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Banque & Finance Nos analyses

Tout savoir sur la Blockchain !

Il est fort probable que vous ayez entendu le terme « Blockchain » au cours de ces dernières années. Même si nous avons tous tendance à avoir une vague idée de ce que c’est, la réelle définition est bien plus complexe qu’elle n’en a l’air et la voici !

La blockchain est le nom d’une nouvelle technologie. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une séquence de blocs, ou de groupes de transactions, qui sont enchaînés et distribués entre différents utilisateurs.

Certains spécialistes du domaine définissent la blockchain comme étant un incorruptible grand livre numérique, contenant des transactions économiques, pouvant être programmées pour enregistrer non seulement des transactions financières, mais également tout ce qui a de la valeur.

Histoire

La Blockchain a été inventée en 2008 en pleine crise économique, à un moment où le monde financier n’était pas sûr. C’est pourquoi cette méthode s’est répandue si rapidement dans différents secteurs comme les banques, l’informatique ou encore le droit. La blockchain a été une révélation pour tous ceux qui souhaitaient bâtir la confiance entre deux parties sur le net.

Elle a été fondée par une personne (ou un groupe de personnes) utilisant le nom de Satoshi Nakamoto, pour servir de registre public des transactions du bitcoin. L’identité de Satoshi Nakamoto reste encore inconnue à ce jour.

L’invention de la blockchain pour les bitcoins a fait de cette cryptomonnaie la première monnaie numérique/digitale à résoudre le problème de « double-dépense », sans qu’il soit nécessaire de faire appel à une autorité de confiance ou à un serveur central.

La « double-dépense » est une faille potentielle dans un système d’argent numérique/digital dans lequel le même jeton numérique peut être dépensé plus d’une fois. Contrairement à l’argent liquide (physique), un jeton numérique consiste en un fichier numérique qui peut être dupliqué ou falsifié.

Comme pour la fausse monnaie, cette double dépense entraîne une inflation en créant une nouvelle quantité de monnaie (copiée) qui n’existait pas auparavant. Cela dévalorise la monnaie par rapport à d’autres monnaie et diminue la confiance des utilisateurs ainsi que la circulation et la conservation de la monnaie.

Fonctionnement

Au départ, la Blockchain est une technologie transparente qui fonctionne sans organe de contrôle central qui assure le stockage et la transmission des informations. En outre, chaque utilisateur dispose d’une copie de chaque transaction effectuée.

En d’autres termes, on peut considérer cela comme étant un livre dont chaque propriétaire dispose à tout moment d’une copie mise à jour. Pour chaque transaction effectuée, une nouvelle page est ajoutée au « livre » et l’utilisateur peut la consulter. En outre, Blockchain est basé sur quelques principes détaillés ci-dessous :

La technologie renforce l’intégrité:

Par exemple, puisque l’intégrité est répartie et codée dans le système, chaque utilisateur peut échanger de la valeur en sachant que l’autre partie respectera l’accord.

Les gens doivent contrôler leurs propres données:

En fait, en éliminant le besoin de confiance, le système permet aux utilisateurs de cacher leur véritable identité.

Les droits sont protégés:

Comme chaque action est transparente, les droits et la propriété sont toujours clairs et applicables dans le système.

L’économie fonctionne mieux lorsqu’elle fonctionne pour tout le monde:

Dans une Blockchain, il s’agit en effet de réduire les obstacles à la participation.

La sécurité est une priorité:

Ainsi, les mesures de sécurité sont intégrées dans le réseau, ce qui assure la confidentialité et l’authenticité de toutes les activités.

La Blockchain, l’ennemi des banques ?

Comme il a été indiqué ci-dessus, la Blockchain peut être utilisée dans divers secteurs dont le secteur bancaire. Elle révolutionne la manière dont s’échangent les informations et leur sécurisation.

Elle a notamment été adoptée par des banques en vue de sécuriser les paiements à distance ou les tradings d’actions. 

Prenons un premier exemple dans ce secteur-là. Avec la Blockchain, le rôle des banques peut être mis à mal et elles deviendraient donc superflues. En effet, les banques ont pour but de garder une trace des titres de propriété et d’authentifier les transactions afin de confirmer qui possède quoi. Cependant, une banque peut faire faillite en concluant de mauvaises affaires et ainsi, perdre tout son argent. Les banques peuvent également vendre les données de ses propres clients sans leurs consentements.

