Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes et une incertitude économique persistante, les investisseurs sont à la recherche de nouvelles opportunités pour sécuriser et faire fructifier leur capital.
L’Europe, avec sa dynamique collective, ses réformes ambitieuses et sa volonté d’autonomie stratégique, se présente aujourd’hui comme une destination d’investissement particulièrement attractive.
L’équipe de Parlons Finance était à l’Amundi World Investment Forum, un rendez-vous qui rassemble les grands décideurs de la finance mondiale pour comprendre les nouvelles tendances économiques.
Valérie Baudson, Directrice Générale de Amundi
Nous vous proposons ici une analyse complète du regain d’intérêt pour l’Europe sur la scène mondiale, et des implications concrètes pour les investisseurs.
Les marchés financiers face aux défis géopolitiques et économiques
Depuis le début des années 2020, la montée des tensions entre grandes puissances, notamment entre les États-Unis et la Chine, pèse sur la croissance mondiale. Le protectionnisme américain, les incertitudes autour de la politique commerciale de Donald Trump et la moindre implication américaine dans la sécurité européenne poussent l’Union européenne à revoir ses priorités stratégiques.
À cela s’ajoute la montée du populisme dans plusieurs pays occidentaux, qui fragilise les institutions et alimente la volatilité politique. Dans ce climat, les marchés financiers sont chahutés, et la traditionnelle confiance dans le dollar comme valeur refuge est remise en question. La diversification devient une nécessité.
L’Europe, une force géopolitique et économique en quête d’autonomie
Face à ces bouleversements, l’Europe s’affirme comme un pôle de stabilité et de résilience. « La volonté de développer une autonomie stratégique, notamment dans les domaines de la défense, de l’énergie et de la technologie, est au cœur des priorités européennes », commente Pierre Blanchet, Responsable des Solutions d’Investissement Retail d’Amundi.
L’Allemagne, longtemps critiquée pour sa frilosité budgétaire, opère un tournant en engageant des dépenses publiques massives dans la défense et les infrastructures. La Banque centrale européenne, de son côté, adopte une posture plus lisible, ajustant sa politique monétaire dans un contexte d’inflation maîtrisée. L’euro, enfin, renforce progressivement son rôle dans les échanges internationaux.
Une rotation des investissements vers l’Europe
Après des années dominées par Wall Street, les flux d’investissements opèrent un retour vers les places européennes. Depuis janvier, le DAX allemand a enregistré une hausse de plus de 18 %, contre environ 4 % pour le S&P 500.
Un changement de paradigme salué par Valérie Baudson, directrice générale d’Amundi : « Les performances exceptionnelles du marché américain se sont atténuées. En revanche, les marchés européens suscitent un intérêt croissant. »
Ce regain d’attractivité s’explique par plusieurs facteurs : des valorisations plus raisonnables, une meilleure visibilité politique et monétaire, et des efforts d’investissement public dans des secteurs stratégiques. Les petites et moyennes capitalisations, en particulier, concentrent l’attention des investisseurs en quête de croissance durable.
Une stratégie européenne à construire
Mais pour transformer cet intérêt en dynamique durable, l’Europe doit aller plus loin. Enrico Letta plaide pour la création d’une Union de l’épargne et de l’investissement. L’objectif étant de fluidifier les flux de capitaux, créer un « passeport européen de l’investissement » et financer à l’échelle continentale les transitions technologiques et écologiques. Une échéance est même proposée : juillet 2027.
D’autres pistes émergent : encourager une immigration qualifiée pour répondre au vieillissement démographique, réformer le marché intérieur, et placer l’épargne dans des projets innovants. Cecilia Malmström, ancienne commissaire européenne, appelle à agir vite : « Nous savons ce qu’il faut faire. Si nous n’agissons pas maintenant, il sera trop tard. »
Un positionnement à reconsidérer pour les investisseurs
Diversifier vers l’Europe devient un choix stratégique, non plus par défaut, mais par conviction. Les secteurs de la défense, de l’énergie, de la tech et de la transition verte offrent des opportunités réelles.
Pierre Blanchet conclut : « Le réveil de l’Europe et sa volonté de renforcer sa cohésion et son autonomie, sont une source d’optimisme pour les investisseurs »
Malgré tout, les risques demeurent : lenteur de mise en œuvre des réformes, tensions géopolitiques persistantes, chocs énergétiques ou technologiques. Mais dans un monde instable, l’Europe apparaît aujourd’hui comme un port d’ancrage solide et ambitieux.
En gros, nous sommes à un tournant historique
L’Europe est à un tournant. Si elle saisit cette occasion pour concrétiser son projet de puissance stratégique et économique, elle peut devenir une destination d’investissement majeure, au service d’une croissance durable et souveraine. Pour les investisseurs, intégrer l’Europe dans sa stratégie, c’est préparer l’avenir.
Le 9 juillet 2025, ces deux autorités administratives recommandaient aux sociétés cotées et celles soumises à la loi Sapin II d’opérer une vigilance accrue face à l’expansion d’un nouveau risque.
En effet, des réseaux criminels infiltreraient des personnes ayant accès à des informations privilégiées afin de les obtenir de façon subtile, notamment par le biais de cadeaux et présents, pour en tirer des bénéfices par la suite.
En l’occurrence, les conseils, banquiers d’affaires, informaticiens, communicants, seraient régulièrement l’objet de tentative de corruption par des avantages proposés par ces réseaux dans le but d’exploiter, par la suite, les informations privilégiées obtenues pour réaliser des plus-values sur les marchés financiers.
Cette pratique nuirait inévitablement à l’intégrité des marchés et à la confiance des investisseurs.
La corruption privée est définie, pour le corrupteur, à l’article 445-1 du code pénal comme :
Est puni de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 500 000 €, dont le montant peut être porté au double du produit tiré de l’infraction, le fait, par quiconque, de proposer, sans droit, à tout moment, directement ou indirectement, à une personne qui, sans être dépositaire de l’autorité publique, ni chargée d’une mission de service public, ni investie d’un mandat électif public exerce, dans le cadre d’une activité professionnelle ou sociale, une fonction de direction ou un travail pour une personne physique ou morale ou pour un organisme quelconque, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques, pour elle-même ou pour autrui, pour qu’elle accomplisse ou s’abstienne d’accomplir, ou parce qu’elle a accompli ou s’est abstenue d’accomplir un acte de son activité ou de sa fonction ou facilité par son activité ou sa fonction, en violation de ses obligations légales, contractuelles ou professionnelles.
Pour le corrompu, il s’agit de l’article 445-2 du même code.
Ainsi, un appel à la vigilance est lancé et notamment le renforcement des mesures de prévention, en l’occurrence :
Un contrôle voire une refonte de la cartographie des risques intégrant le risque de corruption privée,
L’identification des personnes exposées et formation appropriée, et durcissement des alertes internes.
L’établissement d’une charte et d’une politique claire sur les cadeaux et invitations.
Une pratique d’arbitrage anciennement tolérée des banques d’investissement et gestionnaires d’actifs sur les dividendes devenue une infraction pénale en France ? Analyse juridique appliquée aux délits de fraude fiscale et de blanchiment de fraude fiscale.
Il sera ici question de l’étude du « CumCum » et non du « CumEx », qui est un autre montage plus sophistiqué.
Qualifiée par le Parquet national financier de fraude fiscale sur les dividendes perçus par les actionnaires étrangers, la pratique du CumCum, ancienne,est un montage fiscal proposé par certaines banques au profit de leurs clients, non-résidents français, afin de contourner l’impôt retenu à la source.
