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Banque & Finance Nos analyses

L’asymétrie d’information : Quand la confiance et la peur se mélangent !

L’être humain est bien des choses… Il est avant tout un être sociable, qui interagit avec ses semblables et les aide pour ne pas se sentir seul. Il est également un être vivant qui ressent, et parfois succombe, à de nombreuses émotions.

Enfin, c’est un être intelligent qui a compris et exploité le monde qui l’entoure, dans un but précis d’amélioration de sa qualité de vie.

Fin 2019, nous étions très loin d’imaginer que, dans les mois à venir, un petit virus venu de Chine enlèverait de nombreuses vies, forcerait des millions de gens à s’enfermer chez eux, pousserait des gouvernements à prendre des décisions exceptionnelles, mettrait en lumière de larges failles de notre système économique ainsi que bien d’autres points que nous aurions préféré ne jamais connaître.

Dans un climat où les interactions sociales sont réduites, où la peur est renforcée, où les richesses créées s’évaporent, de nombreuses pistes ont été envisagées pour remonter la pente. Parmi celles-ci, il y a celle du crédit.

👉 Le terme « crédit » vient du verbe latin « credere », qui signifie « croire », « confier en prêt », ou « avoir confiance ». La forme de crédit la plus répandue dans nos sociétés est le prêt.

De quoi est composé le crédit ?

L’emprunteur : Il s’agit d’une personne ou une entreprise qui aimerait se lancer dans un projet qui améliorera sa qualité de vie ou celle de son entreprise. Cependant, elle ne possède pas immédiatement des fonds nécessaires à la réalisation de son projet. Pour ce faire, elle part à la recherche d’un financement

  • Le prêteur : il s’agit d’un organisme ou une personne, qui dispose de liquidités à prêter.
  • Les intérêts : Le prêteur cherche à ce que l’opération lui soit aussi bénéfique. Après tout, il prend un risque en mettant à disposition une partie de son capital à quelqu’un dont il ne connaît que peu de choses. Il demandera alors un remboursement avec intérêts pour couvrir ce risque. Cet intérêt prendra en compte la capacité financière de l’emprunteur et les autres crédits en cours.
  1. S’il s’agit d’une entreprise, son bilan comptable sera pris en compte, tout comme la qualité du management en place ou les opportunités de croissance.
  2. S’il s’agit d’un pays, d’autres points seront analysés comme la politique budgétaire, la création de richesse (PIB) ou la solidité de la monnaie locale.

Lorsque l’emprunteur est une personne physique, une banque peut se charger de vérifier la solvabilité de son client. Lorsqu’il s’agit de grandes entreprises ou d’États, les prêteurs s’en remettent aux analyses fournies par les agences de notation (ex. Moody’s, S&P, Fitch)

La durée : Le prêteur aura peut-être besoin de cet argent à l’avenir, il veillera donc à ne pas s’engager sur une très longue période.

Le monde d’aujourd’hui ne serait pas celui que l’on connaît si les prêteurs n’accordaient leur consentement qu’aux personnes « sûres à 100 % » et si les emprunteurs refusaient de payer le prix « du risque pris ». Ce compromis a permis aux sociétés modernes d’évoluer.

👉 C’est lorsque l’emprunteur et le prêteur discutent d’un éventuel prêt que les émotions humaines interviennent. Le premier souhaitant susciter la confiance chez le second apporte des éléments qui démontrent une solidité financière et une gestion « bon père de famille ».

À l’opposé, la crainte d’accorder un crédit à une personne insolvable pousse le prêteur à prendre de nombreuses précautions (comme mettre en hypothèque la maison achetée).

Lorsqu’une des deux parties dispose d’informations que l’autre n’a pas, on parle alors d’asymétrie d’information. Un vendeur pourrait omettre l’existence de vices cachés et un emprunteur pourrait gonfler ses chiffres pour favoriser son dossier.

Dans ces cas, une bataille psychologique s’engage entre la confiance et la peur. Toutes informations objectives et vérifiables permettent à l’un ou l’autre de prendre le dessus. Finalement, l’accord trouvé sera le reflet du sentiment dominant dans la relation.