Grâce à la Blockchain, tout vendeur et tout acheteur peut se passer des autorités centrales traditionnelles comme les banques.

En fait, puisqu’il n’existe pas d’organe de contrôle central comme par exemple le gouvernement, chaque utilisateur de la Blockchain a accès à une base de données décentralisée (et bien évidement sécurisée). De plus, comme chaque utilisateur dispose d’une copie de la transaction précédente, il est pratiquement impossible pour un hacker de pirater le système.

La base de données est en effet diffusée dans le monde entier en millions de copies potentielles, ce qui fait que le coût et le temps nécessaire pour toutes les pirater sont simplement trop élevés. Un pirate devrait en effet obtenir l’accès à plus de la moitié des copies, ce qui semble très peu probable.

Une des nouveautés apportée par la blockchain sont les contrats intelligents dits smart contracts, dont le but est l’exécution automatique, sans intervention humaine, des conditions et termes d’un contrat. Cette innovation est née grâce à la blockchain Ethereum.

Conclusion :

En bref, la blockchain fonctionne comme un registre (immuable) de transactions qui ne nécessitent pas de faire appel à une autorité externe pour valider l’authenticité et l’intégrité des données. Les transactions sont généralement économiques/financières, mais nous pouvons également y stocker tout type d’information dans les blocs.

En outre, elle pourrait potentiellement faire entrer des milliards de personnes dans le monde de la finance et du commerce. Tout cela de manière ouverte et transparente, en réduisant considérablement la corruption et la fraude tout au long du processus.

Par Jad BITAR

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Banque & Finance Nos analyses

Selon McKinsey, les revenus des paiements mondiaux pourraient baisser de 140 milliards de dollars par rapport à 2019 !

Selon le McKinsey Global Payments Report, publié récemment, la crise sanitaire mondiale a accéléré certaines tendances dans le comportement des consommateurs mais également des entreprises ce qui les a poussé à engager plus rapidement leur transformation digitale.

En effet, dans les six premiers mois de l’année 2020, les paiements digitaux, les paiements instantanés ou encore le e-commerce ont été grandement apprivoisés car considérés comme étant la meilleure alternative au paiement par cash dans un contexte où la sensibilisation sur les paiements en espèce et le contact social avait été accrue.

Malgré cela, les revenus mondiaux ont baissé de près de 22% dans les six premiers mois de l’année comparé à la même période en 2019.

Considérant l’année entière, dans son rapport, McKinsey & Company a déclaré qu’il s’attend à ce que les revenus des paiements mondiaux de l’année 2020 seraient inférieurs d’environ 140 milliards de dollars à ceux de 2019, soit une baisse d’environ 7%.

Les revenus globaux avait cru de près de 5% en 2019 portant le total à un peu moins que 2.000 milliards de transactions.

Les flux de paiements transfrontaliers ont également été gravement touchés par la pandémie et du fait des instabilités géopolitiques. Par exemple, toujours selon le rapport, en 2019, les paiements transfrontaliers ont totalisé 130 billions de dollars, générant revenus de paiements de 224 milliards de dollars. Du fait des instabilités géopolitiques, de nombreuses entreprises ont constaté de nouveaux risques liés à leur chaîne de valeur.

Pour conclure, vous savez que l’économie mondiale commence progressivement à sortir de ce qui est vu comme étant la récession la plus grave depuis la Grande Dépression, ainsi les analystes prévoient que l’adoption des paiements numériques s’accélérera. Nous y reviendrons.

Par NAQI Hamza

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Bourse Nos analyses

En Bourse, vous pouvez investir dans des fonds négociés (ETF), mais qu’est-ce que ça signifie vraiment ?

Dans la vie de tous les jours, quand on fait référence aux marchés boursiers, la plupart des gens pensent directement aux actions, voire aux obligations. Cependant, il existe également une multitude d’autres titres, dont justement l’ETF.

Un ETF, acronyme de « Exchanged Traded Funds » (ou encore « Fonds négocié en bourse »), est également connu sous le nom de Tracker et ceci pour une raison assez simple.

