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Monde Nos analyses

Tout savoir sur la gestion économique et sanitaire de la Turquie !

Bien avant que la pandémie se soit présentée en Turquie, le pays avait déjà investi énormément dans les infrastructures hospitalières, ce qui lui a permis d’anticiper et de prendre de l’avance pour endiguer rapidement la propagation du Covid-19 sur son territoire.

Selon le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, la Turquie a atteint un niveau très élevé dans le domaine de la santé. D’ailleurs, le pays vient d’inaugurer un nouvel hôpital construit sur un terrain de 125.000 m2, avec une superficie de 75.000 m2. Celui-ci contient 1.008 lits, dont 432 dans le service des soins intensifs. Il possède également 16 salles d’opération.

En effet, lorsque l’AKP, le parti de l’actuel président, a été élu, l’une des mesures phares avait été le développement du secteur hospitalier et des hôpitaux privés dont la politique fût de mettre en place plusieurs lits de réanimations et de soins intensifs.

Ce qui a permis au pays, mieux doté en équipement que la plupart de nos pays occidentaux, de s’organiser à mesure que le virus se propageait en Europe et aux Etats-Unis.

Cependant, il n’y a pas que les infrastructures qui ont permis au pays de se protéger par rapport à la situation mais également les mesures mises en place par le président tel que le confinement strict avec un couvre-feu pour les jeunes et les personnes âgées ou encore le port du masque obligatoire.

La semaine dernière, nous avons appris que la Turquie allait lever prochainement la plupart des mesures prises pour lutter contre la pandémie, sauf pour les seniors, tel que:

  • La réouverture des plages
  • Des restaurants
  • Des bibliothèques

Pour le président turc: « Trois mots sont devenus essentiels : masque, distance, propreté« 

En effet, l’épidémie du coronavirus a fait près de 4.500 morts en Turquie sur un total de plus de 163.000 cas, selon l’institut John Hopkins.

  • Sur le plan économique:

Le président turc va lancer un nouveau plan de relance et annoncé une levée progressive des restrictions en juin pour relancer la 17 ème puissance économique mondiale au produit intérieur brut (PIB) de 710 milliards d’euros.

L’économie de la Turquie a connu une croissance de 4,5% par an au premier trimestre 2020 avec une stimulation des dépenses publiques. En effet, il n’y a pas eu d’arrêt important de la production alors que le pays s’attend à une récession entre 5 et 10%, avec un taux de chômage à la hausse et avec de faibles moyens financiers pour atténuer la crise, comme ce sera le cas en Europe.

Le ministre turc du Trésor et des Finances, Berat Albayrak a fait savoir que l’économie connaîtra cette année une croissance positive malgré la crise. Il a mis l’accent sur les actions entreprises en période d’épidémie notamment pour répondre aux besoins de liquidité, interdire les licenciements ou encore soutenir les employeurs avec les allocations de travail à courte durée.

  • Tourisme en baisse:

Pour sauver la saison et le tourisme, le gouvernement turc a mis en place un programme de certification destiné aux hôtels et aux restaurants, établissements qui seront soumis à des restrictions strictes. Le programme comprendra 132 critères pour sauver la 6ème destination touristique mondiale.

De plus, les autorités ont établi des mesures d’hygiène et lancé la préparation d’équipements pour s’apprêter au retour des touristes, selon le ministre de la Culture et du Tourisme Mehmet Ersoy.

En effet, le tourisme est un pilier important de l’économie de la Turquie, qui s’attend à accueillir 58 millions de visiteurs cette année si la pandémie reste maîtrisée. En 2021, le ministre table sur une affluence de 63 millions.

Suite à la levée des restrictions de voyage, la compagnie aérienne Turkish Airlines a effectué son premier vol aujourd’hui, 1er juin, à 10h00 depuis Istanbul vers Ankara.

En 2019, les revenus touristiques du pays ont atteint 34,5 milliards de dollars, contre 29,5 milliards de dollars en 2018.

Par Hamza NAQI

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Fiscalité

Comment sont utilisés nos impôts ?

Au moment où nous écrivons ces lignes, de nombreux concitoyens reçoivent leur proposition (simplifiée) de déclaration fiscale qui reprend l’ensemble des revenus imposables de l’année 2019. Ce document nous rappelle comment nous contribuons à notre pays ainsi que la manière dont cet argent est dépensé.