A-t-on accordé ce prêt à 2% parce que l’on a confiance dans le projet de l’emprunteur ? Ou a-t-on défini que 2% seraient une juste rémunération pour un projet comportant quelques risques ? Tout est dans la formule que l’on utilisera pour définir le deal.

En ces temps compliqués, l’apocalypse économique n’a pu être évitée que parce que l’on a fait appel à l’un des principes fondamentaux de l’être humain, la solidarité. Les banques, centrales ou classiques, ont fourni aux entreprises les liquidités nécessaires pour maintenir leurs activités et les emplois. Les milliards d’euros accordés, en urgence, sous forme de prêt, montre un état d’esprit : nous avons préféré avoir confiance en l’autre, plutôt que d’en avoir peur.

Par Timur Kazkondu

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Economie

En Belgique, voici un résumé des décisions prises par le gouvernement !

Ce samedi 6 juin 2020, le conseil des Ministres ainsi que les 10 formations publiques qui soutiennent le Gouvernement Fédéral se sont réunis dans le but de prolonger certaines mesures et d’en valider d’autres.

Certaines mesures déjà connues de tous ont été prises depuis le début de cette crise du Coronavirus, sont prolongées jusqu’au 31 août 2020 :

  • Le chômage temporaire pour force majeure « Corona » 
  • Le droit passerelle en faveur des indépendants 
  • Le congé parental « Corona »

Le gel de la dégressivité des allocations de chômage ou encore l’ensemble des mesures d’aide aux artistes sont également prolongés.

Il était également question de 3 millions d’euros de subsides aux CPAS dans le cadre de l’aide alimentaire ou encore les avantages liés aux dons de matériel informatique pour les écoles.

Pour le secteur de l’Horeca, qui est sans doute l’un des secteurs les plus atteints de notre pays, des mesures plus fortes ont été prises. Le but n’étant pas de payer moins mais de faciliter la reprise de leur activité.

Les mesures suivantes ont été prises :

  • une extension et d’une amélioration du droit passerelle jusqu’au 31 août 2020 et prolongeable au 31 décembre 2020,
  • une extension du chômage temporaire jusqu’au 31 décembre 2020,
  • une réduction de la TVA à 6% jusqu’au 31 décembre 2020 sur toutes les prestations de services à l’exception des boissons alcoolisées.

Pour les secteurs gravement atteints ayant du recourir au chômage temporaire, un accord a été trouvé pour octroyer une dispense partielle du versement du précompte professionnel pour les trois prochains mois afin d’inciter le retour des travailleurs qui sont encore aujourd’hui en chômage temporaire.

Afin de stimuler l’économie belge, des mesures d’incitation ont été prises telles que :

  • Une aide sociale complémentaire de 6×50 euros accordée mensuellement aux bénéficiaires d’un revenu d’intégration sociale, aux personnes porteuses d’un handicap et aux pensionnés qui bénéficient de la Grapa.
  • Un chèque Consommation de 300 euros pourra être octroyé par l’employeur pour l’achat de biens et services dans des secteurs tels que l’Horeca, la culture, etc. Ce chèque sera déductible à 100% et défiscalisé.
  • Chaque résident en Belgique pourra bénéficier d’un rail pass de 10 voyages (SNCB) valable du 1er juillet au 31 décembre 2020.

Par Bilal ISMAIL

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Fiscalité

Comment sont utilisés nos impôts ?

Au moment où nous écrivons ces lignes, de nombreux concitoyens reçoivent leur proposition (simplifiée) de déclaration fiscale qui reprend l’ensemble des revenus imposables de l’année 2019. Ce document nous rappelle comment nous contribuons à notre pays ainsi que la manière dont cet argent est dépensé.

Dans un rapport publié par l’OCDE en 2019 mesurant le taux d’imposition sur les salaires, la Belgique arrivait en tête du classement. Ce rapport prend en compte l’impôt sur le revenu en lui-même, ainsi que les cotisations sociales payées par l’employeur et l’employé.

