une opération de spin-off est considéré comme un dividende et est donc soumis au précompte de 30%.

PS: Si cet article vous a plu, merci de le partager et de nous le faire savoir en commentaire pour que nous puissions continuer à en publier régulièrement.

Par Hamza Naqi

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Energie

La fin d’une longue histoire entre Engie et Suez qui coûte 3 milliards à Veolia !

Le géant de l’énergie français Engie va officiellement vendre les dernières parts qu’il lui restait dans Suez. C’est la fin d’une longue histoire…

Leur histoire commence en 2008 lorsque le groupe énergétique français spécialisé dans le transport et la distribution de gaz naturel GDF (Gaz De France) a fusionné avec la société Suez, l’un des leaders mondiaux d’énergie et de l’environnement. Cette fusion donna naissance au groupe « GDF Suez ».

En 2013, GDF SUEZ met fin à son pacte d’actionnaire avec « SUEZ Environnement » (qui s’occupe de la gestion de l’eau et des déchets) mais reste actionnaire de référence du groupe mondial (32%). En 2015, GDF Suez devient « Engie » et Suez environnement devient « SUEZ ».

Depuis lors, tout le secteur énergétique spéculait sur le sort des 32% de part que détient Engie dans Suez. Toutefois, le président du conseil d’administration d’Engie, Jean-Pierre Clamadieu, a affirmé, fin juillet 2020, que les parts étaient à vendre.

« Il faut simplifier le groupe, faire des choix, céder certaines activités et nous concentrer sur nos priorités », explique un des dirigeants d’Engie.

Veolia, la multinationale française spécialisée dans la gestion optimisée des ressources (c’est à dire gestion du cycle de l’eau,de la valorisation des déchets,…), a directement fait une offre de 3 milliards d’euros à Engie pour récupérer ces parts.

Engie a évidement accepté à cause du peu d’offre reçue, notamment dû aux conséquences du contexte sanitaire actuel.

« Engie aurait du mal à trouver un autre acquéreur pour l’intégralité de la participation […] Le prix proposé est tout à fait honnête étant donné le contexte. » explique un analyste chez Bryan Garnier & Co

Jean-Pierre Clamadieu a expliqué qu’Engie compte réinvestir totalement ce montant dans l’énergie renouvelable et espère accélérer ses projets (notamment celui d’installer 4 gigawatts par an de capacités de génération d’électricité éolienne et solaire) afin de ne pas se faire distancer par les autres acteurs de l’Énergie comme BP, Shell ou encore Total qui investissent de grandes sommes d’argent pour leurs transitions énergétiques.

Il est à noter que Engie est actuellement gérée par un quatuor formé par le président du conseil, Jean-Pierre Clamadieu, et trois autres personnes à la direction intérimaire (Claire Waysand, Judith Hartmann et Paulo Almirante) et recherche encore un CEO.

Par Rayane Zerrad

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Immobilier

Voici les 6 étapes principales avant l’achat d’un bien immobilier !

Comme vous le savez, l’achat d’un bien immobilier demande énormément de réflexion puisqu’il s’agit d’un pas de géant dans une vie si pas le plus capital !

Pour ce faire, il est primordial de suivre les étapes essentielles d’un achat immobilier qui sont reprises en seulement six points:

Préparer un budget:

Il est évident que l’étape principale est de s’assurer que nos capacités financières puissent subvenir à un tel achat et permettra également de mieux cibler sa recherche.

En effet, il existe deux possibilités pour l’achat d’un bien, soit nous avons recours aux systèmes bancaires qui s’assureront de vos capacités de remboursement tout en analysant vos revenus et en fonction établir votre plafond d’emprunt.

Soit l’acquéreur possède déjà des fonds et n’a pas recours aux systèmes bancaires, ce qui est généralement plus rare. Il est impératif de ne pas oublier d’y inclure tous les frais liés à l’achat qui s’additionneront au prix de vente conclu (honoraires notaire, droits d’enregistrement, taxes, acte de crédits, …).

La recherche

La deuxième étape est simple mais fastidieuse, la recherche !

Il n’est pas évident de trouver un bien correspondant à ses attentes, surtout si notre budget est limité… De ce fait, faut que vous réfléchissiez longuement sur ce qui vous intéresse pour gagner du temps et affiner la recherche, il pourrait s’agir d’un:

  • un logement neuf ou à rénover
  • un logement en ville ou en dehors
  • un logement tout proche de votre travail ou de votre famille
  • un logement bien desservi au niveau des transports
  • un lieu de vie avec jardin ou terrasse
L’offre

Cela signifie que vous avez trouvé la perle que vous recherchiez et donc vous faites l’offre.

L’offre en elle-même est un compromis, tout d’abord elle est unilatérale, c’est-à-dire qu’elle n’engage que l’offrant par à sa proposition. En revanche, si le vendeur accepte votre offre, elle devient bilatérale et engage les deux parties. On appellera ce type de contrat un contrat synallagmatique.

En général, dans l’offre d’achat, nous mentionnons au préalable les noms des notaires qui instrumenteront la vente. Cette étape-ci peut également être considérée comme étant un pourparler car l’acquéreurs et le vendeur doivent se mettre d’accord sur la chose vendue, le prix et toutes autres conditions liées à la vente.

Signature du compromis

Une fois que tous les accords sont trouvés, nous arrivons à la quatrième étape qui est la signature du compromis. Le compromis de vente se signe toujours dans l’étude du notaire appartenant au vendeur.

Pour que la vente ait lieue, il faudra un accord des parties non seulement sur les éléments essentiels (prix et objet de la transaction) mais également sur les éléments substantiels (responsabilité de chacune des parties, moyens de paiement, …) aussi le notaire doit s’assurer que tous les documents essentiels ont été fournis par le vendeur et que toutes les conditions d’achat soient levées par l’acquéreur sans cela, la vente ne pourra pas être parfaite.

Aussi, avant la signature du compromis, l’acquéreur devra verser une garantie (qui deviendra un acompte après la levée des conditions) d’un montant soit de 5% ou 10% du prix de vente.

Informations annexes

La cinquième étape consiste aux recherches liées au bien. A cette étape-ci, la vente est entre les mains du notaire qui doit effectuer diverses recherches en écrivant à toutes les instances officielles et compétentes telles que les éventuelles inscriptions hypothécaires, les éventuelles dettes du vendeur, etc …

Signature de l’acte authentique

Aussitôt que toutes ces informations ont été obtenues et que le dossier est complet, nous arrivons enfin à la sixième et dernière étape qui consistes à la signature de l’acte authentique de vente. A cette étape-ci, se retrouvent ensemble vendeur et acquéreur qui opéreront l’achat/la vente et l’argent correspondant au montant de la vente du bien sera transféré au vendeur (généralement par transfert bancaire) et le vendeur devra mettre la jouissance du bien à la disposition de l’acquéreur (sauf s’il en a été convenu autrement).

Pour finir, ces étapes sont résumées dans leur ensemble, et vous donnent une indication générale des étapes à suivre, nous reviendrons avec un prochain article sur la valorisation immobilière.

Par Adil NAQI