En pratique, si un investisseur non-résident au sens de l’article 4B du code général des impôts, perçoit des dividendes d’une société française, il verra son coupon prélevé d’un impôt.
C’est le code général des impôts qui prévoit cette taxation, autrement appelée retenue à la source.
Pour les personnes physiques, le taux retenu selon l’article 187 de ce même code est de 12,8%.
Pour les personnes morales et les résidents personnes physiques hors Union européenne, l’imposition est encore plus importante.
Le « CumCum » externe : en pratique, juste avant le versement du dividende, la banque opère pour le compte de son client non-résident français un échange temporaire, aussi appelé « swap », du titre concerné avec un détenteur résident d’un pays à faible fiscalité ou sous convention fiscale bilatérale avec la France.
Ce dernier, perçoit le dividende lors de son détachement et n’est pas ou très peu imposé.
Peu après, le titre et le coupon sont retournés à son propriétaire initial, sans que le rendement n’ait été prélevé.
Le bénéfice fiscal est ensuite réparti entre l’actionnaire et les banques ou contreparties ayant réalisé l’opération.
Le « CumCum » interne : est le même système que le précédent mais le titre est directement échangé avec la banque, en France, du client non-résident.
Sans préjuger de l’issue judiciaire des affaires en cours afférentes à cette pratique, les banques concernées évoquant le fait qu’aucune règle n’interdise cette pratique, l’échange de titres étant par ailleurs permis, deux délits principaux fondant les poursuites sont à analyser :
La fraude fiscale (1),
Le blanchiment de cette fraude fiscale (2).
La fraude fiscale, consacrée à l’article 1741 du code général des impôts, réprime quiconque s’étant frauduleusement soustrait ou ayant tenté de se soustraire frauduleusement à l’établissement ou au paiement total ou partiel des impôts visés dans la présente codification.
La fraude fiscale fait encourir un emprisonnement de cinq ans et une amende de 500 000 €, dont le montant peut être porté au double du produit tiré de l’infraction.
Ce texte, large, s’appliquerait donc selon le Parquet national financier, aux banques d’investissement ayant réalisé ces montages.
Il est à noter que la circonstance de fraude fiscale « aggravée », par la bande organisée notamment, initialement introduite par la loi Perben II de 2004, porte la peine encourue à sept ans d’emprisonnement et une amende de 3 000 000 €, dont le montant peut être porté au double du produit tiré de l’infraction.
Le blanchiment de fraude fiscale, encadré par les dispositions de l’article 324-1 du code pénal, modifié par la loi du 13 juin 2025, est le fait de :
« Faciliter, par tout moyen, la justification mensongère de l’origine des biens ou des revenus de l’auteur d’un crime ou d’un délit ayant procuré à celui-ci un profit direct ou indirect. Quels que soient les faits matériels qui le caractérisent, il est réputé occulte au sens de l’article 9-1 du code de procédure pénale.
Constitue également un blanchiment le fait d’apporter un concours à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit direct ou indirect d’un crime ou d’un délit. »
Le blanchiment est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende et du double en cas de blanchiment commis en bande organisée.
Il convient de noter que le blanchiment est toujours une infraction de conséquence visant à justifier de façon mensongère, d’apporter son concours à une opération de placement, de conversion ou de dissimulation du produit d’une infraction, quelle qu’elle soit (exemple : vol, escroquerie, abus de confiance, trafic de stupéfiants, fraude fiscale etc).
A ces deux infractions, les délits de faux et d’usage de faux, au sens des articles 441-1 et suivants du code pénal, peuvent aussi être retenus dans la prévention.
La relation étroite entre les rendements des obligations d’État américaines et le dollar est en train de montrer des signes de faiblesse alors que les investisseurs se délaissent des actifs américains en réponse à la politique volatile du président Donald Trump.
En effet, depuis quelque temps, on constate une forme d’érosion du soft power américain, dans tous les domaines, de la politique étrangère à la coopération multilatérale.
Les coûts d’emprunt du gouvernement et la valeur de la monnaie ont eu tendance à évoluer en parallèle ces dernières années, les rendements plus élevés signalant généralement une économie forte et attirant des flux de capitaux étrangers. Toutefois, les taux longs étaient également remontés à cause des anticipations d’inflation à la hausse et de la hausse de la prime de risque à cause de la situation fiscale américaine qui a continué à se dégrader.
Mais depuis l’annonce des droits de douane de Trump début avril, le rendement à 10 ans est passé de 4,16 % à 4,42 %, tandis que le dollar a perdu 4,7 % face à un panier de devises. Ce mois-ci, la corrélation entre les deux devises est tombée à son plus bas niveau depuis près de trois ans.
De fait, depuis le début de l’année, les rendements ont augmenté parce que la dette américaine est plus risquée, en raison des préoccupations budgétaires, de craintes sur une nouvelle hausse de l’inflation, d’une FED qui garde ses taux directeurs élevés, ainsi que de l’incertitude politique.
En parallèle, le soutien des banques centrales à la dette publique a considérablement diminué. Après une décennie de politiques monétaires ultra-accommodantes marquées par le quantitative easing, elles ont progressivement arrêté leurs achats d’obligations. La FED réduit même activement la taille de son bilan via le “quantitative tightening”.
Alors que les investisseurs réévaluent le risque des capitaux américains, la prime de terme, une composante des rendements des bons du Trésor américain, a atteint son niveau le plus élevé en plus de dix ans.
Elle indique la rémunération supplémentaire que les investisseurs réclament pour la détention d’une obligation à long terme en plus des taux de croissance économique et d’inflation attendus. Son calcul est une tâche complexe, car elle intègre plusieurs facteurs différents, allant du moral des marchés et de la politique monétaire à l’incertitude politique.
En outre, le projet de loi fiscale du président, ainsi que la récente dégradation de la note de crédit des États-Unis par Moody’s, ont mis en lumière la viabilité du déficit pour les investisseurs et ont pesé sur les prix des obligations. En effet, selon les dernières prévisions du FMI, la dette publique des États-Unis devrait atteindre 122 % du PIB en 2025, un niveau jamais observé en temps de paix depuis la fondation du pays, si l’on exclut l’année 2020 marquée par le Covid-19.
Contrairement aux périodes précédentes où un tel niveau d’endettement correspondait à des circonstances exceptionnelles, ce ratio est aujourd’hui atteint dans un contexte de croissance modérée, ce qui le rend d’autant plus préoccupant. L’élévation rapide du service de la dette, liée à la remontée des taux directeurs, ajoute à la pression.
Le déficit budgétaire américain était déjà de 7 % du PIB en 2024. Historiquement, les déficits ont tendance à se réduire lorsque le cycle économique est favorable (croissance, baisse du chômage, hausse des recettes fiscales). Le fait que le déficit reste aussi large, hors récession, souligne un désalignement profond entre les recettes publiques et les dépenses obligatoires.
D’ailleurs, une part croissante du déficit est attribuable au vieillissement de la population, qui accroît mécaniquement les dépenses liées à Social Security (retraites) et Medicare (assurance santé pour les seniors). En parallèle, Medicaid, le programme d’assurance santé pour les plus modestes, a vu ses coûts croître régulièrement depuis son extension sous l’administration Obama en 2010. Ces trois programmes représentent aujourd’hui la majorité des dépenses fédérales primaires, et leur poids continuera d’augmenter sans réforme structurelle.