Dans un rapport publié par l’OCDE en 2019 mesurant le taux d’imposition sur les salaires, la Belgique arrivait en tête du classement. Ce rapport prend en compte l’impôt sur le revenu en lui-même, ainsi que les cotisations sociales payées par l’employeur et l’employé.

Ainsi, sur le total de ces éléments, la Belgique prélève 52,2% d’impôts, dépassant l’Allemagne (49,4%), la France (46,7%) ou l’Italie (48%). La moyenne de l’OCDE, quant à elle, est de 36%.

En analysant plus précisément la charge totale d’imposition, nous pouvons constater que 20% du salaire est prélevé par l’impôt sur le revenu, 11% relèvent de la participation de l’employé aux cotisations sociales et 21% par l’employeur.

À titre de comparaison, la totalité des impôts prélevés sur le salaire des Danois (35%) provient uniquement de l’impôt sur le revenu. En Espagne, la plus grosse charge revient à l’employeur (23%) tandis que le revenu est imposé à 11% et la participation de l’employé à 4%.

Ailleurs dans le monde, Les États-Unis ont un taux d’imposition de 29,8%, le Japon 32,7 %, la Suisse 22,3 %. Le Chili, quant à lui, se situe en bas du classement avec « seulement » 7 % de prélèvement sur le salaire.

(À noter également que l’impact fiscal est différent en fonction de la situation familiale de la personne.)

  • Mais où vont nos impôts ?

Sur les 239,6 milliards d’euros que la Belgique a prélevés en 2017 (source : Eurostat 2018), 35 % ont été consacrés à notre système de sécurité sociale, 33% du budget fut alloué aux régions et communautés, 13 % pour les communes et les provinces et enfin 18 % pour l’autorité fédérale.

Parmi les principales dépenses, nous retrouvons :

  1. Les pensions : 50 Mds €
  2. Le secteur des soins de santé : 35 Mds €
  3. L’enseignement : 28 Mds €
  4. Les transports : 12 Mds €
  5. Le chômage et autres allocation sociales : 11,7 Mds €
  6. L’environnement : 5,9 Mds €
  • La propagation du Covid-19 a relevé au grand jour plusieurs manquements :

Tout d’abord, elle met sous pression les finances publiques des États. Partout dans le monde, les gouvernements ont dû puiser dans leurs réserves, ou emprunter, pour éviter la faillite d’un système économique, qui déjà tenait sous assistance respiratoire.

Ensuite, malgré un investissement élevé dans le secteur des soins de santé, soit près de 35 milliards d’euros pour la Belgique (Eurostat, 2018), celui-ci s’est avéré être sous-équipé et mal préparé aux situations de crise. Le regard que l’on portera à l’avenir sur ce secteur changera et des promesses d’investissement se font entendre.

  • Enfin, nous devons aborder le point du financement. ..

Les recettes de l’État provenant majoritairement des impôts, peut-on continuer à investir davantage sans augmenter ce dernier ? L’aide actuelle de la Banque Centrale européenne n’empêche pas que les gouvernements doivent, dans un avenir proche, repenser leur politique budgétaire et trouver de nouvelles ressources, sous peine de devoir réduire les budgets dédiés à d’autres domaines, jugés « moins essentiels ».

Quel que soit le sentiment que vous éprouvez en consultant votre déclaration d’imposition, c’est la contribution de chaque citoyen qui permet à notre société de prospérer (ou de tenir). Les finances de l’État seront mises à rude épreuve ces prochaines années et nous voyons, déjà, resurgir des idées comme… la taxation sur le capital.

Par Timur KAZKONDU

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Entreprises

La ministre belge de l’emploi veut prolonger le chômage temporaire jusqu’en septembre avec plus de contrôle !

En Belgique, la ministre de l’Emploi Muylle veut prolonger la durée du chômage temporaire, et ce, jusqu’au 1er septembre 2020 en vue d’éviter tout licenciement dans un contexte de crise économique et sociale liée au Coronavirus.

En Belgique, le chômage temporaire ne permet pas aux bénéficiaires de tenir un mois complet. En effet, plusieurs centaines de milliards de citoyens belges ont eu recours au chômage temporaire et se retrouvent face à des difficultés financières en fin de mois.