Ainsi, sur le total de ces éléments, la Belgique prélève 52,2% d’impôts, dépassant l’Allemagne (49,4%), la France (46,7%) ou l’Italie (48%). La moyenne de l’OCDE, quant à elle, est de 36%.

En analysant plus précisément la charge totale d’imposition, nous pouvons constater que 20% du salaire est prélevé par l’impôt sur le revenu, 11% relèvent de la participation de l’employé aux cotisations sociales et 21% par l’employeur.

À titre de comparaison, la totalité des impôts prélevés sur le salaire des Danois (35%) provient uniquement de l’impôt sur le revenu. En Espagne, la plus grosse charge revient à l’employeur (23%) tandis que le revenu est imposé à 11% et la participation de l’employé à 4%.

Ailleurs dans le monde, Les États-Unis ont un taux d’imposition de 29,8%, le Japon 32,7 %, la Suisse 22,3 %. Le Chili, quant à lui, se situe en bas du classement avec « seulement » 7 % de prélèvement sur le salaire.

(À noter également que l’impact fiscal est différent en fonction de la situation familiale de la personne.)

  • Mais où vont nos impôts ?

Sur les 239,6 milliards d’euros que la Belgique a prélevés en 2017 (source : Eurostat 2018), 35 % ont été consacrés à notre système de sécurité sociale, 33% du budget fut alloué aux régions et communautés, 13 % pour les communes et les provinces et enfin 18 % pour l’autorité fédérale.

Parmi les principales dépenses, nous retrouvons :

  1. Les pensions : 50 Mds €
  2. Le secteur des soins de santé : 35 Mds €
  3. L’enseignement : 28 Mds €
  4. Les transports : 12 Mds €
  5. Le chômage et autres allocation sociales : 11,7 Mds €
  6. L’environnement : 5,9 Mds €
  • La propagation du Covid-19 a relevé au grand jour plusieurs manquements :

Tout d’abord, elle met sous pression les finances publiques des États. Partout dans le monde, les gouvernements ont dû puiser dans leurs réserves, ou emprunter, pour éviter la faillite d’un système économique, qui déjà tenait sous assistance respiratoire.

Ensuite, malgré un investissement élevé dans le secteur des soins de santé, soit près de 35 milliards d’euros pour la Belgique (Eurostat, 2018), celui-ci s’est avéré être sous-équipé et mal préparé aux situations de crise. Le regard que l’on portera à l’avenir sur ce secteur changera et des promesses d’investissement se font entendre.

  • Enfin, nous devons aborder le point du financement. ..

Les recettes de l’État provenant majoritairement des impôts, peut-on continuer à investir davantage sans augmenter ce dernier ? L’aide actuelle de la Banque Centrale européenne n’empêche pas que les gouvernements doivent, dans un avenir proche, repenser leur politique budgétaire et trouver de nouvelles ressources, sous peine de devoir réduire les budgets dédiés à d’autres domaines, jugés « moins essentiels ».

Quel que soit le sentiment que vous éprouvez en consultant votre déclaration d’imposition, c’est la contribution de chaque citoyen qui permet à notre société de prospérer (ou de tenir). Les finances de l’État seront mises à rude épreuve ces prochaines années et nous voyons, déjà, resurgir des idées comme… la taxation sur le capital.

Par Timur KAZKONDU

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Entreprises

La ministre belge de l’emploi veut prolonger le chômage temporaire jusqu’en septembre avec plus de contrôle !

En Belgique, la ministre de l’Emploi Muylle veut prolonger la durée du chômage temporaire, et ce, jusqu’au 1er septembre 2020 en vue d’éviter tout licenciement dans un contexte de crise économique et sociale liée au Coronavirus.

En Belgique, le chômage temporaire ne permet pas aux bénéficiaires de tenir un mois complet. En effet, plusieurs centaines de milliards de citoyens belges ont eu recours au chômage temporaire et se retrouvent face à des difficultés financières en fin de mois.