En outre, la baisse des impôts décidée par la première administration Trump en 2017 a rogné sur les rentrées fiscales, Plus récemment, le resserrement monétaire de la Fed a fait fortement augmenter les dépenses d’intérêt. Cependant, le projet de loi budgétaire de Donald Trump pourrait amplifier considérablement le déficit si elle venait à être adoptée.
Celle-ci inclut notamment : l’extension des baisses d’impôts de 2017 jusqu’en 2028, des allègements ciblés pour les retraités, la non-imposition de certains revenus (tips, heures supp), et des déductions fiscales pour les prêts auto ou la R&D.
À partir de 2029, des coupes sont prévues dans Medicaid et les subventions vertes de l’Inflation Reduction Act. Selon le CBO, cette loi pourrait creuser le déficit de 2 300 milliards de dollars sur dix ans, concentrés sur 2026–2028. Si elle était adoptée dans son intégralité, le déficit budgétaire pourrait atteindre 8 à 9 % du PIB, un niveau jamais observé hors période de récession.
En parallèle, les États-Unis se rapprochent d’une crise de liquidité potentielle liée au plafond de la dette, qui est à nouveau actif depuis début 2025. Le Trésor américain utilise actuellement des mesures exceptionnelles pour continuer à financer l’État, en vidant progressivement son compte auprès de la Fed. Selon les estimations, ce compte pourrait être épuisé autour du mois d’août, date au-delà de laquelle un défaut technique ne peut être exclu si le Congrès ne relève pas le plafond.
Qui plus est, les émissions à long terme du pays devraient monter à 4 900 milliards de dollars, selon S&P, dont les chiffres excluent les bons du Trésor à court terme et d’autres formes d’emprunt public, comme la dette des collectivités locales. En outre, le Trésor devrait faire rouler plus de 8 000 milliards de dollars d’obligations arrivant à échéance pour financer son déficit budgétaire cette année.
Néanmoins, compte tenu des réductions d’impôts prévues par le président Trump et des recettes fiscales qui devraient baisser dans le sillage du ralentissement de l’économie, on s’attend nouvelle détérioration du solde budgétaire.
Les récentes ventes aux enchères de bons du Trésor ont été faibles, tièdes tout au plus, ce qui a envoyé un autre signal d’avertissement aux investisseurs. Si la hausse de l’offre se traduit par des rendements plus élevés, la dynamique de la dette américaine s’aggravera encore.
Selon les estimations du Bureau du budget du Congrès, une augmentation de 0,1 point de pourcentage des rendements chaque année entraînera une hausse cumulée du déficit de 350 milliards de dollars par rapport à sa projection de base pour la période 2026-2035.
Cependant, la volatilité politique engendre justement la chute du dollar qui perd son statut de valeur refuge dans des périodes de forte volatilité. La force du dollar américain tient en partie à son intégrité institutionnelle : l’État de droit, l’indépendance des banques centrales et la prévisibilité de la politique monétaire. Ce sont ces éléments qui font du dollar une monnaie de réserve.
Pendant des décennies, l’exceptionnalisme américain, le rôle unique que le pays joue dans la géopolitique, l’économie et le système financier, lui a permis de repousser les limites de l’orthodoxie économique. Au cours de la dernière décennie, il a pu maintenir un énorme double déficit, budgétaire et courant, permettant à l’économie de tourner à plein régime.
Effectivement, la domination du dollar américain, depuis la Seconde Guerre mondiale, repose sur des bases solides : première économie, premier importateur de biens, premier système financier, première armée au monde. En outre, pendant les 26 premières années de ce système, il a été légalement la monnaie de référence du système monétaire international, la seule dont le prix était arrimé à l’or et par rapport à laquelle toutes les autres parités étaient fixées.
Malgré cette position dominante écrasante, les États-Unis ont généralement préféré exercer leur leadership non pas de manière unilatérale (« L’Amérique seule »), mais au travers d’institutions et d’accords internationaux dont ils ont été les instigateurs (« L’Amérique d’abord ») : les institutions de Bretton Woods, le GATT, les accords du Plaza et ceux du Louvre, le G20, notamment.
Cela signifiait qu’il fallait prendre le temps de travailler avec les pays partenaires pour dégager un consensus autour d’objectifs américains. À chaque crise financière internationale, ces acteurs acceptaient de s’en remettre au leadership américain pour coordonner une solution. Cela a été le cas notamment avec le plan Brady, consécutif à la crise de la dette latino-américaine dans les années 1980, ou les sauvetages réalisés par le FMI après le défaut de la Russie et les crises de la dette asiatique en 1997-98.
Pourtant, les politiques menées aujourd’hui sont d’une toute autre ampleur. Les États-Unis sont passés du statut de source de stabilité mondiale à celui d’épicentre de l’incertitude. Pour n’importe quel pays, la crédibilité est le principal atout. Lorsqu’elle en prend un coup, il est extrêmement difficile de la reconstituer. Il n’est donc pas réaliste de tabler sur une poursuite de la ruée du capital mondial vers ce pays au rythme actuel.
Ainsi, on observe des changements structurels sur plusieurs sujets : tout d’abord, la géopolitique. De fait, dans les années 1970, les principaux détenteurs de réserves de change et la plupart des centres financiers appartenaient au bloc occidental dominé par les États-Unis dans le cadre de la guerre froide. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les États-Unis, eux-mêmes, s’interrogent sur la poursuite des garanties de sécurité qu’ils fournissent à leurs alliés.
Deuxièmement, en termes relatifs, l’ampleur de la domination économique et financière des États-Unis a considérablement diminué. Et s’il n’existe toujours pas d’alternative crédible pour remplacer le dollar, au sens d’une économie combinant tous les attributs du dollar des années 1970, il existe aujourd’hui un certain nombre d’options de diversification qui n’existaient pas à l’époque, en particulier l’euro.
Ensuite, la crédibilité économique. Si, en 1971 comme aujourd’hui, les déséquilibres macroéconomiques qui frappaient les États-Unis leur étaient en grande partie imputables, à l’époque la viabilité de la dette publique (le ratio dette/PIB était de 35 %) ne soulevait aucune inquiétude. Il en était de même de la fiabilité des accords commerciaux signés et du respect de l’État de droit.
Certes, l’indépendance de la Réserve fédérale (Fed) ont été mise à dure épreuve déjà à l’époque, et les rendements réels des bons du Trésor ont été négatifs au cours de la décennie suivante. Mais la leçon a été retenue. D’ailleurs, les attaques du président Trump à l’encontre le président de la Fed, depuis son retour au pouvoir, ont été un motif majeur de préoccupation pour les détenteurs de dette américaine, y compris les détenteurs de réserves de change mais pas seulement.
Enfin, la dépendance. Alors que dans les années 1970, les États-Unis étaient encore des créanciers nets du reste du monde, leur position extérieure nette (NIIP) est aujourd’hui négative à hauteur d’environ 90 % du PIB, soit plus du double qu’il y a dix ans. Cela signifie que les États-Unis dépendent désormais fortement de la proverbiale bonté des étrangers pour financer leur économie. Ces derniers détiennent près de 20 % des actions américaines et 30 % de la dette publique (un record historique et trois fois plus qu’en 1971, respectivement).