Concrètement, cette mesure permet aux entreprises de tenir bon durant la période de crise que nous connaissons afin d’éviter au maximum les licenciements. Mais certains travailleurs/employés belges se retrouvent avec une allocation de chômage atteignant seulement 1.166 euros net alors qu’il percevait presque le double avant la crise.

Ainsi, ils subissent une perte de revenus, soit une diminution de leur pouvoir d’achat, tandis que les charges principales sont, pour la plupart, restées inchangées tel que le prix des loyers, des courses dont le prix du panier moyen augmente ou encore le prix de l’électricité, perçu comme étant le plus cher de l’Union européenne.

Nous avons même appris que la ministre de l’Emploi voudrait permettre un prolongement jusqu’au 1er septembre. Selon elle, il faudrait avoir davantage de contrôle sur la mise au chômage des employés d’une entreprise. Elle a ajouté, fin du mois dernier, que l’Onem avait reçu près de 200 plaintes pour des abus de chômage temporaire.

Ainsi, les entreprises devraient prouver que la crise a un impact conséquent sur leurs activités afin d’éviter que des entreprises n’utilisent ce mécanisme dans un objectif de réduction des coûts sans en avoir réellement besoin.

L’Onem a déjà reçu près de 1,4 million de demandes de travailleurs provenant de 133.000 entreprises. De plus, l’Onem mène aussi des contrôles sur des abus qui peuvent mener à des sanctions contre les entreprises. Dans certains cas, les amendes peuvent grimper jusqu’à 48.000 euros par des travailleurs.

Pour le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Alexander de Croo, toutes les mesures prises en vue d’amortir les effets socio-économiques négatifs de la crise du Covid-19 en Belgique pourrait avoir un coût atteignant près de 2,5% du Produit intérieur brut du royaume, soit plus de 10 milliards d’euros.

Par Hamza NAQI

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Entreprises Monde

Elon Musk et Trump, même combat, relancer l’économie à tout prix !

La  29 avril, Elon Musk, patron du constructeur de véhicule électrique Tesla, avait déclaré que le prolongement du confinement visant à stopper la propagation du virus est un acte fasciste et anti-démocratique. Aujourd’hui, il fait parler encore parler de lui …

En effet, ce samedi, il a été très cru envers les autorités locales américaines de Californie où se trouve son unique site de production de véhicules électriques Tesla aux Etats-Unis qui n’a pas fournit l’autorisation à son usine de reprendre le chemin du travail. Rappelons que cette usine Tesla produit 415.000 voitures par an sur ce site…

Il pense que les autorités locales l’empêchent de reprendre la production immédiatement, pour cause de pandémie alors que Trump veut relancer l’activité de la première puissance économique mondiale au plus vite ! Mais le confinement dépend des Etats fédérés et donc des gouverneurs…

Elon Muska même précisé avoir su gagner beaucoup d’expérience en termes de sécurité grâce à son usine de fabrication basée en Chine ayant rouvert suite à la maîtrise de la pandémie.

Il déclare également que « c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Tesla va immédiatement déplacer son siège et ses futurs projets au Texas/Nevada. Et si on devait garder une activité manufacturière à Fremont, cela dépendra de la façon dont nous sommes traités».

Cela arrive 10 jours après qu’il ait déjà fait polémique en influençant le cours de Tesla de plus de 10% à la baisse en Bourse suite à un tweet disant que l’action était trop chère, selon lui.

Par ailleurs, Tesla a tout de même affiché un bénéfice de 16 millions de dollars au 1er trimestre, une augmentation de 33% des livraisons de voitures et un chiffre d’affaires en hausse de 32% à 5,99 milliards de dollars.

Pour finir, le saviez-vous ?

Musk Elon ne perçoit ni salaire ni bonus en cash, mais uniquement des stock-options acquises en fonction de la capitalisation boursière de Tesla et des étapes de croissance des revenus et des bénéfices 

Ainsi, si Elon est tant à l’affût concernant l’ouverture de ses usines, c’est parce que cette année, si Tesla atteint tous ses objectifs, il sera rétribué d’une somme astronomique en stock-option grâce auxquelles il en tirerait environ 720 millions de dollars, soit près de 663 millions d’euros …

Mais il y a également une autre affaire qui risquera de faire parler de lui … Le 27 mai, il doit envoyer via sa société SpaceX, pour la première fois, des astronautes vers la station spatiale internationale. Il s’agira d’un moment totalement symbolique et historique puisque ce sera la première fois que des américains décolleront avec une fusée de conception 100% américaine et non plus russe.