Les trackers sont des fonds indiciels cherchant à suivre fidèlement un indice boursier comme par exemple le Bel 20. Il a donc la même composition que l’indice boursier qu’il reproduit. Il varie donc à la hausse ou à la baisse de la même manière.

Les fonds négociés en bourse sont disponibles sur les marchés financiers depuis le début des années 1990. Ils constituent l’un des principaux types de fonds d’investissement, aux côtés des fonds d’assurance, des fonds de pension ou encore des fonds spéculatifs. La principale caractéristique qui distingue les ETF des autres fonds d’investissement est qu’ils sont toujours négociés en bourse (comme les actions ordinaires) et que leur prix est déterminé par des opérations « d’achat et de vente ».

L’objectif principal des ETF est donc de reproduire et de répliquer la performance d’un indice ou d’un instrument financier donné, plutôt que de le surpasser.

Par exemple, un investisseur souhaitant obtenir la même performance que l’indice « Dow Jones Industrial Average » pourrait investir dans le « FNB DJIA ». De plus, certains ETF permettent également de suivre l’inverse de la performance d’un indice. Par exemple, si un investisseur pense que le prix de l’argent va chuter, il peut acheter les actions d’un « Inverse Silver ETF » afin de gagner de l’argent sur la baisse des prix de l’argent.

Avantages d’un ETF ?

L’un des avantages d’un ETF est sa facilité d’accès. Car même s’il s’agit d’un fonds d’investissement, ce produit est coté en continu comme une action classique et peut donc être procuré de la même manière qu’un titre classique. 

De plus, autre avantage, les frais des ETF sont en général plus faibles que ceux des fonds actions classiques.

Enfin, les trackers permettent une certaine diversification, qui diminue les risques de perte. En effet, en investissant dans un ETF, une personne investit dans différentes catégories d’actifs à l’aide d’un seul et même titre.

Un autre avantage des ETF par rapport aux fonds communs de placement est leur liquidité. Alors que les fonds communs de placement traditionnels sont achetés et vendus à la clôture de chaque « business day »,  les investisseurs peuvent négocier les ETF à tout moment de la journée, de l’ouverture à la fermeture du marché.

Quid des différents types d’ETF ?

En ce qui concerne les différents types d’ETF, il en existe plusieurs:

  • Stock ETF: Ils suivent un ensemble particulier d’actions. Ils peuvent suivre ces actions en fonction de leur indice ou de leur secteur d’activité. Comme les actions sont soumises à la volatilité du marché, ces fonds peuvent constituer une bonne option pour les investisseurs cherchant une rentabilité à long terme.
  • Bond ETF: Elles sont composées d’obligations d’entreprises ou d’État. Ils peuvent être intéressants pour les investisseurs intéressés par des ETF à revenu fixe. En effet, ces fonds versent régulièrement des dividendes d’intérêts provenant d’obligations d’entreprises ou d’État.
  • Commodity ETF: Ils investissent dans des produits de base comme les métaux précieux, les matières premières ou encore les aliments naturels.
  • Sector or Industry ETF: Ces ETF suivent des secteurs particuliers, comme les biotechnologies, les soins de santé, l’énergie, etc.
  • ETF sur devise: Les ETF sur devises négocient des devises étrangères et peuvent offrir aux investisseurs une exposition au marchéd
  • Leveraged ETF: Grâce à l’utilisation d’un effet de levier, ils visent à accroître les rendements, généralement de 2 ou 3 fois plus que ceux d’un ETF typique suivant le même indice. Ils sont le plus souvent utilisés comme une stratégie d’investissement à court terme. S’ils peuvent offrir des rendements importants lorsque l’indice sous-jacent est à la hausse, les pertes sont également amplifiées, ce qui en fait un investissement plus risqué.
  • Inverse ETF: Ils visent à obtenir des rendements sur la baisse des indices qu’ils suivent.
Quid de l’emission des ETF ?

Comme le montre le graphique suivant, les ETF sont des produits d’investissement qui depuis plusieurs années connaissent une demande grandissante.

Nombre d’ETF échangés à travers le monde, entre 2003 et 2019 (Statista 2020)

On voit sur le graphique ci-dessus, qu’en 2019 on retrouvait 6.970 millions ETF dans le monde alors qu’en 2003, le nombre était à 276. On remarque donc une importante augmentation.