De plus, faiblesse du dollar est en partie due au fait que les détenteurs d’actifs libellés en dollars cherchent de plus en plus à couvrir ces investissements, en prenant ainsi une position courte sur le dollar. Plus l’incertitude politique est grande, plus il est probable que les investisseurs augmentent leurs ratios de couverture.
Malgré tout, on ne peut supposer que les États-Unis perdront leur statut de refuge du jour au lendemain. Le processus devrait se dérouler sur une longue période, notamment parce qu’il n’existe actuellement aucun actif qui rivalise avec la liquidité du dollar et des obligations d’État américaines.
La monnaie et les bons du Trésor des États-Unis resteront des investissements incontournables dans les portefeuilles mondiaux. De plus, de nombreuses situations pourraient, à l’avenir, justifier le fait de surpondérer ces deux positions.
Cependant, à moyen et long terme, les investisseurs trouveront plus judicieux de rechercher d’autres options et de diversifier progressivement une partie de leurs portefeuilles au-delà des actifs américains.
Les Bunds allemands et l’or devraient être les principaux bénéficiaires de cette réallocation, mais d’autres actifs, notamment les obligations d’État des marchés émergents en devise locale et le crédit de haute qualité, devraient également profiter de flux entrants.
Il convient de noter que les rendements des obligations d’État allemandes sont restés stables, malgré la panique qui a balayé le marché américain en avril. Les Bunds ont enregistré leur plus forte surperformance relative hebdomadaire par rapport aux bons du Trésor américain depuis 1989, ce qui montre que les investisseurs en obligations d’État sont de plus en plus clairvoyants.
L’or, quant à lui, a atteint un nouveau record à 3 300 dollars l’once. On s’attend à une poursuite de ce rebond, les banques centrales des marchés émergents fléchant une plus grande partie de leurs réserves vers le métal précieux. Les obligations souveraines des marchés émergents en profiteront également, au détriment du marché des bons du Trésor américain. Les pays émergents ont plusieurs arguments à faire valoir : situations budgétaires stables, économies en pleine croissance et capacité à baisser davantage les taux d’intérêt.
Surtout, pour les investisseurs obligataires, les pays émergents sont le seul groupe de pays où l’inflation continue d’étonner à la baisse. La dette publique en devise locale constitue donc, en particulier en Amérique latine, une proposition attrayante. De plus, le creusement des différentiels de croissance en faveur des économies émergentes par rapport aux économies développées devrait profiter au crédit aux entreprises des marchés émergents de haute qualité.
Bien sûr, les politiques de Trump en matière de droits de douane vont certainement évoluer dans les semaines à venir. Pourtant, quel que soit le résultat final des négociations commerciales qui auront lieu, les dommages causés à l’économie et aux actifs américains sont déjà là. Trump a donné aux investisseurs obligataires toutes les raisons de chercher des options alternatives aux bons du Trésor et au dollar. Dès lors, tout retour en arrière est impossible.
Par conséquent, le résultat sera déterminé, en grande partie, par les choix des décideurs politiques américains.
Le rôle du dollar dans le système dépendra de la préservation ou de l’affaiblissement de ses attributs de valeur refuge de la monnaie. Il s’agit de préserver l’indépendance de la Fed, de remettre la dette publique sur une trajectoire viable, de garantir le respect inconditionnel de l’État de droit et de mettre fin fermement à toute spéculation sur la taxation des actifs ou toute coercition, vis-à-vis des pays étrangers, pour le privilège de détenir des dollars comme avoirs de réserve.
Après avoir fait sortir ces génies de leurs bouteilles, le gouvernement américain aura besoin de temps et d’un engagement soutenu pour les y ramener. Réaffirmer, comme l’a fait récemment le Secrétaire au Trésor, que les États-Unis tiennent au statut de réserve du dollar ne sera pas suffisant. En attendant, il est raisonnable de s’attendre à une accélération de la tendance à la diversification d’avant 2025.
Étant donné l’avantage écrasant des marchés de la dette américaine en termes de profondeur et de liquidité, et l’intérêt des détenteurs de réserves à un processus ordonné (pour éviter des pertes de capital importantes et des problèmes de stabilité financière), même cette diversification accélérée sera probablement à peine perceptible à l’œil nu. Néanmoins, des accidents pourraient arriver, et les États-Unis pourraient bien avoir déjà perdu leur privilège exorbitant de se financer à moindre coût dans les périodes de crise.
Le niveau du dollar, quant à lui, sera déterminé principalement par l’appétit des investisseurs mondiaux à détenir des actifs américains et par l’appétit des investisseurs américains à détenir des actifs du reste du monde. Cet appétit reposera, à son tour, sur leurs évaluations respectives des rendements ajustés au risque qu’ils peuvent attendre pour les deux types d’actifs.
Pour l’instant, le monde est moins optimiste quant aux perspectives de croissance à moyen terme des États-Unis et moins pessimiste quant à celles de l’Europe et d’autres régions du monde, en raison de l’orientation récente des politiques menées de part et d’autre.
Si ces politiques persistent, notamment les droits de douane élevés et la grande incertitude politique aux États-Unis, le redoublement d’efforts pour accroitre les échanges commerciaux et les réformes structurelles attendues depuis longtemps dans l’UE et dans le monde entier, nous pourrions n’être qu’au début d’un vaste processus de rééquilibrage des portefeuilles, sur plusieurs années, qui entraînera à la baisse la valeur du dollar.
Mais il s’agit là d’un grand « si » et l’économie américaine conserve de formidables avantages sur ses concurrents, notamment sa taille, sa capacité d’innovation et son leadership dans toutes les technologies de pointe, qui sont essentielles pour augmenter la productivité.
En trading, placer un ordre ne se résume pas à “acheter” ou “vendre”. Il existe plusieurs types d’ordres, et chacun répond à une logique bien précise. Maîtriser ces outils, c’est poser les bases d’un trading plus stratégique, plus discipliné… et souvent plus serein.
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Voici les principaux types d’ordres à connaître pour affiner votre approche des marchés
🟢 L’ordre au marché : rapide, mais pas toujours précis
C’est l’ordre le plus simple : vous achetez ou vendez immédiatement au meilleur prix disponible. Il est utile quand vous voulez entrer ou sortir d’un trade sans attendre.
✅ Avantage : exécution quasi instantanée.
❌ Inconvénient : pas de contrôle sur le prix exact, surtout en période de forte volatilité.
Exemple : vous achetez un indice à 5 000 points. S’il y a peu de vendeurs à ce prix, vous serez exécuté un peu plus haut.
🟡 L’ordre limite : pour ceux qui veulent maîtriser leur prix
Avec un ordre limite, vous indiquez le prix maximum auquel vous êtes prêt à acheter, ou minimum pour vendre. Tant que ce niveau n’est pas atteint, l’ordre reste en attente.
✅ Avantage : parfait pour les stratégies d’entrée bien définies.
❌ Inconvénient : si le marché ne touche jamais votre prix… l’ordre ne s’exécute pas.
Exemple : une action vous intéresse à 95 €, mais elle cote à 100 €. Vous placez un ordre limite à 95 € et attendez que le marché revienne à ce niveau.
🔴 L’ordre stop : protéger son capital ou suivre une tendance
L’ordre stop se déclenche uniquement quand un prix défini est atteint. À ce moment-là, un ordre au marché est automatiquement envoyé.
Il est souvent utilisé comme stop loss pour couper une perte, ou comme ordre d’achat pour entrer dans une tendance haussière une fois confirmée.
✅ Avantage : automatisation des protections.