Par Hamza NAQI

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Monde

TOP 10 des hommes les plus riches du monde en 2020 !

Dans ce top 10 des hommes les plus riches du monde, il est pas étonnant de voir que le podium des hommes les plus riches du monde est entièrement américain avec Bill Gates sur la deuxième marche et Jeff Bezos qui ne bouge pas d’une semelle.

En effet, le patron d’Amazon fait partie des grands bénéficiaires du contexte que nous connaissons et surtout du confinement puisque le cours de l’action du géant du e-commerce a bondi de 25% depuis le 1er janvier.  Ainsi, Bezos a gagné 25,4 milliards de dollars en une année, pour une fortune estimée à 140 milliards de dollars,  selon Bloomberg.

TOP 10 des hommes les plus riches du monde :

  1. Jeff Bezos, USA, patron de Amazon avec 140 milliards de dollars
  2. Bill Gates, USA, fondateur de Microsoft avec 106 milliards de dollars
  3. Mark Zuckerberg, USA fondateur du réseau social Facebook comptant 2,7 milliairds d’utilisateurs avec 78,8 milliards de dollars
  4. Bernard Arnault, Français, PDG de LVMH avec 77,1 milliards de dollars
  5. Warren Buffett, USA, fondateur du fonds d’investissement Berkshire Hathaway avec 69,5 milliards de dollars
  6. Steve Ballmer, USA, hommes d’affaires et ancien CEO de Microsoft avec 65,5 milliards de dollars
  7. Larry Page, USA, co-fondateur de moteur de recherche le plus utilisé au monde, Google avec 64,8 milliards de dollars
  8. Sergey Brin, USA, co-fondateur de Google avec 62,8 milliards de dollars
  9. Larry Ellison, USA, co-fondateur de Oracle Software avec 58,8 milliards de dollars
  10. Rob Walton, USA, riche héritier de Walmart avec 55 milliards de dollars

Ce top 10 est à nouveau dominé par des personnalités américaines … Pour rappel, la pandémie a permis à plusieurs milliardaires américains d’accroître leur fortune de 282 milliards de dollars au total !

On y observe que Bernard Arnault, le modèle français de la réussite financière, vient de céder la troisième place des hommes les plus riches du monde à Mark Zuckerberg. Actuellement, une fortune estimée à 77,1 milliards d’euros par Bloomberg alors qu’en novembre dernier, elle atteignait un chiffre record de 109,5 milliards d’euros.

Durant cette période, il était au coude à coude avec le patron de Amazon, Jeff Bezos, qui garde sa chaise dorée avec 140 milliards de dollars. Vous l’imaginez bien, en à peine quelques mois, le français a perdu plus de 25 milliards de dollars subissant la crise de plein fouets. Les magasins de ses marques étaient fermées et n’ont pu accueillir les clients…

Par Hamza NAQI

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Economie Monde

La guerre commerciale entre la Chine et les USA risque de repartir !

Le retour des négociations entre les deux puissances économiques mondiales n’arrivent pas à la meilleure période alors que nous sommes en train de vivre une situation jamais connue dans l’histoire de l’économie mondiale qui tourne au ralenti.

Les deux géants sont en froid depuis plus de 2 ans dans un contexte d’inégalité de la balance commerciale liée aux faibles importations de produits américains vers la Chine par rapport à leurs exportations. Ainsi, Trump n’avait pas apprécié et voulait rétablir la balance…

Nous avons assisté à un bras de fer féroce imposant des droits de douane punitifs à tout va… En effet, depuis janvier, les deux géants ont trouvé un terrain d’entente, et cela, juste avant la mise en quarantaine de Wuhan, point d’origine du virus.

La Chine a signé et promis d’augmenter de 200 milliards de dollars sur deux ans ses achats de produits américains. En échange, Donald Trump s’est engagé à reporter toute nouvelle hausse de droits de douane le temps de rétablir l’équilibre commerciale.

Et maintenant, on en est là …

Le négociateur chinois Liu He, vice-Premier ministre, et ses homologues américains Robert Lightizer, qui représente le Commerce extérieur, et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, se sont entretenus par téléphone.