Les investisseurs peuvent choisir parmi une large sélection d’ETF, dont des milliers sont actuellement négociés dans le monde entier. Les entreprises qui proposent ces ETF (appelé les émetteurs d’ETF) ne manquent pas. Toutefois, les plus grandes sociétés d’ETF dominent le marché des ETF.

Les 5 plus grandes sociétés d’ETF contrôlent la grande majorité des actifs totaux sous gestion[1] (Total Assets Under Management – AUM) de l’ensemble des ETF.

  • iShares (filiale de Blackrock)
  • Db-X Trackers (filiale de Deutsche Bank).
  • Lyxor (filiale de la Société Générale).
  • UBS.
  • Amundi (filiale du Crédit Agricole).
Quid du rendement des ETF ?

Plus haut, il a été dit que l’objectif principal des ETF est de reproduire la performance d’un indice ou d’un instrument financier donné, plutôt que de la surpasser. En effet, un certain nombre d’études ont montré qu’il est difficile pour les ETF de battre les indices sur le long terme. Les fonds parvenant à générer de la surperformance de manière durable sont assez rares.


[1] Les actifs sous gestion sont l’ensemble des actifs contrôlés par le fonds commun de placement. Il comprend tous les actifs investis par le fonds commun de placement ainsi que les liquidités qu’il détient.

Par Jad BITAR

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Banque & Finance Nos analyses

Qu’est-ce que la Cellule de traitement des Informations Financières (CTIF) ?

La Cellule de Traitement des Informations Financières, CTIF, créée en 1993 avec la loi du 11 janvier 1993, est l’arme principale de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Belgique.

La CTIF est une autorité administrative avec un statut indépendant qui est chargée du traitement et de la transmission d’informations mais également de l’analyse des faits et des transactions financières suspectes qui lui sont transmis par les institutions et les personnes visées par la loi.

En effet, cet organisme est constitué de plusieurs experts financiers et d’un officier supérieur détaché de la police fédérale. A noter que la CTIF est placée sous le contrôle des Ministres de la Justice et des Finances et sous la direction d’un magistrat ou de son suppléant détachés du parquet. Le bureau, constitué du président et du vice-président, organise les activités de la CTIF.

La CTIF est destinée à recevoir et à analyser les informations transmises par :

  • les entités assujetties visées par la loi
  • les autorités de contrôle de ces entités
  • les autorités chargées du contrôle des marchés financiers
  • les organismes étrangers qui remplissent les mêmes fonctions en vue d’échanges collaboratifs
  • les autorités compétentes en matière de réception des déclarations de transport transfrontalier d’argent liquide effectuées en application de l’Arrêté Royal du 26 janvier 2016 portant certaines mesures relatives au contrôle du transport transfrontalier d’argent liquide
  • du Ministère public dans le cadre d’une information ou d’une instruction liée au terrorisme ou au financement du terrorisme;
  • de l’Office européen de lutte anti-fraude de la Commission européenne (OLAF) dans le cadre d’une enquête relative à une fraude au préjudice des intérêts financiers de l’Espace économique européen;
  • des fonctionnaires des services administratifs de l’Etat, des curateurs de faillite et des administrateurs provisoires qui dans l’exercice de leurs missions ou de leur profession constatent des faits qu’ils savent ou soupçonnent être liés au blanchiment de capitaux ou au financement du terrorisme.

La CTIF a en outre accès aux données du Registre national des personnes physiques mais les membres sont soumis à un secret professionnel très strict dans le respect du RGPD.

En ce qui concerne les déclarations, les institutions financières (banques et autres) se doivent de déclarer à la CTIF si elles prennent connaissance d’un dossier pour lequel elles soupçonnent ou ont des motifs concrètes de soupçonner que sont liés au blanchiment ou au financement du terrorisme :

  • des fonds détenus par leurs clients, quel qu’en soit le montant ;
  • des opérations effectuées ou ordonnées par leurs clients ; ou
  • des faits, en ce compris des tentatives d’opérations, dont elles ont connaissance.

En dix ans, les banques belges ont notifié 74.000 opérations suspectes à la CTIF (Cellule de traitement des informations financières) …

Par Hamza NAQI

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Entreprises Nos analyses

Qu’est-ce qu’une scission d’entreprise ou Spin-off ?