❌ Inconvénient : prix d’exécution parfois moins bon que prévu, notamment en cas de mouvement rapide.
Exemple : vous avez une position acheteuse sur l’EUR/USD. Vous placez un stop à 1,0820 pour couper automatiquement si le marché se retourne.
🛡️ L’ordre stop-limit : un compromis… avec ses risques
Cet ordre combine les deux logiques : lorsqu’un prix de déclenchement est atteint, un ordre limite est lancé (et non au marché). Vous gardez ainsi le contrôle sur le prix d’exécution.
✅ Avantage : évite les mauvaises surprises en cas de forte volatilité.
❌ Inconvénient : si le marché bouge trop vite, l’ordre peut ne pas être exécuté du tout.
À utiliser quand vous voulez éviter les “glissements” de prix… tout en acceptant le risque que l’ordre reste ouvert.
Ce que vous devez garder en tête
Le choix du type d’ordre n’est pas anodin. Il reflète votre stratégie, votre tolérance au risque et votre style de trading. Un bon ordre, bien placé, peut faire toute la différence sur une position.
Prenez le temps de bien les comprendre, testez-les en compte démo si besoin, et surtout : ne laissez jamais un trade ouvert sans savoir ce que vous attendez… ni ce que vous risquez.
À l’approche de la retraite, les décisions patrimoniales deviennent stratégiques. Entre transmission, fiscalité et prévoyance, chaque choix compte. C’est dans ce contexte que Monsieur et Madame BENEF, à la tête d’une PME familiale depuis plus de 30 ans, ont fait appel à Chris & Tiffen pour les accompagner dans une étape clé de leur vie entrepreneuriale… et familiale.
Quand Monsieur BENEF a poussé la porte de Chris & Tiffen, Partners chez Union Conseils & Associés, il ne cherchait pas simplement un conseil fiscal. Il cherchait à préparer la suite, la transmission, la sérénité. À 58 ans, fondateur d’une PME de BTP florissante, il savait que les années à venir seraient décisives. Sa femme, coassociée, responsable administrative de l’entreprise depuis plus de 15 ans, partageait ses interrogations.
Ensemble, ils avaient tout construit.
Mais comment préserver ? Comment transmettre sans créer de déséquilibres entre leurs deux fils ? Comment préparer une retraite digne, sans risquer une pression fiscale excessive ? Comment diversifier un patrimoine qui reposait essentiellement sur leur entreprise et l’immobilier ?
Autant de questions… qui demandaient plus que des réponses techniques. Elles demandaient une stratégie sur-mesure.
Le profil : un couple d’entrepreneurs soudés et prévoyants
Mariés depuis 1987 sans contrat de mariage, Monsieur et Madame BENEF ont deux enfants. Monsieur a fondé une SARL de BTP en 1990, dont il détient 70 % du capital. Son épouse, détentrice de 30 %, y occupe depuis 15 ans un poste clé d’administratif.
Ils sont également coassociés d’une SCI, créée pour détenir les murs de leur entreprise, mais aussi plusieurs biens locatifs.
Le patrimoine professionnel est conséquent, le patrimoine immobilier aussi. Et avec une TMI (taux marginal d’imposition) à 41 %, chaque euro optimisé compte.
Les problématiques : transmission, fiscalité, et sérénité
Les objectifs étaient clairs :
Préparer la retraite de Monsieur
Optimiser la rémunération du couple… et de leurs salariés fidèles
Transmettre l’entreprise à leur fils aîné, sans léser le cadet
Préserver l’équilibre du patrimoine immobilier… tout en évitant l’IFI
Le défi ? Structurer ce patrimoine de manière cohérente, durable, et fiscalement avantageuse.
L’approche Chris & Tiffen : 360°, personnalisée, évolutive
L’accompagnement a débuté par une étude patrimoniale globale : régime matrimonial, fiscalité, placements financiers, SCI, SARL… rien n’a été laissé de côté.
🔸 Côté SARL :
Mise en place d’une épargne salariale pour optimiser la rémunération du couple et motiver les salariés.
Versement stratégique de dividendes : calcul précis pour limiter l’impact des cotisations sociales tout en optimisant la fiscalité.
Placement sur assurance-vie en parallèle : rendement de 4 % net, avec horizon à 8 ans pour profiter des abattements.
Diversification via l’or, l’art et un groupement foncier viticole (un clin d’œil à la passion du vin de Monsieur).
Ainsi, ils ont pu générer des revenus alternatifs stables, préparer sereinement la retraite, tout en engageant les collaborateurs.
🔸 Transmission de l’entreprise :
Préconisation du Pacte Dutreil : pour bénéficier d’un abattement de 75 % sur les droits de donation.
Donation-partage avec soulte pour ne pas léser le second fils, non impliqué dans l’entreprise.
Création d’une holding pour le fils repreneur afin de structurer le rachat des parts et financer la soulte via un prêt bancaire.
De ce fait, ils ont permis d’éviter les conflits familiaux, de sécuriser la transmission, et de protéger les intérêts de chacun.
🔸 Côté SCI :
Vente du local professionnel à la SARL : pour limiter l’exposition à l’IFI à la retraite.
Préservation du compte courant d’associé de Madame : pour maintenir un passif utile dans le calcul de l’IFI.
Projection fiscale à la retraite : pour anticiper une baisse de la TMI à 30 %… mais une pression fiscale sur les revenus fonciers à 47,2 %.
Ainsi, ils ont pu protéger les revenus futurs, anticiper l’IFI et optimiser la fiscalité du couple.
Les résultats
Monsieur et Madame BENEF ont aujourd’hui une vision claire de leur patrimoine, un plan structuré pour la transmission et des investissements alignés avec leurs objectifs.
Ils se disent « soulagés et confiants ». Le poids des incertitudes a laissé place à une stratégie.
Et ce n’est qu’un début : leurs deux fils, désormais conscients des enjeux patrimoniaux, ont eux aussi démarré un accompagnement avec Chris & Tiffen.
Aujourd’hui : sérénité et vision familiale
Ce que Monsieur et Madame BENEF ont gagné dans cette démarche ? Une chose simple, mais essentielle : la tranquillité d’esprit.
Ils ont une stratégie claire, des enfants impliqués, un patrimoine mieux protégé. Et une feuille de route pour les années à venir, construite avec soin, précision et une vraie vision humaine.
« Ce qui nous a marqué chez Chris & Tiffen, confie Monsieur, c’est leur capacité à rendre clairs des sujets complexes. On se sent écouté, accompagné, jamais jugé. »
Aujourd’hui, ce sont leurs fils qui prennent le relais. Preuve que transmettre, ce n’est pas seulement une affaire de parts sociales : c’est aussi une affaire de confiance.
Ce cas concret montre qu’une structuration patrimoniale intelligente ne se limite pas à réduire les impôts. C’est une démarche profonde, qui touche à l’identité de l’entrepreneur, à la transmission des valeurs, à la vision d’une vie après l’entreprise.
Alors que bitcoin a de nouveau dépassé les 106 500 dollars, le marché des cryptomonnaies demeure fragmenté. En dehors du BTC, la grande majorité des cryptomonnaies affiche des performances nettement inférieures, avec des valorisations stagnantes ou en progression marginale.
Alors, dans ce marché à deux vitesses, comment construire une allocation stratégique qui permette de capter la croissance de plusieurs crypto-actifs, tout en prenant compte des risques associés à leur degré respectif de volatilité ?