Concrètement, cette mesure permet aux entreprises de tenir bon durant la période de crise que nous connaissons afin d’éviter au maximum les licenciements. Mais certains travailleurs/employés belges se retrouvent avec une allocation de chômage atteignant seulement 1.166 euros net alors qu’il percevait presque le double avant la crise.

Ainsi, ils subissent une perte de revenus, soit une diminution de leur pouvoir d’achat, tandis que les charges principales sont, pour la plupart, restées inchangées tel que le prix des loyers, des courses dont le prix du panier moyen augmente ou encore le prix de l’électricité, perçu comme étant le plus cher de l’Union européenne.

Nous avons même appris que la ministre de l’Emploi voudrait permettre un prolongement jusqu’au 1er septembre. Selon elle, il faudrait avoir davantage de contrôle sur la mise au chômage des employés d’une entreprise. Elle a ajouté, fin du mois dernier, que l’Onem avait reçu près de 200 plaintes pour des abus de chômage temporaire.

Ainsi, les entreprises devraient prouver que la crise a un impact conséquent sur leurs activités afin d’éviter que des entreprises n’utilisent ce mécanisme dans un objectif de réduction des coûts sans en avoir réellement besoin.

L’Onem a déjà reçu près de 1,4 million de demandes de travailleurs provenant de 133.000 entreprises. De plus, l’Onem mène aussi des contrôles sur des abus qui peuvent mener à des sanctions contre les entreprises. Dans certains cas, les amendes peuvent grimper jusqu’à 48.000 euros par des travailleurs.

Pour le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Alexander de Croo, toutes les mesures prises en vue d’amortir les effets socio-économiques négatifs de la crise du Covid-19 en Belgique pourrait avoir un coût atteignant près de 2,5% du Produit intérieur brut du royaume, soit plus de 10 milliards d’euros.

Par Hamza NAQI

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Entreprises Monde

Elon Musk et Trump, même combat, relancer l’économie à tout prix !

La  29 avril, Elon Musk, patron du constructeur de véhicule électrique Tesla, avait déclaré que le prolongement du confinement visant à stopper la propagation du virus est un acte fasciste et anti-démocratique. Aujourd’hui, il fait parler encore parler de lui …

En effet, ce samedi, il a été très cru envers les autorités locales américaines de Californie où se trouve son unique site de production de véhicules électriques Tesla aux Etats-Unis qui n’a pas fournit l’autorisation à son usine de reprendre le chemin du travail. Rappelons que cette usine Tesla produit 415.000 voitures par an sur ce site…

Il pense que les autorités locales l’empêchent de reprendre la production immédiatement, pour cause de pandémie alors que Trump veut relancer l’activité de la première puissance économique mondiale au plus vite ! Mais le confinement dépend des Etats fédérés et donc des gouverneurs…

Elon Muska même précisé avoir su gagner beaucoup d’expérience en termes de sécurité grâce à son usine de fabrication basée en Chine ayant rouvert suite à la maîtrise de la pandémie.

Il déclare également que « c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Tesla va immédiatement déplacer son siège et ses futurs projets au Texas/Nevada. Et si on devait garder une activité manufacturière à Fremont, cela dépendra de la façon dont nous sommes traités».

Cela arrive 10 jours après qu’il ait déjà fait polémique en influençant le cours de Tesla de plus de 10% à la baisse en Bourse suite à un tweet disant que l’action était trop chère, selon lui.

Par ailleurs, Tesla a tout de même affiché un bénéfice de 16 millions de dollars au 1er trimestre, une augmentation de 33% des livraisons de voitures et un chiffre d’affaires en hausse de 32% à 5,99 milliards de dollars.

Pour finir, le saviez-vous ?