Il existe plusieurs manières pour un groupe d’accroître sa valeur sur le marché et la Spin-Off en fait partie puisqu’elle permet de scinder une activité en minimum deux activités distinctes avec une cotation respective.

Il s’agit de la séparation en plusieurs entreprises indépendamment cotées pour lesquelles les nouvelles
actions de la société sont attribuées gratuitement aux actionnaires de la société mère. Ainsi, l’entreprise va créer une nouvelle entreprise composée de l’ensemble de son patrimoine moyennant l’attribution de droits sociaux aux associés de la société scindée.

Il est important de noter que l’existence d’obligations et/ou de valeurs mobilières complexes risque de complexifier ou rendre impossible la réalisation d’une scission.

  • Par exemple, le groupe A réalise un spin-off et crée une activité distincte, le groupe B. Les détenteurs d’action dans le groupe A vont recevoir des actions du groupe B en fonction de leur participation dans A. Les actionnaires de A restent actionnaires de A et deviennent actionnaires de la nouvelle entité du groupe, B.

Le spin-off permet aux entreprises mères de se concentrer davantage sur le cœur de leur activité, et d’y allouer tous les moyens nécessaires que ce soit au niveau financier, humain ou encore techniques.

De plus, les sociétés issues du spin-off, une fois entièrement sorties de l’entreprise mère, sont indépendantes et ne comptent plus que sur leurs propres moyens pour se développer. Elles ont aussi leur propre « management » et peuvent également solliciter leurs nouveaux actionnaires pour avoir plus de ressources via une augmentation de capital et accroître sa croissance.

  • Petit exemple qui risquerait de vous parler, Hello Bank, service bancaire 100% mobile, est une « spin-off » de la banque BNP Paribas Fortis qui a créé une nouvelle marque pour attirer un public plus jeune et plus branché dans le digital. 

==> Aux Etats-Unis, le « spin-off » est très souvent utilisé comme une solution pour se séparer des métiers les moins favorable sur le marché et dont la valeur décline.

==> En Belgique, d’un point de vue fiscal, le fait de recevoir des actions suite à une opération de spin-off est considéré comme un dividende et est donc soumis au précompte de 30%.

PS: Si cet article vous a plu, merci de le partager et de nous le faire savoir en commentaire pour que nous puissions continuer à en publier régulièrement.

Par Hamza Naqi

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Banque & Finance Nos analyses

L’asymétrie d’information : Quand la confiance et la peur se mélangent !

L’être humain est bien des choses… Il est avant tout un être sociable, qui interagit avec ses semblables et les aide pour ne pas se sentir seul. Il est également un être vivant qui ressent, et parfois succombe, à de nombreuses émotions.

Enfin, c’est un être intelligent qui a compris et exploité le monde qui l’entoure, dans un but précis d’amélioration de sa qualité de vie.

Fin 2019, nous étions très loin d’imaginer que, dans les mois à venir, un petit virus venu de Chine enlèverait de nombreuses vies, forcerait des millions de gens à s’enfermer chez eux, pousserait des gouvernements à prendre des décisions exceptionnelles, mettrait en lumière de larges failles de notre système économique ainsi que bien d’autres points que nous aurions préféré ne jamais connaître.

Dans un climat où les interactions sociales sont réduites, où la peur est renforcée, où les richesses créées s’évaporent, de nombreuses pistes ont été envisagées pour remonter la pente. Parmi celles-ci, il y a celle du crédit.

👉 Le terme « crédit » vient du verbe latin « credere », qui signifie « croire », « confier en prêt », ou « avoir confiance ». La forme de crédit la plus répandue dans nos sociétés est le prêt.

De quoi est composé le crédit ?

L’emprunteur : Il s’agit d’une personne ou une entreprise qui aimerait se lancer dans un projet qui améliorera sa qualité de vie ou celle de son entreprise. Cependant, elle ne possède pas immédiatement des fonds nécessaires à la réalisation de son projet. Pour ce faire, elle part à la recherche d’un financement

  • Le prêteur : il s’agit d’un organisme ou une personne, qui dispose de liquidités à prêter.
  • Les intérêts : Le prêteur cherche à ce que l’opération lui soit aussi bénéfique. Après tout, il prend un risque en mettant à disposition une partie de son capital à quelqu’un dont il ne connaît que peu de choses. Il demandera alors un remboursement avec intérêts pour couvrir ce risque. Cet intérêt prendra en compte la capacité financière de l’emprunteur et les autres crédits en cours.
  1. S’il s’agit d’une entreprise, son bilan comptable sera pris en compte, tout comme la qualité du management en place ou les opportunités de croissance.
  2. S’il s’agit d’un pays, d’autres points seront analysés comme la politique budgétaire, la création de richesse (PIB) ou la solidité de la monnaie locale.