La hausse du bitcoin, de 75 000 à 105 000 dollars
Commençons par un bref état des lieux du marché.
Mai a débuté sous de bons auspices, porté par unereprise du prix du bitcoin, passé de 75 000 à plus de 106 500 dollars, s’approchant de son précédent sommet historique (109 00 dollars en janvier dernier).
L’Ether (ETH) a quant à lui gagné 1 000 dollars en trois semaines.Mais malgré cette hausse, ETH reste loin de son record de 4 800 dollars atteint en novembre 2021. Toujours est-il, ce retour dans le vert insuffle un regain d’optimisme chez les investisseurs.
Quant au reste des cryptomonnaies, que l’on appelle les « altcoins » (« cryptomonnaies alternatives » en français), une petite partie d’entre elles a également progressé, mais dans des proportions bien plus modestes. En effet, la progression globale n’est pas suffisante pour évoquer une véritable « altseason », cette phase de marché où les altcoins surpassent bitcoin. C’est justement le sujet que nous analyserons aujourd’hui.
La dominance du bitcoin dépasse désormais les 63 %, un nouveau plus haut dans ce cycle. Cela signifie que bitcoin représente à lui seul 63 % de la valorisation totale du marché des cryptomonnaies.
Progression de la dominance du bitcoin
Autrement dit, le BTC est encore largement privilégié par les investisseurs. Et pour cause, Bitcoin ayant enregistré les meilleures performances ces derniers mois voire années, les investisseurs voient peu de raisons de prendre davantage de risques en s’exposant à d’autres cryptomonnaies, qui plus est si cela ne leur permet pas d’obtenir davantage de gains.
Les raisons derrière la hausse des cryptomonnaies
Il n’y a pas une seule raison, mais plutôt un faisceau d’indices qui nous livre un début d’explication.
La baisse des tensions entre la Chine et les États-Unis
D’abord bien sûr, l’accalmie entre la Chine et les États-Unis. Pour les 90 prochains jours, les taxes ont été respectivement réduites : de 145 % à 30 % pour les taxes américaines sur les produits chinois, et de 125 % à 10 % pour les taxes chinoises sur les produits américains. Les marchés traditionnels comme le marché crypto ont réagi positivement à l’annonce de cette trêve.
Les avancées réglementaires aux États-Unis
La clarification de la régulation américaine penche en faveur des cryptomonnaies. En particulier, le projet de loi GENIUS Act consacré aux stablecoins, présenté récemment, vise à encadrer leur émission. Un cadre qui pourrait faciliter l’utilisation de ces cryptomonnaies stables de plus en plus plébiscitées par les géants de la finance eux-mêmes comme Mastercard, Visa, PayPal, Société Générale, et bien d’autres.
L’entrée en fonction d’un président de la SEC favorable aux cryptomonnaies
Le 21 avril 2025, Paul Atkins a officiellement pris la tête de la Securities and Exchance Commission (SEC), s’engageant à faire des USA « le lieu le plus sûr au monde pour investir et faire des affaires ». Durant son mandat, Atkins devra notamment se prononcer sur plusieurs dizaines de demandes d’ETFs crypto. Des réponses positives pourraient être des catalyseurs pour les cryptomonnaies concernées, parmi lesquelles XRP, SOL, LIT, et bien d’autres.
L’ensemble de ces nouvelles positives s’est traduit par des flux nets entrant positifs sur les ETFs bitcoin, signalant l’intérêt renforcé des investisseurs institutionnels pour cet actif.
Évolution des flux sur les ETF Bitcoin depuis janvier 2024
Pourtant, à l’heure actuelle, le marché des cryptomonnaies reste fragmenté. En dehors de bitcoin, la majorité des cryptomonnaies affichent des performances bien plus modestes.
Cette dynamique soulève une question essentielle : pourquoi les altcoins — toutes les cryptomonnaies autres que Bitcoin — peinent-ils à suivre le rythme, alors même que les conditions semblent favorables à un bull run ?
Pourquoi les autres cryptomonnaies ne performent-elles pas ?
Le fonctionnement du marché crypto
Rappelons que, comme sur les marchés actions, les cryptomonnaies sont hiérarchisées selon leur capitalisation : high cap, mid cap, low cap. Aujourd’hui, bitcoin est le crypto-actif le plus capitalisé, le plus liquide et le moins volatil. Il est le seul à bénéficier d’une véritable confiance de la part des institutionnels et concentre donc une part écrasante de la demande.
Derrière lui, l’ETH, deuxième cryptomonnaie la plus capitalisée du marché, convainc beaucoup d’investisseurs également, notamment en raison de son rôle central dans l’écosystème blockchain. Rappelons en effet que la blockchain Ethereum est la fondation indispensable à bien des projets construits sur celle-ci. Pourtant, contrairement aux cycles précédents, ETH ne surperforme pas BTC. Et les altcoins, eux, restent encore plus en retrait.
Cette faible performance surprend, car historiquement, les marchés haussiers étaient marqués d’un schéma identifiable : Bitcoin initiait le mouvement, suivi par Ethereum, puis par une phase d’euphorie sur les altcoins — communément appelée « altseason ». Ce schéma semble aujourd’hui s’être interrompu.
Schéma historique d’une « altseason » : Quand et comment la liquidité se répartit sur les différents articles
Trois raisons significatives à la sous-performance des altcoins
La dominance de Bitcoin : Avec une dominance supérieure à 63 %, Bitcoin accapare la majorité de la capitalisation totale du marché. Or, historiquement, une véritable « altseason » n’a eu lieu que lorsque cette domination recule, libérant des flux vers des actifs plus risqués.
La concentration des flux institutionnels sur les ETFs : Les investissements institutionnels, bien que croissants, se concentrent sur les actifs pour lesquels les véhicules réglementés — tels que les ETF — existent. Ce biais favorise mécaniquement Bitcoin, et dans une moindre mesure Ethereum.
De surcroît, investir via des ETFs ne permet pas une agilité aussi importante que celle dont bénéficient les investisseurs interagissant directement via leur propre portefeuille directement sur la blockchain. En d’autres termes, les réallocations sont limitées via les ETF.
Une offre démesurée par rapport à la demande : Depuis 2024, le nombre de cryptomonnaies en circulation (plus de 44 millions, toutes blockchains confondues) dépasse très largement la demande qui, elle, reste limitée. Le marché regorge de projets, souvent concurrents sur un même segment d’usage.
La demande n’étant pas aussi importante, cette abondance ne permet pas à chaque token de se valoriser. Seuls quelques projets tirent leur épingle du jeu, et les autres peinent à capter la liquidité nécessaire à leur croissance.
Évolution du nombre de cryptomonnaies depuis 2021
Les quelques altcoins qui parviennent bel et bien à tirer leur épingle du jeu sont la plupart du temps les plus capitalisés au sein d’une même « narrative ».
Une narrative, dans le jargon crypto, désigne un sous-segment de l’écosystème rassemblant des projets axés sur un même cas d’usage ou une même problématique.
Seuls les leaders de quelques narratives performent
Parmi les altcoins, seuls les leaders des segments les plus porteurs — ou « narratives » — enregistrent une performance significative. Les narratives les plus profitables ont tendance à évoluer au fil des cycles de marché, mais tandis que certaines sont passagères, d’autres sont plus établies et continuent de se développer depuis plusieurs années.