En effet, les deux parties se sont dites prêtes à renforcer leur coopération en matière macroéconomique et de santé publique et à tout faire pour créer une atmosphère favorable à la mise en oeuvre de leur accord économique et commercial préliminaire, en vue de parvenir à des résultats positifs »

Le seul problème est que Donald Trump a menacé la semaine dernière d’appliquer de nouvelles sanctions commerciales à la Chine puisqu’il l’accuse d’être le responsable de la propagation de la pandémie, du coup des conséquences économiques désastreuses l’accompagnant.

« Maintenant ils (la Chine) doivent acheter », a dit Trump à Fox News. « Et s’ils n’achètent pas, nous résilierons l’accord, très simplement. »

De plus, Trump a déclaré que la Chine multipliait les achats de produits agricoles américains, mais s’est interrogé sur leur suffisance au regard des seuils prévus par l’accord commercial pour les achats de biens agricoles, manufacturiers, ainsi que dans les secteurs de l’énergie et des services.

La Chine a dénoncé hier des propos « mensongers et hypocrite » des Etats-Unis, tout juste après que le président Donald Trump ait proféré des critiques.

Les tensions risquent de s’exacerbées entre les deux puissances mais l’heure devrait être au calme surtout dans un contexte de ralentissement économique mondiale et de relations commerciales en peine.

Par Hamza NAQI

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Entreprises Nos analyses

DISNEY est durement frappé par la crise … mais en profite avec Disney+ !

DISNEY a annoncé un chiffre d’affaires du premier trimestre supérieur à celui de l’année précédente. En revanche, les bénéfices ont chuté puisque la pandémie a impacté plusieurs segments d’activité les plus performants de la société.

  • Bénéfice par action (ajusté): 60 cents contre 86 cents estimés, 1,61 $ sur un an
  • Chiffre d’affaires: 18,01 milliards de dollars contre 17,68 milliards de dollars estimés
  • Le titre de la société perdait 2,74% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse à New York.

«L’impact de COVID-19 et les mesures visant à empêcher sa propagation affectent nos segments de plusieurs façons, notamment dans les parcs, les expériences et les produits où nous avons fermé nos parcs à thème et magasins de détail, suspendu les croisières et les visites guidées des navires de croisière et a connu des perturbations de la chaîne d’approvisionnement », selon le communiqué de la société.

Le roi de « l’entertainement » estime à 1,4 milliard de dollars l’impact négatif de la crise sanitaire et économique sur ses activités, dont 1 milliard rien qu’avec les parcs d’attraction et croisières, segment représentant 30% des recettes.

C’est également logique lorsque l’on pense aux fermetures des frontières, au confinement et à la réticence des gens qui ne veulent ou ne peuvent plus voyager ou emmener leur famille dans un endroit bondé, la fréquentation des parcs nationaux de Disney, estimée à 83 millions de visiteurs en 2019, a bel et bien diminué fortement en 2020.

Des mesures ont été prises par la CFO, Christine McCarthy, qui a déclaré aux analystes que la société renoncerait au paiement du dividende semestriel prévu pour juillet. Ce qui permettra de préserver 1,6 milliards de dollars en cash, supposant que le dividende était resté constant à 88 cents par action.

Disney prévoit aussi de voir ses dépenses en capital baisser de 400 millions de dollars par rapport à l’année passée.

Quid de la production ?

La pandémie a également eu un impact sur le segment de production audiovisuelle. Cette unité a tout de même connu un chiffre d’affaires en hausse de 20% par rapport à l’année précédente pour atteindre 2,54 milliards de dollars, tandis que le résultat d’exploitation a baissé de 13% pour atteindre 466 millions de dollars.

En ce qui concerne le service de streaming de Disney, Dinsey +, et le service de streaming sportif ESPN+, ont démontré une activité positive avec une énorme quantité de nouveaux abonné(e)s au cours du dernier trimestre, profitant ainsi du confinement et concurrencer davantage le géant du streaming Netflix.

ESPN+ a vu son nombre d’abonné(e)s augmenter de 20%, atteignant 7,9 millions de personnes, tandis que la société a précisé que Disney + avait su engranger plus de 54,5 millions d’abonné(e)s cette semaine. Rappelons que ce service n’a été lancé que très récemment aux Etats-Unis.