Lorsque l’emprunteur est une personne physique, une banque peut se charger de vérifier la solvabilité de son client. Lorsqu’il s’agit de grandes entreprises ou d’États, les prêteurs s’en remettent aux analyses fournies par les agences de notation (ex. Moody’s, S&P, Fitch)

La durée : Le prêteur aura peut-être besoin de cet argent à l’avenir, il veillera donc à ne pas s’engager sur une très longue période.

Le monde d’aujourd’hui ne serait pas celui que l’on connaît si les prêteurs n’accordaient leur consentement qu’aux personnes « sûres à 100 % » et si les emprunteurs refusaient de payer le prix « du risque pris ». Ce compromis a permis aux sociétés modernes d’évoluer.

👉 C’est lorsque l’emprunteur et le prêteur discutent d’un éventuel prêt que les émotions humaines interviennent. Le premier souhaitant susciter la confiance chez le second apporte des éléments qui démontrent une solidité financière et une gestion « bon père de famille ».

À l’opposé, la crainte d’accorder un crédit à une personne insolvable pousse le prêteur à prendre de nombreuses précautions (comme mettre en hypothèque la maison achetée).

Lorsqu’une des deux parties dispose d’informations que l’autre n’a pas, on parle alors d’asymétrie d’information. Un vendeur pourrait omettre l’existence de vices cachés et un emprunteur pourrait gonfler ses chiffres pour favoriser son dossier.

Dans ces cas, une bataille psychologique s’engage entre la confiance et la peur. Toutes informations objectives et vérifiables permettent à l’un ou l’autre de prendre le dessus. Finalement, l’accord trouvé sera le reflet du sentiment dominant dans la relation.

A-t-on accordé ce prêt à 2% parce que l’on a confiance dans le projet de l’emprunteur ? Ou a-t-on défini que 2% seraient une juste rémunération pour un projet comportant quelques risques ? Tout est dans la formule que l’on utilisera pour définir le deal.

En ces temps compliqués, l’apocalypse économique n’a pu être évitée que parce que l’on a fait appel à l’un des principes fondamentaux de l’être humain, la solidarité. Les banques, centrales ou classiques, ont fourni aux entreprises les liquidités nécessaires pour maintenir leurs activités et les emplois. Les milliards d’euros accordés, en urgence, sous forme de prêt, montre un état d’esprit : nous avons préféré avoir confiance en l’autre, plutôt que d’en avoir peur.

Par Timur Kazkondu

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Pourquoi devions-nous réglementer/réguler les banques ?

L’activité principale de la banque est de gérer l’intermédiation entre les personnes disposant de moyens financiers et celles qui cherchent à se financer pour leur octroyer un crédit. Leurs relations encourent énormément de risques qui génèrent des coûts ce qui a contribuer à la mise en place de normes prudentielles

Il est ainsi primordial de comprendre la raison pour laquelle une banque se doit d’être réglementée et de s’appuyer sur des standards internationaux du Comité de Bâle et en conformité avec la réglementation européenne.

En effet, plusieurs crises financières ayant eu lieu durant le 20e siècle ont montré l’utilité grandissant de la mise en place de mesures permettant d’assurer la sécurité des systèmes bancaires et prévenir de l’éventualité d’une nouvelle faillite de banques systémiques dont les conséquences risquent d’être dévastatrice pour l’économie globalisée.

En réponse aux crises, des réformes financières ont progressivement été mises en place en vue de soumettre les banques à des exigences prudentielles renforcées.

Le secteur bancaire est l’un des plus réglementés au monde en raison du rôle clé que jouent les banques dans le processus d’intermédiation financière. Un système bancaire peut également avoir des défaillances. Ces faiblesses risquent de porter atteinte à la stabilité financière tant à l’échelle nationale qu’internationale.