Musk Elon ne perçoit ni salaire ni bonus en cash, mais uniquement des stock-options acquises en fonction de la capitalisation boursière de Tesla et des étapes de croissance des revenus et des bénéfices 

Ainsi, si Elon est tant à l’affût concernant l’ouverture de ses usines, c’est parce que cette année, si Tesla atteint tous ses objectifs, il sera rétribué d’une somme astronomique en stock-option grâce auxquelles il en tirerait environ 720 millions de dollars, soit près de 663 millions d’euros …

Mais il y a également une autre affaire qui risquera de faire parler de lui … Le 27 mai, il doit envoyer via sa société SpaceX, pour la première fois, des astronautes vers la station spatiale internationale. Il s’agira d’un moment totalement symbolique et historique puisque ce sera la première fois que des américains décolleront avec une fusée de conception 100% américaine et non plus russe.

Par Hamza NAQI

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Entreprises

Un impact colossal de près de 320 milliards pour l’industrie aéronautique !

L’Airports Council International (ACI) World et l’International Air Transport Association (Iata) qui représente quelque 290 compagnies aériennes assurant 82% du trafic aérien mondial, ont déclaré que l’état actuel de l’industrie mondiale du transport aérien risque de perdre des millions d’emplois.

L’industrie aéronautique, qui contient 65,5 millions d’emplois dans le monde, dont 10,5 millions de personnes employées dans les aéroports et les compagnies aériennes, et contribue pour 2,7 billions de dollars à l’activité économique mondiale, prendra 3 ans pour revenir au rythme normal d’avant pandémie, selon les organismes mondiaux de l’aviation.

Tim Clark, président d’Emirates Airline, et Tony Douglas, CEO d’Etihad Aviation Group, ont déclaré que 85% des compagnies aériennes mondiales risquaient de devenir insolvable et que sans les aides des Etats, elles pourraient faire faillite pour fin 2020.

L’Association internationale du transport aérien précise que les compagnies aériennes mondiales pourraient perdre 314 milliards de dollars en termes de ventes de billets en 2020, soit une baisse de 55% par rapport à 2019, en raison de Covid-19, avec une demande susceptible de s’écrouler dans les mois à venir.

Rien qu’en Europe, la perte analysée a augmenté depuis le premier rapport de IATA et est passée à 89 milliards de dollars, et la demande de passagers devrait être de 55% inférieure aux niveaux de 2019.

Le ton de l’IATA n’est pas plus optimiste pour l’Afrique, où les compagnies aériennes de la région pourraient perdre 6 milliards de dollars de revenus passagers par rapport à 2019, soit 2 milliards de plus que prévu au début du mois.

L’association estime qu’environ 25 millions d’emplois dans l’aviation, le tourisme et tout ce qui y est lié sont menacés dans la crise actuelle. Les compagnies aériennes dépenseront environ 61 milliards de dollars de liquidités au cours du seul deuxième trimestre, la demande chutant de 80% tout en affichant une perte trimestrielle de 39 milliards de dollars.

Pour l’IATA, il est « essentiel que les différents Etats puissent agir vite pour venir en aide et minimiser ces dommages financier découlant sur un impact économique considérable.

Par Hamza NAQI

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Energie

L’industrie pétrolière américaine en deuil !

Alors que nous savions déjà en début de pandémie que des dizaines d’exploitants risquaient la faillite suite à une demande mondiale historiquement basse, nous apprenons qu’une 2ème grosse entreprise du secteur est en faillite !

Avec un baril qui ne se vend pas plus cher que 50 dollars, la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis n’est pas rentable et cela peut causer des dommages considérables. 

En effet, la guerre des prix sur le marché du pétrole entre la Russie et l’Arabie Saoudite a impacté les prix qui se sont vu fondre rapidement et qui a fini par causer la faillite d’une société américaine de forage, le groupe texan Diamond Offshore, spécialisé dans les forages en eaux profondes.

Progression du prix du pétrole WTI. Source: Agence internationale de l’énergie

Ce qui illustre bien les difficultés de l’industrie de l’énergie puisque le groupe a déposé le bilan sous la pression de la « guerre des prix » du pétrole et de la pandémie de coronavirus.

Le groupe, qui revendique 5,8 milliards de dollars d’actifs et 2,6 milliards de dettes, s’est placé sous la protection de la loi des faillites, qui aux Etats-Unis permet de se protéger de ses créditeurs en attendant une éventuelle restructuration.