Les actions de Disney ont baissé d’environ 30% pour l’année à ce jour jusqu’à la clôture de mardi, sous-performant par rapport à la baisse de 11% du marché dans son ensemble. Malgré tout Mickey garde le sourire…

Par Hamza NAQI

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Bourse Nos analyses

Les Traders utilisent souvent les CFD, nous vous expliquons ce que ça signifie !

Quelle image a-t-on de la bourse ? Parmi les réponses données par les non-initiés nous pourrions tomber sur celle-ci : « la bourse ? Avec les actions ? C’est trop risqué, je peux tout perdre. Non, la bourse ce n’est pas pour moi ! » ou « La bourse ? C’est pour acheter beaucoup d’actions et devenir riche ! »

Ce type de réaction peut s’expliquer par une multitude d’éléments qui font appel à la logique, les émotions ou les croyances des individus. Ils peuvent également être créés ou renforcés par ce que l’on entend ou voit autour de nous, notamment dans les médias. Ce qui nous amène à un constat : la forte médiatisation des actions par rapport aux autres produits financiers.

On le sait, le sensationnel attire le public… Et quoi de plus « captivant » que de voir le prix d’une action s’envoler ou dégringoler en l’espace d’une journée ? Des gens crient, d’autres pleurent, des fortunes sont détruites, bref, c’est riche en émotions. Et bien que les marchés financiers englobent plusieurs autres catégories de produits, comme les obligations ou les produits dérivés, c’est généralement les actions qui font la une de la presse financière.

Cependant, peut-on pour autant dire que les personnes qui font ces raccourcis ont tort ? Oui et non.

« La bourse » est avant tout un lieu où se rencontrent l’offre et la demande. L’objectif est de standardiser les conditions d’échanges pour faciliter les transactions. Dès lors, en théorie, il peut y avoir une bourse à n’importe quel endroit du monde (elle ne sera pas forcément réglementée).

Et puisque les bourses elles-mêmes peuvent avoir des caractéristiques différentes, il en va de même pour les produits financiers échangés. Aux côtés de produits très « classiques » comme les actions, obligations, futures, nous retrouvons également des produits plus « exotiques », comme celui qui nous intéresse aujourd’hui, les Contract for Differences (CFD).

Les CFD font partie de la catégorie des « produits dérivés ». Ils ont plusieurs types de sous-jacent comme les actions, les indices, les matières premières ou même des crypto-monnaies.

Ces contrats sont créés par des courtiers, qui en fixent les règles, dont celle de leur rémunération qui est la différence entre le prix d’achat et de vente du contrat (Spread). L’idée est de parier sur l’évolution future du sous-jacent, on dit alors que l’on prend une position à la hausse ou à la baisse.

Quels sont les avantages et inconvénients du CFD ?

Dans des produits hautement spéculatifs, les avantages peuvent aussi être inconvénients. En voici quelques-uns :

– Principaux avantages

  • L’effet de levier: principale raison d’investissement et bien connue des spéculateurs, l’effet de levier permet d’augmenter sensiblement les gains lorsque le sous-jacent varie légèrement. Un effet de levier de 100 permet de doubler sa mise si le sous-jacent varie de % à la hausse.
  • Les produits négociés: vous pouvez acheter des produits peu vendus aux particuliers, comme les matières premières ou les devises.
  • Liquidité et cotation 24/24h : Alors que le marché réglementé impose des horaires pour les transactions (souvent 9 h-16 h), les CFD peuvent s’échanger 24 h/24 avec les courtiers, ce qui garantit une forte liquidité.
  • Simple d’utilisation: les CFD permettent généralement un effet de levier de 10 . Par exemple, si vous achetez 50 CFD APPLE, au lieu d’acheter l’action APPLE coté à 400€, le CFD permet d’investir 2000€ au lieu de 20.000€ pour profiter d’une performance similaire. En effet, si l’action APPLE gagne 1%, le CFD dérivé de APPLE, lui, s’appréciera de 10%.

– L’inconvénient :

  • L’effet de levier: Bien évidemment, il s’agit également de son plus gros défaut. Puisque le CFD tient son principe d’une spéculation sur la direction que prendra le cours du sous-jacent, si l’estimation est incorrecte, la perte est immédiate. Ainsi, pour un levier de 100, une diminution de % du prix suffit pour que l’investisseur perde tout son argent. Vous pouvez même clôturer une position avec une perte plus importante que votre mise de départ et vous devrez donc payer la différence au courtier !