L’activité bancaire est intrinsèquement un ensemble d’opérations risqués constants et diverses.

Par conséquent, les autorités de contrôle doivent comprendre ces risques et contrôler si les banques mesurent et gèrent bien cela. De ce fait, la réglementation permet d’éviter que de nouvelles crises ne bouleversent l’économie mondiale et la réglementation contribue à protéger les clients des banques, notamment afin d’éviter la perte de leurs dépôts bancaires.

D’ailleurs, Michel Aglietta*, économiste français de renom, énonce que : « Le renforcement de la régulation prudentielle est crucial pour rendre les structures financières plus robustes aux chocs imprévisibles et pour limiter l’aléa moral des banques qui savent que leur rôle spécial dans le service de la monnaie les protège des faillites la plupart du temps ».

En effet, les propositions de Comité de Bâle de renforcer la réglementation des banques ont essentiellement porté sur les ratios prudentiels en fonds propres et sur de nouveaux ratios de liquidité comme nous l’avons explicité plus haut.

Dès lors, il était impératif d’apporter de nouvelles règles permettant de consolider la solidité des systèmes financiers, ce qui reste une préoccupation d’importance pour la communauté internationale.

En résumé, la réglementation bancaire recouvre l’ensemble des normes s’appliquant aux établissements de crédit, banques, sociétés financières. Les objectifs principaux de la réglementation bancaire sont :

  • Assurer la sécurité des placements et des investissements
  • Garantie la transparence ainsi que la traçabilité des opérations
  • Standardiser les normes dans tous les pays

Il est à noter que depuis une quinzaine d’années, c’est à Bruxelles qu les règles bancaires sont réfléchis et étudiées et la crise de 2008 a accentué ce fait-là.

L’article prochain portera sur les réglementations de Bâle … à suivre.

Par Hamza NAQI

SOURCE:

Michel Aglietta : « Réguler la globalisation financière ». Éditions La Découverte, collection Repères, Paris, 1998

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Entreprises

Uber rachète Postmates, un pionnier américain de la livraison pour 2,65 milliards !

Nous venons d’apprendre que UBER a conclu un accord en vue de racheter le fournisseur de repas à domicile Postmates, une application de livraison de repars, pour un montant faramineux de 2,65 milliards de dollars !

L’opération de rachat, qui devrait être réalisée en actions, vise à atténuer la chute de son activité de VTC en dynamisant ses services de livraison de repas à domicile Uber Eats.

En effet, en rachetant l’entreprise, UBER pourrait asseoir sa toute grande domination sur le marché de la livraison de repas et ajouter un service supplémentaire dans son portefeuille de services. A noter que l’entreprise américaine a tout de même accusé une perte de 2,9 milliards de dollars au premier trimestre et a licencié ¼ de ses employés en mai.

Pour rappel, le contexte actuel lié à la pandémie du covid-19 a eu un impact négatif sur le service de taxe de UBER à cause du confinement généralisé au niveau mondial. En revanche, les livraisons à domicile ont connu un bon positif durant cette même période, ce qui a représenté une augmentation de 54% des rentrées pour Uber Eats.

De plus, il y a quelques semaines, UBER avait déjà lorgné sur le fournisseur de repas Grubhub qui a fini chez le concurrent anglo-néerlandais Just Eat Takeaway (fusion entre Just Eat et Takeaway) pour 7,3 milliards de dollars.

Fondé en 2011, Postmates a été l’un des premiers à laisser des clients aux États-Unis commander la livraison de repas à l’aide d’une application mobile. Par ailleurs, selon l’accord, le PDG de Postmates qui n’est autre que Bastian Lehmann ainsi que son équipe continueront à exercer au sein de l’entreprise afin de gérer Postmates en tant que service distinct.

Postmates représentait environ 10% des ventes de livraison de nourriture en 2019 aux Etats-Unis, contre 32% pour Grubhub et 20% pour UberEats, selon le cabinet d’analyse Second Measure

Par Hamza NAQI

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Banque & Finance

Belfius et Proximus signent un partenariat stratégique pour une société plus digitale et sans cash !

La bancassurance Belfius, détenue par l’Etat belge et dirigée par Marc Raisière associéé à l’opérateur télécom Proximus, dirigé par Guillaume Boutin et également détenu en partie par l’Etat belge, ont mis en place une collaboration « stratégique unique de grande ampleur » !