Voici quelques exemples de narratives structurantes qui concentrent la majeure partie de la demande :
La finance décentralisée (DeFi) : en expansion constante depuis 2019, elle ambitionne de recréer l’infrastructure financière traditionnelle sur la blockchain. (La DeFi représente 118 milliards de dollars de capitalisation)
La tokenisation d’actifs réels (RWA) : elle permet de représenter des actifs du monde réel — immobilier, actions, matières premières, etc. — sur la blockchain, favorisant ainsi l’efficacité et le suivi des transactions. (Les RWA représentent 41,7 milliards de dollars de capitalisation)
Les stablecoins : ces cryptomonnaies indexées sur des devises fiat connaissent une croissance continue depuis 2020. Leur capitalisation est passée de 14 milliards à plus de 240 milliards de dollars en cinq ans.
L’intelligence artificielle appliquée à la blockchain : une tendance émergente depuis 2021, avec un fort potentiel spéculatif et technologique. (L’IA représente 29,8 milliards de dollars de capitalisation)
Dans chacun de ces secteurs, seuls les projets les plus robustes — ceux disposant d’un produit fonctionnel, d’un avantage compétitif clair et d’une traction utilisateur réelle — parviennent à attirer durablement des capitaux.
Ce bref état des lieux des altcoins nous permet de constater qu’à l’heure actuelle, il semble moins risqué pour un investisseur de se concentrer sur le.s vainqueur.s d’une narrative porteuse, plutôt que sur les plus petites capitalisations. Du moins, pour un investisseur qui souhaite diversifier son portefeuille.
Quelle stratégie adopter pour diversifier un portefeuille au-delà de BTC et ETH ?
Comme pour toute classe d’actif, le degré de diversification d’un portefeuille dépend avant tout du profil de l’investisseur concerné et de son aversion au risque. Vous l’aurez compris, moins une cryptomonnaie est capitalisée, plus ses variations sont importantes, donc plus le risque de perte en capital l’est également.
Voici quelques pistes pour orienter une allocation stratégique :
Bitcoin est désormais perçu comme une réserve de valeur émergente. Le BTC se prête à une approche d’investissement long terme et passive, par exemple via des achats récurrents (stratégie DCA – dollar cost averaging). En cela, Bitcoin est la cryptomonnaie qui s’adresse à la plupart des profils investisseurs.
Ether, bien que volatil, conserve un potentiel technologique significatif. Il peut être un actif stratégique à moyen terme, mais sa place dans un portefeuille doit être pondérée selon le profil de risque de son détenteur.
Lesaltcoins sont davantage des opportunités d’investissement à court et à moyen terme. Leur forte volatilité implique une gestion active : sélection rigoureuse des projets, surveillance des flux, prises de bénéfices régulières. L’objectif est de maximiser l’exposition aux tendances porteuses tout en restant attentif aux risques liés à la volatilité.
Enfin, quelle que soit la nature de l’actif, il convient de rappeler que les corrections font partie intégrante du cycle de marché. Une gestion prudente — sécurisation progressive des plus-values, rééquilibrage de portefeuille, et réactivité lors des phases de baisse — reste indispensable.
Conclusion : vers une transformation structurelle du marché des cryptomonnaies
Le marché crypto entre dans une phase de maturité : les flux institutionnels s’intensifient, les cadres réglementaires s’éclaircissent, et la logique auparavant essentiellement spéculative cède peu à peu la place à une gestion d’allocation raisonnée. Dans ce nouvel environnement, Bitcoin s’impose comme un actif stratégique, de plus en plus perçu comme une réserve de valeur émergente.
Même avec une faible pondération, il peut légitimement intégrer un portefeuille diversifié. À l’inverse, les altcoins requièrent une approche plus tactique et sélective, car seuls quelques projets solides, positionnés sur des narratives porteuses, attirent durablement le capital. Désormais, plus qu’un simple pari sur la technologie, investir dans ces plus petites cryptomonnaies exige une lecture fondamentale du risque, des usages et des flux.
Meria est une plateforme d’investissement en cryptomonnaies française leader depuis sa création en 2017 par Owen Simonin. Meria vous permet d’acheter, d’échanger et d’investir vos cryptomonnaies afin de générer des rendements passifs et réguliers. Meria est une société française, enregistrée PSAN auprès de l’AMF (E2021-016).
Le trust est un concept juridique anglo-saxon qui intrigue autant qu’il fascine. Largement utilisé dans les pays de Common Law comme les États-Unis, le Royaume-Uni ou le Canada, il est parfois mal compris dans les pays de droit civil, comme la France ou la Belgique.
Pourtant, ce mécanisme peut s’avérer extrêmement puissant dans des stratégies de gestion de patrimoine, de protection d’actifs ou de transmission.
Dans cet article, nous vous expliquons simplement ce qu’est un trust, à quoi il sert, qui l’utilise… et pourquoi il suscite parfois la méfiance des autorités fiscales.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous remercions notre sponsor de nous accompagner dans la rédaction d’article d’éducation financière. Tout comme nous, inscrivez-vous sur Trade Republic dès aujourd’hui via notre lien ci-dessous et obtenez un bonus de 30€ :
Un trust est un dispositif juridique par lequel une personne (appelée le settlor ou constituant) transfère des biens ou des droits à une autre personne (le trustee) pour qu’elle les gère dans l’intérêt d’un ou plusieurs bénéficiaires (appelés beneficiaries), selon des règles définies dans un document : le trust deed.
Il repose donc sur une relation de confiance entre ces trois acteurs.
Trois parties composent toujours un trust :
Le Settlor (constituant) : celui qui crée le trust et y place les actifs
Le Trustee : une personne ou une société qui administre les actifs selon les objectifs fixés
Le Bénéficiaire : celui ou ceux qui profiteront des revenus ou du capital du trust
Comment fonctionne un trust ?
Le trust permet de séparer la propriété juridique des actifs de leur utilisation économique :
Le trustee détient légalement les actifs (il en est le propriétaire juridique)
Les bénéficiaires reçoivent les fruits ou les biens (propriétaires économiques)
Le settlor n’en est plus légalement propriétaire, même s’il peut garder un certain contrôle selon le type de trust
C’est cette dissociation entre propriété juridique et économique qui fait du trust un outil à la fois souple, discret et stratégique.
À quoi sert un trust ?
Les objectifs peuvent être multiples :
1. Transmettre un patrimoine
Un trust permet d’organiser la succession à long terme, avec une grande flexibilité, notamment dans les familles recomposées ou internationales.
2. Protéger des actifs
En cas de litige, divorce, faillite ou instabilité politique, les biens placés dans un trust sont séparés du patrimoine personnel du constituant.
3. Gérer des fonds pour des mineurs ou des personnes vulnérables
Le trust permet de désigner un gestionnaire de confiance jusqu’à un certain âge ou sous certaines conditions.
4. Optimiser fiscalement
Certains trusts peuvent être utilisés pour différer ou réduire l’imposition, bien que cela dépende fortement des juridictions et soit très encadré voire surveillé dans certains pays.
Les différents types de trust
Il existe plusieurs catégories de trusts, selon leur usage et leur structure :
Revocable vs Irrevocable Trust : le premier peut être modifié par le constituant, le second ne peut plus être changé une fois constitué
Discretionary Trust : le trustee choisit la répartition entre les bénéficiaires
Fixed Trust : les règles de répartition sont clairement définies
Living Trust : actif du vivant du constituant
Testamentary Trust : activé après la mort, selon un testament
Le trust n’existe pas dans les droits civils français ou belge, mais il peut y être reconnu dans certaines conditions, notamment dans un cadre international. Les autorités fiscales exigent une transparence totale dès lors qu’un résident français ou belge est impliqué dans un trust étranger (déclaration obligatoire, régime fiscal spécifique, etc.).