La bourse regroupe une multitude de produits financiers, dont certains font preuve d’une très grande transparence alors que d’autres sont très opaques et peu réglementés. Néanmoins, elle est également un lieu où les personnalités se rencontrent : des personnes patientes qui ont une vision à long terme, et d’autres, dont les yeux rivés sur les cours, jouent chaque jour la totalité de leurs avoirs. Même s’il est tentant de prendre des raccourcis pour s’enrichir rapidement, il ne faut pas oublier que cela peut se retourner très sévèrement contre vous.

Disclaimer : Nous vous rappelons également que Parlons Finance est un média informatif et qu’en aucun cas nos articles ont pour but de conseiller à l’achat un produit financier. L’investissement comporte des risques dont vous êtes responsables. Renseignez-vous ou consultez un conseiller financier.

Par Timur KAZKONDU

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Banque & Finance Nos analyses

Qu’est-ce que le secteur bancaire et financier ?

C’est seulement depuis le 19 ème siècle que le secteur bancaire a commencé à s’organiser en Europe. A mesure que l’économie progressait, la production était financée via des techniques financières élaborées mises en oeuvre par des institutions.

Après plusieurs dizaines d’années seulement, le système bancaire moderne a connu des améliorations avec les changements politiques, sociaux et économiques causés par la succession des crises et guerres.

Le système bancaire est un ensemble d’institutions et de mécanismes permettant le fonctionnement des banques et est l’un des composant principal du système financier, avec également les sociétés d’assurance ou encore les sociétés de bourse. Ce système financier fait partie intégrale de ce que les économistes appellent les « intermédiaires financiers ».

Parmi ceux-ci, les banques, aussi appelées établissements de crédit, sont les seules à posséder le pouvoir de création monétaire. En effet, chaque fois qu’une banque accorde un crédit, la quantité de monnaie en circulation dans l’économie augmente.

Ainsi, une des fonctions du système bancaire est de collecter l’épargne des agents économiques, ménages ou entreprises, qui possède une capacité de financement pour la distribuer aux agents ayant un besoin de financement qui se verront octroyer un crédit. De ce fait, ce secteur a pour principale activité, la transformation des dépôts à court terme en crédit octroyé à long terme.

Mais il faut également savoir que les banques ont également développée d’autres activités notamment via leur fonds de placement et de pension. Elles font également recours à la titrisation pour refinancer une partie de leurs encours de crédit et ainsi rendre leur bilan plus liquide. 

Voici les grandes catégories qui constituent une Banque:

 – Les activités de la banque de détail : Celle-ci s’adresse à la clientèle des particuliers, des professionnels et des entreprises. C’est un réseau d’agence, comme vous pouvez en voir partout. L’objectif est de collecter l’épargne pour financer l’économie. Elle s’occupe également de la gestion de moyens de paiement.

 – Les activités de la banque de financement et d’investissement (BFI): Les opérations financières comme les introductions en Bourse, les fusions acquisitions des sociétés, les émissions de titres ou de produits financiers et les opérations de vente et de trading sur les marchés constituent les activités spécifiques à la BFI.

En gros, cela représente plusieurs activités dédiées aux entreprises internationales et aux marchés financiers. Ces banques font parties de grands groupes bancaires universels mais elles ont leur organisation et leurs personnels propres. (BNP Paribas, Deutsche Bank, JP Morgan)

 – La gestion d’actifs qui est le segment responsable de la gestion des fonds de la clientèle et qui propose des placements aux investisseurs ou à la clientèle aisée, notamment pour la banque privée.

A noter qu’aujourd’hui plusieurs Fintechs tentent de supplanter les banques classiques en offrant les mêmes services mais de manière numérique et ambitionnent ainsi de prendre leur part de marché.

En effet, le progrès technologique offre des opportunités inattendues et permet de proposer des services différents. La transformation numérique est aujourd’hui une réalité incontournable que ce soit dans le secteur de la banque de détail ou dans celui de la banque de financement et d’investissement (BFI).

Ainsi, les grandes modifications des néo-banques passent par le comportement et les usages des clients mais aussi une restructuration profonde du modèle opérationnel des banques.

D’après un rapport[1] sur les Fintech les plus innovantes publié par KPMG, la Chine était le leader mondial des start-ups de la finance avec 9 Fintech représentées dans le classement total en 2017 et 3 en 2019.