Il s’agit d’un partenariat visant à permettre à Belfius de développer une banque entièrement digitale au sein de l’entité
Proximus alors que Belfius s’est engagée à intégrer les produits Proximus sur sa plateforme digitale ! C’est une coopération commerciale prévue pour du long-terme.

C’est une offre destinée à la fois aux nouveaux clients mais également aux clients existants qui proposera «de nouvelles façons d’accompagner les familles dans leurs opérations bancaires quotidiennes» selon le communiqué.

« Je suis particulièrement heureux et fier que Belfius et Proximus deviennent des partenaires stratégiques. Pas seulement parce que nous jetons les bases d’une collaboration stratégique unique au monde. Mais surtout parce que nous créons un business model innovant qui fait réellement du sens et sera un véritable « life changer » pour nos clients. Et je suis convaincu, cette collaboration sera un succès tant pour Belfius que Proximus. », selon Marc Raisière.

«Les clients Belfius, quant à eux, auront accès à une offre spécifique développée par Proximus à laquelle ils pourront souscrire via les différents canaux de vente de Belfius

Cette alliance stratégique locale est une première mondiale en termes de convergence entre un opérateur télécom et une banque et sera 100% digitale. Selon le communiqué, l’offre sera entièrement CASHLESS et l’objectif des deux géants belge est de soutenir l’évolution vers une société sans CASH suite à la pandémie du coronavirus.

Par NAQI Hamza.

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Monde

TOP 10 des hommes les plus riches du monde en 2020 !

Dans ce top 10 des hommes les plus riches du monde, il est pas étonnant de voir que le podium des hommes les plus riches du monde est entièrement américain avec Bill Gates sur la deuxième marche et Jeff Bezos qui ne bouge pas d’une semelle.

En effet, le patron d’Amazon fait partie des grands bénéficiaires du contexte que nous connaissons et surtout du confinement puisque le cours de l’action du géant du e-commerce a bondi de 25% depuis le 1er janvier.  Ainsi, Bezos a gagné 25,4 milliards de dollars en une année, pour une fortune estimée à 140 milliards de dollars,  selon Bloomberg.

TOP 10 des hommes les plus riches du monde :

  1. Jeff Bezos, USA, patron de Amazon avec 140 milliards de dollars
  2. Bill Gates, USA, fondateur de Microsoft avec 106 milliards de dollars
  3. Mark Zuckerberg, USA fondateur du réseau social Facebook comptant 2,7 milliairds d’utilisateurs avec 78,8 milliards de dollars
  4. Bernard Arnault, Français, PDG de LVMH avec 77,1 milliards de dollars
  5. Warren Buffett, USA, fondateur du fonds d’investissement Berkshire Hathaway avec 69,5 milliards de dollars
  6. Steve Ballmer, USA, hommes d’affaires et ancien CEO de Microsoft avec 65,5 milliards de dollars
  7. Larry Page, USA, co-fondateur de moteur de recherche le plus utilisé au monde, Google avec 64,8 milliards de dollars
  8. Sergey Brin, USA, co-fondateur de Google avec 62,8 milliards de dollars
  9. Larry Ellison, USA, co-fondateur de Oracle Software avec 58,8 milliards de dollars
  10. Rob Walton, USA, riche héritier de Walmart avec 55 milliards de dollars

Ce top 10 est à nouveau dominé par des personnalités américaines … Pour rappel, la pandémie a permis à plusieurs milliardaires américains d’accroître leur fortune de 282 milliards de dollars au total !

On y observe que Bernard Arnault, le modèle français de la réussite financière, vient de céder la troisième place des hommes les plus riches du monde à Mark Zuckerberg. Actuellement, une fortune estimée à 77,1 milliards d’euros par Bloomberg alors qu’en novembre dernier, elle atteignait un chiffre record de 109,5 milliards d’euros.

Durant cette période, il était au coude à coude avec le patron de Amazon, Jeff Bezos, qui garde sa chaise dorée avec 140 milliards de dollars. Vous l’imaginez bien, en à peine quelques mois, le français a perdu plus de 25 milliards de dollars subissant la crise de plein fouets. Les magasins de ses marques étaient fermées et n’ont pu accueillir les clients…

Par Hamza NAQI