Les principaux pays producteurs de pétrole ont finalement convenus début avril de réduire leurs extractions de près de 10 millions de barils par jour en mai et en juin. Mais, coronavirus et récession à l’horizon obligent, les prix ne sont pas remontés.
Whiting Petroleum Corporation, spécialisée dans les gisements de schiste dans le Dakota du Nord et dans le Colorado (ouest), avait déjà déposé le bilan fin mars. Et plusieurs grandes majors pétrolières ont drastiquement révisé à la baisse leurs dépenses.

Le président américain, Donald Trump, a demandé à son administration de mettre sur pied un plan d’aide d’urgence à l’industrie du gaz et du pétrole.

Son objectif: sauver les centaines de producteurs américains de pétrole de schiste, pour la plupart basés au Texas, et qui soutiennent le Parti républicain.

D’ailleurs, l’Agence internationale de l’énergie précise que 2020 sera la pire année de l’histoire du secteur…

Par Hamza NAQI

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Fiscalité

Qu’en est-il de la contribution complémentaire de crise ?

Mais pourquoi avons-nous enfin un taux d’imposition sans décimale ? Nous sommes passés de 33,99% à 29,58% en 2018 pour atteindre un taux de 25% en 2020 (exercice d’imposition 2021).

Et si nous vous disions qu’il y avait un impôt dans un impôt… En effet, la loi du 22 juillet 1993 portant sur des dispositions fiscales et financières, a introduit en son article 22 la notion de « contribution complémentaire de crise ».

Il s’agit d’un impôt additionnel établi au profit exclusif de l’Etat pour pallier à différentes situations de crise que ce dernier pourrait rencontrer. A partir de 2020, le taux de base de l’impôt des sociétés passe à 25% selon la réforme fiscale de 2018.

Le Ministre des Finances & du Commerce extérieur expliquait dans un projet de Loi du 26 juillet 1996, que la volonté du gouvernement est de garantir l’équilibre financier de la sécurité sociale de manière permanente. Depuis des décennies, le financement alternatif de la sécurité sociale est donc assumé en partie par le produit de cette contribution complémentaire de crise.

Voilà comment s’expliquent les anciennes décimales dans nos taux d’imposition ! 33 + 3% = 33,99%

En 2018, cette contribution complémentaire de crise est passée de 3% à 2%, raison pour laquelle le taux d’imposition pour les sociétés était à 29 + 2%= 29,58%. La contribution complémentaire de crise, s’ajoutant au taux de base, sera supprimée en 2020 (exercice d’imposition 2021).

Imaginons un bénéfice taxable de 10.000€. Cela nous amène à calculer un impôt passant de 3399€ à 2958€ soit un gain de 441€ dont 41€ de contribution complémentaire de crise.

Ainsi, le gouvernement a décidé 25 ans après l’introduction de cette contribution complémentaire de crise de la faire disparaître en 2020.

Prenons maintenant le même bénéfice taxable de 10.000€, nous passons d’un impôt avant réforme de 3399€ à 2500€ soit un gain de 899€ sans contribution complémentaire de crise cette fois.

Quid de l’impôt sur les personnes physiques ?

Le démantèlement de cette contribution complémentaire de crise a été consigné dans une loi du 10 Août 2001.

Toutefois, considérant la situation actuellement et l’objectif de cette dite contribution, il serait légitime de s’interroger sur un retour en arrière quant à la décision prise de supprimer cet impôt qui rappelons-le est au profit exclusif de l’Etat.

Par Bilal Ismaïl

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Economie

L’accord financier trouvé par l’Europe s’élève à 540 milliards d’euros !

Ce jeudi 9 avril, les ministres des finances des 19 états membres de la zone euro, nommé l’Eurogroup, ont trouvé un accord pour adresser les conséquences économiques du COVID-19, après de longues discussions en vidéo-conférence.