Depuis plusieurs années, les trusts sont scrutés de près par les administrations fiscales, en raison de leur potentiel d’évasion fiscale. C’est pourquoi leur utilisation nécessite une expertise juridique et fiscale pointue.
En résumé
Le trust est un outil complexe mais puissant, à condition de l’utiliser dans un cadre légal et stratégique. Il permet de protéger, gérer et transmettre un patrimoine avec souplesse, notamment à l’international.
S’il est peu utilisé dans les pays de droit civil, il reste un levier incontournable dans les stratégies patrimoniales sophistiquées, en particulier pour les familles internationales, les entrepreneurs ou les investisseurs à la recherche de stabilité et de confidentialité.
Pendant des années, le mot « investissement » évoquait un monde lointain, réservé aux cadres supérieurs, aux initiés de la Bourse ou aux clients VIP des banques privées. Pourtant, une nouvelle génération d’acteurs bouscule les codes.
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Investir devient un réflexe, pas une prise de tête
Ce qui distingue Mon Petit Placement, c’est sa capacité à proposer une expérience d’investissement simple, claire et accessible, sans jamais tomber dans la simplification excessive. L’interface est 100 % digitale, fluide, et pensée pour les non-initiés. Pour autant, les utilisateurs ne sont pas livrés à eux-mêmes : un accompagnement humain et des contenus pédagogiques viennent compléter le parcours.
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Cette performance, couplée à une adoption croissante, se traduit par une croissance à deux chiffres pour la start-up, qui compte désormais 42 collaborateurs, contre 35 en 2023. Une progression qui assoit Mon Petit Placement comme un acteur incontournable de la FinTech française, redéfinissant les codes de l’épargne grand public.
Enfin, la plateforme propose également des portefeuilles thématiques engagés (environnement, égalité, relance…) et une transparence totale sur les frais appliqués, ce qui en fait une véritable alternative aux solutions bancaires traditionnelles.
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*Le rendement de Plan B est exprimé net de frais de gestion et brut de prélèvements sociaux et fiscaux. Ce rendement est donné à titre indicatif et ne garantit pas le taux futur du fonds euros du contrat Mon Placement Vie. Source du rendement 2024 : La France Mutualiste. **Le rendement du fonds euros est exprimé net de frais de gestion et brut de prélèvements sociaux et fiscaux. Le rendement passé présenté concerne le fonds euros des contrats de PER multisupport LFM Per’form assurés par La France Mutualiste. Ce rendement est donné à titre indicatif et ne garantit pas le taux futur du fonds euros du contrat Mon Placement Vie.
Disclaimer :Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.
Les ETF (Exchange Traded Funds), ou fonds indiciels cotés, ont révolutionné la manière d’investir. Ils permettent d’accéder facilement à un panier d’actions ou d’obligations en reproduisant la performance d’un indice de référence, comme le CAC 40, le S&P 500 ou le MSCI World. Mais derrière chaque ETF, il y a un acteur fondamental souvent peu connu du grand public : l’émetteur.
Cet article vous explique en quoi consiste le rôle d’un émetteur d’ETF, pourquoi il est essentiel, et quels sont les critères à prendre en compte pour le choisir.
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Un émetteur d’ETF est une société de gestion qui conçoit, gère, commercialise et administre un fonds indiciel coté en bourse. Il s’agit en quelque sorte du « fabricant » de l’ETF. C’est lui qui définit la stratégie de réplication, qui assure la transparence du produit et qui est responsable de sa bonne gestion au quotidien.
L’émetteur est donc chargé de :
Créer un ETF en répliquant la performance d’un indice (ex. : MSCI World, Euro Stoxx 50, Nasdaq 100, etc.)
Gérer les actifs réels (ou les produits dérivés) qui composent le fonds
Assurer la liquidité du produit sur les marchés financiers
Publier des informations régulières (composition, performance, frais, etc.)
Respecter les réglementations financières en vigueur
Concrètement, que fait un émetteur ?
Prenons l’exemple d’un ETF MSCI World. L’émetteur va créer un fonds qui réplique la performance de cet indice, soit en achetant les actions qui composent l’indice (réplication physique), soit en utilisant des produits dérivés comme des swaps (réplication synthétique).
Il s’assure que la performance du fonds reste proche de celle de l’indice (ce qu’on appelle le tracking error), ajuste le portefeuille en cas de changement dans la composition de l’indice et gère les entrées et sorties d’investisseurs.
Qui sont les principaux émetteurs d’ETF ?
Le marché mondial des ETF est dominé par quelques grands noms :
BlackRock (iShares) : leader mondial, avec des centaines d’ETF cotés
Vanguard : pionnier de la gestion passive, très populaire aux États-Unis
Amundi : premier émetteur européen, basé en France
Lyxor (racheté par Amundi en 2021)
Xtrackers (filiale de Deutsche Bank)
SPDR (State Street Global Advisors)
Invesco, WisdomTree, et d’autres acteurs spécialisés
Chacun propose une gamme variée d’ETF couvrant les principales classes d’actifs : actions, obligations, matières premières, ESG, thématiques, etc.
Pourquoi l’émetteur est-il un critère important ?
Tous les ETF ne se valent pas. Le choix de l’émetteur peut avoir un impact significatif sur la qualité, la performance et la sécurité du fonds. Voici pourquoi :
1. Qualité de la réplication
Certains émetteurs parviennent mieux que d’autres à reproduire la performance de l’indice de référence. Une bonne réplication se traduit par un faible écart de performance (tracking error).
2. Frais
Les frais de gestion (appelés TER – Total Expense Ratio) varient d’un émetteur à l’autre. Des frais plus bas permettent de maximiser les rendements nets sur le long terme.
3. Liquidité
Les ETF d’émetteurs réputés bénéficient souvent d’une meilleure liquidité, ce qui permet d’acheter et vendre plus facilement sur les marchés, avec des spreads plus faibles.
4. Transparence
Les meilleurs émetteurs publient régulièrement des informations détaillées sur la composition du portefeuille, les risques, les dividendes, etc.
5. Sécurité
Même si les actifs sont séparés du bilan de l’émetteur (en cas de faillite, les investisseurs restent propriétaires du fonds), il est toujours préférable de s’appuyer sur un acteur solide et reconnu.
Ce qu’il faut vérifier avant d’investir dans un ETF
Avant d’acheter un ETF, il est recommandé de prendre en compte plusieurs éléments liés à l’émetteur :
Son expérience et sa réputation dans la gestion passive
Le type de réplication utilisé (physique ou synthétique)
Le montant des encours sous gestion sur le fonds (plus il est élevé, plus la liquidité est souvent bonne)
Les frais de gestion (TER)
La régularité et la clarté des informations fournies
En résumé
L’émetteur d’ETF est un acteur fondamental dans l’univers de la gestion passive. Il conçoit le produit, en assure la gestion quotidienne et garantit sa conformité aux réglementations financières. Bien que souvent invisible aux yeux de l’investisseur particulier, le choix de l’émetteur est un critère essentiel pour sélectionner un ETF fiable, performant et bien géré.
Pour investir intelligemment en ETF, il ne suffit pas de choisir un indice ou un secteur : il faut aussi regarder qui se cache derrière le produit.