2019 Fintech100: Leading Global fintech innovators (KPMG)

Les Fintech du Top 10 :

  1.           Ant Financial (Chine)
  2.           Grab (Singapour)
  3.           JD Digits (Chine)
  4.           GoJek (Indonésie)
  5.           Paytm (Inde)
  6.           Du Xaoman Financial (Chine)
  7.           Compass (Etats-Unis)
  8.           Ola (Inde)
  9.           Opendoor (Etats-Unis)
  10.          OakNorth (Royaume-Uni)

Il est devenu possible de consulter nos relevés bancaires en ligne, de faire des opérations de tous types ou encore de se voir octroyer un prêt, y compris sur notre mobile, et cela, sans délai. L’accès à l’information devient désormais instantané. Mais, il est également à noter que les équipes informatiques des banques ont de multiples enjeux à maitriser notamment pour rester compétitives. 

Il y a également de nombreuse start-up qui ont l’ambition de révolutionner la manière dont les consommateurs réalisent leurs paiements. Prenons l’exemple du géant américain Paypal, anciennement filiale d’eBay, qui a été l’un des premiers à bouleverser cet écosystème au début des années 2000 en proposant une plateforme de paiement en ligne afin de faciliter les transactions.

  • En effet, le premier enjeu est lié à l’accès aux données depuis n’importe quel périphérique. Il faut donc transformer en profondeur les infrastructures informatiques donc les données doivent avoir la faculté de se convertir sous un format unique et accessible au public. Ces données peuvent également être utilisées afin d’analyser les profils et besoins pour proposer des offres pertinentes au client tout en restant en conformité avec le RGPD, nous y reviendrons.
  • Le deuxième enjeu est lié à la cybersécurité. Les échanges des données, l’évolution rapide des technologies et l’usage des téléphones mobiles par les clients sont les principales inquiétudes des banques concernant la sécurité.
  • Le troisième enjeu est celui de la règlementation imposant aux établissements financiers d’exercer un contrôle permanent sur leurs données. Il leur est également obligé de s’assurer que les fournisseurs de services informatiques n’enferment pas les données.
  • Le dernier aspect à prendre en considération concerne la gestion des données dont la quantité augmente de manière considérable. En effet, l’analyse de ces données permet de d’améliorer l’interaction avec le client mais aussi le temps et la qualité des décisions. 

Par Hamza NAQI


[1]  Rapport international 2019 sur les Fintech les plus innovantes publié par KPMG et H2 Ventures

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L’économie américaine au plus mal après 10 années de croissance !

Le Département du commerce américain a publié un rapport dans lequel nous apprenons que l’économie américaine s’est contractée de près de 5% le premier trimestre 2020 alors que l’économie tourne en ralenti, plusieurs milliers d’entreprises ont fermé et que les demandes de chômage ont atteint des niveaux records.

Le PIB américain chute de 4,8% au premier trimestre en rythme annuel alors que la première économie mondiale a connu une décennie de croissance dont la croissance de 2,1% des 3 derniers mois de 2019.

La raison est simple et connue de tous. Il s’agit en effet du contexte actuel de la pandémie ayant poussé l’économie à ralentir considérablement. Cette crise a aussi eu pour conséquence une envolée sans précédent du chômage atteignant plus de 26 millions de personnes en 4 semaines sur une population active d’environ 165 millions.

Toutes les composantes de l’activité, à commencer par la consommation des ménages, qui représente les deux tiers de l’économie américaine, ont fortement reculé.

Les exportations ont, quant à elles, chuté de 8,7% et les importations de 15,3%.

Les chiffres publiés mercredi, qui s’ajoutent à l’explosion des inscriptions au chômage (plus de 26 millions en 5 semaines), pourraient augmenter la pression sur les Etats afin qu’ils redémarrent rapidement leur économie.

Ces chiffre du Trésor nous proviennent au même temps que la Réserve fédérale américaine (Fed) finit ses deux journées mensuelles de réunion ce mercredi. En deux fois, elle a baissé ses taux directeurs à un niveau compris entre 0% et 0,25% pour maîtriser la crise et injecter davantage de liquidité dans le marché.

 A noter que ce soir, le comité de politique monétaire de la FED se prononcera sur sa politique monétaire en publiant son communiqué officiel

Par Hamza NAQI