Cet accord a été trouvé dans un esprit de solidarité et de confiance mutuelle entre états membres. Il se divise en 3 piliers, et s’élève à un montant total de 540 milliards d’euros. Voici les trois piliers:

  1. Le premier vise les états membres
  2. Le second, les entreprises
  3. Le troisième, les employés

Néanmoins, les “coronabonds”, dont les débats ont créé une réelle remise en question de la solidarité européenne, ne seront pas utilisé pour combattre cette crise. Rappelons-le, le gouvernement néerlandais était strictement opposé à ceux-ci.

Le ministre des finances néerlandais, Wopke Hoekstra, réitère l’opposition du gouvernement néerlandais face aux “coronabonds”: “Nous n’étions pas en faveur, nous ne le sommes toujours pas et nous le serons jamais.”

Nous noterons aussi le rôle central des ministres des finances français et allemand, Bruno le Maire et Olaf Scholz, dans ces négociations intenses entre nord et sud.

La Commission Européenne a créé le programme de prêts financiers à hauteur de 100 milliards d’euros, nommé SURE. Ce programme vise à diminuer le risque de chômage à long terme. Ce fonds permettra aux états membres de financer les dépenses publiques pour préserver l’emploi.

Le fond d’urgence créé durant la crise de la dette souveraine de 2011, le Mécanisme Européen de Stabilité, a été mis à disposition pour les états membres à hauteur de 240 milliards d’euros. La Banque Européenne d’Investissement a créé fonds de 200 milliards d’euros, pour fournir de la liquidité aux PME. 

Ces 3 programmes réunis s’élèvent à un total de 540 milliards d’euros, et démontrent que les institutions européennes ne veulent pas répéter leur inaction durant la crise de 2008.

Les leaders européens tentent ainsi de démontrer que l’Europe est solidaire en temps de crise.

Par Wassim Essebane

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Banque & Finance Nos analyses

Comprendre ce qu’est l’Euronext, la bourse paneuropéenne transnationale

Vous connaissez sans doute quelques marchés où les transactions financières s’opèrent, comme le CAC40 en France, le BEL20 en Belgique ou le Dow Jones aux États-Unis. Cependant, il existe également une place (lieu où les échanges sont standardisés) qui regroupe plusieurs pays européens, c’est l’Euronext ou European New Exchange Technology.

Le 22 septembre 2000, la fusion des Bourses de Bruxelles, Paris et Amsterdam donne naissance à un nouveau marché européen, dont l’objectif est l’harmonisation des échanges au sein de l’Union suite à la création de la monnaie unique, l’Euro.

La société mère, Euronext NV, crée les filiales Euronext Paris, Euronext Bruxelles et Euronext Amsterdam, qu’elle détiendra à 100 %.

L’idée de proposer, sur un même marché, des produits financiers côtés habituellement sur des marchés différents séduit d’autres pays. Ainsi, les Bourses de Lisbonne, Dublin et d’Oslo rejoindront Euronext définitivement tandis que le New York Stock Exchange fusionnera avec en 2007 et sera revendu en 2013.

Les années suivantes, de nouveaux pourparlers seront entamés avec la Bourse italienne et allemande en vue d’un rapprochement avec le marché commun, mais sans succès.

Euronext se charge de la gestion des échanges sur ses différents marchés boursiers et de la gestion des produits financiers négociés, comme les actions, obligations, les ETF, les produits dérivés et les matières premières.

Elle crée également des plateformes d’échange basées sur différents thèmes comme les technologies, les grandes capitalisations ou le climat.

Face à la mondialisation de la Finance, des bureaux sont ouverts un peu partout à travers le monde, comme à Londres 🇬🇧, Hong Kong et New York pour faciliter les échanges et avoir un regard transcontinental.

Aujourd’hui, l’indice Euronext opère sur le marché de Bruxelles, Amsterdam, Paris, Londres, Dublin, Lisbonne et Olso sous le sigle ENX. Le siège stratégique se situe à Paris tandis que son siège social historique reste à Amsterdam. La société gère près de 1500 entreprises tandis que la capitalisation boursière de ses marchés atteint les 4 480 000 000 000€.

Par Timur Kazkondu